QUEUX (keû),,. m. Terme vieilli, l'.uisinier
e^tr^li r ^'T"\ '\""'" '"' """^ ^''^ise élevée entre le bnlfet et la cheminée, marchangv, Tristan h'voyagncr, i.xxix. Je chargeai mon maître queux de m en procurer la recette [de l'omelette au thon] avec les .létails les plus minutieux, brillat-savarin Physxolngu du goût, l'Omelette du curé. I| Grand queux de France, nom d'un officier de la maison du roi qui commandait à tous les officiers de la cuisine et de la bouche.
-- HIST. XI' s^ Sil [ainsi il le] comandat as cous de la maison, Ch. de Roi. cxxxv. Hxii- s. Ydunkes fu ocis e al coeu fu livrez; Li keus manja le cuerquant li fu demandez, Fist al seignur acreire que senz quer estoil nez. Th. U mart. 3 1 . || x,„' s Por ce vous dis-je; quar li hon Qui est ses kex [son cuisinier] a assez paine, ruteb. u, 39 ||xv' s En yver du feu, du feu. Et en esté, boire, boire... Chaulx morceaux fais de bon queu, Fault en froit temps, voire, voire. En chault, froide pomme ou poire, Cest l'ordonnance de Dieu, ch. d'orl. Rond - ETYM. Ital. cuoco; du lat. coquus, de coguere, cuire (voy. cuire). * '
QUI (ki), pronom relatif, ou mieux eonionctif, des deux genres et des deux nombres. || 1- Il unit un substantilà une proposition subordonnée ; en cet emploi, il n est jamais le régime direct d'un verbe bien qu il puisse être le régime d'unç préposition! Les femmes' qui vous parleront. Vos sœurs avec qui jai fait connaissance. Les roses qui fieurissent Les médecins, sans qui on avait mis l'emplâtre, ne dirent point ce qu'ils en pensaient, siv. 24 nov 1664 L'amour avidement croit tout ce qui le flatte rac' mhr m, 4. Il y a du plaisir à rencontrer les yeux de celui a qui l'on vient de donner, la bhuy iv Il faut que nous soyons des enfants ingrats et dénaturés qui aient attiré la colère de Dieu,PÉN t xviii p. ♦f's. Cet air de guerre hautain et hardi qui se prend SI aisément et qu'on trouve qui sied bien, fonten Uessons. Qu'on aime peu un maître et un ami à qui on ne trouve jamais rien à dire I mass Carême Pnère i.L'àmedu souverain est un moule qui donne la forme à tous les autres, montesq. Letl. pers. B9. || 2» Qui, précédé d'une préposition ne s emploie pas en parlant des choses. Ne dites pasa chose de qui vous parlez, mais dont vous paHez'
I exemnifi siii- nui vniio „/i,,„ »x..i... __-• !"•■ '^i,
QUI
fftee, quel moi, quel toi; cette locution nroviem I l'eromnio'",'""'" ■.""■' *'■"""■'','""»"""' vous parlez probablement du franvai. P '^"' m, ' P ^"17°"' '"'"' ""«S'^^' ««*" sur lequel.
I On w dirait : le bâimi sur qui je màppuie, la plaii.e
à qui je crois le plus de vertu; on dira- le hsinn sur lequel je m'appuie, la plante à laquene je crol o'oLivEr,£„. gramm. m, 3. || Cela ne s'applique pai aux cas où l'on personnifie un objet ina inïé '^^ gloire à qui je me suis dévoué, vaugel. dans g rTol^
comnt'r,.i""='"^ ' "" J^ "■« P'^'°^' ^o's à qui le vmPHimn' ?"."''' "*««<»'^E'-. dans GiRAULi-Di. ml ,11 ' ^,"'" ""® exception pour les ani-
d«w'i, *,•=""'='" 1"« 'usage permettait souvent animnnv^' ^' personnes, surtout en parlant de.
euéfailmT'""^"''' """""• "'«^t un chien à qui elle fait mille caresses, Acad. Observ. sur Vaugel.
Ll''tf^''°'"'^'>^-»Cei,end^nl en poésie, on saff-ranchit souvent de cette régie; et même en
s^'e^er' Tel""'?."" ''" ^"'* '''""^^ sont loin de l'obtm^éuJn, l "^f *P^"''"'^ "«'•'=he un fleuve court ff,H„' ''"' '"' "*'»"^ '■""'^ues Kendent le k n^/vPié /' "-"• "'.'■ '^«"^ contrainte ruinerait la na vête, a qui j'oserais donner la première place
T;J, ^tT'-J '' p- ^*"' ''^n*' POUGENS. Trop rigoureux etre.s d'une aimable présence. Contre qui mon devoir a trop peu de défense, corn'. Poty uV
w Pn,'^n'VT\r ^^'f ^"' "î"' "°'°« succombe? in. Pomp 1, ». Il y a des choses sur qui le poète n a jamais aucun droit, ip. 2- dise. Deux pivo s su? qu, roule aujourd'hui notre vie, LA font. Fabï y V
rien" ,7 /; '''",^^ ^f"' ""' ^'' ^"'^«« "e s^ni rien 11.. ,b. ,v, 13. j'ai conçu, digéré, produit
un stratagème Devant qui tous les 'tienf, dont^u faij
tant de cas Duivenl sans contredit mettre pavillon
rend T .v'V.' ' '*• ^°'^«,'»-''« * 1"* chacun se n,^ '„i\ f T''- "' '• ""« <^e ces injures pour qii un honnête homme doit périr, w.D.JÙan, m, 3. Il court parmi le monde un livre abominable Et de qui la lecture est même condamnable, in Mis V t. Ces galanteries ingénieuses, à qui le vulgaire Ignorant donne le nom de fourberies, id. Scap 1 2 Jfi'^JL'!/" P°"' °°' '*'"" P"» * lui tout cède, hritl.f, h'"',"-' ^A*-Je connu jamais ces nom br liants de gloire Sur qui tu viens sans ce.sse arrêter ma mémoire? A. chén. Élég. vm. Mépris des préjugés sous qui rampe la terre, lamart. Harotd i i ,|3" Cui, correspondant à nul, aucun, premier' second, dernier, eic. ou à personne, guère, r.en.'elc veut au subjonctif le verbe de la proposition subordonnée. 11 n'y a rien qui rafraîchisse le sang comme davpir su éviter de faire une sottise, la brut, xi Il n y a aucun de ses sujet.s qui ne hasardât sa propre vie pour conserver celle d'un si bon roi, fén ra viii II y a pou de rois qui sachent chercher la véritable gloire, m. 16. xiv. Racine est le premier qui ait su rassembler avec art les ressorts d une intrigue tragique, la harpe, El. de Rac I Cependant on peut aussi mettre l'indicatif; c'est I mtention qui en décide : si l'idée est, comme plus haut, indécise, on se sert du subjonctif ; si elle est positive, affirmative, on se sert de l'indicalif Ce livre est le dernier qu'il a fait contre ses adversaires. Emile est le seul qui n'y arien compris, 3. l. Rouss. Ém. v. Il 4" Qui veut le verbe de la proposition subordonnée i la même personne que le nom ou le pronom auquel il se rapporte. N'accuse point mon sort, c'est toi seul qui l'as fait, cohn Cmna, m, 4. si le maître des dieux assez .souvent s ennuie. Lui qui gouverne l'univers, J'en puis bien taire autant, moi qu'on sait qui le sers, la font Fabl XH,n Ouais 'serait-ce bien moi qui me tromperais » «OL, Méd. malg. lui, 1, 6. Fille d'Agamemnon, c'est mol qui, la première. Seigneur, vous appelai de ce doux nom de père, rac. fphig. iv, 4. c'est vous seuls [les riches et les puissants] qui donnez à la terre des poètes lascifs, des auteurs pernicieux des écrivains profanes, mass. Pet. carême. Vices et vertus des gr. Je ne vois que nous deux qui soyons raisonnables, col. d'harlev. dansciRAULT-DuviviFR I Mais qui pouvant être considéré comme étant d« la troLsième personne, ce que font plusieurs langues par exemple l'allemand, on a accordé, pour la pei ' sonne, le verhe non avec le substaniif, mais avei. gutamsi considéré. Cette construction est aujourd'hui complètement abandonnée, et c'est une fautede la suivre. Je n'ai trouvé que vous qui fût digne de moi MOL. Psyché, IV, 3. Hélasl que ne veut-on aussi me marier! Ce ne serait pas moi qui se ferait prier 1 in Sgan. 11. Je vous demande si ce n'est pas vous qui se nomme Sganarelle. - .... En ce cas, c'est moi qui se nomme Sganarelle, id. Méd. malg. lui 1 6 Nous chercherons partout à trouver à redire Et' ne verrons que nous qui sachent bien écrire, id Femm sav. m, 2. Bntannicus est seul : quelque ennui qui le presse. Il ne voit dans son sort que moi qui s'intercsse, «ag. Bril. 11, 3. Je ne vois plus ,]ue voua
QUI
(jiii la puisse défendre, id. IpMg- in, B. Avouez qi 'il n'y a que vous qui pût rendre de ces services d'ami, VOLT. Leit. d'Argental, 42 juill. !740. Il 8" Ouami qui est précédé d'un substantif ou d'un adjectif tenant lieu d'un substantif, on peut meitre le verbe de la proposition subordonnée ou à la personne du sujet ou à la tfoisième personne. Je suis le premier qui ait fait cela ou qui aie fait cela. Vous êtes le seul qui connaisse ce sujet ou qui connaissiez ce sujet. Pour moi, je ne suis qu'un particulier qui ne me mêle de rien, beïz, m, 373. De tels secrets je ne me pique, Comme homme simple et qui vit à l'antique, la font. Or. Comme uu homme qui n'ai d'autre vue que.... boss. UU. 245. Êtes-vous encore ce même grand seigneur qui venait sou er chez un misérable poSle? boil. Letl. à M de Vivnnne, 2. Je suis Diomède, roi d'Étolie, qui blessai Vénus au siège de Troie, fén. Tél. xxi. Je suis lenii de croire que vous êtes Minerve, qui êtes venue, .sous une figure d'homme, instruire sa ville, m. niai. Timon et Socr. Souviens-toi que je suis le seul qui t'a déplu, id. Dial. Pith. et Denis. Nous sommes ici plusieurs qui nous souvenons des grands succès que nous eûmes dans la dernière guerre, hacier. Vie d'Annibal. N'êtes-vous plus cet Ulysse qui a combattu tant d'années pour Hélène contre les 'Iroycnsî M"* pacier, Odi/ss. xxii. Tu étais le seul qui pût me déilommager de l'absence de Rica, montf.sq. teJ.per». dans girault-duvivier. Je fus le premier qui fis connaître aux Français quelques morceaux.... volt. Ess. sur la poésie ép. ix. Je pense que vous et moi nous avons élé les seuls qui aient prévu que la destruction des jésuites les rendrait (les jansénistes] trop puissants, volt, dans GiRAULT-DuviviER. || C'est d'après cette construction que Bossuet, traduisant le mot (Je la Bible, a dit de Jéhovah : Je suis celui qui suis. || Après: un homme comme vous, comme moi, on suit ou ne suit pas l'accord des personnes, suiv«int l'idée. J'en crois un homme comme vous qui a vu par ses yeux ou qui avez vu par vos yeux, suivant qu'on fait rapporterqui i vous ou à homme. \\ 6° Qui ne se peut rapporter à un nom qui n'a point d'article, quand le nom n'est pas susceptible de recevoir en ce cas le nombre pluriel. On ne peut dire : Il a fait cela par avarice, qui est capable de tout; il faut dire : par avarice, passion qui est capable de tout.>|| Il y a des phrases où le substantif, sans un article, peut recevoir après lui le çui conjonctif ; c'est quand le substantif y est susceptible de pluralité. Il agit en politique qui sait gouverner. II est coupable de crimes qui méritent châtiment. Il n'y a homme qui ne sache cela. Une sorte de bois qui est fort dur. Ce sont gens habiles qui m'ont dit cela. 1| 7° La construction ordinaire veut que qui ne soit pas séparé de son aniécédent; quelquefois pourtant on les sépare ; en ces cas, ce sont le goût et l'oreille qui décident; surtout il faut prendre garde à ne pas rendre obscure la phrase. Et le fils dégénère. Qui survit un moment à l'honneur de son père, CORN. Cid, 11, 2. Un loup survint à jeun, qui cherchait aventure, la font. Fahl. i, «o. Sans ce trait falot Un homme l'emmenait, qui s'est trouvé fort sot, mol. VÉt. 11, 14. La tête d'une femme est comme la girouette Au haut d'une maison, qui tofirne au moindre vent, ID. Dép. am. iv, 2. Tandis qu'en ses liens Célimène l'amuse, De qui l'humeur coquette et l'esprit médisant Semblent si fort donner dans les mœurs d'à présent,'iD. Mis. i, 4. La déesse en entrant qui voit la nappe mise. boil. Lutr. i. Phénix même en répond, qui l'a conduit exprès Dans iin fort éloigné du temple et du palais, rac. Andr. v, 2. Il Cette construction est moins bonne dans les exemples suivants. Il lui faut aussi un cheval pour monter son valet, qui coûteia bien trente pistoles, MOL. Scap. II, 8. Il a eu raison d'interdire un prêtre pour toute sa vie, qui, pour se défendre, avait tué un voleur d'un coup de pierre, pasc. l'rov. xiv. On ne parlait qu'avec transport de la bonté de cette princesse, qui, malgré les divisions trop ordinaires dans lei cours, lui gagna d'abord tous les cœurs, BOSS. Duch. d'Orl. i|8"()ut se rapportant à un pronom qui ne le précède pas immédiatement. Le voici qui vient. Il est là qui fait le démon. Voilà monsieur, je l'entends qui monte, a. uuval, Jeun, de Richel. ni, 6. Il 9* Absolument, qui, en parlant des personnes, se dit pour celui qui, celle qui, ceux qui, celles qui. Qui se laisse outrager mérite qu'on l'outrage, CORN, néracl. i, 2. Oui creuse la fosse y tombera, et qui rompt la haie sera mordu du serpent, SACi, Bible, EccUsinste, x, 8. Jamais la vérité, cette fille timide. Pour entrer chez les rois ne trouve qui la guide, botr. Antig. iv, a. Qui ne voit pas la vanité du monde est bien vain lui-même,
