‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 78 sur 462 · AER · texte numérisé non relu

AER

AFF

poui les violences.... comm. vi, 3. ][ xvic s. Baïf,quj, comme moy, prouves l'adversité, Il n'est pas tousjours bon de combattre l'orage, du bellay, vi, is, recto.

— ÉTYM-. Provenç. adversitat, aversitat; espagh. adversitad; portug. adversidade; ital. avversilà; de adveisitatem, de adversus (voy. adverse) , état de ce qui est tourné contre.

ADYNAMIE (a-di-na-mie), s. f. Terme de médecine. Profonde prostration des forces.

— ÉTYM. 'ASuvojAta, de a privatif, et 5ûva[u;, force (voy. dynamique).

AOYNAMIQUE (a-di-na-mi-k') , adj. Terme de médecine. Qui a le caractère de l'adynamie.

fADYTUM(a-di-tom'), s. m. Terme d'antiquité. Chambre particulière ou secrète dans un temple.

— ÉTYM. Adytum, àSvnov , de a privatif, et 5uw, je pénètre.

|/EDICULE (é-di-ku-P), s. f. Terme d'antiquité. Petit temple.

— ÉTYM. ÀEdicula, petit temple, de crdes, temple, édifice.

f^OLIPYLE (é-p-li-pi-l'),V0y. éolipïle.

f AÉRAGE (a-é-ra-j'), s. m. Action de renouveler l'air dans un espace clos. L'aérage d'un navire, de la chambre d'un malade, d'une mine.

fiERARIUM (è-ra-ri-om'), s. m. Terme- d'antiquité romaine. Trésor public à Rome.

— ÉTYM. ÂErarium, de ces, cuivre (voy. airain).

f AÉRATION (a-é-ra-sion) , s. f. L'action d'exposer à l'air une substance, pour qu'elle en reçoive quelque modification. L'aération de l'eau a pour but de faire absorber de Pair à ce liquide. L'aération de certaines étoffes a pour but de les blanchir. On dit aussi aération dans le sens d'aérage.

AÉRÉ. ÉE (a-é-ré, rée). || 1° Part, passe. Bâtiment aéré à l'aide d'un ventilateur. De l'eau aérée, de l'eau qui a reçu de l'air en soi. || 2° Adj. Qui est en grand air, en bel air. Je jouis d'une maison plus aérée que n'était celle de Hugues-Capet , volt. Dial. 4.

AÉRER (a-é-ré. La syllabe er prend l'accent ai- ■ gu, quand la syllabe qui suit est sonnante; et l'accent grave, quand la syllabe qui suit est muette, excepté au futur et au conditionnel où l'accent aigu reste), v. a. || 1" Renouveler l'air dans un espace clos. Il faut aérer les salles des hôpitaux. || En ce sens il a pour subst. aérage. || 2" Exposer une substance à Pair. Aérer du blé pour lui faire perdre quelque mauvaise odeur. j| En ce sens il a pour substantif aération. || Ne dites pas : il faut airer cet appartement; dites aérer. Airer, qui a été usité, ne l'est plus.

— HIST. xvie s. Esprit est une substance subtile, aérée, transparente et luisante, paré, Inlrod. to. Saveur aérée ou aquée , id. xxv, 7. Le meilleur serait de ne se tenir du tout point en maison qui fut mal aérée , amyot, De la curiosité , t. Ayrés ces draps de paour de vers , palsgr. p. 4)0. Voilà comment on met en avant plusieurs mots, comme ceux qui disent : Voici une maison bien aérée, au lieu de dire a?rée, beroalde de verville, Le cabinet de Minerve, p. 151.

