OPTER
COORDINATION (ko-or-di-na-sion) , s. f. Action
COP
de coordonner; état des choses coordonnées. Ils ont beau couvrir leur galimatias de coordination, j, j. rouss. Ém. iv.
— HIST. xive s. Les Pitagoriciens furent disciples et ensuivans la dottrine du philosophe appelle Pitagore qui mettoit deux coordinacions de choses [pair et impair], oresme, Eth. 46. Il mettoient une ordre de bien ou coordinacion , id. ib. vi (n).
— ÉTYM. Coordonner.
f COORDONNABLE (ko-or-do-na-bl'), adj. Qui peut être coordonné.
f COORDONNANT, ANTE (ko-or-do-nan, nan-t'), adj. Qui coordonne. Conjonction coordonnante. Voy.
COPULATIF.
f COORDONNATEUR, TRICE (ko-or-do-na-teur, tri-s'), adj. Qui coordonne. Un esprit coordonnateur.
COORDONNÉ, ÉE (ko-or-do-né , née) , part, passé. Les solennités du christianisme sont coordonnées d'une manière admirable aux scènes de la nature, chateaub. Génie, iv, I, 7. || Terme de grammaire. Propositions coordonnées, propositions qui se correspondent. || S. f. plur. Terme de géométrie. Les coordonnées, système de lignes droites ou courbes, qui servent à déterminer un point soit sur une surface, soit dans l'espace. On dit, dans le même sens, plans coordonnés, quand ce sont des plans qui servent à cet usage. || Terme de cosmographie. On donne le nom de coordonnées aux ascensions droites et aux déclinaisons, ainsi qu'aux longitudes et aux latitudes. || Termede minéralogie. Cristal coordonné, cristal dans lequel des facettes qui résultent de différentes lois ont entre elles une corrélation, telle que les arêtes qui les séparent sont parallèles.
COORDONNER (ko-or-do-né), v. a. || iu Disposer selon certains rapports. Je conjure nos évèques et uns «iirés de réfléchir à la nécessité que leur caractère leur impose, de coordonner l'Église à la constitution et d'aider la patrie, encore chancelante sur ses nouvelles bases, à s'étayer de la force de la religion, mirabeau, Collection, t. iv, p. 35 1. 1| 2° Se coordonner, v. réfl. Être coordonné. Ces matières se coordonnent bien.
— ÉTYM. Co, com, avec, et ordonner.
COPAHIER (ko-pa-ié), s. m. Voy. copayer.
f COPAHINE (ko-pa-i-n'), s. f. ferme de chimie. Principe extrait du copahtt.
COPAHU (ko-pa-u), s. m. Sorte d'oléo-résine ou térébenthine, dite souvent baume de copahu, employée dans les affections des organes urinaires.
— ÊTYM. Nom brésilien.
COPAÏER (ko-pa-ié), s. m. Voy. copayer.
f COPAIN (ko-pin), s. m. Terme de collège. Camarade copartageant. Tu seras mon copain, je partagerai avec toi.
— ÉTYM. Voy. compain.
COPAL (ko-pal) , s. m. ou COPALE (ko-pa-f), s. f. Résine qu'on tire par incision de divers arbres des tropiques. || Copal dur, lésine qui provient non du Mexique, mais de Madagascar. || Fausse gomme copale, celle qui est envoyée de l'Amérique septentrionale (États-Unis et Mexique), et qui provient du sumac ailé (rhus copallinum, L.). || Copaie fossile ou résine dehighate, substance résineuse jaune ou brune, qui provient des argiles bleues près de Londres.
— ÉTYM. Copal est le nom mexicain des résines brûlées dans les temples, qui a été donné par Monaredes à la résine courbaril.
f COPALCHI (ko-pal-chi) , s. m. Terme de pharmacie. Écorce fébrifuge qu'on croit fournie par un faux kina.
f COPALINE (ko-pa-li-n'), s. f. Terme de chimie. Principe immédiat de la résine copaie. || Terme de pharmacie. Synonyme de baume copalme. Voy. co-
PALMË.
f COPALME {ko-pal-m'), s. m. Baume copalme, ou copaline, ou ambre liquide, matière liquide tirée par incision du liquidambar stgracijhta, L.
\ COPANG (ko-pangh'), s. m. Monnaie d'or du Japon, valant, le vieux 52 fr. , le nouveau 30 fr.
j COPARTAGE (ko-par-ta-j') , s. m. Terme didactique. Partage fait entre plusieurs personnes.