OUI
PASC. PcTis. VI, 6!) bis, éd. HAVET. Qul ne mourrait pour conserver son honneur, celui-là serait infâme, id. 16. Il, 4. Qui a vu la cour a vu du moiiilo ce qui est le plus beau, le plus spécieux, le plus orné; qui méprise la cour après l'avoir vue, méprise le monde, la bruy. vin, Qui n'est que juste est dur; qui n'est que sage est trisie, volt, lipil. xi.ix. Malheureux qui se voue aux nymphes du Permesse, S'il ne possède pour richesse Qu'un grand cœur et son Apollon ! gilb. Ode au roi. Il me faut qui m'estime; il me faut des amis.... a. chén. Élég. XII. Il N'avoir qui..., n'avoir personne à. C'est là que, loin du monde et de sa vaine pompe. Je n'aurai qui tromper, non plus que qui me trompe, corn. Place limj. v, 8. || Dims c^tte construction, le membre qui a qui en têtn peut se mettre par inversion après le verbe du membre de phrase principal. 11 passe pour tyran quiconque s'y fait maître [à Rome], Qui le sert, pour esclave, et qui l'aime, pour traître, CORN. Cinna, il, v. Comme eux [Ésope, Homère] ne nient pas qui veut, la komt. Fabl. ix, t. Écrive qui voudra; chacun àcwnétier Peut perdre impunément de l'encre et du papier, boil. Sat. ix. Le [Cicéron] blâme qui voudra d'avoir répandu dans le sein de l'amitié les douleurs qu'il cachait à ses persécuteurs; je l'en aime davantage, volt. Rome saut). Préf.WQui, employé absolument, c'est-à-dire sans antécédent énoncé, est le sujet du verbe suivant; le second verbe ne peut point avoir de sujet énoncé ; c'est cet antécédent sous-entendu qui en est le sujet. Ainsi ne dites pas : qui est fidèle à sa parole, il est estimé. Cependant dans le xvii' siècle on ne craignait pas cette tournure. Et qui veut m'affliger, il faut iju'il me conseille De ne m'affliger pas, malh. v, 21. Qui .^e contraint au monde, il ne vit qu'en torture, bégnieb, Sat. xv. Qui dit prude, il dit laide, LA FONT Or. Qui prendrait garde au vent de si près, jamais il ne sèmerait, boss. S^rm. Quinq. 2. En un mot qui voudrait épuiser ces matières, Peignant de tant d'esprit les diverses manières, U compterait plutôt combien dans un printemps Guénaud et l'antimoine ont fait mourir de gens, boil. Sat. IV. Il Qui se dit absolument aussi en parlant des choses. Voici qui me convient. Voilà qui vous plaira. Qui plus est. Qui pis est. Bacohus le déclare hérétique, Ei janséniste, qui pis est, boil. Chanson à boire. || 10° Quelquefois deux membres de phrase sont liés l'un et l'autre à une phrase principale par un pronom relatif, et l'un sert de déterminatif à l'autre. C'est l'homme qui porte un chapeau, qui a fait la commission. Il n'y a qu'une affliction qui dure, qui est celle de la perte des biens, la bruy. vi.\\H°Qm, précédé d'une préposition, pris elliptiquement pour celui qui, ceux qui, celles qui. J'ai dû cette vengeance à qui m'a niise au jour, corn. Cid, v, 7. Mais j'ai tort d'en parlera qui ne peut m'entendre, id. Poly. v, 3. Faire réponse en reine et comme le mérite Et de qui l'on me parle et qui m'en sollicite, id. A'ic. m, i. iquel /droit voulez-vous que cette haine cesse Pour qui lui disputa ce trône et sa maîtresse? in. Olhon, m, b. Le bonheur appartient à qui l'ait des heureux, DELiLLE, Pitié, II. \\À qui exprime aussi la compétition, la rivalité. Et tous trois à l'envi s'empre-sser ardemment A qui dévorerait ce règne d'un moment, corn. Othon, I, I. C'était à qui avait vu le diable, ou à qui le verrait ; tout cela était un sujet de conversations inépuisables, volt, Dict. phil. Possédés. Il 12° On rencontre la locution plus.... plus..., jointe à un membre de phrase par un (jui, lequel se trouve n'avoir point de verbe à lui en propre. Si la répugnance qu'on a pour les devoirs était un titre d'exemption, où est le fidèle qui, plus il sentirait de corruption dans son cœur, plus il n'y trouvât sa justification et son innocence? mass. Carême, Pardon. Ces exécrables mystères, dit-il [saint Léon], qui plus ils sont impurs plus on a soin de les cacher, sont communs aux manichéens et aux priscillianisles, volt. Dict. philos. Zèle. [Un esprit divin].... Oui, plus il acompte de soleils et de jours, Plus il se sent d'élan pour s'élancer toujours, lamart. Rép. aux adieux de W. Scolt. Il C'est d'une façon analogue que Racine dit : Avezvous pu penser qu'au sang d'Agamemnon Achille piéférât une fille sans nom, Qui de tout son desun ce qu'elle a pu comprendre, C'est qu'elle sort d'un sang.... Iph. II, 6. Il 13° Au xvii' siècle, on pouvait faire rapporter qui à un participe pris absolument, de sorte que le membre de phrase subordonné continuait par un autre sujet que qui. On vit en eux Qes apôtres] une véritable foi, et, dans celte foi, une véritable justice, qui étant l'ouvrage du Sainl-Esl'prit, il s'ensuit qu'il donna au monde une parfaite
QUI
conviction de la justice, aoss. Méd. sur VÉrang. i' part. Kl' jour. || H' Un des hommes qui ont.... ou qui a..., voy. un. || 15° Qui pris substantivement. Les (|ui, les quand, les quoi. Prendre garde qu'un qui ne heurte une diphthongue, rEgnikb, Sat. IX. Il 16° Emploi archaïque de qui pour si l'on, si quelqu'un. Qui lui pourra.t un peu tirer les vers du nez. Que nous verrions demain des gens bien éuinnés! CORN. Veuve, iv, 6. Qui pourrait toutefois en détourner Lysandre, Ce serait le plus sûr, id. Gai. du Pal. IV, t . Un loup.... Aperçut un cheval qu'on avait mis au vert; Je laisse à penser quelle joie : Bonne chasse, dit-il, qui l'aurait & son croc, LA FONT. Fabl. V, 8. L'on ne saurait les faire obéir, qui ne les bat rudement, chifflet, Gramm. p. (34. Voilà ce qu'il faut aux gens doctes; qui leur égayerait tout cela par des réflexions, par des traits ou de morale, ou même de plaisanterie, ce serait un soin dont ils n'auraient pas grande reconnaissance, fonten. Oracles, Préface. || Il est domipage que cette tournure vive et légère tombe en désuétude. Il 17° Emploi archaïque de qui pour ce qui. Ella y coupe la courbe à angles droits, qui est ce qu'il fallait faire, de-c. Géom. 2. Elle fut admonestée, qui est une très-légère peine, sév. 422. Vous pensâtes ne me pas trouver, qui eût été une belle chose, m. i nov. 4676. On préfère ce que l'on sent, qui promet plus de succès, fonten. Malezieu. || Qui pour ce que dans une phrase dubitative. Je ne sais qui je dois admirer davantage. Ou de ce grand amour ou de ce grand courage, corn. IUus. com. v, 3. || 18" Emploi archa'ique de qui, avec un quê antécédent, voy. QUE ), n* s. Cette madame Quintin que nous disions qui vous ressfimblait, sÉv. 69, || 19° Qui ni quoi, voy. QUOI. Il 20" Qui que ce soit, qui que ce puisse être, etc. signifie quiconque, quelque personne que ce soit. Qui que ce soit qui ait fait cela, c'est un habile homme. X qui que ce soit que nous parlions, nous devon'i être polis. Mais comme il est permis Contre qui que ce soit de servir ses amis, corn. Nicom. Il, 3. Il Qui que ce soit, avec la négation, signifie nul, nulle personne. Je n'y ai trouvé qui que ce soit. Je n'envie la fortune de qui que c<: soit. On ne doit jamais ma! parler de qui que ce soit en son absence. || 21° Qui qu'il soit, quel qu'il soit. Et le combat fini, m'amenez le vainqueur; Qui qu'il soit, même prix est acquis à sa peine, corn. Cid, iv, b, édit. de 4682. 11 voudra, ce rival, qui que l'on puisse élire. S'assurer par l'iiymen de vos droits à l'empire, ID. Pukh. I, 1. Eh bien! je l'ennoblis. Quelle que soit sa race, et de qui qu'il soit fils, in. Don Sanche, I, 3. Toi donc, qui que tu sois, ô père de famille ....T'attendre aux yeux d'autrui quand tu dors, c'est erreur, la pont. Fabl. xi, 3. Oh! qui que vous soyez, excusez mon audace, volt. Hérope, 111, 2. Qui que tu sois, voici ton maître (l'Amour, dont il montre la statue]; Il l'est, le fut ou le doit être, m. Poiis. mêlées, xi.jj 22" Interrofjativement. Quelle personne. Qui a fait cela? Qui demandez-vous? Contre qui plaidez-vous? Chimène : Qui l'eût cru!... — Rodrigue: Chimène, qui l'eût dit!... —Chimène : Que notre heur fût si proche, et si tôt se perdît!... CORN. Cid, m, 4, Le marquis de Graiia demandai M. de Luxembourg, qui était un escadron qui avait soutenu, deux heures durant, le feu de neuf de ses canons ... c'était les Gendarmes-Dauphin , siv. S3 août (678. Qui est celui qui vient le premier de tous, non'halamment appuyé sur son écuyer?BoiL, les Héros de romans. Nous séparer? qui? moi? Titus de Bérénice? RAC. Ilc'rén. m, 3. Et qui sait ce qu'un jour ce fils peut entreprendre? i». Andr. i, 2. Vous, m'ofTenser? qui, vous? ah ! ne le craignez pas, volt. Sémir. m, &, Elle [une maladie] lui ôtait souvent [à Charles VI] l'usage de la raison ; des antipapes divisaient l'Église et l'Europe; par qui le monde a-t-il été gouverné! id. Ann. Emp. Vençeslas, iSOl. Dites-moi, jt; vous prie, lui demanda Clorinde, qui sont ces jeunes gens? J. j. Roussi Olinde et Soplir. || On dit aussi : qui est-ce qui... U faudrait demander à l'auteur qui est-ce qui lui a révélé ce qui a été résolu dans les conseils libres de Dieu, fén. t. m, p. {t.\\Qui interrogatif est toujours du masculin. Toutefois la Fontaine l'a fait avec raison du féminin ; Qui fut bien empêchée? Ce fut Clitie .. Faucon. En effet il ne peut être ici question que d'une femme; il était donc impossible de faire rapporter à qui un adjectif masculin. Il ()ui interrogatif est toujours du singulier; cependant il s'emploie quelquefois au pluriel dans des phrases analogues à celles-ci ; Entre tant d'animaux qui sont ceux qu'on estime? boil. Sat. V. Il A la difTérence de qui relatif, qui interrogatif ou employé interrogativement T)eut être régime di'
QUI
rect. Qui demandez- vous? Je ne sais qui vous demandez. Il 23° Qui se dit pour quel, quelle, sans interrogation. Si vous observez avec soin qui sont les gens qui ne peuvent louer, qui blflraent toujours.... LA BRUY.v. Il faut que je sois le plus maladroit des hommes, si je ne le remis d'av;ince passionné .sans savoir de qui, j. j. rouss. Ém. iv. || Familièrement. Un je ne sais qui, un homme de néant. Il est toujours avec je ne sais qui. || 24° Qui... guedansle sens de qui... si ce n'est.' Qui put les [les Sarrasins! y avoir appelés que les Juifs ou les Romains? mon- TEfiQ. Espr. xxviii, 7. Il^i.. . qui.... tournure archaïque signifiant quel est celui qui... de telle façon que. Qui sera si ridicule Qui ne confesse qu'Hercule Fût moins Hercule que toi ? malh. u, t. || 25° Qui répété et employé distributivement signifie les uns, les autres, ceux-ci, ceux-là. Qui lance un pain, un plat, une assiette, un couteau ; Qui pour une rondache empoigne un escabeau, hégnieh, le Fcitiii. Ils cherchèrent la source du mal, qui d'un côté, qui d'un autre, et pas un ne la trouva, balz. h" dise. s. la cour. Elle a bien pu réduire en poudre Le pauvre Ajax d'un coup de foudre, Jeter les Grecs qui çà qui là, scARR. Virg. i. Les médecins ont raisonné là-dessus, et ils n'ont pas manqué de dire que cela procédait, qui du cerveau, qui des entrailles, qui de la rate, qui du foie, mol. Méd. m. lui, il, 9. Chacun y est en action, ijui à bâtir, qui à l'agriculture, qui.... BOSS. Serm. Quinq. 2.
