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a une discussion , etc, Mme île Coulanges tenait son coin, sëv. 439. Il peut tenir son coin parmi les beaux esprits, mol. Femmes sar. ni, 5. Le h;" n de Beau vais avait tenu son coin, mêlé avec l'élite de la cour, st-sim. 14, 159. Le chevalier de Lorraine, du temps des Guises, eût tenu un grand coin parmi eux, id. 98, ti. || 4° Le coin du feu, les côtés de la cheminée où l'on s'assied pour se chauffer. Je me suis livré dans cette lettre au plaisir de causer avec vous, romme si j'étais au coin de votre feu, volt. hit. Urne du Deffant, 20 nov. 1766. || Ne bouger du coin du feu, être très-sédentaire, mener une vie retirée. C'était un temps à garder le coin du feu, sév. 6io. ]| N'aimer que le coin de son feu, aimer la vie retirée. || Cela ne se dit, ne se fait qu'au coin du feu, en famille, entre amis, chez soi. Au théâtre, il faut parler au cœur ['lus qu'à l'esprit; Tacite est fort bon au coin du feu, mais ne serait guèi sur la scène, volt. Lettr. Chauvelin, 9 oct. t"04.
Fig. Allez Un dire cela au coin de son feu, ou allez lui dir'' cela et vous chauffer au coin de son feu, c'est-à-dire vous ne seriez pas bienvenu a lui parler ainsi dans un endroit où il serait le mai tre. Il 5° Le coin de la bouche, l'angle firme, de chaque côté, par la rencontre des lèvres. || Le coin île l'œil, l'angle formé, de chaque côté, par la rencontre des paupières. Regarder du coin de l'œil, regarder a la dérobée, sans faire semblant de rien. File regarde les rochers du coin de l'œil, mourant i- d'allers'y reposer, sév. 550. Messire Jean. .. La regardait toujours du coin de l'œil, la font. Juin. Il Les coins, faux cheveux que l'on ajoute sur les côtés de la tête. || Terme de vétérinaire. Dents incisives du cheval, les plus voisines des crochets et les plus courtes; elles sont au nombre de quatre, deux à chaque mâchoire. || En termes de fauconnerie, les coins, les plumes qui forment les deux côtés de la queue de l'animal. || 6° Endroit retiré, peu fréquenté. Il vit tranquille dans un coin de sa province. Va, furie exécrable ; en quelque coin de terre Que t'emporte ton char, j'y porterai la guerre, corn. Médée, v,«. Ah! ne languissons plus dans un coin du Bosphore, rac. Mithr. 1, 3. Qu'heureux est le mortel qui, du monde ignoré. Vit content de soi-même en un coin retiré! boil. Ep. vi. Je voudrais être caché dans un coin de Toulouse, le jour que l'innocence de Sirven sera reconnue, volt. Leltr. Audra, 5 mai I7C9. y Petit espace de terrain. Ce coin de terre suffit à ses besoins. Supplier le roi de daigner mettre la paix une seconde fois dans ce petit coin de terre [Genève] dont il a déjà été le bienfaiteur, voltaire, Lett. Richelieu, 1 3 mars I7G5. Je ne suis qu'un laboureur malade qui défriche des champs incultes et qui marie des filles dans un coin de terre ignoré, id. ib. 23 août 176 5. Il Endroit peu exposé à la vue. Jetez cela dans un coin. Dans un coin du jardin, sous un épais nuage, Je l'enveloppe encor d'un sommeil
assez doux, corn. Toison d'or, v, 6 Cachée en
iiifcoin dece vaste édifice, racine, Ath. v, i. Tandis que dans un coin en grondant je m'essuie, Souvent, pourm'achever, il survient une pluie, boil. Sat. vi.
