‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 113 sur 754 · SE · texte numérisé non relu

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trois substances, l'embryon, le ou les cotylédons et le périsperme, fourcroy, Conn. chim. t. vu, p. t&. Il Fig. L'argent est la semence de l'argent, et la première pistole est quelquefois plus difficile à gagner que le second million, j. j. rouss. Écon. poIiL||3° Terme de pharmacie. Les quatre semences chaudes majeures, celles d'anis, de fenouil, de cumin, de carvi. {| Les quatre semences chaudes mineures, celles d'ache, de persil, d'ammi et de carotle.ll Semences froides majeures, celles de concombre, de melon, de citrouille et de courge. Semences froides mineures, celles de laitue, d'endive, de chicorée et de pourpier. || 4* Semence de champignon, espèce de champignon. || 5° Fig. Il se dit de ce qui, comparé à une semence, doit germer dans l'esprit, dans le cœur. Isabelle pourrait perdre dans ces hantises Les semences d'honneur qu'avec nous elle a prises, mol. Éc. des mar. i, 4. Qui pourrait exprimer la joie que ressentait Mme de Montausier, lorsqu'elle voyait croître les bonnes habitudes du jeune prince [le Dauphin], et germer ces précieuses semences de gloire et de vertu qu'elle avait jetées avec tant de soin dans son cœur? fléch. ïfme de Mont. Les semences de piété et de religion que vous et moi avons reçues de notre éducation, cii. de sév. À Mme de Grignan, dans sÉv. t. i, p. 4)8, éd. régnier. Les personnes d'esprit ont en elles des semences de toutes les vérités, la bruy. i. L'Ingénu, qui avait un grand fonds d'esprit, fit de profondes i réfiexions sur cette idée [ce qui soulage le corps ' soulage l'âme], dont il semblait qu'il avait la semence en lui-même, volt. l'Ingénu, (o. Ce sont des semences que je jette dans votre esprit ; et, pour qu'elles y germent un jour, il me suffira de vous prévenir de bonne heure contre le mauvais goût, coNDiL. ylrJ. d'écr. n, io. Cyrille fut choisi d'un commun accord pour répandre les premières semences de la foi dans le cœur de la future catéchumène, chateaubr. Mart. xiii. || 6° Fig. Cause qui doit produire avec le temps certains eflTets. La victoire n'est pour toi qu'une semence de nouvelle guerre, vaugel. Q. C. vu, 8. Elle laissa en mourant une semence éternelle de division entre les enfants qu'elle avait eus des deux frères, Démétrius Nicator et Antioohus Sidétcs, boss. Ilist. I, ». Dès le second et le troisième siècle, l'Kglise a vu naître et Cerdon, et Marcion, et Manès, ce» ennemis du Créateur ; on trouve partout des semences de cette doctrine [le manichéisme], id. Var. XI, 204. Le monde n'avait pas m;inqué de mêler, parmi ses faveurs, des semences d'amertume, qui en étaient inséparables, bouhdal. 5ur la récomp. des saints, t" avent, p. 25. Le sang des martyrs était encore la semence des fidèles, mass. Panég. SIe Agnès. \\ 1° Fig. et familièrement. Préparation à quelque chose de mieux. Mme de Soubise en avait tiré [du roi] une faveur qui ne fut qu'une semence, st-sim. 70, 234. || 8° Liqueur fécondante des mâles. Il Dans le langage biblique, descendants, postérité. Dieu promit au saint patriarche qu'en lui et en sa semence toutes ces nations aveugles qui oubliaient leur créateur seraient bénites, Boss. Ilist. ii, 2. || 9° Semence de perles, perles très-petites, dont ordinairement quatre ou cinq ne pèsent qu'un grain. La semence de perles se vend à l'once. Semence de perles, la livre payera 3 livres. Tarif, 18 sept. 1064. || Semence de diamants, petites parcelles de diamants, dont on orne des bijoux. Il 10° Semences, sorte de petits clous employés par les tapissiers et les bourreliers.

— HIST. XIII* s. Ensi dcfina li lignages à l'cmpereour Fedric, en tel manière que de lui ou de ses fils n'est demorée en terre nulle semence, brun, latini, Trésor, p. loi. Semenchc de porete et d'oignonete doit un denier à col, et à dos deuz deniers, Liv. des met. 283. || xvi* s. U desiroit qu'il y eust des roys de Lacedemone engendrez de sa semence, A>i\OT,Agésil. 3. Bien, disoit-il,en un pals couvert pourroit-on faire retraitte par semences, et sans rien engager par infanterie, d'aûb. Ilist. i, 215. Le prince de Condé plus facile, désireux de la cour, où il avoit laissé quelque semence d'amourettes.... id. ib. i, 231. Il usera souvent des quatre semences froides, PARÉ, V, 20. Telle semence, telle moisson, cotgrave.

