II. — 2W
1858 SCO
+ SCLfiRANTIlP-KS (skié-ran-tée), «. f. pi- Famille de plantes, dite ainsi du genre scleranlhus, et considérée acluellement comme une section des caryophyllées; on les appelle aussi paronychiees.
f SCLftRIXTOMIK (sklc-rèk-to-mie), s. f. Terme de chirurgie. Section de la sclérotique.
— ÊTYM. Sclérotique, et l%zo^i\, résection, de U, et zo^i.^. action de couper.
t SCLCREME(sklé-rê-m'), t. m. Terme de médecine. Endurcissement du tissu lamineux des nouveau-nés.
— ÊTYM. Sx).TiDèî, dur.
f SCr.ÉHENCHYME (sklé-ran-clii-m'), ». m. Nom
donnéparles botanistesaui tissus végétaux qui, tout en étant constitués par des cellules polyédriques comme celles du parenchyme des plantes, offrent pourtant une grande dureté. || Ce terme a aussi été employé pour designer les tissus dans les polypier».
— ÊTYM. Sclér..., et l^'^vm, ce qui a été infus, de iv, en, et yen, verser.
f SCLERÉliNITE (sklé-ré-ti-ni-f), ». f. Sorte de résine fossile.
— ÊTYM. Sclér..., et fritCvin, résine, f SCLfillEl'X, i;U?E (sklé-reû, reii-z'), od;'. Terme
de médecine. Tissu scléreux, synonyme de tissu fibreux. || Myélite scléreuse, inflammation de la moelle épinière avec endurcissement.
— ÈTY.M. SxXriooç, dur.
t SCLÊUIASE (sklé-ri-a-z'), s. f. Terme de médecine. Induration d'une partie quelconque.
— ÊTYM. î;x).r,p(a<jn:, endurcissement, de oyI-i)pè;, dur.
t SCLf.RODERSIE (sklc-ro-dèr-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. Oui a la peau revêtue d'écaillés.
— i:iYM. Sdéro..., et Sépua, peau, f SCLÉUO>lËTRE(sklé-ro-mè-tr'),s.m. || l'Terme
de minéralogie. Instrument propre à fournir une sorte de mesure de la force qu'on emploie pour vaincre la dureté d'un minéral, c'est-à-dire pour le rayer à l'aide d'une pointe. || 2'' Instrument pour mesurer la densité de la poterie.
— ÊTYM. Scléro..., et |i£Tpov, mesure.
SCI.ÊROl'UTUALMIE (sklé-ro-ftal-mie), ». f.
Terme de médecine. Ophthalmie sèche, inflammation de la conjonctive sans augmentation de la sécrétion de la membrane muqueuse.
— ÊTYM. 2«XTipoç6a).|i(a, de <ix),iripè;, dur, et èç6aX- (itu, ophthalmie.
t SCLP.ROPIIYLLE (sklé-ro-fi-r), adj. Terme de botanique. Qui a les feuilles raides.
— ÊTYM. Scléro..., et çO»ov, feuille, t SCLÉROSARCOME (sklé-ro-sar-kô-m'), ». m.
Terme de médecine. Tumeu' dûru et charnue qui afTecte les gencives, et qui a quelquefois la forme d'une crête de coq.
— ÊTYM. Scléro..., et tarcome.
t SCLÉROSE (sklé-rô-z'), ». f. Termedemédecine.
Toute sorte d'endurcissement morbide des tissus.
— ÊTYM. ixîiTip'iti), endurcir, de <jx)r;po;, dur. t SCLÉROSTOME (sklé-ro-sto-m'), adj. Terme de
zoologie. Oui a une bouche dure et cornée.
— ÊTYM. Scléro...., et <rT(J(j.a, bouche. I SCLÉROTICAL, ALE (sklé-ro-ti-kal, ka-l'), odj.
Qui appartient à la sclérotique. L'anneau sclérotical osseux des oiseaux.
t SCr.ÉROTiCONYXIS (sklé-ro-ti-ko-ni-ksis), ».(. Terme de chirurgie. Ouverture faite à la sclérotique pour arriver jusqu'au cristallin, et en opérer le déplacement.
— f.TY.M. Sclérotique, et vû^;, piqûre.
tSCLÉROTIC()TO.MIE(sklé-ro-ti-ko-to-mie), ». f.
Terme de chirurgie. Incision de la sclérotique.
