‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 104 sur 754 · ECU · texte numérisé non relu

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t SCUTELLARINE (sku-tèl-la-ri-n'), s. f. En chimie, principe extrait du scutellaria laleriflora.

t SCUTELLE (sku-lè-l'), s. m. Nom du réceptacle dans une grande partie des lichens.

— ÉTY.M. Lat. scutellum, petit bouclier.

t SCCTELLIFOUME(sku-tcl-U-for-m'), adj. Terme d'histoire naturelle. En forme de petit bouclier, par exemple les cotylédons dans la houlque.

t SCUTI.... Mot entrant dans la composition de certains termes d'histoire naturelle, et signifiant bouclier, écusson; du lat. scutum (voy. Écu).

t SCCTIBRANCIIE (sku-ti-bran-ch'), adj. Terme do zoologie. Dont les branchies sont couvertes par une coquille en forme d'écusson.

— ÉTYM. Scuti..., eibranchies.

t SCl]TIFOLIÉ,ÊE(sku-ti-fo-li-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui a des feuilles peltées.

— ÊTVM. Scuti..., et feuille.

t SCirriFORME (sku-ti-for-m'), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'un bouclier. || Terme d'anatomie. Cartilage sculiforme, cartilage de l'oreille externe, servant d'intermédiaire pourl'action des muscles qui tirent l'oreille en avant. || Cartilage scuti forme, nom donné aussi au cartilage thyréoîde, i cause de sa forme.

— illST. XVI* s. Le cartilage xiphoïde ou scutiforme, auquel le foye est attaché, paré, viii, 34.

— KTYM. Scuti..., et forme.

t SCUTO-STER.NAL,ALE{sku-to-stèr-nal, na-1'), adj. Terme de zoologie. Qui appartient à l'écusson 6t au sternum des insectes.

— ÊTYM. Lat. (cufum, écu, et slernal.

t SCUTULE (sku-tu-1'), I. f. Pièce carrée recouvrant les tarses des oiseaux.

— ËTYM. Dimin. du lat. scutum, écu.

SE

t SCUTOLÉ, LÉE (sku-tu-lé, lée), adj. Terme d'antiquité. Étoffe scululée, étoffe présentant, à la surface et entre les lisières, une série de mailles à réseau ou d'écus polygones régulièrement distribués en tous sens, avec des intervalles également uniformes, desmarets, Instit. Uém. scienc. 1800, 2* sem. p. (52.

— ËTYM. Lat. scutulalus, qui est i mailles, de tcutula, plat en forme de losange.

t SCUTUM (sku-tom'), s. m. Pièce de l'écusson des insectes.

— ÉTYM. Lat. scutum, bouclier (voy. Écu).

t SCYBALES{si-ba-r), i. f. Terme de médecine. Excréments endurcis et arrondis.

— ÊTYM. Lat. scybala, du grec uxûCaXa, excréments.

t SCYLLA (sil-la), s. m. Monstre que les poètes plaçaient dans un écueil en face du gouffre appelé Cliarybde; il dévorait les navigateurs qui pnssaient à sa portée. Il Kig. Tomber de Charybde cnScylla (voy. charybde).

t SCVLHON (sil-li-on), ». m. Genre de poissons sélaciens appelé vulgairement roussette, et dans lequel on dislingue : le «cyi/ton catule, dit petite roussette, rochier ou rocher, chat rochier, chat des rochers, ainsi appelé parce qu'il se tient entre les rochers; le scyllion canicule, dit grande roussette, ou, simplement, roussette, chat marin, chien de mer et à Marseille gatangier.

— ÊTYM. Scylla, nymphe que Circé métamorphosa en monstre marin.

f SCYPUATE (si-fa-f), adj. Terme de numismatique. Monnaie scyphate, monnaie qui est en forme de coupe, c'est-à-dire concave.

— ÊTYM. Bas-lat. scyphatiu, du lat. scyphus, coupe.

tSCYPUIFOKME (si-fî-for-m'), adj. Terme didactique. Qui a la forme d'une petite coupe.