— ÉTYM. Voy. copartageant.
COPARTAGEANT, ANTE (ko-par-ta-jan, jan-t'),
adj. Terme de droit. Qui entre en partage de quelque chose avec d'autres. || Substantivement. Un copartageant.
— REM. La Fontaine a écrit compartageant : 11 s'en alla chez son compartageant, Papef.
— ÉTYM. Com, et partager.
f COPARTAGER (ko-par-ta-jé. Le g prend un e devant a et o : je copartageais) , v. a. Partager avec. Copartager un bien, un héritage.
COPAYER (ko-pa-ié), s. m. Terme de botanique.
COP
Nom de genre de l'arbre qui fournit le copahu (copaifera officinalis, L.). Les copayers croissent au Brésil, à Cayenne et dans la Colombie.
— ÊTYM. Copahu.
COPEAU (ko-pô) , s. m. || 1° Morceau, éclat enlevé d'une pièce de bois par un instrument tranchant. [Elle] touche le poli des planches, ramasse des copeaux parterre, j. j. rouss. Ém. v. La vieille femme jeta dans le l'eu quelques copeaux , chateaub. Natch. n, 226. Il Vin de copeau, vin nouveau dans lequel on fait tremper des copeaux pour Péclaircir. || 2° Terme de fabricant de peignes. Copeau de bois, morceau de bois débité à la scie pour faire un peigne. || 3° Déchet des pierres dont on tire les ardoises.
— REM. On a continué dans le xvir siècle à dire coupeau comme dans le xvie siècle : Ce maître-faiseur de coupeaux En tranche bientôt les poteaux Tout ainsi qu'il eût fait des raves, scarr. Virg. trav. n.
— HIST. xnr s. Et les coypiaulx et les chappuis Prendras en gré que j'en chappuis; Car ce te plaist qu'on en puet faire, J. de meung, Tr. 16)8. || xive s. Le supliant prist une atele ou coipel à terre et le jeta vers sa femme, du cange, astula.
| xvi° s. Va chez un menuisier, et tu trouveras que, quand il rabote quelque table, il se fait des escoupeaux longs et terves comme papier, palissy, 28. Ce vin ainsi préparé est appelle vin de coipeau, aiant prins son nom des coipeaux de fousteau dont il est composé, o. de serres, 224. Tel disoit estreSocrate, parce que, le voyant au dehors et l'estimant par l'extérieure apparence, n'en eussiez donné un coupeau d'oignon, rabel. Prol. duv livre.
— ÉTYM. Norm. coipeau; picard, copieux; Berry, coupeau, coupiau ; génev. coupeau; bas-lat. coipellus et coispellus. La dérivation paraît bien être de couper; pourtant il est singulier qu'on ne le trouve jamais écrit coipeau, et que la voyelle soit coi plus souvent que cou; cela donne de la consistance au soupçon de Diez qui se demande si on ne pourrait y voir un dérivé de cuspis, pointe ; le fait est que l'ancien français avait coispel&u sens de pointe, d'épine; qu'on trouve coispellus au sens de copeau; et que dès lors on peut supposer une assimilation entre couper et cuspis.
COPECK (ko-pèk), s. m. Voy. kopeck.
COPERMUTANT (ko-pèr-mu-tan) , s. m. Chacun de ceux qui, permutent ou qui font un échange. I| Terme de matière bénéficiale. Celui qui permute un bénéfice avec un autre.
f COPERMUTAT10N (ko-pèr-mu-ta-sion), s. f. Action de copermuter.
f COPERMUTER (ko-pèr-mu-té) , v. a. Dans le langage ecclésiastique, échanger un bénéfice contre un autre.
— ÉTYM. Co, com, et permuter.
f COPERNIC (ko-pèr-nik), s. m. Nom d'une des taches de la lune.
— ÉTYM. Nom du célèbre astronome qui a le premier établi le véritable système du monde solaire.
f COPERNICIEN, 1ENNE (ko-pèr-ni-siin, siè-n'), adj. Qui a rapport au système de Copernic; qui en est partisan. || Substantivement. Les coperniciens. J'aime ces gens-là d'avoir pourvu à leur sûreté et fait de bons fondements [en faisant porter la terre par des éléphants] ; au lieu que nous autres coperniciens nous sommes assez inconsidérés pour vouloir bien nager à l'aventure dans la matière céleste, fonten. Mondes, i"soir.