— ÊTYM. Sclérotique, et to|jii^, section. SCLÊROTIOI'E (sklé-ro-li-k'), s. f. Terme d'ana-
tomie. Membrane blanche, fibreuse, très-solide, formant environ les quatre cinquièmes delà coque externe de l'oeil, complétée en avant par la cornée transparente ; elle est dite aussi cornée opaque.
— REM. Bonnet a dit sclérotide, qui n'est pas usité: La cornée opaque ou ta sclérotide, 3* mém. reprod. salam.
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adj Qui a rapport aux
— ilisT. XIV' s. De la dure mère est engendrée la tunique de l'oil dite sclirotique, ii. de mondeville, f* 17. La sclirotique, lanfranc, f 73.
— ÊTYM. lx)T,p6w, durcir, de ox),>]pè,-, dur. H. de MondcviUe et Lanfranc disent scjirotigue suivant la prononciation du grec moderne.
t SCOBIKOUME (sko-bi-ror-m-), adj. Terme de botanique. Oui ressemble à de la sciurede bois.
— ÊTYM Lai. tciibi, iciure, et forme. t SrOHINK (sko-bi-n'), ». f. Espèce de lime ou
do ripe.
— ÊTYM. Lat. iMbina, ripe.
SCOLAIRE (sko-lé-r')
écoles. Année scolaire,
— ÊTYM l'roven(f. «scoJor, écolier; du lat. «cholaris, deschola (voy. école).
SCOLARITÉ (sko-la-ri-té), ». f. \\ i' Ancien terme de jurisprudence. Droit de scolarité, le droit que les écoliers des universités avaient de réclamer les privilèges qui y étaient attachés. || 2" Aujourd'hui, cours d'études dans une institution d'enseignement. Une scolarité de quatre années est exigée pour être reçu docteur en médecine. Le pétitionnaire ne demande pas que les conditions de la scolarité, avant et pendant les études médicales, soient modifiées, UEïïiL, Rapport au sénat, Moniteur du 22 mai (867, p. 608, 4" col.
— IMST. xiv s. Jehan de Bouquetot estant à cause de son estude et scholarité.... en la protection et sauvegarde du roy, du canoë, scholaritas. Il XV' s. De l'abus des privilèges de scolarité par ceux qui ne sont pas cscoliers, oodeproï, Observ. sur Charles VIII, p. 4 h, dans lacurne.
t SCOLARQUE (sko-lar-k'), ». m. Nom, en certains pays, des directeurs des écoles Un libelle
scandaleux contre Louis XIV et contre le ministère de Louis XV; M. de Montpérou le fit supprimer par les scolarques [à Genève], volt. Philos. Remontrances, m.
— ÊrvM. Sy.o).dlpxTi;, de a^oXii, école, et âpxeiv, commander.
SCOLASTIQUE (sko-la-8ti-k') , adj. \\ l' Oui a rapport aux classes, aux écoles. L'esprit d'ordre et d'économie ne distinguait pas moins que le goût du travail notre police scolastique, mahmon- TEL, Méin. I. Souvent encore avec délices. De nos scolastiques essais Nous nous rappellions les esquisses, delille, Convers. Prolog. || 2* Oui s'enseigne suivant la méthode ordinaire de l'école. S'il [Aristotc] donna des règles du raisonnement qu'on trouve aujourd'hui trop scolastiques, volt, l'hil. llist. établ. christ, s. |1 Les théologiens scolastiques, les théologiens de l'école. J'oserai avec respect avertir les théologiens scolastiques.... Boss. Instr. sur les et. d'orais. in, 8. || 3* Particulièrement. Oui a rapport aux écoles du moyen âge. La philosophie scolastique ne fit que lui apprendre qu'on pouvait philosopher, et lui en inspirer l'envie, FONT. Poupart. Cette université [de Paris] avait le malheur de n'être fameuse que par sa théologie scolastique et par ses disputes, volt. Mœurs, (25. La philosophie qu'on appelle scolastique, a régné depuis le commencement du xi' ou xii' siècle jusqu'à la renaissance des lettres, dider. Opin. des anc. philos, {scolastiques). || 4' S.f. La scolastique, la philosophie qu'on enseignait dans les écoles du moyen âge et qui s'est prolongée dans certains établissements jusqu'à la révolution de 1789. C'était [Fabroni] un bourgeois de Pistoie, venu à Rome avec de l'esprit, de la scolastique, du feu, ST-siM. 34 5, 29. La scolastique est moins une philosophie particulière, qu'une méthode d'argumentation syllogistique, sèche et serrée, sous laquelle on a réduit l'aristotélisme fourré de cent questions puériles, dider. Opin. des anc. philos, (scolastiques). L'aristotélisme s'étendit peu à peu, et ce fut la philosophie régnante pendant le xiii' et le xiv siècles entiers ; elle prit alors le nom de scolastique, ID. Opin. des aru:. philos. {Jésus-Christ). Le mot de scolastique est depuis longtemps, parmi la populace philosophique, un épouvanlail, comme celui d'aristocratie en a été un dans les première» années de la révolution, villiers, Kant, p. 132. 