‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 351 sur 462 · CHROMATIQUE (kro-ma-ti-k') , adj. Terme de · texte numérisé non relu

CHROMATIQUE (kro-ma-ti-k') , adj. Terme de

musique ancienne. Genre chromatique, façon particulière de diviser le tétracorde ou la quarte, comme nous disons, c'est-à-dire l'intervalle de deux tons et demi, en un demi-ton, un autre demi-ton et un tri-hémiton (tierce mineure) : exemple, ut, ut dièse, ré, fa. Le nom de chromatique vient soit de ce que les Grecs marquaient ce genre par des caractères rouges ou diversement colorés, soit de es que ce genre était moyen entre les deux autres comme la couleur est moyenne entre le blanc et le noir, soit parce qu'il varie et embellit le genre diatonique comme la variété des couleurs embellit un tableau, J. i. rouss. Dict. de mus. || Terme de musique moderne. Qui est composé d'une suite de demi-tons, soit en montant, soit en descendant. Une gamme chromatique. Il y a là un passage chromatique que je ne puis pas faire. Basse chromatique, basse procédant par demi-tons. || Chromatique se prend substantivement pour genre chromatique. Le chromatique est moins naturel que le diatonique. || Dans la conversation, le chromatique, du chromatique, signifie passage langoureux, mou, plaintif. Ah! madame, vous ne m'aimez plus, puisque vous êtes insensible au chromatique dont cet air est tout rempli, dancourt, le Chevalier à la mode, iv, 2. || Molière l'a fait féminin, en sous-entendant

CHR

musique ou mélodie. 11 y a de la chromatique là dedans, Préc. rid. 10.

— ÉTYM. XpMiic.Tr/.ciç. de xpô>|j.a, couleur. t CHROMATIQUEMENT(kro-ma-ti-ke-man), adv.

Terme de musique. D'une manière chromatique; par demi-tons.

— ÉTYM. Chromatique 2. et le suffixe ment. f CHROMATISME (krô-ma-ti-sm') , s. m. Terme

didactique. Coloration.

— ÉTYM. Xpw(J.a(7Tic(Ao:, de ypo>[j.a, couleur. CHROME (krô-m'), s. m. Terme de chimie. Métal

ainsi nommé parce qu'il forme des combinaisons colorées avec la plupart des corps.

— ÉTYM. Xpùpia, couleur.

•[CHROMÉ, ÉE (ki'ô-mé. mée), adj. Qui contient du chrome. Plomb chromé.

f CHROMIDE (krô-mi-d'), s. m. Terme de chimie. Genre de corps simples analogues au chrome. || Terme de minéralogie. Famille de minéraux ayant le chrome pour type.

CHROMIQUE (krô-mi-k') , adj. Terme de chimie. Acide chromique, acide composé de chrome et d'oxygène.

— ÉTYM. Chrome.

t CHROMISME (krô-mi-sm'), s. m. Terme de botanique. Mot employé pour désigner l'anomalie qui consiste en un excès de coloration, et qui est l'inverse de l'albinisme.

— ÉTYM. Xpwp.a, couleur.

f CHROMOLITHE (krô-mo-h-f) , s. m. Procédé

pour donner à la pierre neuve une teinte ancienne quand on restaure les vieux monuments.

— ÉTYM. Xptô(j.a. couleur, et >.£6oç, pierre. t CHROMO-LITHOGRAPHIE (krô mo li-to-gra-

fie), s. f. Impression lithographique en couleur. —ÉTYM. Xpw[j.a, couleur, et lithographie, | CHROMO-LITHOGRAPHIQUE (krô-mo-li-to-gra-

fi-k'), adj. Qui a rapport à la chromo-lithographie. f CHROMOPHORE (krô-mo-fo-r'), s. m. Follicule

coloré garnissant le corps des céphalopodes.

— ÉTYM. Xpt5(j.a, couleur, et cpopàç, qui porte, f CHROMULE (krô-mu-1'), s. f. Terme de botanique. Matière verte qui colore les feuilles.

— ÉTYM. Xpw(ux, couleur, et ûaï), matière. f CHROMURGIE (krô-mur-jie), s. f. Partie do

la chimie qui s'occupe des couleurs et des teintures.

— ÉTYM. Xpwp.a, couleur, et Ipyov. œuvre. •f CHROMURGIQUE (krô-mur-ji-k') , adj. Qui a

rapport à la chromurgie.

CHRONICITÉ (kro-ni-si-té), s. f. Terme de médecine. État des maladies chroniques.

— ÉTYM. Chronique.

