Quand ce vint à combattre à i besoing
i. us. il sem-
bloit a, ; la lucte,iD. Phil.
uels [philosophe- n discouru de tout
ce qui apai : s de la vie
que, li tes divins exceptez, on ne pourroit
; de meilleu . lanoue, ho. i
sent lieu est une adresse générale pour guiderceux i estre aidez, calv. [nst. Epit. tchanl bien les adresses de I
56. Ceux qui connoissoient les adresses des chemins . qui eschapperent, marg. Préf. I
r leur bon droit par l'adresse [rcquête] i1; ■ lui avoit faicte M. Bouchait, cari., in, i". i u t'en vas droit i Paris je
mon adresse, mar. ii, is9. De tes sentes et adresses Veuilles moi estre enseigneur, id. iv, 2i
— ÉTYM. Voy. adressi r. Le sens propre de adresse est de meti i . de là les indication pour aller trouver quelqu'un ; dans l'ancien fiançais, chemin qui mène où l'on veut aller; puis n; 1er à droit, c'est-à-di Bourguig. aidroisse; picard, adrèi he; wallon . a Dans le Berry, adresse signifie direction, et les adresses, comme au xvi* s. les êtres d'une maison.
ADRESSÉ, ÉE (a-drè-sé, sée), part, passé. Une
lettre adressée au ministre. Cet homme adressé à un
grand personnage. Coup bien adressé.... une vic-
I moi seule adressée, rac. Andr. iv, 3. Je fixe
s iil adressés, volt, /.aire, i, i.
u nom que l'amour grava dans votre cœur N'esl point dans cette lettre à Tancrède adressée, ncr. n, i.
ADRESSER (a-drè-sé), v. a. || 1" Envoyer avec une indication. Il leur adressa son ami avec beaucoup de recommandations. Je vous ai adressé à l'homme qui pouvait le mieux vous renseigner. Je ne savais où vous adresser ma lettre. Montrons l'ordre cruel qui vous l'ut adressé, rac. Baj. i, 2. La voici! mon bonheur me l'adresse, id. Brit. ni, 2. || Mal ad; donner une fausse adresse, une fausse indication. Paix, voici votre père; le vilain usurier est avec lui. — Vient-il demander ce que je lui dois? — Il serait mal adressé, regnard, Sérénade^ iv. || 2° Par extension, .adresser la parole à quelqu'un, lui parler directement. Adresser une question, des vœux. Je ne vous adresse pas ce reproche. Il ne m'a pas trouvée assez bien faite pour m'adresser ses vœux, mol. Princ. d'ÉMde, v, 2. Mon esprit, il est vrai, trouve une étrange voie Pour adresser mes vœux au comble de leur joie, id. l'Étour. iv, 2. Entre i qui t'adressent leurs veilles, boil. Disc, ou Roi. Sur un plus digne objet adresse ta pensée, rotrou, St-Gen. m, e. Quoi! c'est lui dont les vœux
ADR
rou furent adre lé ;! voi r. Orphel. i, i. || 3° Fig.
ira qu'un, di.e
i m :; Iressc. sans doute
tirs il m'avait en vue], MASS.
i"D , tourner. Mai ; votre frère Atlale
d i. Hic. i,i mais vous
I i ici mes ti, 8. Où • ' c'est ici . volt. Orphel. iv, 3. il [le ■ I me ; armes, rotrou, Bel. i, i. Ainsi l'homme qui fuil l'abord en la voie où le Seigneur I : i ; heureuse \ e J . , l" Psaume. H a établi la de notre àme, pour ad i a la lionne voie, boi . Serin.
I ssr.it , r. rêfl. || 1° Ail . avoir
recour un. Je m'a-
dresse à vous pour savoir ce que je dois faire. Au factotum tu L \ i o , r. .I/o tet.
iiifs à d'autres dieux osèn ni ad er, rac.