— HIST. IX* s. Nul plaid, qui cist mon fradre Karle in danmo sit. Serment. \\ x* s. Qu'elle Deo raneiet [renie] chi maent [réside] sus en ciel, Eulalie. Chi sil [si lej feenl [fout] cum faire Ipdeent [doivent]. Frag. deValenc. p. 46!).||xi* s. N'i ad castel ki devant lui remaigne, Ch. de Roi. i. Qui ce vous loe [conseille] que cest plait dejetun [repoussions] Ne lui chaut... ib. xv. Seit ki l'ocie, toute pais puis auriumes, th. xxviu. Et d'ApoHin, oui [de qui] saintes leis [nous] tenons, ib. xxxi. Qui donc oit Montjoie demander , De vasselage [vaillance] lui peUst remembrer, ib. ic. Ki qu'el coœpert [paye], venu en sont ensemble [aux mains], ib. cxxii. Ki mult est las, il se dort contre terre, ib. clxxviii. Signur baron, qui .i enveierons? ih. xvii. || xii* s. Cume le fust [l'arbre] qued est planted de juste les ewes. Liber psalm. p. ( . Se j'en travail [souffre] , je n'en sai que blasmer, Coud, n. Kt je, qui sui au mourir, Ne sai qu'un mot, tant [je] le désir: Merci, ib, IV. Ne je ne trais [trouve] qui de moi ait pitié, tft.vii. Et dites lui [que] de maie hore [je] fui nez, [moi] Qui toujours aim et qui jà n'iert [ne serai] amez, ib. xiv. Celé cui j'ai tousjours en remembrance, ib. xvi. Ma douce d;ime en qui j'ai ma fiance, ib. Dites, amanz, qui vaut mieux par raison, Loial folie ou sape traïson? ib. Et qui mal quiert, il doit bien mal souffrir , ib. xx. Et maugré tout mon lignage [je] Ne quier ochoison trouver ; D'autre fasse mariage; Folz est qui j'en oi [ouisj parler, Darne de Faiel, dans Cotici. Qui que letieneà sens, je le tien à folor,Saar. xxvii. || xiif s. Dieux! tant avons esté preus par huiseuse [dans l'oisiveté] ; Or verra-on qui à certes ert [sera] pieus, QL'ESNEs, Romane, p. 94. Li rois de Hongrie nous toit Jadres en Esclavonie, qui est une des plus fors cités del monde, villeh. xxxviii. Devers le roi de H^grie cui [de qui] sereur il avoità feme, id. cxii. Et li marchis de Montferrat, en la cui garde li rois d'Alemaigne.... l'avoit mis, ID. lvii. Et cil des grans nés [nefs] entrèrent es barques, et saillirent hors qui ains ains, qui miels miels, id. lxxix. La dame fu au bois, qui durement plora, Berte, xxv. Qui sui et qui jequiers, jà ne vous ert [sera] celé, ib. xlv. Forment fil] se merveiUa qui l'ot là amenée, ib. ilvi. Qui bien la regardast à droit et à loisir. Bien deist que plus belle nepeûst on choisir [voir], tb. liiu. Bêle, qui estes-vous? dites seiirement, ib. xlvii. Ditesmoi, s'il vous grée, Qui est cestc pucele que j'ai ci ramenée, ib. civ. Qui lors veist vilain venir Et fremier par le boscage, Qui portent tinel, et qui hache. Qui llael, qui basion d'espine, Ben. )038 Car en la fin, quant mort seront, Xcui que soit le lesseront [l'argent], Qui liement le despendra. Ne jà nul preu ne lor rendra, la Rose, bi92.1|xiv s. item chescune chose qui est, elle est aucun bien, okesmiî, Eth. vi. Vienne qui puet venir! pensons de rhevauchier, Guescl. 18273. Il XV" s. Et se partirent par une autre porte que par celle devant qui les Flamands estoient venus, FKOiss. i, l, Ul. Et s'il n'estoit fort pour ce faire, il s'en devroit reiraire au roi d'Angleierre, en qui main [en la main de qui] ces convenances et alliances estoient dites et jurées... m. i, i, 125. Ils se traïrent au plus tost qu'ils purent ciiacun ters son hostel, qui put entier dedans, id. i, i, si.
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Là put on voir dames noblement parées et richement atournées, qui eut loisir, ID. i, i, 3i. Et de soi mesme esloil large, honorable et courtois, et qui volontiers voyoit le sien despendre, id. Prol. Qui que s'en loue ou s'en vueille blasmer, Y a trop plus du douh iiue de l'amer, al. chart. Le débat des deux fortunes. Parle i;ni veult, ou qui Touldra se taise, ui. Complainte contre la mort ...Dieu vous gard, dame. — Ho plus bas. — Et quoy? bon gré m'anie! — Où est-il? — Las! où doit-il estre? — l.e qui? Patelin. Qui [ce qui] me sembloilungbien bon signe, comm. i , 3. Les fruiclz de la terre estoient longs et forts, qui les enipeschoyent à aller, ib. ID. Il dist fie roi d'Angleterre] que , qui [si quelqu'un] feroit la guerre en l'relaigne, ilrepasseroit une autreffois pour la deffendre, id. iv, )0. X qui que ce soit est bien de craindre démettre son estât au hasard... id. ii, 2. Aux autres ne faut qui ne quoy ; Car assez ont pain et pitance, villon , Grand te.slam. || xvi° s. Tout vient à pointqui peut attendre, MABOT, II, a2K. Il est assez maistredu corps, Qui a le cueur à sa commande, in. ii, 331. Vous estes cil qui pouvez ^ubven^^ Facilement à mon cas et affaire, id. u, 37". Par dieu, qui fera la canne, je le fays moyne en mon lieu, bas. Garg. i ,42. Comment pourroys je gouverner aultruy, qui moy mesme gouverner ne scauroys? id. ib. i, 62. Il n'estoyt arbre sur terre qui eust ny fneiUe ni fleur, m. Pant. u, 2. Par dieu, ilz se feront mil, qui ne les, départira, ID. ib. II, 2». Je suis l'Eternel ton Lieu, qui t'ay retiré de la terre d'Egyple, calv. Instit. 280. Ils voudroyent sous ombre de ces mots, qui les croiroit, faire les saincts intercesseurs, ID. ib. 702. Ce privilège appartient à lui seul, de cogiioistre qui sont les siens, ID. ib. 8)9. La parole de l'Evangile, de qui qu'elle soit preschée, est la propre sentence de Dieu, id tb. 973. Je suis, dit il, le pain de vie, qui suis descendu du ciel, ID. tb. 109». Que vostre nom se lise en mes papiers, Cela ne peut augmenter vostre gloire [à vous] Qui de la main des filles de Mémoire Avez receu les pins doctes lauriers, nu bell. m, 46, recto. ...Et combien nuit d'attendre au lendemain Ce qu'aujourd'huy se présente à la main, ID. m, 61, verso. Jamais rien ne me desplaira. Qui vous soit aggreable, id. m, 56, reclo. Un chascun d'eux la fuyte précipite. Qui çà, qui là, id. iv, 23, recto. Un rocher suis de foy, et de constance. Qui fais aux vents et ondes résistance, st-gel. 4t. J'espère que nous en irons tous ensemble, quy [ce qui] me fera fort grant plaisir, mahg. Letl. 97. Moy qui m'espie comme celuy qui u'ay pas fort à faire ailleurs, MONT, u, 323. Nul ne feut veu si abattu, qui n'essayastde... id. l,5.Qui aapprins à mourir, il a desapprins à servir, id. i , 77. Gagnons cet advantage, qui pourra [gagne... qui...], id. i, 83. Qui que je regarile avecques iittention, m'imprime quelque chose du sien, id. m, 356. En hyver tous s'accordent de faire du feu, qui a du bois, la boétie, 232. Et qui est la personne bien née qui ne se resjouisse quand elle void reluire de si beaux exemples? LANOUE, 44. Le bon renom qu'acquiert celui qu'on void qui se pbrte en toute douceur et facilité avec ses semblabfes, id. 47. Hél qui nous a troublés et divisez, sinon les opinions de la religion? id. 53. Quia voulu voir l'image de tous maux, il a fallu qu'il ait contemplé la Fiance, id. 64. Mon intention est bien autre, qui tend plustost de les arracher de la mémoire de tous, id. 57. Et qui est celui, tant barbare puisse il estrc, qui ne porte...» id. 72. Si y eut débat pour ce triplé, premièrement entre'les pescheurs et les estrangers, à qui l'auroit, amyot, Solon, 7. Je suis le troisième capitaine romain, qui ay d'sfait et occis de ma propre main le roy et chef de l'armée des ennemis, id. Marcel. 8. Ny luy, ny autre Italien, qui qu'il soit, ne s'esjouira jà de s'eslre attaché à moy, id. Pyrrh. 35. Et estoit toute l'Asie, comme la ville de qui parle ^^ophocles, id. Anton. 27. Qui est le corps si robuste et si fort, qui par oysiveté et délicatesse n'aille perdant sa force? ID. Com. nourr. les enf. 5. Il ne pardonne à homme qui vive, m. Com. discern. le flatt. 33. Et jamais le mestier en qui l'homme est expert, Abandonnant l'ouvrier, par l'âge ne se pert, bons. 702. Je suis celuy qui fait mouvoir les cieux... Qui le premier hors de la masse esclos Donnay lumière et fendi le cbîos, id. 757. Je suis errant vagabond estranger, Qui vais cherchant en tous lieux le danger, ID. 7(i0... Chez moy qui le tiendra [tiendrai] comme un hoste estrauger, id. sut.Tu n'es pas seul qui pleures pour ta dame, id. 956. C'est à vous, mon Odet, à qui je me veux plaindre, id. 973.
— ÉTVM. Saintong. chi; provenç. qui ; ital. chi; du lat. qui; gotb. hvas. Dans l'ancienne langue, la
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règle est de mettre qui pour le sujet, et eu» pour lo
régime; mais, comme ces mots se prononçaient probablement de même, l'orthographe les confond souvent. Dans les plus anciens textes , on trouve une forme que, qued, employée avec les noms de chose, et qui répond au quod latin.
QUIA (kui-ia). Mot usité dans ces phrases proverbiales : Être à quia, mettre à quia, être réduit, réduire quelqu'un à ne pouvoir répondre. Par hasard disputant, si quelqu'un lui réplique, Et qu'il soit à quia, RÉGNIER, Sat. x. Je vais engager notre bon seigneur daîîs un labyrinthe, où de plus grands docteurs que lui demeureraient à quia, CïR. de BERG. Pédant joué, v, 4. {j Fig. Mettre à quia, faire taire, ôter toute force. L'aveu, que ma bouche octroya Mit les droits de l'homme à quia, bér. Prétint.
— HIST. xvr s. Quand les lavandières sont à quia et au bout du roUet de leurs injures, dufail. Contes d'Eutrapel, ch. 30. De canonrier à mort l'Anglets sur nous tempeste ; Recommençant !a fesie, d'engins nous festia Aux pieds et à la teste, et fusmes à quia, morin, Siège de Boulogne, p. 34.
— ÉTYM. Lat. quia, parce que. Être à qtiia représente la situation de celui à qui dans la controverse on pose une question cur ou quare, et qui répond quia, parce que, sans pouvoir aller plus loin.
QUIBUS (kui-bus'), s. m. Terme populaire. Argent monnayé. J'écrirai à monseigneur de Noyers, pour toucher un peu de quibus pour mon voyage, POUSSIN, Lett. 19 févr. I6:i9. Tu sais l'art d'employer noblement ton quibus, deshoulièrrs, Bout rimé, à M. de Saint Aig7ian. j| Par extension, avoir du quibus, être riche.
— HIST. xiv s. Première a.ssiette : pastés de veel.... et pastés norrois de quibus [quibus désigne ici un mets], Ménagier, u, 4. || xV s. Car qui ne fonce de quibus [qui ne fournit de l'argent comptant].... coqcil. Plaid, de la simple. ||xvr s. Ne faictes fourbir vos coquilles  seigneurs ne a coquibus, S'ils ne vous baillent des quibus, boger DE collerye, Sermon pour une nopcr.
— ÉTVM. Il a du quibus, c'est-à-dire des écus de quibus fiunl omm'a, le duchat On peut rapprocher quibus de de quoi dans la locution il a de quoi.
t QCICUE (ki-ch'), i f. Sorte de flan d'œufs et de fromage ; la chose et le mot sont lorrains.
t QUICHÉE (ki-chée) , adj. f. La langue maïaquichée, une des langues parlées par les indigènes en Guatemala.
