CONVOLUTE
CONVOQUÉ, ÉE (kon-vo-ké, kée), part, passé. Le ban et l'arrière-ban convoqués en cas de néces-
CONVOQUER (kon-vo-ké), v. a. Faire assemi Les assemblées électorales furent convoquées. oquons nos amis. S'il eût convoqué sur-lechamp l'assemblée et qu'il y eût parlé d'une ma-
nière conforme à la conjoncture présente, c'en était fait, et Sparte se serait déclarée pour les Étoliens, rollin, Uist. anc. Œuvres, t. vin, p. 352, dans pougens. L'Académie lut convoquée par billets pour la huitaine, c'est-à-dire pour le jeudi 6 mai, d'alemb. Éloges, Abbé de St-Pierre. De quoi vous plaignez-vous, quand c'est vous seul, ingrat, Qui voulez aujourd'hui convoquer le sénat? volt. Caiil. m, 4. L'inflexible Zopire.... Veut convoquer le peuple et s'en faire un appui, id. Fanât, u, 2. || S'emploie aussi dans le langage familier pour : mander, inviter.
— HIST. xive s. Que tantost il convocassent le sénat et la court, bercheure, f" 35, verso. ]\ xvie s. Lui , personnage de grande auctorité en la ville de Capoue, trouva un jour moyen d'enfermer le sénat dans le palais, et, convoquant le peuple en la place, leur dit.... mont, iv, 83,
— ÉTYM. Provenç. et espagn. convocar ; ital. convocare; du latin convocare, de cum, etvocare, appeler (voy. vocation).
CONVOYÉ, ÉE (kon-vo-ié, iée; d'autres disent kon-voi-ié) , part, passé. Une flotte marchande convoyée par des bâtiments de guerre.
CONVOYEE (kon-vo-ié; d'autres prononcent convoi-ié) , je convoie, tu convoies, il convoie, nous convoyons, vous convoyez, ils convoient ; je convoyais, nous convoyions, vous convoyiez, ils convoyaient; je convoyai; je convoierai; je convoierais; que je convoie , que nous convoyions, que vous convoyiez, qu'ils convoient; que je convoyasse; convoyant; convoyé, v. a. \\i" Terme de guerre et de marine. Accompagner, escorter un convoi. Convoyer un train d'artillerie. Convoyer des navires. || 2' Par extension et familièrement. À grands coups de gaule Le pèlerin vous lui froissa l'épaule, De horions laidement l'accoutra, Jusqu'au logis ainsi le convoya, la font. Coc.
— HIST. xiic s. De ce [je] sui moult deceùe, Que [je] ne fui au convoier [je ne convoyai pas mon amant], Couci, Dame de Faiel. Hogiers del Punt l'Evesque les aveit coveiez, E à faire le mal les ad mult enticiez [excités], Th. lemart. 136. Tut li poples de Juda oui le rei cunveied, mais ces de Israël n'i furent pas venud, Rois , 196. Bernier monta, Gautiers tint l'estrier; Demie liue le prist à convoier, Raoul de C. 187. || xme s. Fille, distla royne, je vous convoierai, Rcrte, vu. Et [que] sa très douce mère en tel lieu me convoit.... ib. xxvm. Li rois la convoia de là jusqu'à Sanlis, ib. xcix. Acant repaira frères Garins , et li quens Renous le convoia une pieche, Chr. de Rains, p. 1 45. Se mi oil mon cuer ne convoient, Ge ne pris [estime] riens quanque il voient, la Rose, 2316. Or n'i a-il voie qu'une, Quar l'autre voie avoiera ; Fols est qui la convoiera, ruteb. ii, 156. Lors me dit le légat, que je le convoiasse jusques à son hostel, joinv. 282. || xve s. Le roi leur donna, qui les fit convoyer [escorter| jusques outre le dit pont de Nieuloy, froiss. i, i, 318. Ainsi [les habitants de Calais] vinrent jusques à la porte, convoyés en plaintes, en cris et en pleurs, id. i, i, 321. Et il les fit convoyer seulement par ses gens par le pays de Grèce, Rouciq. i, ch. 15. || xvie s. Il fut honorablement accompagné et convoyé par tout le peuple romain jusques en sa maison, amyot, P. Mm. 14. Il fut créé proconsul, et convoyé au camp à Noie, id. Marcel. 17.