— HIST. xiu's. Ne coingnet [petit coin] nul à reverchier [fouiller], Que li gorpiz [renard] n'i fust cachiez, lien. 22056. Deus coins de chiesne toz entiers Y avoit ,nis li forestiers, ib. \ 0283. Il lor donne formes veroies En coinz de diverses monoies, laRosc, 1 62 t 8. Et il et les autres seignors et roys dou roiaume, qui après lui furent, donnèrent à aucuns haus homes el dit roiaume, baronies, seignories, cours et eoins et justise, Ass. du Jér. 1, 24. || xrv" s. Si corne qui disposeroit quatre choses eu une figure ijuanén là où il atoit quatre cuignes ou angles, ohesme, 1 ih 150. Si trouva un grant arbre abatu que l'en avoit voulu fendre à coings, m. ib. 44. || xv" s. Pipeur ou hezardeurde dés, Tailleur de l'uuh 1 tu te brusles Comme ceux qui sont eschaudez, Villon, Bail. de. bonne doctrine. || xvie s. Lesmonnoies forgées ce coins bien différents, calv. Insttt. »09. Nous commencerons par la partie qui fait le coin devers la mer athlantique d'un costé, de l'autre veps le destroit, d'aub. Hist. 1, 34. Faisans un coin dî leur bataillon de lansquenets, in. ib. 1, 323. Les coins ou angles de l'œil, paré. Enter en coin, 0. de serres. Par le feu et violence de coings, nous ramenons un bois tortu à sa droicture, mont, iv, 204. Le tyran asservit les subjects les uns par le moyen des aultres, et est gardé par ceulx des quels, s'ils valoient rien, il se debvroit garder ; mais, comme d , pour fendre le bois, il se fait des coings du bois inesme, la boétie, Servi*, volont. dans mont. Essais, t. iv, p. 379. Â dur neud, mauvais coing , cotgrave. Fol est qui de son poing fait coing m. Meschante [pauvre] vie quiert le coing, in
— ÉTYM. Wallon, coine; provenç. cunh, conh, cong; espagn. eufw ; portug. cunho; ital. conio; du latin cùneus.
t COINÇAGE (koin-sa-j'), s. m. Terme de marine et de chemin de fer. Action de disposer des coins.
— etym. Coincer.
f COINCER (koin-sé. Le second c prend la cédille devant a et o), v. a. Enfoncer des coins. || Garnir de coins les rails.
— etym. Coin; Lorraine, coincer, tenir dans un coin, acculer dans un coin.
COÏNCIDENCE [ko-in-si-dan-s'),s. f. || 1° Terme de géométrie. État de lignes ou de surfaces qui peuvent se superposer, ou de-volumes qui peuvent se remplacer. |l 2° Dans le langage ordinaire, simultanéité, rencontre. La coïncidence dedeux événements.
— Etym. Coïncident.
COÏNCIDENT, ENTE (ko-in-si-dan, dan-t"), adj. Il 1° Terme de géométrie. Qui coïncide. Lignes, figurescoïncidentes. || 2° Simultané. Symptômes coïncidents. Un fait est coïncident à un autre, lorsqu'il es! arrivé dans le même temps.
— Etym. Coïncider.
COÏNCIDER (ko-in-si-dé), v. n. || 1° Terme de géométrie. Avoir la coïncidence, en parlant des lignes, des surfaces, des volumes. Si son centre [du soleil] coïncidait avec celui de la terre, son volume embrasserait l'orbe de la lune, et s'étendrait une fois plus loin; d'où l'on peut juger de son immense grandeur, laplace, Expos. 11, I. || 2° Arriver en même temps. Ces deux événements coïncidèrent. Il II se conjugue avec l'auxiliaire avoir.
— HIST. xivg s. Coincider en partie et non pas en tout. — Coincider et estre semblable en aucunes choses, oresme, Thèse de meunier.
— ETYM. Co.... prélixe, et incidere, tomber sur (voy. incident).
f COÏNDICANT, ANTE (ko-in-di-kan, kan-t'), adj: Terme de médecine. Signes coïndicants, ceux qui concourent à indiquer l'emploi de tel ou tel moyen curatif.
— HIST. xvi" s. De ces choses les unes sont indicatives, les autres coïndicatives; coïndicatives sont celles qui monstrent et enseignent le mesme que les indicatives, mais seulement par accident, et non proprement et essentiellement, paré, Introd. 23.
— Etym. Co.... préfixe, et indiquer.
t COÏNDICATION, s. f. Terme de médecine. Concours de plusieurs indications qui tendent toutes à motiver telle ou telle médication.
— HIST. xvie s. L'air nous donne quelque indication ou plus tost coindication; car, s'il est semblable à la maladie, il symbolyse en indications avec la maladie, paré, Introd. 22.
— ETYM. Co.... préfixe, et indication.
f COÏNDIQUER (ko-in-di-ké), r. n. Terme de médecine. Indiquer concurremment, donner ,une coindication.
— HIST. xvr s. Les choses non naturelles peuvent faire indication semblable que les choses naturelles, c'est à dire coindiquent avec les choses naturelles, forces et tempérament de nostre corps, paré, Introd. 22.
