perdit sa chalemie et son pipeau d'avaine
Qui valoient bien d'achat quatre toisons de laine'
Rons. 743. . '
— ÉTYM. V*0y. ACHETER.
t ACUATE (a-ka-f) , s. m. Fidèle compagnon C est son fidèle Achate.
— éty.m. Achates, nom, dans l'Enéide, du fidèle compagnon d'Enée, et qui est devenu, dai langue, un nom commun.
ACHE(a-ch'), s. f. Plante ombellifère qui ressemble au persil. Le front couronné d'ache b verte, nous nous excitions à jouir de la vie chateaubh. ilart. t50.
ACH
ACH
— HIST. wr s. Noi
- i triture,
ultures des morts avec ceste he
— ÊTYM. Àpium, du grec iniov.
N "i i a chée), s. /'. Appât pour la i ne.
ÊTYM. \
LCHEMINË, i
r en nosti rt acheminés, malh. m, 3. Le cardinal voyanl l'affaire assez acl
■i. le Prin :
2 fei bno
dont
A< HEMINEM1 M
e. n d'une i
11,1 ach ceia était i .,
fut un
acheminement ;\ la pa
i ;\ la de:.
11 ■ ' ■ •'■ J'ai cru que, pourvu consen les cir-
constances [de la ,Uj comme je viens de
étaient en pouvoii . de Rodi g.
— Kl \ M. Il
ACHEMINES la-che-mi-né), v. a. || 1» ' dan. le chemin, au propre et au figuré. Acheminer du blé vers le camp. La joie où vous m'achem M0L- fi > une nouvelle n.
cette affaire ■ voies rai Projet
Chaque moment l'achemine
2 En termes de mam ge, ach un cheval, b cheval à marcl
vaut lui. || 3' S'acheminer, v. réfl. Se mettre en che- Je n'ai point trouvé i trange de où je les avais vus s'acheminer, ur la cour. Le maréchal achemn | u J]er à ["rêves.... s. troupe mutine, .Maîtresse de la ville, au palais s'achemine. Pou*, v, i. || 4» Fig.
à son but, à ses fins. Sa sagesse.... S'achemine à pas à l'empire du monde, corn. iYïc. v, t. ipine Vers sa chute à grands pas oh i s'achemine, rac.
But. i, i. I/o,, vie de Dieu s'acheminait, boss. Hist. u, T.. Les c
ii.i. Il n'y a pas une ode d butsmt plus évident et où lepoëtes'y achemine plus droit, mber. Letti raain.
tenanl - Et vers nous pas à pas la raison
m. j. chén. Charles IX, u, 3. On est trop heureux de a .s des choses
médiocres; lo grand ne 1 mt pas de s'achemii c'est la seule cl un grand homme
re en peine, fén. Tél. xxn.
— hist. xr s. [Il] entre en sa veie, si s'est ache- ' de Roi. 2B. Vers doulce France luit sont a haut ne à I 1 "e mustren rit il virent Iur aise pai
l'acheminèrent , Th. le Mart. 50. Quant il ible, tant ciim voldrent, parlé, Muntent ' aïs et sunt acheminé, ih. i 18. I la mer se sunt nuitantre acheminé, «d.50. || xm s. la ville; es les acheminés, ni. d'Ant. in, 588. Jusques à l'endemain que sont ache xb. m, 477.Ysengrin s'est acheminez, Et erre tant qu'il vint àcorl ,,, / . 8248. Lors après celé dep Eschivant la destre partie, Vers la senestre m'achemin Por querre le plus brief chemin, la Rose 10063. Si [elle] l'a tant poursivui [le sentier] et t int achemine.... Berte, 46. Au temps que les cornoilles braient Et la froidure s'achemine.... ruteb. h, 66. i xve s. Si s'en achemina [de Dynant] vers Ven'nes froiss. i, i, 208. || xvi' s. Chose à quov nature mesme nous achemine, mont, i, u . Il s'achemina de ce pas au supplice, id. i, 19. Mon opinion est de les acheminer tousj ours aux meilleures choses et plus proufitables, id. i, 159. [Cette chose] acheminant ainsi cetteamitié que nous avons nourrie , id. i, 20c. Estant donc les Barbares acheminez en ceste intention vers Rome.... amyot, Cam. 3(. Ses affaires estaient jà si bien acheminez qu'il les tenoit pour achevez, id. Tim. t2. Quand toute la monstre de
imphe fut acheminée, luymesma monta des-
| iriot triumphal, m.' Marc. 10. Lucullus
« d'aohemin c et haster ion armée le
1 l'" Rii ; , ., Lucull a Ces
raittes> >" i t devers la
".n. m. ib. 48.
