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LA VEAUX

— ÉTYM. Abrutir.

ARSCISSE (a-bsi-s', ou, suivant la prononciation réelle, a-psi-s'), s. f. Terme de géométrie. L'une des coordonnées (l'autre s'appelle ordonnée) par lesquelles on définit la position d'une ligne ou d'une courbe plane. Axe des abscisses, axe des ordonnées, droites indéfinies qui se coupent, et de l'intersection desquelles se mesurent les abscisses et les ordonnées. L'abscisse est horizontale.

— ÉTYM. Abscissus, coupé, de ab, indiquant séparation, et scindere, | couper, scinder (voy. ce mot).

ABSENCE (a-bsan-s', ou, suivant la prononciation réelle, a-psan-s') , s. f. || 1° Non-présence. Pendant mon absence. Faire de longues absences. Vous me pardonnerez mon absence. L'absence du maître est préjudiciable. Son absence de la cour fut remarquée. Votre absence de ces lieux est un malheur. Pourvu que vous ayez ce courage, notre absence ne vous nuira point, fén. Tél. xxm. Ce héros intrépide Consolait les mortels de l'absence d'Alcide, rac. Phèd. i, (. Toute votre vie est une absence continuelle de vous-même, mass. Conf. || 2" Absence se prend absolument. Les regrets de l'absence. L'absence affaiblit les affections comme les haines. Mais enfin je la quitterai , quoique je sache que l'absence peut me la faire perdre, fén. Tél. xxn. L'absence est aussi bien un remède à la haine Qu'un appareil contre l'amour, la fo^t. Fab. x, 1 2. L'absence aux vrais amants est en'eor plus funeste, corn. CEdip. i, f. || 3° Manque. L'absence des défauts dans un livre ne compense pas l'absence des qualités. Ce philosophe pensait que l'absence de la douleur était le but de sa vie, fén. Phil. Épie. || 4" Fig. Absence d'esprit, et absolument absence , distraction, perte de connaissance. Il est sujet à des absences d'esprit. Il est fort distrait ; il a des absences singulières. Ce sont là des surprises et des absences d'un moment, mass. Peut. Les médecins trouvèrent le pouls si mauvais qu'ils ne balancèrent pas à proposer au roi, qui revenait cependant de son absence, de ne pas différer à recevoir les sacrements, st-simon, 405, 41. Quand une personne est un peu interdite, c'est ce qu'on fait passer pour des absences d'esprit ; ce terme est fort en usage, marg. buffet, Obscrv. p. 43, en I6G8. || 5° En termes de droit, absence d'une personne dont on n'a point reçu de nouvelles depuis une certaine époque, et dont la résidence actuelle n'est pas connue; et encore, défaut de présence à une assignation. || 6° en l'absence de, loc. adv. En l'absence du maître, en l'absence du soleil. En mon absence. Élire des tribuns en leur absence.

— HIST. xive s. Un homme est dit attrempé [modéré], en ce qu'il n'a pas de tristesse de l'absence des choses cl elettables, oresme, Eth. oc.

— ÉTYM. Âbsentia;j>rovenç.'absensa, absencia; espagn. ausencia; ital. absensia, assenaa (voy. absent).

ABSENT, ENTE(a-bsan, san-t', ou, suivant la prononciation réelle, a-psan), adj. || 1" Qui n'est pas présent. Etre absent. Absent par congé. Vous avez été longtemps absent. C'est donc ainsi qu'aie sent vous m'avez obéi; mol. Éc. des f. n, 2. Absent comme présent , il voyait le fond des c bourd. Pensées, t. in, p. 381. Faut-il l'exhorter beaucoup et le solliciter de penser à la personne dont il est épris? que dis-je, peut-il même n'y penser pas et l'oublier? Tout absente qu'elle est , il ne la perd, en quelque manière, jamais de vue, et elle lui est toujours présente, m. t. n,p. 52. Présente, je vous fuis; absente, je vous trouve, RAC. Ph. il, 2. || 2" Avec de et un nom de lieu. Absent de Paris. 11 est depuis longtemps absent de chez lui. Absente de la cour, je n'ai pasdù penser, Seigneur, qu'en l'art de feindre il fallût m'exercer, RAC. Brit. n, 3. Do ce même rivage absent depuis un mois, m. Iph. n, t. || 3° Avec de et un nom de personne. Quand