— ETYM. Co.... préfixe, et indiquer.
COING (koin: le g ne se lie jamais : un koin excellent; au pluriel l'.v se lie : des koin-z excellents) , s. m. Le fruit du cognassier. De beaux coings. Compote, gelée de coings. || Familièrement. Être jaune comme un coing, avoir le teint fort jaune. Elle était arrivée plus jaune qu'un coing, hamilt. Gramm. 7. 1 était ! M. l'Avocat] un grand homme, maigre, jaune comme un coing, st-sim. 74, 218.
— HIST. xme s. Manger coins, poires et autres pesans fruis, alebrant, f° 4. Totes manières de cooins confortent l'estomac et donnent appétit de mengier, in. I 53. Il xive s Le grain de l'or ne plus ne moins Que les cerises et les coings Ou que les pommes et les poires, Ont tous chacun leur heure.... Trait<: d'alchim. 394. || xvi" s. La pomme de coin, o. de
— etym. Saintonge, coudin; provenç. codoing ; ital. c/itngna. L'italien vient du latin cydonia, le provençal et le français, du latin cydonium; du grec xvSwviov, de Cydon, ville de Crète, d'où provint le cognassier. Coing est une contraction de l'ancien français cooïn, répondant à cydonium.
COÏNTÉRESSÉ, ÉE (ko-in-té-rè-sé, sée), s. m. et f. Terme de droit. Celui, celle qui a un intérêt commun avec d'autres, dans une affaire, une entreprise.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et intéressé.
COÏON (kou-ion), s. m. Poltron, lâche. Mot trèsbas et très-libre.
— ÉTYM. Provenç. colho ; espagn, cojon; ital. co-
■i ione ; du latin coleus, testicule, de xofceôç, sac. Coïon a pris dans le français comme dans l'italien, par antiphrase sans doute, le sens de lâche. L'étymologie du mot français est prouvée par les formes des autres langues romanes1.
t COÏONNADE (kou-io-na-d'), s. f. Acte, propos de coïon. Mot bas et libre.
— ETYM. Coïon.
COÏONNER (kou-io-né). Il 1° V. a. Traiter quelqu'un decoïon. || 2"Semuquerde quelqu'un, il 3° V. n. Faire ou dire de mauvaises plaisanteries. || Manquer de courage. || Mot bas et libre.
— ÉTYM. Coïon.
COÏONNERIE (kou-io-ne-rie), j. /. || i° Bassesse, lâcheté. Il 2° Badinerie impertinente. || Mot bas et libre.
— ÉTYM. Coïonner.
COÏT (ko-i), s. m. 'Serme de physiologie. Accouplement du mâle avec la femelle.
— hist. xvi" s. Les femelles des bestes brutes abliorent le coït après la conception, paré, xviii, 3.
— ETYM. Le latin coilus, de coire, de co, et ire, aller (voy. j'irai).
COITE (koi-t'j, s. f. H i° Voy. couette. || 2° Terme de marine. Les coites sont deux longues pièces de bois qu'on pose parallèles sous un navire pour le porter quand on veut le tirer du chantier et le mettre à l'eau.
f COIX (ko-iks'), s. m. Genre de la familledesgraminées: les graines servent à faire des chapelets et des colliers.
COJOUISSANCE (ko-jou-i-san-s') , s. f. Terme de jurisprudence. Jouissance commune à deux ou à plusieurs.
— ÉTYM. Co.... préfixe, et jouissance.
f COJUSTICIER (ko-ju-sti-sié), s. m. Terme de droit féodal. Celui qui a droit de justice avec un autre seigneur.
— ETYM. Co.... préfixe, et justice.
COKE (ko-k'), s. m. Charbon minéral artificiel, qui est le résidu de la distillation de la houille, et qui diffère de cette dernière par l'absence du bitume.
—ÉTYM. Angl. coke.