1 ''' M ' : akemtner
^CHÉRON (a ché ran), s. m. Terme de mvtho-
' •' Li p ,:, , i, prennent
I enfer ou pour la mort, t n mal qui répand la
1 l 'e, pui qu .1 faut l'appela par son 1 ' ■ un joui i u béron i v
/ abl. vu, t. '
— V.W M. \/:Vo .
ACHETÉ, EE (a-che-té,tée),p. passé. || 1° Acquis
■ ni. Des non- achetés à la i ite d'Afrireoùjefusachi té, bac. Esth.
■'■ '■ 2 ' : irruption. Applai di i ment i
iin acheté. Retourn . ,, i , , , [ue la rein ache.!
.ino, corn. Nie. i, l.||3° Obt m
a eur d'un si rait trop ache-
té.... corn. Hor. n, 8, l
. S il faut le con-, rvi r par une
Sa/.n,3.Au prix du déshonneui quel
■ de plus i i.
m le Grand
i la construction des vai eaux, acquise as de deux ans,
par lui
d abdication de i , qnten.
' --■'' Pierre. Il est si ordinaire . I hommi d a'ètré in ux, et > tout ce quiestun bien
'■ par mille peines, qu'une allaite qui e devient suspecte, LA BRI v. il.
ACHETER (a- chi té, ni
tussi, a je ti mettequand la syllab qui i uil est sonnaille, et prendl'accent grave quand 1 1 tte lyllabequi suit est muette; gardez-vous donc bien de prononcer, comme font quelques pei , ... pour a chè te-rai, et ainsi de suite), v. a. || 1° Acquérir une chose à prix d'argent. Achetei . on. Les qui font la traite achètent des noirs sur la ique. Des étrangers achetèrent dequelques ce qu'ils allaient tirer du coup de filet lient de jeter dans la m i . 1 1 ... philoso- Fhi Comme une ise qu'on i qu'en se défaisant de tout le reste et le bourd. Pensées,t. i,p. 90. Une i; rame de 'l111 *'■ s herbes au marché, la bruy. Disc. : Théoph. M'habiller de bonnes étoffes et me nourrir de viandes saines, et les acheter peu, id. (0. Les huit ou dix mille hommes sont au souverain comme une monnaie dont il achète une place ou . s'il fait qu'il lui en c ûte moins.... m. 10. || Absolument. La manie i | 2° Acheter un homme, lui donner une somme pour qu'il serve en place d'un autre à l'armée. || 3° Acheter des soldats, donner à un gouvernement étranger de l'argent pour qu'il fournisse des soldats. Dans la guerre d'Amérique, l'Angleterre acheta plusieurs régiments dans les petits États de l'Allemagne. || 4° Procurera prix d'argent une chose qui n'est pas vénale, corrompre à prix d'argent. Acheter ses juges. Il acheta par des largesses l'attachement des ils. Et des mêmes présents qu'il verse dans mes J'achète contre lui les esprits des Romains, corn. Cinna, i, 2. Je gage, s'il naît un Voltaire, Qu'on emprunte pour l'acheter, bér, Poëte de tour. [| 5° Fig. Obtenir avec peine, et difficulté. Acheter la bienveillance par des flatteries. Il acheta la victoire au prix du sang de ses meilleurs solll:,ts Ceux qui de leur sang m'ont acheté l'empire , corn. Cinna, v, t. Ce que de tout mon sang je voudrais acheter, id. Pol. iv, 3. N'achetez point si cher une gloire inutile, rac. Alex. v. 3. J'entrevois vos mépris, et j»ge, à vo : bien j'achèterais vos superb coui ,id. Iph.iv, e. Nul ne leur a plus fait acheter la victoire, id. Mithr. v. 5. Il a par trop de sang acheté leur colère, id. Indr. i,i. Vous achetiez sa mort avec mon hyménée, volt. Mér. iv, 2. Que les jours de mon fils n'achètent point ses jours, id. Orphel. n, 3.11 achetait parses propres périls sa réputation, ii.d:ii. Mar.-Th. Les plaisirs qui se fonl acheter par des remords, mass. Prod. Chactas avait acheté la vertu par l'infortune, chateaub. Atala, 207. Si les hommes ne sont point capables dune joie plus sensible que de connaître qu'ils sont aimés, et si les rois sont hommes, peuvent-ils jamais trop acheter le cœur de leurs peuples? la bruy. io. Fallût-il doncl'ache-
ACH
ACH
ACH
ter [le salut] par les mêmes supplices, par les mêmes sacrifices [que l'es martyrs], nous y devons être disposés, bourd. Pensées, t. i, p. 98. Qu'est-ce après tout que ce retour? et, si j'ose le dire, doitil être d'un grand mérite devant Dieu, lorsqu'on le lui a fait acheter si cher? id. ib. p. 283. j| 6° S'acheter, v. réfî. Être vénal. C'est un bien qui ne s'achète pas. || 7° Proverbe. Qui bon l'achète. bon le boit, se dit du vin et en général de toute marchandise.
