PION
SÉRAPHIN (sé-ra-fîn), s. m. Ange de la première hiérarchie. Instruits d'un si haut mystère [la Trinité], et étonnés de sa profondeur incompréhensible, nous couvrons notre face devant Dieu avec les séraphins que vit Isaïe, et nous adorons avec eux celui qui est trois fois saint, boss. Uist.
II, a. Je crus entendre la voix d'un séraphin, lorsque cet homme me dit en posant le sac sur une table: Seigneur Gil Blas, voilà ce que Mme la marquise vous envoie, lesage, Gil Bl. iv, (6.
— HIST. XII* s. Deserve [qu'il mérite] la haute corone Que Deus à ses chers amis done Durablement od lui sans fin. En la compaigne serafin, BENOIT, I, V. 7950. {| XV* S. Et so interprète séraphin ardent charité en amour de Dieu, Bibl. des eh 6* série, t. u, p. (34.
— ÉTYM. Provenç. et espagn. séraphin; catal seraji; ital. seraphino; du latin seraphim, grec npi^t'ui, de l'hébreu seraphim, anges de feu, plur. de seraph, ardent, brûlant.
SÉRAPUIQUE (sé-ra-fi-k'j, adj. || 1* Qui appartient aux séraphins. Ardeur séraphique. ||2' Ordre séraphique, famille séraphique, institut séraphique, noms donnés à l'ordre des religieux franciscains. François d'Assise, fondateur de l'ordre séraphique, disait aux cigales et aux lièvres : chantez, ma soeur la cigale; broutez, mon frère le levraut, volt. Dict. phil. Genèse. || Vision séraphique, se dit particulièrement d'une extase de saint François d'A*
SER
sise. Il Lo docteur séraphique, saint Bonaventure. Il a* Gomme séraphique, Toy. saoapénum.
— ÊTYM. Voy. 8ÉRAPHIK.
t SERA PION (sé-ra-pi-on) ou SÉRAPÉON (sé-rapé-on) ou SÉHAPÉDM (sé-ra-pé-om), ». m. Temple de Sérapis.
— ÊTYM. lepaneTov, temple de Sérapis.
t SÉRAPIS (sé-ra-pis'), t. m. Grand dieu de l'Egypte, qui était représenté avec un panier plein d'épis de blé sur la tète.
SÉRASQUIKR (sé-ra-sliié), ». m. Titre donné en Turquie aux pachas qui commandent les troupes d'une province, et surtout au chef suprême des forces militaires do l'empire.
— ÊTYM. Turc, serasker, chef d'armée, du persan sar, chef, et de l'arabe askar, armée.
SëRCOCAL (ser-bo-kal), ». m. Petit cylindre de verre à l'usage du fileur d'or.
SERDEAO (sèr-dô), s. m. || 1* Officier de la maison du roi qui recevait des mains dos gentilshommes servants les plats que l'on desservait de la table royale. || 2° Lieu oii l'on portait cette desserte, et où mangeaient les gentilshommes servants. Le roi, sortant de table, aperçut un valet du serdeau qui, en desservant le fruit, mit un biscuit dans sa poche, ST-siM. 30, 97. Il 3* Endroit où se faisait la revente do la desserte des tables royales. Un poulet acheté au serdeau.
— KEM. Ménage dit qu'àla cour on écrit cerdeau; orthographe suivie par quelques auteurs. Vulcain, tout frais banni du céleste cerdcau, làmotte, FaU. IV, 7.
— HIST. iv* S. Huissiers d'armes, cirurgiens, Chappellains, clercs de chapelle, Et sert de l'eau, tout m'appelle, e. desch. Poésies mss. t° 378. Il XVI' s. Tous menus officiers du roy, jusques aux valets de pied, portiers, huissiers de salle, valets de fouriere, serdeleau, y estoicnt à souhaict abrevez, CARLOii, III, S6. On observe à la cour cette coutume ancienne en tels jours de festes solennelles «t de cérémonie, que le grand pannclier est appelé par un officier de cour, le plus souvent le «erdeaue, à haute voit, le roy allant à la messe, par ces mots : Messire Charles de Cossé, grand pannetier de France, venez couvrir pour le roi, ui- RAULMONT, Z)«» cours touveraints, p. 40l.
