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de la cohue de la vicomte de Pontiaudemer, du cange, cohua. les dis Anglois se logèrent en la ditte ville, et visitèrent une parrigue forte de muraille et une cohue près du dit fort.... bouta le feu en la ditte cohue et ou [au] ditparrin, in. ib. Que les baillifs et vicomtes soient diligens d'aller en cohue dedens prime le premier jour de leur auditoire, id. ib. || xve s. Servir les maçons et couvreurs au chaste! et es cohues et estaux comme au chastel, delisle, Agric. normande au moyen âge, p. 83. Je n'irai plus à la cohue Où chascun joue Ou brait ou hue Pathclin mourant, dans lacurne. || xvic s. Il n'y a pas tant de chiquaneries aux cohues, comme on en trouve entre les courtizans pour destourner un démenti, pasquier, Lettres, t. i, p. 6)2, dans lacurne.
— ÉTYM. sans doute, comme le propose Diez, de co , et huer, à cause de bruit qui se fait aux halles ou dans les juridictions des halles; halle, juridiction des halles, étant le sens primitif de cohue. Bas-lat.
(dhtltl.
COI, COITE (koi, koi-t'), adj. || i° Qui se tient là sans se remuer, sans rien dire. Il était coi près du feu. Le bon sire le souffre et se tient toujours coi, la .font. Fabl. iii, 4. Dans les visites-qui sont faites, Le renard se dispense, et se tient clos et coi, id. ib. vin, 3. Tenez-vous coi, m. Rém. Il souffre en silence et se tient coi, j. j. rouss. Ém. I. || Chambre coite, chambre bien fermée et bien chaude. Cette locution a vieilli. || Adv. Lors le manant les arrêtant tout coi [tout à coup], la font. Vill. Sur ce propos l'autre l'arrête coi, id. Serv. || 2° Où règne le repos. Ces fertiles vallons, ces ombrages si cois, la font. Joe. Qui préférait à la pompe des villes Vos antres cois, vos chants simples et doux, id. Épttre v. Sous les ombrages toujours cois De Sully, ce séjour tranquille, volt. Lett. envers et en prose, 7. || Substantivement. Sur le coi de la nuit, la font. Cloch. Locution qui vieillit.
— hist. xie s. Por Pinabel [ils] se contienent plus quei, Ch. de Roi. cclxxvii. || xir s. L'empereor ferez ster à son coi, Ronc. p. 27. Je trop redout [redoute] celle qu'amer [je] souloie, La grant, la gente, et la simple et la coie, Couci, p. 125. Moût me semont amors que je m'envoise[m'égaye], Quant je plus doi de chanter estre cois, quesnes, Romancero, p. 83. Bêle Yolans en chambre coie Sur ses genouz pailes desploie, Coust un fil d'or, l'autre de soie, ib. p. 53. Courtois ameor, Qui à sejor [en repos] Gisez en chambre coie,t'6. p. 68. Lireisde Egypte se tint tut coi en sa terre, Jtois, 432. || xnr s. Et quant Grieu les virent venir, si ordenerent leur batailles, et les atendirent tuit coi devant leur paveillons, vii.leh. lxv. Moût [elle] fu taisant et quoie, Rerte, cxvn. Et il me dit : tenez-vous tout quoy; car je vousweil demander.... joinv. 256. La mer, qui estoit moult quoye, id. 287. || xves. Et conviendrait qu'ils [les Escots] se combatissent à leur meschef, ou ils demeureraient tous coys en Angleterre pris à la trappe, froiss. i, i, 36. Adonc fit-on arrester l'ost tout coi pour avoir autre conseil, id. i, i, a. Le roi Charles de France fut durement sage et subtil, et bien le montra tant comme il vesqui; car tout quoi estoit en ses chambres et en ses déduits, id. ii, ii, 45. || xvie s. Quand marys gardent leurs femelles, Us ont droit, je m'entais tout coy, marot, iii, 68. Si les ennemis vous courent sus, attendez les de pied coy, mont, i, 355. Nature [caractère] lente, coye et reposée, amyot, Fab. 2. Le peuple se teut etluy donna coye audience pour ouïr ses raisons, id. Cor. 26. Le plus désert d'un séparé rivage, Et la frayeur des antres les plus cois, bons. 5.
