‹ Dictionnaire de la langue française contenantChapitre 97 sur 462 · AIE · texte numérisé non relu

AIE

AIG

corn. Sertor. m, 2. Pour aider à mon frère a vous persécuter ,id. Nicom, 1, i. \\ 3° En parlant des choses. Il fallait, en fuyant, ne pas abandonner Le fer gui dans ses mains aide à te condamner, bac. Phèd. iv, 2. Par mon commandement, ta garde en fait de même, Et, se tenant cachée, aide à mon stratagème, corn. Cid. iv, 3. Le meuble et l'équipage aidaient bien à la ch font. Fab. vu, 15. Découvrir quels sont en nous les penchants qui ont aidé aux occasions et facilité nos chutes, mass. Conf.Relr. cures. C'est une de ces choses à la vérité desquelles on est bien aise d'aider, et qui persuadent, parce qu'on y est favorable, fonten. i, 25. Je ne sais où je vous ai vu; votre mémoire aidera peut-être à la mienne, fen. Tél. vin. || 4° Aider à la lettre, pénétrer un sens qui n'esl pas manifeste. On comprend le passage, mais il faut aider à la lettre. Cette façon de parler vient de ce que, dans les manuscrits, ilyavail des abréviations qu'il fallait déterminer par le sens. Au figuré, aider à la lettre, c'est ou bien entrer dans l'intention de celui qui écrit, qui parle, ou bien altérer la vérité soit pour tromper, soit pour amuser. |[ Dieu aidant, avec l'aide de Dieu. |! Proverbes. Aide-toi, le ciel t'aidera, c'est-à-dire, il faut sn:-mème s'évertuer. || Dieu aide à trois sortes de personnes, aux fous, aux enfants et aux ivrognes. || X qui se lève malin Dieu aide et prête la main.

s'aider, v. réfl. |j i° Chacun s'aide soi-même. Je saurai m'aider. || 2° S'aider de, se servir. Il s'aide de toutes ses armes. Qui ne peut s'aider de ses membres. [Il] Crut qu'il fallait s'aider de la peau du renard, LA pont. Fab. m, 3. On ne connaît point la hauteur d'une étoile; elle est, si j'ose ainsi parler, immensurable ; il n'y a ni angles, ni sinus, ni parallaxes dont on puisse s'aider, la bruy. ig. || 3° S'aider, s'assister réciproquement. Aidons-nous mutuellement, La charge des malheurs en sera plus légère, flor.

Ai- ugle et Paralyt mêlant nos douleurs, Nous

nous aidions l'un l'autre à porter nos malheurs, rac. Drit.i, 3.

— REM. Aider veut la préposition à et l'infinitif: aider quelqu'un à payer ses dettes ; aidez-lui à soulever ce fardeau.

— SYN. AIDER À QUELQU'UN, AIDER QUELQU'UN. Les

grammairiens ont essayé d'établirunedistinction entre ces deux emplois, disant que aider à quelqu'un, c'est partager personnellement le travail, la peine de quelqu'un, tandis que aider quelqu'un est plus général etseditde toutesles espèces d'aide. Mais, quand on examine la locution, Dieu aideauxfous et aux enfants, et la phrase de Bossuet, On doits'aider les uns aux autres, il est clair que nulle différence n'est sensible. El en effet, tout ce qu'il y a de différent, c'est. que, dans l'un des cas, aider est verbe neutre, et dans l'autre, verbe actif.

— HIST. xr s. Prudhon i ot pour son seigneur aider, Ch. de Roi. 111. Et lui aidez et pour seigneur tenez, ib. xxvi. Si lui trouvez qui très bien lui aiut, ib. lx. Chrestientet aidez à soutenir, ib. lxxxvii. Respont li quens : Car lui alons aider, ib. cxxv. Contre Franceis [je] lui sui venut aider, ib. clxxxix. Dient Franceis : Dames Deus nous ait, ib. ccxliii. Il s'escria : Aïeznous, Mahom, ib. cclxvi. Ait vous Deus qui onques ne mentit, ib. cxxxviii.