Esth. ni. 4 Dieu, maître des rois, à qui
cœur s'adresse, volt. Orphel. v, 6. || 2" Familiè-
Vous i ' li ez mal; S i vous vous adresser? se dit quand on avertit quelqu'un qu'il se méprend. || 3" Se diri . aller. Nous somm ous s'a-
dresse, rotrou, Antig. III, 7. Mais son chemin, je crois, s'adresse par ici, du ryer, Sc^u. ii, 2. Tout le monde courant çà et là p ur affaire on ne sait où s'adresse le chemin de chacun, perrot d'abl. Tac 260. Où s'adressent tes pas? mol. Ampli, i. Quelle est donc cette pompe où s'a-
■ .oi.r. ,-i/;. n. || 4" S'adre quelqu'un, adresser la parole à quelqu'un. Il s'aitants. C'est aux malades que irs s'adresse.
Cet oral ' uand je dis vous,
e presque à tous les hommes, mass.
i . en i d une voix oppres- • ; r. Orphel. v, I. || 5" Cette lettre s'adresse à lui; la suscription fait voir qu'elle lui doit être , || Figurément, cela s'adresse à vous, se tlit d'une chose qui concerne indirectement quelun discours, une critique, etc. Cela s'adresse à vous, esprits du dernierordre, i.af. Fabl.v, IC.|| 6° Etre dirigé. Toute métaphore s'adresse à nos sens. Ma. s pourquoi, trompeuse déesse, S'il est vrai que tu n'as point d'yeux, Est-ce plutôt à de hauts i eux ' ju'à des toits de bergers que ta rigueur s'adresse? rotrou, Antig. ni, i. Mon frère, au nom des dieux protecteurs de la Grèce, Car vers eux maintenant votre zélé s'adresse, id. ib. n, 2. C'est à toi que dans cette guerre Les flèches des méchants préii s'adresser, rac. Ath. iv, G. Je vois qu'en m'écoutantvos yeux au ciel s'adressent, id. Esth. il, 7. Le seul [cœur] où mes regards prétendaient s'adresser, iD.^l'tdr. m, 4.
adresser, r. n. Toucher droit où l'on vise.
t pas petite affaire, la font. Fab. i, 17. C'est assez.... qu'une aveugle pensée.... vous ait fait adre Au ] lus haut objet de la terre,
MALH. V, 8.
— REM. Pascal a employé adresser dans le sens de dresser : On les avertirait de l'embûche qu'on leur
, Prov. H. C'est un archaïsme (voy. l'historique).
— iiist. xnc s. Face le sis prelaz en sa chartre lancier; Qu'il ne puisse jamais hors d'iluec repeiner; Iluec pourra, s'il volt, ses inesfeiz adrecier [redresser], Th. U: Mari. 31.
— xiit" s. Nous otroions le pardon à tous ceux qui confès morront, por cest forfait adrecier, villeh. 98. Dont fist Ii rois Richars atourner ses nés [nefs], et monta sour mer, et s'adrecha au plus droit et au mius qu'il pot vers Alemaigne, el prist port, Chron. de Reims, p. 46. Délie Doeite
en estanl dressie ; Voit l'escuier , vers lui s'est adrecie, Romancero,, p. 47. Vers une rivière e, Quej'oi près d'ilecques bruire , ht Rose , 104. En tex péris les met jonesce, Qui les cuers àdelitadresce, ib. 4486. Et tel sentier si furent fait pour soi adrecier de grant quemin [chemin] à autre, beaum. xxv, 2. Fai premier ce qu'il afiert à Dieu, et il te adresecra toutes ces autres besoignes, joinv. mi. Li rois de France, qui sot [sut] que il estoient là, s'adreça tout droit là pour combattre à eulx, id. 104. Et se il ne vouloient adrecier la trêve que il li avoient rompue.... id. 2CI. Et se il i a aucune chose à amender, si l'amende et adresca idn je], et les [tes sujets] tien en faveur et en amour, id. 30<.