— ÉTYM. Copernic.
t COPHOSE (ko-fô-z'), s. f. Terme de médecine. Surdité complète.
— ÉTYM. Kw^toTi;, surdité.
COPHTE (ko-ft'), s. m. Voy. copte.
COPIE (ko-pie), s. f. || i" Ecrit faitd'après un autre. Donner, prendre, garder copie d'une pièce. Us en tirèrent plusieurs copies, hamilt. Gramm. 4 4. J'en ai envoyé la copie à ma tante, sêv. 95. Quand vous en aurez tiré copie, boss. Lett. quiet. 3)6. La bulle dont vous m'avez envoyé copie, id. Lett. 29. Le cardinal du Perron, qui n'épargnait ni peine, ni soin, ni dépense pour ses livres, les faisait toujours imprimer deux fois : la première, pour en distribuer seulement quelques copies à des amis particuliers, sur lesquelles ils pussent faire leurs observations.... pellisson, Hist. de l'Acad. 1. 1, p. 27, dans pougens. Ce roman [Télémaque], que Fénelon avait uniquement destiné pour le duc de Bourgogne, son élève, vtt le jour par L'infidélité d'un domestique qui en avait [iris une copie , d'aleme. Eloges, Fénelon. || Copie figurée, copie entièrement conforme à l'original, non-seulement pour la substance et teneur de l'acte, mais encore pour la disposition des mots, des lignes, des pages, des signatures. || Terme
COP
de procédure. Copie de pièces , copie signifiée en tète d'un exploit ou d'un acte d'avoué à avoué. || 2° Par extension, reproduction d'un ouvrage d'art. Une copie de la Vénus de Médicis. Il a permis qu'on prit des copies de son portrait, sEv. 3i3. || Fig. Portrait. Si la copie vous plaît, que sera-ce de l'original? [Un MoreJ semble la copie D'un Ésope d'Ethiopie, laf. Pet. chien. Le vrai dormir ne fut fait que pour eux; Nous n'en avons ici que la copie, id. Papef. De peur qu'en un moment l'amour ne s'estropie À voir l'original si loin de sa copie, corn. Suite du Ment. ii, t. || Simple imitation. Cet édifice, ce poëme n'est qu'une copie de tel autre. Huet a prétendu que Bacchus est une copie de Moïse et de Josué, volt. Minus. Bacch. Voltaire avance que nous avons la plus méchante copie de toutes les traditions sur l'origine du monde, chateaub. Génie, i . ni, 1.113° Personne qui reproduit ou imite les manières d'une autre. Ce jeune homme est en tout la copie de son père. Voulant se redresser, soi-même on s'estropie, Et d'un original on fait une copie, boil. hpît. ix. [Richelieu] J'étais trop jaloux de la bonne gloire, pour vouloir être la copie d'un autre, fén. xix, 408. || Familièrement. Un original sans copie, un homme singulier dont on ne trouverait pas le pareil. || C'est une mauvaise copie d'un fort bon original, se dit d'un homme qui, essayant d'imiter quelqu'un qui excelle, en reste fort loin. ||4°Terme d'imprimerie. Texte manuscrit sur lequel travaillent les compositeurs. Avoir de la copie. || 5° Au collège, devoir que l'écolier remet au professeur, et qui, en général, est la transcription au net d'une première élaboration. Faire un devoir sur cahier et sur copie. Corriger les copies.
— hist. xiu' s. Car cil de Mede et cil de Perse Qui des elephans ont copie [abondance], du cange, copia. || xive s. J'en veuil aussi bien avoir copie [jouissance], comme tu l'as, id. ib. Quant vous ares vostre livre, si le gardés chieremeiit; car je n'en ai mile copie, et je seroie courreciés, s'il estoit perdus, machault, p. 14 0. Deux dames firent ung argument de ceste matière [débat entre fauconnerie et vénerie] et le firent mettre en rimes; duquel argument j'ay sur moi la coppie, Modas, f" ciif verso. || xve s. Le mareschal qui par ses amis entendit cette nouvelle, lesquels luy avoient envoyé la coppie des lettres, en. fui. tant fasché que plus ne se peut, Bonciq. part, n, ch. 30. Do ces paroles et de cet hommage furent escrites et lues lettres et scellées, dont chacune des parties eut les copies, froiss. i, i, 152. ||xvie s. De quel pays vous vient cette corne d'abundance, et copie [abondance] de tant de biens et frians morceaulx ? iiab. Pant. v, 6. 11 fault nécessairement que ces deux langues soient entendues de celuy qui veult acquérir ceste copie et richesse d'invention, du bell. i, 8, recto. La sententieuse briefvelé de l'un, et la divine copie [abondance] de l'autre [Platon], in. i, te, recto. Voici qu'ilyavoit une vieille accroupie au coin d'une muraille, qui vint lui donner sa copie [imitation moqueuse], en lui disant en son vieillois.... desper. Contes, xxvm.