COL (kol), 6'. m. H 1° Cou, partie du corps qui supporte la tête. En ce sens il ne se dit que par euphonie; et encore l'usage s'en perd de plus en plus; il serait bon cependant de le conserver pour la poésie. Un col court. Un col apoplectique. [Il] tend à tes ennemis Un col à ton saint joug heureusement soumis, rotr. St-Gen. lu, 7. à l'État j'en dois le sacr'fice.— Hé bien, achevez-le; voilà ce col tout prêt, id. Venccsl. v, 4. Avant que de parler du teint, Je devais vous avoir dépeint, Pour aller par ordre en l'affaire, La posture du dieu; son col était penché; C'est ainsi que le Somme' en sa grotte est couché, la font. Psyché, 1, p. 83. Il 2° Terme d'anatomie. Embouchure de certaines parties. Col de la vessie, sorte de prolongement de la partie antérieure inférieure de la vessie, représentant un goulot trèscourt. Il Nom de parties qui sont plus minces que le reste de l'organe dont elles dépendent. Col de la matrice, canal étroit, cylindrique, qui conduit de l'orifice à l'intérieur de l'utérus. || Rétrécissement eutro la tête et le corps de certains os. Le col du fémur, de l'humérus. || 3° Par analogie, le col d'une bouteille, d'une cornue, la partie enire le goulot et le ventre. || 4° Terme de géographie. Passage étroit entre deux montagnes. Le prince; Eugène était entré dans le Dauphiné par le col de Tende, volt. Louis XIV, 2t. H 5° Col de chemise, partie de la chemise qui entoure le cou. || Col de cravate, ce qu'on met dans une cravate pour lui donner de la fermeté. H Par extension, sorte de cravate qui s'attache derrière le cou avec une boucle. Col de soie, de velours. Le Czar [Pierre Ier] ne portait qu'un col de toile, une perruque ronde brune, st-sim. 167, 13». [| Faux col, façon de col de chemise qui s'attache autour du cou. f| Sorte de petit collet en toile, en mousseline brodée ou en dentelle, muni.' sur un fond de fichu, que les femmes mettent autour de leur cou, dépassant le corsage de la robe, et généralement rabattu sur ce corsage. || 6° Terme de marine. Col de cygne, bosse de fer qui sert à retenir les câbles-chaînes. H 7° Terme de serrurerie. Toute courbure que l'on fait subir à une tringle.
hist. xne s. El chemin s'esteit mis, ne l'a pas
atendu ; L'evesque le siwi tut à col estendu. Th. le mart. *to. ||xnie s. Soit qu'il amaine de dehors la ville, ou qu'il envoit dehors la ville, soit sur cheval, ou à col, Liv. des met. 247. || xvie s. Le col de la vessie, le col de la matrice, paré, Introd. 2. Il n'eschet point de partage du costé ny du chef ou du col du père ou de la mère encore vivant soit en
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ou collateralle, Nouveau couslum. yen. t. 1 p. 964.
— m \. m. Voy. cou.
COLAO (ko-la-o), s. m. Sorte de ministre d'État line. L'emperaurde la Chine envoie ses ordres pardescolao, volt. Dial. xv, 2.
— ÊTYM. Portug. colao, du chinois ko-lao, membre inseil privé, defco, pavillon, chambre du conseil, et lao, vieillard.
COLARIN (ko-la-rin), s. m. Terme d'architecture. Nom de la petite frise du chapiteau des colonnes toscanes et doriques.
— ÊTYM. Ital. collarino, diminutif de collo, col (voy. COL).
f COLAS (ko-la), s. m. \\ l°Dans le langage familier, homme stupide. Rester là comme un colas. Il 2° Vn des noms du corbeau.
— ÉTYM. Colas, nom propre, employé comme injure et comme nom d'animal, et abréviation de Nicolas.
f COLATITCDE (ko-la-ti-tu-d), S. f. Terme d'astronomie. Complément de la latitude, c'est-à-dire distance angulaire du pôle au zénith de chaque lieu.
— ÊTYM. Co.... préfixe, et latitude.
COLATURE (ko-la-tu-r'), s. f. Terme de pharmacie. Il 1° Action de faire passer un liquide à travers un tissu de toile ou de laine peu serré, plutôt pour en séparer le marc que pour l'obtenir d'une transparence parfaite, ce en quoi elle diffère de la filtration. Il 2° Liqueur ainsi dépurée. Colature de sirop de chicorée.
— HIST. xvi" s. Puis on les coulera par une estamine, et d'icelle coulature on en trempera des linges,
— étym. Colalura, decolare, couler (voy. couler). COLBACK (kol-bak), s. m. Sorte de bonnet à poil
en forme de cône tronqué renversé. || Familièrement et populairement, chapeau.