1| Il se dit aussi do la théologie telle qu'on l'enseignait dans les école» du moyen âge et dans celles qui ont succédé; c'était une alliance de la philosophie scolastique et de la théologie. Il semblait qu'une explication qui, dès sa préface, promettait tant de précision, tant d'évidence, une scolastique si rigoureuse, si éloignée de toute équivoque et de toute ambiguïté... boss. Préf. sur l'instr. pastor. de Cambrai, i. || 5° S. m. Celui qui traite de la théologie ou de la philosophie scolastique. J'ai reconnu que vous n'êtes pas bon scolastique, pasc. Prov. V. Les ïcolastuiues demeurent d'accord que la plus parfaite contemplation de la nature divine est celle où on la regarde selon les notions les moins resserrées, comme celle d'être, de vérité, de bonté, de perfection, BOSs. El. d'orais. n, I6. Ce que les scolastiques appelaient qualités occultes, n'élaientce pas dos causes? font. Newton. Les scolastiques ont un axiome, qu'il ne faut pas qu'un philosophe ait recours à Dieu; ils appellent ce recours I l'asile de l'ignorance, Anal, de llayle, t. m, p. 4 71. ' Mille scolastique» sont venus, comme le Docteur
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irréfragable, le Docteur subtil.... qui tous ont ét4 bien sûrs de connaître l'âme très-clairement, mai» qui n'ont pas laissé d'en parler comme s'ils avaient voulu que personne n'y entendit rien, volt. Dict. phil. Locke. Les scolastiques et les cartésien» n'ont connu ni l'origine, ni la génération de tic» connaissances; c'est que le principe des idées innées et la notion vague de l'entendement d'où ils sont partis, n'ont aucune liaison avec cette découverte, condil. Art de pens. n, 6. || Les nouveaux scolastiques, ceux qui, au xvn' siècle, reprenaient la théologie scolastique. Faite» état que jamais les Pères, les papes, les conciles ni l'Écriture ni aucun livre de piété, même dans ces derniers temps, n'ont parlé de cette sorte; mais que, pour des casuistes et des nouveaux scolastiuue», il vous en apportera un bon nombre, pasc. Prov. iv.
— ÊTYM. Provenç. escolastic; espagn. escolastico; ildil. scolastico ; du lat. scholasticus, de tchola (voy. kcole). Scholastique se disait pour écoldlre.
SCOLASTIQUEMENT (sko-la-sti-ke-man), adv.
D'une manière scolastique. Les calixtins l'excusaient [Wiclef, de ce qu'il avait dit contre la transsubstantiation], en répondant que ce qu'il avait dit contre ce dogme, il ne l'avait pas dit décisivement, mais scolastiquement, comme on parlait, c'est-à-dire par manière de dispute, boss. Var. xi,
— ÉTYM. Scolastique, et le suffixe ment. t SCOLEX (sko-lèks'), ». m. Terme de zoologie.
Mot grec employé actuellement en français pour designer une phase du développement de certain» helminthes.
— ÊTYM. £/w/T]5, ver.
SCOLIASTE(sko-li-a-st'), ». m. Celui qui afait de»
scolies sur quelque ancien auteur classique. Il fallait posséder à fond toute la Fable pour entendre une déclaration d'amour mise en rimes françaises [dans Ronsard]; et il y avait tel sonnet, pour l'intelligence duquel on n'aurait pas trop de cinq ou six scoliastes, bayle, Lett. à Minutoli, 10 janv. 1074. Dacier et son illustre épouse étaient, quoi qu'on dise, des traducteurs et des scoliaigtes très-utiles, volt. Dict. phil. Scoliaste.
— ÊTYM. lyoXMtj-ciji, do <i/6),iov, scolie.
