‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 79 sur 462 · I .: qu'i · texte numérisé non relu

I .: qu'i

or. affadit ses comp Bist . i , 252. Je sui qui m Indes, j'en ayse, mont, iv, 242. i.u lieu de m

i. in. u, m:. C'esl le gousl d'une molle for-

■ i accoustu' mées, id. iv. 283

— ÉTYM I

[AFFADISSANT, ANTE i , san-t') , adj.

Qui affadit, affadissantes

AFFADISSEMENT (a h di se man ,s. m |i°Effet quo produit la Les choses trop douces

causent de l'affadissement || 8° Fig. Louei jusqu'à l'affadissement. I L'affadissement du sel «.le la terre

; voy. s'affadir) , qu'il reconnut en pli les assemblées des évoques sur cette affaire, st-sim.

3ÏÔ, 26

— F.tym. Affadir.

AFFAIBLI, IE (a-fè-bli , blie) , part, passé. Corps affaibli par l'âge. Armée affaiblie par les désertions et les maladies. ( ourage affaibli par de long heurs. Son esprit n'est poinl affaibli. Style affaibli par trop de minutie Gouleurs affaiblies. Se servir d'un terme affaibli. Quand le veulentquit-

ter le mal , le mal semble encore les poursuivre longtemps; il leur reste de m: hab tudes, un

naturel affaibli, des erreurs ... fin. Tél.

xxn. Quoi! pour Britannicus votre haine affaiblie.... bac. Brit. iv, 4. Sur tant de fondements sa puissance établie Par vous-même aujourd'hui ne peut être affaiblie, id. ib. m, 3. Mes yeux, mes tristes yeux, affaiblis par les ans. Hélas! avez-vous pu le ii- -i longtemps? volt. Alx. u, 2. Ces hautes idées, ces grands objets n'étant plus affaiblis ou par les fausses préventions d'un esprit indocile ou par les aveugles cupidités d'un cœur passionné, bouhd. Sermon pour les dimanches, t. iv, p. iso. Il est vrai d'ailleurs que la foi n'est point non plus tellement affaiblie ni altérée dans tout le christianisme, qu'il n'y ait encore, jusques au milieu du siècle, de parfaits chrétiens, id. Pensées, X. i.p. 179. N.... est moins affaibli par l'âge que par la maladie; car il ne passe point soixante-huit ans, la bruy. ii.

AFFAIBLIR (a-fè-blir), u. a. || 1° Rendre faible, au propre et au figuré. Affaiblir le corps. L'âge affaiblissait son esprit. Affaiblir un malade parla saignée et par la diète. On avait affaibli la garnison par des détachements. L'usage des lunettes affaiblit quelquefois la vue. Affaiblir la puissance d'un Etat. Pour ne pas affaiblir sa gloire. Affaiblir l'autorité d'un témoignage. La vieillesse languissante et ennemie viendra rider ton visage, courber ton corps, affaiblir tes membres, faire tarir dans ton cœur la source de la joie.... fén. Tél. xix. Peut-être croirait-on, en se soumettant, affaiblir l'autorité dont on est maître; c'est au contraire ce qui l'affermirait, bourd. Pensées, t. u, p. 359. Comme les aliments dans un corps malade, bien loin de le fortifier et de le nourrir, l'affaiblissent et se tournent

AFK

qu'à détruire le principe de la Cai me, 1. 1, p. 106. La pn mière max

I d'affaiblir son ennemi et de lo fatif i arime, t. i, p. 228. i lueloue jeu

[u i , iiK'. i îragili , par de ma

i. La 1 de î'hi toire ne nous a pei m

de rien d liblir dans le

ique aventure, volt. Russie, u, 10 us ai monti ê l'arl d'alfa lii n Sert, m , -. Sa perte m'affaiblil Cid , u , 7 . P chirer par des

Hor. i. i. Tant de u . Brit. iv, s. Un

cor qu' Za i qui du

2 \;i | ment. Trop retou

m. lins retoucher qu

., , Vithr.v, scène dern. 3 affaiblir les mon-

nati

are. Ses forces s'affaibli ent. Sa douleurs'af , érances s'affaiblir. I a

iffaiblii

tonne!