— ÊTYM. La forme ancienne est tert de l'eau; il est donc impossible de n'y pas voir un officier ou un domestique, qui, primitivement, servait l'eau. E. Oeschamps a dit de même sert de brouet: k nos amez happelopin. Sert de brouet et galopin, Poésies mss. f" 4 la. Cela écarte l'étymologie proposée par Scheler : servitellum, diminutif de servitium, service.
i. SEREI.V, EINE (se-rin, rè-n'), od;'. 1|1° Qui est sans nuage, sans brouillard et sans vent, en parlant de la constitution de l'air. Le ciel était serein. Temps, air serein. Quand, dans la nuit sereine, une blanche nuée Danse autour du croissant des cieui, t. iiuco, Orient, 33. || Par extension. Montrez-lui cette mer sereine, bleue, unie, Belle des bords charmants qu'elle pare à son tour, p. le- DRUN, Voy. de Grèce, li, i. \\ 2° Fig. Qui annonce une grande tranquillité d'esprit. Voulez-vous que je montre un visage serein? mair. Sophon. v, 2. Ses yeux furent-ils jamais moins sereinsT perditelle quelque chose de sa tranquillité ordinaire? FLÉCH. Ifme de Montausier. Et sous un front serein déguisant mes alarmes, rac. Fhid. iv, 6. Je n'ai rien vu de si serein, de si posé, et en même temps de si grave que cette physionomie-là, MARIT. Varianne, 6« part. || 8* Fig. Exempt de trouble, d'agitation. Je souhaite que cette aurore soit suivie d'un aussi beau jour qu'elle le mérite, et que tous ceux de sa vie soient exempts do nuages et aussi clairs et sereins que son visage et son esprit, toii. le». H. Du. chagrin le plus noir elle écarte les ombres, Et fait des jours sereins de mes jours les plus sombres, rac. Etth. II, 7. Dans le cours d'une longue vie, je ne puis pas me dire avoir eu un jour serein et un moment tranquille, uontesq. Lelt. pers. 8. Je vous souhaite un soir serein sur la fin de ce jour orageux qu'on appelle la vie, volt. Utt. à Mme d» Lutielbourg, % sept. <763. Que peu de temps suffit pour changer toutes choses! Nature au front serein, comme vous oubliez t T. HUGO, liayoru et ombres, 34. || 11 se dit, en un sens analogue, des personnes. La paix l'offre i mes yeux plus calme et plus serein, son.. Éplt. I. C'était (le comte d'Oxford] une âme sereine, Inaccessible i l'envie, i l'amour des richesses et i la crainte du supplice, volt. Louis XI Y, 14. H. Gordon était un vieillard frais et serein, qui
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savait deux grandes choses, supporter l'adversité, et consoler les malheureux, id. Ingénu, <o. Fontenclle, qui allait quelquefois le voir [le cardinal de Fleury] ou plutôt l'observer, et qu'il recevait avec plaisir, parce que le philosophe n'avait jamais de demande à lui faire, était surpris de trouver toujours ce ministre tranquille et serein, au milieu du tumulte des affaires et des intrigues de la cour, d'alemb. Œuv. t. x, p. 97. || i' Terme de médecine. Goutte sereine, privation de la vue causée par la paralysie de la rétine ; ainsi dite parce qu'une opinion populaire attribuait la paralysie à une goutte d'humeur qui tombait sur l'œil, mais sereine, limpide, parce qu'en cette affection la transparence de l'œil n'est pas troublée. On me mande que Mme de Pompadour est attaquée d'une goutte sereine qui lui a déjà fait perdre un œil, et qui menace l'autre ; l'Amour était aveugle, mais il ne faut pas que Vénus le soit, volt. Lett. d'Argence, 20 févr. (7fi2.
— HIST. xiii* s. Li jours estoit biaus et seris, H. DE VALENC. VI. Ce fu en mai au tens novel, Que il fesoit seri et bel, lien. 2802. Et el vergier au tans seri Des oisiaus i a si doue cri, FI. et Bl. (997. Li oisel qui se sont teû Tant come il ont le froit eu, Sont en mai por le tens serin Si lié [joyeux] que.... la ilose, 73. || xvi* s. Comme la lune aux estoilles esclaire Par le serein de quelque nuict bien claire.... nu bellay, ni, 3, verso. Ma raison a bien son cours plus délivre en la prospérité.... je veois bien plus clair en temps serein, mont, m,
— ÊTYM. Provenç. seren, sere; cit.seré; espagn. et ital. sereno; du lat. terenus, comparé par Curtius à aei'pivo;, d'été, Zeiptoç, Sirius; sanscr. sicar, ciel, sùrya, soleil.