— ÉTYM. Wallon, keût, keûte fém. ; picard, à l'eoyette, à l'aise; Berry, coué, se mettre à la coi, se mettre à l'abri; provenç. quel:; catal. quiet; espagn. et ital. quieto ; du latin quietus, de quies, repos.
| COÏ (ko-i), s. m. Conduit en bois pour le nettoyage d'un marais salant.
COIFFE (koi-f) , s. f.\\i" Ajustement de tête en toile ou en tissu léger, autrefois à l'usage de toutes les femmes, aujourd'hui à l'usage seulement des femmes de la campagne ou des femmes des villes qui se mettent comme à la campagne. Vos coiffes sont faites, mol. Éc. des f. i, 4. Une coiffe, un bout de ruban sont pour les filles autant d'affaires importantes , fén. xvn , 83. La coiffe , la paroisse , la chapelle, l'assiduité aux offices et des jargons de dévotions l'avaient lavée [Mme de Vendatour] de toute tache, st-sim. 130, i 87. Pour moi je riais sous ma coiffe, sev. 44. || Brider sa coiffe, se cacher avec les brides de sa coiffe. Si Quanto [Mme de Montespan] avait bridé sa coiffe, elle ne serait pas
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dans l'agitation où elle est, id. 320. || Autrefois, au pluriel, les coiffes, la coiffe avec le voile et ce qui en dépend. Elle ôta ses coiffes, son écharpe, iiamilt. Gramm. 4. (| Coiffe de nuit, coiffe de toile qu'on mettait dans le bonnet de nuit. || Fig. Être triste romme un bonnet de nuit sans coiffe, être chagrin et mélancolique. Aujourd'hui on dit seulement, être triste comme un bonnet de nuit. || Coiffe à perruque , tissu portant les cheveux de la perruque. || 2° Coiffe de chapeau, sorte de coiffe qui garnit l'intérieur d'un chapeau. || 3° Terme d'anatomie. Portion des membranes fœtales que l'enfant pousse quelquefois devant lui, et qui se trouve alors sur sa tête dans l'accouchement ordinaire. Cet enfant avait la coiffe en naissant. Nous devenons chrysalides dans l'utérus, lorsque nous sommes dans cette enveloppe qu'on nomme coiffe, volt. Newton, i, s. || Terme de botanique. Enveloppe membraneuse ou sorte de bourse qui recouvre l'urne ou cupule des mousses, et qui se rompt circulairement par son milieu. || 4° Terme de marine. Morceau de toile en croix de Malte pour recouvrir le bout des haubans. || 5° Terme de pêche. Filet à grandes mailles et évasé, qui se place à l'embouchure d'un filet à manche. || 6" Terme de boucherie. Membrane séreuse dans laquelle on fait cuire le foie de porc. On dit aussi toilette. || 7" Terme de mécanique. La coiffe d'une chèvre, la partie supérieure de cette machine.