— ÉTYM. Lat. scyphus, coupe, deandfoi,, elforme. t SCYPUULE (si-fu-l'),». m.Terme de botanique.

Petit entonnoir que portent certains lichens, par exemple le lichen des rennes, cladonia rangiferina. Pries.

— ÊTYM. Dimin. du lat. scyphus, coupe.

<. SCYTALE (si-ta-l'), t. f. Terme d'antiquité grecque. Sorte de chiffre dont se servaient les Lacédémoniens pour écrire des lettres mystérieuses, et qui consistait en ceci: on prenaitdeux rouleaux de bois de grosseur égale, dont les deux correspondants avaient chacun le sien; celui qui voulait mander quelque chose de secret tortillait autour de son rouleau une lanière de parchemin, sur laquelle il écrivait ce qu'il voulait faire savoir à l'autre, qui, ayant reçu cette lanière, la tortillait aussi sur son rouleau et trouvait tout d'un coup les mots et les lignes dans leur ordre naturel.

— ÉTYM. £xviTà)r), bâton.

f 2. SCYTALE (si-ta-l'), s. m. Genre de reptiles ophidiens, de la famille des hétérodermes.

— ÉTYM. ÏAutâXr), nom d'un serpent, qui, comme un bâton, est d'égale grosseur partout.

f SCYTHE (si-t'), s. m. Nom de peuples errants dans le nord de l'Europe et de l'Asie. || Fig. Homme barbare, grossier. Les savants de delà les monts qui pensent que tous ceux qui ne sont pas Italiens sont Scythes, balz. Lett. I5, liv. i. |1 U se dit aussi d'hommes indomptables. Quelle résolution extraordinaire I quels hommes! ce sont des Scythes [paroles de Napoléon en voyant briiler Moscou, incendié par les Russes], ségur, //tst. de Nap. viii, fl.

— ÊTYM. On a tenté de ce mot diverses explications : le même que tschude, nom donné par les Slaves aux Finnois, d'après Schafarick, cité dans Grimm, Gesch. der deutsch. Spr. p. 220 ; l'ancien haut- allem. skiutan, lancer la flèche, d'après Grimm, ib. Hérodote, iv, 6, nous apprend que les Scythes se nommaient eux-mêmes Scolotes.

t SCYTUIE (si-tie), j. f. Pays des Scythes. || Terme de botanique. Agneau de Scythie ou de Tartarie, rhizome de fougère dont l'origine est encore incertaine. Il Sous le nom d'agneau de Scythie on a désigné aussi le dicksonia culcita.

t SCYTIIIQUE (si-ti-k'), adj. Qui appartient aux Scythes. Les nations scythiques.

t SÇYTUISME (si-ti-sm'), s. m. Nom donné par saint Épiphane aux religions barbares.

SE (se), pronom réfléchi de la troisième personne des deux nombres et des deux genres, qui se dit des personnes et des choses, et qui se place toujours avant le verbe qui le gouverne, à la différence do soi qui se place après. || !• Il s'emploie comme complément direct. Se rétracter. Se pe;-dre. S'égarer. || 8* U s'emploie comme com-

