PARÉ, XXV
— ÉTYM. SrutTlxi; (voy. SSPS).
tSEPT.MONCEL (sè-mon-sèl), ». m. Sorte de fromage (Jura).
t SEPT-OEIL (sè-teull, H mouillées), t. m. Nom vulgaire de deux poissons dont Lacépède a fait son pétromyzon sept-œil et son petromyzon noir, et que Cuvier considère comme des variétés du pétromyzon de Planer. || On trouve aussi sept-oeille, ». f. et même seteuille. De la sept-œille.
— ÉTYM. Sept, et ceil, ainsi nommé i cause de sept petites marques qu'il a à la tète.
fSEPTOMÈTRE (sè-pto-mè-tr"), ». m. Terme de physique. Instrument destiné i recueillir et mesurer la quantité de matières organiques viciant l'air, en les fixant à l'aide d'une solution de permanganate de potasse.
— i;tym. Sr.TiTo;, putréfié, et (jiiTpov, mesure.
f SEPTON (sè-pton), ». m. Ancien nom de l'azote, parce qu'on lui attribuait la propriété de déter miner les premiers phénomènes de la putréfaction
— f.TYM. Ir.itTàv, chose pourrie.
SEPTUAGÉNAIRE (sè-ptu-a-jé-nê-O, odj. Agé de
soixante-dix ans. Un homme, une femme septuagénaire. Le rôle du jeune Machabée [dans une pièce], à peine sorti de l'enfance, fut rempli par le fameux Baron, presque septuagénaire, d'alemb. Éloges, Lamotte. \\ Substantivement. Un septuagénaire, une septuagénaire. Il suffit que la soixante-dixième année soit commencée, pour jouir de la faveur accordée aux septuagénaires. Code civil, art. 2066.
— ETYM. Lat. septuagenarius, de septuageni, teptuaginta (voy. septante).
SEPTUAGÊSIME (sè-ptu-a-jé-zi-m'), ». f. Terme du calendrier ecclésiastique. Le dimanche qui précède de soixante-dix jours l'octave de Pâques, autrement le dimanche qui se trouve vingt-et-un jours avant le t" dimanche de carême (on met une S majuscule). Le dimanche de la Scptuagésime.
— ÉTV.M. Lat. septuagesima, sous-entendu dies, le soixante-dixième jour.
t SEPTUAGESIMO (sè-ptu-a-jé-zi-mo), adv. lat. Soixante-dixièmement. Il s'emploie pour indiquer le soixante-dixième objet d'une série, 70*, quand on a commencé à compter par primo, secundo, etc. On dit ensuite septuagesimo primo, secundo, etc.
— ETYM. Lat. septuagesimo, sous-entendu loco, au soixante-dixième lieu.
SÉP
tSKPTCLK{sè-ptu-r), J. m. Terme de botanique. Cloison qui partage l'anthère des orchidées en aeui loges.
— ÊTYM. Diminutif de seplum, cloison, de septus, part, passif de sèpire, dénomiuatif de sëpcs, haie, cloison.
f SEPTUM (sè-ptom*), s. m. Terme d'anatomie. Nom donné à certaines cloisons membraneuses ou charnues qui séparent deux cavités. || Septum médian, la cloison qui sépare les deux ventricules ou les deux oreillettes du cœur. || Septum stai)hylin, le voile du palais. || Septum lucidum [cloison transparente], la cloison médullaire très-mince qui sépare les deux grands ventricules du cerveau.
— HI3T. ivi' s. Il y a au cœur deux ventricules séparés par un septum, ou entre-moyen, ou mur mettoyen, un dextre et l'autre senestre, paré, u,) 2.
— ÉTYM. Lat. septum, cloison, de seplus, part, passé de septrc,dénominatif de sepes, haie, cloison.
t SEPTUOU (sè-ptu-or), j. m. Terme de musique. Morceau pour sept voix ou pour sept instruments; quand on parle d'instruments, on compte toutes les parties; quand le septuor est pour les VQix, on ne compte que les voix, on ne compte pas les accompagnements. Le septuor vocal des Huguenots, de Meyerbeer. Le septuor instrumental de Hummel, pour piano, flûte, clarinette, cor, alto, violoncelle, basse et contre-basse. Le septuor de Beethoven, pour clarinette, cor, basson, violon, alto, basse et contre-basse. Le fameux septuor du Uoi Théodore [opéra de Paisiello] fut un pas immense dans l'art de jeter de l'intérêt sur les scènes lyriques à personnages nombreux, fétis, la Musique, xi, 1 8.