— SYN. acheter À, acheter de. À quel marchand avaz-vous acheté cela, ou de quel marchand? Le premier est plus usité dans le langage ordinaire; mais veici toute la différence. D'après Lafaye, on dira le premier quand on voudra aller trouver le marchand pour acheter un objet semblable, et le second quand on aura seulement l'intention d'indiquer la provenance : à désignant vers qui l'on est allé, à qui l'on s'est adressé, etde désignant de qui on tient la chose achetée. Mais l'usage confond tout à fait ces deux emplois. Et en effet, soit qu'on achète à, soit qu'on achète de, il faut toujours aller à celui qui vend.
— REM. Je me suis acheté un manchon , c'est-àdire j'ai acheté un manchon pour moi, est une locution qui peut se dire, puisqu'il n'y a aucune amphibologie. Mais déjà l'amphibologie commence si l'on met : On m'a acheté un manchon, qui peut signifier : on a acheté pour moi, ou de moi, un manchon. On peut voir au n° 5 que Corneille s'en est servi ; mais elle mérite beaucoup d'attention, pour qu'il n'y ait pas d'équivoque. Le danger de l'amphibologie augmente dans une phrase comme celle-ci qu'on entend tous les jours et qui est en effet dans le dictionnaire de l'Académie : J'ai acheté une montre à mon fils, avec le sens de pour mon fils; mais qui peut aussi signifier : J'ai acheté de mon fils une montre, il m'a vendu une montre. On prendra donc bien garde, en s'en servant, à l'amphibologie; et, en tout cas, on 'remarquera qu'ici l'emploi de à au lieu de pour est du parler vulgaire et négligé.
— HIST. xic s. E il ait testimoines que il l'achatad al marchied le rei, L. de Guill. 25. || xncs. Respundi li reis : n'iert pas issi [ce ne sera pas ainsi] : mais jo l'achaterai à tei , Rois, 2)9. Qui 1' pourra prendre moult m'aura' achaté [m'aura rendu un grand service], Roncisv. p. 183. Si en [par largesse] puet l'on acheter L'amour au roi de Paradis [de Dieu], le comte de bret. Romane, p. <G2. Il XIIIe s. Jàn'i verrez joiel, tantsoitde chère vente, Que je ne vous achate, Berte, H 1. La paour que [elle] a eue, [vous] eussiez achetée [payée cher], ib. 4<5. Voirs est se je demande aucun héritage, por ce que je di aue je l'acetai, et li defenderes met resons encont 3.... bkaum. vu, 7. Ençois [plutôt] voulons soffrir martire Et travail por nos amender Et por Dame Deu achater, Ren. (3246. || xvc s. Si achapterent le chasteau des Anglois ceux de Bayonne quatre mille francs, froiss. ii,ii, 39. || xvie s. 11 en achapte force mestayryes, force granges.... rab. Pant. iv, Nouv. Prol. Les Acheens les retirèrent et achepterent tous à cinquante escuspar teste, amyot, Flam. 28.