— ÉTYM. Saintohge, coupie ; provenç. copia, du latin copia, abondance, permission, d'où le sens restreint de permission de reproduire, de copie; contracté de cum, et ops, richesse (voy. opulent).
COPIÉ, ÉE (ko-pi-é, ée), part, passe. Une pièce copiée avec beaucoup de soin. Les manuscrits copiés par les moines. || Se dit aussi en parlant des manières. La cour copiée par la ville.
COPIER (ko-pi-é), je copiais, nous copiions; que je copie, que nous copiions, v. a. \\ 1° Faire une copie. Copier fidèlement un texte. Je ne fais que copier leurs paroles, pasc. Prov. 7. On peut juger des efforts qu'il [Démosthène] fit pour se perfectionner en tout genre par la peine qu'il prit de copier de sa propre main jusqu'à huit fois l'histoire de Thucydide pour se rendre plus familier le style de ce grand homme, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. v, p. 536, dans pougens. Je vous ai dit que je L'avais tiouvé copiant de la musique à dix sous la page, J. J. muss. Dialogue, n. || 2" Par extension, reproduire une œuvre d'art. Copier un tableau, une statue. Vous copiez un vase étrusque, et vous lui donnez l'élégrecque; ce n'est point là ce qu'on vous demande et ce qu'on attend de vous, marmont. Élira, de tin. Œuvres, t. x. p. 267, dans pougens. Dans l'asile honteux des amours mercenaires II cherche une Vénus qu'il copie au hasard, L'opprobre de son sexe et la honte de l'art, delille, Imagin. v. || 3° Copii c un auteur, un artiste, imiter son style, sa manière. Comme les vices des Grecs avaient passé chez les Romains, Térence, pour les imiter, ne lit que copier Ménandre, marmont. Élér.i. de iitt. t. V.".
COP
p. i 56 , dans pougens. || On dit qu'un écrivain, qu'un artiste copie la nature, quand ses productions ont un cachet de naturel et de vérité. || Absolument. Oui, c'est être inventeur que si bien copier, la motte, Fables, i, 2. || 4° Imiter les manières d'une autre personne. Il n'est rien tel que les jésuites; j'ai bien vu des jacobins, des docteurs.... mais une pareille visite manquait à mon instruction; les autres ne font que les copier, pasc. Prov. 4. C'était l'original que toutes les femmes copiaient pour le goût des habits et l'air de la coiffure, iiamilt. Gramm. 7. Il imite M. d'Agen sans le copier, sév. 34. On croit, en copiant leurs mœurs [des grands] , entrer en part de leur grandeur, mass. Panég. saint Louis. La ville croirait dégénérer en ne copiant pas les mœurs de la cour, id. Pet. car. Exemp. [| Au collège, copier, c'est, au lieu de faire son devoir, copier celui d'un camarade. C'est un paresseux, il copie tous ses devoirs. Comme il avait copié, il fut mis hors de composition. || 5° Contrefaire. Il n'est pas bien de copier les gens. || 6° Se copier, r. réfl. S'imiter soi-même, c'est-à-dire en parlant d'un écrivain ou d'un artiste, produire des œuvres qui ont entre elles beaucoup de ressemblance. Cet artiste n'a point d'invention, il se copie sans cesse. || Se copier, s'imiter les uns les autres. Ces jeunes gens ne font que se copier.
— hist. xvic s. Une fuis un grand seigneur entreprint d'y passer sans estre copié [contrefait par moquerie], desper. Contes, xxvm. Il copia diligemment la poésie d'Homère, et l'assembla en un corps pour la porter en la Grèce, amyot, Lyc. 5.
— ÉTYM. Copie.
f COPIEUR (ko-pi-eur), s. m. Celui qui se plaît à contrefaire les gens par moquerie. || Très-peu usité.
