Adm
<ette illusion couraient à leur inquisitiona été mal concert
ue les nôtn Pi
, I. Mais admire avec moi le sort dont la poursu
Indr. i. i. J'admi i ups du soi
4 e el l'infin. ou ou
ons-nous pas ligieuse elles [les erver une i
: • moi que t ani
duire un si grand
ontraints d
jusqu'ai
il ce que je , vous n'ayez ; de publier qu'ils étaient tou-
n>. ib. 17. Pourquoi admirez vous mis soyons trom; (jes hom Vous admirerez que la dé-
votion qui étourdit ton t ait pu être traitée
ic une telle prudence
D.1 que cette même reine Le donne pour époux à l'ol haine?
CORN. Rod. I, I. J'admire de le voir 3 ! F. I, 6. ]
CPtte i, cle sens des mots et la
id. ib. m, 4. L'homme admire de s placé [dans l'univers], l d y a
été mi- list. 10. Nous admirerons de nous
y reconnaître nous-mêmes [dans la peinture du peuple athénien], nos amis, nos ennemis, ceux avec qn [ «lue cette ressemb
des ho. par tant de siècles soit si en-
|| Corneille a i m le que avec l'indicatif : Admirez Que ces prime avec lui ous cette illusion ce, Ilêracl. v. 7. N'admirezvous pas que Dieu m'a Ôté cet amusement ?sév, U3. || 5° Par critique ou par ironie, en parlant do ce qui pan Imire de vouloir qu'on suive en tout vos consens. J'admire avec quelle hardiesse ces personnes entreprennent de parler do Dieu, pasc. édit. Cousin. J'admire ma simplic liblesse de mon cœur, mol. Fest. d Pierre, î, 3. J'admirais cet impertinent; et, pendant qu'il parlait tout haut, je disais tout bas.... montesq. Leur. pers. 50,
jurer, o. réfl. Une âme séduite qui s'admire elle-même. L'ignorance toujours esl | s'admirer, boil. A. P. I. Loué, exalté et porté jusqu'aux cieux par de certaines gens qui se sont is de s'admirer réciproquement, la bruy. i.
— hisï. xvr' s. J'admire de les veoir si doulces et molles [les guerres civiles], mont, i, )7o.
— ÉTYM. Bourguig. admirai; de admirari, de ad, à (voy. À), et m irari, regarder (voy. mirer). Admirer parait être récent dans la langue. Anciennement on disait se merveiller. Cependant amirable se trouve dans les textes du xm° siècle.
ADMIS, ISE (a-dmi, mi-z') , part. passé. || 1° Reçu. Députés admis. Ces gens admis à la table du prince. Admis dans une corporation. Citoyen nouvellement admis. Admis au partage. Les conversations légères, les ceroles, la fine plaisanterie, les lettres enjouées et familières, les petites parties où l'on était admis seulement avec de l'esprit, tout a disparu, la bruy. 13. || 2° Reçu, en parlant des choses. C'est une coutume admise parmi les hommes. || 3° Reconnu pour vrai. La version la plus généralement admise est que.... C'est un fait admis.
f ADMISSIBILITÉ (a-dmi-ssi-bi-li-té) , s. f. Etat
ADM
d'une chose ou d'une per tonne admissible, L'admissibilité de tous les citoyen aux emplois publics. ADMISSIBLE a-dmi isi-bP), adj. Qui peut être ois la corporation. Propos lion Imi ible.
ADMISSION m dmi -.ion), s. f. Action par lam esl adm i Doi i adm L'admission dans l'ordre des patricien
— ÉTYM. Admissio , de admittere, admettra
WDMTXTION (a-dmi-kstion ; le t gardant le son qui lui esl propre), s. /'. Action d'ajouter en mélangeant.
— HIST. xvi' s. Des apo temesd'un seul humeur puretlo hant qu'en quantité, sans admixtion d'au ur, paré, v, 7.
— Étym. Admixtio, de ad, à (voy. À), et m iart to, mixtion (voy. ce mot).
ADMONESTER (a-dmo-nè-sté) , voy. ldmoni rER. | ADMONESTATION ou ADMONÉTATION ( admo-nè-sta-sion ou a-dmo-nè-ta-sion), s. f. Action néter.
