‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 39 sur 462 · XIV, II · texte numérisé non relu

XIV, II

• ÊTYM Iboutir.

AB OVO a W vi i, loc. adv. Dès le commencement. Prendre un récit ab ovo. ,

— ÊTYM. Mots latins : Ab, dès, et ovo, œuf (voy.

1 œuf.

m:"'. VNT ANTE a-bo ian ou aboi-ian, iante', adj , l- Qui aboie Meute nte. N 2" Fig. Comme l'oi eau du ch 1 qui

ur ouffre

1 hute du Rhin. \\ 31 Fig 1 lui 1 ette abbaye eau .1 tant outn de la voir donne:

ainsi, se m:i «ut à 1 lien I er ce que c'était que cet 0, 234.

ABOYÉ, 11 1 bo ié, iée, ou ab ée; la pro-

noncial part passif. || l°Un sanglier aboyé

2' 1 ■ 1 ;i di l teur aboyé de tous 1 e prince de 1 onti faisait un triste et humi ianl personna ;e accueilli de 1 ■ 1 onne, : us, st-sim. is, 07. |j 3" Recherché ar- Vprè) une si nombreuse promotion^ ngti a p un ré fimenl vac int, 1 1 desofficiers, si [mon, 1 02, 80.

VBOYER t-bo 1 1 I ' ; la prononciation

ni quand un e muet suit : il aboie: il faut un y el un i pour l'impar-

fait, nous aboyions, m. us aboyiez, et le présent du

subjonctif, qui , que ■ ; aboj iez. La

te immune au commenced 1 xvii' siècle. Ma rortune.... Qui n'abaye et ' - l'or du Pi s, a. m. Ou toutes ces grandeurs après qui l'on abaye, id. fb. xvi). l 1 . re. Se dit du cri du chien el de linéiques autres animaux du même genre; le renard par exemple. Le chien al 1 e chien du garde aboie au v. -

leur, après le voleur, contre le voleur. Quoi' nus chiens même aboient après moi. Quand avons-nous d aboyer au larron? rac. Plaid, ni, 3. Tu 1 aton, comme un chien qui aboie contre tous les .. t. xix, p. 285. Quoique toujours, sous son empire, L'usurpateur nous ait chassés, Nous avons ai mot dire, Aboyer tous les plus pressés, bé- . Requête. \\ 2° Fig. Crier contre quelqu'un, ■■i . fairedes réclamations. Nous avons de tous côtés des gens qui aboienl après nous, mol. Scap. 1, 7. Lorsque |e vois ce moderne Sisyphe Nous aboyer, je trouve qu'il fait bien, 1. b. roi ss. liv. i,ép. ix. Jean- .... En nouveau Diogène aboie à nos beautés, Ép. xciv. Il se mit à aboyer contre Brancas sur le |an t me r. m. || 3°Aboyer après, poursuivre ardemment. Aboyer après une place. Cet ambi-

après les grandeurs. || 4° V. a. Les chiens

renard. La pluparl «les chiens se contentent de l'aboyer [le hérisson] et ne se soucient p^s de le saisir, buff. Hérisson. Aboyer quelqu'un, invectiver contre lui. Aboyer une place, la poursuivre avec passion. Dans cette phrase de Diderot : Moi je netue pas un chien qui m'aboie, Essaisur Cl. , aboyer peut être transitif directou indirect: il aboie moi ou il aboie àmoi. || 5° S'aboyer, v.réfl. Si vousvoyez deux chiens qui s'aboient... la biiuy. i 2. C'est ou aboyer soi ou aboyer à soi. \\ 6° Proverbes. Tous les chiens qui aboient ne mordent pas, c'est-à-dire tous les gens qui menacent ne sont pas à craindre. || Aboyer à la lune, crierinutilement. || Jamaisbon chien n'aboie à faux, un homme sage ne se fâche pas sans raison. — SYN. aboyer, japper. Le premier se dit du cri des gros chiens, le second de celui des petits. Cependant on dit souvent d'un petit chien, il aboie, et d'un gros, il jappe. C'est qu'alors celui-là est en colère , et que celui-ci n'est animé contre aucun objet.

— HIST. xne s. Comment, Sire, je suis vils corne chiens à ceus de Juda, corne cil ki est chef des fols ki abaient vers David, 7?oj's, <29. || xnrs. Asi grand chose, com à l'empire de Constantinople, poés [.Vous pouvez] croire que moût i en avoit aboans et envians, villeh. i 09. Par foi , tant en a chien qui nage ; Quand est arrivés, il aboie, la Rose, i&toi. |J xive s. Comme les chiens, quand il oent [entendent] heurter, il abaient tantost sans atendreque il aient conoissance se celui qui heurte estami ounon,ORESME, Eth. 205. Désormais travailler [il] n'ose, Abayer ne mot sonner; On lui doitbien pardonner; Un vieillartpeut peu de chose, en. d'orléans, Rondeau. Qui ne peut mordre, si abaye, villon, Baill. et Mal. Aussi l'a»

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\ « it qui plaidye Les causes, raisons et moyens, m qu'il ait la main garnye | Sera pour les deux ■ o, Simple et ruséi . Je te prj , sans plus m'abayer, Que tu penses de me payer. Patelin. || xvr s. Ces compagnies ne le firent qu'abaier entre Lo.nguive1 et le faubourg, à l'entrée du quel Mortemar chargea et le mesla, d'aub. Hisl. il, 12s. Le chien veut mal à celui à qui il abbaye, amyot, Cimon, 33. Il lui fut advis qu'une h ce a ~p renient eoiir roucée abbayoit contre lui . et que parmi son abboi elle iettoit une parole humaine, id. ib. Nous nous courrouceons contre les chiens qui nous abayënt et contre les asnes qui nous regibbent, m.Comm. refr. la col. 30. Il délibéra de contenter un jeune homme pauvre, son fidèle ami, aboyant après les richesses, mont. H.3I7. En certain abbayer du chien le cheval cognoist qu'il y a de la cholere, id. ii,<58. Ce semeità abbayer contre lui tant qu'il put, m. 11, 192, Les autres, en abbayant leur parchemin jour et nuit, et barbotant leur bréviaire, vendent leurs coquilles au peuple, calv. Inst. 708.

— ÉTYM. Berry, aboyer; de ad, à, etbaubari, aboyer; grec paûÇsiv ; allem. bellen. Le simple baier était aussi usité dans l'ancien français. Parce que li quien s'engressent [s'irritent] de baier, beau-

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