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COMBE

COMBUGÉ, ÉE (kon-bu-jé, jée) , part, passé.

Futailles ccuibugées.

COMBUGER (kon-bu-jé; le g prend un e devant a ou o : combugeant, combugeons), v. a. Imbiber d'eau une futaille, pour la mettre à l'épreuve.

— ÉTYM. Peut-être coin, et buée, lessive.

f COMBURANT, ANTE (kon-bu-ran, ran-t'), adj. Terme de chimie. Principe comburant, tout corps qui, en se combinant avec un autre corps, donne lieu a la combustion de ce dernier. I avoisier avait donné a l'oxygène le nom de comburant pai excellence. || S. wi. Le soufre, le chlore, l'iode, ayant la propriété de se combiner à certains corps avec déga ;ement de calorique et de lumière, sont des comburant .

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— HIST. xe s, Delir e tota la civitate cemburir, Fragm. de Val. p. 469.

— ÉTYM. Provenç. comburir ; du latin comburerc. de cum, etburere, brûler, radical inusité d'où vient bustum, bûcher. Au reste comparez ustio.n.

f COMBUSTIBILITÉ ( kon-bu-sti-bi-li-té) , s. f. Propriété des corps combustibles.- 1| Combustibilité du tabac, faculté que les tabacs possèdent, à des degrés très-variés, de demeurer en ignition pendant un certain temps après chaque aspiration du fumeur.

— ÉTYM. Combustible.

COMBUSTIBLE (kon-bu-sti-W) , adj. [|i° Qui a ia propriété de brûler au feu. Matière combustible. Comme si c'était un feu spirituel, ou que l'âme, toute spirituelle qu'elle est , devint , ainsi que le corps, un sujet sensible et combustible, bourdal. Pensées, t. ni, p. 67. Le feu s'assimile et se rend propres toutes les choses combustibles, buff. Animaux, Beprod. \\ S. m. Toute matière dont on fait ordinairement du feu, comme le bois, la houille. Cette province manque de combustible. || En termes de géologie, les combustibles, roches comprenant les débris de matières organiques végétales. ]| 2U Terme de chimie. Corps combustible , tout corps susceptible de se combiner avec un principe comburant, tel que l'oxygène , en dégageant du calorique. || 3° Fig. Qui s'enflamme facilement. Ayant le malheur de se sentir un tempérament combustible, j. j. rouss. Ém. v. La nature en naissant vous fit l'àme sensible. — Le soufre préparé n'est pas plus combustible, regnapd, Dèmocr. H, 7.

— HIST. xvie s. Comme nous voyons que le feu s'esteint , cessant sa matière combustible, paré,

— ÉTYM. Voy. COMBUSTION.

COMBUSTION (kon-bu-sti-on), s. f. || 1° État d'un corps qui se dissipe en produisant de la chaleur et de la lumière. || Action de brûler entièrement. La combustion des morts était en usage chez les anciens. || Incendie. C'était l'instant où ces flammes furieuses étaient dardées de toutes parts et avec le plus de violence sur le Kremlin; car le vent, sans doute attiré par cette grande combustion, augmentait à chaque instant d'impétuosité, sëgur , Ilist. de Napol. vin, 6. || 2° Terme de chimie. Combinaison de deux ou plusieurs corps qui s'accomplit avec dégagement de calorique et de lumière. || Combinaison sans dégagement de lumière et avec un dégagement de calorique qui n'est pas apparent. En ce sens, la rouille est le produit de la combustion du fer; mais on dit plutôt oxydation. || 3° Fig. Désordre et effervescence. Frédégonde avait mis toute la France en combustion, boss. Hist. i, 44. Étrange succès d'une dispute qui avait mis en combustion tout l'univers, montesq. Rom. 4 5. Cette maxime en fit tant naître [de calomnies] en peu de jours et tant de médisances et tant de faux rapports que cela mit toute la cour en combustion, pasc. Prov. 4 5. Les soldats grecs que le roi avait disposés par colonies autour de Bactres, entrèrent en combustion les uns contre les autres, vaug. Q. C. 520. Quoi qu'il en soit, cet altercas Mit en combustion la salle et la cuisine, la font. Fabl. xn, 8. C'est là. une doctrine capable de bouleverser tout le monde et de mettre l'univers en combustion, d'ablancourt, Lucien, dans leroux, Dict. comique. Il fait plus de bruit que quatre autres et met tout en combustion, la iskuy. xn. Jean Jacques, que vous avez si bien réfuté, met tout en combustion dans sa petite république, volt. Lett. de Bordes, 4 janv. 4765.