— ÉTYM. Com, et voie.
CONVOYEUR (kon-vo-ieur; d'autres disent konvoi-ieur) , s. m. Terme de marine. Bâtiment qui convoie; et, adjectivement, vaisseau convoyeur.
— ÉTYM. Convoyer.
CONVULSÉ, ÉE (kon-vul-sé, sée), part, passé. Terme de médecine. Contracté par des convulsions, en parlant des muscles.
t CONVULSER (kon-vul-sé) , v. a. Terme de médecine. Contracter par des convulsions. Une irritation portée sur un nerf convulsé le muscle où il se rend. || Se convulser, v. réfl. Être convulsé. Il eut une attaque, et ses membres se con misèrent.
— ÉTYM. Lat. convulsus, part, passif de convellere, arracher, decwm, avec, et vellere, arracher.
t CONVULSIBILITÉ (kon-vul-si-bi-h- té), s. f. Terme de médecine. Disposition aux convulsions.
— ÉTYM. Voy. convulsé.
t CONVULSIBLE (kon-vul-si-bl'), adj. Terme de médecine. Disposé aux convulsions.
CONVULSIF, IVE (kon-vul-sif, si-v'), adj. Terme de médecine. || l°Qui peut donner des convulsions. Des causes convulsives. Toujours troublé de fureurs convulsives, De mon plancher ébranler les solives, J. b. rouss. Épîl. i, liv. i, Aux muses. || 2" Qui se fait avec convulsions; qui est accompagné de con-
vulsions. Toux convulsive. Si j'excellais en l'art où je m'applique, Et que l'on pût tout réduire à nos sons, J'expliquerais par raison mécanique Le mouvement convulsif des frissons, la font. Quinquina, i. || Par extension, accompagné de violents mouvements musculaires. Leurs maladies [des enfants] sont pour la plupart de la classe des convulsives, j. j. rouss. Ém. i, Tous ses mouvements étaient convulsifs, fén. Tél. xx. J'errais à grands pas par la chambre sans savoir ce que je faisais, avec des exclamations interrompues et dans un mouvement convulsif dont je n'étais pas le maître, j. j. rouss. Hél. v, 5. || Fig. ....La paix convulsive et souvent assassine Nous prépare aux horreurs de la guerre intestine, Arnaud, Marins à Mint. I, 3. Dans les deux gouvernements dont j'ai d'abord parlé on manque de mouvement; dans la démocratie il est continuel et souvent convulsif, condillac, Etudes hist. i, 7.
— ÉTYM. Voy. convulsé.