— xnc s. Celui aidiez et s'honneur li gardez, Roncisr. p. 18. J'en seroie aidans, ib. p. 27. Se m'ait Dex, ib. p. 29. Si m'aiderez de [contre] Rollant le marquis, ib. p. 30. Guenes repond : Bien i poez aidier, ib. p. 35. Son bon aubère lui aident à vestirSi home liège, ib. p. 55. [Vous] Qui de baslon enestorvous aidez, ?'b.p. 65. Les oz[armées]s'aprosment,Dex soit as nos [auxnôtres] aidans, ib. p. 135. Moût ovre [opère] bien cui dame Dex aï'ue, ib. p. 147. Quant du poing ne du bras [je] ne me puis plus aider, ib. p. 105. Diex! quant crieront outrée, Sire, aidiez à pèlerin, Pour qui [je] sui espouvan- (ée; Car félon sont Sarazin, Couci. Dame de Faiel. Ne nuls, fors vous, ne l'en peut bien aidier [aider en cet objet], quesnes, Romancero, p. 102. Mais [que] cil en ait Phoneur cui Dex voudra aidier, Sax. iv. Bien lui sisrent [lui furent séantes] les armes, si s'en sut bien aidier, ib. iv. Se vostre homme vous vuelent par droite foi aidier, ib. vi.

, — xiii0 s. Et cil de Constantinoble leur venoient aidier en barges et en nés [nefs], villeh. Lxxn.Etcil qui l'avoient aidié à eschaper, id. xlii. Or somes nous honis se nos ne leur aidons à prendre, id. xlviii. Onques gens ne se aidierenl plus asprement sor mer, id. xcvi. S'aidoient li uns l'autre contre

les Arabis, Ilerte, v. L'autres fut fleiïtere :

s'en sut bien aidier, ib. xi. Aide Diex, fait-ele, qui feis mer salée, ib. xlvi. Ha Diex! disoil chas-

cuns, Sainte-Marie a'iue, ib. cxxxviii. Et li apostoles le fist escumeniier par toute crestienté et tous ses aidans en toute manière, Chr. de Retins, p. i;>7. Car art aide moult à nature, ib. 13801. Se de riens vous i puis aidier, .là ne m'en quiers faire prier, ib. 281 5. Li sous-aagiés se pot aidier de ce qu'il n'estoil pas en aage de fere creantement ne convenence, BEAUM. XII, 35. Voz jurés, se Dix vos ahit, et li saint, et les saintes paroles qui sunt en cest livre, id. xl, c. Et moult de gent dient que le conte eust roulé la royne et le roy, se Dieu n'eust aidié au roy à cel besoing, joinv. 202. Entre les autres, li manda que il estoit prest de li aidier à conquerre la terre sainte, et de délivrer Jherusalem de la main aus Sarrazins, id. 211. Aides au droit, et soutien la querelle du poure jeusques à tant que la vérité soit desclairiée, id. 301.

— xive s. Et avecques ce elle aide à faire et establir et composer loys humaines justes et proffitables, oresme, Eth. Prol. Car fiance n'aront, selon m'entencion, Que li un doie l'autre aidier à son be-

son, Guescl. 15776 Dieu dit : Aide toy, jeté

aideray; Ou ce senon, je te fautdray; Car cil/, qui aidier ne se veult En grant poverte enfin se treult [trouve], le Livre des trois Rois.

— xve s. Et, si Dieu m'aist, le courage m'en sied trop bien que nous en viendrons à notre dessus.... froiss. 1, 1, 17. Et le convint retraire pour le vilain horion, et porter au logis, ainsi que celui qui ne se put depuis anler ni armer de grand temps, id. i, 102. Malgré le propre roi et tous ses aidans, id. i, i, 22. Le roy et son conseil monstroient de luy vouloir aider, comm. vu, i. Je ne pense pas que fussiez si peu courtois, que vous n'aidissiez à garder mon honneur, louis xi, Nouv. xviii.

