NELLE
y CINQUENER (sin-ke-né), v. n. Ancien terme d'agriculture. Durer cinq ans, en parlant des semences.
— HIST. xvie s. Les semences ne font communément, mesme es bonnes terres, que cinquener ou sixener, o. de serres, 113.
— ÉTYM. Cinquain (de cinq), ancien mot qui signifiait l'ensemble de cinq choses, ici de cinq ans.
CINQUIÈME (sin-kiè-m'). || l°Âdj. ordinal de cinq. Le cinquième chapitre. Le cinquième étage. || Il est venu, il est arrivé lui cinquième, il est venu avec quatre autres. || 2° S. m. Le cinquième étage. 11 demeure au cinquième. || Le cinquième du mois, le cinquième jour du mois. || La cinquième partie. Cette banqueroute lui a enlevé le cinquième de sa fortune. |j 3" S. f. Dans l'Université, la cinquième, la classe où l'on entre après avoir fait la sixième. ||S. m. Un cinquième, un élève de cinquième.
— ÉTYM. Cinq, et la finale ième, qui caractérise les nombres ordinaux ; provenç. cinquen; calai, cinque; espagn. cinijueno.
CINQUIÈMEMENT (sin-kiê-me-man), adv. En cinquième lieu. Cinquièmement je vous dirai que....
— ÉTYM. Cinquième, et le suffixe ment.
f CINTRAGE (sin-tra-j'}, s. m. Voy. ceinthage.
CINTRE: (sin-tr'), s. m. |j 1° Surface concave et hémisphérique. Les monts et les plaines Vont dirigeant mes pas aux campagnes prochaines, Sous de triples cintres d'ormeaux, a. chen. 214. Les Hébreux se figuraient le ciel comme un demi-cintre couvrant la terre, volt. Neict. m, 9. Ce cintre bleu n'est autre chose qu'une étendue de vapeur, id. .laini , 80. || 2° 'ferme d'architecture. Figure en arc de cercle. Ils s'en vont raisonnant de l'ogive et du cintre, v. hugo, F. d'aut. 28. || Plein cintre, celui dont le trait est un demi-cercle parfait. || Voûte, arcade en pleincintre, ou, substantivement, le plein cintre, voûte, arcade formant un demi-cercle. Se dit par opposition à l'ogive, qui caractérise le style gothique. || Cintre surbaissé, celui dont le trait est une demi-ellipse s'appuyant sur le grand axe, et qui par conséquent est plus bas que le demi-cercle. || Cintre surmonté, celui dont le trait est une demiellipse appuyée sur son petit axe, et qui par conséquent est plus haut que le demi-cercle de même diamètre. || Cintre rampant, celui qui est tracé par des points cherchés suivant le rampant d'un escalier ou d'un arc-boutant. || 3" Échafaudage en arc de cercle sur lequel on construit les voûtes. Poser, lever les cintres. || Fig. Des règlements particuliers qui ne sont que le cintre de la voûte, j. j. rouss. Conf. n, i 2. Il 4" Dans les théâtres, loges du cintre, le rang de loges le plus élevé. || 5° Cintre ou cage, armature en fer plat qui sert, dans un poêle portatif, à soutenir la garniture.
— HIST. xvr s. Comme les cintres servent aux maçons, bastissans leurs voûtes, o. de serres, 052.
— ÉTYM. Catal. cindria; espagn. cimbria et timbra, cimhrar, agiter une baguette flexible, cimbrear se, se courber, timbrent), llexible; ital. céntina, cintre, centinare, cintrer; bas-lat. cintrum, dans un texte du xme siècle. Mot obscur à cause de la difficulté de ramener toutes les formes romanes à cingere, ceindre, qui en parait être le radical. Diez suppose une forme cinclurare, cintrer; d'où ensuite on aurait tiré les substantifs. 11 faudrait peut-être plutôt supposer que l'u s'étant abrégé dans cinctûra, il s'est formé un substantif cinctûra, cinctra ou cinctria. On a proposé d'y voir une forme de centre, par l'intermédiaire de l'idée qu'a centrer; mais, outre la difficulté du sens, centre ne peut se concilier avec les autres formes des langues romanes.
CINTRÉ, ÉE (sin-tré,trée), part, passé. || 1° Fait en forme de cintre. || 2" Terme de blason. Le globe impérial entouré d'un cercle horizontal et d'un demicercle vertical est dit cintré. Les couronnes royales qui sont fermées sont aussi dites cintrées.
CINTRER (sin-tré), v. a. || 1° Donner la forme du cintre, bâtir en cintre. .Cintrer une galerie, une porte. || 2" Terme de marine. Cintrer un bâtiment, faire passer d'un bord à l'autre, sous la carène, de forts cordages roidis au cabestan.
— ÉTYM. Cintre.
f CIONITE (si-o-ni-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la luette.
— ÉTYM. Kiiov, luette,
CIOUTAT (si-ou-ta), s. m. Sorte de raisin assez
semblable au chassel
— ÉTYM. Ce raisin lire son nom de celui de la Ciotat (en languedocien, la Cioutat), chef-lieu de canton du département des Bouehes-du-Hhône.