■ ., i'.ïi i tiblit, dit Irène. Prenez

i te que ! il eu , que vous vie bruy. u. || 6° 1 i <'i grai ure, a

us ou l'exagération de l'adoucissement; en architecture, c'est diminue: l'épais eur d'un mur ou la grosseur d'une pièce de cb i ente.

— SYN. AFFAIBLIR, ÉNERVER. 1 Uni muer la puissance. On affaibli [ui est rort; on énerve ce

nerveux. Tontes les fois que forl et nerveux ne pourraient être confondus, affaiblir et énervei ne doivenl pa >1 être Pui - affaiblir estb a icoup plus géi naturel! ment : Une diète séur procurer la santé. Au lieu que éni ' ch ise d'acci lei

demalfa saut : Se laisser énerver par les délices, par

I oisiveté.

— msr. xiic s. Huit sunt li bon et li hardi Amenuisé et afiebli, Rou, 8750. Li remananz est moût

. France en p. 82. Lors sa parole nier. ib. p. 99. En la cause veïmes l'apostolie afeblir, Qu'il ne pout l'arcevesque contre tuz maintenir, Th. le Mart. lût. Car j'en sui si meûz et afoibliz, Couci, v. ||xincs. Et bien furent mort en celé voie qu valier; dont li os [armée] fu

durement afebloiés et apovris, villeh. 122. Esc'as couroit souvent sour lui, et l'afoibloioit moût de gent et d'amis et de chastiaus, H. DE yal. 10. Ce vont li trois portier d 5, que qu'il aillent

■if, Forment en sunt afebloié, la Rose, 14805. Or te voil dire et conseillier Que l'amors metes en obli, Dont je te voi si afoibli, Et si conquis et tormenté, ib. 3033. Lor dru [elles] ne vont pas oubliant; Molt aloient afoibloiant, Lai d'Ignaurès. Dont commencent li prince forment à empirier; Li cors lor affebloient, et lor ccrant destrier, Ch. d'Ant.vn, 258. y xvc s. Nous sommes affoibliz de toute foi et loyauté les uns envers les autres, comm. 11, G. Ha! le sacrement de l'autel, Je suis affoibli [j'ai peur], qu'est ceci?viLLON, Arch. de Bagnol. || xvi° s. Toutes fois, monseigneur, je la vois sans cesse affoiblir; en sorte que, si je le vous celois, je ne vous serois telle que je suis, marguer. Lett. 99.

— ÉTYM. A et faiblir: picard, affleboyer; bourguig. éfoibli; provenç. afeblir, aflebir, afflebleiar.

II y avait deux formes en vieux français et en provençal : afeblir ou afoiblir, suivant les dialectes, et afébloier. ou afoibloier. La première seule a survécu, sauf dans le picard, où la seconde est conservée.

AFFAIBLISSANT , ANTE (a-fè-bli-san , san-t') , adj. Qui affaiblit. Régime affaiblissant.

AFFAIBLISSEMENT (a-fè-bli-se-man),s.m. || 1" Diminution de force, au propre et au figuré. L'affaiblissement des forces , de la santé , de la vue , du courage. L'affaiblissement de la lumière du soleil dans une éclipse. Recourons à Dieu dans les affai-

AFF

blissements oi la vertu tombé comme en défaillance,

fén. t xviii, p. i 95. Pour s'opposer au relâchement

de mœurs, aux affaiblissements de la discipline,

' ar. Mélange. Il est rare que leurs grâces [dej

I rand ne ,0 enl pa i le prix de nos affaibli; einent . el de nos complaisances, id. Conf, Scand. Soit par