— hist. xiii' s. Uns clers empêtra letres dou roi
I ère, qu'il le porveïsl ; letres n'avoit nule amonestation, Liv.
■ ■■ Jv
— ËTYM. Idmonéter; provenç. amonestassio ;
ADMONESTÉ, ÉE ou ADMONÉTÉ, ÉE (a-dmo-
ée ou a-dmo-né-té, tée,), part, passé.
l e, qui esl une très-légère
peine, sév. 422. || 2" S. m. En termes judiciaires, acte
ot. L'admonété n'emportait
ion.
ADMONÉTER ou ADMONESTER (a-dmo-né-té ou
deux prononciations sont usitées.
Dans le xvr' s. Bèze pron le amonester, et Pals-
ammonesl rel [irononce les deux m. La syllabe ne, dans admonéter, prend l'accent m 1 La syllabe qui suit est muette, mais au futur etaucondit. : amonéterai, amonéterais) , v. a. || 1° Terme de jurisprudence dont on se servait autrefois , lorsqu'un particulier ayant commis une .ni pas une grande punition, le lui in une remontrance..
le Dreux sortit hier de prison; elle fut admo- 422. Il 2" En général, faire une remontrance à. De ces mêmes discours ses fils il admo-
régnier, Sal. v. On aurait obligation A
qui pourrait Ydnionéter par nom et par surnom
delà raison, volt. Étrenncs aux
SnlS.
HIST. xn* s. Entre vous et le rei avez esté L'apostolies l'en a sovent araisuné ; Li prélat
une l'en unt amonesté, Th. le Mart. 84. Et m sa mort désire, De l'autre part li amonesté Qn'isnelement li trant [tranche] la teste, la Charette. 2920. || xin° s. 11 est convenable coze au segneur qu'il les amonesté qu'il y metent de lors volenté soufisament, beaum. xlix, 5. Et doit cis meffèsestre amonestés par sainte Eglise, id. xi, i 3. Depecheormisericorde, Puisque franchise s'i acorde, Et le vous prie et amonesté ; Ne refusés pas sa requeste, la Rose, 3325. || xivc s. Il n'appartient pas ;i u magnanime fuir ou refuser celui qui le admoneste en raison, oresme, Eth. 120. Il ensaignoit les mariniers et amonestoit que il gardassent bien.... id. ib. 4. || xvc s. Messire Gui de Flandres qui admonestoit et prioit tous les compagnons de bien faire froiss. 1, 1, 69. Et [Louis XI] dit au dit herault plusieurs autres raisons pour admonester le roy d'Angleterre de prendre appoinctement avecques lui, comm. iv, 5. Comme amour et vaillance chevaleureuse admonestent souvent le courage des bons à entreprendre choses honorables, Hist. de Bouciq. 1, 16. Il xvic s. Ses amis l'admonestoient qu'il regardast à ce qu'il disoit, amyot, Sol. 65. Estant bien confessé et admonesté, aiant baisé sa femme et ses enfants, d'aub. Fœn. m, 2. Qui est admonesté est à demy armé, palsgr. p. 4 17.
— ÉTYM. Berry, amonéter et amonnèler; provenç. et espagn. amonestar ; portug. admoestar; d'un verbe bas-latin, admonestare, fait d'une forme bas-latin admonestum ou admonistum, de admonere, avertir, de ad, à, et monere, avertir (voy. monition).
f ADMONITEUR (a-dmo-ni-teur) , *. m. || i" Celui qui fait des admonitions. Pour les hommes supérieurs, la religion est un admoniteur sévère qui leur apprend à s'humilier, chateaub. Pensées, 287. || 2° Au noviciat des jésuites, admoniteur est un titre d'office; c'est un des plus fervents novices qui est chargé d'avertir les autres de cequ'ils ont à faire. Le
ADO
ADO
ADO
général du même ordre a son admoniteur, qui est une espèce de surveillant, nommé par la congrégation générale, pour l'avertir en secret de ses fautes. || 3° Quelques congrégations de filles ont aussi des officièrës qui portent le nom d'admonitrices.
—ÉTYM. Voy. admonition. L'ancien français disait admonesteur.