QUICONQUE (ki kon-k') , pronom masc. indéfini, ou plutôt nom général de personne; il n'a point de pluriel. Il 1° Qui que ce soit qui, toute personne qui. U passe pour tyran, quiconque s'y fait maître [à P.ome], CORN. Cinna, ii, i. Quiconque est riche est tout; sans sagesse il est sage, boil. Sat. viii. Dès que l'impression fait éclore un poëte, U est l'esclave né de quiconque l'achète, id. tb. ix. Quiconque est capable de mentir est indigne d'être compté au nombre des hommes, fEn. Tél. m. Quiconque flatte ses maîtres les trahit, mass. Pet. carême, Tent. des gr. Le mépris qu'on doit à quiconque se cache d'un homme pour le diffamer, J. J. Bouss. Lett. à il... Corrcsp t. u, p. I25, dans pouGENS. Il 2" Quiconque a été employé absolument. Il y en a qui se laissent tellement a4îer à une envie de railler de toutes choSes et de quiconque, qu'ils le font sans ménagement et sans é;,'aid, bourdal. Retraite spirit. 6' jour. Est-ce une fonction à remplir pour une femme d'âge? je le demande à quiconque, bavard et OUVERT, le Mari de la femme de chœur, i, 3. || 3° La règle est de ne pas mettre , après quiconque, il dans la proposition principale, et cependant plusieurs auteurs l'ont mis. Quand on a dit quiconque, il ne faut pas dire il après, quelque distance qu'il y ait entre deux ; par exemple: quiconque veut vivre en homme de bien et se rendre heureux en ce monde et en l'autre, doit.... et non pas il doit, vaugel. Rem. t. ii, p. 608, dans POUGENS. Certes quiconque a vu pleuvoir dessus nos têtes Les funestes éclats des plus grandes tempêtes.... En ce miracle seul il peut assez connaître.... malh. ii, «. Quiconque ne résiste pas à ses volontés, il est injuste au prochain, BOSS. Serm. Quinq. t. Quiconque veut prier, il doit commencer par se mettre dans le cœur cette parole.... ID. Jtfe'd» t. sur l'Évang. 2- parL T jour Quiconque, fût-il maître de l'univers, s'éloigne de la règle et de la sagesse, il s'éloigne du seul bonheur où l'homme puisse aspirer sur la terre, mass. Pet. carême, Malh. des grands. || Malgré la décision des grammairiens, cela ne peut être considéré comme une faute quand la phrase est longue. 1| H faut nécessairement mettre il, quand le verbe da
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la proposition principale esl au subjonctif, OuicoTii|u<-, en pareil cas, se croit haï des oieux. Qu'il considère Hécube, il rendra grâce aux dieux, la FONT. Fabl. X, i'i. Quiconque ne sait pas dévorer un affront, Ni de fausses couleurs se déguiser le front. Loin de l'aspect des grands qu'il s'écarte, qu'il fuie! bac. Esth.m, f. ||Semblablement, quiconque peut correspondre à une phrase principale où il est représenté par un régime direct ou indirect. Quiconque s'obstine à n'avoir point d'autre fin dans le mal que le mal même, nous rompons avec lui; cela est diabolique; voilà qui est sans exception d'âge, de sexe, de qualité, pasc. Prov. vu. {{ 4° Quiconque est de la troisième personne; ou le trouve cependant quelquefois delà seconde personne; et cela, bien placé, peul être imité. Ô bientieureuse intelligence, Puissance quiconque tu sois, Dont la fatale diligence Préside à l'empire françois, malh. Il, 4. ô quiconque des lieux avez versé son sang. Ne vous préparez plus à me percer le flanc, coiiN. Rodog. v, 4.I1B'' Quiconque est masciilin de sa nature; mais, dans quelques phrases, il faut absolument mettre au féminin l'adjectif qui s'y rapporte. Quiconque prend un mari doit s'attendre à lui être soumise. Dans une classe de jeunes filles on dira : Quiconque sera paresseuse ou babillarde sera punie.. Il 6° Quiconque, renfermant une idée de pluralité, a été quelquefois traité comme un pluriel. Quiconque n'est pas d'accord avec la règle, elle les repousse et les condamne; quiconque vient se heurter contre cette rectitude inllexible, il faut qu'elle les rompe et les brise, boss. Sermons, édit. gandar, Haine de la vérité, 3.
— HIST. XII* s. Kikiunkes sunt paien, ensi servent.... Job, p. ♦♦!!. E fist pruveires [prêtres] à ses ydles [idoles] servir de trestuz les plus bas del people e del frapin ; kar qui ki unches vo'lsissent estre pruveires as ydles, tut curant serreient receud. Rois, p. 290. Il xm* s. Ouiconques est esqueliers à Paris, il puet avoir tant de vallés et de aprenlis comme il li plaist, Livre des met. H2. || xvi* s. Quiconque n'en sçait autre chose, Aussi peu qu'une taupe il voit, MAROT, m, 264. Quiconque sois des dieux, ce.sse d'avoir envie Que deux si beaux soleils fassent luire ma vie, desportes, Diane, il, 5). Quelle impudence sera-ce, si quelcun, quiconque qu'il soit, veut usurper le mesme honneur? calv. Instil. 852. Il a en exécration ce titre, de quiconque il soit usurpé, ID. ib. 908. Depuys ce temps, caphart quiconques n'est ausé entrer en mes terres, RAB. Garg. i, 45. Il ne perd occasion quiconques de acquérir et amasser biens et richesses , m. Pant. m, 37. Tant y a que quiconque en soit l'aucteur et inventeur.... mont. Ii, (38. Quiconques soyent ceux qui font estât d'aller faire la guerre au pais d'autrui, qu'ils facent une bonne provision de vertu, LANGUE, (89.
— ÉTYM. Lat. quicumque.
QUIDAM (ki-dan), QCIDANE (ki-da-n'), s. m. et f. Il 1" Terme de palais et d'officialité. Il sert à désigner, dans les monitoires, dans les procès-verbaux, etc. les personnes dont on ignore ou dont on n'exprime point le nom. Certaines quidanes lui auraient dit.... Dont tous lesdits quidams ou du moins peu s'en faut Ont obtenu déjà sentence par défaut, BEGNAiiD, JoMeur,,iii, 4. |(2"Karailièrementet par dénigrement, un homme dont on ignore le nom ou qu'on ne veut pas nommer; en ce sens, le féminin n'est pas usité. L'âne, se prélassant, marche seul devant eux; Un quidam les rencontre, et dit : est-ce la mode Que baudet aille à l'aise, et meunier s'incommode? la font. Fabl. m, 4. Ils allaient de leur œuf manger chacun sa part, Quand un quidam parut; c'était maître renard, id. ib. x, *. 11 était un quidam dont je tairai le nom, id. Coupe. Leur zèle serait tous les jours mal reconnu par certains quidams indiscrets, dancourt , la Femme d'intr. v, 2. L'obstination de fermer sa porte aux nouveaux visages, surtout aux quidams cajoleurs et pleureux, et aux arrogants mal-appris, j. j. Rouss. 2' dial.
— HIST. XV* s. En ce temps fut escript par ung quidein en la chambre de raonseif^neur de Guienne ce qui s'ensuit, Ilibl. des ch. *' série, t. i, p. 427. Il XVI' s. Un quidam délibéra de surprendre ma mai.-.on et moy, mont, iv, 226.
— F.TYM. Lut. quidam, un certain.
QUIDDITÉ (kui-ddi-té), s. f. Terme de philosophie scolastique. Ce qu'une chose est on soi. L'horreur du vide, les quidililés et l'universel de la part de la chose, vOlt. Pot. et lég. Tolér. Comm. elle peut être admise.
— HIST. XVI' S. Qui veut honnestement passer le
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repaire de vie humaine doit vivre droitement par raison, et considérer et entendre la nature des choses, leurs qualités, quantités, quidités et dignités, Les triomphes de la noble dame, 1° 6, dans lacurne.
— ÉTYM. lAt. de la scolastique, quidditatem, de quid, quoi (voy. ce mot).
t QIJIESCENCK (kui-è-ssan-s'), s. f. Qualité des lettres qiiiescentes.
QUIESCENT, ENTE (kui-è-ssan , ssan-t'), ad}. 111° Terme de grammaire hébraïque. Lettres quiescentes, celles qui ne se prononcent pas, si elles n'ont avec elles certains points représentant la voyelle qu'elles doi-vent faire entendre. || Il se dit aussi quelquefois, en français, des lettres qui ne se prononcent pas devant les consonnes, et qui sonnent sur la voyelle suivante. || 2° Terme de scolastique. Propriétés quiescen tes, celles qui ne sont pas causes directes d'actes, mais seulement conditions d'actes. |1 3° Ancien terme de chimie. Affinités quiescentes se disait, par opposition à affinités divellentes, des affinités de fleux acides pour leurs bases respectives, affinités qui ne permettaient pas la double décomposition.
— ÉTYM. Lat. quiescere, se reposer (voyez qoiet).
QUIET, ETE (kui-iè, è-t'; Richelet dit qu'on prononce kiet), adj. qui tombe en désuétude. Tranquille, paisible. C'est une Sme quiète. Si leur tranquiUité est bien tranquille, leur quiétude assez quiète, ST FRANC. DE SALES, dans Boss. Et. d'orais.
— HIST. xvr s. Une mort recueillie en soy, quiète et solitaire, mont, iv, tt.
— ÉTYM. Lat. quielus (voy. coi); sanscr. ci, gésir.
t QUIÈTEMENT (kui-iè-te-man), adv. D'une fa- ÇOB quiète.
— HIST. xvi' s. Et des principaux estudes de ma vie, c'est que le bout s'en porte bien, c'est à dire quietement et sourdement, mont, i, 68.
QUIÉTISME (kui-iè-ti-sm'), s. m. \\ 1° Doctrine de quelques théologiens mystiques dont le principe est qu'il faut s'aïu'antir soi-même pour s'unir à Dieu, se tenir dans un état de contemplation passive, et regarder comme indifférent tout ce qui peut nous arriver dans ce' it:. (BinoiEB); elle est dite aussi molinosisme (voy. ce mot), et a été condamnée par le saint-siége en 1687. Le quiétisme est une adresse du diable, qui, désirant abolir tous les mystères et tous les attributs de Dieu.... NICOLE, Essais, t. viii, 2' parL p. ist, dans pouGENS. L'abrégé des erreurs du quiétisme est démettre la sublimité et la perfection dans les choses qui ne sont pas, ou, en tout cas, qui ne sont pas de cette vie; ce qui les oblige à supprimer, dans certains états et dans ceux qu'on nomme parfaits contemplatifs, beaucoup d'actes essentiels à la piété, boss. ^t. d'orais. I, 13. La dispute du quiétisme est une de ces intempérances d'esprit et de ces subtilités tliéologiques qui n'auraient laissé aucune trace dans la mémoire des hommes, sans les noms des deux illustres rivaux qui combattirent [Bossuet et Kénelon], volt. Siècle de Louis XIV, 38. J'apprends qu'en Esjjagne on vient de brûler il y a six mois une malheureuse femme pour hérésie de quiétisme, d'alemb. Lett. au roi de Pr. ti déc. I78l.||2° Il s'est dit de philosophies orientales analogues au quiétisme. Ce quiétisme a été attaqué dans les Indes et défendu avec chaleur, dideh. Opin. des anc. phil. liramines. \\ 3° Par extension, synonyme de quiétude. J'ai fait un voyage à ClÈves, un autre à Aix, et, à mon retour ici, je me suis plongé, tout l'hiver, dans un quiétisme le plus grand du monde, ne lisant, ni n'écrivant pas une panse d'o, BAYLE, Lett. à l'Enfant, 20 juillet i688.
— ÉTYM. Quiet.
QUIÉTISTE (kui-ié-ti-sf), ad). \\ 1" Qui professe le quiétisme. Un directeur quiétiste. || Substantivement. Les nouveaux mystiques ou contemplatifs, connus sous le nom de quiétistes, bosï. Et. d'oraison, I, 4 2. Il n'y a que ceux qui ont éprouvé ces sentiments intérieurs qui peuvent juger de la conduite des âmes qui les éprouvent, comme Molinos, chef (^es quiétistes, tâche de le persuader, nicole, Essais, t. VIII, p. 168, .dans POUGENS. La fameuse quiétiste Mme Guyon avait ébranlé l'archevêque de Cambrai, avait séduit et entraîné d'autres personnes de la cour, entre autres le pieux et austère duc de Cbevreuse , d'alemb. Éloges, Bossuet , note 12. Il 2" Il se dit aussi des partisans de doctrines analogues durant le moyen âge et dans l'Orient. Ne nous arrêtons pas à remarquer qu'on les nommait [les béguards] quiétistes, à cause qu'ils segloritiaicnt de leur quiétude; c'est Rusbroo qui nous
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l'apprend, boss. État$ d'oraison, x, 2. Cette secte fut suivie de celle des quiétistes, nihil agentium. DiDER. Opin. des anc. philos. Chinois.
QUIÉTUDE (kui-ié-tu-d' ; l'Académie, ne disant rien, paraît indiquer que l'on doit prononcer ki-ietu-d' ; mais l'usage le plus général est pour kui-iétu-d'), s. f. Il 1° Tranquillité mêlée de douceur. Mais qui pourrait dire quelle fut en cette rencontre la quiétude ou la modestie de notre héros? patru, dans bouhours. La consolation D'avoir fait de ses biens la distribution Répand au fond du cœur un repos sympathique, Certaine quiétude et douce et balsamique, begnard, Légat, iv, 6. Vos bontés ajoutent infiniment à la quiétude de ma douce retraite, volt. Lett. Richelieu, 8 juin 1772. || En mauvaise part. Nos corrections et nos instructions portent tout jours le caractère mou et paisible de l'insensibilité et de la quiétude de notre Soie, mass. Conférences, Zèle contre les vices. On arrive à cet état d'indifférence, à cette quiétude indolente dont on aurait rougi quelques années auparavant, buff. Nature des anim. \] 2° Particulièrement, dans le langage mystique, tranquillité, repos. Oraison de quiétuoe. Qu'est-ce qu'un quiétiste? c'est une âme abandonnée à d'étranges dérèglements sous le manteau de l'oraison de quiétude, j. bruslE, Lucien en belle humeur, t. i, p. 285, dans pougens.