CONVULSION (kon-vul-sion; en poésie, de quatre syllabes), s. f. ||1° Terme de médecine. Contraction involontaire et saccadée des muscles, interrompue par des intervalles de relâchement et de calme. Tomber, être en convulsion. Elle avait des convulsions à la bouche, sév. IB). Des coliques aiguës leur donnant des convulsions, j. j. rouss. Ém. i. || 2° Par extension, violents mouvements musculaires déterminés par une cause quelconque. Les convulsions de la rage, du désespoir. Ce fut. avec des convulsions extrêmes qu'il se vit contraint de céder, hamilt. Gramm. 3. Et tandis que tous deux étaient précipités Dans les convulsions deleurs civilités, mol. Fâch. i, i.\\Auplur. Les convulsions, maladie épidémique de nature convulsive et accompagnée d'autres phénomènes très-singuliers, qui sévit au commencement du xvme siècle, à Paris, parmi ceux qui allaient faire des dévotions sur le tombeau du diacre Paris à Saint-Médard. Le naturalisme des convulsions, titre d'un livre du temps dans lequel l'auteur s'efforce de rnontrer qu'il n'y a rien de surnaturel dans les convulsions. La folie des convulsions, qui avait causé des querelles dans le parti même [des jansénistes] , avait achevé de les avilir en les rendant ridicules, d'alemb. Destr. des jésuites, Utiuvres, t. v, p. 72, dans pougens. || Convulsions des enfants, maladie dite aussi éclampsie, qui se caractérise par des convulsions sympathiques ou idiopathiques, avec abolition momentanée des facultés intellectuelles, et qui n'est liée à aucune altération matérielle saisissable des centres nerveux. || 3" Fig. Troubles qui agitent les États, le monde physique. Convulsions politiques. Ces convulsions d'une liberté mourante ne furent pas efficaces, volt. Mœurs, 68. Quel tremblement de terre, quelle convulsion de la nature a englouti cette île fameuse? Mirabeau, Collection, t. i, p. 338. Athènes passe à chaque instant par toutes les convulsions de l'espérance et de la terreur, barthél. Anach. ch. 82.
— HIST. xvic s. Il luy prit soudainement une grande convulsion de nerfs, avec une douleur véhémente à sa jambe saine, amyot, Agésil. 45. Perclus de l'usage de ses jambes, ayant les jarrets retirés de convulsion, y avoit environ s:\ ans, paré, lnlrod. 24. On te veoid suer d'ahan, paslir, rougir, trembler, vomir jusques au sang, souffrir des contractions et convulsions estranges.... mont, iv, 271.
— ÉTYM. Lat. convulsio (voy. convulsé).
CONVULSIONNAIRE (kon-vul-sio-nê-r'), s. m.
et f. Celui, celle qui avait les convulsions, sorte de maladie nerveuse épidémique née sous l'influence d'émotions religieuses, particulièrement jansénistes. Les convulsionnaires de Saint-Médard. On assure que, dès le lendemain de l'expulsion des jésuites, les convulsionnaires ont commencé à la prédire; c'est ainsi qu'ils ont toujours prophétisé, d'alemb. Destr. des jésuites. OEuvres,i. v,p. 137, dans pougens. || Adjectivement. La singularité des phénomènes comulsionuaires.
— ÉTYM. Cnnrulsion.
f CONVULSIONNER (kon-vuI-sio-né),v. a. Terme de médecine. Causer des mouvements convulsifs. L'électricité convulsionne les muscles d'une grenouille. || Se convulsionner, v. réfl. Éprouver une convulsion. Les muscles se convulsionnent par l'irritation de la moelle épinière.
— ÉTYM. Convulsion.
f CONVULSIONN1STE (kon-vul-sio-ni-sf), s. m. Partisan du caractère surnaturel des convulsions de Saint-Médard. L'un d'eux est convulsionniste décidé, et vraisemblablement convulsionnaire. surtout si on en juge par son style, d'alemb. Destr. des jés. Œuvres, t. v, p. 194, dans pougens.
— étym. Convulsion.
coo
f CONVULSIVEMENT (kon-vul-si-ve-man), adv. D'une manière convulsive. 11 [Napoléon] marche convulsivement, il s'arrête à chaque croisi Kremlin], et regarde le terrible élément victorieux dévorer avec fureur sa brillante conquête [Moscou], sbgur, Bist. deNapol. vin, 6.
— ÉTYM. Convulsive. et le suffixe ment.
t CONYZE (ko-ni-z'), s. f. Terme de botanique, riante bisannuelle, dite aussi herbe aux puces (coiiijza squamosa , L.).
— ÊTYM. KovvÇa.
f COOBL1GATION (ko-o-bli-ga-sion), s. f. Obligation mutuelle.
— êtym. Voy. COOBLIGÉ.
COOBLIGÉ (ko-o-bh-jé), s. m. Celui qui est obligé avec d'autres en vertu d'un contrat.