j'ai été absent de Camille, je veux lui rendre compte de ce que j'ai pu voir, montesq. Temple de Gnide, 5. Être absent de quelqu'un, voit, ii, IG8. Tant de jours ennuyeux, Que je m'en vais passer absent de vos beaux yeux, montreuil, ii, 7i. Et qu'un rival absent de vos divins appas, mol. D. Garcie, i, 3. Absent de vous, je vous vois, vous entends, fonten. x, 468. || 4° En parlant des choses. Les choses absentes sortent de la mémoire. La fausseté des plaisirs présents et l'ignorance des plaisirs absents. || 5° Distrait, inattentif. Son esprit est parfois absent. || 6° Subst. Souvenez-vous d'un absent. Défendre les absents. Mesdames, ne parlez pas mal d'une absente . des absentes. Et ce vieux droit d'aînesse est souvent si puissant Que, pour remplir un trône, il rappelle un absent, cor. Nie. iv, 3. || 7° En termes de droit, se dit des personnes absentes dont on n'a point reçu de nouvelles depuis un certain temps et dont on ne connaît pas la résidence actuelle. |[ 8" Proverbe. Les absents ont tort , on néglige les intérêts des personnes absentes. || Absent ne se met qu'après son substantif.

— HIST. xive s. Ils n'estoient pas absens pour creinte, bercheure, f. 36. || xvic s. Nul heur, nui bien ne me contente, Absent de ma divinité, François i.

— ÉTYM. Provenç. absens; catal. absent; espagn. ausenle; ital. assente ; de absens, deabs, indiquant éloignement, et de e/is, étant, participe inusité du verbe sum, je suis (voy. essence).

| ABSENTÉISME (a-bsan-té-i-sm', ou, suivant la prononciationréelle, a-psan-té-i-sm') , s. m. L'habitude de grands propriétaires anglais et irlandais de ne pas résider sur leurs terres, dans leur pays, et d'aller dépenser ailleurs leurs revenus. On comptait l'absentéisme parmi les maux de l'Irlande.

— ÉTYM. Angl., absenteism , d'absentée, celui qui s'absente de son pays ou de son emploi, de absenter ( voy. ce mol).

ABSENTER (S') (a-bsan-té, ou, suivant la prononciation réelle, a-psan-té), r. réfl. Se rendre absent. Je m'absenterai durant trois mois. Ne vous absentez pas dans la soirée, j'irai vous voir. Si vousdevez vous absenter. S'absenter de l'armée, d'un repas. Loc. vie. J'ai absenté, dites : Je me suis absenté.

— HIST. xive s. Le suppliant s'est absenté du pais, du cange, absentandus. \\ xv° s. Le duc d'Anjou, frère de Charles V, en fut absenté, froiss. ii, ii, "o. Quoique le roi de France l'absentast au lit de mort et l'eloignast des besognes de France, le duc d'Anjou ne s'en absenta ni esloigna pas trop, id. ii, ii, 70. || xvie s. Quoy que ce soit, cestui Celer s'absenta de Rome et se retira au pays de la Thoscane, amyot, Rom. (5. .Vins que plus tost il s'absentast pour un temps, afin qu'il fust une autre fois cause de préserver son pays, id. C. d'Vtique, 4G. Lors on envoyé ces noveaulx mariez veoir leur oncle, pour les absenter de leurs femmes, quoique souvent ilz n'avent ne oncle ne tante, rab. Pant. ni, 4. Il s'es-, toyt absenté de toutes compaignies et vivoyt en son privé, id. Pant. iv, Prol. Absentez-vous pourung peu, si vous me voulés croire, palsgr. p. 4(5.

— ÉTYM. Absentare, éloigner, de absens, absent. Absenter dans l'ancien français était actif et signifiait éloigner. A Genève on dit absenter, v. n. au lieu de s'absenter.

ABSIDE (a-bsi-d'. ou, suivant la prononciation réelle, a-psi-d'), s. f. Terme d'architecture. || 1° Le sanctuaire d'une église, cette partie du chœur où le clergé se rangeait autrefois en cercle à droite et à gauche de l'évèque, Acad. Les prêtres remplirent le demi-cercle de l'abside, chateaub. Mart. n, 47. || 2° Les architectes nomment abside la partie d'une église située derrière le maître autel. m l,s trois nefs sont ordinairement rompues pour faire place à une seule coupole. || 3° Châsse où l'en mettait les reliques des saints.