ADMONITION (a-dmo-ni-sion), s. f. || l'Action d'admonéter. L'admonition a été abolie. || 2" Avertissement. Après avoir inutilement tenté pics de moi les admonitions charitables, Marcellin employa les mesures sévères, chateaubh. Mart. 132.
— hist. xnr" s. Et s'il n'obeist à l'ammonission, il doit estre escommeniés publiquement, beaum. xi, 13. || xvic s. Que ceux qui sont rebelles à son admonition soient notés et marqués afin que chacun les fuie, calv. 298. Sachant que sa femme estoit retrouvée par l'admonition du bon archidiacre, MARGUER. Nouv. 61. Amonition , 0. DE SERRES, p. 26.
— ÉTYM. Provenç. amonicio; ital. ammoniiione ; de admonitio, de ad, à. (voy. À), et monitio, monition (voy. ce mot).
f ADNÉ, NÉE (a-dné, dnée), ad]. Terme d'histoire naturelle. Qui est immédiatement attaché à une chose et parait faire corps avec elle.
— ÉTYM. Adnatus, de ad, à, et nalus, né.
f ADNOTATION (a-dno-ta-sion), s. f. Terme de chancellerie. Réponse du pape a une supplique, quand cette réponse ne consiste qu'en une signature.
— ÉTYM. Voy. ANNOTATION.
ADOLESCENCE (a-do-lè-ssan-s') , s. f. L'âge qui succède à l'enfance et qui commence avec les premiers signes de la puberté.
— syn. adolescence, jeunesse. Dans le langage scientifique adolescence et jeunesse sont synonymes et expriment l'âge compris entre l'enfance et l'état adulte. Mais dans le langage ordinaire il y a une nuance, et adolescence désigne de préférence la première partie de la jeunesse.
— hist. xive s. Et n'est que bien et onnesteté de ainsi passer l'aage de vostre adolescence féminine, Menagier, Prologue. || xve s. Car jeunesse et adolescence(C'est son parler, ne moins ne mais) Ne sont qu'abus et ignorance, villon, Grand Test. || xvie s. Considérez que par nous allaictez Avez esté en vostre adolescence, j. marot, v, 285. L'adolescence, qui commence depuis dix-huit ans jusques à vingt et cinq, est la tempérée et moyenne entre tous excès, paré, Introduc. 5. Sa beauté se maintint tousjours florissante en son enfance, en son adolescence, et encore après qu'il fut devenu homme parfait, amyot, Aie. 2.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. adolescentia ; ital. adolescenza; de adolescentia, de adolescens, adolescent.
ADOLESCENT, ENTE (a-do-lè-ssan, ssan-t'), s. m. et f. || 1° Celui, cède qui est dans l'âge de l'adolescence. || 2° Se dit surtout des garçons, et alors souvent en plaisantant. Un jeune adolescent. L'essai et l'apprentissage d'un jeune adolescent qui passe de la férule à la pourpre et dont la consignalion a fait un juge, est de décider souverainement des vies et des fortunes des hommes, la bruy. m. j| 3° Adj. Encore adolescent il avait quitté Rome, arn. Mar. à Mini, i, 2. Môrovée est ardent, et la pitié naissante Bientôt mène à l'amour une âme adolescente, lemerc. l'réd. et Brun, i, 2.
— HIST. xve s. Quelle hardiesse te meut, o jeune adolescent royal, ne quelle fiance présumes tu de mettre la mayn aux nymphes, j. lemaike , dans palsg. p. 351. || xvie s. L'ardeur du courroux que l'on sent Au premier âge adolescent, Me fit trop nicement t'escrire, rons. 454.