— hist. xvr s. Les copieux de la Flèche qu'on dit avoir esté si grands gaudisseurs que jamais hemme n'y passoit qu'il n'eust son lardon.... desper. Contes, xxvm. Il disoit cela de telle grâce qu'il provoquoit un chascun de la compagnie à rire, tant il estoit copieux en dits et fa'ts, id. ib. ci.
— ÉTYM. Copier
COPIEUSEMENT (ko-pi-eû-ze-man), adv. D'une manière copieuse. Boire copieusement. Il a copieusement mangé.
— HIST. xvie s. Toutes sciences se peuvent fidèlement et copieusement traitter en icelle [langue française], du bell. i, 7, recto. L'office de l'orateur est de chacune chose proposée élégamment et copieusement parler, id. i, 8, recto. Diversement traicter les matières est aussi bien les traicter conformément [d'une seule teneur], et mieux , à sçavoir plus copieusement et utilement, mont, ii, 240.
— ÉTYM. Copieuse, et le suffixe ment; provenç. copiozament.
COPIEUX, EUSE (ko-pi-eù, eû-z'), adj. || 1° Abondant. Faire un copieux repas. Les selles furent copieuses. Lorsqu'on fut au fruit, nous leur apportâmesune copieuse quantité de bouteilles des meilleurs mus d'Espagne, le sage, G il Blas, in, 4. [| 2" Abondant, en parlant d'un auteur, d'un style. C'est le défaut qu'on reproche au grand Amyot, d'être trop copieux en synonymes; mais nous devons à ce défaut l'abondance de tant de beaux mots et de belles phrases, qui sont les richesses de notre langue, vaugel as, Rem. t. n, p. 9 H, dans pougens."
— HIST. xvie s. Aussi est-ce le plus utile de bien imiter, mesmes à ceux dont la langue n'est encor bien copieuse et riche, du bell. i, to, verso. Il est ainsi abondant et copieux en raisons, et ne trouve jamais fin de son sçavoir, ny de ses discours, Sat. Mén. p. 237.
— ETYM. Provenç. copias; du latin copiosus ; de copia, abondance (voy. copie). On trouve dans les xvie et xve siècles copieux pour railleur, moqueur; mais ce n'est pas le même mot ; copieux en ce sens vient de copier, celui qui copie, qui contrefait.
COPISTE (ko-pi-sf), s. m. \\ 1° Celui qui copie. Un bon copiste. Et le copiste [de musique] Jean-Jacques, prenant dix sous par page de son travail pour s'aider à vivre, est un Juif que son avidité fait universellement mépriser, j. j. rolss. Dial. || Ceux qui écrivaient les livres dans l'antiquité et au moyen âge. || 2" En parlant des littérateurs et des artistes, celui qui imite, qui n'a point d'originalité. Ce n'est qu'un copiste. Nous ne sommes déjà que les traducteurs de leurs romans [des Anglais] ; n'avons-nous pas assez baissé pavillon devant l'Angleterre? C'est peu d'être vaincus, faut il être copistes? volt. Lett. Mme d'Argental. 18 oct. 1760. Les élèves de Raphaël et des Caraches n'en ont pas été les copistes; mais, dans leurs tableaux, on reconnaît le génie de leur école, la touche, le dessin, la couleur de leur maître, la
COP
manière de composer, marmont. Elém. Iitt. Œuvres, t. vin, p. 190, dans pougens. || Par extension, celui qui imite une autre personne. L'assemblée des animaux se moqua de ces deux mauvais copistes [le singe et le perroquet] de l'homme, fén. xix, 75. Il a, dit-on, choisi Cléon pour son modèle; Il est son complaisant, son copiste fidèle, gresset, Méchant, i, I . || 3° Titre que prenaient les chanceliers des abbayes.
— ÉTYM. Copier.
| COPPA ou KOPPA (ko-ppa), s. m. Nom d'une ancienne lettre grecque qui était tombée en désuétude chez les Grecs; elle n'était restée parmi eux que comme signe numérique de 90 et comme une marque' que l'on mettait aux chevaux. Elle répond au </ de l'alphabet latin.
f COPRE (ko-pr), s. m. Nom de l'amande de coco, prête à être mise dans le moulin pour l'extraction de l'huile.
f COPRENEUR (ko-pre-neur), s. m. Terme de jurisprudence. Celui qui prend, conjointement avec un autre, un objet à loyer ou à ferme.
— étym. Co, pour corn, et preneur.
fCOPRIDE (ko-pri-d'), adj. Terme d'entomologie.