— ÉTYM. Absida ou alsis. du grec â<U; ou à^i;, signifiant la jante d'une roue et l'arceau d'une voûte; il vient deà-veiv, qui veut dire toucher, joindre, unir (voy. apte).

ABSINTHE (a-bsin-f, ou. suivant la prononciation réelle, a-psin-t'), s. /'. || 1" Plante aromatique et très-amère. L'absinthe se nomme aussi aluine; le nom scientifique est artemisia a''sinthium. || 2' Espèce de liqueur faite ayee l'absinthe. Prendre un verre d'absinthe. [[ 3° Fig. Ami rfume. Quand lu la Vois si dignement Adoucir toutes nos absinthes. malÀ. m. 3. La vie est i mêlée d'absinthe, sév. 120. II vaut mieux ne se nourrir que d'un pain d'absinthe et d'amertume, mass. Dégoûts, si votKe langue n'est pas toujours trempée dans l'absinthe , id. Pardon. Dieux I de-

ARS

puis que l'amour me tient à la I in l'absinthe toute pu

r.i m i ■■ genre ■'■

Pont un amant fut jamais

irin et vul- ; aussi aluine pour sa grand

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; le la terre et des cii uv. id.

, -. i es fem - ont un empire absolu sur

ii d'opprimer ta patrie, D'abandoni absolu? •■ . Brutus, v, 7. Il i incessa - en nos mains

I rma, m, ainsi Je pu ' "■ d'Asdr. a.

^. Ô Ri

eux combat d'un cœur irrésolu! coiu». Cinilu qui souj empire tous '' " v. '■ "i

Dans l'absolue et affreuse incertitude suis, si vous m avez pa donné,jD. ib. p. "'■'. 2 i >

.a sein

mes de grammaire et de logique,absolu ion à relatif. Homme est un terme absolu, 4° En

itif absolu, g

par aucun iimt ■ 5 pouvoir, au-

torité sans restriction. IH roi absolu. Les derniers

ajeurs, niais encore les pupilles et les reines mêmes si abetsi redoutées, boss. R.d'Angl. Une créance lue que pour cela je dois d ' us mes

sens, imposer silence à ma raison, lui faire violence, et la tenir assujettie sous le joug, BOl P t. m. p. 185. Un pouvoir fondé sur une mission divine et absolue ne se peut ni restreindre . ni circonscrire, mihah. Collection, t. iv, p. ■ i*t . I es autres

.'•vent à un autre enfant , et il se forme alors un gouvernement absolu, qui ne roule que sur le plaisir, LA BRUY. II. Il craignait d'avoir un rival qui, tout éloigné qu'il eut été, eût pu d'être

heureux, même dans un pays où il était absolu, scarr. Rom. h, i-i. Je veux croire.... One mes yeux sur votre âme éta tbsolus, RAC.i4ndr.ui, -

Et dans ce même trône où vous m'avez voulu . Sur moi comme sur tous je dois être absolu, corn. Penh. i. i. Mais je sais que sur lui vous êtes absolue, id. Attila. IV, 5. Oui sur tous mes désirs je me rends absolu, id. Sert, rv, 3. Mais songez que les rois veulent être absoli mpereur,li-

de soins, Etant plus absolu, nous écouterait moins, id. Andron. i, 3. ô vue! ô sur mon cœur regards trop absolus, id. Agés. || 6" Pouvoir absolu se dit en politique du pouvoir royal, quand il n'est pas limité par une constitution, et que le prince peut faire des lois, en abroger, et lever des impôts sans consulter les représentants de la nation. || 7° Qui commande, qui veut Être obéi. 11 a un caractère absolu. Absolu dans sa famille. Une mère absolue. Vous le prenez là d'un ton bien absolu, mol. F. sav. v, 3. C'est elle qui gouverne, et d'un ton absolu Elle dicte pour loi ce qu'elle a résolu, id. j'6. i. 3. Antiope pleura, ne voulant point y aller; mais il fallut exécuter l'ordre absolu de son p're, fén. Tél. xxm. Gens humbles et souples jusqu'à la bassesse devant les puissances qui sont sur leur tète ; mais absolus et fiers jusqu'à l'insolence envers ceux qu'ils ont sous leur domination, ûourd. Pensées, t. n,p. 223. || 8° En termes de chimie, pur, sans mélange. Alcool absolu, alcool sans eau. || 9° Le jeudi absolu se disait autrefois pour le jeudi saint. || 10° En termes de métaphysique, gui n'est pas relatif, qui n'a rien de contingent. Les idées absolues sont celles qui, d'après la métaphysique, ne viennent pas de l'expérience. |J 11° .S', m. En