— ÊTVM. Wallon, semoini; Berry, îumenceet sèment, m. et f.; provcnç. semensa; ilal. semema; du bas-lat. sementia, dérivé de semen, graine.

t SEMENCEAU (se-man-sô), s. m. Betterave qu'on replante, afin de la laisser venir en graine pour la seconde année.

SEMENCINE (se-man-si-n'), *. f. Terme de pharmacie. Nom donné aux fleurs non épanouies ei

SEM

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mêlées de l'armoise judaïque et de l'armoise persique. Il On dit aussi scmcntine.

— ETYM. Semence.

SEMKN-CONTItA (sé-mèn'-lvon-tra), s. m. Terme de pharmacie. Substance vermifuge, d'une saveur acre, amère, d'une odeur forte, d'une teinte verditre, constituée par des fragments de diverses espèces d'armoises d'Orient.

— HIST. XVI* s. Si vous donniez incontinent scmen contra, ou theriaque vieille.... paré, xxii, 6.

— ÊTYM. Lat. semen, graine, contra, contre [vertnes, les vers).

t SE.MKNTIiNE (se-man-ti-n'), s.f. Voy. semen'cine. SE.MEK (semé. La syllabe se prend un accent grave quand la syllabe qui suit est muette: je sème, je sèmerai), v. a. || 1" Mettre du grain dans une terre préparéo. Semer du blé, de l'orge. Semer à la volée. Semer clair. Semer épais. Semez votre grain dès le malin ; et que le soir votre main ne cesse pas de semer, saci, bible, Ecclésiaste, xi. II. Il faut un homme alerte pour semer les avoines, et un homme lont pour semer l'orge, Cuit, des grains, dans leroux DE LINCY, Prov. t. I, p. 85. || Par extension. Et des dents d'un serpent ensemencer la terre Dont la stérilité, fertile pour la guerre, Produisait à l'instant des escadrons armés Contre la même main qui les avait semés, corn. Méd. ii, 2. || Fig. 11 sema des malheurs, il en cueille le fruit, mair. Soliman, IV, 3. Et comme il n'a semé qu'épouvante et qu'horreur, Il n'en recueille enfin que trouble et que terreur, corn. Uér. i, l.|[ Semer un champ, semer des terres, semer une planche, une couche, y semer de la graine. || Semer de l'oseille, du persil, de la laitue, des pavots, etc., semer de la graine d'oseille, de persil, de laitue, de pavots, etc. L'arbre qu'on a semé, croissant pour un autre âge, À nos derniers neveux réserve son ombrage, DELiLLE, Géorg. II. Il Absolument. C'est la saison de semer. Qui sème dru récolte menu; qui sème menu récolte dru, CuU. des grains, dans lsroui de LINCY, Prov. t. I, p. 85. Les Carthaginois, pour rendre les Sardes et les Corses plus dépendants, leur avaient défendu, sous peine de la vie, de planter, de semer, et de faire rien de semblable, MONTESQ. Esp. ixi, 21. Semer pour recueillir est une précaution qui demande de la prévoyance, J. I. Rouss. Ess. sur l'orig. des langues, 9. Ahl qui voudra semer s'il ne doit recueillir? h. j. chen. Gracques, n, 3. || Fig. Nouscraignons votreexemple, et doutons si dans Rome II n'instruit pas le peuple à prendre loi d'un homme, Et si votre valeur, sous le pouvoir d'autrui, Ne sème point pour vous, lorsqu'elle agit pour lui, corn. Sertor. m, 2. Il a fallu des siècles pour rendre justice à l'humanité, pour sentir qu'il était horrible que le grand nombre semât, et que le petit recueillit, volt. Dict. phil. Goutierre. anglais. Quand vous semez dans le vaste champ de la république, vous ne devez pas compter le prix de cette semence : après le pain, l'éducation est le premier besoin du peuple, Danton, Moniteur du 15 aoàt 1793. || Fig. Semer en terre ingrate, l'aire du bien à une personne qui n'en a pas de reconnaissance, ou donner des enseignements à quelqu'un qui n'a pas de dispositions pour en profiter. || Semer en terre ingrate se dit encore pour faire un travail difficile ou pénible dont personne ne vous saura gré. Les traducteurs sèment en terre ingrate ; le sol le plus fertile s'appauvrit sous leurs mains, de wailly , Mercure de France, vendémiaire an ii, p. 55. ||2° Remplir de choses comparées aux graines jetées en semant. Je verrai les chemins encor tout parfumés Des fleurs dont sous ses pas on les avait semés, BAC Iph. IV, 4. D'indignes assassins. Des pièges de la mort ont semé les chemins, volt. Mérope, M, 5. Le jour venait de naître, et semait en riant Les calices des fleurs des perles d'Orient, delille. Farad, perdu, xi. || Fig. L'on a beau faire bien et semer ses écrits De civette.... hégnier, Sot. iv. Elle met sa piété à semer sa journée de bonnes œuvres, MAINTENON, Lett. à Mme de la Viefville, 9 avril 1713. Et le docteur en chaire en sema [de pointes] l'Évangile, boil. Art p. n. Il [le ciel] sème de chagrins ma pénible carrière, volt. Temple du Goût. Il Fig. Semer de fleurs le bord du précipice, cacher les périls sous d'adroites flatteri-es. Je leur semai de fleurs les bords des précipices, rac. Ath. ni, 3. Il Semer de fleurs, louer. Qu'en ce jour la poésie Sème leurs tombeaux de fleurs, bér. Jour des morts. \\ 3' Répandre çà et là, disséminer, parsemer. On a semé des libelles dans toute la ville. 11 semait son argent le long dos chemins sans s'en apercevoir. Semer des chausse-trapes dans les en-

