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CUV

CYA

CUTTER (lo-tr'), s. m. Terme de marine. Petit navire de guerre à un seul mât. On écrit aussi cotre.

— ÊTYM. Angl. cutter.

f CUVAGE (ku-va-j'), s. m. Endroit où on met les cuves. Les commis entrèrent par une porte qui y communique et qui leur parut être celle d'une espèce de cellier ou cuvage faisant partie de la maison voisine, Arrêt du Conseil d'État, 22 juillet 1721. |j Les cuves dont un héritage est garni. || Action de cuver le vin. Plusieurs jours de cuvage.

— ÊTYM. Cure.

CUVE (ku-v'), s. f. Il 1° Grand vaisseau de bois qui n'a de fond que d'un côté, composé de douves, lié avec des cerceaux en bois ou en fer, et dans lequel se met la vendange. La cuve de Clairvaux passait pour tenir quatre cents muids. Les celliers sont ouverts, la cuve est réparée, st-lambert, Saisons, ni. Près de la cuve qui bouillonne On voit s'égayer le vieillard, bérang. Champs. \\ A fond de cuve, en manière de grande cuve. Fossé à fond de cuve, fossé qui n'a point de talus. || Fig. Déjeuner, dtner à fond de cuve, déjeuner, dîner amplement. Il 2° Par extension, grand vaisseau de bois en forme de cuve, dans lequel se font diverses opérations. Cuve de brasseur. Cuve de teinturier. || 3° Grand vase en pierre, en marbre, en bronze destiné à contenir de l'eau, tel que les baignoires, les fonts baptismaux. Il 4° Nom, dans les laboratoires, de vases rectangulaires, en bois ou en pierre, remplis d'eau ou de mercure, et dans lesquels on manipule les gaz. Il 5° Terme de forges. Partie cylindrique et centrale du haut fourneau, dans laquelle s'opèrent les charges et qui est superposée à la partie dite les étalages. Il 6° Cuve deVénus, un des noms du chardon à foulon.

— hist. xii* s. Isnelement fu li fons aprestés; C'est une cueve de vert marbre listés, Guill. d'Orange, Variantes, t. 11, p. 311 . || xm" s. Si m'estuet que j'aille as estuves, Tout aions nous céans des cuves; N'i vaudroit riens baing sans estuves, la Rose, 14562. Malbailliz fu et deceuz, Car dedenz la cuve estcheûz, Ren. 12016. || xiv" s. Fist le roy dreser pierres et mangonneaulx et une tour sus quatre roes et une cuve de boys, et fist apareiller et amasser quant que il peut assembler de tourmens [machines de guerre], puis les fist lancer de toutes parts et assaillir par grant vertu, Chron. de Si-Denis, t. 11, f° 30, dans lacurne. || xv* s. Et y a un très beau clos.... et dedans ce clos, très grand foison de vignobles; car, an par autre, y ont bien les frères entre cent et six vingts cuves de vin, froiss. ii, m, 100. Et [elle] si dira : encor je vueil Une futaine, monseigneur, Et me faut un mantel greigneur, Que je n'ay adroit fons de cuve [nom d'une sorte d'habillement de femme], eust. desch. Poésies mss. f° 496, dans lacurne. H xvi* s. Cet assaut opiniastré et très bien deffendu principalement par les feux artificiels, fit en fin quitter la basse-court aux Anglois et se retirer dans la cuve, où ils se rendirent à vie sauve, d'aub. Hist. 1, 28. Le peuple qui couroit aux barricades y trouva tant de tonneaux et de cuves plaines de bled au lieu de terre, que.... id. ib. 11, 3i3. Espatules droites et renversées, cuves, cuvettes, cuveaux, chaires à demis baings, paré, t. m, p. 639. Les fossés sont creusés en talussant, non à fons de cuve et droite pente, 0. de serres, 745. Grosse ville close, dont les fossez sont moult larges, plains d'eau vive, faitz à fons de cuve, p. choque, dans leroux de lincy, Bibl. des Chart. 5e série, t. 11, p. 166. Il y avoit aux carrefours à Rome des vaisseaux et demy cuves pour y apprester à pisser aux passants, mont, i, 372.

— ÉTYM. Berry,cul>e, eue ; wallon, couve; provenç. et espagn. cuba; du latin cupa; comparez coupe, vase.

CUVÉ, ÉE (ku-vé, vée), part, passé. Le vin trop cuvé sent la rafle. Ces gens qui, leur boisson cuvée.... la font. Fér. Assez souvent d'un vin bien pris et mal cuvé Je vous ai vu le chef plus lourd qu'à l'ordinaire, regnard, Ménechmes, 1, 2. || Fig. Cet homme, sa colère cuvée, se repentit de ce qu'il avait fait.

CUVEAU (ku-vô), s. m Petite cuve.

— HIST. xv« s. Qui fait vignes, li coux [le coût] est grans; Car bastons y fault à oultraige, Cuves, cuvaux, queux, reliaige.... eust. desch. Poésies mss. f" 363, dans lacurne. Chaudière, baignoire et cuviaux, ib. f° 442. || xvie s. Pour ton ber [ô vin], tu eus un cuveau ; Tu es sain ; mais, abreuvé d'eau, C'est alors qu'il t'empire, 3. le houx, xvi.

— êtym. Dimiuutif de cave; bourguig. quevea; provenç. cubel.

CUVEE (ku-vée), s. f. || i" Quantité de vin qui se fait à la fois dans une cuve. Il a fait trois cuvées de vin. Ces tonneaux sont de la même cuvée. Dans presque tous les cantons de la Grèce on fait plus ou moins infuser des pommes de pin au fond des cuvées, chateaub. llin. 1, t76. Il La première, la seconde, la troisième cuvée, expressions qui indiquent des époques différentes de cuvage du vin, ou bien aussi des qualités différentes. || 2° Fig. et familièrement. Seconde cuvée, nouvelle façon. || Il est de la dernière cuvée, il est fait depuis peu. || En voici d'une autre cuvée, se dit d'un conte, d'un récit qu'une personne commence quand une autre vient d'en finir un. || 3" Mélange de vins que font certains marchands.