SE

plément indirect. Se donner du mouvement. Se prescrire un devoir. Se nuire. |1 3° U s'emploie pour donner au verbe une signification passive. Faut-il que vous trouviez étrange Que les chatshuants d'un pays Oii le quintal de fer par un seul rat se mange. Enlèvent un garçon pesant un demicent? LA FO.NT. Fabl. ix, l. Du temps qu'il [la second Temple] se bâtissait, boss. Ilist. u, 4. Tels se laissent gouverner jusqu'à un certain point, qui au delà sont intraitables, et ne se gouvernent plus [ne peuvent plus être gouvernés], la bruy. iv. Lei yeux de l'amitié se trompent rarement, volt. Oreste, iv, <. || Seignelay ayant écrit : Les voitures de ces bois se sont faites jusqu'à présent par les paysans voisins des forests dans lesquelles ils estoient coupés, Lett. de Colbert, t. m, 2, p. 378, Colbert met en note, p. 384 : mauvaise construction; il falloit ont esté faites. || 4" Avec laisser, faire, etc. le pronom personnel se supprime quelquefois. Laissons, laissons réjouir le monde, et ne lui envions pas sa prospérité, BOss. Serm. Prov. t. — UEM. 1. L'e s'élido devant une voyelle et une h muette : il s'aime, il s'honore. Il s'élide aussi devant en et y : il s'en vante; il s'y rend. || 2. Se se place devant en et y. \\ 3. Dans les temps composés, quand se est régime direct, le participe s'accorde en genre et en nombre avec se : il s'est coupé; elle s'est fardée; ils se sont loués; elles se sont accueillies. Le participe reste invariable quand se est régime indirect : elle s'est coupé le doigt; elles se sont fardé le visage; ils se sont nui. On reconnaît la différence en tournant par ayant : Il est ayant soi coupé; ils sont ayant soi loués; uUe est ayant coupé le doigt à soi; ils sont ayant nui à soi. Cette règle s'applique aux autres pronoms personnels pris d'une façon réfléchie, me, te, nous, vous. Il 4. Les verbes neutres réfléchis, c'està-dire les verbes neutres qui so conjuguent toujours avec se, suivent la règle de se régime direct : il s'est écrié; elle s'eat écriée; ils se sont endormis ; elles se sont endormies. Cette règle s'applique aux autres pronoms personnels. {| 6. U vient so justifier, il se vient justifier; dans le xvu* siècle on prenait plus ordinairement la seconde tournure; maintenant on suit la première, sans que l'autre soit cependant hors d'usage, il se faut entr'aider; c'est la loi de nature, la pont Fabl. viii, (7. Viens, suis-moi; la sultane en ce lie» se doit rendre, eac. Bajax. 1, 1. Il Dans cette construction, s'il y a deux infinitifs, il faut qu'ils puissent recevoir tous deux se ; Elle ne se peut consoler ni réjouir. Mais on ne pourrait pas dire : Il se vint justifier et répondre aux accusations. || Quand se précède ainsi le verbe qui tient l'infinitif sous sa dépendance, il impose à ce verbe, dans les temps composés, la construction par l'auxiliaire ^(re, au lieu de l'auxiliaire avoir. U ne s'est osé prendre qu'aux premiers rudiments de cet art et aux choses qui se présentent d'elles-mêmes, desc. Remarques sur les 7" objcct. 58. Cet homme qui s'est pensé perdre dans une intrigue dangereuse, boss. 4' serm. pour le i" dim. de carême, t. Cela s'applique aux autres pronoms personnels pris d'une manière réfléchie. || 6. On trouve quelquefois après se, employé comme régime direct, un second régime direct. Aveugles qui ne voient pas que c'est par la même lumière que le soleil se montre lui-même, et tous les autres objets I boss. Sermons, Haine de la vérité, 3. Ceux qui s'aiment eux-mêmes et leurs plaisirs, id. Sermons, Impénit. fin. 3. Il 7. C'est une singularité du français et des autres langues romanes que, avec un pronom réfléchi, on substitue l'auxiliaire être à l'auxiliaire avoir : Il s'est battu. Cette tournure est aussi ancienne que la langue, puisqu'on la trouve dans un texte du x* siècle : se erent convers, s'étaient convertis. On peut essayer de l'expliquer ainsi : au x* siècle, se erent convers représente un latin barbare se erant conversi, dans lequel on démêle eroni conversi pour exprimer l'idée passive qui est dans tout verbe réfléchi, et se pour joindre à l'idée passive l'idée de réflexion. Il 8. Se (et aussi me, te, nous, eous) se construit avec difl'érents verbes neutres, s'en aller, s'enfuir, s'écrier. Un pareil emploi était plus étendu dans l'ancienne langue ; on disait se dormir, « gésir, se issir, se demeurer, etc. L'explication cidessus convient ici aussi. Le verbe est neutre sans doute; mais cela n'a point empêché les langues romanes d'y adjoindre un pronom, qui exprime un régime indéterminé, et qui dès lors se prête à un pareil emploi. De la sorte à ces verbes neutres est attribué un sens réfléchi qui ne fait aucune contradiction avec les verbes, et qui y ajoute

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