droits où doit passer la cavalerie ennemie. Pour jeter un obstacle à l'ardente poursuite Dont mon père en fureur touchait déjàta fuite, Semai-jeavec regret mon frère par morceaux? corn. Méd. in, 3. Il Par extension. Je suis lasse d'écrire, et non pas de lire tous les endroits tendres et obligeants que vous avez semés dans votre lettre, siv. à Bussy, isaoùt IC08. Il [Xénophon] nous montrait ses chevaux, ses plantations, les détails do son ménage ; et nous vîmes presque partout, réduits en pratique, les préceptes qu'il avait semés dans ses difl"érents ouvrages, bartiiél. Anach. ch. 39. || Fig. Pour toi, do qui la main sème ici les forfaits, volt, le Fartai. II, 6. Il Fig. et poétiquement. Semer les funérailles, donner la mort à beaucoup de guerriers. Puis passant près des lieux où du haut des murailles Son bras armé pour nous semait les funérailles, c. DELAV. Paria, v, 6. || Fig. Semer des pièges sur les pas de quelqu'un, lui tendre des embûches secrètes. || Fig. et familièrement. Semer des perles, des marguerites devant les pourceaux, parler devant des ignorants de choses qui sont au-dessus de leur portée, ou présenter à quelqu'un des choses dont il ne connaît pas le prix. || 4° Terme de vénerie. Un cerf sème ses fumées, lorsque en marchant il les je tte les unes après les autres. 1 1 6* Distribuer. Que pour les aumônes que vous aurez semées en ce monde, il [le Sauveur] vous rende en la vie futuj'e la moisson abondante qu'il vous a promise, Boss. 2* sermon pour l'exalt. de la sainte croix, 2. La mère de M. de Lamoignon crut que ses aumônes ne seraient pas infructueuses, qu'elle recueillerait dans sa famille ce qu'elle semait dans les hôpitaux, FLÉcn. Lamoign. \\ Absolument. J'ai su qu'à deux mains il semait. Sans bruit faisant l'aumône, BÉRANO. Mon curé. || Semer de l'argent, distribuer de l'argent à des personnes pour les gagner. Il Semer l'argent, être prodigue. || 6° Fig. Répandre, faire courir, en parlant de bruits, de nouvelles, de paroles. Cette fable que vous avez semée contre H. d'Ypres, pasc. Prov. xvi. Ce bruit scandaleux que vous semez de tous côtés, id. ib. xvii. De nouveau tu semas tes captieux mensonges, boil. Sat. xii. Tandis qu'on vous verra d'une yoix suppliante Semer ici la plainte et non pas l'épouvante, RAC. Brit. 1, 4. Toujours la renommée Avec le même éclat n'a pas semé mon nom, id. Bérén. ii, 2. On sème de sa mort d'incroyables discours, id. Phèdre, II, I. D'abord un bruit léger.... pianissimo, murmure et fjje et sème en courant le trait empoisonné, beaumarcii. Barb. de Sév. ii, 8. || 7° Il se dit, dans un sens analogue, d'impressions morales. Quand pour vous acquérir je gagnais des batailles.... Que je semais partout la terreur et l'effroi, corn. Perth. i, 4. Les luthériens sèment ces erreurs ; les calvinistes marchent après pour les recueillir, BOSs. 2* avert. 24. Rappelez en votre mémoire avec quelle tendre et sensible joie il recueillit ce qu'il avait semé dans Tàme de ce jeune vainqueur [le Dauphin], fléch. Duc de Montaus. Heureux, si les fâcheux, prompts à nous y chercher, N'y viennent point semer l'ennuyeuse tristesse ! BOIL. Éplt. VI. Ainsi Mars commençait, par le bruit des armes et par l'appareil frémissant de la guerre, à semer la rage dans tous les cœurs, FÉN. Tél. XX. Il [Charles V] sut d'abord semer la division entre ce prince [le prince Noir] souverain de Guienne et ses vassaux, volt. Mœurs, 78. IIS- Se semer,», réfl. Être semé. Le seigle se sème en automne. {| Kig. Après les trois ans il se sema un esprit de division entre lui [Abimelech] et les habitants de Sichem, qui commencèrent à le haïr, boss. Polit, ix, 8, 7. || Proverbes. Il faut semer pour recueillir, il faut travailler pour avoir droit à un salaire, à une récompense. || La crainte des pigeons n'empêche pas de semer, il ne faut pats laisser d'entreprendre une affaire, bien qu'elle présente des difficultés, des inconvénients.

