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Ri ne. p. s
Schie, Sax. vu.
y xiii" 1 1 teuej ivente,
Pîû itit r, />'. M. -:'s. 1 ' 1 22.
suns querant, mar i i venoit
Il XIVe S. ]
1er, Cm 007. H S. 1
ni qui
doibt plus entierem m el le i: amer
autrui noble et vertueux par loj telle, g. chastel.
tise el -i leur temps les a
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ippi Proesme.
tes d'un aigle en l'air, mont, i, 74
d'aigle
u joue
:si. Les devins
. dont i une
avec ses 1
30, Il feil tourne ne qui
es, paré, xxv, 7.
— ÉTYM.Be
■ donne pourra' [ui valent àcoxûc ,
a. Il y avait dans l'ancien français un féminin aiglesse:
ir dutera ; , re liu ne nidifiera, Th. le Mort. luo. I AIGLEFIN (è-gle-fin), s m. Voy. aigrefin,
AIGLE! n t'), s. f. Terme de blas."
ALÉRKr
f AIGLIATJ (é gli ô) , s. m. 1 ■ ■
jeune aigle représentée sans
AIGLON m. AIGLONNE
s. f. Il 1° Le petitde l'aigle. Mais | a, fils
uvoie la m mariage] de sa part une ae, lille de l'aigle, reine des air~.
I sois joyeuse el i bits de l'aile, Mère, tes aiglonssont éclos, v.
Çré\ 1. 3 .li//. Di gent mari et de la gent aiglonne, la r. .:, G.
— HIST. XVIe s. Il recueillit dedans un pan de
e l'aire d'une aigle, dedans laquelle il y avoit \\i ■ 1 . Mai ius, «u.
ÉTYM. ,
AIGLON (è-glon), s. m. Terme de blason (voy.
ALERIO
— 1 rai. Aigle.
; AIG1 n i, s. f. Terme de fauconne-
rie. 11 se dil des taches rousses dont le plumage des oiseaux 1 si parsemé.
AIGRE ,1 (.nu a une acidité dé-
: fruits aigres. || 2° Qui a l'odeur du vinaigre. Ce bouillon a une odeur aigre. |j 3" Perçant, arlanl des sons et de la voix. Cet instrument, cette cloche a un son aigre. Sa voix est aigre. Tel un coursier qu'amour vient assaillir, Mort pour la gloire, entend sans tressaillir L'aigre n qui l'appelle aux alarmes, millev. Emma et Eginard. || 4" Fig. L'air, le vent est aigre, il pas doux. Il 5° En termes de peinture, couligres, couleurs mal accordées; tons aigres, tons qui ne sont pas fondus. || 6' Fer, cuivre aigre, fer, cuivre non ductile, non malléable. || 7° Au moral, fâcheux, désagréable. Rien de plus aigre que votre sœur. Aigres réprimandes. Railleries aigres. Ces supérieures brusques dans leurs manières, sèches dans leurs paroles, aigres dans leurs réprimandes, fâcheuses dans leurs humeurs, 1 Pensées, t. 11, p. 171. Il n'y a guère de gens plus aigres que ceux qui sont doux par intérêt, vauv. Max. 54. Ce qui rend mon mal plus aigre et plus cuisant, Régnier, Plainte. Dans vos discours chagrins plus aigre et plus mordant Qu'une femme en furie ou Gauthier en plaidant, boil. Sat. ix. Mais Evrard, en passant coudoyé par Boirude, Ne sait point contenir son aigre inquiétude, id. Lutr. v.
AIG
Il 8" S. m. Un goût, une odeur d'aigre. Cela sent
1 H y a encore de l'aigre dans l'air.
la tempi , ore adoucie. || 10° Aigre
ou de cédrats à demi mûrs, ; e Gènes, non pour
pour l'usage des parfumeurs.