ADR
— xiv« s. C'est la conclusion Je cest chapitre que Dieu nous adresce à bien faire en délectations et en tristesces, oresme, Eth. 39.
xvc s. Et tant y sont avenues d'aventures, et tant de batailles adressées, froiss. i, i, l. Si s'en vint sa voie, et s'adressa sur Monseigneur Geffroy, et là, en parlant à lui, il changea un peu de contenance, m, i, i, 329. Là endroit [avant la bataille] se confessa et adressa chacun à son loyal pouvoir, id. i , i , 4 1 . Et celui qui parlera pour le roi de France adrecera ces paroles au roi et duc et dira ainsi.... id. i, i, 53. De première venue i! y eut dure encontre, et s'adresse le roi dessus messire Eustacbe de Ribeumont, lequel estoit moult fort chevalier, id. i i, 328. En leur priant humblement excuser et su'ppîoyer à mon ignorance et adresser ce que y seroit mal mis, j. de troyes, Chron. i4go. Garni et adressé de tout ce qu'on saurait louer en noble homme, louis xi, Nouv. 2S.
— xvic s. Le premier à qui il s'adressa estoit vestu d'une robe.... rab. Pant. v, -18. Dieu permet bien que les trompeurs adressent quelquefois à dire vérité, calv. Inst. 130. Pour estre esclairez et adressez en la vraye religion, il nous faut commencer par la doctrine céleste, id. Inst. 29. Ce n'est pas à l'homme d'adresser ses pas. Les pas de l'homme sont adressez de Dieu, id. ib. -138. Et puis leur gibier ne s'adresse pas [ne vient pas] par deçà, des periers, Cymb. 158. A toy s'est adressée Ma clameur jours et nuits, mar. iv, 332. A un qui est soigneux, qui s'adresse et exerce, le bien lui vient toujours plus tost qu'à un autre, la doèt. 200. Tu t'adresses aux armes, in. 201. Les Dieux sont amoureux de ceux dont ils purifient les meurs, et les addressent à la vertu, amyot, Num: 7. Ainsi que dit Epicharmus, en un petit traitté qu'il a escrit et addressé à Antenor, id. ib. 15. On doibt former les meurs des enfants, et les duire et addresser dès et depuis leur naissance à une mesme fin, id. Lyc. et Num. 9. Minutius, adressant sa parole à Brutus et à tous les assistants, leur dit... id. Publ. 4. 11 mit en pièces les premiers des ennemis, ausquelz il s'adressa et arresta tout court les autres, id. Cor. 10. Il receut sur son propre corps plusieurs coups qui estoient addressez à ^Emylius, id. Marc. M. Adressant leurs corps et les endurcissant à la peine, id. Eum. 7. On ne s'adresse [on ne s'en prend] pourtant qu'à lui, mont, i, 09. On reçoit ces advis comme adressez au peuple, id. i, H6°. S'adresser aux loix pour avoir raison d'une offense, id. i, U9. N'adresse elle [redresse-t-elle] pas quelques fois nos conseils et les corrige [la fortune]? id. i, 254. Il faut adresser et arrester nos désirs aux choses les plus aysées, id. ni, 277. Puis addressant son propos à son oncle, id. IV, 324.
— ÉTYM. Picard, adrécher; wallon, adiersi ; rouchi, adercer; provenç. adressar, adreysar; espagn. aderezar; ital. addirizgare ; de à et dresser: signification première, mettre à droit , ce que nous disons aujourd'hui redresser, puis diriger, conduire, porter vers.