— ÉTYM. Adolescens, de adolescere, croître, de ail, à (voy. À), et oleacere, olere, croître. Quelquesuns ont rattaché ce radical à ôao; , entier (voy. soi,i m: pour ce mot); mais l'opinion préférable est celle de Beni'ey, i, 70, qui le rattache à alerc, nourrir (voy. aliment), de même racine qu'un radical grec ».>.<■), je fais croître, d'où àXSocîvetv , faire croître; radical qui appartient aussi aux mots congénères : gothique, alds, qui a crû, âgé (voy. aldehman) ; aliéna, ait; âgé; celt. allruim, nourrir, ait, nourriture.
rADOMESTIQUÉ, ÉE (a-do-mè-sti-ké, kée), part, passé. Gens adomestiqués.
tADOMESTIQUER(a-do-mè-sti-ké),t>. a. || l"Faire de sa maison. Villars l'avait adomcsliqué[Heudicourt], protégé, et lui avoit souvent donné de l'argent, stsimon, 278, )0. || 2° S'adomestiquer, v. rijl. Se faire de la maison.
— HIST. xve s. Par la douçour de doulz nourrissement S'aprivoisist mainte beste sauvage ,S'adomes-
che.... e. deschamps dans raynouard. || xvr s. Par ce moien le cardinal , de qui les meschancetez avoient esté odieuses auparavant, se reconcilia avec Sigismond ; s'etant adomestiqué , persuada à son cousin d'ouir messe tous les matins, d'aub. Hist. ni, 506.
— ÉTYM. A (voy. ce mot), et domestique; provenç. adomesgar, adomesjar; ital. addomesticare. L'ancienne forme française est adomescher ; adomestiquer a été refait, postérieurement sur le latin.
f A DONC (a-don-k), adv. En ce moment, alors. Adonc Darius pousse sa dague, et d'aventure n'atteignit que le mage, p. l. cour, h, toi. || Vieux.
— hist. xne s. Adonc aurez vostre guerre finie, Roncisr. p. 28. Adonc florist mes cuers et mes vouloir En bone amour.... Coucy, vin. || xme s. Il estoit adonc quaresmes, villeh. 18. Adont tenoient Franc les Tyois [Allemands] pour amis, Berte, v. || xve s. Ce fut l'an de grâce nostre seigneur I32U, le jour de Noël [que fut couronné Edouard III], et pouvoit avoir adonc environ seize ans, froiss. i, i, 27. Il n'estoit adoneques riens dont il eust si grant crainte que de perdre son auctorité, comm. vi, 7. || xvi° s. Les gendarmes ont jeté le sort, qui setiroit adonc d'un chapeau ou d'un bocal, calv. iûo. Et si tout est confus, qui adoneques dira Les hymnes de ta gloire et ton nom bénira? rons. 872. Quand le sentiment du feu fut passé jusques à la chair vifve, adonc commencèrent les boeufs à se debatre , amyot , Fab. 17.
— ÉTYM. À et donc; wallon, adon; provenç. adonc; anc. catal. adonchs; ital. adunque.
ADONIEN ou ADONIQUE (a-do-niin ou a-do-nik'), adj. et s. m. Terme de prosodie grecque et latine. Se dit d'un vers composé d'un dactyle et d'un spondée.
— ÉTYM. Adonivs, de Adonis (voy. ce mot).
ADONIS (a-do-ni-s'), s. m. || 1" Dans la mythologie, nom d'un jeune homme célèbre par sa beauté et qui fut aimé de Vénus. || 2° Ironiquement, jeune homme qui fait le beau et qui est très-soigneux de sa parure. || 3° Terme de botanique. Plante à Heurs rouges ou citrines, qui approche de la renoncule et qui vient dans les près.
—ÉTYM. Adonis, de "Aôcoviç ou "Aôiov,de l'hébreu Adan, seigneur. Adonai en hébreu est le nom de Dieu. Adonis est la forme grecque du nom d'une divinité phénicienne; la langue desHébreux et celle des Phéniciens étaient deux dialectes d'une même langue.
ADONISÉ, ÉE (a-do-ni-zé, zée), part, passé. Paré et adonisé.
ADONISER (a-do-ni-zé) , v. a. || 1° Parer avec une grande recherche. || 2° S'adoniser, v. réfl. S'ajuster avec un trop grand soin. Se dit surtout en parlant des hommes.
— HIST. xvie s. Quand ses cheveux troussés dessus l'oreille, D'une Venus imitent la façon; Quand d'un bonnet sa teste elle adonise, Et qu'on ne sçait, tant neutre elle déguise Son chef douteux, s'elle est fille ou garçon, rons. si.