— HIST. xvr s. Prenant en tel endroit là le vin que désirés garder, meslangé du premier et du dernier de la cuvée, 0. deserres, 227.

— ÉTYM. Cuvé.

CUVELAGE (ku-ve-la-j') , s. m. Ensemble des étais et des planches dont on garnit l'intérieur des puits de mine, afin d'en prévenir les éboulements ou d'empêcher l'irruption des eaux. Les cuvelages toujours immergés durent plus longtemps que le reste du boisage. || Action d'introduire, dans un puits artésien, un tube qui, partant du point le plus bas du puits, s'élève jusqu'à son sommet.

— ÊTYM. Cuvelr.

CUVELÉ, ÉE (ku-ve-lé, lée), part, passé. Puits de mine cuvelé.

CUVELER (ku-ve-lé. VI se double quand la syllabe qui suit est muette : je cuvelle, je cuvellerai), v. a. Faire le cuvellement d'un puits. || Se cuveler, v. réfl. Être cuvelé. Les mines se cuvellent.

— ÉTYM. Cuve, par l'intermédiaire de cuvel ou cuveau; cwveler, c'est faire une sorte de cuve à l'intérieur du puits de mine. Il y avait dans l'ancien français cuvelée, signifiant plein un cuveau: Chascune pieche de sieu [suif], quvelée ou augie [plein une auge], se elle poise cinq livres ou plus, doit obole de rivage, Liv. des met. 305.

f CUVELLEMENT (ku-vè-le-man) ,s. m. Opération qui consiste à garnir d'étais et de planches un puits de mine.

—êtym. Cuveler.

CUVER (ku-vé), v. n. || i° Séjourner dans la cuve, en parlant de la vendange. Lorsqu'on laisse cuver les vins nouveaux sous la râpe.... desc. Méth. 5. Elle prépare un vin sec en l'empêchant de cuver, j. j. rouss. Hél. v, 7. H Fig. Là les vapeurs du vin nouveau Cuvèrent à loisir, la font. Fabl. ni, 7. || 2° F. a. Fig. et familièrement. Cuver son vin, dissiper son ivresse en dormant. Sitôt que leur vin fut cuvé, Et que le soleil fut levé, scarron, Virg. irav. dans leroux, Dict. comique. Sogdien, de concert avec Pharnacias, un des eunuques de Xerxès, vint un jour surprendre le nouveau roi, qui, après s'être enivré un jour de fête, s'était retiré danc sa chambre pour y cuver son vin, rollin, Hist. anc. OKuvres, t. m, p. 567, dans pougens. Peins-nous ses feux [de Tibère] qu'en secret tu redoutes, Quand sur ton sein il cuve son nectar, bérang. Oclavie. || Fig. Se calmer, revenir à la raison. Surville, ayant cuvé son vin, mit en usage tout ce qu'il put pour satisfaire la Barre, st-sim. (50, 191. Memnon cuve un peuson vin et il envoie chercher de l'argent, volt. Memnon. || On dit dans le même sens cuver sa colère. On le laissa cuver sa colère. I| 3° Mêler plusieurs sortes de vins.

— HIST. xvi* s. Les vins moins sujets à corruption, sont ceux qui le moins auront cuvé, o. de serres, 227. Et, puisqu'il me fault faire la honte toute entière, il n'y a pas un mois qu'on mesurpnnt ignorant de quoy le levain servoit à faire du pain, et que c'estoit que faire cuver du vin, mont, m, 69.

— ÉTYM. Cuve-, Berry, cuber.

\ CUVERLE (ku-ve-rie), s. f. Nom, en quelques provinces, de l'endroit du cellier où se trouvent les cuves. Il Art de faire cuver la vendange. Les habitants de la ville de Châteaudun se sont avisés de fairo bâtir de? maisons et cuveries au delà de la fausse porte de l'un des faubourgs de ladite ville, où ils façonnent leurs vins et boissons, Arrêt du Conseil d'État, 13 oct. 1722.

— êtym. Cuver.

CUVETTE (ku-vè-t') , s. f. || 1° Vase large et à bords très-évasés. Un bloc de marbre était si beau Qu'un statuaire en fit emplette : Qu'en fera, dit-il, mon ciseau? Sera-t-il dieu, table ou cuvette? la font. Fabl. ix, 6. Il 2°Terme d'architecture. Sorte d'entonnoir où alfluent les eaux de descente pour s'écouler par un tuyau. || 3° La cuvette d'un baromètre, petit vase plein de mercure où plonge l'extrémité inférieure d'un baromètie, et, par extension, l'extré-

mité du tube recourbé et fort élargi qui remplace la cuvette primitive dans les baromètres recourbés. Il 4" Terme de fortification. Le même que cunette. Il 5° Petit fossé creusé entre chaque arbre bordant une route ou une avenue. ||6° Petit bass.n en bois ou en pierre pour la facilitédesarrosements.|| 7° Vaisseau qui reçoit l'eau d'une source pour la distribuer à différents endroits. || 8° Marbre à cuvette, marbre formant le dessus d'un guéridon ou d'une toilette. Il 9" Appareil adapté aux sièges de garde-robe pour empêcberles mauvaises odeurs. || 10" Plaque de cuivre qui couvre en arrière le mouvement de certaines montres. Montre à cuvette. || Partie de la harpe qui sert de base à l'instrument et qui contient les pédales.

— HIST. xive s. Une cuvette de bort [bois]d'Illande à faire les fons pour baptiser, de laborde, Émaux, p. 167. Il xvi" s. Les inquisiteurs faisoient lier les prisonniers la teste entre les jambes, et les faisoient mourir dans des cuvettes pleines d'eau, d'aub. Hist. 1, 252. La cuvete ou fouloire est mise sur la cuve [pour le vin], o. de serrks, 211. Les chairs de pourceau sont salées en menues pièces dans des cuvettes ou grands barils, et là gardées toute l'année, id. 837.