1. SCOLIE (sko-lie), t. f. |l' l'Terme de philologie. Note de grammaire ou de critique pour servit à l'intelligence des auteurs classiques. || 2° S. m. Terme de géométrie. Remarque sur plusieurs propositions, faite en vue d'en montrer la liaison, la restriction ou l'extension. || Par extension. Dans ce scolie Spinosa répond à quelques objections qu'il se fait faire par ceux qui ne conçoivent pas que U substance étendue soit un attribut de Dieu, condil. Trait, des syst. lo.
— ÊTYM. 2;x°''° ) explication, de ux"'^ (Yoyécole).
f 2. SCOLIE (sko-lie), ». f. Terme d'antiquité grecque. Chanson de table chez les anciens Grecs.
— ÊTYM. £/6),iov.
t SCOLIÊ, ÉE (sko-li-é, ée), adj. Pourvu de scolies. Un texte scolié.
— HIST. XVI' s. [Livres sur l'Écriture sainte] commentez et scholiez, Ordonn. de Charles IX,
Il déc. I6G7.
— ËTVM. Scolie I.
t SCOLIEN (sko-liin), adj. m. Terme de versification ancienne. Se dit du pieà qu'on appelle plus ordinairement amphibraque.
— ÊTYM. 2/.o),iè(;, inégal.
f SCOLIOSE (sko-li-6-z'), ». {. Terme de médecine. Déviation latérale du rachis.
— ÊTYM. ïxoXiwffii;, de cx'/Xio;, oblique, t SCOLOPACE fsko-lo-pa-s'), ». (. Nom moderne
du genre bécasse (gralles), auquel on réunit le genre bécassine, et où l'on distingue : la scolopace rusticole, nommée bécasse ou bécasio commune ; la scolopace gallinage, appelée vulgairement bécassine; la scolopace gallinule, dite aussi petite bécassine, bécassine sourde, bécasson, bécassin, bouriolle,bourquerolle,foucault, la sourde et bécot; la scolopace majeure, connue sous les noms vulgaires de double bécassine et grande bécassine; la scolopace du Paraguay, appelée aguadero par les Portugais du Paraguay et du Brésil (legoarant). Il Scolopace est encore le nom spécifique du centrisque scolopace, poissons malacoptérygiens, qui est le centrisque bécasse de certains auteurs. Il On écrit aussi scolopax, comme en latin.
— ÊTYM. Lat. scolopax, du grec oxoXoitaÇ. SCOLOPENDRE (sko-lo-pan-dr'), s. (. \\ 1' Terme
de botanique. Genre de fougère» dan» lequel on distingue la scolopendre des officine», dite vulgai-
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rement langue de cerf, herbe à la rate, herbe héyaîiquc, asplenium scolopendrium, L. || 2" Terme d'entomologie. Genre dos millo-pieds qui forment à présent une classe séparée de celle des insectes. La scolopendre mordante, qui habite la France méridionale, a parfois 8 centimètres de longueur; certaines espèces de l'Inde atteignent 20 à î& centimètres, LEGOARANT.
— illST. ivi* s. Scolopendre, appellée aussi langue de cerf, ne fait ne fleur ne semence, non pas mcsme tige eslevé hors de terre, car ses feuilles sortent immédiatement de ses racines, o. de serres,
— ÊTYM. Lat. tculopendra, scolopendrium, de
t SCOLOPISE (sko-lo-pi-z'), ». f. Terme d'anato- EQie. Sorte de suture du crâne.
— F.TYM ïxoXcx^, pieu.
t SCOLYTE (sko-li-f), s. m. Genre d'insectes coléoptères lylophages qui font beaucoup de mal aux arbres.
t SCOMBIÎROÏDES (skon-bé-ro-i-d"), ». m. pi. Famille de poissons dont le genre scombre est le type.
SCOMBUE (skon-br'), J. m. Genre de poissons de mer acanthoptérygiens qui comprend un assez grand nombre d'espèces ; le maquereau en est le type.
— ÊTYM. Lat. scomber, de <ixo|iepoi;.
t SCOPARINE (sko-pa-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Principe tiré du genêt à balais, genista scoparia, L.
t SCOPS (skops'), ». m. Genre de rapaces où l'on distingue : le scops eusopéen dit vulgairement petit duc et appelé tuget dans le Languedoc; on le trouve en France, en Afrique, au Brésil et à la Guiane, legoarant. Quant à la petite chevêche et aux scops, qui passent le jour dans les trous de vieux arbres et de rochers, ils en sortent le soir et vivent presque exclusivement d'insectes nocturnes, JfoniJ. universel, ta juin 4867, p. 727, )" col.