— ÊTYM. Turc, kolbdk, sorte de bonnet garni de fourrure, porté en Turquie par les drogmans, les médecins, les Arméniens et les Juifs. Les chasseurs à cheval en firent usage pour la première fois, en France, au retour de l'expédition d'Egypte.
f COLCHICACÉ, ÉE (kol-chi-ka-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui ressemble au colchique. H S. f. plur. Les colchicacées, famille de plantes, dont le colchique est le type.
— ÊTYM. Colchique.
t COLCU1CINE (kol-chi-si-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde trouvé dans les semences de colchique.
— ÉTYM. Colchique.
COLCHIQUE (kol-chi-k'), s. m. Terme de botanique. Plante bulbeuse cultivée à cause de la beauté de ses fleurs et de ses propriétés médicinales, dite aussi tue-chien, veillotte, lis vert, chiennée, safran des prés (coichicum autumnale, L.).
— ÊTYM, Coichicum, de ■xoX/i/ôv, ainsi dit de la Colchide, patrie do l'empoisonneuse Médée.
COLCOTAR (kol-ko-tar) , s. m. Terme de chimie. Peroxyde de 1er rouge provenant de la décomposition du protosulfate de fer par le feu.
— HIST. xvic s. Soulphre, colcotar, litharge d'or,
PARÉ, t. III, p. G3G.
— ÉTYM. 11 paraît être un mot inventé par Paracelse, chimiatre du xvi" siècle.
f COLÉE (ko-lée), s. f. Terme de la chevalerie. Coup qui se donnait sur le cou et qui était partie des cérémonies pour faire un chevalier.
— HIST. xme s. Et li dona li uns une colée et dit : Chevaliers soyés, BEAUM. xxxv. 26. Li rois meïsmes de sa main A à chascun ceinte l'espée, Et si lor doue la colée. lie». 2G302.
— ÉTYM. Col.
COLËGATAIRE ( ko-lé-ga-tê-r'), s. m. et/". Celui, cell', quia part avec d'autres aux legs d'un testament.
— étym Co.... préfixe, et légataire.
f COLÉODERME (ko-lé-o-dèr-m'), adj. Terme de zoologie. Couvert d'une enveloppe en forme de sac.
— ÉTYM. Ko).s6;, étui, et derme.
f COLÉOPHVLLE (ko-lé-ô-fi-P) , s. f. Terme de botanique. Gaine membraneuse qui occupe la base de la plumule.
— ÉTYM. KoXno;, étui, et <pù)./ov , feuille.
t COLÉOPODE (ko-lé-o-po d'i , adj. Terme de zoologie. Qui a les pattes cachées dans un étui.
— étym. KûÀeo;, étui, et tcoû;, pied.
COLÉOPTÈRE (ko-lé-o-ptê-r'), s. m. Ordre d'insectes dont les deux ailes supérieures, dures, épaisses, servent d'enveloppe aux inférieures, qui, étant membraneuses, se replient sous elles dans l'état du repos. L" hanneton est un coléoptère.
— ÊTYM. Ko>.eônT6poç, dexoA&è;, étui, et Tmpôv, aile.
f COLÉOPT1LE (ko-lé-o-pti L'), s. ai. Terme de botanique. Synonyme de coléophylle.
— ÉTYM. KoXeôç, étui, et titO.ov, plume.
f COLÉORRHIZE (kc-lé-o-rri-z'), s. /'. Terme de botanique. Gaine membraneuse qui enveloppe la radicule de l'embryon de certaines plantes monocotylédones.
— ÉTYM. KoXsàç, étui, et fiÇa, racine.
COLÉRA-MORBUS. Voy. ciioléra-morbus.
1 . COLÈRE (ko-lê-r') , s. f. Sentiment d'irritation contre ce qui nous blesse. Je l'ai vu dans ses colères, dans des colères affreuses. Vous vous mettez en colère contre votre fils, pasc. Prov. 18. Mais que sert la colère où manque le pouvoir? corn. Sertor.