— ÊTYM. Diminutif de cuve.

CUVIER (ku-vié; IV ne se lie jamais; au pluriel, l's se lie : des cuvié-z en bois), s. m. Cuve pour la lessive. || Cuve où se trempe l'acier.

— HIST. xnrs. Lors s'en ira chez l'estuvier; Mes jà ne cuve ne cuvier Par aventure ne querra, Mes 0 son ami se gerra, la Rose, 145Î6.

— ÉTYM. Cuve.

fCYAME (si-a-m'), s. m. Terme de zoologie. Animal parasite qui vit sur la baleine.

— ÉTYM. Kûajxo!;, fève; dit ainsi par assimilation. | CVAMOÏDE (si-a-mo-i-d') , ad). Terme d'histoire

naturelle. Qui ressemble à une fève.

— ÉTYM. Kûa|Ao;, fève, et eîoo;, forme.

f CYANATE (si-a-na-t') , s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide cyanique avec une base.

— ÉTYM. Cyanique.

f CYANE (si-a-n'), s. m. Terme de chimie. Synonyme de cyanogène.

— ÉTYM. Voy. cyanogène.

f CYANÉ1COLLE (si-a-né-i-ko-P), adj. Terme de zoologie. Qui a le cou bleu.

— ÉTYM. Lat. cyaneus, dexuâveo;, xûavo?,bleu, et collum, col.

f CYANÉPHIDROSE (si-a-né-fi-drô-z') , «./.Terme de médecine. Sueur abondante qui colore le linge en bleu.

— ÉTYM. Kuavo;, bleu, et içiôpoxji;, épanchement de sueur, de eut, sur, et lofù><;, sueur.

f CYANEUX (si-a-neû), adj. m. Terme de chimie. Acide cyaneux, un des acides du cyanogène.

— ÉTYM. Voy. cyanique.

fCYANUYDRlQUE (si-a-ni-dri-k'), adj. Terme de

chimie. Acide cyanhydrique, produit de la combinaison de l'hydrogène avec le cyanogène, dit anciennement acide hydrocyanique et acide prussique,

— ÊTYM. Cyani.... préfixe, et hydrique, aflixe qui signifie en chimie hydrogène.

f CYANI.... préfixe signifiant bleu et venant de xûavo:, bleu.

f CYANIBASE (si-a-n i-ba-z') , s. f. Terme de chimie. Combinaison de cyanogène qui joue le rôle de base dans d'autres composés.

— ÊTYM. Cyane, et base. •

f CYANICORNE (si-a-ni-kor-n') , adj. Terme de zoologie. Qui a les cornes ou les antennes bleues.

— ÉTYM. Cyani.... préfixe, et corne.

t CYAN1DE (si-a-ni-d'), s. m. Terme de chimie. Combinaison du cyanogène avec un métalloïde ou un métal électro-négatif.

— ÊTYM. Cyane.

f CYANIPÈDE (si-a-ni-pè-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a les pattes bleues.

— êtym. Cyani... préfixe, et le latin pes, pedis, pied.

f CYANIPENNE (si-a-ni-pè-n'), adj. Terme de zoologie. Qui a les ailes bleues.

— ÉTYM. Cyani.... préfixe, et le latin penna, aile. | CYANIQUE (si-a-ni-k'), adj. Terme de chimie.

Acide cyanique, acide obtenu par la dissolution de l'acide cyanurique, etqui est le second degré d'oxydation du cyanogène.

— ÊTYM. KOîvo;, bleu.

t CYAN1ROSTRE (si-a-ni-ro-str'), adj. Terme do zoologie. Qui a le bec bleu.

— ÊTYM. Cyani.... préfixe, et le latin rostrum, bec.

CYA

I CYANISME (si-a-ni-sm'), s. m. Terme de physique. Intensité de l'azur céleste mesurée au moyen du cyanomètre.

— ÊTYM. Kûavo;, bleu.

•J-CVAMTK (si-a-ni-t'), s. *' ,. terme de minéralogie. Silicate d'alumine cot>' jnant une faible quantité de fer.

— ÊTYM. Kûavoç, bleu

t CYANOCARPE (si ^-no-kar-p'), adj. Terme de botanique. Qui a de" iruits bleus ou bleuâtres.

— ÉTYM. KOavoç, Dieu, et xapità;, fruit.

f CYANOCÉPHALE (si-a-no-sé-fa-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a la tête bleue.

— ÊTYM. KOavoç, bleu, etxesaXr), tête.

t CYANODERMIE (si-a-no-dèr-mie), s. f. Terme de médecine. Coloration en bleu de la peau.

— ETYM. K-jivo:, bleu, et êéou.a, peau. ■j-CYANOFERRATE (si-a-no-fè-rra-f), s. m. Terme

de chimie. Nom donné aujourd'hui aux composés nommés autrefois prussiates de fer. On dit aussi ferrocyanate.

— f.TYM. Cyane, et fer.

T CYANOFERRE (si-a-no-fê-r"), s. m. Terme de chimie. Combinaison de fer et de cyanogène.

— ÊTYM. Cynne, et le latin ferrum, fer. fCYANOFERRIQUE (si-a-no-fè-rri-k') , adj- Terme

de chimie. Acide cyanoferrique, combinaison d'acide cyanhydrique et de cyanure de fer, qui fait la base du bleu de Prusse.

— ÊTYM. Cyanoferre.

fCYANOFERRURE(si-a-no-fè-rru-r'),s.m.Terme

de chimie. Combinaison de cyanoferre avec un corps simple.

— ÊTYM Cyanoferre.

-CYANOGASTRE (si-a-no-ga-str'), adj. Terme de zoolosie. Oui a le ventre bleu.