— HIST. III' s. Qui petit semé petit keult [colligit, recueille], ciirestien de troyes, dans leroux de LINCY, Prov. t. I, p. 85. Cil chi sèment en termes, en esledecement [réjouissance] cuillent. Liber psalm. p. 203. Il XIII* s. Cil Fedris destruit la cité de Melans [Milan], et la fist arer et semer de sel, BRUN, latini, Trésor, p. 89. Car cil rekeut qui plus semme. Roman de Mahomet, p. 75. Or devrions panre [prendre] telporpens, Chascuns de nos selon son sens, Que nos tel chose i semissiens.... Ren. 19813. Renartestcil qui toz max semé, ib. 8283. Es blés somés el printans, poent les gens aler por querre les erbos et les porées, beaum. ui, 4. [Baisers] Qui furent de lermes semé. Et de dolçor anbaussemé [embaumés], Chev. au lyon, v. 2627.

||ziv« s. Et la grasce [il] ot de toute gent, Car il semoit l'or et l'argent, ÈnsI c'en semé bles as cans [champs), i. db condé, t. u, p. tVU. Quant li ennemi sont aus portes de Rome, il sèment civiles discordes, BERCiiEURE, f" 84, rtcto. Chcvaliers d'Engleterre, vous faites grant pcschié De travailler les poures, ceulz qui siement le blé, Combat de* Trente, p. I6. ||xv* ». [\ l'entrée de la reine Isabelle] le grand pont de Paris estoit couvert d'un ciel cstoillé de verd, et de vermeil semé, froiss. liv. IV, p. 4, dans lacuhne. Non promovoir gens ignorans les sciences, car ilz sèment trop d'erreurs et grèvent tout le bien publique, Bibl. de* eh. c* série, t. ii, p. 135. Et fut semeo une assez mauvaise raison, c'estoit que.... comm. n, 7. Touteflbis il faisoit semer en ost tout le contraire, ro. m, 3. Il XVI* s. 0 désirs qui teniez ma jeunesse asservie, Semant devant le temps des rides sur mon front, desportes. Œuvres chrestiennes, sonnets, u. Il leur commanda qu'ilz semassent un bruit tout au contraire de ce qu'ilz luy avoient dit, amyot, Agé*. 2a. On peult dire, d'un costé, que de lascher la bride aux parts [aux partis religieux], d'entretenir leur opinion, c'est espandre et semer la division, mont, m, 84. Ils avoient semé des chausses trapes soubs l'eau, id. u, 196. Qui semé espine n'aille deschaux, LEROUX de uncy, Proi'. t. I, p. 86. Teste de cerf bien semée, cotgrave. Semer un grain d'orge pour attraper un pigeon, id.

— ÊTYM. Norm. lumer; Berry, seumer et tumer, dans l'Est, jener ; provenç. temenor, semnar; esp. sembrar; portug. semear ; ital. seminare ; du lat. seminare, de semen, graine, que les étymologistes rattachent à serere: se et le suffixe men. Serere, tevi, salnm, est le grec ai.f>, cribler.

t SEMESTRAL, ALE (se-mè-stral, stra-l'), adj. Terme de médecine. Caractère semestral des maladies, caractère que leur imprime, dans le semestre actuel, le semestre qui vient de s'écouler. SE.MESTRK (se-mè-str"), s. m. || 1" Espace de six mois consécutifs. Les rentes sur l'Etat se payaient par semestre. || Semestre de janvier, le semestre qui commence le premier jour de janvier ; semestre de juillet, le semestre qui commence le premier jour de juillet. || On dit de même : Le semestre d'été, le semestre d'hiver. Il Dans les lycées, prix de semestre, voy. EXCELLENCE. || %° Par extension, rentes, traitements qui se payent par semestre. Recevoir son semestre. Il 3* Il se dit de certains emplois qu'on est obligé de remplir pelidant une moitié de l'année. Servir par semestre. Il est de semestre. Il est hors de semestre. || Fig. Parlant dj père Rapin, qui faisait tour à tour des livres d'érudition et des livres de piété, il [l'abbé de la Chambre] disait que ce jésuite servait Dieu et le monde par semestre, viGNEUL-MARViLLE, lf<!l. d'hist. et de lut. p. 77. Il Cet officier a servi son semestre, il a servi à son régiment les six mois qu'il est obligé do servir, jj Le grand conseil, la chambre des comptes de Paris, etc. servaient par semestre, c'est-à-dire qu'une moitié de ces compagnies servait pendant six mois, ei l'autre moitié pendant les six autres mois. Il Semestre s'est dit de chaque moitié d'une telle compagnie. Assembler les semestres, les deux semestres. M. de Laffemas, maître des requêtes, igé de soixante-seize ans, et doyen do tous les semestres, GUI PATIN, Letlr. t. u, p. 287. Il 4° Congé de semestre, ou, simplement, semestre, congé de six mois accordé aux militaires. Être en semestre. Il Par extension, celui à qui a été accordé ce congé. Rappeler les semestres. Les ordres réitérés les plus sévères sont arrivés pour faire rejoindre surle-champ les jeunes gens de la première réquisition et les semestres, Corresp. du gén. Klinglin, 1,159. Il On dit aussi semestrier. || 6* Mesure fiscale qu'employait la royauté et qui consistait & créer, moyennant finance, de nouveaux titulaires pour exercer les mêmes fonctions que les ancien» pendant un semestre de l'année, réduisant les autres à n'exercer que pendant l'autre semestre, ce qui doublait le nombre des charges et en diminuait le revenu. Le semestre excita bien des fois les réclamations des parlements. || 6* Adj. Anciennement, il se disait des corps judiciaires qui avaient six mois d'exercice. Le roi [Henri IIJ le rendit semestre [le parlement de Paris], et augmenta le nombre des charges, volt. Ilist. pari. XX. Il II s'est dit aussi do certains fonctionnaires publics qui ne servaient que par semestre dans une compagnie. La moitié des conseillers d'Etat en ordinaire, l'autre moitié semestre.... les semestres sont tenus de.... ST-siM. 191,55.