I, 2 Si pour moi vous êtes en colère, id. Nicom.
iv, 4. Vous eussiez vu leurs yeux s'enflammer de fureur, Et dans un même instant, par un effet contraire, Leur front pâlir d'horreur et rougir décolère, m. Cinna, 1, 3. Qui foule aux pieds pour vous vos vainqueurs en colère, rac. Andr. ni, 8. D'autant plus dangereux en leur âpre colère, Qu'ils prennent contre nous des armes qu'on révère, mol. Tart. 1, g. Il n'y a morale qui tienne, je me veux mettre en colère tout mon soûl, quand il m'en prend envie, id. Bourg, gentilh. 11, 6. Un certain Grec disait à l'empereur Auguste Que, lorsqu'une aventure en colère nous met, Nous devons, avant tout, dire notre alphabet, Afin que dans ce temps la bile se tempère, id. Éc. des femmes, 11, 4. La colère est superbe et veut des mots altiers, boil. Art p. m. Le tyran est toujours dans une colère à faire pouffer de rire, volt. Lett. d'Argental, 27 févr. i7gô. La douceur, selon l'Ecriture, rompt la colère, fléchier, Serm.
II, 15. J'oubliai ma colère et ne sus que pleurer, rac. lphig. 11, 1. D'autant plus malheureux qu'il aura su lui plaire, Narcisse, il doit plutôt souhaiter sa colère, id. Brit. 11, 2. Je n'épargnerai rien dans ma juste colère, rac. Andr. 1, 4. Vous avez vu quelle ardente colère Allumait de ce roi le visage sévère, id. Eslh. n. 9. La colère du roi, comme dit Salomon, Est terrible, et surtout celle du roi lion, la font. Fabl. vin , 14. La colère lui avait bouché les oreilles, vaugel. Q. C. vin, 1. ||La colère de Dieu. Pressé de toutes parts des colères célestes, Il en vient dessus vous faire fondre les restes, corn, l'omp. 1, 1 On m'accable et les astres sévères Ont contre mon aa*ur redoublé leurs colères, mol. Fdrfi. m, l. Mais, seigneur, s'il le faut, si le ciel en colère Réserve à d'autres yeux la gloire de vous plaire.... rac Andr. iv, 5. Marie ignore les saintes colères du Seigneur, elle reste toute bonté, chateaub. Génie, 1, 1, 5. y Terme de l'Écriture. Les enfants d'Adam sont enfants de colère, indignes de l'héritage céleste, fén. xviii, (67. Comme un esclave et un enfant de colère, mass. Myst. Purification, 2. || Se dit aussi en pariant des animaux. La colère du lion. Chien en colère. Il Fig. La colère des flots', la colère des vents, c'est-à-dire le soulèvement des flots, le souffle impétueux des vents.
— SYN. COLÈRE, COURROUX, EMPORTEMENT. L'em-
portement se distingue tout d'abord des deux autres, en ce qu'il est la manifestation extérieure soit de la colère soit du courroux. Une violente colère, un violent courroux peut être dans le cœur sans qu'il s'en montre rien au dehors; mais dès qu'il se montre par des gestes ou des paroles passionnées, alors il y a emportement. Entre colère et courroux, il est difficile de trouver aucune nuance dans le sens; on n'en trouve que dans l'emploi, colère riant du langage ordinaire comme du langage élevé, tandit que courroux appartient seulement à ce dernier et se dit surtout de la colère des personnes de haut rang, de grande condition, ou des êtres célestes.
— HIST. xv" Je ne vai point en cholere Tempester à la maison, basselin, xv. || xvie s. Les nobles ne se pouvans plus contenir, ainsestans par cholere transportez hors d'eulx mesmes, amyot, Cor. 27. Nous reprenons en cholere ceulx qui se corroucent et cholerent, id. Comment refréner la colère, 42. Â la fin ils vomissoient grante quantité de cholere [bilej et mouroient soudainement, ii>. Anton. 58. Le reste des capitaines advertis de ce collere, demeurèrent
tous entredicts, carl. vi, 5 De quoy il entra en
un merveilleux colère, id. vi, 1* Il se retira en colère picarde, id. vi, 50. La cholere [bile] est chaude et seiche, paré, Introd. 5. Rien n'est à l'amant impossible pour parvenir à son intention; mais, sa grande colère [passion] refroidie, il treuve en fin de compte avoir servy d'une grande fable. et risée à tout le peuple, pasquier, Monophile, p. 53, dans lacuhne. Ayans cogneu que je ne tenois compte de leur indiscrète façon de faire et que leurs choleres et artifices ne me pouvoyent divertir du chemin que
j'avoye commencé de tenir, condé , Mémoires,
— ÉTYM. Bourguig. quelère; provenç. cotera, colra , bile; espagn. colera ; ital. collera; du latin choiera, bile, colère; du grec yoliça., 1ui signifia non pas bile, mais choléra. Colère n'est entré qu'assez tard dans la langue ; le mot habituel dans les âges anciens était ire; puis est venu cliolc, bile (j(oXrj, bile); chaude choie, pour dire emportement, a été longtemps usité.