CIPAYE (si-pa-ye),.v. m. Soldat indien au service des Européens et spécialement du gouvernement anglais dans les Indes.
— ÉTYM. Angl. sepoxj ; le mot est persan, sipâhi, qui est le même que spahi.
t CIPOLIN (si-po-lin), adj. m. Marbre cipolin, espèce de marbre de structure foliacée auquel on a cru reconnaître de la ressemblance avec les iuniques des plantes bulbeuses. Le portique [du temple d'Antonin et de Faustine] est formé par dix grosses colonnes d'un seul bloc de marbre cipolin, Stendhal. Promen. dans Rome, t. i, p. 2C5, éd. de (829. Le marbre cipolin est fort rare, les anciens l'appelaient lapis carystius, id. ib. p. 2G6." || S. m. Li cipolin.
— ÉTYM. Ital. cipollino, ciboule (voy. ce mol). CIPPE (si-p') , s. m. || 1" Terme d'architecture.
Demi-colonne sans chapiteau. Ce tombeau est surmonté d'un cippe L'un [monument] était un cippe sur lequel était gravé le nom de Jérusalem, ciiateaub. Itin. 1 15. || 2° Petite colonne ou pilier, que les anciens plaçaient en divers endroits des grandes routes, et qui offrait des explications sur le chemin, ou quelquefois le récit de quelque action mémorable, arrivée près du même lieu.
— ÉTYM. Le latin cippus.
CIRAGE (si-ra-j') , s. m. \\ 1° Action de cirer. Le cirage des souliers. |) 2° Le résultat de cette action. Des souliers dont le cirage est brillant. || 3" C sition dont on se sert pour rendre les chaussures luisantes. || 4° Terme de peinture. Tableau de cirage, sorte de camaïeu, ou de tableau d'une seule couleur, qui tire sur celle de la cire jaune.
— étym. Cirer.
f CIRCAÈTE (sir-ka-è-f), s. m. Oiseau du genre faucon, dit vulgairement Jean-le-blanc.
— ÉTYM. Kipv.o:, faucon, ainsi nommé parce qu'en volant il décrit des cercles, xtixo; (voy. cirque), et àeTÔ:, aigle.
t CIRCASSIENNE (sir-ka-siè-n'), s. f. Terme de commerce. Nom d'une étoffe de laine croisée.
f CIRCÊ (sir-sé) , s. f. || 1° 'ferme de mythologie. Déesse magicienne, fille du Soleil et habitant une Ile. Sur un rocher désert l'effroi de la nature, Dont l'aride sommet semble toucher les cieux, Circô, pMe, interdite et la mort dans les yeux, Pleurait sa funeste aventure, J. b. rouss. Cantate, Circé. I i-r. Femme artificieuse, séduisante, enchanteresse. Il demeurait les yeux fixés sur cette Circé qui exerçait sur lui un charme inconcevable. || 2° Terme d nomie. Petite planète nouvelle, circulant entre Mai et Jupiter.
CIRCÉE (sir-sée), s. f. Terme de botanique. Plante commune aux environs de Paris, employée jadis pour de prétendus charmes, dite herbe de St-Étienne, herbe aux sorciers (cirera lutetiana, J..).
— étym. Circé.
t CIRCELLE (sir-sè-1') , s. f. Un des noms vulgaires de la sarcelle.
— ÉTYM. Voy. sarcelle.
f CIRCELLE. ÉE (sir-sè-lé, lée), adj. Terme didactique. Qui est muni de cercles colorés.
— ÉTYM. Circcllus , petit cercle, diminutif de cirais (voy. cirque).
f CIRC1NAL, ALE (sir-si-nal, na-1'), adj. Terme didactique. Voy. circiné.
f CIRCINÉ, ÉE (sir-si-né, née), adj. Terme didactique. Qui est roulé sur soi-même en manière de crosse.
— ÉTYM. Circinus, cercle (voy. cercle).
f f.IRCOLO-MEZZO (sir-ko-lo-m'-tzo), s. m. Terme de musique. Agrément de chant qui se rapproche du gruppetto.
— ÉTYM. Ital. circolo, cercle, et mezzo, demi, f C1RCOM.... ou CIRCOX... ou CIRCUM.... préfixe
qui signifie autour et dérive de la préposition latine tifeum, laquelle n'est pas autre chose que le sub-r stantif ciras, cercle (voy. CiRQt e).
| CIRCOMMÉRIDIEN, IENNE (Mr-kon-mé-ri-diin, diè-n'), adj. Terme d'astronomie. Qui a lieu au voisinage du méridien.
— étym. Circom.... préfixe, et méridien.
CIRCUMPOLAIRE (sir-kon-po-lê-r'), adj. Oui environne ou avoisine les pôles. Les mers circumpolaires. La Petite-Ourse est une constellation circom-: polaire.
— étym. Circom.... préfh . • i polus, \ Jle.
t CIRCONCELL10N (sir-con-sèl-li-on) , s. ni. Nom