— IIIST. XVI* s.... Et portant en leurs mains le»

SEM

premiers des fruits.... Supplicient la déesse [Cérès], et sa semestre fille, Leur donner bon mari et plentc de famille, rons. 072. La chambre, les deux ismestres assemblez, ayant mis l'afTaire en dolifceration, Arrêt de la Ch. des comptes, 4 janv. ib7c.

— ÊTYM. Wallon, scmess ; du lat. semcslris, de se, pour sex, six, et mensis, mois. Au xvi* siècle, il c'ait adjectif : juges semestres, cotgrave.

t SEMESTRIEL, ELLE (se-mè-stri-èl, c-l'), adj. Oui se fait, qui a lieu chaque semestre. Revue semestrielle.

— ÉTYM. Semestre.

SEIIESTUIER (se-mè-stri-é; l'r ne se proronce pas; au pluriel, l's se lie : des se-mfe-stri-éi en route), s. m. Militaire absent de son corps par congé de semestre. On a publié en haute Alsace l'ordre aux nombreux seinestriers de partir dans les vingt-quatre heures pour rejoindre leurs bataillons, Corresp. du gén. Klinglin, l, 4 27.

— liTYM. Semestre.

SEMEUR (se-meur), s. m.\\ 1" Celui qui sème du grain. Un semeur expérimenté est un homme infiniment précieux, genlis. Maison rust. t. m, p. 20, dans pouoENS.Fig. || Mais le temps, grand semeur de la ronce et du lierre. Touche les monuments d'une main familière, v. hugo, Voix, 4. Il Le semeur éternel, Dieu, la force qui produit tout. PareH au temps ce faucheur sombre Qui luit le semeur éternel, v. hugo, Voix, 5. ||2°Fig. Celui qui distribue à droite et à gauche. Vous souhaitez un Monlausier.... le semeur do négatives, sÉv. 47 nov. 4 075. Il 3" Fig. Celui qui ré' pand, propage. Le semeur de rapports souillera son Ame ; et il sera haï de tout le monde, saci. Bible, Ecclésiastiq. xxi, 3). On dit que c'est [Jésus] un semeur de nouvelles doctrines, qui abuse le peuple, boss. Instr. aux Ursul. sur le silence, 3. Il Semeur de faux bruits, celui qui répand de fausses nouvelles. || Semeur de discorde, etc. celui qui se plaît à brouiller, à diviser les esprits. Un semeur de zizanie, volt. Lett. Damilaville, Il mai 1764. Il 4» Semeurs de peste, gens qu'on accusait de propager la peste en semant çà et là des linges provenant de pestiférés. || 6° Hochequeue ou lavandière.

— HEM. L'Académie ne donne pas le féminin semeuse. Rren pourtant ne doit empêcher de l'employer.

— lilST. XIII' s. Qu'il [les oisillons] alassent les lins mengier, Qu'il ne puissent fructefier; Mais li plusur nel voiront [voulurent] faire ; Au semeour i vunt retraire, marie. Fables, 4 8. Uns semere issi pour semer, gui de cambrai, Barl. et Jos. p. 34. Il XV' s. Semeurs do courrons et de zizanie, c'est à dire faiseurs de noises et de guerres, Bibl. des ch. 6* série, t. u, p. 4 49. || xvi' Les traislres, les mutins, les semeurs de querelles, desportes, Rodomont.

— ÊTYM. Wallon, semeu ; provenç. semenaire, semcnador ; espagn. icmbrador; portug. semeador ; ital. seminatore; dalat. seminatorem; de seminare, semer. •

SEMI (se-mi), mot latin qui joue le rôle de préfixe, se joignant toujours à un autre mot, et qui signifie demi. Un recueil semi-périodique. Alors il y eut un semi-Thémislocle ; mais il n'y eut pas un Aristide dans toute la Grande-Bretagne, kay- NAL, JHst. phil. X, 4 4.