— ÉTYM. Picard et norm. ar.alcr; bourguig. echetai; provenç. acaptar, prendre à redevance ; anc. espagn. acaptar; anc. portug. achatar; bas-lat. areapitare. Diez le tire de ad-captare; mais la forme accapitare ne le permet pas. Le mot vient de ad , à, etcaput, tête (voy. capital), et signifie prendre pour chef, prendre à bail , à redevance, acheter. C'est ainsi que capital est devenu cheptel, qui signifie toute espèce d'avoir, en ancien français, chetel ou catch
ACHETEUR, EUSE(a-che-teur, teû-z'),s. m.etf. ||1*- Celui qui achète. L'empire trouva un acheteur, boss. Hist. 1, H). Son livre, aimé du ciel et chéri des lecteurs, Est souvent chez Barbin entouré d'acheteurs, BOIL. A. P. 1. |l 2° Celui ou celle qui a la manie d'acheter. C'est un grand acheteur, c'est une grande achetcuse.
— HIST. xiii* s. Se il vent cel uzage àgrengneur personne, estimations doit estre fête à l'aceteur,selonc ce que li venderes en pooit uzer,BEAUM. xxiv, 4 8. L'avoir, le pris a li vendierres, Si que toutpert li achatierres, la Rose, 40833. ||xv° s. Les acatoursdes prises, ducange, accatum. || xvics. Et pourtant parloit il lui mesme à part aux achepteurs qui mettoient à l'enchère, amyot, C. d'Ut. 48.
— ÊTYM. Acheter.
f ACHEVAGE (a-che-va-j'), s. m. Dernière façon qu'on donne à une poterie moulée.
t ACOEVALER (a-che-va-lô) , V. a. et n. Terme de guerre. Mettre à cheval sur, être à cheval sur un fleuve, une rivière, en occuper les deux rives.
\ ACHEVANT AJVTE (a-che- van , van-f) , adj. Les
esprits qui entreprennent sont communs ; les esprits achevants ne le sont pas.
ACHEVÉ, ÉE (a-che-vé, vée). || 1° Part, passé. Mené à terme. La moisson achevée. Les travaux achevés sont agréables. Le péché n'est pas achevé, si la raison ne consent, pasc. édit. Cousin. Chacun reste interdit, l'œil et le bras levé; Le coup demeure en l'air et n'est point achevé, rotrou, Anîig. 1, 2. Ma honte est confirmée et son crime achevé, rac. Andr. iv, 3. Il 2" Adj. Accompli en bien ou en mal. Orateur achevé. Epicurien achevé. Scélérat achevé. La France le vit alors accompli par ces derniers traits, et avec ce je ne sais quoi d'achevé que les malheurs ajoutent aux grandes vertus, boss. Louis de liourbon. C'était une pièce achevée, sév. 422. Voilà le principe le plus achevé de toute votre morale, pasc. Prov. 9. Dans le dessein quevousavez d'avoir un portrait achevé de la personne que vous aimez, mol. Sic. 2. Jamais on n'a vu tyran plus achevé, corn. Pcrth. iv, 2. Ces francs pécheurs, pleins et achevés, pasc. Prov. 4. C'est une pièce achevée dans le style de Diafoirus, p. l. cour. 1, 80. Il 3° Fou. Elles sont achevées, mol. Préc. 5. Le petit voyage qu'elle a fait l'a ramenée plus achevée qu'elle n'était, id. Comtesse, \. ||4° Réduit à l'extrémité, excédé. Achevé par tant de malheurs. Achevé par les importunités et le bavardage.
— REM. Des grammairiens ont dit que achevé, en parlant des personnes, se prend toujours en mauvaise part; et qu'en parlant des choses il se prend toujours en bonne part. Cette distinction n'est pas confirmée par l'usage des auteurs : un orateur achevé est un excellent orateur.
ACHÈVEMENT (a-chè-ve-man) , s. m. || i" Action d'achever. Donner l'achèvement à un ouvrage. Et pour l'achèvement d'une plus grande chose, mair. Soph. 111, 1. H 2" Fig. La perfection dont un ouvrage est susceptible. Il y a toujours de l'imperfection aux œuvres de la nature, et elle n'apporte jamais tant de soin à l'achèvement de ce qu'elle fait qu'elle ne laisse quelque côté plus faible, balz. Les Romains. Elles m'ont donné l'achèvement d'une joie parfaite, sév. (Ou. || 3cEn t»;rmesde critique littéraire, l'achèvement est ce qui complète le dénoùment d'un ouvrage. Dans Vlliade, la réconciliation d'Achille et d'Agamemnon est le dénoùment; la mort d'Hector est l'achèvement.