I I ii- ei lion •!" quelque i un 1 de e i enfam 1, soit par

I affaibli ement de la charité du plus grand nom-

Pensées, t. u , p. 3U, || 2 Affaiblissede i monnaies, abai i ement de leur titre. kFFAINÉANTl . IE (a fè né-an ti, tie) , part, passé ci adj. Devenu fainéant. Ils pai laient dan 1 ce lettri étourdis , et j traitaient le roi

i u i\ de gentilhomme cai ird affainéanli

auprès de sa vieille femme, m l.m. d. l. f. Mémoires, p. -ci. imsterdam, i734.||Mot trèi bon et à employer.

\i 1 AINÉANT1R(S in-tir), v. réfl. De-

venir fainéant. I es grandi ; p essions des biens il- la f 'i tum 1 ' que I on s affainéantit et

d po lei les biens de la vei tu, IV, p. 180.

— ta \ u 1 et fainéant.

AFFAIRE (a fê 1 1 , s. f. || 1" Ce qui est l'obquelque travail ; occupation , soin , de- [ n 1 ; petite affaire. Une affaire importante. N'avoir pas d'affaire. C'était l'affaire d'un jour. Charger 1 lusil 1 1 tuer la bête fut l'affaire Ji ne me mus mêlé d'aucune affaire.

ilé d'affaires. C'est mon affaire ; vous 1 à y voir. L'étude est son unique affaire. H- ont pour unique affaire de toucher leurs rentes. C'esl l'affaire d'un bon juge de.... 11 est m affaire \ ie douce et paisible, sans bruit, ibarras d'affaires, sans inquiétude, sans soin , Pensées, t. 1 , p. 348. Le czar en partant de tvail d'autres affaires qu'à vérifier des passages de saint Êpiphane, voi r. Ilist. de Russ. n, 9. Je suis en affaires avec l'abbé, sév. 228. j'ai quoique affaire Là dedans avec certain frère, la font. Cord.

II Faire son affaire d'une chose, s'en charger, en répondre. J'avancerai les Irais et j'en fais mon affaire. As-tu fait ton affaire principale de sa justice?

Vécess. 1. C'estlà que je mets toute mon affaire, id. r>. Vêtur. I. Quelle ne sera pas la lenteur des s de la sages e dont 1 peu d'hommes se font une affaire? dider. Essai sur Claude. C'est, mon affaire que la conversion, pasc. Myst. 2. C'est l'affaire des dieux, ce n'est pas la nôtre, dider. Princ. de polit. 75. Qu'il brûle encor pour elle, ou la quitte pour moi, Ce n'est pas votre affaire, corn. Othon, 11, 5. Ce qu'on y voit de plus pompeux n'est l'affaire que d'une scène, mass. Drap. Former des citoyens n'est pas l'affaire d'un jour, J. 3. rouss. Écon. 2. Cliton n'a jamais eu, toute sa vie, que deux afqui est de dtner le matin et de souper le soir, la bruy. 11. Nous devons travailler à nous rendre très-dignes de quelque emploi : le reste ne nous regarde point, c'est l'affaire des autres, id. 2. || Faire son affaire d'une chose, savoir la mettre à profit. Que dans mes mains pleuve de l'or, De l'or, De l'or, i;t j'en fais mon affaire, béranger, El. delà rich. H 2° Tout ce qui est l'objet d'un intérêt. Abandonner un ami dans une affaire qui intéresse l'honneur. Il faut tenter l'affaire. On parle du salut comme d'une affaire souverainement importante , et on a raison d'en parler de la sorte; mais c'est trop peu dire : il faut ajouter que c'est une affaire absolument nécessaire, bourd. Pensées, 1. 1, p. 9. Sire, j'en ai trop dit, mais l'affaire vous touche, corn. Hor. v, 3. Tantôt son père Au sortir du conseil doit proposer l'affaire, id. Cid, 1, 2. Tout le monde craint d'avoir quelque affaire avec lui, fén. Tél. m. || Affaire d'honneur, ou absolument, affaire, un duel, un combat singulier. 11 a une affaire d'honneur. Une première affaire, un premier duel. J'ai appris qu'il avait eu quelques affaires en Italie et qu'il s'y était battu plusieurs fois, j. j. rouss. Hél. I, 45. |) Affaire d'amour, un commerce de galanterie. |) Affaires d'esprit, les matières de goût. Il veut qu'on le consulte sur toutes les affaires d'esprit. || 3° C'est une affaire de, une question de.... Elle était de sa nature une affaire de religion chez les païens, fonten. Oracles, ch.ap.i, Introd. La foi de beaucoup d'hommes est une affaire de géographie, J. J. rouss. Ém.iv. C'est une affaire de soumission et d'humilité, boss. Lett. 53. )| 4° C'est une affaire, la chose est difficile. Ce n'est pas une affaire , la chose n'est pas importante. On se persuade que, comme ce n'est pas une affaire d'en [de certains défauts] être coupable, il n'y a pas aussi grand mal d'en être censeur, mass. Car. Médis. Et conter pour conter me semble peu d'affaire, la font. Fab.\i,t. Ce ne serait pas une affaire, sév. 68.