2. SERIÎIN (se-rin), ». m. Humidité fine, pénétrante, généralement peu abondante, qui tombe après le coucher du soleil, ordinairement pendant la saison chaude et sans qu'il y ait de nuages au ciel. Et celui-ci [oreiller] pour vous garder du serein, MOL. tlal. imag. i, 7. Je fus avant-hier toute seule à Livry me promener délicieusement avec la lune; il n'y avait aucun serein, sÉv. 2(3. Je reviens quand il fait du serein, de peur de vous déplaire, iD. 432. Une sotte timidité me lait rompre avec l'aimable serein, le plus ancien de mes amis, que j'accuse peut-être injustement de tous les maux que j'ai eus, m. 9 oct. (876. Il vaut mieux rapporter ici vos belles dents que de les perdre en Provence par le serein, ro. à Ume de Grignan, (6 avr. ( S7 1 . Hélas 1 du serein, bon Dieu 1 où le pourrionsnous prendre ? il faudrait qu'il y eût de l'air, id. 27 sept. (087. Mlle du Rocher, qui était là, observa que le serein tombait et pourrait incommoder Léocadie, oenlis, If^rf» riv. t. ii, p. (23, dans pouGENS. Je prendrais l'air un moment sous ces arbres. — C'est le serein que tu prendras, beaumarch. If or. de Fig. v, 6.
— HIST. un' s. Del martin tresk' al serain, Poème d'Haveloc,y. 768. ||xn' s. Perchiez l'esprevier et reposez et laissiez passer le chault, et après volez au serain, Ménagier, in, 2. || xv' s. Abusé m'a et faict entendre.... Du matin qu'estoit le serain, VILLON, Gd Test. Double bail. ||ivi' s. Ostezvous du serein, craignez-vous point le rheume î DESPORTES, Diverses amours, xiv, contre une nuit trop claire. J'avais toujours appris que le serein ne s'espandoit qu'à la naissance de la nuit, mont, m, (3. Se mettre à couvert du serein, id. n, 342.
— ÊTYM. Berry, serein, promenades et repas nocturnes que l'on fait faire aux brebis à partir de la mi-juillet jusqu'à la fin d'août : mener les ouet'Jles au serein; provenç. seren; catal. îcré; espagn. portug. et ital. sereno. Ménage le dérive de serenus, parce que le serein tombe particulièrement le» ;our» sereins. Mais déjà La Monnoye a contesté cette étymologie, et remarqué qu'il s'agissait non du temps serein, mais du temps du soir. Cette conjecture prend une grande force par l'historique, où, dans les textes anciens, serain n'a que le sens de soir. Il faut donc admettre une dérivation de terum, le soir, ou plutôt une confusion de la trèsancienne langue qui rattacha serenus, serein, à »erum, soir.
■\ SEREINER (se-rè-né), v. a. Rendre serein.
— HIST. XVI' s. La philosophie faict estât de sereiner les tempestes de l'ame, mort, i, (76.
— ÊTYM. Sirein (.
SCRfiNADE (sé-ré-na-d'), ». f. Concert de voix ou d'instruments qui se donne le soir ou la nuit sous les fenêtres de quelqu'un. Je vous cherche en tous lieux aux bals aux promenades; Vous n'avez
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que de moi reçu des sérénades, corn, le Vent, i, 3, Vous savez qui était celui qui donnait cette sérénade, mol. le Sicilien, 7. Grenade efface en tout ses rivales; Grenade Chante plus mollement la molle sérénade, v. hugo. Orientales, Grenade. \] Par plaisanterie et antiphrase, charivari. Perccval n'ose, dit-on, revenir ici de peur de la sérénade; quelle faiblesse 1 je me moquerais de la sérénade et d» mes commettants, p. l. cour. Lett. particul.
— ÊTY.M. Espagn. serenada, qui doit provenir de sereno, pris au sens de soir. Le provençal a dit serena au sens de sérénade.
t SÉHÉMADER (sé-ré-na-dé), v. n. Donner des sérénades.
t SÉRfiNAGK (sé-ré-na-j'), ». m. Action d'exposer au grand air les objets que l'on soupçonne imprégnés de miasmes dangereux.
— ÊTYM. Serein (.
SÊRÉNISSLME (sé-ré-ni-ssi-m'), adj. Très-serein. Il Titre que l'on donne à quelques princes. Votre Altesse Sérénissime. Il m'a fait l'honneur de me promettre son portrait et ceux de sa sérénissime famille, boss. Lett. quiét. 479. || 11 s'est dit de certains Etats. La sérénissime république de Venise. L'ambassadeur [de Venise] était en robede chambre et en perruque [dans un incendie], et conserva fort bien la gravité de la sérénissime, sÉv. 20. lis [les ambassadeurs de Pologne] voulurent d'abo.'-fl faire régler un cérémonial que le roi ne connaissait pas; ils demandèrent qu'on traitât la république de sérénissime ....on leur répondit que la république serait appelée illustre, et non sérénissime, VOLT. Charles III, 2.