— HIST. xvc s. En pensant à l'achèvement de cette oreille, l. xi, Contes, 1 1 .
— étym. Achever.
ACHEVER ( a-che-vé. La syllabe che est muette quand la syllabe qui suit est sonnante ; elle prend l'accent grave quand la syllabe qui suit est muette), r. n. H 1° Mener à terme. Achevons notre entretien. César acheva de subjuguer la Gaule. Quelques-uns achèvent de se corrompre par de longs voyages, et perdent le peu de religion qui leur restait, la bruy. te. Achevez de vous convaincre par cette méthode d'étudier, que c'est la paresse des hommes qui.... id. (4. Voici ce qui glacera le cœur, ce qui achèvera d'éteindre la voix, ce qui répandra la frayeur dans toutes les veines.... boss. Anne. || 2° Rendre complet. Et ce qui achève notre impuissance à connaître les choses, pasc. édit. Cousin. Laisse-les, je te prie, achever leur repas, la font. Fab. xn, 43. Il fixa l'année à 365 jours et borna chaque mois à 30 jours; à la fin de chaque douzaine de mois il ajoutait cinq jours pour achever l'année, fen. Thaïes. Puisqu'en un même jour l'ardeur d'un même zèle Achève le destin de son amant et d'elle, corn. llor. v, 3 dislui que je cours achever sa vengeance, id. Pomp. v. ). Comme si je vivais, achevez l'hyménée , id.
Hor. n, 4 laissons-les sans nous achever leurs
querelles, 'id. Rod. m, 5. Arrêtez, n'achevez pas ce souhait étrange, mol. Princ.d'Élide, 11, 4. .le voulais que ton zèle achevât en secret De confondre un amour qui se tait à regret, rac. Bérén. 11, 2. L'amour achèverait de sortir de mon cœur, id. Andr. 1, \. Je tremble qu'Athalie,à ne vous rien cacher, N'achève enfin sur vous ses vengeances funestes, id. Ath. 1, 1. Heureux si, sur son temple achevant ma vengeance, Je puis convaincre enfin sa haine d'impuissance, id. ib. m, 3. Rigoureuse fortune, achève ton courroux, in. Théb. v,3. Le dessein en est pris, je le veux achever, m. Andr. 111, 1. Vérité que j'implore, achève de descendre, in. Esth. m, 4. Ma vengeance s'élonne et craint d'être achevée, quinault, Âgripp. v, 2. On croit faire grâce à des malheureux quand on n'achève pas de les opprimer, flëc-ii. dans gir. duvivier. Ah! Madame, empêchez qu'on n'achève lecrime, volt. Mér.ui.i. 11 vit pour achever le malheur de Zamore, volt. Alz. v, 4. J'ai tout Calot hormis une seule estampe, qui n'est pas, à la vérité, de ses bons ouvrages; au contraire , c'est une des
moindres, mais qui achèverait Calot, la bruy. 4 3. Il 3° Absolument. Parle, achève, ô mon Dieu! Ce sont là de tes coups, volt. Zaïre, n, 3. Heureux si safureur, qui me prive de toi, Se fait bientôt connaître en achevant sur moi! corn. Rod. y, 4. || 4°Venirauterme de. Œdipe en achevant sa triste destinée, rac. Théb. 1, 3. Hécube près d'Ulysse acheva sa misère, id. Andr. 1, 2. J'aurais loin de Jocaste achevé mon destin, volt. OEd. 1, 4. Qu'il m'aime ou me haïsse, il est temps d'achever Des jours que sans horreur je ne puis conserver, id. Orphel. v, 1. Il est certain que la lune n'achève par jour que cinq cent quarante mille lieues, la bruy. 1G. || 5° Porterie dernier coup, le coup mortel à quelqu'un qui est déjà blessé. Et nos soldats trahis ne l'ont pas achevé ! corn. Hor. ni , G. Il faut donc l'achever [la raison], pasc. édit. Cousin. \\ 6°Figurément et familièrement, consommer la ruine, le désappointement, les contrariétés de quelqu'un. Notre maison de Paris m'assomme, et Livry m'achève, sév. 34. Vienne encore un procès, et je suis achevé, corn. Ment. 11, 40. Souvent, pour m'achriver, il survient une pluie, boil. Sat. vi. On dit de même : il ne lui manquait plus que cela pour l'achever. I| 7° Terme de manège. Achever un cheval, le dresser entièrement.