— ÊTYM. Lat. «mis, demi; grec, fni-iav; sanscr. tdmi; le même que sama, Ô|j.o;, similis .-la moitié c'est la partie semblable.

t SEMI-AUUÉRENT, ENTE ( se-mi-a-dé-ran, ran t'), adj. Qui adhère à demi, ou par une partie seulement de son étendue.

t SEMI-AMPLECriF, IVE (se-mi-an-plè-ktif , ktiv'), adj. Qui embrasse à demi. La préfoliaison est semi-amplective quand les feuilles, pliées longitudinalement, ont leurs bords embrassés par une autre feuille pliée de la même manière.

t SEMI-AMPLEXICAULE ( se-mi-an-plè-ksi-kô- 1'), adj. Se dit des feuilles sessiles qui embrassent la moitié de la tige.

t SEMI-AMPLEXIFLORE (se-mi-an-plè-ksi-fio- O. <*<y- Terme de botanique. Qui entoure les fleurs à demi.

t SEMI-ANIMISTE ( se-mi-a-ni-mi-st') , s. m. Terme de médecine. Celui qui admet à demi les doctrines animistes. Voilà ce que disent à peu près les slahliens, les somi-animisles, les nouveaux solidistes d'Edimbourg, cabanis, Instit. Mém. seienc. mot. tt pol. t. iv, p. 402.

i SEMI-ANNUEL, ELLE (se-mi-»-nnu-èl, è-l'), adj. Qui a lieu tous les six mois.

SEM

t SEMI-ANNULAIRE (se-mi-a-nnu-lô-r'), adj.

Qui a la forme d'un demi-anneau.

t SEMIAUIANISME (se-mi-a-ri-a-n>^ 0»'), s. m. Doctrine des semi-ariens.

t SEMI ARIEN (se-mi-a-riin), s. m. Nom donné à ceux dos ariens qui niaient que le Fils fut consubstantiel au Père, quoiqu'ils partageassent d'ailleurs toutes les opinions des ariens.

t SEMI-HRÈVE (se-mi-brè-v'), s. f. Terme d'ancienne musique. Valeur qui comprenait la moitié d'une brève. Trois valeurs temporaires seulement, la longue, la brève et la semi-brève, étaient en usage aux xii* et xiii' siècles, coussemaker, De l'art harmonique, p. 4 3.

t SEMI-CIRCULAIRE (se-mi-sir-ku-lê-r'), adj. Qui a la forme d'un demi-cercle.

— iiiST. XIV" s. La semicirculaire [incision] est tous jours ouverte, n. de mondeville, f" 404.

t SE51I-C0L0N (se-mi-ko-lon), s. m. Ancien signe de ponctuation qui valait une demi-pause ou une virgule.

t SEMI COMMA (se-mi-ko-mma), ». m. Un demi-comma. Diviser le ton majeur en deux comma et deux semi-comma, volt. Dial. 22.

t SEMI-CUHIQrE (se-mi-ku-bi-k'), adj. Terme de géométrie. Parabole semi-cubique, courbe dans laquelle les cubes des ordonnées sont comme les carrés des abscisses. On dit aussi seconde parabole cubique.

t SEMI-DÉPONENT (se-mi-dé-po-nan),od;. Voy.

DÉPONENT.

I SEMI-DIATON (se-mi-di-a-ton), s. m. Nom donné par Choron à ce qu'on nomme plus souvent demi-ton, ou semi-ton (voy. diaton).

t SEMI-DIURNE (se-mi-di-ur-n'), adj. Qui ne dure que la moitié d'un jour.

t SEMI-DOUBLE (se-mi-dou-bl'), adj. || l» Terme de liturgie. Se dit des fêtes qui, sans être très-importantes, sont plus solennelles que les fêtes simples. || 2° Terme de botanique. Fleurs semidoubles, fleurs qui ne sont doubles qu'à moitié, c'est-à-dire qui n'ont converti en pétales qu'une partie des organes sexuels.

t SEMNFLEURONNÉ, ÉE(3e-mi-fleu-ro-né,née), adj. Terme de botanique. Dont la fleur se compose de demi-fleurons.

t SEMI-FLOSCULEUX, EUSE (se-mi-flo-skuleii, leû-z'), adj. Terme de botanique. Dont la fleur résulte d'un assemblage de demi-fleurons.

t SEMI-GOTUIQUE (se-mi-go-ti-k'), adj. Se dit de l'écriture gothique altérée par un mélange de caractères romains.

t SEMI-UISTORIQUE (se-mi-i-sto-ri-k'), adj. Se dit d'un livre qui renferme des faits historiques arrangés arbitrairement ou entremêlés de faits romanesques.

t SEMl-INFÈRE (se-mi-in-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui est à demi inférieur à une autre partie.

t SEMI-LIQUIDE (se-mi-li-ki-d'), adj. X demiliquide. Coulée de laves semi-liquides.

t SÉMILLANCE (sé-mi-llan-s', II mouillées), s. f. Néologisme. Vivacité, promptitude, en parlant de l'esprit, du regard (mercier).