— HIST. xi« s. [II] tranche la coife entresques à la char, Ch. de Roi. ccl. || xir s. Ne fust la coife du blanc haubert safré.... Ronc. p. 91. Ainsi [ils] fièrent de haches com vilain de flael; N'i avoient garant ne coife ne chapel, Sax. jx. Desor la coife de l'auberc doublentin. Raoul de C. 18. ||xnr s. Bauduins de Soriel ne les va de riens espargnant, ains le fiei t de l'espée parmi la coiffe de fier [fer], h. de valenc. xxvi. Ouvrières de coiffes à dames, et taies à orilliers, et de paveillons que on met par desus les autez [autels], Liv. des met. 85. Les chevaliers qui se combatent por murtre ou por homecide se deivent combatreàpiéet sans coifes, les testes roigniéesàla reonde, Ass. de J. i , 16 5. Il m'ala maintenant querre coiffes blanches et me pingna moult bien, joinv. 253. Laissons huer ceste chiennaille; par la quoife Dieu, ainsi comme il jurait, encore en parlerons nous de ceste journée es chambres de^ dames, id. 228. || xive s. Gardez, belle seur, que vos cheveulx, vostre coiffe, vostre cueuvrechief et vostre chapperon soient bien simplement ordenés, Ménagier, i, i. Coiffe et habit fourré [il] portoit, bruyant, dans Ménagier, t. n, p. 24. Puis o>te [en découpant le cerf] une coiffe de gresse qui est appelée foullie, et Poste avec l'autre gresse que tu trouveras ez boyaux, Modus , f° xxu , verso. Les assistans dirent que le dit Jehan gaignoit bien à avoir deux buffes ou coiffes [coups sur la tête] , du cange , coifeta. | xv s. Et demoura messire Regnault tout nud hors mis de quafe, froiss. ii, iii, 59. || xvie s. Epiploon, vulgairement la coéffe, pare, i, 13. Le semblable se fait à l'enfant laissant sa coëffe [amnios] au ventre de sa mère, id. xviii, 4 6.
— ÉTYM. Wallon, coif , s. m.; provenç. cofa ; espagn. cofia et escofia; portug. coifa; ital. euffia etseuffia; bas-lat. cofea dans Fortunatus Venantius, cuphia dans Alcuin. On l'a tiré de l'ancien hautallemand scufi, chevelure; mais scuji n'aurait donné ni dans le provençal ni dans le français un mot sans s; d'un mot hébreu kova. que Diez rejette et qui est en effet très-peu probable ; de l'allemand lliiiibe, bonnet; holland. huif; suédois, hufva, à quoi Diez objecte que l'A de l'allemand ne se change pas en c roman dans les noms appellatifs ; enfin Diez propose le haut-allemand kuppa , kuppha , mitre, qui, par une dérivation très-facile en cette langue, a pu donner kuphja , d'où le bas-latin cofea, cuphia; à quoi il ajoute, comme kuppha n'a joint de tenants et aboutissants dans l'allemand, qu'il vient du latin cuppa, vase, vaisseau, coupe, une assimilation de forme ayant fait la transition de sens. On remarquera que l'italien prend facilement une s épenthétique, qui n'a rien d'étymologique; c'est de là que vient scuffla et le français escofion.
COIFFÉ, ÉE(koi-fé, fée), part, passé. \\ 1° Qui porte une coiffe. Une femme coiffée à la nie, le de son pays. Un escadron coiffé d'abord court à son aide; L'une chauffe un bouillon, l'autre apprête un remède, boil. Sat. x. || Qui porte un vêtement de tête quelconque. Coiffé d'un chapeau, d'une perruque. || Qui a une coiffure quelconque. Une femme coiffée en cheveux, c'est-à dire qui n'a d'autre coiffure que ses cheveux. Madame Aubert parait avec un air modeste, Bien coiffée en cheveux, un leste, volt, le Dépositaire . n. 2, - , enl qui
