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CUT

f CURLE (kur-T), s. f. Rouet de cordier pour le fil de caret.

■f CURLU (kur-lu) , s. m. Nom du courlis en Bourgogne.

| CUROIR (ku-roir) ou CURON (ku-ron), s. m. Bâton pour nettoyer la charme.

— HIST. xiv" s. Le signifiant trouva sa charrue, où il print un haston que l'en appelle cureur, du cange, curata. || xvi* s. Des fourchettes, tenailles etcuroires qu'on tient dans les foyers, d'aub. Fœn. iv, <3.

— ÊTYM. Curer. Dans l'ancien français on disait aussi curH.

7 CURRENTE CALAMO (ku-rrin-té-ka-la-mo).

Expression adverbiale signifiant au courant de la plume, c'est-à-dire qu'on écrit rapidement et sans soigner son style.

— ETYM. Lat. currente calamo, avec le calame courant (le calame était la plume des anciens).

7 CURSEUR (kur-seur), s. m. Terme de géométrie. Petit corps qui glisse dans une fente ou coulisse pratiquée au milieu d'une règle, d'un compas, etc. || Terme d'astronomie. Fil qui, traversant le champ d'un micromètre, et se mouvant au moyen d'une vis, sert à renfermer les deux bords d'un astre pour en mesurer le diamètre apparent.

— ÊTYM. Lat. cursor, coureur, de cursum, supin de currere, courir (voy. courir).

CURS1F, IVE (kur-sif, si-v'), adj. Qu'on écrit à la main courante. Ecriture cursive. Lettres cursives. Caractères cursifs. De cette espèce d'écriture cursive [des inscriptions] les traits de chaque lettre, à peine ébauchés, se doivent le plus souvent deviner, p. l. cour, ii, 355. || Substantivement. La cursive, écriture courante, sorte d'écriture autrement nommée anglaise (voy. ce mot).

— ÊTYM. Voy. curseur.

T CURSIVEMENT (kur-si-ve-man), adv. D'une manière cursive.

— ÊTYM. Cursive, et le suffixe ment.

f CURSOR1PÈDE (kur-so-ri-pè-d'), adj. Terme d'ornithologie. Qui a des pattes propres à la course,

— ÊTYM. Lat. cursor, coureur (voy. curseur), et pes, pedis. pied.

f CURTIPÈDE (kur-ti-pè-d'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a un pied ou un support court.

— ÊTYM. Lat. curtus, court, et pes, pedis, pied. t CURTIROSTRE (kur-ti-ro-str') , adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a le bec ou le rostre court.

— ÊTYM. Lat. curtus, court, et rostrum, bec.

t CUHTITUDE (kur-tùtu-d'), s. f. Terme didactique peu usité. Êiat de ce qui est court. L'extrême curtitude des anneaux (je demande grâce pour cette expression) m'en avait vraisemblablement imposé, et d'auiant plus que je n'avais point vu encore de taenia à anneaux longs, bonnet, Nnuv. rech. taenia.

— ÊTYM. Lalin, curtus, court (voy. ce mot).

CURULE (ku-ru-1'), adj. Terme d'antiquité romaine. Chaise curule, fauteuil d'ivoire sur lequel les premiers magistrats de Home s'asseyaient et qui avait les pieds courbes et des ornements d'ivoire. f| Magistrats curules, ceux qui siégeaient sur une chaise curule. Partager avec les nobles les magistratures curules, montesq. Rom. 8 || Êdilité curule, édilité qui donnait droit à une chaise curule.

— HIST. xiv" s. Celé curule estoit la celé et la chaiere en laquelle se seoient les mestres des offices, BERCitEURE,f°i3, verso. || xvi" s. Chaire curule comme ilz l'appellent, c'est à dire qui se porte sur un chariot par la ville, amïot, Marius, 6.

— ÊTYM. Même radical que dans currus, char, comme le montre l'exemple cité d'Amyot, bien que currus ait deux r ; mais anciennement les Romains n'avaient pas de lettres doubles, et ils écrivaient cur us.

f CURURE (ku-ru-r'), s. f. Produit du curage des étangs, des mares, des puits, composé de substances terreuses et de détritus organiques dans un état variable de décomposition.

— HIST. xiv" s. Quiconque vouldra bouter, balayer ou nettoyer devant son huis, faire le devra et pourra, par si que tantost la dicte cureure et nettoyeure sera oslée et portée au lieu accoustumé, Ordonn. des Rois de Fr. t. m, p. »7.

— ÊTYM. Curer.

■f CURVATEUR (kur-va-teur), adj. Terme didactique. Qui courbe.

— ÊTYM. Lat. curvare, courber.

7 CURVATIF, IVE (kur-va-tif, ti-v'), adj. Terme didactique. Qui se courbe légèrement. Feuilles curjatives, celles dont le mnlement, dans le bourgeon, est à peine sensible, à cause de leur peu de largeur.