— ÉTYM. Lat. quietudinem, de quietus, qiiiei. QUIGNON (ki-gnon), ». m. || 1° Gros morceau de
pain. Il 2°Térme rural. Tas de lin couvert de chaume, qu'on laisse quelque temps daus les champs.
— HIST. xiV s. Les fanicons perchent [dans le.s falaises] sur une plate pierre, ou sur un esquigon [roche pointue].... s'il perche sur ung esquigon, il empoigne l'esquigon des piez, Uodus, i°. cxxu. Il XV' s. Maistre, visez nos deux pignons, Avecques leur quatre quignons Seront bien l'un cy, l'autre çà, Mir. de Ste Genev. il xv s. La femme de Pierrot un quignon de pain coupe. Plaisir des champs, p. 107.
— ÉTYM. Génev. (tgnon; espagn. (/ut «on; poiT quinhao, ration, part; dérivé du latin cuneus, coin à fendre le bois (voy. coin) , ainsi di^ par assimilation.
t QUILBOQUET (kil-bo-kè), s. m. Terme de menuisier. In.strumenl pour équarrir les mortaises.
— ÉTYM. Composé avec bocquet (voy. ce mot), et quille, comme bilboquet l'est avec bille.
QUiLLAGE (ki-lla-j', Il mouillées, et non ki-yaj'), s. m. Anciennement, droit de quillage, droit que paye un navire marchand, la première fois qu'il entre dans les ports de France. On dit aujourd'hui droit d'ancrage, droit qui se lève toutes les fois qu'un navire étranger mouille dans un port français.
— ÉTYM. QuiUe 4 .
t . QUILLE (ki-U' , H mouillées, et non ki-ye), t. f. Terme de marine. Forte et longue pièce de bois ou réunion de pièces ajustées, sur laquelle on fixe les varangues, l'étambot et l'étrave, et qui, étant la base de la construction du navire, est la première qu'on place sur le chantier. Son ouvrage contient deux déterminations difficiles et importantes , l'une..., l'autre dé l'angle le plus avantageux du gouvernail avec la quille, fonten. Renau. Pierre le Grand posa de ses mains la quille d'un vaisseau de 54, volt. Russ. i, t».\\ Fausse quille, pièce de bois ou planche épaisse clouée sur la face inférieure de la quille, tant pour la garantir dans leséchouages que pour la préserver des attaques des vers, et ajouter à la longueur et à la surface du gouvefnail, jal. Nous en fûmes quittes pour quarante-cinq pied» de notre fausse quille qui furent emportés, bougainviLLE, Voy. 2' part. t. 11, p. 368, dans pougens. Il Quille, grosse pièce de bois qui forme le derrière d'un bateau foncet. || Quille d'un pont, grosse pièce de bois qui soutient le pont.
— HIST. xvi* s. 11 brisa et gasta les quilles et carènes de tous les vaisseaux de Candie, à fin que l'on ne les peust soubdainement poursuivre, amïot, Thém. 22. Trois galleres, la plus grande de cent huit pieds de quille, d'aub. Hist. 11, 98.
— ÉTYM. Espagn, quitta ; ital. chiglia; du germanique : anc. haut-allem . kiol ; anc. scand. kiglr ; anglo-sax. eeol; allem. Kiel; angl. keel.
1. QUILLE (ki-ir, il mouillées, et non ki-ye), s. f. Il 1° Morceau de bois long et rond, plus mince par le haut que par le bas, servant à un jeu où il y a neuf de ces morceaux dé bois qu'on plante debout par leur grosse extrémité, et qu'on altst avec une boule. Jouer aux quilles. Abattre des quilles. Il II est planté là comme une quille, se dit d'un homme tout droit sur ses pieds et qui ls
QUI
bouge. Il Venir comme un chien dans un jeu de quilles, venir très-mal à propos. Madame.... qui arrive à propos comme un ctiien dans un jeu de quilles, BUSSY, Lett. t. i, p. (.10, dans pougens. || Fip;. Recevoir quelqu'un comme un ctiien dans un jeu de quilles, le recevoir fort mal. On reçoit ici les femmes comme un chien dans un jeu dé quilles, la font. Coupe enchantée (comédie), se. i . Ne vous y trompez pas, vous y seriez reçu Comme un chien dans un jeu de quilles, deshoul. Poés. t. ii, p. (66. Louville fut reçu d'Huxelles comme un chien dans un jeu de quilles, ce fut son eipression, st-sim. 447, 247. Il Fig. Trousser ses quilles, s'en -aller, décamper, il faut de grand matin demain trousser ses quilles, TH. CORN. D. Bertr. de Cig. ii, 4. \] On dit dans le même sens ; prendre , trousser son sac et ses quilles (voy sac). || Ne l»'sser aux autres que le sac et les quilles, voy. sac. || Fig. Abatteur de quilles, homme qui fait beaucoup d'embarras. Vous êtes, je vois bien, grand abatteur de quilles, régniee, Sal. XI. Il 2° Ouille des Indes ou toupie hollandaise. jeu qui consiste à lancer une toupie au milieu des quilles dressées sur un plateau. || Quilles sur table, petites quilles rangées sur un plateau et se redressant au moyen de cordons : on fait tourner la boule autour d'une flèche à laquelle elle est attachée. Il Quilles au bâton, jeu qui se joue avec sept quilles que l'on plante dans du sable et que l'on abat avec des bâtons. || 3" Grand coin de fer à l'usage des ardoisiers. || Instrument de bois qui sert à allonger les doigts des gants, et à leur donner la forme convenable. Il Les marchandes de modes appelaient quilles deux tiandes de parements qu'on mettait à une robe le long de la couture du côté jusqu'à la fente || 4° Nom donné à des masses de cristal de roche. Le cristal de roche se trouve et croît en grosses quilles dans les cavités des rochers quaitïeux et graniteux, buff. Min. t. vi, p. (29. |JNom donné à des clavaires, jj 8* Populairement et fig. Les quilles, les jambes.
— HIST. XV* s. Plusieurs compaignons se prindrent à jouer amiablement et par esbatement au jeu des grosses quilles, auquel jeu l'en gette de loin pour ferir lesdittes quilles d'un baston de la longueur ou environ d'une aulne, do cange, quillia. Ctiaudement son gieu [de quilles] commença; Ou premier part a abattu; Mais quant vint au passer de là, Son gieu luy fut moult débattu Pour le grant péril qui y fu De basant, lors du baston quille, Tant qu'à pou qu'il n'a tout perdu. En disant : à ce coup la quille, e. desch. Poésies tnss. f- 280. Et messire Jehan trousse ses quilles et s'en va tout droict devers le roy, G. chastel. Chron. des d. de Bourg, m, )8B. Je ne suis pas si aveuglé Que je ne jouasse des quilles, Mistere de la Résurrection de nostre Seigneur Jesitcrist, Paris (pour Antoine Terard), sans date. || xvi' s. Et autant de petits princes et potentats qui s'y feussent voulu opposer, il en eust autant abattu comme de quilles, brant. Charles-Quint.... Tu ne vois femme ou fille X qui un tour tu ne joues de quille; Car de fauls dits et mensongiers déduits Faints les aimer et par là les séduits, les Triomphes de la noble dame, f" 136, dans LACURNE. C'est grand ennuy à jeune femme ou fille Aymer seigneur qui ne la veult aymer; Veu la façon, n'est-il pas à Ijlasmer? Ouy pour autant qui ne tient coup à quille, hogeb de collehte, Œuv.
p. «52, dans LACUBNE.
— ÉTYM. Génev. guille; de l'anc. haut-allem. kegil; allem. Kegel, objet allongé en forme conique, quille.
t t. QUILLE, ÉE (ki-Ué, liée, Il mouillées), adj. Terme de marine. Qui est muni d'une quille.
— ÉTYM. Quille *.
t 2. QUILLE (ki-Ué, U mouillées), s. m. Terme rural. Maladie de la vigne, dont les feuilles se couvrent de taches jaunes ou rouges.
QUILLER (ki-llé, U mouillées, et non ki-yé), V. n. Il 1* Jeter une quille en visant à la placer près de la boule, pour savoir qui jouera le premier, ou quels sont ceux qui seront ensemble. Quillons, le plus prés jouera le premier. || Replacer les quilles abattues. || Il se conjugue avec l'auxiliaii'e avoir. Ilî" V. a. Populairement. Jeter des pierres, des quilles ou des bâtons dans les jambes de quelqu'un, ou, simplement, viser un objet et chercher à l'atteindre avec quelque projectile que ce soit.
— HlST. XV* s. Le suppliant demanda aux com- (jaignons qui jouoieut à la quille, s'il quilleroit point avec euli, du canoë, quillia.
— ETYM, Quille 2.
QUILLETTE (ki-llè-f, U mouillées, et non ki-yèt'), s. f. Terme d'agriculture. Brin d'osier qu'on
QUI
enfonce en terre i^our qu'il prenne racine. Planter des osiers en quillettes.
— ETYM. Diminutif de quille 2.
1. QUILLIER (ki-llé, {{ mouillées, et non ki-yé), s. m. L'espace carré dans lequel on range les neuf quilles. Il Collectivement, Toutes les quilles. Il a abattu, il a fait tout le quiliier.
— ÉTYM. Quille i.
t 2. QUILLIER (ki-llé. Il mouillées), i. m. Grosse tarière qui sert aux charrons à ouvrir le moyeu des roues, avant d'y passer le tarau'I.
— ÉTYM. Quille 2, à cause de la forme.
' t QUILLION (ki-Uon, Il mouillées) , s. m. Nombre valant fOOO quadrillions; on dit aujourd'hui quintillion.
— HIST. XV» s. Un quillion vaut mille milliers de quadrillons, de la roche, Arismelique, f° 7.
-— ETYM. Mot formé du lat. quinque, cinq, comme billion l'est de bis (voy. aussi billion pour la manière de compter au xvi" siècle) .
t QUILLOIR (ki-lloir, Il mouillées), s. m. Terme de marine. Long bâton employé dans les corderies pour faire tourner un dévidoir ou touret.
— ÉTYM. Dérivé de quille 2.
t QUILLON (ki-llon,- H mouillées), s. m. Partie de la monture du sabre ou de l'épée, située du côté opposé aux branches, et dont l'extrémité est arrondie.
— ÉTYM. Dérivé de quille 2, par assimilatiop de forme.
QUINA (ki-na), s. m. Voy. quinouina. Et toi que le quina guérit si promptement, Colbert, je ne dois point te taire, la font. Quinquina, il. || La Fontaine a (lit aussi le quin : Nous lui devons Condé.... Le quin fera longtemps durer ses destinées, lu. ih.
K QUINAIRE (ki-nê-r'; l'Académie prononce kui-nê-r'), adj. \\ 1° Terme de mathématique. Divisible par cinq, en parlant d'un nombre. || Ce terme est inusité en ce sens, et tout nombre divisible par cinq est dit multiple de cinq. || Arithmétique quinaire, celle dans laquelle on n'emploierait que les cinq caractères i , 2, 3, 4 et 0. || 2° Terme de botanique. Il indique que l'organe est répété cinq fois.
— ÉTYM. Lat. quinarius, de même radical que quinque (voy. cinq).
2. QUINAIRE (ki-nê-r'), «. m. \\ 1° Terme d'antiquité. Pièce de monnaie d'or ou d'argent de la troisième grandeur. Le quinaire appartient à la monnaie romaine, il est plus petit que la médaille, qui est plus petite que le médaillon. Un quinaire d'or de Maurice, mongez, Inst. mém. Acad. inscr. t. ix, p. 209. Il 8° Mesure de cinq pouces pour l'écoulement des liquides. Considérant le rapport de l'once d'eau romaine moderne au quinaire antique, j'observe que le diamètre de l'orifice d'écoulement est o»,o< 86 pour l'once et 0",0230 pour le quinaire, le rapport de ces deux nombres étant à peu près celui de 4 à 6 , front, Inst. Mém. scient. (817, t. 11, p. 417.
— ÉTYM. Lat. quinarius, pièce de cinq as; qui a cinq pouces de tour (voy. quinaire 4).
t QUINAQCINA (ki-na-ki-na), i. m. Un des noms appliqués d'abord par les Péruviens au myrosperme péruifére (légumineuses), dont les gousses étaient employées comme fébrifuges avant qu'on eût observé la même action dans l'écorce des plantes du genre cinchona (rubiacées), laquelle a reçu plus tard la dénomination de quinaquina, changée par nous en quinquina, legoarart.
t QUINATE (ki-na-f), *. m. Voy. kinate.
QUINAUD.ADDE (ki-iiô, nô-d'), odj. qui vieillit. Confus, honteux d'avoir eu le dessous. lîien que maître Denis, savant en la sculpture, Mt-il avecq' son art quinaudela nature, Régnier, Sat. xi. Sur le déclin de la dixième année, Prit nôtre ville, et nous fit tous quinauds, du cerceau, Poés. le Poète tapissier.
— HIST. xvi* s. Voulez vous payer ung bussart de vin breton, si je vous foys quinault eu ce propous? rab. Garg. i, (3. Vilain quignaud que tu es. Au nez camard etpunais, des accords, les Touches, p. 87, dans LACURNE. Les médailles anciennes nous représentent Socrates comme un des plus laits quinaux qu'on eust seu penser. Contes de Choliéres,
f" 146, dans LACURNE.