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a les cheveux arrangés d'une certaine manière. i a la Titus. Coiffée à la chinoise. || Être bien . avoir une coiffure qui va bien, et aussi avoir les cli veux bien plantés. || Cheval bien coiffé, celui qui a les oreilles petites et bien placées; mal coiffé, celui dont les oreilles sont longues et pendantes. || Un chien courant ou épagneul est bien coiffé , lorsqu'il a les oreilles larges , longues et bien pendantes. || Kg. J'habitai plus que toi ces fortunés rivages [Savoie], J'adorai, j'aime encor ces monts coiffés d'orages, lamart. Harm. m, 4. || 2° Terme d'échecs. Pion coiffé, pion auquel on attache un signe, et qui a un emploi déterminé. \]>,3" Terme de vénerie. Mordu par le chien. || Kg. Je ne pouvais douter de l'extrême mauvaise volonté pour lui [Chamillart] de Mme de Maintenon et de Mme la duchesse de Bourgogne , et il était sans cesse coiffé par de rudes lévriers, st-sim. 232, 96. || 4° Fig. Infatué. Un prélat, riche et fortuné, En est , s'il le faut ainsi dire. Coiffé [de Boisrobert], mali.evili.e, Épiqr. contre Boisrobert , dansLEROux, Diet. comique. Que de son Tartuffe elle parait coiffée ' mol. Tart. i, 2. Ton sermon me paraît un tant soit peu brutal; Mais, tant que tu voudras, parle, prêche, tempête, Ta maîtresse est coiffée [amoureuse!, regnard, le Joueur , i, 2. C'est un goût vif dont je me sens coiffé , volt. Bégueule. \\ Avoir le cerveau coiffé^ être pris de vin. || 5° Né coiffé, né avec la coiffe sur la tête, circonstance fortuite a laquelle la superstition attribua de singulières vertus. Fig. Être très-heureux. Pauline est née coi iïro, sév. 587. || 6" Terme de vétérinaire. Crottins coiffés, crottins qui sont recouverts d'une couche de mucosités provenant de la muqueuse intestinale. || Proverbe. Il aimerait une chèvre coiffée, se dit d'un homme qui est amoureux de toutes les femmes, quelque laides qu'elles soient. || On dit aussi d'une personne laide : il, elle ressemble à un chat coiffé. COIFFER (koi-fé) , r. a. || 1° Couvrir la tête d'une coiffe. || Couvrir la tète d'une coiffure quelconque. Coiffer les grenadiers d'un bonnet à poil. || Friser, natter les cheveux. Coiffer une femme en cheveux. [] Coiffer sainte Catherine, rester fille. Ste Catherine étant la patronne des demoiselles, on dit que la demoiselle qui ne se marie pas lui met la première épingle à vingt-cinq ans, la seconde à trente; et à trente-cinq la coiffure est finie. |) Absolument. Ce perru |uier coiffe bien. ||2"Orner, parer la tête. Cette couronne de bluets la coiffe à merveille. || 3° Mettre, jeter sur la tête. On le coiffa d'un seau d'eau. On renversa la table, on coiffa d'un potage le pauvre Vinevillequi n'en pouvait pas davantage, retz, ni, 6. || 4" Coiffer une bouteille, mettre une enveloppe par-dessus le bouchon. 1 1 5* En termes de mécanique, coiffer la chèvre, fixer sur la coiffe do cette machine le cable qui sert a soulever les objets. || 6° Coiffer un livre, en arranger le cuir à chaque extrémité du dos. || 7° Terme de vénerie. Happer le sanglier aux oreilles en parlant d'un chien. || Par extension. Le tigre ne peut coiffer le rhinocéros sans risquer d'être éventré. || 8° Infatuer. Les beautés qu'une prévention aveugle avait coiffées du mérite de Germain, hamilton, Gramm. 