— ÊTYM. Lat. curvure, courber.

t CURVEMBRYÉ, ÉE (kur-van-bri-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui a un embryon recourbé.

— ÉTYM. Lat. curvus, courbe, et embryon.

f CURVICAUDE (kur-vi-kô-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a une queue recourbée.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et cauda, queue, f CURVICAULE (kur-vi-kô-P), ad;'. Terme de botanique. Qui a une tige courbée.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et caulis, tige.

f CURVICOLLE (kur-vi-ko-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a le cou courbé.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et collum, col.

f CURVICOSTÉ, ÉE (kur-vi-ko-sté, stée) , adj. Terme de zoologie. Se dit des poissons marqués de petites côtes courbes.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et cosla, côte.

f CURVIUENTÉ, ÉE (kur-vi-dan-tê, tée), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est muni de dents recourbées.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et dens, dent.

f CURVIFLORE (kur-vi-fio-r'), adj. Terme de botanique. Qui a des Heurs à corolle courbe.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et flos, (loris, fleur, f CURVlFOLIÉ,ÉE(kur- vi fo-li-ê ,ée) , adj. Terme

de botanique. Qui a des feuilles recourbées.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbé, elfolwm, feuille. f CCRV1GRAPIIE ( kur-vi-gra-f), s. m. Instrument de mathématiques servant à tracerdescouibes.

— ETYM. Mot hybride, composé du latin curvus, et du grec -ypâçciv, tracer.

CURVILIGNE (kur- vi-li-gn'), odj. Terme de géométrie. Formé par des lignes courbes. Figure curviligne.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et ligne.

f CURVINERVÉ, ÉE (kur-vi-nèr-vé, vée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles à nervures courbées.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et nervus, nervure, f CURVIPÈDE (kur-vi-pè-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a des jambes courbées.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et pes, pedis, pied, t CURV1ROSTRE (kur-vi-ro-str') , adj. Terme de

zoologie. Qui a le bec recourbé.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et rostrum, bec. fCURVISÈTE (kur-vi-sè-f), adj. Terme d'histoire

naturelle. Qui a des soies recourbées.

— ÊTYM. Lat. curvus, courbe, et seta, soie.

f CURVITÉ (kur-vi té), s. f. Courbure. Peu usité.

— HIST. xiv" s. La concavité et lacurvité de telle ligne, oresme, Thèse de meunier.

— ÊTYM. Provenç. curvitat; espagn. curvidad ; ital. curvilà; du lalin curvilatem, de curvus (voy. courbe).

CUSCUTE (ku-sku-f), s. f. Terme de botanique. Plante parasite (convolvulacées) dont la tige s'attache aux herbes voisines peu de temps après sa germination, y prend sa nourriture au moyen de suçoirs et étouffe les végétaux envahis. La cuscute commune, cuscuta europ.ra, L.

— ElYM. De l'arabe cochoût, d'après Defrémery; espagn. cuseufi ita'. cuscuta, cussuta, danois,

7 CUSPARIN (ku-spa-rin) , s.m. Terme de chimie. Principe neutre découvert dans l'écorce de l'angusture vraie {gahpea cusparia).

7 CUSPIDE (ku-spi-d' ), s. f. Terme de botanique. Pointe aiguë et allongée.

— ÊTYM. Lat. cuspis, cuspidis , pointe.

•f CUSPIDÉ, ÉE (ku-spi-dé, dée) , adj. Terme d'histoire naturelle. Muni d'une pointe aiguë et dure. Dents cuspidées.

— êtym. Cuspide.

tCUSPlDlFÈRE(ku-spi-di-fê-r'),odj. Terme d'histoire natjrelle. Qui porte des pointes.

— ÉTYM. Cuspide, et le suffixe latin fer, qui porte. t CUSP1DIFOL1É, ÉE(ku-spi-di-fo-li-é,ée), adj.

Terme de botanique. Qui a des feuilles cuspidées.

— ÊTYM. Cuspide, et le latin folium, feuille.

7 CUSPID1FORME (ku-spi-di-for-m'), ad;'. Terme d'histoire naturelle. Qui a la forme d'une pointe.

— ÊTYM. Cuspide, et forme.

f CUSSET (ku-sè) , s. m. Nom d'une variété de pomme à cidre dans les environs d'Avranches.

f CUSSON (ku-son),s. m. Se dit quelquefois pour cosson.

f CUSSONÉ, ÉE (ku-so-né, née), adj. Piqué par les vers, en parlant du bois.

— ÊTYM. Cusson.

i . CUSTODE (ku-sto-d'), s. f. || 1° Rideau. Vieux en ce sens. || Fig. Donner le fouet sous la custode, réprimander en secret. |l 2° Courtines à côté du maître autel. || Pavillon qu'on met sur le saint ciboire. || 3° Partie intérieure d'un carrosse qui est à chaque côté du fond, et contre laquelle on s'appuie. || 4° Chaperon d'un fourreau de pistolet.

