ABR
ABS
ABS
Êtym. abri; picard et norm. abrier; Berry,
abrier , àbrisser; provenç. abriar, abricar; cspagn. abrigar.,
| ABRIVENT (a-bri-van), s. m. || i° Petite hutte de bivouac pour une garde, pour un poste. || 2° Paillasson servant à protéger contre le vent.
— ÉTYM. Abri et vent.
ABROGATION (a-bro-ga-sion), s. f. Action d'abroger. L'abrogation d'une loi, d'une coutume, d'une cérémonie.
— HIST. xvic s. Et de fait, saint Paul demonstre bien clairement une telle abrogation de la 1ov,calv.
Inst. 2157.
— ÉTYM. Abrogatio , de ab, indiquant retranchement , et rogare, demander et aussi porterune lui (voy. rogation).
ABROGÉ, ÉE ( a-bro-jé , jée) , part, passé. Lois abrogées.
f ABROGEABLE ( a-bro-ja-bF ) , adj. Qui peut être abrogé. Ces lois sont abrogeables.
ABROGER (a-bro-jé -, on intercale un c devant a ou o : il abrogea, nous abrogeons). [| 1° V. a. Mettre hors d'usage. Abroger une loi , une ordonnance. Le sénatus-consulte fut abrogé. || 2" S'abroger, v. réjl. Etre abrogé. Cette coutume s'est abrogée d'elle-même par désuétude, Acad.
— HIST. xvi° s. Ils disent que la loi est abroguée et cassée aux fidèles, calv. Inst. 267. 11 fit publiquement décerner la guerre contre Cleopatra et abroguer la puissance et l'empire d'Antonius, amyot, Ant. 77.
— ÉTYM. Abrogarc (voy. abrogation). ABROUTI, IE (a-brou-ti, tie), adj. Terme d'eaux
et forêts. Le bois est abrouti quand les premières pousses ont été mangées par le bétail et sont mal venues.
— ÉTYM. À et brout.
f ABROUTISSEMENT (a-brou-ti-se-man), s. m. Terme d'eaux et forêts. Etat d'un buis qui a été brouté par les bestiaux ou le gibier. L'abroutissement finit par faire périr les arbres. Ces arbres, souvent gâtés par l'abroutissement du bétail, ne s'élèvent pas, buff. Exp. sur les vc'gét. 2° série.
— ÉTYM. Abrouti.
ABRUPT, TE (a-bru-pt, pt'), adj. || 1» Qui est en pente rapide et comme rompu. Montagnes abruptes. La pente abrupte diffère de la pente roide, en ce que celle-là ne permet pas une ligne droite et que l'autre la permet. || 2" Fig. Style abrupt, style coupé.
— ÉTYM. Voy. ABRUFTO.
f ABRUPTEMENT (a-bru-pte-man), adv. D'une façon abrupte. La côte se présentait abruptement. Phrase coupée abruptement.
— HIST. xvic s. J'ai quasi oublié un autre défaut bien usité et de très mauvaise grâce; c'est quand la sentence est trop abruptement coupée, du bellay. i, 33, recto.
— étym. AbruplezM féminin, et vient (voy. ment).
ABRUPTO (EX) (è-ksa-bru-pto) , loc. adv. Brusquement , sans préambule. Parler ex abrupto. Exorde ex abrupto, exorde vif et sans précaution oratoire.
— ÉTYM. Ex, de, et abrupt us , abrupt, de ab , indiquant séparation, etruptus, rompu (voy. rompre).
ABRUTI, IE (a-bru-ti, tie), part, passé. Homme abruti. Nations abruties par l'ignorance et la misère. Enfant abruti par les mauvais traitements. Claude était comme abruti, dider. Essai sur Cl. Eh! le peuple romain, dès longtemps abruti, De sa grandeur première a perdu la mémoire, legouvé, Ep. el Néron, i, 3. Le genre humain abruti ne pouvait plus s'élever aux choses intellectuelles, boss. Hist. il, igc.
ABRUTIR (a-bru-tir), v. a. \\ i° Rendre brute. Il finit par abrutir un esprit peu ouvert. Vous l'abrutirez par cette méthode, j. j. rouss. Ém. il. Il éteint et abrutit sa raison, mass. Bonh. ||2° S'abrutir, v. réfl. Devenir brute. Il s'est abruti parle vin. Excès où l'on s'abrutit dans les sens, où l'on éteint toutes les lumièresde sa raison, doeud. Pense'es,î. n, p. 2G8. A mesure qu'il s'est abruti [l'homme corrompu], il a tâché de se persuader que l'homme était semblable à la bête, mass. Car. Vérité d'un avenir.
— hist. xvic s. Ces collèges où on les envoyé les abrutissent ainsi, mont, i, un. Il confesse que la prospérité a hebetô et abruti tous ses sens, calv. Inst. 550. Elle abestit et abrutit toute la sagesse, resolution, prudence, et toute opération «le l'âme, charron, Sagesse, i, 23.
—étym. À et brute.
ABRUTISSANT, ANTU (a-bru-ti-san , sanf), adj.
Les plaisirs abrutissants de la table, mass. Avent, J. de Noël.
— ÉTYM. Abrutir.
ABRUTISSEMENT (a-bru-ti-se-man), s. m. Action i! abrutir. Etat d'une personne abrutie. Cet homme d'un esprit distingué a été jeté par le vin dans l'abrutissement. Les abrutissements sont de causes diverses, par exemple la misère, les mauvais traitements, les excès.
— ÉTYM. Abrutir.
f AERUTISSEUR (a-bru-ti-seur),s. m. Qui abrutit. Je voudrais bien que les Turcs fussent chassés du pays des Périclès et des P.laton ; il est vrai qu'ils ne sont pas persécuteurs, mais ils sont abrutisseurs; Dieu nous défasse des uns et des autres, volt, dans