— syn. aii Au propre, ces trois mots désignent une impres lion particu ière du goût, lis se distinguent nettement; et, comme dit
igre n'est plus .i. u\ . ce qui est acidi 1 doux , ce qui est acei be n'est
doux. Aigre indique une iveur qui quelque altération : du lait aigre; aussi est-elle toujours désagréable. peur franche, spontanée : la groseille esi un fruit acide. Acerbe indique la saveur ix fruits non mûrs: la nèfle sur idée n'a pas pai i"'. Au moral
1 pas employé; il ne reste que aigre et La di itini tion qui exisl lit au physique i i sont dii tées parle res-
ent, la mauvais" humeur; des paroles acernaturelle de la personne qui rôles aigres sont plus piquantes; des paroles acerbe sont plus âpres e1 plus dures.
m i Pai plu a gre main de pénitence,
/ Il ". || xiir s. Cil qui sont regraticr de cervoises endent pas si bones ne si loiaus, corne cilqui les font en leur hostieuz, et les vendent . quar il ne les scevent point mètre a point, In des Hi {. 30. 1 u e : moult egres, si es fon ices, mes petit vaul iespovoirs à
d'asaut, Ren. 4C7<4. |; xiv s. Et le vicieux qui deflaut 1 aigre, agreste
et dur, oresme, Eth. 138. || XV s. En eulx avoit pions, et le monde confort, g. chastel, £'/(/•. du duc Pliil. Le roy retourna
tté.... etlui expos; bien les manières qu'a-
voient tenu ses parens.... et plusieurs autres choplus a 1 que ■ pouvoient, juvén.
VI, rm. Le comte de Hainaut, qui trop durement avait pris cette guerre en cœur, et qui estoit plus aigre que nul des autres, froiss. 1,1, t38. Le seigneur de Jumont, qui moult estoit aigre chevali ri sur les ennemis, id. m, iv, 50.
Il xvi0 s. Avoyt il mangé prunes aigres sans peler? ?rab. l'ant. iv, nouv.
Plus ne paistrez le trèfle fleurissant, Ne l'aigre feuille au sau .iv, 1. Ils pensèrent
te sorte de vengeance debvoitestre plus aigre .1, 240. Tout ainsi que l'ennemy se rend plus aigre a nostre fuitte, id.i, 305. Ce hruit nant que font les limes, m. n,3G7. Aigres sont choses qui se cas enl avec un mar-
teau, palissy, 377. Lors le fer devenoit si aigre et itant, que l'on ne pouvoit plus battre ne fortyc. 13. Desguiser les viandes avec quelque saulse aigre et picquante, id. Anton. 29.L'aiturellement es plus aigres fleurs et p.inny les plus aspres espines le plus parfaict miel et le plus utile, id. Coin, lire les poêles, 49.
— étym. Provenç. et catal. agre ; ital. agro; du latin acer ; en grec à/.poç , pointu, de àzîç, kxr\, pointe. Comp. acier (voy. aussi acre). Dans l'ancien français aigre a souvent le sens de actif, vaillant, comme acer en latin.
AIGRE-DOUX, DOUCE (è-gre-dou, dou-s'), adj. U 1° Qui a un goût mêlé d'aigre et de doux. Un fruit aigre-doux. || 2 Fig. Il su dit de la voix, des paroles, des manières, du style. Il y avait toujours eu quelques propos aigres-doux entre quelques-uns de nous et M. de Luxembourg, st-sim. xix, 222. [f 3° Subst. Puisque vous souhaitez une phrase plus claire, Je vous dirai, monsieur, que j'ai vu le jaloux, Qui m'a reçu d'un air qui tient de i'aigre-doux, regnard, Folies am. se. 7. || Au plur. Aigres-doux, aigresdouces. Il II se met toujours après le substantif. Un fruit aigre-doux, des oranges aigres-douces.
— HIST. xvie s. Lazare de Baif a donné à nostre langue le nom d'epigrammes et d'elegies, avecq ce beau nom composé aigredoux, à fin qu'on n'attribue l'honneur de ces choses à quelqu'autre, dubell. i, 39, verso. Nous sentons au dedans je nesçais quelle aigre doulce poincte de volupté maligne, mont, m,
— ÉTYM. Aigre, doux.