AFF

Ce dieu fripon ressemble assez aux rois, Le bien servir n'est pas pente affaire, volt. Poés. mil. 150. On faisait une grande affaire de rien, sév. 395. Par le chaud, c'était une affaire, id. 287. D'en avoir toujours les preuves présentes, c'est trop d'affaire, pasc. Moyens, 3.' Il faudrait bien des affaires pour leur faire entendre [aux Tartares] ce que c'est qu'un financier parmi nous, montesq. Esp. xxx, 13. |] 5° Ce qu'il faut, ce qui convient. Ceci est bien mon affaire. La place qu'il a obtenue fait parfaitement son affaire. Maisle moindre grain de mil Serait bien mieux mon affaire, la font. Fab. i, 20. Deux minutes feront l'affaire, n>. Nie Ce choix était mieux votre affaire, mol. Mis. r,l. Voire fille n'est point l'affaire d'un bigot, id. Tari. u,2. C'estmoi qui ferai votre affaire mieux que personne, id. Prêc. Rid. <o. Je n'irais pas bien loin pour trouver mon affaire, id. Femmes sav. iv,3. Le chaud fera mon affaire [me fera du bien], sév. 281. .le voudrais bien que vous pussiez y faire l'affaire du roi et la vôtre, id. 102 ah! Mons eur,