— ÉTYM. Co, pour com, avec, et obligé.
f COOLIS (kou-li), s. m. Nom donné à des Indiens qui contractent des engagements pour aller travailler dans les diverses colonies européennes moyennant salaire.
— ÉTYM. Angl. coolee,de l'indoustani cuit, laboureur qu'on loue à la journée, du turc culi, esclave, serviteur.
COOPÉRATEUR, TRICE (ko-o-pé-ra-teur, tri-s'), s. m. et f. Celui, celle qui coopère à quelque chose. Les ce-opérateurs de votre salut aident à votre perte, mass. Car. Médis. M. Bouguer a dit, après son retour, qu'aucun de ses coopérateurs [dans la mesure d'un méridien à l'équateur] ne lui avait été plus utile que M. de Jussieu, condorcf.t, Jussieu. [] Adjectivement. Un corps soumis et coopérateur à ses volontés, pasc. dans cousin.
— HIST. xvic s. C'est un blasphème exécrable de leur attribuer ce titre de coopérateurs, qui emporte société et conjonction, calv. 304. Il se fait coopérateur de Dieu, id. Instit. 818.
— ÉTYM. Lat. cooperator (voy. coopérer).
f COOPÉRATIF, IVE (ko-o-pé-ra-tif, ti-v'). adj. Terme de philosophie sociale. Qui réunit les efforts des intéressés.
— KTYM. Coopérer.
COOPÉRATION (ko-o-pé-ra-sion ; en poésie, de six syllabes) , s. f. Action de coopérer. Leur coopération nous a été fort utile. Cela n'a pu se faire que par la coopération de plusieurs personnes. || Terme de théologie. Coopération de la grâce, effet delà grâce, pour nous porter au bien.
— HIST. xvie s. Je ne pense pas qu'il nous siese bien de nous laisser instruire à un payen combien c'est d'impiété de n'attendre de Dieu nul secours simplement sien et sans nostre coopération , mont, iv, 20 i .
— etym. Latin cooperatio (voy. coopérer).
COOPERER (ko-o-pé-ré. La syllabe pé prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette : je coopère; excepté au futur et au conditie nel : je coopérerai, je coopérerais, exception no., justifiée), v. n. || 1" Opérer conjointement avec quelqu'un. Si le destin me promet quelque chose de bon, je ne lui manquerai pas de mon côté; je ferai tout ce qui me sera possible pour coopérer avec lui, voit. Lett. 71. Nous ne coopérons en aucune sorte à notre salut , pasc. Prov. 4 8. || Terme de théologie. Coopérer à la grâce, y correspondre, en suivre les mouvements. Puisque, dans toute la suite non plus que dans le moment, l'homme n'opère ni ne coopère que par la grâce de Dieu, boss. Variât, vin, § 49. || 2° Contribuer à. Tout coopère en bien pour les élus, pasc. dans cousin. Tout coopère à l'exécution de ses desseins, boss. Prov. 2. Les impies mêmes coopèrent au bien des élus, mass. Car. Mélange.
— hist. xvi" s. Il appelle l'une (grâce] besoignante, laquelle fait que nous vueillons le bien avec efficace; l'autre coopérante, laquelle suit la bonne volonté pour lui aider, calvin, Instit. 185. Tellement qu'à ce faire, la croix de Christ et nostre pénitence coopèrent ensemble, id. ib. 508. Il nous grieve de donner, nous rougissons de tesmoigner, nous encourons infamie de coopérer, amyot, De la mauv. lionte, 14.
— étym. Latin cooperari, de cum, avec, et operari, opérer.
COOPTATION (ko-o-pla-sion),4\ f. Admission dans un corps avec dispense des formalités d'admission.
— ÉTYM. Lat. cooptatio, de cooptare, coopter. COOPTÉ, ÉE (ko-o-pté, ptée), part, passe. COOPTER (ko-o-pté), v. a. Recevoir quelqu'un
dans un corps en le dispensant des conditions d'ad- \ mission.
— ÉTYM. Lat. cooptare, de cum, et optare (voy.