AIGREFIN (è-gre-fin), s. m. || 1° Homme rusé
et qui vit d'industrie. Défiez-vous de cet homme, c'est un aigrefin. || 2° En termes d'histoire naturelle, "aigrefin ou ègrefin, poisson du genre gade, à chair blanche, ferme et feuilletée; on dit aussi ânon ou aiglefin.
AIG
ATG
ATG
HIST. xvi. s. Merlans, esperlans , aigrefins,
turbots, paré, xxiv, 22.
— ETYM. Aigrefin, au sens d'homme rusé et même de poisson, vient peut-être àîaigre faim, faim trèsvive (homme, poisson affamé) : Que le faucon ait aigre i'.un. Modus, f°LXXXi. Il y a eu une monnaie d le aiglefin ou aigrefin, du persan aschrafi..
AIGRELET, ETTE(è-gre-lè,lè-t'), adj. H 1° Un peu aigre. Ce fruit est aigrelet. Ces poires sont aigrelettes. || 2° Fig II se dit de la voix et des manières. Il a un ton aigrelet. Ses paroles sont aigrelettes. || Il suit toujours le substantif.
— ÈTYM. Aigre.
AIGREMENT (è-gre-man) , adv. D'une manière aigre, avec aigreur. || Il ne se dit point au propre, il lui a répondu aigrement.
— hist. xn° s. Cil respundi egrement c par
rampodne, si li dist Rois, 377. E li reis Benadab
egrement s'en curuchad, c' ses messages alrei Achab enveiad, ib. 324. Tel i ont des prelaz parla si egrement Que la pape li dist : fratre, tempréement, Th. IcMart. r>5. E quant vers saint iglise volt li reis rien mesprendre. Qui la devreit par tut e tenser e défendre. Li evesque l'en deivent mult egrement reprendre, ib. 71. || XIIIe s. Le comte de Flandres et ses gens y coururent sus moult aigrement et viguëreusementetàpiéetà cheval, ioinv. 233. || xivcs. Vous m'estes venue tencer Et reprendre fort aigrement, L'àlch. à nat. i-â. || xvc s. Etilssavoient bien qu'il avoit en la cité grand avoir assemblé; car tout le pays d'entour y estoit affui ; si se penoient d'assaillir chacun jour plus aigrement, l'ROISS. i, i. lui. || xvi* s. Son secrétaire qui l'avoit voulu empoisonner, il ne le punit pas plus aigrement que d'une mort simple, mont, ii, )2S.
— ÉTYM. Aigre et ment ; provenç. agramen, aigrament ; catal. agrament; ital. agramente (voy. aigbe).
AIGREMOINE (è-gre-moi-n') , s. f. Terme de botanique. Nom d'un genre de la famille des rosacées; le type de ce genre, aigremoine eupatoire, est appelé plus particulièrement aigremoine.
— HIST. xvic s. On corrobore les entrailles avec les trochisques d'aigremoine, paré, xx, 3g. Absinthe, eupatoire ou agrimoine, id. xxv, g. Aigremoine est appelée eupatorium,d'Eupator roi, qui le premier la mit en réputation, o. de serres, ci 2.
— ÉTYM. Par corruption pour argémonc (voy. ce mot).
AIGREMORE (è-gre-mo-r'). s. m. Charbon pulvérisé, préparé pour les feux d'artifice.
— ÉTYM. Etymologie ignorée. Ce mot, donné par l'Académie, est d'ailleurs tout à fait inconnu.
AIGRET, ETTE (ê-grè, grè-t'), adj. Un peu aigre. Fruit, goût aigret.
— SYN. aigret, aigrelet. On a essayé de trouver une différence entre ces deux diminutifs. On a dit que aigrelet désignait quelque chose de moins aigre que aigret, ou quelque chose de plus petit, à quoi serait attachée la qualité aigre, vu que aigret est le diminutif simple, et que aigrelet est un diminutif de diminutif. Cela est vrai; mais la distinction est illusoire. Aigret ou aigrelet signifient, l'un et l'autre, légèrement aigre , sans nuance appréciable.