— ÊTYM. Sxwij;, espèce de chouette grimacière, de (TXMUTO), se moquer.
SCOHBUT (skor-bu; le t ne se prononce pas et ne se lie pas), s. m. || 1° Terme de médecine. An"ection générale non fébrile, qui, à l'extérieur, a pour caractère un aiïaiblissement notable de l'cnergio musculaire, et des témorrhagies multiples débutant presque toujours par les membres inférieurs, et s'accompagnant fréquemment, mais non toujours, d'une altération plus ou moins prononcée des gencives ; elle est due surtout à un séjour trop prolongé abord des vaisseaux qui naviguent; elle survient aussi à terre dans des troupes qui souffrent du froid, de l'humidité et d'une mauvaise nourriture. Chevemy et sa femme avaient gagné le scorbut en Danemark et laissé leur santé et leurs dents, ST-siM.,7i, (73. La pluie fut continuelle, aussi le scorbut se déclara-t-il sur huit ou dix matelots; l'humidité est un des principes les plus actifs de cette maladie, bouoainv. Voy. t. n, p. lo. Une théorie sur le scorbut se réduit à ces aphorismes, qui ne sont pas d'Hippocrate : aliments quelconques propres à l'homme et capables de réparer les déperditions journalières; air extérieur introduit le plus souvent qu'il est possible dans les entreponts et dans la cale ; humidité occasionnée par les brumes, combattue sans cesse par des fumigations et même par des brasiers, lapérouse. Kçy. t. iv, p. 237, dans POUGENS. || 2* Scorbut de terre, s'est dit quelquefois du purpura hémorrhagique. || 3" Scorbut dss Alpes, nom donné par Odoardi à la pellagre.
— HIST. XVI' s. Scurbut, oudin, Dict.
— ÊTYM. liai, scorbuto; du germanique : allem. Scharbotk; hoUand. scheurbuik; saéd. skœrbing ; angl. scurvy.
SCOKBI'TIQUE (skor-bu-ti-k'), adj. \\ l' Qui tient de la nature du scorbut. Affection scorbutique. 112" Qui est malade du scorbuti Un équipage scorbutique. Il Substantivement. Les scorbutiques, les malades atteints de scorbut. Un scorbutique.
— ÊTYM. Scorhut.
t SCOUDATURA (skor-da-lu-ra), s. f: Se dit d'une manière d'accorder un instrument, autre que celle que l'on emploie d'habitude.
:— ÊTYM. Ital. scordatura, de », qui représente ex latin, et curda, corde.
t SCORDINI.VE (skor-di-ni-n'), i. f. Terme de chimie. Principe retiré du (eucri'um scordium, L.
t SCORDION (skor-di-on) ou SCOUDIUM (skordi-om'), ». m. La germandrée aquatique, teucrium scordium, L.
— HIST. XVI' 8. Le scordium a esté appelle herbe
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Mltlindate, de Mithridates roy de Pont «t de Bithynie, paré. Préface.
— ÊTYM. Lat. »cord«<m, de «rxépSiov, espèce de plante i odeur d'ail, de oxépSov ou (ry.oooSov, ail.
t SCORIACÉ, ÉE (sko-ri-a-sé, sée), adj. Qui a le caractère, l'apparence do scorie. Les injures du temps ont détruit les cratères, et ont réduit en terreau, avec l'industrie des hommes, les laves scoriacées et poreuses qu'on y avait trouvées, senneiueh, Ess. art. d'obs. t. i, p. 342, dans pouoens.
SCORIE (sko-rie), I. f. Matière qui, se séparant pendant la fusion des métaux que l'on purifie, vient se vitrifier à leur surface. || Scories volcaniques, ou, simplement, scories, espèce de lave du même genre que la pumite ou pierre ponce. Phénomènes qui accompagnent l'éruption, comme tonnerres, éclairs, électricité positive ou négative, bruits souterrains, tremblement de terre, scories, cendres et pierres lancées à quelle hauteur? à quelle dislance? SAUSSURE, Voy. 4ipe», t. vui, p. 297.
— ETYM. Lat. scoria, de oxwpia, qui vient de oxMp, ordure, excrément.
SCORIFICATION (s'io-ri-fl-ka-sion), t. f. Action de réduire en scories; résultat de cette action. Pott assure que les alcalis fixes réduisent le bismuth en scories ; mais il y a lieu de croire que cette scorification dépendait de l'air et des vaisseaux, FOURCROY, Conn. chim. t. v, p. 207.
— ÊTYM. Scarifier.