— ÉTYM. Anciennement, quine, grimace, faire la quine, se moquer. Quine à son tour est un abrégé de quinemine qui se disait d'une espèce de grimace moqueuse faite en appuyant le pouce contre la joue et en battant la main ouverte comme une aile ; du lat. quini, cinq, à cause que les cinq doigts étaient employés dans la quinemine.
1 t QUINAUDERIE (ki-nô-de-ri^ . t. f. Prupos de
QUI
quinaud, ou peut-être ici, dans l'exemple iii> Voltaire, fadeur dans le genre de Quinault. llunime faible, vous laisserez-vous persuader qu'il faut que' Gusman interrompe Alzire pour lui dire une qu.nanderie? volt. Lett. Thirint, t« mars (736.
QUINCAILLE (kin-kâ-U', U mouillées, et non kin-kâ-ye), s. f. \\ 1° Toute sorte d'ustensiles, d'instruments de fer ou de cuivre. Marchandise de quincaille. Le sauvage, qui est enchanté à la vue d'une pendeloque de verre, d'une bague de laiton, ou d'un bracelet de quincaille, direrot, Rech. phil. sur le beau, Œuv. t. h, p. 463, dans pouge.ns. ! Fig. Cette rouillée quincaille de l'antiquité, n*"oî, Rosecroiit, v, ( . || 2° Par mépris, la monnaie i^ cuivre. Pourquoi me donnez-vous cette quincaille?
— HIST. xvi« s. [Vieux deniers] il ne chantoit plus ; il ne songeoit plus qu'en ce pot de quincaille, DESPER. Contes, xxi. [Quincaillerie] Et alloit toujours levant le museau, comme un vendeur de cinquailles, m. ib, lxxxv. Quand je serai plus garny de cliquaille [d'argent]. Vous en aurez; mais il vous faut attendre, marot, ii, 372. Triolets, virelais, rondeaux, balades, et autres telles espèces de vieilles quinquaillesrouillées/.TAHtniEAU, Dialogues, p. (»,
dans LACURNE.
— ÉTYM. Dit pour clinquaille (voy. clinquant). f UINCAILLERIE (kin-ka-IIe-rie, Il mouillées), s
f. |l 1° Marchandise de toute sorte de quincaille. Déclarons sujette à nos droits la quincaillerie grosse et menue, même celle passant sous le titre de mercerie, Ordonnance, juin (680. Le mot quincaillerie ou quincaille que l'on écrit, et qu'on prononce quelquefois, (juoique improprement, clin |uaille, est une dénomination générale sous laquelle les négociants renferment une infinité d'espèces différentes de marchandises d'acier, de fer et de cuivre ouvré, qui font . partie de la mercerie, Dict. des arts et met. Quineaitler. Ces peuples [les sauvages du Chili] reçoiveal, en échange [du poncho, sorte d'étoffe de laine], de petits miroirs, des quincailleries, quelques autres objets de peu de valeur, haynal, Hist. phil. viii, 6. Il Fig. Toutes les anciennes intrigues de la cour et du monde lui étaient présentes [à Villeroy]; c'était une quincaillerie à fournir abondamment, st-sim. 325 , B. Il 2° Terme de serrurerie. Tout ouvrage servant aux ferrures et fermetures des portes et croisées et provenant de diverses fabriques.
— HIST. XIII* s. Tous marobans vendans quinquaillerie, come pots de terre, escuelles, plalaux, vans.... doivent chascun.... quatre deniers parisis, tt'r. des met. 440.
— ETYM. Quincaillier.
QUINCAILLIER (kin-ka-llé. Il mouillées, et non kin-ka-yé; l'r ne se prononce pas et ne se lie pas), s. m. Marchand de quincaille.
— HIST. XVI' S. (" rang, qui sont des meilleurs mestiers.... mercier grossier.... vendant bagues, quinquallerie d'armes et chenets.... 4* rang, qui sont des mestiers d'entre les médiocres et petits : tailleur de pierres; vanier quinquallier d'osier, Édit avril (597.
— ÉTYM. Quincaille; gériev. elitiquaillier, crincaillier.
t QUINCAJOU (kin-ka-jou), s. m. Voy. kincaiou.
QUINCONCE (fcin-kon-s'), *. m. || l- Plantation' d'arbres disposés en échiquier. La forme en quinconce est toujours la plus agréable et la plus utile, GENLis, Maison rust. t. ii, p. 468, dans pougens. Il Quinconce simple, trois arbres plantés en l'orme de V. Quinconce double, quatre arbres qui forment un carré avec un cinquième au milieu. {| Lieu dont les plantations sont dessinées en quinconce. Le quinconce des Invalides. || 2° Il se dit aussi d'arrangements en échiquier autres que d'arbres. Les chirurgiens disent : pointes de feu en quinconce. Le quatrième ordre peut se nommer en quinconces, et est composé de feuilles distribuées de cinq en cinq, bonnet, Us. feuilles, 3* mém.
— REM. Rolhn écrivait, à la latine, quincunx : La richesse des vergers plantés en quincunx, llist. anc. Œuv. t. iv, p. (07, dans pougens.
— HIST. XVI* s. Et les arrange-on en ligne droicte des deux costés, comme arbres plantés à la quinqu'once, o. de serres, 76.
— ÉTYM. Lat. quinquncem, de quinque, cinq, et uncta, once ; le quiiiqunx était une monnaie valant cinq onces ou cinq douzièmes d'as ; cinq boules y étaient représentées pour en marquer la valeur.
t QUINCONCIAL, ALE (kjfl-kon-si-al, a-1'), adj. Qui est disposé en quinconce. || Terme de botanique. Se dit des feuilles lorsqu'elles sont disposért» autour de la tige en une spirale simple formée de
QUI
cinq feuilles, de telle sorte que la sixième recouvre la première, la septième la seconde, et ainsi de suite. ' Il Préfloraison ou estivation quinconoiale (voy. estivation).
t QUINCYTB (kin-si-f), s. (. Hydrosilicate de magnésie rouge trouvé dans les calcaires d'eau douce à Ouincy.
QUINDÉCAGONE (kuin-dé-ka-go-n') , s. m.
Terme de géométrie. Figure qui a quinze angles et quinze côtés,
— ÊTYM. Laf. quiniy cinq, et décagone.
■ OUINDÉCKMVIRS (kuin-dé-sin-vir) ou mieux QUINUBCIMVIUS (kuin-dé-sin-vir) , puisque le latin es! quindecimviri , s. m. pi. Terme d'antiquité romaine. OfBciers préposés à la garde des livres sibyllins, et chargés de la célébration des jeux séculaires. En conséquence de cette lettre [de Tibère], le livre dont nous avons parlé fut renvoyé à l'examen des quindécimvirs, uotteville, Trad. des Annales de Tacite, vi, il.
- ÊTYM. Lat. quindecimviri, de quindecim, quinze, et tit'r, homme.
t QUINDfiClMVIRAL, ALE (kuin-dé-sin-vi-ral . ra-l'), adj. Qui appartient aux quindécimvirs.
■t QUINDÉCIMVIRAT (kuin-dé-sin-vi-ra) , s. m. Dignité des quindécimvirs, || Temps pendant lequel duraient leurs fonctions.
t QUINDENTÉ, ÉE (kuin-dan-té, tée), adj. Terme de botanique. Se dit des parties de plantes qui ont cinq dents.
— ÉTVM. Lat. quint, cinq, et dens, dent.
t QUINUIGITAIRE (kuin-di-ji-tè-r'J , adj. Qui a cinq doigts à la main ou au pied. Ces enfants nés d'une mèrequindigitaire et qui tenaient leurs doigts surnuméraires d'un père sexdigitaire, bonnet, Consid. cor-ps org. (Euvr. t. vi, p. 506. |1 Substantivement. Le sexdigitisme se transmet également par le père et par la mère ; il s'altère par l'alliance de quindigitaires, m. ib. t. vi, p. 499.
— ÊTYM. Lat. quini, cinq, et diyitus, doigt.
OCINE (ki-n'), s. m. || 1° Terme du jeu de trictrac. Coup de dés qui amène deux cinq. {| i' Cinq numéros pris et sortis ensemble à la loterie. Gagner un quine. .louer le quine. ||Fig. et familièrement. C'est un quine à la loterie, c'est un avantage, un bonheur inespéré. Rien n'est si rare qu'un ami, et en trouver deux en sa vie, ce serait gagner deux fois le quine, p. t. cour. Lett. ii, 69. || 3° Au loto, cinq numéros marqués sur la même ligne horizontale.
— HIST. XII" s. [Au jeu de dés] Et deux et deux giettent es carnes Et ambessas et le tier^ ternes, X la foiée giettent quines. Brut, addit. au f" 80, dans
LACDRNE.
— ËTYM. Lat. quinif cinq ; génev. une quina-
t QUINÉ, ÉÊ (ki-né, née), adj. Qui est disposé cinq par cinq.
— ÉTYM. Lat. quini, cinq.
t QUINÉTINE (ki-né-ti-n'), ». f. Terme de chimie. Matière colorante rouge ou violette tirée du sulfate de quinine.
t QUnVGENTESlMO (kuin-jin-té-zi-mo), adv.
Cinq-centièmement. Il s'emploie pour marquer le cinq-centième objet d'une série, 500", quand on a commencé à compter par primo, secundo , tertio. On dit ensuite quingentesimo primo, quingentesimo secundo, etc.
— ÊTYM. Lat. quingentesimo toco, au 500* lieu, de quingenti, cinq cents.
t QDINICLNE (ki-ni-si-n'), s, {. Terme de chimie. Corps isomère de la quinine obtenu en chauffant un sel de quinine.
i QUINIDINE {ki-ni-di-n'), îî. /. Terme de chimie. Composé isomère de la quinine, mais hydraté, efflorescent, et bien plus dextrogyre que la quiiSicine. ,
QDININE (ki-ni-n'), *. {. Te'fme da chimie. Alcaloïde végétal qu'on extrait du quinquina. La quinine est le principe essentiel du quinquina pour la guérison des fièvres intermittentes. 1| Sulfate de quinine, sel formé avec l'acide sulfiirique et cet alcali, fort employé pour la guérison des fièvres et accidents périodiques.
— ÊTYM. Quina.
tQUINlQUE (ki-ni-k'), acij. ||t°Qui a rapport au quinquina. Médication quinique. || Fièvre quinique, maladie quinique, noms donnés à des accidents qu'on prétend avoir observés sur les ouvriers qui travaillent à la falirication du sulfate de quinine. Il 2° Terme de chimie. Acide quini. [ue, voy.
KINXQUB.
t QUINOA (ki-no-a), i. m Nom scientifique du thenopodium quinoa', dont les samences se mau-
QUI
gent en guise de millet ou de petit riz au Pérou et au Chili. Les journaux de 1837 ont annoncé que M. Vilmorin était parvenu à naturaliser en France le quinoa, ce qu'on avait jusque-là vainement es-
.sayé, LEGOARANT.
t OUINOÏDINE (ki-no-i-di-n'), ». /. Terme de chimie. Matière résinoïde très-amère, neutralisant les acides, tirée des résidus de la fabrication du sulfate de quinine.
QUINOLA (ki-no-la), ». m. |! 1° Nom. du valet de coeur, au jeu du reversi, et principale cnrte de ce jeu. Forcer le quinola. Énéas d'Hélène la belle Avait, au jeu de la mérelle, Autresdisantau quinola, Gagné ces belles nippes-là, scarr. Virg. i. C'est un secours [le mot vapeurs] pour expliquer mille choses qui n'ont point de nom : notre ignorance s'en accommode comme d'un quinola à prime, SÉv. 663. Il 2° Fig. Il s'est dit d'un valet de chambre ou d'un autre homme gagé qui laène une dame. Le généalogiste est payé pour cela : Il tire d'un héros le fils d'un quinola, L. petit (de Rouen ) , Satires générales, Sat. II. Te souvient-il bien d'Alcala, Quand, Ganymède ou quinola, L'amour de certaine fruitière Te causa maints coups d'étrivière? scarr. Jfazorinades, Œuv. t. i, p. 288, dans podgens.
— msT. XVI' s. Jouer "au quinola [au reversi], BASSOMP. Jfe'm. t. 1, p. 140, dans lacurnb.
— ETYM. Origine inconnue.
I QUINOI.OGIE (ki-no-lo-jie), s. f. Description des diverses espèces de quirtquinas.
— ÊTYM. Quina, et Xô^o;, traité.
t QUINON (ki-non) , ». m ou QUINONE (ki-non'), ». f. Terme de chimie. Radical composé qui est le produit de la distillation de l'acide quinique.
t QCINQD.... ou OUINQUÉ.... Mot qui s'ajoute pour signifier cinq, et qui vient du latin quinque, cinq.
QUINQUAGÉNAIRE (kuin-koua-jé-nô-r"), ad). Agé de cinquante ans. 1| Substantivement. Un, une quinquagénaire.
— HIST. xvi* s. Ce moyen a esté par moy heureusement pratiqué en la personne d'un homme quinquagénaire, paré, v, 28.
— ÉTYM. Lat. quinquagenarius, de quinquageni, cinquante
QUlNQUAGÉSIME(kuin-koua-jé-zi-m'), s. f. Dimanche qui piécède le premier dimanche de carême. Le dimanche de la Quinquagésime (avec un Q majuscule).
— ÉTYM. Lat. quinquagesimus , cinquantième; dimanche ainsi dit parce que c'est le cinquantième jour avant Pâques.
t QUINQUAGESIMO (kuin-koua-jé-zi-mo), o<to. Cinquantièmement. Il s'emploie pour marquer le cinquantième objet d'une série, BO', quand on a commencé à compter par primo, secundo, tertio, etc. On dit ensuite quinquagesimo primo, quinquagesimo secundo, etc.