si feu mon pauvre père Était encor vivant, c'était bien votre affaire, rac. Plaid, i, 5. || 6° Faire son affaire [a soi-même] .faire son affaire [à un autre]. Faire son affaire [à soi-même], c'est se mettre à l'abri, s'arranger, réussir. 11 fait tout doucement son affaire. 11 songe à se retirer à la campagne, son affaire est bientôt faite. Quand on connaît bien les péchés mortels, on tâche de ne pas commettre de ceux-là, et l'on fait son affaire, montesq. Leltr. pm.57. || Faire son affaire [à un autre], c'est le châtier, lui donner une leçon, même le tuer. Son affaire est faite, il a été châtié, puni, tué. L'espion fut découvert, et on lui fit son affaire. S'il le rencontre, il lui fera son affaire. Le chat fut trois jours sans manger et sans pouvoir remuer ni pied ni patte; mais il est bien heureux qu'il n'y a point de chats médecins; car ses affaires étaienl faites, et ils n'auraient pas manqué de le purger et de le saigner, mol. l'Amour méd. n, I. ]| 7U A voitson affaire, en bonne part, avoir ce qui convient; an mauvaise part, recevoir correction, châtiment, leçon. Vouliez ou no», elle aura son affaire, la font. Llém. || 8° Point d'affaire, signifie en aucune façon. Point d'affaire, marquis, mol. Fâch. m, 4. Point d'affaire, signifie encore c'est en vain. J'ai'beau lui faire signe et montrer que c'est ruse; Point d'affaire, il poursuit sa pointe jusqu'au bout, mol. l'Étour. m,5. || 9° S. f. plur. Les affaires de quelqu'un, ce qui l'intéresse particulièrement, ce qui constitue sa situation. Il sent que l'âge vient, et il songe à mettre ordre à ses affaires. Être bien dans ses affaires. Ceux qui sont mal dans leurs affaires. Nous sommes mal , monsieur, dans nos affaires , mol. Mis. iv, 4. Un valet conseiller y fait mal ses affaires [ne gagne rien debon],iD. l'Étour.i,^. Si je savais chanter, J'enferais bien mieux mes affaires, id. laPrinc.d'Él. u, Inlrrm. Enfin j'ai fait mes affaires, Je suis procureur du roi, béranger, Ventru. Vous n'avez, vous ni lui, pensé qu'à vos affaires, corn. Otlion, n, 5. Chacun des deux partis y fit mal ses affaires, la font. Fianc. Mais que répondrons-nous? — J'ai d'autres affaires présentement , dit un mondain. — Et quelles sont-elles, ces autres affaires?— L'affaire de mon établissement , ajoute-t-il , l'affaire de mon agrandissement, les affaires de ma maison, en un mot tout ce qui regarde ma fortune temporelle, bourd. Pensées, t. i, p. ui5. || 10° Transaction, marché. J'ai fait affaire avec lui. 11 me vend sa maison, l'affaire est conclue. En achetant cette terre, il a fait une mauvaise affaire, une bonne affaire. Ce mariage est pour lui une bonne affaire. L'adjudication est remise à quinzaine; mais je crois que je ferai affaire avant ce temps, p. l. cour. /.< tir. n, 123. Si elle le peut épouser, elle fera une très-bonne affaire, sév. 21. J'étais lié, dit saint Augustin, par ma propre volonté, plus dure que le fer, et, sans un dernier effort de la vertu d'en haut, je n'aurais jamais conclu mon affaire [sa conversion] que je désirais, mais qui devait coûter si cher à mon cœur, bourd. Pensées, t. i, p. 282. || il» Absolument, les affaires, le commerce, l'industrie, la banque. Il est dans les affaires. Il a quitté les affaires. Les grandes affaires. Les hommes d'affaires, les gens d'affaires. L'esprit même d'affaires ne s'était pas refusé à lui, fonten. Malêzieu. || Au sing. Organiser, lancer une affaire. || En mauvaise part, faiseur d'affaires. || 12° S. f. pî.Tout ce qui concerne la fortune et les intérêts de l'État. Le mouvement des affaires. Les affaires d'État. Ce ministre est d longtemps aux affaires. Les affaires publiques

sont dans une telle situation Loisirs que laissent

les affaires. La vieillesse éloigne des affaires. Ceux qui sont à la tête des affaires, MASS. Conv. Il faisait né-