— HIST. xive s. À Hais [il] ne tvova riens fors que destruction Des gens murtris à glaive et grant combustion , Girarl de Boss. v. 4339. || xvie s. Les consulz, voyans le peuple mutiné accourir de toutes parts en la place, eurent peur que toute la ville n'en tumbast en combustion, amyot, Cor. 24. Il conseilla à Ciceron, lequel estoit desja poursuivy par Clodius, qu'il n'entrast point en combustion avec luy, id. C. d'Utiq. 46. 11 m'interrogua comme on traitoit les coups d'harquebuse et les combustions faites par la poudre à canon, paré, ix, 4e1' dise. Es combustions les doigts se joignent ensemble, id. xii, 6. Avoir mis toute la France en trouble et en combustion, condé , Mémoires, p. 658. Elles [les femmes] preuvent plus tost par là qu'elles ne les aiment que morts [leurs maris]; la vie est pleine de combustion; le trespas d'amour et de courtoisie, mont, m, 477. Si faut-il qu'ils [les habitants de Nismes] avisent qu'il y a des menées secrettes pour les disjoindre et mettre en combustion avec ceux do Montpellier, fboumenteau, Finances, m" liv. p. (72.

-— ÉTYM. Provenç. combustio; espagn. combustion ;

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ital. combustione ; du latin eombuslionem (voy. comburant ).

| COME (ko-m'), s. m. Synonyme de comité.

— ÊTYM. Voy. comité, dont come est une forme plus régulière.

f COMÉDIATECU (ko-mé-di-a-teur) , s. m. Celui qui est médiateur dans une affaire de concert avec une ou plusieurs personnes.

— ÊTYM. Co, et médiateur.