SCORIFICATOIRE (sko-ri-fi-ka-toi-r'), j. m. Têt ou écuelle à scorifier.
— ÊTYM. Scarifier.
SCORIFIÉ, ÉK (sko-ri-fl-é, ée), part, passé de scorifier. Ce sommet.... est formé d'un rocher entièrement huileux et scorifié de basalte ordinaire, Ins(t<. Mém. scienc. (8)3, I8i4, I8i5, p. 66. La portion [de métal] scorifîée dans le four à réverbère, LEGUES, Àcad. des se. Comptes rendus, t. Lxvni, p. 693.
SCORIFIER (sko-ri-fi-é), je scorifiais, nous scoriflions, vous scorifiiez; que je scorifie, que nous scorifiions, que vous scorifiiez, v. a. || 1* Réduire en scorie. Dans les travaux en grand, on ne se sert que du plomb, qui, par la fusion, sépare de l'or toutes ces matières étrangères en les scorifiant, BUFF. Min. t. IV, p. 259. || 2° Se scorifier, v. réjl. Être réduit en scorie. Le plomb, se scorifiant avec les autres métaux dont il s'est saisi, les sépare de l'or et de l'argent, les entraîne, ou plutôt les emporte et s'élève avec eux à la surface de la fonte, DUFP. Min. t. v, p. 4 7. HFig. Elle [l'expérience] devient la pierre de touche des théories, le creuset où se scorifiera tout ce qui est impur, SENNEDIER, Ess. art. d'observ. t. i, p. 377, dans
POUGENS
— ÊTYM. Lat. scoria, scorie, et facere, faire.
t SCOUIFORME (sko-ri-for-m'), adj. Qui a la forme de scorie. La lave noire scoril'orrae qui se trouve dans la bouche du Vésuve, buff. Min. t. m, p. )05.
t SCORPÈNE (skor-pê-n'), ». f. Genre de poissons acanthoptérygiens d'une forme bizarre et hideuse, dits aussi crapauds de mer, diables de mer.
— ÊTYM. Lat. scarpxna.
SCORPIOÏDE (skor-pi-o-i-d'), adj. || 1" Terme d'histoire naturelle. Qui ressemble à la queue recourbée d'un scorpion. || Terme de botanique. Cyme scorpioîde, inflorescence recourbée en forme de queue de scorpion : telle est celle des myosotis, de la consoude, etc. || 2* S. f. Nom que Tourncfort donnait au genre scoipiure.
— lllST. XVI' s. Aussi, pour un singulier remède [de la piqûre du scorpion], on y applique l'herbe appelée scorpioJdes, paré,xxiii, 33.
— ÊTYM. SxopjitosiS^jÇ, do oxopjctoc, scorpion, et eT6oî, forme.
SCORPIOJELLE (skor-pi-o-jè-1'), t. f. Huile de scorpion.
— ÊTYM. Scorpion.
SCORPION (skor-pion; en vers, de trois syllabes), s. m. Il 1' Animal de la classe des arachnides pulmonaires, qu'on rencontre dans le sud de l'Europe, et dont la queue est armée d'un dard qui présente au-dessous de sa pointé plusieurs ouvertures communiquant avec une glande à venin. Ceux qui au rapport de saint Hierôme étaient compagnons des serpents et des scorpions BALZ. lett. n, liv. VI. Il Huile de scorpion, huile dans laquelle on a fait mourir des scorpions, et qu'on croyait bonne contre la piqûre du scorpion. Je vous prie, ma fille, quoi qu'on dise, de faire faire de l'huile de scorpion, afin que nous trouvions en même temps les maux et les médc-
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cinet, «<▼. 153. Il f Le huitième signe du zodiaque, celui qui, par suite de la révolution annuelle de la terre, semble parcouru par le soleil, à pou près du 20 octobre au 20 novembre [on met une S majuscule]. Dans la constellation du Soorpion on distingue une étoile de première grandeur appelée Antarè» ou Coeur du Scorpion. Le Scorpion brûlant déjà loin d'Érigone S'écarte avec respect, et fait place i Ion trône [d'Auguste], deullb, Géorg. I. Sa triste apothéose d'Octave, surnommé Auguste, à qui il [Virgile] dit que.... le Scorpion se retire pour lui laisser une place dans le ciel : le Scorpion aurait mieux fait de s'allonger pour percer de son aiguillon l'auteur det proscriptions, VOLT. Singul. de la nat. iv. || Les Serres du Scorpion, le septième des signes du zodiaque, que l'on nomme le plus souvent la Balance. || 3* Nom que l'on donne quelquefois à la tortue à longue queue. ||i* Terme d'antiquité. Genre de petite baliste. Il 6" Nom d'un ancien canon.