— ÊTYM. Kûavoç, bleu, et yaiTTYip, ventre. ■(•CYANOGÈNE (si-a-no-jê-n'), s. m. Gaz incolore,

d'une odeur pénétrante, composé d'azote et de carbone,mais qui a la propriété de se comporter comme un corps simple.

— ÊTYM. Kûavo;, bleu, etffènê, suffixe grec qui, dans la nomenclature chimique, signifie qui engendre: fautivement, car en grec Y=-<r,ç signifie qui est engendré (voy.... gène, suffixe). Gay-Lussac, qui a découvert le cyanogène, lui donna ce nom, parce c'est un des principes constituants du bleu de Prussp.

t CYANOGYNE (si-a-no-ji-n'), adj. Terme de botanique. Qui a le pistil bleu.

— ETYM. KOavo;, bleu, et y^'T), femme, femelle, pistil.

t CYANOÏDE (si a-no i-d'), adj. Terme de botanique. Oui ressemble au bluet.

— ÊTYM. Kûavoç, bleu, et elSoç, forme.

+ CYANOLEUQUE (si-a-no-leu-k'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est bleu et blanc.

— ÊTYM. K-j-ïv-c, bleu, et Xé'jxo;, blanc. fCYANOMÈLE (si-a-no-mè-l'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui esl bleu et noir.

— ÊTYM. Kûtvo:. bleu, et \>t>at, noir.

f CYANOMÈTRE (si a-no-mè-lr') , s. m. Terme de physique. Instrument qui sert à déterminer le degré d'intensité du hleu de l'air.

— ÊTYM. Kûocvo;, bleu, et [xétoqv, mesure.

| CYANOPATIIIE (si-a-no-pa-tie), s. f. Terme de médecine. Voy. cyanose.

— ÊTYM. KOavo;, bleu, et 7câ8o;, maladie.

f CYANOPIIOSPIIORE (si-a-no-fo-sfo-r'), s. m. Terme de chimie. Corps fulminant produit par l'action du phosphore sur le cyanure de mercure.

— ÊTYM. Cyane. et phosphore.

f CYANOPÏ1TIIALME (si-a- no-ftal-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a les yeux bleus.

— ÊTYM. K'jivo;, bleu, et oçOaXu.è;, œil.

t CYANOPODE (si-a-no-po-d'), adj. Terme de zoologie. Qui a les pattes bleues.

— ÊTYM. K'Jccvoç, bleu, et iroùç, itoàbç, pied.

T CYANOPOTASSIQUE (si-a-no-po-ta-ssi-k') , adj. Terme de chimie. Qui est composé de cyanogène et de potassium. Gaz cyanopotassique.

t CYANOPTÈKE (si-a-no-ptè-r'), adj. Terme de zoologie. Oui a les ailes bleues.

— ÊTYM. Ktiavoç, bleu, et rctEpàv, aile. tCYANOPYUE(si-a-no-pi-j'), adj. Terme de zoologie. Oui a le croupion bleu.

— ÊTYM. Kûavoç, bleu, et trjyt], croupion.

t CYANOPYRRHE (si-a- no-pi -r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui est bleu et roux.

— ÊTYM. Kûavo;, bleu, et 7rûpp';ç, roux.

t CYANOSE (si-a-nô-z'), s. f. Terme de médecine. Coloration bleue, quelquefois noirâtre ou livide de la peau, produite par différentes all'ections,

CYC

et entre autres par le passage du sang veineux dans le sang artériel, quand le trou de Botal, ouvert chez le fœtus, ne se ferme pas à la naissance. || S. m. Terme de minéralogie. Le cyanose, le cuivre sulfuré.

— ÉTYM. Kvâvoxn;, de xuavéeo, rendre bleu, de xOavoç, bleu.

t CYANOSE, ÉE (si-a-nô-zé, zée), part, passé. Terme de médecine. Qui est atteint de cyanose. || Qui présente la couleur violacée de la face et des lèvres dans diverses affections du poumon ou du cœur qui gênent la respiration. || Rendu d'un bleu livide. La peau cyanosée par le choléra.

f CYANOSER (si-a-nô-zé) , v. a. Terme do médecine. Donner une couleur tirant sur le bleu. Le choléra cyanose la peau.

— ÊTYM. Cyanose.

I CYANOTE (si-a-no-f), ad). Terme de zoologie.

Qui a les oreilles bleues.

— ÊTYM. Kûavoç, bleu, et oî;, ù>xbz, oreille, f CYANOTIQUE (si-a-no-ti-k'), adj. Terme de

médecine. Qui concerne la cyanose; qui a la couleur des individus cyanoses.

— ÊTYM. Voy. CYANOSE.

f CYANOURE (si-a-nou-r'), adj. Terme de zoologie. Qui a la queue bleue.

— ÉTYM. Kûavoç, bleu, et oùpà, queue, f CYANURATE (si-a-nu-ra-f) , s. m. Terme de

chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide cyanurique avec une base.

— ÉTYM. Cyanurique.

| CYANURE (si-a-nu-r'), s. m. Terme de chimie.

Combinaison du cyanogène avec un corps simple.

— ÉTYM. Cyane.

f CYANURE, ÉE (si-a-nu-ré, rée), adj. Terme

de chimie. Qui est converti à l'état de cyanure.

f CYANURINE (si-a-nu-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Substance azotée particulière, trouvée dans l'urine bleue.

— étym. Cyanurique.

f CYANURIQUE (si-a-nu-ri-k'), adj. Terme de

chimie. Acide cyanurique, acide découvert dans les produits de distillation de l'acide urique. On dit aussi cyanurénique.

— ÊTYM. Cyane, et oïpov, urine.

CYATHE (si-a-f), s. m. Terme d'antiquité. Espèce

de gobelet. || Sorte de mesure pour les liquides valant 0Nl,045.