— ÉTYM. Aer, air (voy. air) ; genev. airer; Berry, aire, ce qui est, comme on voit, un archai me; provenc. ayreiar; espagn. arear ; portug. areiar.

f AÉRER (a-é-ré), v. ». Terme de chasse. Faire son aire. Dit par corruption au lieu de airer, qui est Ja foi nie correcte.

fAÉRlCOLE (a-é-ri-ko-P) , adj. Terme d'histoire naturelle. Se dit d'une plante ou d'un animal qui vit dans l'air. ,

— ÉTYM. Aer. air, et colère, habiter AÉRIEN, ENNE (a-é-riin, riè-n'; en poésie, il est

de quatre syllabes, a é ri in, ri è n'), adj. || 1° Qui est d'air, qui est comme l'air, qui vit dans Pair. Les champs aérien;. Une forme aérienne. Une taille aérienne. Les météores aériens sont la pluie, la • le brouillard, etc. Esprits aériens de la terre et des eaux, c. delav. Par. n, «. El mon œil aime à se suspendre .\ ce foyer aérien ; Et je leur di sans les comprendre : Flambeaux pieux , vous faites bien, r. Harm. i, 4. Ce peuple aérien, dont la vive allégresse Chante la liberté, la joie et la tendre se, ROSSET, Agric. VI. Ces chants aériens [des oiseaux] sont mes concerts chéris, v. hugo , Odes, iv, •'!. || 2° En anatomie , voies aériennes, conduits aériens, l'ensemble des canaux qui conduisent l'air. Vésicule aérienne, vésicule qui contientde Pair chez lespoissons. || 3" En peinture, s'emploie partiel ment pour spécifier cette partie de la perspective, dont les effets résultent de l'interposition de Pair entre l'objet et l'œil du spectateur. I| 11 se me) aprè son substantif.

— HIST. xv" s. Parmi la région aerine, le MAIRE, Illustration des Gaules, p. 87. || xvie s. La manne, appelée par Galien miel aérien, paré, xxv, 2. Tout bestail terrestre , aquatique et aerin , o. de serres, 488. Venez tost , aerins gendarmes; Démons, volez à mon secours, rons. 57.

— ÉTYM. Aer, air (voy. air); provenç. aerenc. Autrefois on a dit aerin aussi bien qu'aérien.

AÉRIFÈRE (a-é-ri-fè-r') , adj. Terme d'anatomie. Qui porte l'air. Voies aérifères , ce qu'on nomme plus ordinairement voies aériennes. Les conduits aérifères des insectes portent le nom de trachées.

— êtym. Aer, air (voy. air), et ferre, porter.

f AÉRIFICATION (a-é-ri-fi-ka-si on) , s. /'. Opération par laquelle on fait passer à l'état gazeux une matière solide ou liquide.

— ÉTYM. Aer, air (voy. air), et ficare, fréquentatif de facere (voy. faire).

AÉRIFORME (a-é-ri-for-m'), adj. Qui ressemble à l'air. Tous les gaz sont des fluides aériformes, parce qu'ils ont la transparence et l'élasticité de l'air atmosphérique.

r- ÉTYM. Aer, air (voy. air) , et forma, forme (voy. forme).

f AÉRISER (a-é-ri-zé) , v. a. Terme de physique et de chimie. Réduire à l'état d'air ou de gaz.

f AÉRODYNAMIQUE (a-é-ro-di-na-mi-k') , s. f. Partie de la physique qui traite des lois présidant aux mouvements des fluides élastiques, ou de celles qui règlent la pression qu'exerce Pair extérieur.

— ÉTYM. Aer, air (voy. air), et dynamique (voy. dynamique).

AÉROGRAPIIIE (a-é-ro-gra-fie), s. f. Description de l'air.

— ÉTYM. 'Avjp, air (voy. air), et ypâçeiv , décrire (voy. graphique).

AÉROLITHE (a-é-ro-li-P) , s. m. Pierre tombée du ciel. Les aérolithes sont des composés pierreux qui viennent d'au delà de l'atmosphère, la traversent en s'échauffant beaucoup , et tombent sur la terre avec fracas.

— ÉTYM. 'Arip , air (voy. air) , et XîOoç , pierre (voy. lithiasie).

AÉROLOGIE(a-é-ro-lo-jie), s. f. Traité sur l'air, théorie de l'air.

— ÉTYM. 'Arjp, air (voy. air) , et )6yo$ , traité (voy. logique).

AÉROMANCIE (a-è-ro-man-sie), s. f. Art prétendu de deviner par l'air et par les phénomènes aériens.