— HIST. XII' s. Le scorpiun rescnblent [voe lettres ressemblent au scorpion] al chicf e al partir. Qui volt deriere poindre et devant conjoïr. Th. I< mart. 85. || xiii' s. Kenart, Renart, disl li Lions, Ci voi de tiex escorpions Qui vos vendront encut l'otrage Que fet avez en vostre aagc... lien. (1596. ||iv' s. Se son perc les avoit battus do verges, il les battoit d'escorpions, llist. de la taisan d'or, t. n,
f* 428, dans LACURNE. llxvr s Comme sont les
pistolos, pistolets, petits bidets, et autres semblables, petits lézards et scorpions, que l'on peut aisément cacher dedans les chausses, paré, n, préf. Antonius Benivenius dit avoir eu un serviteur, lequel fut pique d'un scorpion, et tout subit lui survint une sueur froide comme glace, ID.
— ÊTYM. Berry, escarpian; provenç. et ospagn. escarpion; calai, escarpé; iM. scorpione ; du lat. scorpionem, qui vient de <rxop7iioi;, lequel parait provenir du sémitique : hébreu, akara'K
t SCORPIONE (skor-pi-o-n'), ». f. Nom dùnt on s'est servi pour désigner le myosotis annuel et le myosotis vivace, confondus anciennement sous la dénomination de scorpioîde.
fSCORPlUKE (skor-pi-u-r'j, s. f. Genre de la famille des légumineuses, composé de petites plantes herbacées, assez communes dans les champs.
— ÊTYM. Scorpion, et oùpà, queue.
SCORSO.NÈRE (skor-so-nè-r'), ». f. Salsifis noir,
plante de la famille des composées chicoracées, scorzonera hispanica, L. || On écrit aussi scorzonère.
— ÊTYM. Génev. scorsonère, ». m.; Berry, escorsionêre ; espagn. scorzonera ; ital. scorzonera; de l'ital. seorza, écorce, et nera, noire; l'allem. U nomma Schwarzwurxel, racine noire.
SCOTlE(sko-sie), »./■. Terme d'architecture. Moulure concave, qui fait souvent partie de la base d'une colonne.
— ÊTYM. £xot(i, triglyphe, proprement obscu» rite, de oxôto;, ténèbres.
t SCOTISTE (sko-ti-sf), ». m. || 1* Partisan de J. Scot, dit Érigène ou l'Irlandais, dont le Traité sur la prédestination fut condamné par le pape au neuvième siècle. || S* Partisan de Jean Duns Scot, célèbre théologien, nommé aussi le Docteur subtil, dont la doctrine était opposée à celle des thomistes, au quatorzième siècle. Depuis le troisième chapitre jusqu'au huitième, ce n'est qu'une scolastique raffinée selon les principes de Scot; Dieu lui-même en lait des leçons et se déclare scotiste, Boss. Rem. sur la myst. cité de Dieu. Il se jetait de plus en plus dans des pensées si métaphysiques, que ui Scot, ni les plus lins scoiistes n'en approchaient pas, ID. For. iv, i6.||3' Adj. Qui appartient aux opinions de ces philosophes.
— liisr. XVI' s. Combien qu'aulcuns docteurs scottistes ayenl affermé que sa mère l'allaicta, et qu'elle pouvoit traire de ses mamnielles quatorze cens deux pipes neuf potées de laict pour chascune fois, rab. Garg. i; 7.
f SCOTISTIQL'E (sko-ti-sli-k'), adj. Qui se rapporte à la philosophie de Duns Scot. Elle (une mystique] outre ces principes scotistiques, jusqu'à faire dire à Dieu que le décret de créer le genre luiiuain a précédé celui de créer les anges, boss. llem. tut la myst. cité de Dieu.
tSCOTODINIE (sko-to-di-nie), t.f. Terme de médecine. Vertige ténébreux.
— ÊTYM. ïxoTooivîa, de ox6toç, ténèbres, et divoç, vertige.
t SCOTOME (sko-n-m'), ». m. Terme de méde-
SCR
cine. Tache plus ou moins étendue, do forme arrondie ot d'une teinte sombre, gris foncé ou noire, que l'œil afleclé perçoit; elle est ordinairement dans l'aie visuel, on sur son voisinage ; clic est immobile; elle indique une affection ci.conscrite, mais grave, de la rétine.