— êtym. Kûaâo;, ayant pour radical xûoç, xûap, cavité.

f CYATIIIFORME (si-a-li-for-m'), adj. Terme didactique. Qui est en forme de coupe. Émission cyathiforme du côté du soleil, en forme de calice et à bords renversés [dans la comète de )86i], faye, Acad. des se. Comptes rendus, t. liv, p. 07.

— ÉTYM. Lat. cyathus, du grec xva6n«, coupe, et forme.

+ CYATHOÏDE (<=; o-to-ï-d'), adj. Terme d'histoire natureiio. yui a la forme d'un gobelet ou d'une soucoupe.

— ÊTYM. Cyathe, et elôo;, forme, f CYATIIOPHORE ( si-a- to-fo-r* ) , adj. Terme

d'histoire naturelle. Qui porte des excavations en forme de coupe.

— ÊTYM. Cyathe, et oopèç, qui porte.

f CYBERNÉTIQUE ( si-bèr-nè-ti-k' ) , s. f. Nom

donné par Ampère à la partie de la politique qui s'occupe des moyens de gouverner.

— ÉTYM. KuëEpvYiTixT), de xuêepvâv ( voy. gouverner).

| CYCÉON (si-sé-on) , s. m. Terme d'antiquité. Préparation alimentaire des Grecs, faite ordinairement avec du vin, de la farine d'orge grillée, du miel, de l'eau et du fromage.

— ÊTYM. Kuxewv, de xuxâv, remuer, brouiller. t CYCLADE (si-kla-d'), s. f. Terme de zoologie.

Nom d'un genre de coquilles.

— ÉTYM. kV/Xà; , disposé en rond , de xOxXo; , cercle.

f CYCLADIN (si-kla-din), s. m. Nom donné à l'animal qui habite les coquilles du genre cyclade.

CYCLAME (si-kla-m') ou CYCLAMEN (si-klamèn'), s. m. Genre de plantes communes à racines vivaces. Une des espèces dite pain de pourceau est le cyclamen europ.vum, L. || Une plante de cette espèce est cultivée en serre et fleurit dans les mois de l'hiver. || Au plur. Des cyclamens.

HIST. xvie s. Il faut user de plus forts [clys-

tères], ausquels on mettra du cyclamen et de la centaure, paré, xv, c& bis.

— ÉTYM. Lat. cyclamen; grec, xvixXâ|xivo;.

f CYCLAMINE (si-kla-mi-n') , s. f. Terme de chimie. Matière neutre tirée du cyclamen et ayant des orotiriétés vénéneuses analosues à celles du curare.

CYC

t CYCLAMOR (si-kla-mor), s. m. Terme de blason. Espèce de bordure, dite aussi orle rond.

— ÊTYM. Il semble que, dans ce mot singulier il y a cycle, rond, et orle.

CYCLE (si-kl') , s. m. || 1» Terme d'astronomie. Période ou révolution toujours égale d'un certain nombre d'années, à la fin de laquelle des phénomènes astronomique? doivent se représenter dans le même ordre que précédemment. Les Chinois inventèrent un cycle qui commence 2602 ans avant le nôtre, volt. Mœurs, t. La période victorienne est formée de la multiplication des cycles du soleil et de la lune, chateaub. Génie, i, iv, <.|| Cycle lunaire, cycle qui ramène les lunaisons dans le même ordre. Le premier de ces astronomes [Méton] se rendit célèbre par le cycle de dix-neuf années correspondantes à 235 lunaisons qu'il introduisit dans le calendrier, laplace, Exp. v, 2. Le jour où Méton observa le solstice d'été concourut avec le 27 juin de notre année julienne; et celui où il commença son nouveau cycle, avec le <6 juillet, Barthélémy, Anach. ch. xxxi, note <o. || Cycle solaire, cycle de 28 ans inventé pour déterminer les sept jours de la semaine au moyen des lettres dominicales. || Cycle chaldéen, période de 600 années qui était égale à 7421 mois lunaires. || Cycle caniculaire ou sothiaque, période égyptienne de 1460 ans. || Cycle de Callippe. période de 76 ans inventée pour corriger le cycle de Méton. || 2° Terme de médecine ancienne. Certain nombre de jours pendant lesquels on disposait l'alimentation et les exercices suivant un certain ordre d'abord ascendant, puis descendant. || Cycle résomptif, cycle ayant pour objet de restaurer le malade fatigué de remèdes imprudemment employés, et consistant en un régime où la nourriture et les exercices, d'abord entièrement supprimés, étaient ensuite graduellement augmentés. I| Cycle métasyncritique ou récorporatif, cycle qu'on faisait suivre au malade immédiatement après le précédent et qui n'en différait que par des aliments un peu moins faciles à digérer. || 3° Terme de botanique. Ligne spirale entre deux feuilles qui se correspondent exactement sur une tige ou un rameau. || 4° Terme de littérature. Cycle épique, l'ense>..ible des poèmes (la plupart perdus et dont l'Iliade et l'Odyssée faisaient partie) oit est célébrée l'histoire des temps fabuleux de la Grèce et celle de la guerre de Troie. Cycle troyen. || Par extension, tout ensemble d'épopées qui se rapportent à une même époque. Le cycle de Charlemagne. de la Table Ronde.

— ÊTYM. KvxXoç, cycle, cercle.

| CYCLIDE (si-kli-d '). s. f- Terme de géométrie.

Sorte de surface nommée ainsi par Ch. Dupin.

Etym. K'Jx/oç, cercle.