SÉMILLANT, ANTE (sé-mi-Uan, llan-t', Il mouillées, et non sé-mi-yan), adj. D'une vivacité qui veut plaire. Cette beauté [Mme de Schrewsbury], moins fameuse pour ses conquêtes que pour les malheurs qu'elle a causés , mettait son plus grand mérite à être plus sémillante que les autres, iiamilt. Gramm. 6. Un enfant sémillant, façon de parler bourgeoise, de Caillières, 4 690. Je ne conçois pas comment Mme du Defl'ant peut être si gaie et si sémillante, après avoir perdu la vue, volt. Lett. Richelieu, 48 févr. 4 774. [Dans un tableau] un grand personnage sémillant est ridicule ; un petit personnage grave ne l'est pas moins, dider. Saion de 4767, t. IX, p. 80, édit. 4821. Ils [les enfants] sont vifs, étourdis, sémillants, comme il convient à leur âge, jamais importuns ni criards, j. J. nouss. Ilél. v, 3. [Dans l'émigration] Le marquis sémillant au comptoir est tranquille; Plus d'un jeune guerrier tient le rabot d'Emile, delille. Fit. iv. || Fig. Un esprit sémillant. Vous sentez bien que la maison d'un homme de mon âge n'est pas bien sémillante, volt. Lett. prince de Ligne, 4 4 mars 4 705.

— I41ST. XVI' s. Sémillant, mcod.

— ÊTYM. Sémiller.

t SÉMILLER (sé-mi-llé, 1{ mouillées, et non sémi-yé), v. n. Être sémillant. Cet étourdi qui court, saute, sémille, Sort,. rentre, va, vient, rit, parle ci

SÉM

frétille, volt. Prude, m, 4. ||11 se conjugue ave» l'auxiliaire aïoi'r.

— HIST. xnr 6. Cil fist partout le feu estaindre, Tant semilla [se remua] por gens destraindre, El le lor fist quérir es pierres, la Rose, 20 336.

— ÉTYM. Il vient du celtique d'après Diez : kymri, sim, remuant, léger. Fortune la semilleuse[la remuante], la Rose, 20 33C; Berry, sémiller, garnir d'agrès un bateau.

t SEMILLON (se-mi-llon; U mouillées), t. m. Semillon blanc, nom d'un cépage du Périgord, trèsproductif.

t SEMI-LUNAIRE (se-mi -lu-nê-r'), adj. En forme de demi-lune. || Os semi-lunaire, le second os dt la rangée antibrachiale du carpe. || Cartilages semilunaires , cartilages de l'articulation tibio-tarsienne, qui sont évidcs au milieu de leur bord interne. || Ganglions semi-lunaires, nom donné à deux renflements nerveux situés dans l'abdomen, un de chaque côté de la colonne vertébrale, au-dessus et en arrière de la capsule surrénale corresjjondante.

SÉ.M1NAIRE (sé-mi-nô-r'), s. m. \\ l' Proprement, pépinière (sens qui n'est pas usité). || Fig. Vous les g.lterez [les bienfaits], si vous en faites un séminaire de procès, halii. Traité des bienf. de Sénêque, m, 44.|f2" Fig. Maison ecclésiastique oii l'on prépare, dans chaque diocèse, les jeunes clercs à la réception des ordres. Entrer au séminaire. Fonder un séminaire. || Petit séminaire, école secondaire ecclésiastique. || 3° Tous les ecclésiastiques qui y demeurent. Tout le séminaire assistait à ce sermon. || 4' Temps qu'on doit y passer pour être admis aux ordres. C'était un jeune abbé qui faisait son séminaire, j. j. Rouss. Conf. m. || 5° Par extension, établissement où l'on se formeà une profession quelconque. Cette école est un séminaire de bons officiers. Cette école [École polytechnique], après avoir été un foyer de lumières pour la France et pour l'Burope, venait d'être reconstruite sur un plan plus étroit et moins libéral. .. Napoléon transforma une pépinière de savants en un séminaire de guerriers, général foy, Guerre de la Péninsule, t. I, p. 4 26. Il 6° Nom que portent en Allemagne divers établissements d'instruction publique et spécialement les écoles normales.

— HIST. ivi- S. Les principauli (adieux s'en allèrent quant et quant, et tout le séminaire de sédition qui estolt demeuré en la ville, sa voyant •ans chef. .. cahloix, ii, 21. C'est le clapier qui est le séminaire de la garenne, 0. dE serres, 415. ....Encore que le naturel des carrotes requière plus de demeurer en leur séminaire, que le transplantement, id 530. L'envie et jalousie des égaux est le séminaire des troubles, séditions et guerres civiles, CHARBON, De la Sagesse, i, 58.

— ÉTYM. Lat. teminarium, pépinière, de seminare, semer.