COMÉDIE (ko-mé-die), s. f. || 1° Pièce de théâtre qui est la représentation , en action , des caractères et des mœurs des hommes, et d'incidents ridicules, plaisants ou intéressants. Voici une comédie dont on a fait beaucoup de bruit, qui a été longtemps persécutée; et les gens qu'elle joue ont bien fait voir qu'ils étaient plus puissants en France que tous ceux que j'ai joués jusqu'ici, mol. Tari. Préf. .le dis que le grand art est de plaire et que, cette comédie ayant plu a ceu\ pour qui elle est faite, je trouve que c'est assez pour elle, et qu'elle doit peu se soucier du reste, •mol. Critique, 7. Moquohs-nous de cette chicane où ils veulent assujettir le goût du public, et ne consultons dans une comédie que l'effet qu'elle l'ait sur nous, id. ib. 7. Il est très-assuré, sire, qu'il ne faut plus que je songe à faire des comédies, si les tartuffes ont l'avantage, qu'ils prendront droit par là de me persécuter plus que jamais, et voudront trouver a redire aux choses les plus innocentes qui pourront sortir de ma plume, mol. Tort. 2e placet. [| Personnage de comédie, personnage qui n'a que l'apparence de l'autorité, du crédit. Je doutais qu'il pût être une âme assez hardie Pour ériger Carlos en roi de comédie, corn. D. San. iv, 2. || 2° Chez les Grecs, la comédie ancienne, celle où l'on mettait sur la scène les citoyens mêmes d'Athènes avec leurs noms; la comédie moyenne, celle où on les y mettait sans les nommer; la comédie nouvelle, celle où l'on ne mit plus que des personnages d'imagination. Des succès fortunés du spectacle tragique Dans Athènes naquit la comédie antique, boil. Art p. ni. Le théâtre perdit sou antique fureur; La comédie apprit à rire sans aigreur, id. ib. || Comédie latine, celle que les Romains imitèrent de la comédie grecque, et surtout de la comédie nouvelle. Ils distinguaient la comédie palliata, où les personnages étaient grecs, ou revêtus du pallium; la comédie togata, où ils étaient revêtus de la toge, c'est-à-dire romains ; la comédie prxtexlata, où les personnages étaient romains, mais des hautes familles; et la comédie tahernaria, où l'on faisait agir et parler les habitués des tavernes. || Comédie française, la comédie illustrée par Molière, Regnard et leurs successeurs, produit d'un art beaucoup plus développé. || Comédie historique, celle où un trait d'histoire, un événement historique est représenté. || Comédie héroïque, celle où les personnages appartiennent à un ordre supérieur , rois, princes, etc. Tel est le Don Sanche o"Aragon de Corneille. || Comédie pastorale, celle dont l'action se passe entre des bergers. || Comédie de ballet, comédie mêlée de ballets. || Comédie de genre, comédie comparée aux tableaux de genre et où l'on représente quelque scène d'intérieur. || Comédie féerie, celle où l'on fait intervenir des fées, des génies, des enchanteurs et autres personnages de ce genre, et qui permet, au moyen de machines, d'exécuter des changements à vue de décors ou de costumes. On l'appelait autrefois comédie à machines. H Comédie à couplets ou à ariettes, ou mêlée de couplets, c'est ce qu'on appelle plus souvent comédie-vaudeville, ou, par abréviation, vaudeville; c'est une comédie dans laquelle on intercale des couplets, uniquement à cause de l'agrément du chant. || Comédie italienne ; c'est au fond la même chose que nos anciennes soties : c'est la représentation d'une action qui se passe entre des personnages de convention qui représentent par une sorte d'assimilation comprise de tout le monde les membres de la société réelle. Ces personnages sont surtout le père Cassandre, vieux bourgeois ou maître de maison ridicule et trompé; Colombine ou Isatelle, sa fille; Arlequin, l'amoureux de Colombine; Paillasse, le valet fainéant et gourmand; Gilles, le leau Léandre, lo fat ou le petit-maître ridicule, etc. j| Comédie de caractère, celle qui a pour objet le développement d'un caractère. Comédie de mœurs, celle qui offre la peinture des mœurs. Comédie d'intrigue, celle qui, par la multiplicité des incidents, a pour but d'intéresser et d'amuser. Comédie anecdotique, celle dont le fond est une anecdote. Comédie êpisodique, plus souvent nommée comédie à tiroirs, selle dont les scènes ont peu de liaison entre elles. \\ Comédie larmoyante, celle où, pour intéresser le spectateur, on cherche les situations touchantes et