CYCLIQUE (si-kli-k'), adj. || l°Termed'astronomie. Qui se rapporte à un cycle. Chronologie cyclique, chronologie fictive qui, au lieu d'être historique, repose sur des cycles astronomiques ou autres. || 2" Terme d'antiquité grecque. Poètes cycliques, ceux qui racontèrent l'histoire des temps fabuleux delà Grèce; poésies cycliques, leurs compositions. Eumiclée de Cypre . poète cyclique , barthêl. Annch. table 5'. || Substantivement, les cycliques. On entend par cycliques les anciens écrivains qui ont mis en vers l'histoire des siècles héroïques, io. ïb. || 3° Poètes cycliques, poètes qui composent de petits ouvrages, tels que des chansons. On dit de même : Poésies cycliques. || Ce sens est très-peu usité. || 4" Terme de littérature. Poème cyclique, sorte de poème épique qui ne s'astreint pas aux unités, ou qui raconte toute une histoire depuis ses premiers commencements, comme les Métamorphoses d'Ovide, les Amadis de Creusé de Lessert. Ce nom, qui n'est pas admis par tous les littérateurs, a été proposé par Scaliger, et adopté parCasaubon, Mme Dacier et d'autres.

— ÊTYM. Kux).ixè:, dexûxXo;, cycle.

f CYCLOBRANCUE (si-klo-bran-ch'), adj. Terme

de zoologie. Qui a les branchies disposées en cercle.

ETYM. Kûx>o;, cercle, et branchies.

| CYCLOCARPE (si-klo-kar-p') , adj. Terme de botanique. Qui a des fruits arrondis. ^

ÊTYM. KûxXoç, cercle, et xapitàc, fruit.

f CYCLOCÈLE (si-klo-sè-1"), adj. Terme de zoologie. Qui a un canal intestinal disposé en cercle.

— ÉTYM. KtixXoç, cercle, et xoTXo;, creux. + CYCLOCÉPUALE (si-klo-sé-fa-1'), adj. Terme

de tératologie. Nom donné à des monstres qui ont deux yeux contigus ou un œil double occupant la lb'ne médiane. Un monstre cyclocéphale, et, substantivement, un cyclocéphale.

ÉTYM. Cyclope,e\ xtfoXf, tète.

CYC

f CYCLOCÉPHALIE (si-klo-sé-fa-lie), s. f. État du cycloeéphale.

f CYCLOGASTRE (si-klo-ga-str') , adj. Terme de zoologie. Qui a le ventre orbiculaire.

— ETYM. KOxXo?, cercle, etfacrtrip, ventre.

t CYCLOGUAPHE (si-klo-gra-f ) , s. m. Poëte qui avait traité une époque de l'histoire fabuleuse de la Grèce.

— ÊTYM. KOxXoç, cycle, etypâqjêtv, écrire.

f CYCLOÏDAL, ALE (si-klo-i-dal , da-1') , adj. Terme de géométrie. Qui appartient à la cycloïde; qui en a la forme; qui décrit une cycloïde. Des pendules cycloïdaux. || S. f. La cycloïdale, synonyme de la cycloïde. Une courbe quelconque étant proposée, il la conçoit comme immobile, et en même temps il conçoit qu'une autre courbe égale et semblable, c'est-à-dire la même en espèce, roule sur elle et applique tous ses points aux siens les uns après les autres; en joignant à cette considération celle de la développée qui aurait produit la courbe proposée, non-seulement il tire du roulement de cette courbe sur elle-même une roulette en cycloïdale décrite à la manière ordinaire par un point fixe de la courbe mobile..., fonten. Bernoulli.

— etym. Cycloïde.

CYCLOÏDE (si-klo-i-d'), s. /".Terme de géométrie. Ligne courbe produite par l'entière révolution d'un point appartenant à un cercle qui tourne sur un plan. Quand les plus grands géomètres du xvir siècle se mirent à étudier une nouvelle courbe qu'ils appelèrent la cycloïde, ce ne fut qu'une pure spéculation, fonten. Utilité des math. Préface. La cycloïde a un grand nombre de propriétés très-singulières ; et celle d'être la courbe de la plus vite descente n'est pas une des moins remarquables, d'alemb. Éloges, Bernoulli. || Horloge fondée sur le principe de la cycloïde, d'où dérivent nos horloges à pendule. Ils furent peut-être les premiers en Italie qui eurent une horloge à cycloïde, fonten. Manfredi.

— ÉTYM. KuxXoeiÔT);, de xyxXo;, cercle, et eTioç, forme.

f CYCLOLITHE (si-klo-li-f) , s. m. Terme de zoologie. Genre des polypiers fossdes.

t CYCLOMÉTRIE (si-klo-mé-trie), s. f. Terme de mathématique. Art de mesurer des cercles ou des cycles. Un des grands objets de M. Lagny était sa cyclométrie, ou mesure du cercle, fonten. Lagny.

— ÉTYM. KûxXo;, cercle, et (jLÉtpov, mesure.

f CYCLOMÉTRIQUE (si-klo-mé-tri-k*) , adj. Qui a rapport à la cyclométrie.

t CYCLOMORPHE (si-klo-mor-f), adj. Terme de zoologie. Qui a la forme d'un disque.

— ETYM. KûxXoç, cercle, et (xop^, forme.

f CYCLONAL, ALE (si-klo-nal, na -1'), adj. Terme de météorologie. Qui appartient au cyclone. On a vu la mer se briser, lorsque le tourbillon était encore à six cents milles de distance ; la mer est alors confusément agitée; car la lame de progression et la lame cyclonale se croisent, Presse scientifique , t. u,

— ÉTYM. Cyclone.

t CYCLONE (si-klo-n'), s. m. Terme de météorologie. Tempête tournante, c'est-à-dire tempête qui bal.iye la terre ou la mer en tournant sur elle-même. Les cyclones se font sentir particulièrement dans la mer des Indes.

— SYN. CYCLONE, TROMBE, TOURBILLON. Le Cy-

clone est une tempête qui balaye en tournoyant; le tourbillon y ressemble, mais il n'est pas le caractère propre d'un orage, il n'en est que l'effet accidentel. La trombe n'est point accompagnée de tempête, c'est une colonne qui se promène et ravage en se promenant; on dit que des coups de canon ont fait évanouir certaines trombes; ils ne pourraient rien contre un cyclone.