Qui se nourrit de fiente.
— ÉTYM. Kà-Kooz, fiente.
| COPROCRITIQUE (ko-pro-kri-ti-k') , adj. Terme de médecine. Synonyme inusité de eccoprotique.
— ÉTYM. Kdttpo;, excrément, et xptveiv, faire sortir.
f COPROÉMÈSE (ko-pro-é-mè-z'), s. f. Terme de médecine. Vomissement de matières stercorales, par exemple en cas de hernie étranglée.
— étym. KÔT^poi;, excrément, etèp.eïv, vomir.
f COPROLITHE (ko-pro-li-f), s. m. Concrétion qui représente la fiente de certains animaux fossiles.
— ÉTYM. Kdnpo;, fiente, et >îOoç, pierre.
f COPRONYME (ko-pro-ni-nr), adj. Qui porte le nom de la fiente, sobriquet donné à Constantin Vi, empereur de Constantinople, parce que, lors de la cérémonie de son baptême, il avait sali de ses ordures les fonts baptismaux.
— ETYM. Ko7xpwvup.o; , de y.ôrcpo;, fiente, et ôvofia, nom.
f COPROPHAGE (ko-pro-fa-j'), adj. Terme de zoologie. Qui vit d'excréments.
— ETYM. KoTrpo:. fiente, et çaysïv, manger. COPROPRIÉTAIRE (ko-pro-pri-é-tè-r'), s. m. etf.
Celui, celle qui possède une propriété par indivis, avec une ou plusieurs personnes. Je ne crois pas que' la puissance législative soit, de droit divin, copropriétaire de mes petites chaumières, volt. Lett. à Cath. 14.
— ÉTYM. Co. pour coin, et propriétaire.
f COPROPRIÉTÉ (ko-pro-pri-è-té), 5. f. Propriété commune entre plusieurs personnes.
— ÉTYM. Co, pour corn, avec, et propriété.
f COPROSE (ko-pro-z'), s. f. Un des noms dj coquelicot.
— ÉTYM. Origine inconnue; voyez pourtant couperose 2.
+ COPROSCLÉROSE (ko-pro-sklé-rû-z') . s. f. Terme de médecine. Endurcissement des excréments dans le corps.
— ÉTYM. Kôitpo;, excrément, et axlr^mai;. en durcissement.
f COPROSTAS1E (ko-pro-sta-zie) , s. f. Terme de médecine. Rétention des excréments, constipation.
— ÉTYM. Kônpoc. excrément, et orocsia, criai;, rétention, arrêt, de r,?à.u>, poser, fixer, rendre ou être stable, en latin slare (voy. stable).
COPTE (ko-pl'), s. m. Nom des chrétiens d'Egypte. Les coptes sont de la secte des Jacobites ou Eutychéens. || Adj. Un moine copte. || La langue copte, ou, simplement, le copte, l'idiome de transition qui s'est parlé en Egypte depuis l'introduction du christianisme, qui est éteint maintenant, et qui a les plus grandes ressemblances avec l'ancien égyptien cette ressemblance qui a permis de pénétrer dans l'interprétation des textes hiéroglyphiques. Son application seule [du principe que le système graphique égyptien employa simultanément des signes d'idées et des -signes de sons] a pu me conduire à la lecture proprement dite des portions phonétiques, formant en réalité les trois quarts au moins de chaque texte hiéroglyphique; de là est résultée la pleine conviction que la langue égyptienne antique ne différait en rien d'essentiel de la langue vulgairement appelée copte ou cophthe ; que les mots égyptiens écrits en caractères hiéroglyphiques sur les monuments les plus antiques de Thèbes et en caractères grecs dans les livres coptes ont une valeur identique et ne diffèrent en général que par l'absence de
COP
certaines voyelles médianes, omises, selon la méthode orientale, dans l'orthographe primitive, champoluon, Gramm. égypt. luirai, p. xvm.
— ËTYM. Copte paraît être une contraction, par aphérèse de la syllabe initiale, de Aly^ircoç, Egypte.
COPTE, ÊE (io-pté, ptée), part, passé. Cloche Captée pour sonner le tocsin, t COPTÉE (ko-ptôe) , s. f. Sonnerie en coptant.
— REM. V. Hugo a dit coupetées. Les lourdes coupetées du beffroi, cité dans le Diet. de poitevin.
COPTER (ko-pté), ». a. Frapper une cloche d'un seul côté avec le battant.