2. COLÈRE (ko-lê-r'), adj. Qui se met souvent en colère. Un prince avare et colère, flécii. Panég. 11, p. 445. II est fier et colère, corn. Attila, iv, 2. S'il est vrai que les riches soient colères, la bruy. vi. Ton ombre [Xerxès] est encore bien colère et bien superbe; tu n'étais pas plus emporté quand tu faisais fouetter la mer, fén. xix, 170. Mais quelle erreurl non Dieu n'est point colère; S'il créa tout, à tout il
sert d'appui, bérang. Dieu des b. gens Ma femme
est terrible avecque son humeur; Du nom de philosophe elle fait grand mystère, Mais elle n'en est pas pour cela moins colère, molièhe, F. sav. 11, a. Il Par extension. La vanité ne me donnait que trop de penchant à cette humeur colère, j. j. rouss. Ém. iv. Elle me frappe; et moi je feins, dans mon courroux. De la frapper aussi, mais d'une main légère, Et je baise sa main impuissante et colère, a. chénier, Élég. 29.
— REM. Dans le langage populaire, on dit souvent être colère, pour avoir un accès de colère : j'étais colère en ce moment-là. C'est une faute : colère signifie non pas l'homme saisi d'un accès de colère, mais l'homme qui se met souvent en colère.
— SYN. colère, colérique. Le colère est celui qui se met souvent en colère; le colérique est celui que son tempérament porte à la colère. Un homme, dit Roubaud, peut être colérique, sans être colère, s'il parvient à se vaincre lui-même.
— HIST. xvic Celuy qui est cholere semble remuant et actif, amyot, Cor. 32. Pelopidas estant de sa nature plus cholere, id. Pélop. 44. Les femmes sont plus aigres et plus choleres que les hommes, id. Comment refréner la colère, 15. Ce n'est pas ma faute, disons-nous, si je suis cholere, si je n'ay encores establi aucun train asseuré de vie; c'est la i'aulte de la jeunesse, mont, m, 107.
— étym. Colère i .
f COLÉRÉ, ÉE (ko-lé-ré, rée), part, passé. Mis en colère.... les combattants à l'égal colères, Régnier, Ép. 11.
fCOLÉRER (SE) (ko-lé-ré), v.réfl. Se mettre en colère. Qu'il ne se colère pas si fort. La colère t'emporte.— Oh se colère à moins, hauteroche, Nobles de province, 11, 3. || Ce mot a vieilli; il peut pourtant être encore employé.
— HIST. xvi° s. Les Italiens ont plus souvent porté lesmarques des François colères, que les François n'ont porté ies marques des Italiens désespérés, desper. Cont»s , cxxi. Puis , se colerant en lui mesme, de ce que.... id. ib. cm. Mais bien a il semblé à plusieurs léger, prompt et soudain à se cho- Ierer , de sa nature , amyot , Flam. 33. Archias adonc commencea à se cholerer et à le menacer en courroux, id. Démosth. 4-J.
— étym. Colère 1.
1. COLÉRIQUE (ko-lé-ri-k') , adj. Dont le tempérament est enclin à la colère (voy. colère 2 , à la synonymie). Je hais de tout mon cœur les esprits colériques, mol. Sgau. 17.
— HIST. xiv s. Le colérique a Passault le plus fort de ire et de discorde, Ménagier , 1, 3. Si comme un homme trop colérique est enclin à ire, oresme, Eth. 77. Il xvie s. Ce fut seulement pour servir à une passion cholérique, qu'il mit en combustion et en trouble plusieurs contrées de l'Italie, amyot,. A lab. et Cor. comp. 3. Nous disons qu'un œdème est faitde sang phlegmatique ,' un scirrhe du melancholique, un erysipelas du bilieux et cholérique, paré, Introd. t>.
— ETYM. Colère 1 ; provenç. coleric ; espagn. colerico; ital. collerico.
2. COLÉRIQUE (ko-lé-ri-k'), s. m. et/-. Atteint de choH ra.-Voy. cholérique.
t COLÉR1QUEMENT (ko-lé-ri-ke-man), adv. Avee colère.
— hist. xv° s. Il faut avoir un peu de patience et ne débattre point colleriquement avec culx,