6. Il s'était laissé coiffer de chimères et de visions, id. ib. )o. || 9° Familièrement, enivrer. Il est aisé à coiffer. Quel est le cabaret honnête Où tu t'es coiffé le cerveau? mol. Âmph. m, 2. || 10" Coiffer son mari, en parlant d'une femme, lui être infidèle. [Perruquier! prétendant n'avoir point coiffé de jolies femmes dont il n'eût coiffé les maris, j. j. rouss. Conf. ni. || 11° V. n. Terme de marine. On dit qu'un navire coiffe, lorsque le vent vient frapper les voiles par l'avant. || 12° Se coiffer, v. réfl. Porter comme coiffure. Les Turcs se coiffant d'un turban. || Se coiffer en cheveux, ou avec ses cheveux, n'a\oir aucun ornement dans les cheveux arrangés en coiffure. || Se couvrir la tête, en parlant d'un homme. Coiffez-vous. || Arranger sa coiffure. Elle met un temps infini à se coiffer. || 13° Terme de marine. Les voiles se coiffent, quand elles se collent aux mâts. || 14° S'enivrer. Cet homme se coiffe souvent. || 15" S' infatuer. Fille se coiffe volontiers D'amoureux à longue crinière, la font. Fabl. iv, I . Faut-il de ses appas m'être si fort coiffé? mol. École des f. ni, 5. C'est un bonheur de n'être point sujette à se coiffer d'un de ces oisons-là, sév. 239. Comment ce garçon s'était coiffé d'un visage à fane peur, hamilt. Gramm. tl). Si on y songe trop, on s'entête et on s'en coiffe, pasc. Disp. 3. L'inquiétude Dont Damon s'est coiffé si malheureusement, la font. Coupe. Elle se coiffait de toute sa force en faveur de Matta, hamilt. Gramm. 4. Il est .difficile de comprendre comment M. de Tuienne S'en coiffa [de M. Boucherat], ST-SIM. 69, (32.
— iiist. xiii" s. [La femme] Or est lavée, or est peigniée, Or est coifée, or est tressiée, Contenance des femmes. || xvi° s. [Vénus] Le transmit [un chapeau de roses] à son cher enfant, Qui de bon cœur le va coiffant, marot, i, 74. Toutes choses «jui sont coiffées, Ont moult de lunes en la teste, id. n, t28. Je crois que vous eussiez pris une chèvre coiffée pour une belle fille, marg. Noicv. vin. Qui fut oncques plus coiffé de femmes que lui de Messaline? la bcétie, 7t. Alors les matrones présagent que l'enfant est heureux, par ce (disent-elles) qu'il est né coiffé, paré, xviii, ig. Dirai-je encore de tel qui est coiffé et meurt pour une qu'il sçait estre laide, vieille, souillée.... charron, Sagesse, I, 38. Nous nous suyvons à la piste, voire nous nous pressons, eschauffons, nous nous coiffons et investissons, les vices et passions les uns aux autres, id. ib. il, Préface. La table est desjà coiffée [servie], Contes de cholièkes, f° 66, dans lacurne.
— ÉTYM. Coiffe; bourguig. couiffay , coiffé. COIFFEUR, EUSE (koi-feur, feû-z'), s. m. et f.
Celui, celle qui coiffe, qui arrange, coupe, frise les cheveux. Un habile coiffeur. Mlle de St-Yves fit venir une coiffeuse de St-Malo, volt. Ingénu, 3. Cet argent va aux marchands, aux coiffeuses et aux brodeuses. ir>. Dialect. Le soldat d'antichambre de monsieur vaut bien la coiffeuse de madame, Marivaux, les Jeux de l'amour et du has. m, 7. || Adj. Perruquier coiffeur.
— étym. Coiffer.
COIFFURE (koi-fu-r'), s. f. || 1° Partie de vêtement destinée a couvrir la tête, à la garantir. Le casque est la coiffure de la grosse cavalerie. Le turban est la coiffure des Turcs. Je veux une coiffure, en dépit delà mode, Sous qui toute ma tête ait un abri commode, mol. Éc. des maris, i, t. ]| 2° Ajustement pour la tête. Une coiffure de fleurs. || Arrangement des cheveux. Coiffure à la Ninon.
— HIST. xvi* s. Tous ces esprits portent la teste ceincte Du blanc attour d'une coyfure saincte, dubell. iv, 58, recto. || Coiffure à la Sévigné, s'est dit d'une coiffure avec de petites boucles sur le front, de grosses boucles aux côtés du visage, et, autour de la tête, un gros bourrelet de cheveux.