gligemment les affaires de l'empire, boss. Ilist. i, II. La tentation, dans les grandes charges, dans les grandes affaires, c'est qu'on les trouve si importantes, qu'on y donne tout, et que l'affaire du salut s'oublie, id. Pensées détachées, 1 1 . Il parle bas dans la conversation, et il articule mal, libre néanmoins sur les affaires publiques, la bruy. 6. Personne presque n'a assez de fonds pour remplir le vide du temps sans ce que le vulgaire appelle des affaires, id. 2. Que faut-il à un homme d'affaires, ou que ne lui faut-il pas pour vaquer dignement et en chrétien soit au service du prince dont il est le ministre, soit au service du public dont il a les intérêts aménager? Quelle étendue de soins.... bourd. Pensées, 1. 1, p. 40i.|| Affaires spirituelles, affaires qui concernent la religion; affaires temporelles, celles qui concernent le monde. || 13" Embarras, peines, querelles. On lui a suscité mille affaires désagréables et fâcheuses. Voulez-vous qu'avec lui je me fasse une affaire? mol. Mis.n, 3. Pourquoi chercher à lui faire des affaires [des ennemis]? mol. Tmpr. 3. Voici bien des affaires, id. l'Étour. i, 2. Vous ferez-vous toujours des affaires nouvelles? boil. Sat. ix. Cette réserve pourrait m'attirer des affaires, J. J. eouss. Ém. iv. De peur de me faire des affaires avec le prince, hamilt. Grain. 7. Je crains que cela ne lui fasse une affaire, sév. 322. Tout le monde veut que j'aie des- affaires à Rome, bûss. Leltr. rel. &3. Ce n'est point du tout mon intention de vous faire des affaires, id. Leltr. abb. 73. Il composa un livre fort curieux, mais qui lui fit quelques affaires, volt. Microm. i. Si quelqu'un eût osé ouvrir la bouche.... on lui eût fait dis affaires dont il ne se fût jamais tiré, fonten. Orach ,. ch. 13. Rome, qui avait toujours usurpé, avait continuellement de grandes affaires, montesq. / sp. xi, (7. || 14° Se tirer d'affaire, se tirer d'embarras,

sortir d'affaire, sortir d'embarras se plaint

qu'elle [mouche] agit seule et qu'elle a tout le soin; Qu'aucun n'aide aux chevaux à se tirer d'affaire, la font. Fab. vu, 9. Les sueurs me tireront d'affaire [me guériront], sév. 245. Il faut remercier Dieu du bonheur qui vous tira d'affaire, id. 78. Il est hors d'affaire [il est guéri], id. 84. || Une mauvaise affaire, une affaire où l'honneur, la fortune, la vie sont engagés; une bonne affaire, une affaire où il y a beaucoup d'argent à gagner. || 15° Procès, contestation , démêlé. La plus petite affaire d'argent. Suivre une affaire. Affaire civile. Affaire criminelle. Plaider une affaire. Instruire une affaire. Les affaires du barreau. Voyant un président, je lui parle d'affaire, Régnier, Sat. vm. Il plaide depuis quarante ans, plus proche de sortir de la vie que de sortir d'affaires, la bruy. i l. || 16" Dans un sens très-vague, chose, circonstance, conjoncture. Qu'en cemois le manteau leur est fort nécessaire [aux voyageurs] ; Les Latins le nommaient douteux pour cette affaire, la font. Fa6.vi,3.|| 17° En t. de guerre, combat. L'affaire fut courte , mais chaude. On perdit beaucoup de monde dans cette malheureuse affaire. L'affaire avait étéfort mal engagée. Il l'en remercia quand l'affaire fut finie, hamilt. Gramm. 5. || 18° Avoir affaire de, avoir besoin de. L'un allume du feu dont j'avais bien affaire, Régnier, Sat. xi. Vous n'avez pas trop affaire de ce détail, sév. 87. Si Pluton a affaire d'un mort, il ne sait plus où le prendre, fonten. Jugement do Pluton. Vous trouverez un statuaire; Mais vous n'en avez plus affaire, volt. Ép. 79. Qu'un lion d'un rateut affaire.... la font. Fab. n, 1 1. Qu'avons-nous affaire du monde et de ses emplois? boss. Lett. 27. Qu'avions-nous affaire de son amour naturel? id. Relat. Vénus, Saturne et Mars, dont je n'ai point affaire, mol. F. «ri r. n,7. Un pouvoir dont le malheureux, Madame, n'aura plus affaire, id. Psych. i, 3. Qu'avions-nous affaire de vie, Si nous ne pouvions être à vous? id. ib. v, 2. Le mohatra est quand un homme qui a affaire de vingt pistoles, achète d'un marchand des étoffes pour trente pistoles, payables dans un an, et les lui revend à l'heure même pour vingt pistoles comptant, pasc. Prov. 8. Qu'ayons-nous affaire que leur assurance dépende de là? in. ib. 19. Qu'ai-je affaire, disait-il aux Juifs, des fruits de la terre que vous apportez dans mon temple? bourd. Pcns. t. n, p. 413. Dieu veut qu'il y ait entre nous un rapport naturel et continuel, que nous ayons affaire les uns des autres... id. ib. p. 22C. Qu'ai-je affaire d'aller me tuer à travailler pour des gens dont.... montesq. Lett. pers. H. Qu'avez-vous affaire de décrier le luxe? fléch. Serm. u, 220. Qu'ai-je affaire du trône et de la main d'un roi? th. corn. Ariane, ni, 4. Qu'avonsnous affaire d'un nouvel auteur qui se pare des imaginations des Grcs, et donne au monde leurs lu-