tristes, comme dans Mélahide de La Chaussée. La comédie larmoyante était fort estimée dans le siècle dernier. La comédie larmoyante qui, à la honte de la nation, a succédé au seul vrai genre comique, porté à sa perfection par l'inimitable Molière, volt. Lett. Somarokof, 2G février 1769. || La haute comédie, celle qui se propose particulièrement la peinture des mœurs et des caractères et qui n'emploie que des personnages de la meilleure compagnie, comme le Misanthrope. || Figurément. Ceci est de la haute comédie, se dit de quelque tromperie, de quelque dissimulation bien menée ou très-effrontée. || 3° Représentation d'une pièce. Il joue très-bien la comédie. Et j'ai maudit cent fois cette innocente envie, Qui m'a pris, à dîner, de voir la comédie, mol. Fâch. i, i. Ainsi, quand Richelieu revenait de Mahon, Partout sur son passage il eut la comédie, volt. Les trois manières. |j 4° Théâtre, lieu où jouent les comédiens. 11 est. allé à la comédie voir le Cinna de Corneille, le Tartuffe de Molière. La duchesse était à la comédie avec sa sœur, hamilt. Gramm. io. || Comédie-Française, le Théâtre-Français à Paris. Je ne connais pas Mlle Dubois; je ne savais pas même quelle sorte d'emploi elle avait à la Comédie, volt. Lett. Richelieu, to mars, 176 7. || Portier de comédie, s'est dit autrefois de celui qui se tenait à la porte du théâtre pour recevoir l'argent. || Fig. Celui qui n'ouvre pas la porte sans se faire payer. J'étais un franc portier de comédie, rac. Plaid, i, \. || 5° La troupe des comédiens d'un même théâtre. Toute la comédie parait dans la cérémonie du Malade imaginaire. || 6" L'art de composer des comédies. La comédie a été porlée par Molière à une 1rès-grande perfection. Que la comédie était, comme beaucoup d'autres choses, fort en décadence, volt. Lett. d'Argental, 4 janvier I7n7. Aussi, madame, n'ai-je rien dit qui aille à vous; et mes paroles, comme les satires de la comédie, demeurent dans la thèse générale, mol. Critique, 7. La tragédie, sans doute, est quelque chose de beau quand elle est bien touchée; mais la comédie a ses charmes, et je tiens que l'une n'est pas moins difficile que l'autre, id. ib. 7. Le devoir de la comédie étant de corriger les hommes en les divertissant, mol. Tart. i" placet au roi. Je ne puis pas nier qu'il n'y ait eu des Pères de l'Église qui ont condamné la comédie; mais on ne peut pas me nier aussi qu'il n'y en ait eu quelques-uns qui l'ont traitée un peu plus doucement, id. Tart. Préf. Si l'emploi de la comédie est de corriger les vices, je ne vois pas par quelle raison il y en aura de privilégiés, id. Tart. Préface. Il ne serait pas difficile de leur faire voir que la comédie, chez les anciens, a pris son origine de la religion et faisait partie de leurs mystères ; que les Espagnols nos voisins ne célèbrent guère de fête où la comédie ne soit mêlée; et que, même parmi nous, elle doit sa naissance aux soins d'une confrérie à qui appartient encore aujourd'hui l'hôtel de Bourgogne, in. ib. L'aimable comédie, avec lui [à la mort de Molière] terrassée, En vain d'un coup si rude espéra revenir, Et sur ses brodequins ne put plus se tenir, boil. Ëp. vu. || 7° Fait qui excite le rire. C'était une vraie comédie de voir la dispute de ces- deux hommes. || Donner la comédie, faire ou dire des choses qui sont comme une comédie pour ceux qui les voient ou les entendent. Je vous dirai tout franc que cette maladie. Partout où vous allez, donne la comédie, mol. Mis.i, i. Il disait au parterre : ris donc, parterre; ce fut une seconde comédie que le chagrin de notre ami, il la donna en galant homme â toute l'assemblée, mol. Critique, <•■ || Donner la comédie au public, tenir une conduite scandaleuse qui attire l'attention. || 8° Feinte. Se donner dans l'église la comédiedeson propre enterrement, volt. Mœurs, 126. Le cœur se donne la comédie en lui-même, boss. l'arole de Dieu, 3. Oh! que, pour la punir de cette comédie, Ne lui vois-je une vraie et longue maladie ! boil. Sat. x. || Jouer la comédie, affecter des sentiments qu'on n'a pas. Je ne crois point qu'ils puissent jouer longtemps la comédie, sév. 583. Cela nous fit voir qu'on joue longtemps la comédie, id. 149. || 9° La Divine-Comédie, titre du poème dans lequel Dante a décrit l'enfer, le purgatoire et le paradis. || Proverbes. C'est le secret de la comédie, c'est-à-dire cela est su de tout le monde, comme les secrets des personnes de la comédie qui sont sus du public. Cela [les réunions chez Monseigneur] ne dura pas longtemps sans devenir le secret de la comédie,

— iiist. xiv" s. Et ce peut assez apparoir par les comédies des anciens et par celles que l'en fait à présent, orksme, Eth. (39. || xvi" s. En ces comédies, il y a plusieurs paroles dites de luy, les unes à bon

escient, les autres en jeu et avec risée, amyot, Péricl. 13.

— ETYM. Provenç et espagn. comedia; ital. cmnmedia; du latin comeedia; de xou,<j>3ta, de -/.côuo; (voy. comique), ettpSrj, chant (voy. ode).