— ÊTYM. KOxXo;, cercle.

f CYCLONOTE (si-klo-no-f), adj. Terme de zoologie. Qui porte un cercle coloré sur le dos.

— ÉTYM. Kûx'/.fj;, cercle, et vûtoç, dos.

CYCLOPE (si-klo-p'), s. m. || 1° Terme de mythologie. Espèce de géants qui n'avaient qu'un œil rond au milieu du front, qui habitaient la Sicile, et que certains récita mythologiques donnaient pour aides à Vulcain dans ses forges de l'Etna. Apollon, indigné dece que Jupiter par ses foudres troublait le ciel dans les plus beaux jours, voulut s'en venger sur les cyclopes, qui forgeaient les foudres, et les perça de ses llèches, fén. Tél. u. Il me représentait d'un côté les cyclopes, géants monstrueux qui dévorent les hommes, id. ib. i. Le public vous a l'obligation de connaître le Vésuve et l'Etna beaucoup mieux qu'ils ne furent connus du temps des cyclopes, volt. Lett. llamillon, il juin (773. Lassés de

CYË

leurs fardeaux énormes, Les cyclopes à demi nus Reposent leurs têtes difformes Sur leurs travaux interrompus, bernis, Quatre part, du joir. Midi. On attribua tous ces ouvrages [les murscyclopéens] aux cyclopes, dont le nom réveille des idées de grandeur, puisqu'il fut donné par les premiers poètes tantôt à des géants, tantôt à des enfants du ciel et de la terre chargés de forger les foudres de Jupiter, iiarthél. Anach. ch. 63. |] 2° Nom d'un ancien peuple d'Arcadie. Les cyclopes primitifs d'Arcadie paraissent, selon les traditions recueillies par Aristote, avoir habité originairement la Thrace.PETiT-RADEL, Rech. sur les monum. cyclop. p. (t. || 3° Terme de tératologie. Nom donné autrefois aux monstrescyclocéphales dont les deux yeux- étaient réunis en un seul. Tantôt c'est une espèce de cyclope sans nez ni bouche et qui n'a qu'un œil au milieu du front; tantôt c'est un fœtus absolument privé de sexe et d'anus, bonnet, Consid. corps organ. Œuvres, t. vi, p. 455, dans pougens. || 4° Terme de zoologie. Genre de coquillages qui se trouvent dans les eaux stagnantes et dont la couleur varie beaucoup.

— ÉTYM. KûxX<j>4>, de xûxXoç, cercle, et &ty, œil. CYCLOPÉEN.ENNE (si-klo-pé-in, è-n'), adj. Qui

fut fait par des cyclopes, peuple qu'on dit arcadien ou pélasgique. Se dit de constructions et de monuments de temps très-reculés, et faits avec des blocs de pierre énormes. Quelques antiquaires attribuent ces constructions aux Pélasges et les nomment pélasgiques. On trouve des constructions cyclopéennes à Mycènes et à Tirynthe en Grèce, à Signia en Italie, et en beaucoup d'autres lieux. La plus ancienne construction, celle qu'on voit au bas du frontispice, est celle que les poètes grecs ont appelée cyclopéenne, parce qu'on en attribuait l'origine au peuple arcadien de ce nom, petit-radel, Rech. sur les monum. cyclop. p. <(.

— étym. Cyclope.

f CYCLOPUORE (si-klo-fo-r'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui porte un ou plusieurs cercles colorés.

— ÊTYM. Kûx)o;, cercle, et çopàç, qui porte.

t CYCLOPHYLLE (si-klo-fi-1') , adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles orbiculaires.

— ÉTYM. KûxXo;, cercle, et tpûXXov, feuille.

f CYCLOPIE (si-klo-pie), s. f. Terme de tératologie. Conformation des monstres dont les deux yeux se sont confondus en un seul.

— ÉTYM. Cyclope.

t CYCLOPIEN, IENNE (si-klo-piin, piè-n'), adj. Terme de tératologie. Monstre cyclopien , monstre affecté de cyclopie.

— ÉTYM. Cyclope.

t CYCLOPTÈIŒS (si-klo-ptê-r'), s. m. pi. Terme do zoologie. Genre de poissons de merde l'ordre des branchiOMûgPs, dont les nageoires sont arrondies.

— ÉTYM. KuxXoç, oorr.le, et itxepàv, aile.

t CYCLOSE (si-klô-z'), s. r. Torme de botanique. Mouvement de giration des liquides qui a Hou dans certaines plantes.

— ÉTYM. KûxAbxn; , de xvxXôw, mettre encercle, de xûxXoç.

f CYCLOSPERME (si-klo-spèr-m'), adj. Terme de botanique. Qui a des graines orbiculaires.

— ETYM. KûxXoç, cercle, et criupy.a, graine.

-f CYCLOSTOME (si-klo-sto-m'), adj. Terme de zoologie. Qui a la bouche ou l'ouverture ronde. || S. m. plur. Nom de la quatrième division de la classe des poissons, caractérisée par une peau molle, sans écaille, une seule nageoire et la bouche ronde.

— ÊTYM. KOxXo;, cercle, et <jx6(jt.a, bouche.

f CYCLOTHÈLE (si-klo-tè-1'), adj. Terme de zoologie. Qui a des papilles orbiculaires.

— ÉTYM. KO/Xo;, cercle, et6r]Xr), papille.

f CYCLOTOME (si-klo-to-m), s. m. Nom de deux instruments inusités aujourd'hui, destinés à fixer l'œil et à inciser la cornée, dans l'opération de la cataracte.

— ÊTYM. KûxXoç, cercle, et toixti, section.

f CYCLOZOAIKE (si-klo-zo-è-r'), s. m. Terme de zoologie. Se dit d'animaux d'une configuration circulaire.

— ÉTYM. KûxXo;, cercle, et Çwov, animal. jCYCLURE (si-klu-r'), adj. Terme de zoologie.