— xvi° s. Retirez-vous, et nous ayderons ici à Panurge, rab. Pant. 11, 25. Ainsi m'aid' Dieux, j. marot, v, 244. Mais il [le roi aux échecs] est tant de vous fortifié, Que tous perdrons du mat l'intelligence, Aidant Dieu, vous et ma diligence, st-gel. p. 80. Cela ayderoit à continuer, mo.nt. 1, 1 5. Homme, pour n'estreaydé que de l'expérience et du naturel, d'un jugement bien net, id. 1, 25c Ils se sont aydez de l'éloquence plus que des armes, id. i, 380. Ma façon n'ayde rien à la matière, id. m, 36. Il luy aida à gouverner et ordonner son royaume, AMYOT, Num. 2. Le jour de devant il avait receu un coup de pied de cheval en la cuisse, et encore qu'il ne se peust pas bien aider, il se feit neantmoins amener un cheval, id. P. .Em. 32. Sa langue lui estoit un util, dont il se sçavoit très bien aider à faire de belles et grandes choses, id. Arist. et Caton comp. 4. Aristides aida Themistocles son ennemy capital en ses plus beaux actes, id. ib. 1 1 . Si luy pria de la vouloir aider à faire la cuisine, id. Plnlop. 3. La fortune aide aux hommes courageux, rons. coi. Un gentil cœur aide tousjours autruy, id. 640.

— ÉTYM. Picard, aidier; Berry, aider, ajider; provenç. adjudar, ajudar , agudar ; espagn. ayudar ; ital. aiutare (voy. aide). On dit souvent à Paris et dans les environs aider en trois syllabes. Ménage, qui a noté aussi cette prononciation, recommande de prononcer aider en deux syllabes.

f AIDEUR (ê-deur), s. m. Celui qui aide. Ce mot, rarement usité, pourrait être repris; car il se comprend tout de suite, et sert à compléter la série de aider.

— HIST. xiie s. Et conseillanz et aïdieres. Vos qui li estes aideor Etmaistre et amonesleor, ben. Chron. v. 39392. y xiii s°. Que dame Diex de gloire par la soi ■ pités Vos soit à icel jor aidiere et avoés, Ch. d'Ant. 742. St Pol dit que nous summes de Dieu aïdeour, j. de meung. Test. 1G69.

— ÉTYM. Aider. Dans l'ancien français le nominatif était aidiere, et le régime aideor; d'un baslatin, nominatif adjutator, régime adjutatorem.

AÏE!(a-ie), interj. Cri de souffrance, de douleur. Aïe! aïe! que je souffre! Aïe! aïe! à l'aide! mol. l'Étour. 11, 9.

— ÉTYM. Aie, qui dans l'ancien français signifie aide (voy. aide).

AÏEUL (a-ieul), s. m. || 1° Grand-père. Aïeul paternel. Aïeul maternel. M. de Montausier racontait avec plaisir les services que son aïeul avait rendus à Henri IV, fléch. Montausier. J'ai pour aïeul le père et le maître des dieux. rac. Phèd. iv, 6. Il 2" Au plur. Aïeuls, le grand-père paternel et le grand-père maternel, et aussi le grand-père et la grand'mère. Ses deux aïeuls ont assisté à ce mariage. [| 3" 11 a aussi été employé pour désigner tous l' ascenda ts soit paternels, soit maternels. La généalogie des Habutin que doit publier Bussy lui pa- | mit d'avance [à MmedeSévigné] un livre admirable;

elle est beaucoup moins occupée de ses aïeuls maternels , l'abbë de vauxelles , Not ice su r Sév.

aïeux (a-ieu) , s. m. plur. Tous ceux de qui l'on descend, ou ceux qui ont vécu dans les siècles passés. Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux. ilér. 1, 3. Ce long amas d'aïeux, que vous d il tous, Sontautantdetémoins'qui parlent contr< boil. Sat.v. Le ciel, tout l'univers est plein di me aïeux, rac. Phèd. iv, 6. Plus d'honneur, plus d Rome est anéantie; De l'univers et d'elle il [1 triomphe aujourd'hui; Nos imprudents aïeux n'ont vaincu que pour lui, volt. M. de César, 11, 3. (] cesesprit.'i favorisés des cieux, Qui sont tout par euxmême et rien par leurs aïeux, m. 1 anatisme, 1. 4.