COMÉDIEN, IENNE (ko-mé-diin, diè-n') ,s. m. et f. || l°Celui, celle dont la profession est de jouer la comédie sur un théâtre. En misérable libraire de Paris a imprimé mes pièces de la façon détestable dont les comédiens les jouent, volt. Lett. d'Argental, t 9 déc. »7G5. Je conclus donc qu'il faut faire imprimer sa drogue; ensuite les comédiens donnent notre orviétan sur leur échafaud, s'ils le veulent, id. Lett. Chabanon, 22 déc. I7GG. C'est en quoi vous faites mieux voir que vous êtes une excellente comédienne, de bien représenter un personnage qui est si contraire à votre humeur, mol. Impromptu, i. J'avais songé une comédie où il y aurait eu un poète qui serait venu pour offrir une pièce à une troupe de comédiens nouvellement arrivés de campagne, id. ib. i. Si j'étais à la place de vous autres comédiens, j'aimerais mieux tirer la langue d'un pied de long que de représenter de pareilles sottises, regnard, Crii. du Lég. 2. || Les comédiens français, les comédiens du Théâtre-Français. || Les comédiens ordinaires de S. M., les comédiens du théâtre-Français. || Comédiens de campagne, ou ambulants, comédiens qui vont de ville en ville donner des représentations. || 2° Fig. Celui , celle qui feint des sentiments qu'il, qu'elle n'a pas. Quelque grand comédien qu'il fut [le duc de Gesvres], il ne put cacher sa rage, st-sim. 36, 156. Quand la meurtrière de Marie Stuart parlait de la crainte de Dieu, cette reine faisait la comédienne, volt. Mœurs, )7i. Avec son ton radouci, sa face minaudière, je le crois un grand comédien. lesage, Turcar. i, t. || 3° Adj. Feint, affecté. Il faut empêcher les enfants de contrefaire les gens ridicules; car ces manières moqueuses et comédiennes ont quelque chose de bas et de contraire aux sentiments honnêtes, fén. xvn, 18.

— ÊTYM. Comédie; espagn. comediante ; ital. commediante.

t COMÉDON (ko-mé-don), s. m. Terme de médecine. Nom de petits cylindres vermiformes qu'on fait sortir de la peau du nez, de celle des joues et du front, et qui proviennent des follicules [dieux.

— ÉTYM. Lat. comedo, mangeur, parce qu'on croyait qu'il y avait érosion.

f COME PRIMA (ko nié prima), COME SOPRA (ko-mé so-pra), loc. adr. Termes de musique. Comme ci-dessus; ce qui indique qu'on doit répéter un passage qu'on a déjà vu.

— ÊTYM. Ital. come, comme, et prima prei (voy. premier), sous-entendu volta, fois, ou come, comme, sopra, ci de-sus (voy. sur, prép.).

t COMESTIBILITÉ (ko-mè-sti-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui est comestible.

— ETYM. Comestible.

COMESTIBLE (ko-mè-sti-bl'), adj. ||l°Qu être mangé ; qui est bon à manger. Les champignons et les mousses, dont quelques espèces sont comestibles. bern. de st-p. llarm. i. Tub1. génér. Je rencontrais toujours quelque plante comestible qui avait survécu à la ruine des cultivateurs, id. Ch. Ind. || 2° S. m. Un bon comestible. Une boutique de comestibles.

— HiST.'xvr s. Comestible, nicot.

— ÉTYM. Espagn. comestible; ital. commestibile . du latin comestibilis , de cum, avec, et es, radical du verbe edere, esse, manger.

f COMÉTAIRE (ko-mé-tê-r'), adj. Qui a rapport aux comètes. Les hypothèses cométaires. Densité cométaire, densité des comètes. La matière amenée à l'état de densité cométaire. Quelques astronomes prétendent que les noyaux cométaires, ceux-là même qui. par la vivacité de leur lumière, ressemblent le plus aux planètes, jouissent d'une complète diaphanéité; que les comètes, en un mot, sont de simples amas de vapeurs, arago, Annuaire, 1832, des comètes, p. 220.

— ÉTYM. Comète.

COMÈTE (ko-mè-f). s. f. Terme d'astronomie. || 1° Astre qui porte une chevelure lumineuse, qui est constitué par une matière excessivement rare et qui décrit autour du soleil des orbes extrêmement allongés. Les comètes, que l'on a regardées pendant longtemps comme des météores, sont des astres semblables aux planètes : leurs mouvements, leurs retours sont réglés suivant les mêmes lois que les mouvements planétaires, lapl. Exp. n, 6. Le sentiment de ceux qui croient les comètes des corps éternels, aussi bien que les planètes, avait été attaqué par M. Montanari, sur ce fondement que cette dernière comète, qui avait disparu à la fin de