\ . CHRONIQUE (kro-ni-k'), s. f. \\ 1» Annales selon

l'ordre des temps, par opposition à histoire où les faits sont étudiés dans leurs causes et leurs suites. Je veux que la valeur de ses aïeux antiques Ait fourni de matière aux plus vieilles chroniques, boil. Sat. v. Il [le roi de Prusse] perdra ses États pour avoir fait des épigrammes;cesera du moins une aventure unique dans les chroniques de ce monde, volt. Lettr. Chaurelin, 3 octobre 1760. || 2° Fig. La chronique, les chroniques, ce qui se débite de petites nouvelles courantes. Ces histoires de morts lamentables, tragiques. Dont Paris tous les ans peut grossir ses chroniques, boil. Sat. x. || La chronique scandaleuse, nom donné à l'Histoire de Louis XI (de (460 à 1483) attribuée à Jean de Troyes; et figurément, les propos médisants qui courent sur certaines personnes dans la ville. Pellegrin passa dans cette ville [Méthone] dont il nous a fait la description, en y mêlant la chronique scandaleuse de tous les consuls français, chateaub. Ltinér. 30. || Chronique du pont Neuf, chansons, vaudevilles et autres pièces satiriques et piquantes qu'on chantait sur le pont Neuf. Tu seras cornu comme un bœuf Dans les chroniques du pont Neuf, Parn. fr. dans leroix. Bict que. || Aujourd'hui, dans les journaux, partie où l'on raconte les principaux bruits de ville; et chronique politique, partie où l'on rapporte succinctement les nouvelles politiques. Chronique théâtrale. Chronique musicale. || 3» S. f. plur. Nom que les protestants donnent aux Paralipqmènes.

— HIST. xme s. C'est la fin des sept ars pour certes, C'est la vision des prophètes, Ce sont les divines croniques, Ce sont les sept vertus parfaictes, j. pe meung, Tr. 93. Les croniques de chascun an, Mss. Bibl. imp. suppl. fr. n° 632-5, f il 7. || XVe s. Les chroniques de sire Jean Froissart [titre du livre], froiss. Prol. Si je disois : ainsi et ainsi en advint en ce temps, .... ce seroit chronique et non pas histoire, id. ii, m, 63. || xvic s. Il y a encore en la cour de Parlement à Paris, des registres faits par forme de chroniques, calv. Instit. S(>9.

r.im

CTTR

CHU

— ÊTYM. Provenç. espagn. et ital. cronica; du latin chroniea. chronicorum, Aechronicus, qui appartient au temps (voy. chronique -i).

2. CHRONIQUE (kro-ni-k'), adj. Terme de médecine. Qui dure longtemps, en parlant «les maladies qui parcourent lentement leurs périodes. Maladie chronique ou passée à l'état chronique.

— HIST. XV s. Elles témoignent et approuvent la chronique [durable] vérité du troisième enseignement que mon feu père jadis me bailla, louis xi, tfouv. LU.

— ETYM. Chronicus, de -/po-uxô;, de xpôvoç, temps.

-; CHRONIQUEMENT(kro-ni-ke-man), adc. Terme didactique. D'une manière chronique.

— ÊTYM. Chronique, et le suffixe ment.

CHRONIQUEUR (kro-ni-keur) , s. m. Auteur de

chroniques, par opposition a historien didactique. Les vieux chroniqueurs. Cet historien n'est qu'un chroniqueur. Il servit de caban Au chroniqueur Tur-

pin, Régnier, Sni. \ Ce grand chroniqueur des

\:in ire.BOlt.. Ép.xi. || Aujourd'hui rédac- :> journal spécialement chargé de la chronique.

— HIST. xv" s. Et pour advertir de ceste affaire tous ceulx qui prennent plaisir à lire et escouter les fait/ de la guerre, moy, chroniqueur, ay oy dire et raconter.... liibl. des chartes, ic série, t. i, p. 430. || xvic s. Ce qui causa une telle frayeur au croniqueur des amours des princesses, qui reconnut à ces mots le roy de Navarre, que.... d'aubig. Vie, xxxvm.

— etym. Chronique i.

t CHRONOGRAMMATIQTIE (kro-no-gra-mmati-k'), adj. Qui renferme un chronogramme; qui forme un chronogramme. Vers chronogrammatique.

— étym. Chronogramme.

CHRONOGRAMME (kro-no-gra-m'), s. m. Année

déterminée par les. lettres numérales d'un ou de p usieurs mots, le plus souvent d'un vers; on prend dans ce vers les lettres numérales qui s'y trouvent; on les met dans l'ordre de leur grandeur, et on en fait la somme qui donne l'année en question. C'est ordinairement Ju vers latin qu'on se sert pour écrire les chronogrammes; ainsi dans ce vers latin : FrancorvH tvrbis sicvlvs fert fvnera vesper, les lettres numérales ainsi rangées mcclvvvvvvii (I282)j donnent l'année des vêpres siciliennes. On dit aussi chronographe , mais moins bien.