— REM. 1. Au plur. on distingue aïeuls etaïeux : l'un signifiant le grand-père et la grand'mère. I autre les ancêtres. Cette distinction, qui peut être n'avait pas cours autrefois ; voyez ces exemple- ainsi écrits dans certaines éditions de Massillon : :: grands] n'ont point d'autre gloire que celle de leui • aïeuls, mass. P. Car. Grandeur dt J.C Li leurs aïeuls devient leur opprobre, m. ib. Des aïeuls il ont il ne reste qu'une vile poussière, id. i!i. !• deux vestiges de ses aïeuls, perh. d'ablancoort, Tac. p. 77. D'autre part Ménage remarque : Tous nos poètes généralement riment aïeuls avec dieux, deux, lieux et autres mots semblables ; cette rime est trèsmauvaise, car on prononce aïeuls en faisant et non aïeux. Ce qui prouve que île son temps on faisait sonner/ au pluriel. || 2. M. Julliendit : «On pu ml souvent aïeux pour le pluriel d'aïeul ; c'est une erreu r : l'aïeul est le grand-père : il est après le bisaïeul , et , dans ce sens, il a pour pluriel aïeuls qui est régulier: Ses deux aïeuls ont rempli les premières charges. Aïeux, au contraire, signifie tous 'ceux dont on descend, et non pas le grand-père, la mère : Nos aïeux; suivre la trace de ses aïi u dans ce sens qu'on dit d'un malade qu'il est allé voir ses aïeux, la font. Fab. v. 12. 1 1 non pas ses aïeuls qui peuvent très-bien lui survivre. De là on peut conclure que La Bruyère a fait une faute quand il a dit. Caractères, ch. 1 1 : Les hommes de génie n'ont ni aïeuls ni descendants. U fallait aïeux,quiest pris ici au figuré ; La Bruyère voulait dire que la gloire ne se trai ; ar le sang. Pour

des aïeuls les hommes de génie en ont eu tri tainement comme tous les autres , un du côté de leurpere. unducôtéde'leur] LaB

ce n'est pas une faute, c'est une manière de de son temps. Maintenant la distinction 1 1 !

-lé conduit par la double | tion du

pluriel aïeuls et aïeux à établir •! \ ce

point de vue, aïeux

un nom collectif qui n'a -nie:. Ma

n'est vrai que pour Fidi pour la

grammaire. Étymûlogiqi ntable

pluriel d'aïeul.

— HIST. xne s. Tes aious [ton aïeul] qui d'Anju L'honour, eûst cest [celui-là] \il tenu

DE LA FERTÉ, Roillillh ro, p. l 'J I . Al tens à .-un

aioel esteient il desfait. Li clerc qui creni prisa si vilain mesfait , Th. le Muet, 27 . || xuic s. N'en 1 n'arent sergent plus leal ■. osti 1 ] e ne vostre cal, la Rose. 12192. Letre que I'ael au dit Raoul les avoit quitez [exemptés] de service, duc ange, aviones. Le [la] quele tere li ou de

se [sa] mère ou de son aiol ou de vi, 7. Il xv° s. 1. d, ayeul à iceluy dont

nous parlons, froiss. i, i, 59.

— ÉTYM. Wallon , aiou:, aïeux; Berry. provenç. aviol ; es] uelo; ital. avolo; d'un diminutif non latin , aviolus , de avus, grand qu'on peut comparer au gothique 01

anc. nord. (///', grand ,

AÏEULE (a-ieu-F), s. f. Grand'mère; la m' père ou de la mère. Aïeule paternelle. Aïeule 1 nelle.