ADONNÉ, ÉE (a-do-né, née) , part, passé. Qui s'applique à. Adonné à l'étude, au vin. Grande àme, aux grands travaux sans repos adonnée, malii. iy,2. Je chante dans ces vers les filles de Minée, Troupe aux arts de Pallas dès l'enfance adonnée , la font. Filles de Minée. L'abondance d'hommes adonnés à la guerre, FÉN. Tél. XIII.
ADONNER (S') (a-do-né), v. réfl. || 1° Se livrer, s'appliquer à quelque chose avec ardeur, habituellement. S'adonner à l'étude, aux plaisirs. S'adonner à boire. Il s'adonnera aux exercices de la religion sans en négliger aucun, bourd. Pensées, t. i,p. 97. Les exercices auxquels ils s'adonnent, fén. Tél. x. La jeunesse ne s'adonne plus aux lettres, id. tb.xiv. || 2' Fréquenter habituellement. S'adonner à une société, à un lieu. || 3" Ce chien s'est adonné à moi ; m'ayant rencontré par hasard, il s'est attaché à moi. || 4° Se diriger, en parlant d'un chemin , d'une chasse, etc. Le seigneur de Thouars mandait à celui d'Oiron, qu'il chasserait un tel jour dans son voisinage, et qu'il eût à abattre une certaine quantité de murs de son parc, pour ne point trouver d'obstacles, au cas que la chasse s'adonnât à y entrer, stsimon, 75, 223. Est-ce jamais par là que son chemin s'adonne?LA chaussée, Préjugé à la mode,i, 6. || 5° Adonner, v. n. Terme de marine. Devenir plus favorable, en parlant du vent qui était contraire.
— HEM. Quoique l'Académie n'indique que le verbe réfléchi s'adonner, il semblequ'on pourrait très-bien dire, comme dans le xvie siècle, adonner son cœur, sun esprit, etc., à une chose.
-syn- se donner À, s'^noNNER À. Se mettre à un
certain genre de travail. Se donner à l'étude, c'est s'y livrer sans réserve; s'adonner à l'étude, c'est simplement s'y appliquer. Il y a donc une nuança entre ces deux expressions ; et la première est plus forte que l'autre.
— HIST. xve s. Le jeune Edouard, qui fut depuis roi d'Angleterre, s'adonnoit plus et s'inclinoit de regard et d'amour sur Philippe [fille du comte Guillaume] que sur les autres, froiss. i, i, 15. Adonné à tous les plaisirs, comm. v, (8. || xvie s. MaisDieu ce bien ne m'a donné Que vostre chemin adonné Se
soit icy marot, n, -HO. Fut l'humain genre as-
prement.estonné, Et tout le monde à l'horreur adonné [en proie], id. iv,22. Sçavoir voulut toutes sciences bonnes, Et qui est celle à quoy tu ne t'adonnes, id. îv, 199. Encore que mon feu père eust adonné tout son estude à ce que je prouffictasse.... rabel. Paul. n, 8. Quant à la congnoissance des faietz dénature, je veulx que tu te y adonnes curieusement , id. l'ant. n, 8. A raison de quoy il le fault tousjours addoner [l'entendement] à ce qui est le meilleur, amyot, Péricl. i. Ils s'addonnent aux exercices que plus vous honorez, id. Cat. (5. L'estude de la philosophie à laquelle il s'adonna, id. Pélop. 4. On peut affermer, quand ils s'adonnent à bien, qu'ils sont excellents, lanoue, 85. Pour sauver quelques maisons de gentils hommes et Gergeau, si le besoin s'y adonnoit, d'aub. Hist. n, i9t. Afin aussi d'adonner nos cœurs à l'amour d'icelle [justice] et à une haine d'iniquité.... calv. Inst. 273. Qu'on suive hardiment l'esprit, lequel ne demandera rien de mal, moyennant qu'on s'adonne à sa conduite, id. ib. 4 7ii. Il ne laissoit pas de prier au milieu de la multitude, si l'opportunité s'y adonnoit, id. ib. 709. Pour s'adonner du tout à la dévotion, mont, i, H3. J'ay veu nos princes s'y adonner depuis en personne [à l'exercice louable de la comédie], id. i, t:>$. Son chemin s'adonnant au travers d'une église, il ne passoit jamais qu'il.... id. i, 403. Si quelque ser-' viteur s'y adonne [s'attache à lui].... id. ii, 79.