— ÊTYM. Coiffe.
f COIGNAGE (koi-gna-j'), s. m. Portion de la maçonnerie du fourneau des grosses forges.
— ÉTYM. Coin.
f COIGNET (koi-gnè), s. m. Terme de -marine. Un petit coin.
— ÉTYM. Diminutif de coin; picard, cuignet, coin à fendre.
fCOIGNEUX (koi-gneû), s. m. Batte pour comprimer le sable des moules, dans la fonte des monnaies.
— ÉTYM. Cogner.
t COIMENT (koi-man), adv. D'une manière coite, paisible. Il était là coiment. Vieux.
— hist. xr s. Mult quiement il dit à sei meïsme, Ch. de Roi. cxn. || xir s. Bien et tut choiement vengier vus en purrez, Th. le mart. t35. Si coiement [j'] ai ma dolor menée, Qu'à mon semblant ne la reconoist on, Couci, vi. || xm' s. Ne demora mie granment Que Renart vint tôt coiement, lien. 274. || xve s. Et si ne s'en osoient descouvrir, fors l'un à l'autre quoiement et secrètement, froiss. ii, ii, 239.
— ÉTYM. Coie, et le suffixe ment; provenç. guedament, quietament ; espagn. et ital. quietament e.
COIN (koin), s. m. \\ 1° Instrument de fer, taillé en angle solide, et dont on se sert pour fendre du bois. || Coins de mire, morceaux de bois qui servent à hausser ou à baisser un canon, un mortier, suivant la distance du but à atteindre. || Faire coin de même bois, se servir, pour mettre une chose en œuvre, d'une partie de cette môme chose, et aussi user de ce qu'on tire d'une personne pour agir contre elle. || En mécanique, angle solide représentant deux plans inclinés adaptés par leur base, et servant à divers usages; c'est une des machines simples étudiées en statique. || Un coin de beurre, pièce de beurre à peu près en forme de coin qu'onvendàla halle. || Petit ornementautourdes bouquets qui sont sur le dos des livres reliés. Petit fer qui sert à faire ces ornements. || La partie d'un bas dessinée en forme de coin , et dont la base correspond à la cheville du pied. fl Autrefois , pièce de bas déchausse qui est en pointe et qui, prenant depuis la cheville du pied, s'étend jusque sous la plante. •|| Morceau de drap qui couvre l'espace compris entre les barrures d'une balle de paume. .|| Terme de cordonnier. Petit morceau de bois pour hausser le cou-de-pied des souliers, lorsqu'ils sont sur la forme. I) Terme d'antiouité. Formation d'une troupe en un
bataillon triangulaire dont une pointe était tournée vers l'ennemi. || 2° Terme de monnaie. Morceau de fer trempé et gravé, qui sert à marquer les monnaies et les médailles. || Monnaie, médaille à fleur de coin, celle que le frottement n'a pas encore usée et telle qu'elle est sortie de dessous le coin. || Anciennement, avoir coin, avoir droit de battre monnaie. || Fig. Cela est frappé, marqué à tel coin, on y reconnaît tel caractère, tel cachet. Des vers marqués au coin de l'immortalité, boil. Ép. x. Toi qui sais à quel coin se marquent'les bons vers, m. Sat. u. Il ne s'y voit rien qui ne soit marqué au coin de l'ouvrier, la bruy. xvi. Les riches étant, pour ainsi dire, marqués au coin du monde, boss. Serm. Sept. C'est presque le seul ouvrage marqué au bon coin, depuis trente ans, volt. Lettr. Cideville, i février 1765. || Poinçon pour marquer la vaisselle plate, les bijoux. || Marque, empreinte. Ce petit Feuquières a un coin d'Arnaud dans la tête qui U fait mieux écrire que les autres, sév. 204. J'ai un coin de folie qui n'est pas encore bien mort, id. 423. Je ne saurais croire que, quelque coin d'anachorète que vous ayez, ces honneurs et ces respects sincères puissent vous déplaire, id. 558. || 3° Angle rentrant ou saillant formé par la rencontre de deux ou de trois lignes, de deux ou de trois surfaces, ainsi dit par comparaison avec le coin de fer ou de bois. Le coin d'une maison. Dieu doit faire de cette pierre le chef du coin, pasc. Proph. 