— ÉTYM. Xpôvoç, temps, et ypàçsiv, écrire (voy. graphique).

tCHKONOGRAPHE(kro-no-gra-f), s. m. || 1° Chroniqueur. || 2" Celui qui écrit sur la chronologie. || 3° Synonyme de chronogramme.

— ÉTYM. Xpovoypàyo; , de ypôvo; , temps , et Ypœssiv, écrire.

| CHRONOGRAPHIE (kro-no-gra-fie) , s. f. Synonyme inusité de chronologie.

CHRONOLOGIE (kro-no-lo-jie), .s-, f. Connaissance de l'ordre des temps et des dates historiques.

— ÉTYM. Xpovo).oy£a , de y^ôvoz , temps (voy. chronique i), il >ovo;, traité (voy. logique).

CHRONOLOGIQUE (kro-no-lo-ji-k'), adj. Qui se rapporte à la chronologie.

— ETYM. Xpovo/.oysxo;, de ypovoXoyia , chronologie.

| CHRONOLOGIQUEMENT (kro-no-!o-ji-ke-man), adr. D'une manière chronologique; dans l'ordre des temps.

— ÊTYM. Chronologique, et le suffixe ment. CHRONOLOGISTE (kro-no-lo-ji-sf) , s. m. Celui

qui sait, qui enseigne la chronologie. Vous n'êtes pas bon chronologiste, pasc. Prov. ~i.

— i;i ym. Chronologie.

CHRONOLOGUE (kro-no-lo-gh'), s. m. Peu usité maintenant. On dit chronologiste.

— ETYM. XpovoXôyo; (voy. chronologie).

t CHRONOMÉRISTE ( kro-no-mé-ri-st') , s. m. Terme de musique. Tableau ou appareil indiquant toutes les décompositions possibles de la mesure.

— ÉTYM. Xpô-jo; , temps , mesure , et yico:, partie.

CHRONOMÈTRE (kro-no-mè-tr'), s. m. || 1- Tout instrument qui sert à mesurer le temps. || 2° Sorte de montre plus parfaite que les montres ordinaires. Le chronomètre diffère essentiellement de la montre ordinaire, surtout en ce qu'il a un échappement libre, accompagné d'un balancier compensateur et d'un ressort spiral isochrone. || 3° Terme de musique. Synonyme de métronome.

— ÉTYM. Xpévoç, temps, et piÉrpov , mesure.

t CHRONO.MÉTRIE (kro-no-mé-trie), s. f. Terme de physique. Mesure du temps.

— ÊTYM. Chronomètre.

t CHRONOMÉTRIQUE (kro-no-mé-tri-k'), adj.

Qui a rapport à la chronométrie.

f CHRONOSCOPE ikro-no-sko-p'), s. m. CHRO- NOSCOPIE (kro-no-sko-pie), s. f. Synonymes de chronomètre, chronométrie.

— ÉTYM. Xpôvo:, temps, et (TxoTtEtv, examiner.

f CIIRONOSTICHE (kro-no-sti-ch'), s. m. Synonyme inusité de chronogramme.

— ÉTYM. Xpovo;, temps, et oxi/o;, vers. CHRYSALIDE (kri-za-li-d') , 4'. /'. || 1° Nymphe des

lépidoptères, c'est-à-dire forme que prennent ces insectes pour passer de l'état de chenille à celui de papillon. Ver , chrysalide et papillon , l'insecte rampa sur l'herbe, suspendit son œuf d'or aux fon'ts, ou trembla dans le vague des airs, chateaub. Génie, i, îv, 4. || 2° L'enveloppe même. Je veux laisser là mon harnais, comme un papillon dépouille sa chrysalide et s'envole, P. l. cour. Lett. i, 261.

— ÉTYM. XpvoaUtç, de xpuoo;, or, à cause de la couleur d'or de quelques-unes de ces coques.

f CHRYSALIDER (SE) (kri-za-li-dé), v. réfl. Se transformer en chrysalide. Le ver se chrysalide pour devenir papillon.

— étym. Chrysalide.

| CHRYSANTHE iki i-zan-t'), adj. Terme de botanique. Qui a des fleurs d'un jaune d'or.

— ÉTYM. Xpuffô?, or, et âv6o;, Heur.