—ÉTYM. À et donner; provenç. et espagn. adonar ; ital. adonare.
ADOPTANT (a-do-ptan), s. m. Terme de droit. Celui qui adopte.
ADOPTÉ, ÉE (a-do-pté , ptée) , part, passé. || 1° Octave adopté par César. Vous étiez des enfants dans son cœur adoptés , volt. M. de Ces. m, 3. || Subslanlivement : l'adoptant et l'adopté. || 2° Fig. Proposition adoptée à l'unanimité. Règlement adopté bientôt par toutes les nations. || 3° Adopté, formule de vote qui indique que la proposition est reçue.
ADOPTER (a-do-pté), v. a. \\ 1° Choisir quelqu'un pour fils ou pour fille et lui en donner les droits civils, en remplissant certaines formalités légales. Jamais, sans ses avis, Claude, qu'il gouvernait, n'eût adopté mon fils, rac. Bril. m, 3. Toutes les fois, tyran, qu'on se laisse adopter, corn. Héracl. v, 3. || 2" Par extension, prendre un enfant et le traiter comme sien. Hélas! ce Juif jadis m'adopta pour sa fille, rac. Eslh. ni, 4. Mais mon cœur, plus prudent , l'adopta par vengeance, créb. Atr. i, 3. Je t'adopte pour fils, adopte ma vengeance, ducis, Rom. ni, 5. || 3° En général, se porter vers, s'attacher à. Adopter un parti. Adopter un plan, un genre de travail. Adoptant l'opinion de cet auteur. Le peuple adopta la loi proposée. Jusque-là on n'avait adopté de l'antiquité que des erreurs. L'Amérique à genoux adoptera nos mœurs, volt. Ah. i, K N'a-t-il pas adopté Nos climats et nos mœurs et notre liberté? ducis, Abtif. ni, 4. Il apprend mon dessein, l'adopte, l'autorise, c. delav. Vèpr. sic. i, i.
— hist. xvie s. Aphidnus adopta les Tyndaridea pour ses enfants, comme Pylius avoit adopté Hercules, amyot, Thés. 42.
—Étym. Adoptare ,de ad, à, et optare, opter (voy. À et opter).
f ADOPTIEN, IENNE (a-do-psien, psiè-n"), i m. et /".Membre d'une secte chrétienne qui soutenait que Jésus était seulement le fils adoptif de Dieu.
ADOPTIF, IVE (a-do-ptif, pti-v') , adj. || 1" Qui a été adopté. Fils adoptif. || 2" Qui a adopté. Père adoptif. || 3° Qui a rapport à l'adoption. Le droit de bourgeoisie à vos peuples donné Ne perd rien de son prix sur un front couronné ; Sens ce titre adoptif, étant ce que vous êtes, Je pense bien valoir une de mes sujettes, corn. Sert, n, 2. || Se met toujours après son substantif.
— HIST. xvic s. Thaïes eut un fils adoptif, il adopta un sien nepveu nommé Cybistus, fils de sa sœur, amyot, Sol. to. Lorsque son père adoptif fut tué, il estoit en la ville d'Apollonie, id. Brut. 27.
—ÉTYM. Adoptivus (voy. adopter) ; provenç. adoptai; espagn. adoptivo ; ital. adottivo.
,\no
ADOPTION i ; ''ii poésie, de quai
l.iluo. s. /• i dans
Père par adoptii
f/»M, o On
! 'adoption le mil entre les m 111 il, ■>. Tu n'as de fils qu'i et nul i N'a d un
. M . de C i , l !
[uis un
11ÛURD.
patrie d'ad me fai-
.iin de ' \ gue, de mots étra
a autre.
C< s adoptions de
m fut
— lits r. xvi* s temps
— ÊTYM. Provenç. ad iptio ; i
pft'o , de '
ADORABLE (a do ra-b !• D
adoré. DU u seul est adorau
us a dit i
mystère de votre ] i° En
parlant d'uni Une fei