— HIST. xve s. Après l'aigret trouve on la doulce meure, en. d'orl. Rond. || xvie s. Des cerises aigrettes, paré, xx, 25.
— étym. A igre.
AIGRETTE (è-grè-f) ,s.f.\\ i" Sorte de héron blanc qui porte une aigrette. || 2° Bouquet de plumes effilées et droites, qui orne la tète de quelques oiseaux. || 3° Plumes en faisceau, qui servent à la coiffure des femmes, à l'ornement des dais et des casques, et que, dans les grandes cérémonies, on place sur la tête des chevaux. Quoi Lisette, est-ce vous? Vous avec des bijoux! Vous avec une aigrette! déranger, Cen'est plus Lisette. || 4° Pompon enfui me d'aigrette. Les colonels portent uneaigrette. || 5"Rouquet de diamants, de perles en forme d'aigrelte. Elle a trouvé dans sa corbeille une aigrette en brillants. || 6° En termes de physique, rayon lumineux qu'on aperçoit aux extrémités des corps électrisés. || 7° En termes de botanique, filets déliés qui surmontent les graines de certaines plantes. L'aigrette est la partie supérieure du calice. || 8" Terme de blason. L'oiseau de ce nom qui paraît dans l'écu de profil et passant.
— HIST. xvie s. Touchant les poulailles estrangeres.... les poules d'eau, le héron, l'otarde, le hallebran, l'aigrete, o. de serres, 345.
—ÉTYM. Belon et après lui Ménage tirent aigrette, dans le sens de touffe de plumes, de aigre'te, sorte
de héron, à cause que cet oiseau porte en effet une aigrette. Puis ils pensent que l'aigrette oiseau a été nommée ainsi de l'aigreur de sa voix. MaisDiez, avec raison, rapproche ce mot de l'italien aghirone , du provençal aigron, en patois du lien y, égron (voy. héron).
AIGHETTÉ, ÉE (è-grè-té, tée), adj. Pourvu d'une aigrette. Une graine, une semence aigrettée.
— ÉTYM. Aig relie.
AIGREUR (è-greur) ,.i. f. || 1° Qualité de ce qui est aigre. Ce vin, ce lait a de l'aigreur. Le goût ne nous dit rien des sucs exprimés sur notre langue, ni comment ils doivent être faits pour nous causer du plaisir ou de la douleur, de la douceur ou de l'aigreurou de l'amertume, boss. Conn. ni, 8. || 2" Rapports que causent certains aliments ou des aliments mal digérés. Je suis sujet à des aigreurs d'estomac. i1 3° Fig. Disposition d'espritqui se traduit en paroles piquantes. L'aigreur de la discussion. Plaisanteries pleines d'aigreur. Cela leur donne de l'aigreur. Dans toute, la maison II règne un air d'aigreur et de division, gress. Je Méch. i, t. Conservant toute l'aigreur qu'ils ont l'un pour l'autre, sév. 412. Je ne garde pour lui, monsieur, aucune aigreur, mol. Tari, iv, ). Et l'aigreur de la dame à ces sortes d'outrages, Dont la plaint doucement le complaisant témoin, Est un champ à pousser les choses assez loin, mol. AV. des mar. I, 6. Ses aumônes, s'étendant par leur abondance même sur les ennemis de la foi, adoucissaient leur aigreur et les ramenaient à l'église, boss. Reine d'Angl. Pour ne rien rabattre de ses aigreurs et de ses caprices, mass. Culte. Pour contenter l'aigreur dont ils étaient animés, il ne leur suffisait pas de parler; il fallait que la gloire.... bourd. Pensées, t. ni. p. 355. Est-ce un adoucissement que nous prétendons mettre aux avis que nous lui donnons [au prochain], pour en tempérer l'aigreur et pour les lui faire mieux goûter? id. ib. t. n, p. 29fl. Chacune a son sujet d'aigreur ou de tendresse, corn. Pomp. v, 2. L'impérieuse aigreur de l'âpre jalousie, id. Sertor. I, i. || 4" Sentiment pénible. Il y ade l'aigreur entre eux , il y a un commencement de brouillerie. Mon épargne depuis en sa faveur ouverte, Doit avoir adouci l'aigreur de cette perte, corn. Cinna, il, i. Mais comme il est, seigneur, de la fatalité, Que l'aigreur soit mêlée à la félicité.... id. Pomp.v, 5. Voltaire a reproché à Corneille l'emploi d'aigreur dan s ces vers, disànl qu'il fallait amertume. Mais aigreur peut trèsbien avoir le sensdom é par Corneille, et on le trouvera à l'historique, employé dans Montaigne delà môme façon : lesaigreursdu mariage. || 5°Qualité aigre, en parlant d'un métal. Le 1er même s'adoucit dans le feu et sous le marteau, et corrige son aigreur naturelle, boss. Connais, v, 4. || 6" Au plur. En termes de graveur, tailles trop profondes.