— ÊTYM. Lat. ierent»»imu», superlatif de »<renu»,
voy. SEREIN I.
SÉRÉNITÉ (sé-ré-ni-té), ». f. \\ 1' ÉUt du temps, de l'air qui est serein. Les cœurs sont saisis d'une joie soudaine par la grâce inespérée d'un beau jour d'hiver, qui, après un temps pluvieux, vient réjouir la face du monde ; mais on ne lai.sse pa.s de lui préférer la constante sérénité d'une saison plus bénigne, boss. Mar.-Thér. Semblable à ces hautes montagnes dont la cime au-dessus des nues trouve la sérénité dans sa hauteur, et r.e perd aucun rayon de la lumière qui l'environne, id. Loui» de Bourbon. L'air étîjt pur, l'horizon sans nuages; la sérénité régnait au ciel comme danp nos cœurs, I. J. rolss. Conf. VI. Le spectacle du ciel dut fixer dans tous les temps l'attention des Ih)mme3, surtout dans ces heureux climats ci", là sérénité de l'air invitait à l'observation des «stres, laplace, Exp. V, (. Il 2' Fig. L'état d'un etprit tranquille, d'une âme sans agitation. La joie et l'espérance adoucissent les traits du visage; c;- qui répand sur le front une image de sérénité, BOàS. Connoiss. ii, (2. La reine disait avec un an de sérénité qui semblait déjà ramener le calme, que les reines ne se noyaient pas, id. Jieine d'Ânglet. La sérénité n'habite que dans l'âme de l'homme de bien; il fait nuit dans celle du méchant, dider. Pensées sur la peint. Œuv. t. xv, p. (83, dans pougens. Il Calme, tranquillité. Aucun nuage ne troubla depuis la sérénité de sa vie, flécii. le Tellier. Que! bonheur de sortir enfin d'un lieu où tout nous lasse.... et d'aller dans un séjour do paix, de joie, de sérénité I mass. Àvent, ilorl du péch. || 3* Titre d'honneur qu'on donnait à quelques princes. Jamais les rois de Danemark n'ont eu le traitement de Majesté des nôtres, ils se sont toujours contentés de la Sérénité, st-sim. 69, (30. Les souverains ajoutèrent à leur Altesse simple le Sérénissime qu'ils prirent apparemment sur la Sérénité des doges de Venise et de Gênes, id. 227, 6(. L'empereur [d'Allemagne], dans sa lettre à la reine Anne, présentée par l'archiduc, refusa à cette souveraine sa bienfaitrice le titre de Majesté; on ne la traita que de Sérénité, volt. Louis XIV, (9.
— HIST. XIII' s. Serielé liée [joyeuse] de prospérité à volenté leur rist, nu canqe , serenatio. Il XVI' s. Non plus que toute bonne odeur et sérénité d'air n'en promet pas la santé, mont, iv,
— ÊTYM. Provenç. »er«nttoJ; espagn.. «erenidod; ital. serenità; du lat. serenitatem, de serenus (voy. serein ().
f SÉRET (sé-rè), ». m. Synonyme de séracéo
— ÊTYM. Dérivé du lat. sérum, petit tait. SÉREUX, EL'SE (sé-reù, reû-z'), adj i|l' Terme
de physiologie. Qui a les caractères de la sérosité. Humeur séreuse. Le nouveau lait est tout à fait séreux, J. ï. Rouss. Ém. 1. 1| 2' Terme ci'anatomie. Qui concourt à l'exhalation de la sérosl'.» . Membrane séreuse, jj Membrane séreuie, ou, iui)stanti-
SER
SER
vcment, une séreuse, membrane circonscrivant une cavité généralement close de toutes parts, et sécrétant une humeur dite sérosité. 1| Système séreux, l'ensemble des membranes séreuses. || Tissu sdreui, celui qui forme les membranes séreuses. Il 3* Terme de pathulugie. Abondant en sérosités, aqueux. Sang séreux. || Ancien terme de médecine. Maladies séreuses, maladies dans lesquelles la sérosité est e.\balée en trop grande abondance.
— IIIST. XVI" s. II y a un autre humeur séreux, inutile à nourrir.... et est appelé le véhicule du sang, PABÉ, Introd. 6.