ADROIT, OITE (a-droi, droi-t') , adj. \\ 4° Qui ade l'adresse, soit de corps, soit d'esprit. Adroit tireur. Adroit à tous les exercices. Homme adroit et entreprenant. Les gens adroits à tromper.Qu'est devenue cette redoutable cavalerie...? Ni les chevaux ne sont vites, ni les hommes ne sont adroits que pour iuir devant le vainqueur, boss. AnnedeG. L'homme seul se trouverait-il être sans action? La nature l'aura-t-elle destiné à une oisiveté éternelle ? L'aura-telle formé si beau, si adroit, si désireux de savoir, pour le laisser toujours inutile ? id. Pensées chrét. 33. Que la nature est adroite et qu'elle sait bien ménager ses intérêts ! Nous pensons nous défaire d'une passion ; que fait la nature? en la place de cette passion, elle en substitue une autre toute contraire, bourd. Pensées, t. i, p. 4 28. Ce n'est ni à l'intempérie de Pair, ni à la faute des peuples, ni à la stérilité des terres qu'il en faut attribuer la cause, puisque l'air y est excellent [en France], les habitants laborieux, adroits, pleins d'industrie ; mais aux guerres et au défaut d'économie , vaub. Dime, p. 27. || 2° En parlant des choses, où il y a de l'adresse. La louange agréable est l'âme des beaux vers ; Mais je tiens, comme toi, qu'il faut qu'elle soit vraie, Et que son tour adroit n'ait rien qui nous effraie, boil. Ép. ix. Adroit mensonge, rac. Miilrr. m, 4. Son adroite vertu ménage son crédit, id. Brit. iv,4.
— REM. Du temps de Corneille on prononçait aussi adret, adrète; ce qui est la prononciation normande : Ma sœur vous êtes plus adroite; Souffrez que je ménage un moment de retraite, corn. Agés, il, 1 D'abord j'appréhendais que cette ardeursecrète Ne
ADU
fût du noir esprit une surprise adroite, mol. Tart. m, 3. La prononciation adret est fort ancienne-, dit Chifflet, Gramm. p. 20 1.
— SYN. adroit, habile. Ils donnent l'un et l'autre l'idée d'une action facile et heureuse. Habile exprime davantage l'aptitude générale; adroit, l'application particulière de cette aptitude générale. Un homme adroit n'est pas nécessairement habile ; un homme habile est nécessairement adroit, et s'il ne l'est pas en une circonstance donnée, c'est qu'il s'oublie. L'adresse ne suppose pas l'habileté; c'est quelque chose d'inférieur. L'habileté au contraire ne va pas sans adresse. L'étymologiemême indique la nuance; l'habile, habilis, de liabere, a une disposition générale qui est bonne pour tout; l'adroit, de à et droit, met les choses comme droit est, c'est-à-dire se prend bien à ce qu'il fait , à un objet quelconque.
— HIST. xnc s. Et moult adroit [il] est arrer retourné, Roncisv. p. 190. || xnr s. En la forest fu Berte, qui est gente et adroite; D'aler aval le bois moult durement s'esploite, Berte, 29. || xiv s. Seablablement celui qui juge adroit des operacions humaines, qui est sain selon l'ame, oresme, Eth. 19. Et quiconque consellebien, il fait adroit, id. ib. 182. || xvie s. Carneades souloit dire que les enfants des roys et des riches n'apprenoient rien adroit, qu'à picquer et manier les chevaulx, amyot, Comment discerner le fat. de l'ami, 30. Des combattants bien aguerriz et adroicts aux armes, id. Tim. et P. Mm. comp. Leurs vaisseaux adroits et légers pour bien servir en un bon affaire, id. Pomp. 36.
—ÉTYM. Wallon, adreût, convenable; Berry et norm. adret; picard, adrot, d'une façon adroite; de à, droit (voy. droit, adj.). Dans plusieurs des exemples anciens, adroit pourrait .s'écrire aussi bien en deux mots, à droit, et est une espèce d'adverbe: juger adroit ou à droit ; n'apprendre rien adroit ou adroit; c'est aussi de cette façon que le picard emploie son adrof. Quelques étymologistes, trompés par une des significations de droit, font venir droit et adroit de dexter ; c'est une erreur ; il vient de a'ddirectus, proprement, dirigé vers, adressé.