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févi ier 1681 , n'était point alors assez éloignée de la t i - pour disparaître par son éloignement seul et qu'il devait y avoir eu, par conséquent, quelque dissolution physique, konten. Guglielmini. Il conclut que les comètes sont des corps éternels et que retours peuvent être prédits, ce qui est aussi la pensée de M. Cassini, id. Bernoulli. Je suis trèspersuadé qu'aucune comète ne peut prendre aucune planète en flanc, volt. Lett. Dionis du Séjour, s jinv. i77.r>. Tout Paris, en dernier lieu, était en alarmes; il s'était persuadé qu'une comète viendrait dissoudre notre globe le 20 ou 21 de mai, volt. Lcll. Ilamillon, 17 juin 1773. Dès qu'une comète a été observée trois fois avec exactitude, on calcule êments paraboliques, et l'on s'empresse de rechercher si. dans le catalogue où de tout temps ces éléments sont inscrits et qui s'appelle le catalogue des comètes, il en est d'à peu près semblables à ceux qu'on vient de trouver, arago, Annuaire, 1832, des comètes, p. 172. |] Vin de la comète, vin recueilli dans l'année I8ii, célèbre par l'apparition d'une très-belle comète, par la chaleur de l'été et de l'automne , et par l'excellence de ses vins. Il 2° Terme d'artifice. Fusée à queue lumineuse. i| 3" Sorte de ruban étroit qui a beaucoup d'apprêt. Il 4°Termede blason. Étoile à huit rayons, qu'on peint avec une queue flamboyante. || 5° Jeu de cartes qui se joue avec deux jeux de cartes, dont on ôte les as; l'un des deux jeux est de couleur noire, l'autre de couleur rouge; il y avait une des cartes sur laquelle était représentée la figure d'une comète ; ou bien on faisait servir de comète le neuf de carreau dans le jeu noir, et le neuf de trèfle dans le jeu rouge. Il est vrai qu'elle a fait plus de progrès dans la comète et le trictrac que dans l'orthographe, et qu'elle met la comète pour neuf plus aisément qu'elle n'écrit une lettre, volt. Lttt.d'Argental,23}&nv. < 763.

— REM. Comète fut d'abord du féminin; auxvrs. on fit ce mot du masculin pour se conformer à l'étymologie; plus tard on hésitait entre l'ancien genre et le nouveau : Ces affreux comètes, Merc. de Fr. oct. 177'J, p. ;'3 ; aujourd'hui comète est du féminin.

— HIST. xiii" s. Mes les comètes plus n'aguetent [Regardent], Ne plus espressement ne gietent Lor influances ne lor rois [rayons] Ne sor rois que sor povres hommes, la Rose, 18745. Les comètes fontil [les cieux] paroir, Qui ne sunt pas es ciex posées, Ains sont parmi l'air embrasées, Et poi durent, puis que sont faites, ib. 18738. || xive s. Aussi fu l'estoile cornée [comata, a chevelure]', En semblance de feu couée, Qui de feu et d'occision Faisoit pronostication, machailt, p. os. || xvic s. Etlànotoieut les comètes, si aulcuns estoyent, rab. Garg. 1, 23.

— ÉTYM. Provenç. espagn. et ital. cometa; du latin cometa, de ko^-cti;, de v.ô^, chevelure : astre chevelu.

fCOMfiTÉ, ÊE (ko-mé-té, tée),adj*. Terme de blason. Se dit de pièces qui ont des rayons ondoyants et mouvants du chef; au lieu que les rayons flamboyants sont mouvants de la pointe de l'écu.

— ÊTYM. Comète.

f COMÉTOGKAPHE (ko-mé-to-gra-P), s. m. Celui qui étudie les comètes, qui traite des comètes.

f COMÉTOGRAPHIE (ko-mé-to-gra-fie) ou COMÉ- TOLOGIE (ko-mé-to-lo-jie), s. f. Terme d'astronomie. Histoire des comètes.

— ÊTYM. Comète, et ypâçeiv, décrire, ou Xôyoî, traité.