SÉMINAL, ALE (sé-mi-nal, na-l'), adj. || l' Terme d'aiialomie. Qui a rapport à la semence. Vésicules séminales. Pertes séminales. Ce que la liqueur séminale est à l'oeuf, la poussière des étamincs l'est à la graine, bonnet, Consid. corps org. Œuv. t. vi, p. 616, dans POUGENS. || Vers séminaux, nom donné autrefois aux spermatozoïdes. || 2" Terme de botanique- Qui a rapport à la semence ou graine des végétaux. Il Lobes séminaux, les deux corpsqui sortent dos semences des dicotylédons, quand elles germent. || Feuilles séminales, feuilles produites par les cotylédons cpigés.

— HIST. XVI' s. La trop grande abondance de sang et de matière séminale, paré, xvi, 46.

— ÉTYM. Provenç. et espagn. séminal; ital. séminale; du lat. seminalis; de semen, graine; de te et men, terminaison participiale: la chose semée.

SÉMINARISTE (sé-mi-na-ri-sf), s. m. Celui qui est élevé dans un séminaire. Jean, roi de France, portait les cheveux aussi courts qu'un séminariste le plus réformé, thiers, Hist. des perruques, dans RiciiELET. L'abbé de Saint-Aignan parut en parfait séminariste; jamais rien de si gauche, de si plat de si béat, st-sim. 344, 46.

— r.TYM. Séminaire.

t SÉMINATION (sé-mi-na-sion), s. /. Terme dt botanique. Dispersion naturelle des graines d'une plante. La sémination est uniquement l'ouvrage de la nature, genlis, ilaison rust. t. 11, p. 427.

— ÊTYM. Lat. seminationem , de seminare, semer.

t SÉMlNJf ÈRE (sé-mi-ni-fè-r*), adj. || 1» Terme de botaniquo. Qui porte des graines; qui porte des semences. Se dit |iarliculicreiiient dos cloisons et ili".

SEM

SEM

SEM

falves du p(?ricarpe, lorsque .es graines y sont attachées. || 2* Terme d'anatomie. Vaisseaux ou conduits séminifères, ceux dont l'assemblage constitue la substance du testicule, et dans lesquels se forme .a semence ou sperme.

— F.TYM. Lat. semen, graine, et /"erre, porter.

t SKMI-NOCTUUNE (se-mi-no-ktur-n') , adj.

Terme d'astronomie. Arc semi-nocturne, portion de cercle comprise entre la partie inférieure du méridien et le point de l'horizon où le soleil sa lève ou se couche.

I SE.MI-NOVEXAinE (sc-mi-no-ve-nê-r'), adj. Terme de métrique ancienne. Qui a la moitié do neuf parties, ou quatre mesures et demie.

t SEMINULE (sé-mi-nu-1'), ». f. Terme de botanique. Corps reproducteur d'une plante cryptogame, synonyme de spore.

— Etym. Dimin. de semen, graine.

t SEMI-NYMPUE (se-mi-nin-f), S. f. En entomologie, nymphe qui diffère peu de l'insecte parfait.

t SÉMIOGRAPUIE (sé-mi-o-gra-fie), ». /. Notation par signes. Depuis <650, la notation musicale avait subi des transformations qui l'avaient amenée à la sémiographie moderne ; on avait renoncé aux anciens caractères; la gravure avait remplacé l'impression, A. MÉHEAUX, Moniteur universel, 48 juin

4867, p. 760, 3* col.

— ÊTYM. Srifitiov, signe, et ypôçeiv, écrire.

SÉMIOLOGIE (sé-mi-o-lo-jie), ». f. Terme de médecine. Partie de la médecine qui traite des signes des maladies.

— ÊTYM. 2ti(ieTov, signe, et Xôyo;, doctrine.

t SÉMIOLOGIQUE (sé-mi-0-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la sémiologie.

t SÉMION (sé-mi-on), ». m. Terme de métrique ancienne. Valeur d'une brève, qui était, suivant Quinlilien, prise pour unité, quand on voulait rapporter la quantité prosodique à une valeur commune.

— ÉTYM. i;r,uEÎov,signe.

t SEMI-OPALE (so-mi-o-pa-l*), ». ^. Pierre transparente du genre de l'opale.

SÊMIOTIQCE (sé-mi-o-ti-k"), ». f. \\ !• Terme de médecine. Synonyme de sémiologie. || 2' Art de faire manœuvrer les troupes en leur indiquant les mouvements par signes et non arec la voix.

— iiiST. XVI* s. Je ne m'estens point icy sur la différence des sueurs et leur signiûcation, veu que cela appartient à la semiotique, paré, ix his, 23.

— ÊTYM. iTiiitiuTixri, de <ni|i6Îov, signe.

t SEMI-PÊLAGIANISME (se-mi-pé-la-ji-a-ni-sm'),

». m. Voy. PÉLAOIANISME.

t SEMI-PÉLAGIEN (se-mi-pé-la-jiin), ». m. Voy.

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