CHRYSANTHÈME (kri-zan-tû m') , s. m. Terme

de botanique. Genre limité aujourd'hui à des herbes ou à des arbrisseaux originaires de l'Europe ou de l'Afrique, munis de feuilles alternes, et de fleurs dont les ligules sont de couleur blanche ou rose. Les chrysanthèmes cultivées font en automne l'ornement des parterres (pyrethrum sinense, p. indicum, L.).

f CHRYSÉLÉPHANTINE (kri-zé-lé -fan-ti-n'), adj. /".Sculpture chryséléphantine, celle où entrait l'or (/PÛcto;) et l'ivoire (è).éqja:).

f CHRYSIDE (kri-zi-d'), s. m. Terme de chimie. Nom donné à la famille de métaux dont l'or est le type.

— ÉTYM. Xputjôç, or.

f CHRYSIDIDE (kri-zi-di-d') , s. m. Les chrysidides, la famille des guêpes dorées.

— ÉTYM. Xpvffèç, or.

f CURYSIS (kri-zis') , s. f. Terme d'entomologie. Nom de la guêpe dorée.

— ÉTYM. Xpudô;, or.

f CHRYSORÉRIL (kri-zo-bé-ril), s. m. Pierre précieuse qui est un béril pâle, un peu couleur d'or.

— ÉTYM. Xpuao:, or, et béril.

f CHRYSOBULLE (kri-zo-bu-1') , s. m. Diplôme scellé avec une bulle d'or.

— ÉTYM. Bas-latin, chrysobulium ; bas-grec, 7 puo'6ëov)).>.ov, de ypuCTàç, or, etbulla, bulle.

" CHRYSOCALE (kri-zo-ka-1') , s. m. Composition qui imite l'or. || Fig. C'est du chrysocale, c'est une personne, une chose qui n'a que de l'apparence, sans aucune valeur réelle.

— ÉTYM. Xpuffô;, or, et y.a).ô:, beau.

t CHRYSOCARPE (kri-zo-kar-p'), adj. Terme de botanique. Qui a des fruits de couleur d'or.

— ÉTYM. Xovkjoç, or, et y.apTtôî, fruit.

f CHRYSOCÉPHALE (kri-zo-sé-fa-1'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a la tète, le sommet, de couleur d'or.

— ÉTYM. Xpudo;, or, et xeçaj.r), tête.

f CHRYSOCHALQUE (kri-zo-kal-k'), s. m. Alliage de cuivre et d'or.

— ÉTYM. Xpuaôç, or, et yalv.be,, cuivre.

t CHRYSOCHLORE (kri-zo-klo-r') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est vert avec une teinte d'or. || S. m. Le chrysochlore, sorte de taupe dorée.

— ÉTYM. Xpuaôç, or, et jrXwpô;, vert.

CHRYSOCOLLE (kri-zo-ko-P) , s. f. Nom du borax chez les anciens qui l'employaient à souder l'or, comme de nos jours.

— étym. XpuirôxoXXa, de ypucôr, or, et xo>.).a, colle (voy. colle).

CHRYSOCOME (kri-zo-ko-m') , s. f. Terme de botanique. Genre de plantes exotiques, de la famille des composées, qui portent des fleurs d'un jaune doré.

— ÉTYM. Xouirôç, or, ety.ôp.ri, chevelure.

f CHRYSOGASTRE (kri-zo-ga-str') , adj. Terme de zoologie. Qui a le ventre de couleur d'or.

— ÉTYM. Xpviao:, or, etya<rrrip, ventre.

t CHRYSOGRAPHE (kri-zo-gra-f), s. m. Terme de paléographie. Celui qui écrivait en lettres d'or.

— ÉTYM. Xpyaà;, or, et ypâçsiv , écrire.

f CHRYSOGRAPHIE (kri-zo-gra-fie) , s. f. Art d'écrire en lettres d'or.

— ETYM. Chrysographe.

CHRYSOLITHE (kri-zo-li-f), s. f. Terme générique employé par les lapidaires pour désigner des

pierres de différente nature, mais toutes de couleur jaune verdâtre, telle que le corindon ou chrysolithe orientale.

— REM. Tous les mots composés avec hthe son» masculins, excepté chrysolithe, hippolithe et hystérolithe. Il n'y a aucune raison de maintenir ces disparates.

— HIST. xiiic s. Et bons coraus, et crisolites, Et diamans et ametistes, Romancero, p. 59. || xvie s. La poignée estoit d'un chrysolite, et le pommeau d'un fin rubis, yver, uoi.

— ÉTYM. XpvKjÔÀiOoç, de xpvitfô;, or, et Xi6o;, pierre.

f CHRYSOLOGIE (kri-zo-lo-jie), s. f. Expression proposée pour science de la richesse.