— HIST. xvi° s. Rondeau où toute aigreur abonde, Va veoir la douceur de ce monde. Telle douceur t'adoucira, Et ton aigreur ne l'aigrira, marot, ii, 4ig. Les cavitez qui sont entre lesdits grains, causent une aigreur et. rudesse à la meule d'où vient sa puissance et action d'aiguiser les outils, palissy, 283. Aussi la peursurmonte elle en aigreur [force, vivacité] touts aultres accidents, mont.'i, G3. Les aigreurs comme les doulceurs du mariage se tiennent secrettes par les sages, id. m, 343. Son stile sent un beuveur d'eau, un grand travail, et ensemble une aigreur et austérité de nature, amyot, Cirer, et Démos. 2.
— ÉTYM. Aigre; provenç. et catal. agror. AIGRI. IE (è-gri , grie), part, passé. Devenu
aigre, au propre et au figuré. Vin aigri. Les cœurs sont aigris. Aigri par le malheur. Thésée, aigri par mes avis, Bornera sa vengeance à l'exil de son fils, rac. l'hèd. ni , 3. Vous vous imaginez sans doute que les affaires sont bien aigries, retz,
t AIGUIÈRE (è-gri-ê-r') , s. f. Petit-lait aigri qu'on mêle avec du son et qu'on donne aux cochons.
fAIGRIN (è-grin), i. m. Terme de jardinage. Nom donné aux jeunes pommiers et poiriers, sans doute parce que le fruit en est aigre.
AIGRIR (è-grir), v. a. || 1° Rendre aigre. La chaleur aigrit le lait. Le temps n'aigrit pas toutes sortes de vins. || 2° Fig, Irriter. Je parlais pour l'aigrir, et non pour me défendre, corn. Cinna, v, 2. Mais sans doute, seigneur, ma présence l'aigrit, id. Nicom.iv, 2. Si le mal vous aigrit, que le bienfait vous touche, n\c.Eslh. m, I. Les reproches ne faisaient qu'aigrir les esprits, boss. Hist. m, 3. Sa mauvaise fortune avait aigri son esprit, SÉV. 345. Connaissez donc Titus, voyez toute son âme, Le courroux qui l'aigrit, le poison qui l'enflamme; Il brûle pour Tullie.. .. volt. Brut. I, 4'. Je vous plains
de servir sous ce maître fa:x>Jche, Qua le mérite aigrit, qu'aucun bienfait ne touche, id. ib. u, 2. || 3° En parlant des choses. Seigneur, trop d'amertume aigrirait vos reproches, rac. Jphig. m, 7. ....Vient de son désespoir aigrir l'inquiétude, id. Brit.v, 8. Aigrir les soupçons de quelqu'un, id. ib. i , 2. La vraie vertu a pour les princes quelque chose d'âpre; elle leur paraît trop austère et trop indépendante; elle les effraye et les aigrit; ils se tournent vers la flatterie, fën. Tél. xxiv. Une douceur que rien n'émeut ni aigrit, dont rien ne trouble la paix , et qui s'applique partout à la maintenir, bourd. Pensées, t. i, p. 90. Ceux même dont ma gloire aigrit l'ambition, id. Tphig. i. t. Rougissez d'un sdence Qui de vos maux encore aigrit la violence, id. Phcd. i, 3. Pourquoi venir encore aigrir mon désespoir? id. Bér. v, 5. Allons, suivons ses pas, aigrissons ses ennuis, volt. Brulus, n, 3. Ils ont aigri les maux, loin d'y remédier, mass. Écueils. Vous dirai-je les noms de ces grands personnages Dont j'ai dépeint les morts pour aigrir les courages? corn. Cinna . i. 3.