— Etym. Lat. sérum, petit lait (voy. sébum). SRRF, ERVK (sèrf, sèr-v'; au pluriel, la plupart
(ont entendre lYi cependant quelques-uns le prononcent sêr, comme cerfs; c'est ainsi qu'au xvi* siècle Palsgrave, p. 25, indique la prononciation; Masson, llettét. I, l'a fait rimer avec fers: Et fussions-nous vaincus, nous ne serons point serfs ; Ainsi que le vautour sur son rocher sauvage. Tu pourras dominer entouré do carnage; Mais nos ossements seuls resteront dans tes fers. Au pluriel, l's ne se lie pas : des serf affranchis; cependant quelques-uns la lient: des serf-z affranchis), s. m. et f. || 1* Celui qui ne jouit pas de la liberté personnelle, esclave. Qu'était Rome, en effet? qui furent vos ancêtres? Un vil amas de serfs, échappés à leurs maîtres, SAuaiN, Spariacus, m, 4. Athènes eut vingt serfs pour un citoyen; la disproportion fut encore plus grande à Rome devenue la maîtresse du monde, RAYNAL, llist. pliil. XI, 24. || Fig. Étant serf du désir d'apprendre et de savoir, régnieh, Sat. m. La superstition guide leurs pas errants ; Elle est reine du peuple et serve des tyrans, masson, Ilelvétiens, v. Il Serfs de la sainte Mère de Dieu ou Blancs-Manteaux, ordre religieux fondé à Marseille (auxiii' siècle). Il 2° En particulier au moyen âge, sous la féodalité et dans les pays qui sont encore régis par des institutions féodales, personne attachée à la gUbe et ne pouvant disposer ni de sa personne ni de «on bien. Les serfs du domaine du roi furent affranchis par un éditde Louis XVI, Dict. deVAcad. Un serf n'a point de famille, ni par conséquent de nation, MONTESQ. Esp. ixx, 25. Les seigneurs, en affranchissant leurs serfs, se privèrent de leurs biens; il fallut donc régler les droits que les seigneurs se réservaient pour l'équivalent de leurs biens, ID. ib. rxviii, 45. Louis VI déclara par une charte que les serfs ou hommes de corps de l'église de Paris pourraient témoigner contre qui ce fût, saint- FOix, Ess. Paris, (Eut), t. ni, p. 214, danspoucENS. C'est en vertu de cette loi [du pape Alexandre III, que tous les chrétiens devaient être exempts da la servitude] que, longtemps après, le roi Louis Hutin dans ses chartes déclara que tous les serfs qui restaient encore en France devaient être affranchis, parce que c'est, dit-il, le royaume des Francs, volt, llœurs, 83. j'ai eu la visite d'un serf et d'une serve des chanoines de Saint-Claude, m. L(U. duc de Chotseul, 7 sept. (770.Les moines possèdent la moitié des terres de la Franche-Comté, et toutes ces terres ne sont peuplées que de serfs, m. Pol. et leg. Extrait d'unmémoire. La Pologne serait beaucoup plus riche, plus peuplée, plus heureuse, si les serfs étaient affranchis, s'ils avaient la liberté du corps et de l'âme, ID. Lett. au roi de Pologne, 6 déc. <767. Les possessions ordinaires des serfs, le fond de leur existence, consistaient moins en propriétés qu'en amodiations de terres concédées à charge de service et de cens, naudet, Inslit. Mém. inscr. et bell. lett. t. viii, p. 585. Il 8' Terme d'alchimie. Le serf rouge, la magnésie. Il 4* Àdj. Oui appartient au servage. Les nommes serfs. Condition serve. Ces moines [de Saint-Claude] prétendent justifier cet abominable usage [le servage conservé chez eux] ; ils répandent partout que ces serfs sont les plus heureux de tous les hommes, et que les terres serves sont les plus peuplées, volt. Pol. et Ug. Extrait d'un mémoire. Il Héritage serf, héritage pour lequel il était dii une somme au seigneur. || Fig. Qui est sans indépendance. Des esprits serfs, volt. Dial. xxiv, ». Il Serf apbitre, se dit, par opposition à libre arbitre, de la volonté déterminée par l'ordre de Dieu ou par l'ordre des choses. Luther a écrit un livre sur le serf arbitre.
— Hisr. XI" s. Pur le franc home dix solz, et pur le serf vingt solz. Lois de Guill. 8. X une eslache l'unt ataché cil serf, Ch. de Roi. CCLXXII. Il XII" s. Vendre [elle] me puet [peut] ou doner; Ses sers sui sans racheter, Couci, p. 4 2.3. Encor ne vous a pas Charles à sers conquis, Sax. xxvi. Ydunc s'en sunt parti li serf d'iniquité, Th. lemart.