— HIST. xiv" s. Icelle suppliante prist huit cu-

vellettes d'argent estans en une custode [botte], du cange, custoda. || xv" s. Et cheut le tonnerre en la chambre de la reyne, et brusla toutes les custodes et courtines de son lict, id. ib. Quelque une qui a front ridé Porte devant une custode [voile]. Et puis on dit qu'elle a cuidé Trouver une nouvelle mode,coquill. Droits nouv. Trois custodes de cuir, paintes d'or, où a en chacune custode deux fluetes d'yvoire que grandes que petites, de labohde, Émaux, p. 242. || xvi9 s. À Jehan Ancel, orfebvre, pour une custode de cuivre, xx sous, id. ib. Des temples saincts rompre les édifices, Piller, rober custodes et calices, 3. marot, v, 56. La nourrice eut le fouet sous la custode, et l'eust eu parles quarrefours, n'eust esté de crainte de déshonorer la maison, id. xvi, 2. Les fenestres et portes de sa chambre, et custodes de son lit seront closes et fermées, paré, xviii, 34. Coettes, cuissins, oreillers, materas, couvertes, rideaux, pavillons, custodes, o. de serres, 88) . Charles IX, quelques moments avant sa mort, dit qu'on lui tirast sa custode (rideau], voulant essayer de reposer; sa nourrice s'approcha du lit tout doucement, et tira la custode, Journ. d'Henri II l , t. i, p. 33, an 1574, dans lacurne. On entreprend contre Charles une tragédie [les Vêpres siciliennes] qui fut jouée à trois personnages dont Prochite estoit sous la custode.... pasquier, Rech.lw. vm, p. 744, dans lacurne.

— ÊTYM. Bas-lat. custoda; voy. le suivant.

f 2. CUSTODE (ku-sto-d'), s. m. Dans les couvents de capucins et derérollets, religieux qui fait l'office du provincial en l'absence du provincial. || Titre de dignité dans quelques églises. || Titre du président de l'Académie des Arcades à Rome. || En Italie, nom des gardiens des monuments, des musées.

— HIST. xir s. Iloc avoit un segrestein [sacristain] Custode e garde e marrogler [marguillier], benoît, Chron. t. il, p. 346, v. 25447. || xiu* s. En un leu [lieu] dont il ert [était] custodes, ruteb. 262.

— ÊTYM. Provenç. custodi; espagn. custodio ; ital. custode; du latin custos, custodis, que les étymologistes latins décomposent en cus-tos pour curtos, de curare, soigner. Le sacristain se dit en Normandie custou.

t CUSTOD1E (ku-sto-die), s. f. Subdivision d'une province de moines mendiants.

— ÊTYM. Provenç., espagn. et ital. custodia, garde, surveillance; du latin custodia (voy. custode 2).

CUSTODI -NOS (ku-sto-di-nôs'), s. m. Prête-nom qui garde un bénéfice ou un office pour le rendre à un autre dans tin certain temps et qui, n'en ayant que le titre, laisse les fruits à celui qui possède en effet. M. le comte sentait du scrupule de posséder, sous le nom de custodi-nos, plus de looouo livres de rente en bénéfices, retz, i, il.

— HIST. xvi" s. Les princes séculiers ont, sur ces commandes, basti tantost des œconomes, tantost des custodinos et dépositaires, la pluspart gens de nulle valeur, qui, sous de grandes soutanes et bonnets à l'episcopale, gardent les eveschez et abbayes qui à un capitaine et guerrier, qui à un huguenot, qui à gens mariez, qui à une dame, pasquier, Lett. t. ii, p. 607, dans lacurne.

— étym. Lat. custodi, garde, impératif de custodire (voy. custode 2), et nos, nous.

f CUTAMRULE (ku-tan-bu-1'), adj. Terme de zoologie et de médecine. Qui rampe sur ou sous la peau, se dit de parasites logés sur ou dans la peau et de douleurs vagues qui se font sentir, comme on dit, entre cuir et chair.

— ÉTYM. Latin cutis, peau, et ambulare, aller, marcher.

CUTANÉ, ÉE (ku-ta-né, née), adj. Terme de médecine. Qui appartient à la peau. Maladie cutanée.

— ÊTYM. Lat. cutis, peau (voy. cuticule).

f CUTICOLE (ku-ti-ko-r), adj. Terme de zoologie. Qui vit dans ou sur la peau.

— ÊTYM. Lat. cutis, peau, et colère, habiter.

f CUTICULAIRE (ku-ti-ku-lê-r' ), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient à la cuticule.

CUTICULE (ku-ti-ku-1'), s. f. Terme d'anatomie. Épiderme.

— hist. xvi" s. Nous l'appelions [l'épiderme] en noslre langage cuticule ou petite peau, paré, i, 3.

— ÊTYM. Latin culicula, diminutif de cutis, peau; grec, xû-to;, ou ctxlito;, peau, cuir, d'où scutum, bouclier, à cause que la peau y était employée (voy.

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