— ÊTYM. l*oTw(ia, de oxoTéfc), obscurcir, de ffxitoç, ténèbres.
t SCOTTISIl (sko-tich'), t.f. Danse qui s'eiécute sur la même mesure que la polka, et d'un mouvement plus lent.
— ETVM. ScoUish, écossais.
\ SCOUFFIN (skou-fin), s. m. Sac de jonc à deux ouvertures, dans lequel on renferme les olives avant de les mettre sous le pressoir, et lorsqu'elles sont en plte.
I SCR A.MA1S0N (skra-mê-zon), s. f. Opération qui consiste à racler les impuretés qui se trouvent à la surface du verre fondu.
— ÊTYM. Bas-lat. scramasaxxis , sorte d'arme, sorte de couteau ; mot qui n'a été conservé que dans le terme des verriers et dans cstramaçon (voy. ce mol).
t SCRAAIASAXE (skra-ma-sa-ks'), s. m. Terme d'archéologie. Arme des Mérovingiens, analogue à l'épée romaine, mais avec un seul tranchant (c'est un sabre droit en réalité); elle présente des rainures qui, suivant certains autours, auraient été imprégnées de poison.
— f.TYM. Voy. ESTBAMAÇON.
SCniDE (skri-b'), s. m. || 1" Homme qui gagne sa vie à écrire, à faire des copies. Un tas de brouillons d'écrivains qui ne servent que de scribes et interprètes à l'opinion des autres, naudé. Rosecroix, IX, I. Il [Penterieder] avait été petit scribe dans les bureaux de Vienne, st-sim. 443, )73. Il avait pris, pour copier les thèmes du jeune prince, l'abbé Dubois, moitié scribe, moitié valet du curé de Saint-Eiistache, duclos, Œuvr. t. v, p. (97. Jeune personne trcs-aimable et qui parut me distinguer parmi les scribes de M. Dupm, J. J. rouss. Conf. nu. \\ Dom scribe, secrétaire du général des chartreux. || 2" Chez les Juifs, les docteurs qui enseignaient et interprétaient la loi de Moïse. Ayant issemblé tous les princes des prêtres et les scribes ou docteurs du peuple, il [Hérode] s'enquit d'eux où devait naître le Christ, saci. Bible. Évang. St SaHh. Il, 4. Malheur à vous, scribes et pharisiens hypocrites! lo. «6. ixiii, (4. Malheur à vous; non plus seulement à vous, scribes et pharisiens; mais à vous, chrétiens, indignes du nom que vous portez, BOURDAL. 5* dim. après la Pentecôte, Dominic, t. ii, p. 447. Ce que l'Ecclésiastique dit ensuite du grand loisir que demande l'étude de la sagesse, semble montrer que les scribes ou docteurs en faisaient leur unique occupation, fleury, Uœurs des Israël, tit. xxxii, 3« part. p. 402, dans POUGENS. Oiand l'ennemi divin des scribes et des prêtres Chez Pilate autrefois fut traîné par des traîtres, volt. Disc, sur l'homme, vu. || 3' Scribe sacré, titre du prêtre égyptien qui devait connaîfro les livres hiéroglyphiques, la géographie, les positions du soleil et de la lune, les mesures, etc. ||4°Terme féodal. Nom d'officiers qui étaient chargés de certaines rédactions et soumis au chancelier, et qui résidaient dans quelques villes. Le chancelier donnera un scribe à la commune.... si ce scribe ne parait pas convenable au maire et aux échevins, le cluncelier, après les avoir consultés, en nommera un autre.... le scribe jurera fidélité au chancelier et à la commune. Charte, dans ARBOis de jubainville, Ilisl. des ducs el comtes de Champagne, t. ni, p. (37.
— IlIST. xvi' S. De là vient qu'encore es jurisdictions ecclésiastiques nous appelons scribe celuy qui est le greffier, pasquier, Rech. iv, p. 349, dans LACimr<E.
— ÊTYM. Lat. teriba, de scribere, écrire (voy. ce mot).
t SCRIBLAGE (skri-bla-j"), s. m. Opération qui a pour but de dégrossir la laine, avant de la souluettre au cardage mécanique.
SCRIPTlîUR (skri-pleur), s. m. Terme de chancellerie romaine. Officier qui écrit les bulles expédiées en original gothique.
— f.TYM. Lat. scriptorem, de $cribere (voy.