COMICES (ko-mi-s'), s. m. plur. Terme d'antiquité. Nom que les Romains donnaient à leurs assemblées pour l'élection des magistrats, et pour d'autres affaires publiques. Et quel est aujourd'hui l'ordre de vos comices? volt. Calil. îv, 2. Demain au point du jour j'assemble les comices, m. j. ckën. Gracqucs, 1, 2. || De nosjours, nom que l'on adonné aux assemblées primaires appelées à voter sur des plébiscites. || Comice agricole, société libre formée par des cultivateurs, des éleveurs, etc. à l'effet de discuter en commun les meilleurs procédés en agriculture, et de perfectionner la culture des terres et l'élève des bestiaux par des encouragements divers. Ce nom a été donné, par assimilation avec les comices romains, à ces réunions agricoles, vers la fin du siècle dernier, peu avant la Révolution (1788).

— HIST. xiv's. Quant aucun lieu estoit dédié aux choses publiques, comme estoit le cirque, le comice, berciieure, f ° i , verso. Sachez que le lieu où l'eleccion des nouveaux magistraz et officiers se fesoit chascun an estoit apellé comice au singulier, et le fait et Testât des dites eleccions esloit apellé les comices au plurier, id. ib.

— ÉTYM. Le latin comitium , de cum . avec , et ne , aller (voy. j'irai).

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f COMIFÈRE (ko-mi-fè-r').«(/j. Terme didactique. Qui porte une chevelure.

— ÉTYM. Lat. coma, chevelure (voy. comète), et ferre, porter.

COMINGE (ko-min-j'),s. f. Sorte de grosse bombe. Vieux.

— Etym. Le comte de Cominges, aide de camp de Louis XIV au siège de Mons, à la taille duquel le roi avait comparé ces bombes en badinant.

COMIQUE (ko-mi-k') , adj. || 1° Qui appartient à la comédie. Le genre, le style comique. Troupe comique. Poète, pièce comique. Il n'avait point de répugnance à suivre l'avis que lui donnait le père de sa femme, sachant mieux qu'elle que la vie comique n'est pas si heureuse qu'elle le parait, scarr. Rom. com. il, ch. 3. Théodote, avec un habit austère, a un visage comique et d'un homme qui entre sur la scène, la bruy. v.ui. || Avoir le masque comique, avoir, en parlant d'un acteur, un visage habile à exprimer toutes les nuances d'un rôle plaisant, y 2° Par extension, plaisant, qui fait rire. Propos, aventure comique. J'aime mieux Arioste et ses fables comiques, boil. Art poét. ni. 11 est comique que le bien d'un Parisien soit en Souabe; mais la chose est ainsi, volt. Lett. Florian, H avril 1767. Oh! tu prends au tragique Un débat qui pour moi ne sera que comique, gresset, Méchant, n, t.||3°S. m. Le comique, le genre comique, la comédie. Comique de situation, de caractère, larmoyant. Que la nature donc soit votre étude unique, Auteurs qui prétendez aux honneurs du comique, boil. Art p. ni. Le comique, ennemi des soupirs et des pleurs, m. ib. Le paysan ou l'ivrogne fournit quelques scènes à un farceur; il n'entre qu'à peine dans le vrai comique; comment pourrait-il faire le fonds ou l'action principale d'une comédie? la bruy. i. || Le haut comique, la comédie de caractère ou de mœurs, quand les personnages sont de bonne compagnie dans leurs actions et leurs paroles. 11 y a deux acteurs excellents, mais rien pour le tragique ni pour le haut comique, volt. Lett. d'Argental, lOsept. 1766. Il Le bas comique, les pièces qui se rapprochent de la farce par les actions, les idées, les plaisanteries. Il Avoir du comique dans la figure, dans l'esprit, avoir une figure qui fait rire, un esprit qui plaisante. Il Par extension, ce qu'il y a de comique. Le comique de l'affaire, c'est que.... || 4° Auteur comique. Molière est notre premier comique. Quel homme on aurait pu faire de ces deux comiques [Térence et Molière] ! la bruy. i. || Le comédien chargé de représenter les personnages comiques. La troupe a un très-bon comique. Jouer les comiques, tenir l'emploi de comique. || Fig. C'est le comique de la troupe, se dit d'une personne qui, dans une société, amuse d'ordinaire les autres par ses plaisanteries ou ses bouffonneries. Il Aujourd'hui chanteur comique et quelquefois comique tout court, chanteur de salon qui chante des chansonnettes, des romances bouffonnes.

— HIST. xvie s. Dit l'ancien comique grec...

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