ADROITEMENT (a-droi-te-man), adv. D'une manière adroite.... cette prompte ruse Divise adroitement trois frères qu'elle abuse, corn. Uor. iv, 2. Elle prévient ma plainte et cherche adroitement X la faire passer pour un ressentiment, id. Nie. m, 4. Sachez adroitement ce qu'on dit à la cour, th. corn. Ari. iv, 3. Je savais bien que vous aviez une manière particulière de raisonner et d'envelopper adroitement ceux à qui vous aviez affaire, fonten. Mont, et Socrate.
— ÉTYM. Adroite au féminin, et ment.
ADULATEUR, TRICE (a-du-Ia-teur,tri-s'). || 1° S.
m. et /'. Celui , celle qui donne des louanges excessives. L'adulateur qui ne cherche qu'à plaire. Cette femme est une grande adulatrice. Ne soyez à la cour, si vous voulez y plaire, Ni fade adulateur ni parleur trop sincère, la font. Fab. vu, 7. Comme si c'était être indiscret que de n'être pas adulateur et prévaricateur de son ministère, mass. Confér. Scandales. La grandeur, je le sais, ne manque guère d'adulateurs, mais les grands manquent souvent d'amis, id. Villeroy. De leur malheureux roi lâches adulateurs, volt. Marianne, i, 2. De vingt maîtres divers adulateur banal, millev. Indépend, du poète. Soit qu'il fasse au sénat courir les sénateurs, D'un tyran soupçonneux pâles adulateurs, boil. Art. p. n. || 2° Adj." Langage adulateur. D'un peuple adulateur l'ardente idolâtrie..., Tout pénétra mes sens de langueur et d'ivresse, c. delav. Par. i, \. Si pour caresser sa faiblesse, Sous tes pinceaux adulateurs, Tu parais du nom de sagesse Les leçons de ses corrupteurs.... lamart. Médit, xix.
— HIST. xivc s. Celui qui est adulateur ou flateur est ami ou aimé superexcedanment, oresme, Eth. 242. Adulateurs, menteeurs et flatteurs, id. ib. 109. Et est manifeste que celui qui est ami est autre que n'est le flatteur ou adulateur, id. ib. 300. || xvc s. Comme sont les aduleurs ou dateurs, portans venim angoisseux, ciir.de pisan, Charl. V, i, to.
— ÉTYM. Adulalor, de adulari, aduler.
— SYN. ADULATEUR, FLATTEUR. Qui loue CXCCSSive-
ment. On a essayé de trouver une différence, endi; sant que l'adulateur flatte plus que le flatteur. Là n'est pas la différence. D'abord il y a la distinction qui résulte de leur usage : flatteur est du langage ordinaire, adulateur appartient au langage relevé; puis In flatteur peut être vrai; l'adulateur ne l'est pas. Dans la Princesse Aurêlie, de c. delavigne, ni, e, après une tirade où Alphonse peint toute l'ardeur de son amour eu rappelant à Aurélie le bonheur que son peuple avait à la revoir , celle-ci lui ré-
ADU
pond : « Flatteur ! » Adulateur serait un contre-sens. ADULATION (a-du-la-sion ; en poésie, de cinq syllabes), s. f. Flatterie. L'impudence de l'adulation alla si loin.... De vaines adulations. Si vous prétende/ vous en rendre digne par des bassesses, des soins, des assiduités, des adulations, des sollicitations humaines, vous êtes un profane qui achetez le don de Dieu, mass. Conf. Amb. des clercs. Il n'estimait la voix de l'adulation Qu'en ce qu'elle a d'utile à son ambition, lemerc. Clovis,i, 1.
— SYN. adulation, flatterie. Adulation diffère de flatterie parce que le premier appartient au langage relevé, et que le second est de l'usage commun ; puis parce que adulation emporte une idée de servilité et de fausseté qui n'est pas dans flatterie. Boileau disant que lui, le satirique, a parlé de Louis XIV comme l'histoire, c'est une flatterie, mais ce n'est pas une adulation.