mières pour les siennes? st-évrem. t. iv, p. 2. || Ironiquement. J'ai bien affaire de lui, je me soucie bien de lui! J'ai bien affaire de tout cela! Leur savoir à la France est beaucoup nécessaire, Et deslivres qu'ils font la coura bien affaire! mol. F. sav. iv, 3. J'avais bien affaire qu'il attaquât ma réputation! fonten. Didon, Stratonice. Il avait bien affaire de s'aller.... hamilt. Gramm. 9. La république a bien affaire De gens qui ne dépensent rien ! la font. Fab. vin, 9. Il 19° Avoir affaire à quelqu'un, avoir à lui parler, à débattre avec lui. Et, s'il avait affaire à quelque maladroit... corn. Poly. v, 4. L'homme à qui nous avons affaire n'est pas des plus fins de ce monde, mol. l'Am. méd. m, 3. U n'a pas affaire à un sot, et vous savez des rubriques qu'il nesait pas, id. Méd. m. lui, ni, 7. 11 vaudrait autant avoir affaire à des gens qui.... pasc. Prov. 7. Ayant affaire à des personnes de toutes sortes, id. ib. 5. Ils ont affaire à un homme bien vigilant, sév. 5C2. Saint Cyrille avait affaire à un de ces dialecticiens.... boss. Cône. On ne sait si on a affaire à un chrétien ou à un païen, in. Avert. i. || Par menace. Si vous tenez ce langage, vous aurez affaire à lui, il vous cherchera querelle, il vous en fera repentir. Quiconque rira aura affaire à moi , mol. Pourc.iv,*. Il 20" Avoir affaire avec quelqu'un, avoir à tiaiter d'affaires avec lui. J'ai affaire ce matin avec le ministre. Ceux avec qui ils ont affaire tous les jours, fén. Tél. xxin. || Absolument. lia affaire, il ne peut quitter, boss. Princ. de P. 2. ||2i° En termes de fauconnerie, un oiseau est de bonne affaire, quand il est bien affaité, bien dressé pour la volerie. Il Par extension. Un autre était muet et d'amoureuse affaire, la font. Fianc. Sa femme était encor de bonne affaire, id. Rerceau. || 22° En parlant d'une femme, avoir ses affaires, avoir ses règles. Il 23° Faire ses affaires, aller à ses affaires, satisfaire ses besoins naturels. Autrefois, chez le roi, on appelait chaise d'affaires la chaise percée, et brevet d'affaires, le privilège d'entrer dans le lieu où le roi est sur sa chaise d'affaires. On sait que le roi Henri III fut blessé mortellement, par Jacques Clément, étant sur sa' chaise d'affaires. Il 24° Proverbes. Corsaires à corsaires, L'un l'autre s'attaquant, ne font pas leurs affaires, Régnier. Sat. xii. H Avoir affaire à la veuve et aux héritiers, c'est-à-dire avoir affaire à forte partie. || Ceux qui n'ont point d'affaires, s'en font, c'est-à-dire l'oisiveté fatigue, et on se fait des occupations. ||X demain les affaires , c'est-à-dire ne songeons aujourd'hui qu'à nous divertir. || Chacun sait se; affaires, se dit quand on ne veut pas entrer dans les motifs de la conduite de quelqu'un. || 11 a plus d'affaires que le légat, c'est-à-dire il est très-occupé.