AHS

■ itaphysique, l'a]

l'absolu. L'absolu

L'absolu, de quelque genre qu'il I ni du

re humain , //. rnme, i ■ l/i m

que par les

Animât i ne se met

tantif.

— syn. /

: un homme absi

ux par le ton, le langage ; on ]

Un moi ioluiqui command

hauteur à ceux q

faible : sans

: un caractère absolu se fait IS înler-

IZOT.

HIST. mi5 s. Jam i tel en

te],Ch.deRol. 108. || xm" s.

lit-il, si [je] soi venu -

manda aux poures le jeudi ndi que nenil, join Se la mors

te], Qui n ius cri tolue, Dont j'ai le cuer t marri, ruteb. et urlant le dil

ievement au cœur cou

lut aux fra

. Il, 90. I

. et de maux lu, voluntaire, i I gui est nécess. ■ igneur

ix de cette réponse absolue [nette, tranchée1 . ' Or, qu comme j'ai, ceste juste resabsolute et universelle, qui...., Martin Ou lu et parfaict lanl en vertus i en tout sçavoir libéral, rad. Pant. n, 8. Un sermon que fit përe Ange à Paris le jeudi absolu, Fœn. iv. «. Heconnoyssant que l'absolu pouvoir (pie je vous [à son frère Henri rvl ai donné sur mes volus peut faire changer.... Lctt. de Cars Chartes, i' série, t. m, p.

i to.

— ÉTYM Absoluttis, de àbsohere, délier et par suite absoudre (voy. absoudre) ; provenç. al espagn. atisoluto; ital. assolv

ABSOLUMENT (a-bso-lu-man, ou, suivant la prononciation réelle, ap-so-lu-m > 1 D'unema- •nplétemcnt, tout à fait. Je ne suis pas absolument décidé à.... Ignorer absolument. Il n'y avait absolument personne. Il n'y avait absolument que deux chemins. On n'y voyait absolument aucun

. lient on avait perdu ia mémoire, ta était absolument passée, pasc. Prov. 3. Entre ilicat et ne i du tout , il faut demeu-

rer d'accord que, quand on souhaite d'être délicat, on n'est pas loin de l'être absolument, pasc. èdit. îtéde la restitution est un principe universellement reçu, nul ne l'ignore; mais la praii ion est une chose presque absolument inconnue, bourd. Pensées, t. m, p. 150. Encore, mon Dieu, ce que j'ose vous demander, ce n'est point absolument que je le demande, mais autant que vous venez qu'il me peut être utile et salutaire, id. ib. t. il, p. 78. Dites absolument que je ne suis qu'un sot, mol. l'Étourdi, il, 1. || 2° En maître. Il dispose absolument de tout dans sa maison. Un bailli y jugeait absolument des affaires criminelles. || 3° Déterminément, malgré toute remontrance. Il voulut absolument partir. Je n'en ferai absolument rien. Nier absolument. || 4° Indispensablement. 11 faut absolument que vous payiez cette dette. || 5° Sans restriction. La parole du sage est générale, et il ne dit pas seulement quelques justes, mais il dit absolument et sans restriction le juste, quel qu'il soit, bourd. Pensées, t. ni, p. 223. )i 6" Absolument parlant, à parler de la chose en général. Cette raison n'estpas mauvaise, absolument parlant; mais ici elle ne va pas au fait. A prendre la chose absolument, je sais quelle est la vertu du sacrement de pénitence, bourd. Pensées, t. m, p. 21 9. Offrande la plus précieuse, non point absolument et en soi, mais par rapport à celui qui l'ï faite, id. ib. t.n,p. 44 8.