— ÉTYM. Xpuijô; , or, et ).oyo;, doctrine.

f CHRYSOLOGUE (kri-zo-lo-gh') , adj. Qui parle d'or. Ëpithète donnée à quelques Pères de l'Église grecque. Pierre Chrysologue, archevêque de Ravenne dans le V siècle.

— ÉTYM. Xùuctô;, or, et >éyu>, parler, d'où Xôyo; (voy. logique).

| CHRYSOMÈLE (kri-zo-mè-T) , s. m. Terme d'entomologie. Nom d'un scarabée.

— ÉTYM. Xpucrèç, or, et (is/.o;, membre. tCHRYSOPÉE(kri-zo-pée), s. f. Terme d'alchimie. Art prétendu de faire de l'or.

— ÉTYM. XpiitfOTioua, de /puce;, or, et tioiéio, faire -(voy. poète).

f CHRYSOPHTHALME ( kri-zo-ftal-m' ) , adj. Terme de zoologie. Qui a les yeux dorés.

— ÉTYM. Xputrôç, or, et ô<p8aXp.oç, œil.

t CHRYSOPHYLLE (kri-so-fi-1') , adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles dorées.

— ÉTYM. Xp'jcjô:, or, et <pO).).ov, feuille.

CHRYSOPRASE (kri-zo-pra-z') , s. f. Variété d'agate d'un vert blanchâtre qui doit sa couleur à l'oxydo de nickel.

— HIST. xive s. Crisopace est une pierre d'Antioche. — Il estuneaultre espèce de crisopace en Ynde, qui est verde comme ung porret, de laborde, Émaux, p. 213.

— ÉTYM. Xpu<JÔ7ipa(jo;, de ypviaô:, or, et irpàtro;, poireau.

f CURYSOPTÈRE (Kri-zo-ptê-r'), adj. Terme do zoologie. Qui a des ailes dorées.

— ÉTYM. Xpuao;, or, et itiepàv, aile.

| CHRYSOSTOME (kri-zo-sto-m'), adj. || 1" Qui a' la bouche d'or. Épithète donnée à quelques Pères de l'Église grecque. || 2" Terme d'histoire naturelle. Qui a la bouche de couleur d'or.

— ÉTYM. Xpo<r6<TTop.o;, de xpva-o;, or, et axoy.a, bouche.

f CHRYSULÉE (kri-zu-lée) , s. f. Ancien nom de l'eau régale.

— ÉTYM. Xpuuèç, or, etû).£tUtv, purifier, à cause de sa propriété de dissoudre l'or.

t CHTHONIEN, ENNE (klo-niin, niè-n'), adj. Terme de mythologie. Les dieux chthoniens, les dieux qui résident dans les cavités de la terre.

— ÉTY'M. X6wv, terre.

f CHTHONOGÈNE (kto-no-jè-n'), s. m. Terme de chimie. Nom des métaux produisant les terres (ancien nom de certains oxydes), tel que le potassium.

— ÉTYM. X8wv, terre, et le suffixe gène, dans le sens de : qui engendre.

CHU, CHUE (chu, chue), part, passé de choir. Tombé. Platon, Aristote, saint Augustin y sont chus malheureusement et ne sont pas reconnaissables, balz. le Barbon. Or me voilà d'un mal chu dans un autre, la font. Orais. Moins honteux d'être chu que de s'être dressé, Régnier, Sat. x. Un monde.... Est chu tout au travers de notre tourbillon , mol. Femmes sav. iv, 3. || Chercher, trouver chape-chute. Voy. chape-chute.

f CHUCHETER (chu-che-té) , r. n. Crier, en parlant du moineau.

f CHUCHILLEMENT(chu-chi-lIc-man, Il mouillées), s. m. Chuchotement. Grand-éclat de risée et grand chuchillement, la font. Cand.

— ÉTYM. Autre forme de chuchotement.

CHUCHOTÉ, ÉE (chu-cho-té, tée), -part, passé.

Dit tout bas. Une médisance chuchotée à l'oreille. CHUCHOTEMENT (chu-cho-te-man), s. m. Action de chuchoter. La diplomatie n'est plus ce fin chuchotement d'autrefois qu'il était si difficile de surprendre, forcade, Revue des Deux-Mondes. )5 mars

t8CO, p. 49).

— HIST. xvie s. Il y a des choses qu'on ne dit encore qu'en chuchotements, mont, dans le Dut. de

DOCHEZ.

— étym. Chuchoter.

CHUCHOTER (chu-cho-té). || V. n. 1° Parler bas

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