aigrir, v. n. Devenir aigre. Le vin aigrit dans un tonneau malpropre. Ce lait a aigri par l'influence du tonnerre. || Il se conjugue avec l'auxiliaire oroir.
s'aigrir, r. réfl: || 1° Devenir aigre. Le vin s'aigrit à l'air. Le vin s'aigrit dans mon gosier Chez un traiteur maussade, bérang. Éloge de la liieh. Les nourritures végétales donnent un lait plus prompt âs'aigrir, j. j. rouss. É m . i . La voix se durcit ou s'amollit, elle s'enfle ou se rétrécit, elle va même jusqu'à s'aigrir, d'olivet, Prosodie franc. || 2" S'irriter. 11 s'aigrissait de jour en jour contre son frère. Vous savez que sa bile assez souvent s'aigrit, mol. l'Étour.i, 2. Il s'aigrit et s'irrite contre la vertu , fén. Tél. ni. Je crains.... Que soncourroux ému ne s'aigrisse à me voir, corn. Pomp. iv, 2.
— HIST. xvi° s. Telle douceur t'adoucira. Et -ton aigreur ne l'aigrira, marot, ii. 4io. Les cueurs ne s'en aigrirent à I'encontre de Pericles, amyot, Péricl. «g. Lui voyant que le peuple en estoit indigné, l'aigrit et irrita encore davantage, id. Aie. 22.
— étym. jtigre. L'ancien français a le verbe aigrier, qui veut plutôt dire tourmenter.
f AIGRISSEMENT (è-gri-se-man) , s. m. || 1" Action de devenir aigre. L'aigrissementdu lait. ||2"Fig. L'aigrissement des esprits.
— ÉTYM. Aigrir.
AIGU. I i: (è-gu, gue), adj. || 1° Terminé e» pointe ou en tranchant. Javelot, fer, bâton aigu. Feuilles aiguës. || 2° En parlant de la voix et des sons, clair, perçant. Un sifflement aigu. || Substantivement.Le désordre est dans ses chants [du rossignol], il saute du grave à l'aigu, chateaub. Génie. î, v, 5. I| 3° Fig. Violent, excessif. Souffrance, colique aiguë. Avec des peines si aiguës dans le corps, boss. Irti. abb. 51. || 4" Fig. Qui pique. Ëpigramme aiguë. Il n'y a pas longtemps qu'ils [les prédicaieurs] avaient des chutes et des transitions si ingénieuses, quelquefois même si vives et si aiguës, qu'elles pouvaient passer pour épigrammes. la bru y. )r>. On y associe [dans la conversation! les maximes et les saillies, la satire aiguë, l'adroite flatterie et la morale austère, j. j. Rousseau, Hêl. ii, 14. || 5"En termes de médecine, affection, maladie aiguë, rapide dans sa marche et son développement. ||6° En ternies de grammaire française, accent aigu ['], accent qui se met sur l'e fermé. I 7° En termes de grammaire grecque et latine, accent aigu, accent qui indique l'intensité de la voix sur la syllabe qui le porte. || 8° En termes de géométrie, angle aigu, angle qui est moins ouvert que l'angle droit. || Il se place toujours après le substantif : Un fer aigu; une maladie aiguë.