A liS

7 i c imaire , prendre, cmployei

i lu tonner de com-

i Dans la phrase : cet arbre ne produit pas,

MSI xiv s. Selon les vertuz ou les vices nous ■i selon le pa - ions êesi urne diz ne uoiii

ne malvÈ i i iiE, Eth 12 '• p ai 1er ah olument et simplem s choses faites par paour peui

sent m C'est lit un

■■■ me . el capable lui Si lll, . I vi vr o i t , d'i le roi de régner a

ment . d'à i ie, 127. Il n'y a nation au mond

prince, id. Hist. i, 43

■ m '''là dire sans lui assigner lieu auquel il exerce son office, calv. Tnst. sti . i u le pal ; our cstic homme

, c'esl ceste nature

<[ue le soyon Sagesse, a, 3.

i i \ \i Absolue, aul

al solutament nen ; ital. a

tamt "<> I " ment

nu abso ■ il" ^ effaci

signe île la dérivation.

VBSOL1 iin\ ab-so-lu-sion , ou, suivant la lu -m ; en poé / 1° Acl ;i d'absoudre en général lui lui donnée par la voix publique. On peut recevoir l'absolution du prince, noss. tetlr. " i . ' ii criminel qui attend

une sentence rt, bourd. Pi n

56. || 2° En termes de droit, jugement qui renvoie de l'accusation un accusé déclaré cou, il est vrai . mais dont le crime ou le délit n e i puni par aucune loi. L'absolution diffèt [uitte

ment en ce que celui-ci déclare l'accusé non cou ; re remet les

Se rendre digne de l'absolution. Il aura t fallu vous disposer par l'amendement à l'absolution i uppose un co ur conl rit et humilié. Les anciens onl di oné I ab olution avant i, pasc. P. jés. 2i;.i nautre qui veuille avoir l'absolution san re I tuei ■ > c Prov. b. Nous Dieu] que, si, par l'entremise de ses ministres, il veut bien nous donner l'absolution e soit qu une demi-absolution, i l'une absolution limitée, laquelle ne l'empêche point d'agir i à toute occasion; qui I i

et quelle- i ! bourd. Pensées, t. n ,

: 00 4 Courte prière que récite l'officiant à chaque nocturne des matines.

— SYN. absolution, pardon, rémission. Ces trois termes, qui ont cela de commun qu'ils expriment l'effacement d'une faute , d'un crime, d'une accu-

ont cela de particulier qu'ils se rapportent le premier à un accusé, le second à un offenseur, le troisième à un coupable, Un père pardonne à son fils ; un tribunal absout un accusé ; le prince remet à un coupable une peine encourue.

— HIST. xnc s. Mais à la pardefin dignement l'a-

; Absolution prist et àDieu s'acorda, Th. le Mart. 76. |i xme s. Trestout s'ageneillerent sans noise et sans tenson ; Coupable se rendirent parbone entencion,Et puis si atendirent lor absolucion, Ch. d'Ant. i. SC2. Les evesques de Bretaingne ont tenu le comte de Bretaingne bien sept ans en esconimeniement, et puis a eu absolucion par la court de Rome, joinv. 290. Quand le comte vit ce, il vintau patriarche et lui requist absolucion, m. 270. [| xiv* s. L'absolucion [solution] de ceste question appert par la descripeion de félicité qui a esté devant mise, oresme, Eth. 21. Et absolucion [je] vous irai impetrer Do trestouz vos péchiez de tuer et embler, Guesclin, 7287. Il xv* s. Bien savoit il que les nobles d'Angleterre pour toutes ses absolutions ne chevaucheraient point trop avant si l'argent n'alloit devant, froiss. il, n, 207. Elle requit son confesseur qu'il la voulsit absoudre par vertu d'une absolution [indulgence] , la quelle estoit à Loches, monst. iii, 25. Je lui ai pieçà pardonné, et lui en baille derechef tout maintenant devant vous l'absolution , L. xi-,Nouv. 63. Nostre hoste fit du bon compagnon, mais il se repentit assez depuis d'avoir fait la question, dont l'absolution [solution] le fit rougir, id,

ib. 66.

— ÉTYM. Provenç. absolutio ; catal. àbsolueiô ; espagn. absolucion; ital. assolusione ; de absolu tio, de absolvere, absoudre.

f ABSOLUTISME (a-bso-lu-ti-sme, ou plutôt ap-solu-ti-sm') , s. m. Système de gouvernement ou le pouvoir est absolu. Néologisme.

—ÉTYM. Absolu,

ABS

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