— ÉTYM. 'Arip, air, et u«vTe£a, divination (voy. mancie).

fAEROMANCIEN (a-è-ro-man-siin), *. m. Qui pratique Paéromancie.

— ÉTYM. Aéromancie.

— HIST. xvic s. Autres sont nommés aéromanciens ou prognostiqueurs de la disposition future, parce qu'ils devinent par Pair, sçavoir est par le vol des oiseaux, ou par tourmentes, orages, tempestes et vents, paré, xix, 31.

f AÉROMEL (a-é-ro-mcl), s. m. La manne.

— ÉTYM. Aer, air, et mel, miel.

ÏAÉRO.MÈTRE (a-é-ro-mè-tr") . 5. m. Terme do

physique. Instrument qui sert à mesurer la condensation ou la raréfaction de l'air.

— ÉTYM. 'Aïjp, air (voy. air), et (jtéxpov, mesure (voy. mètre).

f AÉROMÉTRIE (a-é-ro-mé-trie), s. f. Mesure de la constitution physique de l'air et de ses effets mécaniques.

— ÉTYM. Aéromètre.

AÉRONAUTE(a-é-ro-nô-t'), s. m. et f. Celui, celle

qui parcourt les airs dans un aérostat.

— ÉTYM. 'Ar,o, air, etvaÛTriç, navigateur, de vaûç, vaisseau (voy. nef).

| AÉRONAUTIQUE (a é ro né ti-k'), adj. || 1" Qui a rapport à Paéronaute. Une expérience aéronautique. || 2° S.f. L'art de Paéronaute.

— étym. Aéronaute.

fAÉROriIOIïE (a-é-ro-fo ]>') , .<;. m. Terme d

cine. Celui qui craint Pair. Les aérophobes ne peuvent supporter l'action, sur la peau, de Pair en mouvement.

— ÉTYM. 'Arip, air (voy. air), et oôêo;, crainte.

f AÉROPHOBIE (a-é-ro-fo-bie) , s. /".Terme de médecine. Crainte de Pair. L'aérophobie est un symptôme assez fréquent de la rage, quelquefois aussi do l'hystérie et d'autres affections nerveuses.

— ÉTYM. Aérophobe.

fAÉROPHORE (a-é-ro-for'), adj. Qui porto l'air. || Le même que aérifère.

— ÉTYM. Ar,p, air, et oopôç, qui porte.

t AÉROSPHÈRE (a-é-r'o-sîê-r') , t. f. Terme de

physique. .Masse d'air qui entoure le globe terrestre.

On dit plutôt atmosphère.

■ —ÉTYM. Aer, air, etsph<rra, sphère.

AÉROSTAT (a-é-ro-sta; le t ne se lie pas), s. m. Grand ballon rempli d'un aii échauffé ou d'un gaz plus léger que Pair, et qui, par ce moyen, s'élève et se soutieHt dans l'airj

— ÉTYM. 'At,p, air (voy. air), et ttïto;, arrêté, de cxâco, je suis debout, enlatin slare (voy. stable).

AÉROSTATION (a-é-ro-'sta-sion), s. f. Art d'employer les aérostats.

AÉROSTATIQUE (a-é-ro-sia-ti-k'). |) 1" Ad]. Quia rapport à Paérostation. || 2° S. f. Partie de la physique recherchant les lois de l'équilibre de l'air. Après avoir rampé longtemps comme un ver, il est tout à coup pourvu de quatre ailes brillantes; plus habile que Icare, il traverse les airs en se jouant avec les vents, sans apprentissage et sans aucune connaissance de l'aérostatique, bern. de st-p.... Harm. v, Harm. anim.

f AÉROSTIER(a-é-ro-stié), s. m. Celui qui dirige un aérostat. || S'est dit d'un corps d'ingénieurs qui fut créé et attaché aux armées pendant la Révol pour observer en ballon la position de l'ennemi.

.ESTHÉTIQUE, s. f. voy. esthétique.

\ iETHRIOSCOPE (é-tri-o-sko-p') , s. m. Terme do physique. Instrument propre à mesurer la chaleur qui rayonne de la surface de la terre vers les espaces céleste;.