— ÉTYM. Lat. quinquagesimo loco, au BO' lieu, t QUINQUAÏEUL, EULE (kuin-kua-ieul, ieu-l'),
». m. et /■. Le père, la mère du quadrisaïeul, de la quadrisaïeule. C'était déjà un grand prodige à digérer, que des arrière-petits-fils [chez les pucerons] fussent rendus féconds par leur quinquaieul ou seulement par leur trisaïeul, bonnet, Consid. corps org. Œuv. t. vi, p. ta) , dans pougens. \\àu plur. Des quinquaîeuls.
— ÉTYM. Quinqu..., et a'ieul.
t QUINQUANGULAIRE (kuin-kouan-gu-lê-r') ou QUiXQUANGULÊ, ÉE (kuii}-kouan-gu-lé,lée), o^f. Terme didactique. Qui a cinq angles.
— ÉTYM. Quinqu..., et angle.
t QUINQUATUIES (kuin-koua-trie) , ». f. pi. Fêtes qu'on célébrait à Rome en l'honneur de Pallas le )8 mars et qui duraient cinq jours.
— ÉTYM. Lat. quinquatria.
QUINQUE (kuin-kué), ». m. Mot qu'on a employé jusqu'en 4820 pour désigner un morceau de musique à cinq parties; aujourd'hui ou dit quintette.
— ÉTYM Lat. quinque, cinq.
tQUINQUÉDENTÉ. ÉE (kuin-kué-dan-té, tée),
adj. Terme de botanique. Qui est terminé par cinq dents ou dentelures.
— ÉTYM. Quinqué..., et lat. dens, dent.
t QUINQUÉUIGITÉ, ÉE (kuiu-kué-di-ji-té, tée) , adj. Terme de boiaiiique. Dont les feuilles sont composées de cinq folioles terminant le pétiole.
— ÊTYM Quinqué..., et lat. digitus, doigt.
t QUINQUÉFllUÎ (kuin-kué-fi-d), adj. Terme de botanique. Qui est fendu en cinq parties.
— ETYM. Quinqui'.... et lat findere. fendre.
i QUINQUÉJUGUÉ, ÉE (kuiu-kuè-ju-ghé, ghée),
QUI
adj. Terme de botanique. Qui porte des feuilles composées de cinq paires de folioles.
— ÊTYM. Quinqué..., et lat. jugum, joug, paire. t QUIiNQUÉLOBÉ, ÉE (kuin-kué-lo-Bé, bée), adj.
Qui est divisé en cinq lobes.
— ÉTYM. Quinqué..., et lobe.
t QUINQUÉLOCULAIBE (kuin-kué-lO-ku-16-r'), adj. Terme de botanique. Qui renferme cinq loges.
— ÉTYM. Quinqué..., et lat. loculus, loge.
t QUINQUÉNERVÉ, ÉE (kuln-kué-nèr-vé, vée), adj. Qui porte cinq nervures.
— ÉTYM. Quinqué..., et lat. nervus, nervure. (QUINQUENNAL, ALE (kuin-kuè-nnal, nna-l'),
adj. Il 1° Qui dure cinq ans. Magistrat quinquennal. Il Terme d'agriculture. Assolement quinquennal. Rotation quinquennile. || %' Qui se fait tous les cinq ans. leux quinquennaux. || Les fêtes quinquennales, ou, substantivement, les quinquennales, fêtes qui se célébraient sous les empereurs romains au bout des cinq premières années de leur règne et puis tous les cinq ans.
— ÉTYM Lat. quinquennalis, de quinque, cinq, et annus, année. L'ancienne langue avait guinquenelle, espace de cinn ans.
t QUINQUENNALITÉ (kuin-kuè-nna-li-té), ». f. Espace de cinq ans, durée de cinq ans.
QUINQUENNIUM ( kuin-kuè-nni-om' ) , s. m. Il 1° Terme d'antiquité romaine. Espace de cinq ans qui s'écoulait entre la célébration des jeux quinquennaux, ou pendant l'exercice d'une magistrature. Il 2° Nom anciennement donné à. un cours d'études de cinq ans, dont deux en philosophie et trois en théologie. |{ Certificat de quinquennium, certificat que les universités accordaient aux gradués.
— ÊTYM. Lat quinquennium, de quinque, cinq, et onnus, an. '
QUINQUENOVE (kin-ke-no-V), ». m. Jeu qui se jouait avec deux dés , et qui a pris son nom du nombre de cinq et de neuf. Adroit joueur de quinquenove, scarh. Virg. vu.
— ÉTYM. Lat. quinque, cinq, et norem, neuf; ital. cinquenove.
t QUINQUÉPARTITE (kuin-kué-par-ti-f), adj. Terme de botanique. Qui est divisé en cinq parties.
— ÉTYM. Quinqué..., et lat. partitus, partagé.
QUINQUERCE (kuin-kuèr-s'), ». m. Terme d'antiquité romaine. L'équivalent du pentathle des Grecs, ou réunion de cinq espèces de combats où un athlèt» devait être vainqueur pour remporter le prix.
— ÉTYM. Lat. quinquertium, de quinque, cinq, ars, art.
t QUINQUERCION (kuin-kuèr-si-on), ». m. Terme d'antiquité romaine. Celui qui .s'exerçait au quinqueree. Vous n'ignorez pas que ces quinquercions étaient des gens qui avaient la vanité de se signaler dans tous les exercices de la gymnastique, dideb. Lett. sur les sourds et muets.
QUINQUÉRBME (kuin-kué-rè-m'), ». f. Terme d'antiquité. Nom d'un navire à rames et à voiles dont la construction est aussi inconnue aujourd'hui que celle de la quailrirème ou de la trirème, jal. Si vous alliez aujourd'hui proposer au sacré collège de vous faire une quinquérème, je doute que vous fussiez aussi bien servi que du temps d'Auguste, VOLT. Lett. Bailly, 9 févr. 4 776. Quand Denys de Syracuse eut inventé les quinquérèmes, qui furent aussitôt adoptées par les Carthaginois et par lei Grecs, lëvesque, /n»<t(. ife'm. hist. et liti. anc t. II, p. 372.
— ÉTYM. Lat. guinqueremij, de quinque, cinq, et remus, rame.
t QUINQUÉSÉRIÉ, ÉE (kuin-kué-sé-ri-é, ée), adj. Terme de botanique. Qui est disposé sur cinq rangées.
— ÊTYM. Quinqué..., el série.
QUINQUET (kin-kè; le « ne se lie pas et ne se prononce pas; au pluriel, l's se lie: des kin-kè-z excellents; quinquets rime avec traits, accès, etc.), s. m. Sorte de lampe inventée vers 18«0 par 1« physicien Argant, et à laquelle le fabricant Quinquet a donné son nom; le fond de l'invention consiste dans la mèche creuse et livrant passage à l'air pour alimenter la llamme; l'huile est contenue dans un réservoir supérieur au bec et à la mèclie, et n'en sort que petit à petit. Comme ces flambeaux d'espèce nouvelle [les lampes d'Arganl] étaient livrés au commerce parQuinquct, le petilic substitua le nom du fabricant à celui de l'inventeur, et les lampes d'Argant furent appelées quinquets, castil- BLAZP., Uist. de VÀcad. de musique, xxvui, t. u, p. 384.
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t QUINQCÉVALVE (kuin-kué-val-v'), adj. Terme de botanii|ue. Qui s'ouvre en cinq valves.
— RTYM. Quinqué..., et valve.
I QCINOUÉVIGÉSIMAL, ALE ( kuin-kué-vi-jézi-mal, ma-l'), adj. Terme de minéralogie. Qui oiïre vingt-cinq faces.
— ÉTYM. Quinqué..., et lat. vigesimus, vingtième, t QDINQUIÈS (kuin-kui-ès'), adv. lat. Cinq fois.
Jl s'emploie après bis, ter et qnater.
QUINQUINA (kin-ki-na), s. m. || 1° Nom collectif d'un grand nombre d'écorces médicinales, fébrifuges, fournies par des, arbres du genre cinchona (rubiacées). Nous y avons passé l'hiver sans autre chagrin que d'y avoir le maître de la maison malade d'une fièvre dont le quinquina a eu toutes les peines du monde à le tirer, tout quinquina qu'il est, sÉv. à Bussy, <2 juin. 469). M. Hessein, excepté quelque petit reste de faiblesse,, est entièrement hors d'affaire, et ne prendra plus que huit jours du quinquina, à moins qu'il n'en prenne pour son plaisir; car la chose devient à la mode, et on commencera bientôt, à la fin des repas, à le servir comme le café et le chocolat, rac. Lett. à Bail. lû. Je ne sache point d'honnête homme qui, s'il avait pris du quinquina sans effet, eût la hardiesse de le dîre, FONTEN. ielt. gai. 39. Le quinquina, seul spécifique contre les fièvres intermittentes , placé par la nature dans les montagnes du Pérou, tandis qu'elle a mis la fièvre dans le reste du monde, VOLT. Moeurs, 445. La duchesse de Mariborough, qui, dans une fièvre tierce, ne voulait pas prendre de quinquina, parce .qu'on l'appelait en Angleterre la poudre des jésuites, id. Dict. phil. Cartésianisme. Hippocrate, Boerhaave, Chirac et Senac n'auraient jamais certainement deviné, en voyant l'arbre du quinquina, qu'il doit guérir la fièvre, ni en voyant la rhubarbe, qu'elle doit purger, id. Facéties, Dialr. doct. Akakia. Le quinquina fut connu à Rome en 1639 ; les jésuites, qui l'y avaient porté, le distribuèrent gratuitement aux pauvres, et le vendirent très-cher aux riches, raynal, Hiat. phil. vu, 2.1. Sur les bords du Maragnon, le pays de Jaen fournit beaucoup de quinquina blanc ; mais on crut longtemps que le jaune et le rouge ne se trouvaient que sur le territoire de Loxa, raynal, Hist. phil. VII, 23. Il 2" Les arbres qui fournissent ces écorces. Il 3° Quinquina de la Guyane ou d'argusture, ou quinquina faux, quinquina de Virginie, l'angusture vraie des anciens. || 4° Quinquina d'Europe, la gentiane. || 5" Quinquina français, mélange d'éoorce de chêne pulvérisée, de poudre de gentime et de fleurs de camomille, qu'on avait proposé comme succédané du quinquina.
— ËTYM. Mot péruvien quina quitta, qui signifie écorce par excellence.
I QUINQUINITÉ (kuin kui-ni-té), s. f. Terme de philosophie mdienne. Se dit des cinq éléments, l'éther, l'air, le feu, l'eau et la terre, dont les Indiens croient que tout corps est formé.
— ÉTYM. Mot formé du lat. quini, x, a, comme triniti de trini, se, a.
t QUlissON (kin-son), s. m. Un des noms vulgaires du pinson.
QUINT (kin), s. m. |( 1° La cinquième partie d'un revenu, d'une succession (inusité; aujourd'hui Oii dit le cinquième). Il ne fut que trop manifeste que la plupart [des contribuables] payèrent le quint, le quart, le tiers de leur.s biens par cette dîme .seule, ST-siM. 284, (16. Les obligations des mineurs [en Amérique] se réduisent à livrer au roi le cinquième de l'or que des opérations plus ou moins heureuses leur rendent; ce quint fut autrefois considérable, raynal, Hist. phil. ix, 23. || 2° Terme de jurisprudence féodale. Droit de la cinquième partie du prix d'un flef qu'on payait au seigneur dont le fief était mouvant. |] Droit de quint et de requint , droit de prgndre la cinquième partie et' le cinquième du cinquième du prix d'un fief; c'étaient 24, livres sur too.\\ Adj. Cinquième; usité seulement en ces noms-ci : Charles-Quint; Sixte-Quint.
— HIST. XI' s. Li quint [le cinquième tour] après lur est pesant et gref, Ch. de Roi. cxxv. {| xii* s. Il ne verra passer le qint mois ne le quart, Sax. xxix. Quant héritages est vendus, s'il est de fief, li sires a le quint denier de le [la] vente, c'est à savoir : de cent sous vingt sous, beaum. xxvii, 7. ||xvi* s. Les propres, ou du moins les deux tiers, ou quatre quints d'iceux demeureront francs et quittes aux parents lignagers, loysel, 329.
— ÉTYM. Provenç. quint ; espagn. et ital. quinto; du lat. quinlus, cinquième, de quinqué, cinq.
t QUINTABINER (kin-ta-di-né), s. m. Terme d'organists. Se dit des tuyaux d'orgue qui, réson-
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nant en manière de quinte, ne forment pas une harmonie gracieuse.
QUINTAINE {kin-tèn'),î. f. || 1° Terme du moyen âge. Sorte de jeu et d'exercice militaire qui consistait à frapper d'une lance assez adroitement Une figure d'homme armé, pour éviter le coup qu'on en recevait quand on ne la frappait pas comme il faut. Il 2» Terme de manège. Poteau fiché en terre, contre lequel on s'exerce à courir avec la lance ou à jeter des dards. || Fig. Lasse enfin de servir au peuple de quintaine, bégnier, Sat. xiii. ||3° Faquin de quintaine, figure fixée au poteau de la quintaine. Ils ont fait un feu de réjouissance au bout du Pont- Neuf, où le nouveau saint était représenté comme un faquin de quintaine, gui patin, Lett. 478. Il i° Action de courir le quintan.