— HIST. XIIIe s. Par baratestuet barater, Servir,, chuer, blandir, dater Par hours, par adulacions. la Rose, 7127. || xivc s. Et pour ce plusieurs aiment que l'on leur face adulacion, oresme, Eth. 212. Il xve s. Sera recité par moy véritablement et sanz aucune adulation le principe et mouvement de ceste présent petite compillation, chr. de fisan, Charles V, 1, Prologue.
— ÉTYM. Adulalio, de adulari, aduler; provenç. adulatio, azulatio; espagn. adulacion; ital. adulazione. Ce mot, qui était encore peu usité aux xme et xivc siècles, était tombé en désuétude au xvie siècle. Il fut repris à la fin du xvil" siècle.
ADULÉ, ÉIÎ (a-du-lé, lée), part, passé. Louis XIV adulé par une cour idolâtre.
ADULER (a-du-lé), v. a. Flatter. Vite un prix au sot qui l'adule, béranger, Denys.
— SYN. aduler, flatter. Une différence d'aduler avec flatter, c'est qu'aduler est du langage rele\ ■'■ et n'a d'emploi que là, tandis que flatter a un emploi général. Une autre, c'est qu'aduler implique une servilité et une fausseté qui ne sont pas nécessairement dans flatter.
— HIST. xve s. La haulte généalogie des nobles roys de France nous peut aydicr en ceste partie comme préambule de gloire non adulant, chr. dk pisan, Charles V, 1, 5.
— ÉTYM. Adulari, sur l'origine et la racine duquel les étymologistes ne s'accordent pas.
ADULTE (a-dul-f), adj. \\ 1° Qui est parvenu à la période de la vie comprise entre l'adolescence et la vieillesse. Âge adulte. \\2"S. m. Un adulte. Cette maladie attaque rarement les adultes.
— étym. Provenç. adulto ; catal. adult; espagn. et ital. adulto; de adultus, part, passif de ado'ere. croître, dont adolescens est le part, présent (voy. adolescent).
ADULTÉRATION (a-dul-té-ra-sion),s. f. \\ 1° ferme de jurisprudence. Action de gâter, de fausser. L'adultération des monnaies. || Mot peu usité en ce sens. H 2" En pharmacie, action d'adultérer les médicaments ou le résultat de cette action.
— ÉTYM. Adulteratio, de a lulterare, adultérer. ADULTÈRE (a-dul-tê-r'). || 1" S. m. et f. Celui ou
celle qui viole la foi conjugale. Les fornicateurs et les adultères. Faut-il que sur le front d'un pr adultère Brille de la vertu le sacré caractère? rac. Phèdre, iv, 2.\\2° Adj. Qui viole la foi conji Epoux adultère. Tableaux ou estampes qui représentent la femme adultère de l'Évangile. Flamme adultère,rac. Phèdre, ni, 3. ||3°Par extension, cequi offre un mélange vicieux, coupable. Pour rendre à d'autres dieux un honneur adultère, bac. Eslh. 1, \. Il 4°Fig. Votre lumière ne luit pas sur les âmes adultères et corrompues, mass. l'rod.
— REM. On donnait autrefois un complément à adultère. Par le moyen de Mucilia, dont il [Séjan] était l'adultère, perr. d'abl. Tac. 200. On dirait aujourd'hui l'amant ou la maîtresse.