— hist. xme s. X m'aiulle avini mère; car jel vi Up peu devant lur finem marie Fab. ''■ Esqueles messes nous aqueullons nostre aiole la raine Blanche, du cange. accol' L'aiole le conte de Brienne fu fille à la roj 1 ypre, et femme le grant conte Gautier de Bu

JOINV. 204.

— ÉTYM. Voy. aïeul.

J AIGAGE,AIGUAGE, A1C.UERIE (é-ga-j'. i

rie), s. f. Droit d'aqueduc au travers du fonds d'autrui.

— ÉTYM. Ancien français, aiguë (voy.

f AIGAIRE (é-ghè-r'J," s. m. Terme d'agi il ulture. de rigole qui, séparant les billons, sert à l'écoulement des eaux plu;

— étym. Ancien frança s. aiguë (voy. eau).

ah;

Mi. M

ue l'hi-

. prétendaul

Fanal. i, i d'une i" d'ai-

|| C'est un aig dent, d'un esprit

uaiiil il voudra, i

l Mie lui

dard qui u ur prê-

jésuite est un aigle chez eux les Mala) l.ni Pruss. '■<'■ < d'un homme qui

du conseil, Harlaj 'M. 17, 80». I. dans uneau-

: ■ , 7. Qu '.'

Marotte. 2 Au fém. i omme une

soit qu le haut de quelques rochers,

enfin qu'el e

chant dévore 1> d'un plomb

. / Ubi nwe.

Disc.

i . 3' Aigle ''-i féminin on i armoi-

ries 'i '!>' de\ ses. Il porte,

d'argent. Les l'em-

• sont uni tes sen jle romaine, d de la ré-

publique et de l'empire. Et voyant, pour surcroît

ileur et de haine, Parmi ses étefldan ter l'aigle romaine, ràc. Mithr. v, v. \

d courroux Porter en murmurant leurs aigles devant vous. m. /.,< 2. L'aigle abattait l'aigle, e( de chaque cô

liaient contre leur liberté, corn. ( < nu. !, 3. Sans lui non mettre au cour qu'une craint'

' \ ic. i . i . i iurqu i, mal-

gré nos chaînes, Avons-nous combattu sous les

res, I . I . x 5 Ci nsuls, devant lui. C LA HARPE,

de l'empire d'Autriche, quisontune :ux tètes. Ce-

pendant on l'a fait aussi masculin. Rendre à l'aigle éperdu sa première vigueur, boil. D\ || 4" N. m. Pupitre d'églis ■ repj aux ailes étendues. || 5 Décoration. I de Pru jle blanc de Pologne. || 6" Papier

grand du grand a i grand

format. || 7" En zoolog ur, le balbu-

zard. Aigle de met de proie, dit aussi huard

et orfraie. || 8° En astronomie, con l'hémisphère septentrional. j| 9U Nom spécifique d'une raie des mers d'Europe. || 10" Aigle, s. m. Nom d'une monnaie d'or aux Etats I o -, que \'Anwtaire des Longitudes évalu a ■ dollars, soit 27 fr. 60 c. 11 y a des demi-aigles valant 13 fr. so c. et des- double-aigles valant 55 fr. 20 c. || 11" Pierre d'aigle, voy. aêtite. Il 12° Buis d'aigle, voy. bois. U 13° En chimie, aigle blanc, muriate de mercure doux. Aigle noir, cobalt sublimé. Aigle étendu, sel ammoniac sublimé. Aigle céleste, sorte de panacée préparée avec du mercure.

— HEM. 1. Aigle est féminin toutes les fois qu'il i'agit précisément de lafemelle : Cette belle aigle pi n ditdeux œufs. || 2. Aigle, dans le Dictionn. de l'Acadévxie, n'est, au sons propre, que du masculin; maisles meilleurs auteurs l'ont fait aussi féminin, et il n'y aurait aucune faute à lui donner ce genre. Aigle e ;1 toujours masculin quand, pris figurément, il indique la supériorité; il est féminin quand il désigne les armoiries, les étendards. Cependant Mairet l'a lait masculin en ce sens : Clair soleil, la terreur

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