— ÉTYM. AtSpi'a, sérénité de l'air (voy. ëther), et crxo7t£Tv, explorer.

^LTIOLOGIE, s. f. voy. étiologie.

AÉTITE (a-é-ti-f), s. f. Pierre d'aigle, parce qu'on a prétendu qu'elle se trouvait dans le nid des aigles. C'est du tritoxyde de fer. On lui atti I

des vertus merveilleuses qu'elle ne possède aucunement.

— ÉTY'M. 'AêtCtyic, de àctôc, aigle.

fAFATONIER(a-fa-to-nié), s. m. L'un des noms

vulgaires du prunellier.

AFFABILITÉ (a-fa-bi-li-té) , s. f. Qualité de celui qui reçoit, écoute et entretient avec bienveillance ceux qui s'adressent à lui. La douceur et l'affabilité si nécessaires dans les grands emplois. N'avait-il pas réconcilié la grandeur avec l'affabilité? mass. Villeroy.

— HIST. xive s. Il détermine d'une vertu qui peut estre appellée affabilité ou amiableté, oresme, Eth. i3o.

— étym. Provenç. afablitat; catal. afàbilital; espagn. afabilidad; ital. affàbilità ; de affabilit

de affabilis, affable.

AFFABLE (a-fa-bl'), adj. || 1° Qui a de l'affabilité. On affecte une certaine modestie extérieure; on ect honnête, prévenant, affable, bourd. Pei t. n, p. 106. Doux, humbles, patients, affables à tout le monde, et ne cherchant à l'égard de tout le monda que les sujets de faire plaisir et d'obliger, in. ib. t. i, p. t97. Libéral, intrépide, affable et sans orgueil, corn. Sert, il, 2. Lui, parmi ces tran-; affable et sans orgueil, Â l'un tendait la main. Hâtait l'autre de l'œil, rac. Ath. v, l. Affable à tous aved dignité, elle savait estimer les uns sans fâcher les autres, boss. duch. d'Orl. L'extérieur parait al: ce qui fait quelque montre de modestie, id. P< nsées chrét. 22. || 2° Pris substantivement. Il] doit mêler à propos l'affable et le sévère, rotrou, Vencesl.i, ).

— REM. Bouhours, Nouvelles Rem. dit, au sujet de affable et affabilité : « Ces deux mots ne plaisaient point à M. Patru. Ils sont françois, me ditil un jour, mais laissons-les dire aux autres cine s'est servi d'affable, qu'on trouve au^si dans ['Oraison de la Dauphine : Applaudie de

fabl - et civile à tous. M. l'abbé Reyr sert de ces deux mots. Il ne faut pas, après s'arrêter à l'antipathie de M. Patru.» De son côté, Caillières disait, en 1690 : a Affable n'est pludans le commerce des cens du monde; horu pris sa place, de même que honnêteté a ; place d'affabilité. » || Ces deux mo

aujourd'hui; ils remontent jusqu'au xiv'

— iiist. xivc s. Celui qui le fait qu'il convient et appartient, il peut estre appelle a'

ou affable ou agréable, oresme, El

— ÉTYM. Affabilis, de ad, à, et fari, parler (voy. fable).

AFFABLEMENT (a-fa-ble-man), adv. D'une manière affable.

AFFABULATION (a-ffa-bu-Ia-sion). s. f. I d'une fable qui en explique le rai; c'est ce

qu'on nomme plus souvent la

— ÊTYM. Ad, a (voy. A), et fabula, fable ('.oy. fable) ; ce qui se joint à la fable.

AFF

AFFADI, ii i), par*. p«al Vin af

affadi. Votre c i i ilongl imps le teint luir. h. El n'esti

affadis, ii, •->.

\i PADIB 1 Rendre

dir u 2 Fig. ôter piquant.

ture; Vous affadissez

3" Cau u désagréab

palais, :\ I miel affadil

,les qu il j a un n

nés- u || 4" Fig.

u, L'endoi

Ch. [ 5° S'a

mts de la tei i ■ sel , m kss.

■ tei

. ila n es aux meilleui - princes . u i , Louis le Grand.

— msr. xvi* s. i par l'eau, i

cu.v.

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