— HIST. xme s. Et un autre homme elle a choisi, En guise d'avoutre ou d'ami, jubin. Contes, t. il,
— ÉTYM. Adultère est une formation récente faite sur le modèle d'adulterium, et comme s'il y avait un mot latin adultérins. La. forme ancienne i,i avoutre ou a outre; provenç. adultre, avoutre, avoutro. En effet, le latin adult r ayant l'accent sur du, le mot français dut l'avoir sur la même syllabe : ce qui est dans avoutre, dans le provençal, dans l'italien et l'espagnol adultero. On trouve dans un texte du xi" siècle : Ben li leist [est perm s la avultere [la femme adultère]. L. de Guil 37. 11 faudrait donc admettre un bas-lalin adu tenus l'accent par conséquent sur Je.Mais le texte des Lois de Guillaume a été écrit en Angleterre, et il est
ADU
défectueux; on peut croire qu'il fau( y lire Ut avulr
w>ri n re dul te r1), *• "' ' '>" la
re un adultère Né d u ensez-moi d tous deu>
m, 2. El pi s,> peut-il couronner, Si ; our qu'un lâche adulte
simple, ''"' es1
commis par une ;
non m mmet-
semble un homn
— iiist. xr s. Si le père tri
; Guill. 37. || xii' - lu
/ , \ m" s. Tanl
e n furent ensanle, il fui
M0708 in, homici
on elles Eth. 4
11 esl escript en nostre loj , Q
>, Son corps est livré a mari e, a Nativité,
Myst
— ÊTYM Pr m;, adulieri . et ital. mlulterio; 'l a fuifc rt'uro, de ad
autre
OKoulire, le frani
ment formés du latin avec l'a& ■ ■ i j t sur la syllabe qui c a te accentué en latii
une dil férenced'oi I iere, comme aposto-
lie poui
ADULTÉRÉ . ÉE a dul-té Médicaments adultérés.
ADULTÉRER La syllal
un accent aigu, quand la sj 4 son-
nante; el un quand la syllabe qui suit
est raui au futur i
e), v. a. || 1° Terme de pharmacie.
ubstances actives et chères des suDsr ires. || 2° En
jurisprudenc
tesmarchandises.il 3" Fig. Fausser, v cier. Il adultère tous les ouvi I Dieu, boss. Démons, 2. || Régnier a d t adultériser : Voilà femme à présent chacun e, Sot. v.
— Hisr. xv s. • adultérer l'espouse incorrompue de Jesus-C; miel, t. u, f- igo. || xvr s. Les nouvelles qui viennent de si 1 pays, ou se buffettent comme les vins, ou sont falsifiées comme les pierreries, ou sont adultérées comme tout, oesi imant la con-
tnt de bonne lig . au reste delà
faute que lui mesme avoit commise, ne voulut point adultérer n se ailleurs d'un mauvais
mariage "il l'épousa . marg. ffouv. a.
— étym. Provenç. adulterar, avoutrar; i adultcrar ; ital. adulU rare : de adulU rare (voy. hdi i-
TÈRE).
ADULTÉRIN. INE (a-dul-té-rin , ri-n'). || l'Adj. Qui est né d'adultère. 11 n'es dans ces
pays, d'enfants adultérins, mohtesq. Espr. xxm,
5. Il Cet adjectifsuittoujoursson substantif. || 2° S. m. Les adultérins ne peuvent jamais être reconnus.
— hist. xvic s. Vostre fri re utérin (les politiques disent adultérin) Salyr. Wen. p. 93,
— étym. Adulterinus, «le aduller (voy. adultère).
fADURENT. ENTEfa-du-ran, ran-t') , adj. Terme de médecine. Brûlant. Fièvre adurente et soif plus que cynique, j. b. rouss. Épigr. i, 5.
— étym. Adurens, part. prés, de adurerc, de ad, h (voy. À), et urere, brûler (voy. ustion).
ADUSTE (a-du-sf), adj. Terme de médecine. Qui est brûlé. On donnait autrefois celte épithète au sang et aux humeurs; la sécheresse du corps, la chaleur, la soif, la couleur noire du sang tiré des veines, le peu de sérosité qui s'en séparait, étaient les indices de ret état prétendu du sang. Nous avons d'abord entendu Ce fameux ennemi d'Auguste, Qui depuis peu nous a rendu. Par un placard, le sang aduste, ciiaul. A la duch. du Maine. Un sang aigri et aduste qui les vend fous [les