— HIST. XIe s. [Il] broche le bien des aguz espérons, Ch. de Roi. cxvn. || XIIe s. Un baume agu lui lacenl por amor, Ronc. p. 54. ||xmc s. Mainte ronce y trouvai et mainte espine ague, Berte. lu. Ele [la flèche] iert ague por percier, Et trenchans cnm rasoir d'acier, la Rose. 1855. || xive s. Les fors es operacions et faiz périlleux sont, acus et aspres, constans et perseverans, oresme, Kih. 82. El celui qui jouxte d'une lance ferrée et. acue etquide qu'elle soit sans fer et ronde au bout devant, id ib. g2. || xve s. Adont les voulentez agues et sensuelles sont alumées et avivées, christ, pisan, Charles v, i, ch. p. Aumousniere de vieulx naveauK. Gardianne de \ieulx drappeaulx, Le dos esgu comme une hotte, coquill. Enquête de la Simp'e. Entrementes que j'avoie, Dieu merci! engin clair et aigu pour concevoir tous les faits, froiss. ii, ni. i. Dieu sait, qu'il fut servi d'une chère bien rechinée et d'un agu etenflambé visage, louis xi. .Vont', i.
Air,
|| xvi' 3. Estans poussez d'un appotit pervers d'estre us, ils ont disputé si.
un amusement d espi 1,47. Plus nostre sagesse 1,132. Um ubl I id. i. 301 fourmi
l ■ que nous, ;
, 7t. Ils
par un Ion
, i un i n pas si vio
ÊTYM Pic ird, og agudo;
a ici \m s. / i
douce
urd'hui que dans le si ns de lieu -ÊTYM
ado.
\n,i VGE è ga j' . s. m. Voy. aigage.
AIGI \ll
ei l aux i
ver si matin*? Le soleil n'a liguail de la
Si7è«
— ms.
it essuyé 1 p. 53 ;. Un jour, s ins j penser, destin, Comme il mettoit à bout, à L'egail du matin, La ruse d'un vieil cerf.... rons. 210.
— 6TYM. Ancien français, aiguë, eau (vo\ AIGU v, i i i . iée), part.
passé, i heval . lin AIGUA1 EB l jhé-ié ; il y a deux pi
grun : ga-ii :1a distingu t'. a. Baigner, rafraîchir, val . c'esl le Caire entrer dans la rii ièi e jusqu tu i, et l'y promener pour le la rafraî-
chir. Aiguayer du linge, c'esl le quelque temps dans l eau avanl de le l
— iiist. xvi" s. D'autres ne touchenl i
neaux, sans souffrir d'estre aucunement soulevés et esgaiés par derrière, peur en raire du tout escouler le reste du vin, o. D 204.
— ÉTYM. Ane. franc, aigxu, eau aigueyer, gueyer.
AIGUE(è gh'), s f ancien immde l'eau, encore usité i
— ÊTYM. Voy, EAU.
AIGUË-MARINE (è-ghe-ma-ri-n'), s. f. Pien mse d'une couleur bleuâtre, et semblable à l'eau de la mer. Aigue-marine orientale, nom donné par les lapidaires au corindon hyalin vert. || Auj ur. Des aigues-marii
— ÉTYM. Ane. franc, aiguë, eau (voy. eau), et marin (voy. ce m
;- AIGUERIE .' ghe rie), s. f. Voy. aigage.
AIGUIÈRE . s. f. || 1" Vase où on met de
l'eau pour le service de la table. Une belle verse de l'eau d'une d'or sur un bassin
d'argent et donne à laver à Ulysse, ri-.x. xxi. 364. .... sur ses mains, dans l'aiguièt e d'argent, Par une jeune esclave une eau pure est versée, a. chén. 51. || 2° En blason, l'aiguière parait dans l'écu de profil, l'anse tournée à senestre.
— HIST. xvie s. Deux esguieres de verre, paré,