— HIST. xu' s. Sire Bernier, dist Raoul li senez. En la quintaine por moi amor ferrez [vous frapperez pour l'amour de moi], Raoul de C. 'H. \\xni'S. Quintaine [ils] font dresser en un bel pté fleuri ; Dux Naymes et li autre, chascuns d'eus i feri, Berte, cviii. |{ xiv s. Quittaines fist drecier, et jou.stesy faisoit. Et donnoitun bel pris celui qui mieulx joustoit, Guesd. 2)4.||xvi's. Où demeurent nos femmes et nosenfans? nous les laissons pour servir de quintaines à la barbarie de nos ennemis, d'aub. Hist.l, UO. I V
— ÉTYM. Provenç. et ital. quintana; bas -lat. quintana, quintetia. Origine inconnue.
OUINTAL (kin-Ul),'ï. m. || 1° Poids de cent livres. Faut-il que vous trouviez étrange Que les chats-huants d'un pays Où le quintal de fer par un seul rat se mange. Enlèvent un garçon pesant un demi-centî LA FONT. Fabl. ix, *. || Quintal métrique, poids de cent kilogrammes. || Par exagération. Cela pèse un quintal, se dit de quelque chose de très-lourd. || Charger au quintal, se dit sur la Méditerranée pour signifier ce qu'on entend sur l'Océan par charger à cueillette, c'est-à-dire rassembler des marchandises de diliéreiiles mains, pour laire tout d'un coup la charge d'un navire. |{ 2° Grosse cruche de grès, il Au plur. des quintaux.
— HIST. xiii' s. Elles îles nefs des Chinois] sont moult grans, si que chascune porte bien xi m. à XII m. quintaux pesant, mabc pOL, p. 478. ||xiv s. Et comme en divisant la praie [proie, bilin de deux villes], il y eust trouvé quarante quintaus tant d'or comme d'argent, bercheure, 1° 24, verso. \\ xvi' s. De mesme firent ceux de Bourges, qui, aiant conté les enfermez pour n'en sauver aucuns, les mirent à quintaux en les tuant, d'aub. Hist. ii,25. Le quintal doit poiser quatre vingt seizp livres, et la livre quatorze onces, Coust. génér. t. ii, p. 72).
— ÉTYM. Provenç. espagn. et portug. quintal; ital. quintale; bas-lat. quintale, quintallus, quintile; de l'arabe quintâr, poids de cent.
QUINTAN (kin-tan), *. m. Terme de manège. Mannequin monté sur un pivot et armé d'un fouet ou il'un bâton; quand, le frappant maladroitement, on le fait tourner, on reçoit sur le dos un coup. Courir le quintan. jj On dit aussi faquin.
— HIST. xvi' s. Tireront leur coup de pistolet en courant contre la teste d'un chevalier qui sera peint en façon de quintan, la colombière, Thédt. d'hon.
t. I, p. 647, dans LACURNE.
— ÉTYM. Le même que quintaine.
QUINTANE (kin-la-n') , adj. f. Terme de médecine. Fièvre quinlane, fièvre intermittente, qui revient tous les cinq jours, et dans laquelle il y a par conséquent trois jours d'apyrexie.
— HIST. xvi" s. Fièvres quintaines, sextaines, PARÉ, Inlrod. 6.
ÉTYM. Lat. quintanus, de quintus (voy. quint).
4. QUINTE (kin-f), s. f. \\ 1° Terme de musique. L'intervalle qui suit la quarte et qui précède la sixte, dans l'ordre d'acuité ; la quinte est le renversement lie la quarte. Quand trois ondes d'une note entrent en l'oreille dans le même temps que deux ondes d'une autre, l'intervalle entre les deux notes est une quinte. Si on en pince une [des cordes du luth], celles qui sont plus élevées qu'elle d'une octave ou d'une quinte tremblent et résonnent d'elles-mêmes, desc. Musique, Cousonnances. Il [Pythagore] entendit des forgerons qui travaillaient ; les sons de leurs marteaux rendaient l'octave, la quarte et la quinte, diderot, Opin. des anc. philos. {Pythagorisme). Il n'en est aucune [lame]dont les sons laissent entre eux un intervalle de plus d'une tierce majeure, tandis que', parmi les lames de cristal , il en est dont les deux sons sont à la quinte l'un de l'autre, savart, Inslit. Mém. scienc. t. IX, p. 449. On se permet deux quintes de suite, quand la seconde quinte est fausse; quelques mai-
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très ne les permettent qu'en descendant, grétbt , Méth. pour prélud. leç. t b. || Quinte juste ou quinte naturelle, intervalle formé de sept demi-tons; c'est le renversement de la quarte juste. || Quinte augmentée, intervalle formé de huit demi-tons; c'est le renversement de la quarte diminuée. || Quinte diminuée, intervalle formé de six demi-tons; c'est le renversement de la quarte augmentée. |{ Quinte doublement augmentée, intervalle formé de neuf demi-tons; c'est le renversement delà quai te doublement diminuée. || Quinte doublement diminuée, intervalle formé de cinq demi-tons ; c'est le renversement de la quarte doublement augmentée. || Quinte mineure, nom donné par M. Fétis et quelques autres théoriciens modernes à la quinte diminuée. Il Fausse quinte, nom sous lequel Rameau, d'Alembert, J. J. Rousseau, etc. désignent la quinte diminuée. Il Quinte superflue, ancien nom de la quinte augmentée. || 2" Quinte couverte, un des jeux de l'orgue. || 3» Espèce de violon, plus grand que le violon ordinaire, monté de quatre cordes comme le violon, mais à une quinte au-dessous, On le nomme aussi viole, ou viola, mais plus souvent alto. Il 4° Terme de jeu de piquet. Suite de cinq cartes de la même couleur; elles comptent quinze. Quinte de roi, de dame, (le valet. Quinte basse. Quinte et quatorze. || Quinte majeure, et, anciennement, quinte major, quinte commençant par l'as. Sur mes cinq cœurs portés la dame arrive encor, Qui me fait justement une quinte major, mol. Fàch. Il, 2. Il Anciennement et par plaisanterie., une quinte major, u^ soufflet. Tiens, je suis bien tenté de te bailler une quinte major, mol. Jal. du Barb. 6. il Fausse quinte, cinq cartes de môme couleur qui ne se suivent pas. i| Kig. Renvoyer de quinte en quatorze, ajourner indéfiniment. || 5" Terme d'escrime. La cinquième garde. || 6° 4dj. Terme de médecine. Fièvre quinte, on dit maintenant fièvre quintane (voy. quintane).
— HIST. XV* s. Nettes terçoyées, quintes et doublées, E. DESC. Poésies mss. t 394.
— ÉTYM. Provenç. et ital quinta;iie'quitUus, cinquième.
2. QUINFE (kin-t'), s. f. Accès de toux violent et prolongé. Une quinte de toux. Des ijuintes fatigantes. M. de BaiUou a fort parlé, en ses Epidémies, d'une certaine toux à laquelle sont sujets les petits enfants, que les Parisiens appelent une quinte, quod quinia quaque hora (ère videalur recurrere. gui patin, l.etl. à Spon, (8 janv. 4(i44.
— ÉTYM. Lat. quinta hora, la cinquième heure, d'après l'étymologie donnée par BaiUou.
3. QUINTE (kin-f), s. f. \\ 1° Caprice, mauvaise humeur qui prend tout à coup. Vaudrait autant prêcher une mule qu'une fille quand elle a sa quinte, COMTE DE CAYI.US, Éco'iseuses, Œuv. t. X, p. 54 &, dans POUGENS. Il 2° Terme de manège. Mouvement désordonné que fait le cheval sous le cavalier
— HIST. XVI" s. Un beau matin que sa quinte le point. Nuits de Straparole, t. ii, p. 94 , dans lacurne. A quelque temps de là, Salard print sa quinte de se partir de Gennes, ib. t. i, p. 44. Il est en quinte de faire cela, cotgrave.
— ÉTYM. Namurois, quinke; Hainaut, avoir des kins, être quinteux ; Aix, queule, caprice, mauvaise hunieur. On a dit que c'était la quinte des musiciens, qui, lorsqu'ils se fâchent et s'emportent, prennent la quinte ; d'où quinfe, mauvaise humeur, ca|irice. Il est plus probable que c'est la quinte, accès de toux, qui est devenu la quinte, accès d'humeur.
f 4. QUINTE (kin-f), s. f. La quinte ou banlieue formait autour du Mans une ceinture d'environ 37 paroisses, dont le rayon variait de 9 à 47 kilomètres, H. CHARDON, dans le Bulletin de la société d'agriculture, sciences et arts de la Sarlhe, t. xviii,
QUINTEFEUILLE (kin-te-feu-U', Il mouillée.s), s. f. Plante rosacée, dont les feuilles digitées à cinq folioles ont l'apparence de cinq feuilles sur un même pétiole {potenlilla reptans, L.). || Terme de blason. Fleur de pervenche à cinq pétales.
— HIST. XVI' s. Quinte-fueille, ce nom procède des cinq fueilles que ceste herbe porte en chacune
queue, 0. DE SERRES, 64 6.
— ÉTYM. Lat. quinquefolium , de quinqué, cinq, et folium, feuille.
t QUINTELAGE (kin-te-la-j') , t. m. Terme de marine. Amas de choses pesantes, telles que du sable, des pierres, du caillou, etc. qu'on met au fond (l'un navire, comme un contre-poids nécessaire pour résister aux coups de mer.
— ÉTYM. Quintal.
t4. QUINTEK (kin-té), V. n. Terme de musique.
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Procéiier par quintes daos le contre-point ou déchaiit.
+ 2. QUINTER (kinté), e. a. Ancien terme d'orfèvrerie. Marquer après l'essai et après avoir fait payer le droit de quint pour le roi.
tQCINTERON, ONNE (kin-te-ron, ro-n'), s. m. et f. Descendant d'une quarteronne et d'un blanc, ou d'une blanche et d'un (luarteron.
— ÊTYM. Mot fait avec le lat. quintus, comme quarteron avec quartus (voy. quarteron 2).
QUINTESSENCE (kin-tè-ssan-s'), s. f. \\ f Terme de la philosophie scolastique. La substance éthéree. Les anciens voulaient que l'âme de l'homme fût d'une espèce de quintessence sans nom, fên. Exist. 43. Il 2° Dans l'ancienne chimie, la partie la plus subtile extraite de quelque corps. Je subtiliserais un morceau de matière, Que l'on ne pourrait plus concevoir sans effort, Quintessence d'atome, extrait de la lumière, la font. Fabl. x, *.{] Il s'est dit, familièrement, des sueurs excessives dans l'ancien traitement des maladies secrètes. Je hais l'eau de gaïac et l'étouffante ardeur Des fourneaux enfumés où l'on perd sa substance. Et où l'on va tirant un homme en quintessence, bégnif.h, Ép. ii. || On donnait autrefois ce nom k l'alcool chargé des principes de quelques substances médicamenteuses. On a donné le nom de teintures, d'élixirs, de baumes, de quintessences aux composés de sucs huileux ou résineux et d'alcool, quand celui-ci est assez chargé de ces substances pour avoir beaucoup de couleur et pour précipiter abondamment par l'eau, fouhcroy, Conn. chirti. t. vui, p. bo.3, dansponoENS. || 3» Terme d'alchimie. Toute substamce jouant un rôle important dans la transmutation des métaux. François Pic a composé de la quintessence, g. naudé, Apol. p. 520. Il 4' Fig. Ce qu'il y a de plus raffiné en quelque chose. C'est [M. le Duc] la quintessence de jalousie, c'est la jalousie même ; j'admire qu'il en soit resté dans le monde, après qu'il a été partagé, sÉv. 27 oct. (673. En cet état [la complaisance pour nous-mêmes], bien loin de mépriser la vaine gloire, au contraire nous en séparons pour nous le plus délicat et le plus exquis... et tirons, pour ainsi dire, l'espiit et la quintessence de cet agréable poison, Boss. i" sermon, Profession, 2. || C'est un homme qui tire la quintessence de tout, c'est un homme habile qui fait d'une chose tout ce qu'on en peut faire, qui pénètre jusqu'au fond d'une affaire. || Ce qu'il y a de plus précieux dans un ouvrage. Le discours préliminaire qui est à la tête de cet ouvrage [l'Encyclopédie] et dont il [d'Aiembert] est auteur, est, si on peut parler ainsi, la quintessence des connaissances mathématiques, philosophiques et littéraires que l'auteur avait acquises pendant vingt années d'études, d'alemb. ilém. Œuv. t. i, p. xxxi. Il Tout le profit qu'on peut tirer ' d'une chose. Mme d'Armagnac, impérieuse et dure, tirait la quintessence de sa charge, du gouvernement et des biens de son mari, st-sim. <89, 23.
— HlST. xiv s. Ce est le ciel que l'en appelle la quinte essence, qui est plus divine et plus précieuse pour ce que elle est plus haut que les elemtns, ORESME, Thèse de meunier. |{ xv" s. 0 quintessence de pommier [le cidre] 1 Se toujours j'en buvoy de telle! BASSEL1N, XI. Il xvi' s. Huile de fenoil, extraite par quinteessence, paré, vi, )5. Ce fia liaison de Montaigne et de la Boétie] n'est pas une spéciale considération, ny deux, ny trois, ny quatre, ny mille: c'est je ne sçais quelle quintessence de tout et meslange qui, ayant saisi toute ma volonté, l'amera se plonger et se perdre dans la sienne,