2). || Les quatre coins d'une chambre, les quatre angles que forment les quatre parois d'une pièce faite en carré ou en carré long. Les quatre coins d'une étoffe, les points où les bords se joignent. Des officiers portaient les quatre coins du poêle en cette pompe funèbre. || Les quatre coins et le milieu d'un bois, d'une ville, etc. tout l'espace embrassé par un bois, par une ville. Je l'ai cherché dans les quatre coins et le milieu du quartier. || Les quatre coins du monde, l'espace entier du monde. Les quatre coins de Paris. 11 a parcouru les quatre coins de la ville, sans pouvoir découvrir son logement. Ne dirait-on pas que le feu est aux quatre coins de l'univers? dider. TÇouv. pensées philosophiques, 57. Les orages sont venus des quatre coins du monde, et ont fondu sur ma petite barque que j'ai bien de la peine à sauver, voltaire, I ett. Damilamlle, 31 déc. 1 764. M. Cromelin est un peu ardent; on aurait dit que le feu était aux quatre coins de Genève, id. Lctt. d'Argcntal, 4 février (766. || Jeu des quatre coins, jeu dans lequel quatre personnes occupent les quatre angles d'un carré; et une cinquième personne placée au centre du carré tâche de saisir une de ces places à la course, aussitôt que le tenant l'abandonne pour en changer avec un autre. L'amour, l'hymen, l'intérêt, la folie, Aux quatre coins se disputent nos jours, bérang. Coin de l'am. Où l'ambition règne, La gaieté perd son coin, id. Ménétrier de Meudon. || Le coin de la rue, l'endroit où deux rues se coupent. Envoyez des soldats à chaque coin des rues, corn. H.éracl.m, i. || Le marchand du coin, le marchand logé au coin d'une rue voisine; et, figurément, le coin, le voisinage. Le géomètre dit qu'il en fallait parler au théologien du coin, volt. l'Homme aux 40 écus, Mariage. Il y a dans tous les coins des gens qui ont des remèdes infaillibles contre toutes les maladies imaginables , montesq. Lett. pers. 58. || Le coin d'un bois, l'endroit où une route coupe un bois. 11 a été assassiné au coin d'un bois. La naïve bergère, assise au coin d'un bois, Chante et roule un fuseau qui tourne sous ses doigts, st-lambert. Saisons, printemps. \\ Mourir au coin d'un bois, d'une haie, mourir loin de toute assistance. || Cet homme a la mine de demander l'aumône au coin d'un bois, se dit d'un homme de mauvaise mine, de mine menaçante, qui demande l'aumône. || Fig. Il n'est coin et recoin que je n'aie tenté, régnier, Sat. xiv. La sagesse vous éclairera par quelque coin inespéré, boss. Lettr. Corn. 92. || Petit meuble en forme d armoire que l'on place dans les coins d'une chambre. || En termes de manège, coin se dit des quatre angles de la volte, lorsque le cheval travaille en carré. Entrer dans les coins, pénétrer, autant qu'il est possible, dans les angles du manège. Travailler sur les coins ou faire les quatre coins, diviser la volte en quatre quarts. || Terme du jeu de trictrac, grand coin, coin de repos, ou, simplement, coin, la dernière case de chaque pan, de chaque partie de la boîte. Coin bourgeois , la dernière case du petit jan, et la première du grand. || Au jeu de paume, on dit qu'un homme tient bien son coin quand il saitbien soutenir et renvoyer les coups qui vie] de son côté. || Fig. Tenirson coin, tenir unéplace honorable dans un cercle; pari iveo avantage