Qui aune queue orbiculaire.

— ÉTYM. KûxXoç, cercle, et oùpà, queue.

f CYCNOÏDE (si-kno-i-d'j , adj. Terme de zoologie. Qui ressemble au cygne.

— ÊTYM. Kûxvo;, cygne, et etôo;, forme.

t CYÉSIOLOGIE (si-é-zi-o-lo-jie), s. f. Terme didactique. Théorie, histoire des phénomènes de la grossesse

— ÉTYM, Kuïio-rç, grossesse, et \6yoi, traité.

CYG

CYGNE (si-gn'), s. m. \\ 1° Oiseau palmipède, aquatique, du genrede l'oie. Le cygne règne sur les eaux à tous les titres qui fondent un empire de paix , la grandeur, la majesté, la douceur; avec des puissances, des forces, du courage et la volonté de n'en pasabuser et de ne les employer que pour la défense, il sait combattre et vaincre sans jamais attaquer, buffon, Cygne. À sa noble aisance, à la facilité, àla liberté de ses mouvements sur l'eau, on doit reconnaître le cygne, non-seulement comme le premier des navigateurs ailés, mais comme le plus beau modèle que la nature nous ait offert pour la navigation; son cou élevé et sa poitrine relevée et arrondie semblent en effet figurer la proue du navire fendant l'onde; son large estomac en représente la carène; son corps, penché en avant pour cingler, se redresse à l'arrière et se relève en poupe; la queue est un vrai gouvernail; les pieds sont de larges rames; et ses grandes ailes, demi-ouvertes au vent et doucement enflées, sont les voiles qui poussent le vaisseau vivant, navire et pilote à la fois, id. ib. X leur tête s'avance et nage avec fierté Le cygne au cou superbe, au plumage argenté, delille, Jardins, m. || Avoir la blancheur du cygne, être d'une blancheur éclatante. Longtemps on n'a connu que le cygne blanc; aussi en a-t-on fait le type de la blancheur. Aujourd'hui on connaît des cygnes noirs, originaires de la Nouvelle-Hollande. || Il est blanc comme un cygne, se dit d'un homme qui a la barbe et les cheveux tout blancs. || Cou de cygne, en parlant d'une femme, cou élégant et flexible. J'ai pris femme noble aux doux yeux, Aux mains blanches, au cou de cygne, bf.rang. Contr. de m. || Familièrement et par antiphrase. Blanc comme un cygne qui casse îles noix, c'est-à-dire noir comme un corbeau. || Fig. Faire un cygne d'un oison, louer une personne, une chose démesurément. || Le chant du cygne, chant mélodieux que l'antiquité attribuait au cygne près de mourir. Ce sera là que ma lyre, Faisant son dernier effort, Entreprendra de mieux dire Qu'un cygne près de sa mort, malh. ii, 2. Un jour le cuisinier, ayant trop bu d'un coup, Prit pour oison le cygne: et, le tenant au cou, U allait l'égorger, puis le mettre en potage; L'autre, prêt à mourir, se plaint en son ramage, la font. Fabl. tu, <2. Ce que l'on dit des cygnes, qu'ils ne chantent que quand ils sont près de mourir et qu'alors ils chantent mélodieusement, n'est fondé que sur une erreur populaire, rollin, Hist. anc. Œuvres, t. i, p. r.o, dans pougens. À leurs chants on croirait entendre dans les cieux De cygnes argentés un chœur mélodieux, delille, Enéide , vu. Je suis un cygne aussi; je meurs , je puis chanter, lamart. Socr. 342. Mais il ne faut pas qu'on ignore Qu'en chantant le cygne a fini, bérang. Ma dern. chans. || Fïgurément, le chant du cygne, la dernière compiisilion d'un musicien, d'un poëte distingué. || 2° Fig. Poëte, orateur, musicien illustre surtout par la douceur et le fini de ses compositions, plutôt que par l'originalité et la grandeur. Le cygne de Mantoue, Virgile. Le cygne de Cambrai, Fénelon. De Bossuet, on dit l'aigle de Meaux; on ne dirait pas le cygne. || 3° Terme d'astronomie. Constellation de l'hémisphère septentrional. || 4° Cou de cygne, partie de l'avar.t-train d'une voiture à quatre roues, qui est courbée afin de laisser passer les roues de devant quand la voiture tourne.

— HIST. xii" s. Paons rotiz et bons cisnes pevreis, Et venoison à molt riche plenté : Que tcut li pires an ait tôt à son gré, Raoul de C. 62. || xine s. Et contrefaisoient le cinne qui chante quant il doit morir, Hist. occid. des croisades, t. n, p. 283. C'est oisel cler semé en terre, Si legierement congnoissable, Qu'il est au cine noir semblable, la Rose, 8746. Puis-ge voler avec les grues, Voire saillir outre les nues, Cum fist li cine SocratèsV ib. 5443. Quant il encommençoient à corner, vous deissiez que ce sont les voiz des cynes qui se partent de l'estanc, joinv. 269. Qui partout rent l'aine bénigne, Qui en trait toute riens maligne, Et d'innocence si l'acesme, Qu'il la fait plus blanche que cygne, j. de meung, Tr. 2fi). || xv" s. Au roi fut présenté ung cherf-volant, au duc d'Orliens ung blanc chisne, au duc de Bourgoigne un lyon, g. chastel. Chron. des ducs de Rourg. (" part. ch. 20. || xvi" s. Aussi blanches que ciguës, carl. m, 30. Tout blanc oysol n'est pas cygne, Rosier histor. i, 7. On ne voit cyne noir, nulle neige noire, leroux de lincy, Prov. t. i, p. 17. Vous y serez cogneu comme unoyson parmv les cygnes, je voulois dire comme un cygne parmy lesoysons, d'ambroise, Les Napolitaines, Ane. théâtre fr t. vu, p. 266.

— Étym. Picard, cyngne ; provenç. cigne; espagn,

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