s'achever, v. reft. Devenir achevé, terminé. Sa vie s'achevait en paix. Cet hymen m'est fatal, je le crains et souhaite; Et je meurs s'il s'achève ou ne s'achève pas, corn. Cid, 1, 5. Pour briser en vainqueur cet hymen s'il s'achève, id. Sert, m, 4. Dès qu'elle [la trêve] a commencé, faut-il qu'elle s'achève? rac. Théb. 11, 3. Ou plutôt leur hymen me servira de loi ; S'il s'achève , il suffit..", id. lph. 11, 4. Notre paix qui s'achève Rompt de tous nos soldats le repos et la trêve, mair. Asdr. iv. 4. Cet horrible attentat ne s'achèvera pas, volt. Tancr. m, 3. Que ce rêve est brillant! mais hélas! c'e^t un rêve. 11 commençait alors; maintenant il s'achève, LAMAR.T. Médit, xviii. Il n'y a pointau monde un si pénible métier que celui de se faire un grand nom : la vie s'achève que l'on a à peine ébauché son ouvrage, LA BRUY. 2.
— SYN. achever, terminer, finir. Faire en sorte qu'une chose soit faite et non plus à faire, et qu:un arrêt y soit mis. Achever c'est, il est vrai, mener à terme, mais avec idée que la chose menée à terme est parfaite et accomplie. Terminer, c'est simplement y mettre un terme, qu'elle soit parfaite ou non, complète ou non, finie ou non. Finir, c'est non-seulement la terminer, mais la mener jusqu'au bout; seulement elle peut n'être pas achevée, c'est-à-dire n'avoir pas reçu toute la perfection qu'elle comporterait. .Mon livre est terminé; des circonstances m'ont obligéde n'y pas donner tout le développement que j'avais conçu. Mon livre est fini, mais j'ai besoin de le corriger. Mon livre est achevé, je l'imprime. Comme on le voit par ces exemples, il y aura beaucoup de cas où il imporlera peu de prendre un de ces termes pour l'autre.
— HIST. xi° s. Sans home mort [ la bataille] ne puet estre achevée, Roi. 260. |j xiic s. DeCompiegne se sont li messagier turné; Et frère Franc ad bien son message achevé. Th. le Mart. 55. E se li arcevesque ad vers li trespassé,Par els soit adresciéju gié et achevé, ib. &8. Mieux fj'] aime à lui faillir [ne pas réussir auprès d'elle], si me promete [pourvu qu'elle me promette], Qu'à une autre achever [réussir auprès d'une autre], Couci, G. Il n'i a roi en cest pais, Se autretel plait avoit quis. Qui par force ou par avoir Jà l'akievast, si com j 'espoir. Fi. et Bl. 1773. Et que par lui sera toute Pœvre achevée. Berte . xvi. Ca'r forment [foitement] le hastoit de la chose achever, ib. x'vn. || xvc s. J'y vueil envoyer le cueur. au lieu du corps, pour mon vœu achever, froiss. 1, 1, 4 7. Il xvic s. Si ma femme se mocquoit île ma calamité, ce serait pour m'achever de peindre, rab. Pant. m, 9. Encore que ton aage ne soit pas achevé, ta vie l'est, mont. i,89. A treize ans je sortis du collège, j'avois achevé mon cours, id. 1, 195, Ils achevèrent de perdre les reliques de la romaine liberté [en se tuant], id. 11, 3). J'adjouste au bout de chasque livre le temps auquel j'ay achevé de le lire, id. 11, 148. Achever un ennemy, id. m. nu. Il acheva sa vie avant son œuvre, amyot, Solon. GG. Paulus estoit assis auprès d'une roche, attendant que quelqu'un des ennemis vinst l'achever de tuer, id. Pab. 33. Tous ces petits affaires achevèrent dans la mi-septembre, d'aub. Hist. 11, 93.
—ÊTYM. À et chef, fin, but(voy. chef) ; bourguig echei y
f ÀCHEVEUR (a-che-veur), ». m. || 1" Celui qui achève. || 2" Le plus grand de tous les vases que les batteers d'or emploient.