— SYN. avoir affaire à quelqu'un, avoir affaire avec quelqu'un, se trouver en rapport avec lui. Les auteurs de synonymes disent que à marque supériorité, autorité, pouvoir de celui à qui on a affaire, et dépendance, infériorité, besoin de celui qui a affaire. Cette distinction est sans fondement; la seule réelle, c'est que à est plus général : on a affaire à quelqu'un pour toutes sortes de choses; on a affaire avec quelqu'un pour traiter avec lui, et en raison d'une certaine réciprocité qui n'est pas impliquée par à.

— RF.M. Dans la locution avoir affaire de, pour avoir besoin, quelques-uns écrivent à faire en deux mots. Cela ne peut être considéré comme une faute; car à faire ici convient mieux que affaire} mais l'usage est d'écrire affaire en un seul mot dans cet emploi.

— HIST. xiie s. Dire brevement l'affaire JLachub.u, Mouchet, n" 9. Là ont de leur afaire leur parlement tenu , San. xxvni. [Que chaque baron aille]Pour âprester ses homes, son cors et son afaire, Sax. xxxi.

— xme s. Vous avez empris le plus grant afaire et le plus perilleus que onques mais gent entrepreissent, villeh. lxii. Endementrcs que ce fu l'ait, li empereres Baudoins avoit ja fait tous ses afaires en Salenique, id.cxxii. Ou [au] mantiau n'ot pas penne vaire Mes moult vies et de povre afaire, D'agniaus, noirs velus etpesans, la Rose, 21 g. Mes sans faille tu ne sa voies À quel seignor afaire avoies,t&. 42ûs. Mes de tout ce qu'en ai-ge afaire, S'ele est cortoise et débonnaire ?i6. 4079. Que mon afaire va tousjours de mal en pis, Rerte, xxx. Qui de si grant afaire [de si haute position]fust à tel meseûr [malheur], ib. xli. Conté [elle] m'a son afaire et tout son errement, ib. xlvii. Quant li messagiers eut son afaire apresté.i'b. i.xvu. Sonafaire [elle] appareille, mains [moins] qu'ele peut, detrie [tarde], ib. Lxxn.Liquex| lequel] est coustumiersde dire vilonie au bailli ou as jugeurs ou à la partie à qui il a à fere, beauh. v, '6.

AFF

AFF

AFF

\ \' ■ filais quanl vint au fort de : / m-, du bon Jeh. 1387.

le leurs dispi 85. El n'est nul en ■ ■

. irt '1 ess

a el nous haslons Sy i n

Résurr. de J. C. l , De la

femme fut amoureulx, vili . /; ,.

de ' harolois] lire, qu'il 1

ni, 2 Pour i

fcfq. m, ch. sa. i i p iut idvei tir de

i':i zde I

nerenl tri, ch. si.

— x\ pour le mien .il- ne suisp iint vers vo

Min ■</, i m guerre i i !!-. Au

l'un!

IV, -Ji. .lu; ' conseil SU

s, m. ib. iv, yôuv. i>r<>!. i m

nut. 5*4. 11 n'est pas seulement requis qu'il ait) ae

:-, mais q une ju i vie, m. ih.

auxque . 10. 660. Mon espril -

plusd'affaire me, mont, i, 33. !

plusaffaire, in. i,07. Aulcuns

i. i, 103. Le bien ses affaires qu'à.. ..in. i . 10 i - qui....iD. n,)'

([ni m'espiede plusprez, comm luj qui n

fort à i

stui -ci, il ne faut point 11 ai autrui, lanoue, a. En au : passée, on

n'auroil eu tant il n auroit en ceste-ci.iD.

Page 1