— ÉTYM. Mot formé de seplem, sept, avec la finale de quatuor, parce que le quatuor, présentant l'harmonie complète, est le modèle de tous les morceaux où il y a un plus grand nombre de parties récitantes.
SEPTUPLE (sè-ptu-pl'), odj. ||1' Qui vaut sept fois autant. Une valeur septuple d'une autre. Il 2* S. m. Gagner le septuple.
— HlST. XVI' s. Septuple, cotgrave.
— ÉTYM. Lat. septuplus, de septem, sept. SEPTUPLÉ, ÉE (sè-ptu-plé, plée), part, possède
septupler. Une somme septuplée.
SEPTUPLi;u (sèptu-plé), V. a. Rendre sept fois aussi grand. lia septuplé son revenu.
— ÉTYM. Septuple.
SÉPULCRAL, ALE (sé-pul-kral, kra-1'), adj. Il 1« Qui appartient, qui a rapport au sépulcre. Préparez les cyprès et l'urne sépulcrale, volt. Olymp. V, 3. Chaque tribu distingua les tombeaux de ses soldats par des pierres sépulcrales, sur lesquelles on avait eu soin d'inscrire leurs noms et ceux de leurs pères, bartiiél. Anach. ch. i3. Ainsi, sur les confins de la nuit sépulcrale. L'affreuse mort au fond de la coupe fatale Laisse encore pour lui quelques gouttes de miel, deulle, Trots régn. viii. Parmi les édifices sépulcraux dont on avait montré les restes à Diodore de Sicile sur le penchant de la montagne libyque, letronne, Instit. Mém. acad. inscr. t. ix, p. 376. || Colonne sépulcrale, colonne élevée sur un tombeau, avec une inscription gravée sursa base. || Chapelle sépulcrale, chapelle destinée à contenir des tombeaux. Il Lampe sépulcrale, lampe qu'on tient allumée auprès d'un tombeau. || Statue, figure sépulcrale, statue, figure destinée à décorer un tombeau. Il 2' Fig. Qui a l'apparence de la mort, du sépulcre. Cet homme a une figure sépulcrale. |Je me veux divertir do mes pensées mélancoliques; ces imaginations sépulcrales usent bien souvent l'âme auparavant le corps, cyr. de berg. Péd. joué, II, 8. Et d'une bouche sépulcrale M'annonce que l'heure fatale Ramène le démon du bruit, 6RES.SET, Ombr. || Voix sépulcrale, voix sourde, qui semble partir d'un sépulcre. || Organe sépulcral, l'organe de la voix, lorsqu'il est rauque et sourd. Ouvrant à peine un sépulcral organe : Père éternel 1 dit la sœur Bibiane, cresset, Yer-vert, iv.
— ÉTYM. Lat. sepulcralis, de sepulcrum, sépulcre.
SÉPULCRE (sé-pul kr'), s. m. \\ V Tombeau, en parlant des anciens. Les sépulcres de l'Egypte. Il Le saint sépulcre, le sépulcre où Jésus-Christ fut déposé après sa mort. || Le Saint-Sépulcre, nom d une église à Jérusalem contenant, à ce qu'on croit, le sépulcre où fut mis Jésus-Christ. || Chanoine du Saint-Sépulcre, chanoines institués par Godefroy do Bouillon pour desservir celte église. Il Chevaliers du Saint-Sépulcre, ordre militaire foiuié en MDî par Alexandre VI. || Fig. Dans le langage de l'Écriture, des sépulcres blanchis, des
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hypocrites; locution tirée de ce que, les tomneaut étant impurs chez les Juifs, on avait soin de les blanchir à la chaux, pour avertir de ne pas s'en approcher; de sorte que le sépulcre, blanc au dehors, était impur au dedans. L'ambition fait trouver ces expédients dangereux où, semblable à un sépulcre blanchi, un juge artificieux ne garde que les apparences de la justice, Boss. le Tellier. Découvrant ....la puanteur de ces sépulcres blanchis, MASS. Or. (un. Yilleroy. || 2' Dans le langage élevé ou poétique, monument funéraire. On enveloppe presque de même façon ceux qui naissent et ceux qui sont morts : un berceau a quelque idée d'un sépulcre ; et c'est la marque de notre mortalité qu'on nous ensevelisse en naissant, BOss. i" sermon. Nativité, 2. Lazare meurt; son corps abandonné trouve à peine un peu de terre qui lui serve de sépulcre, mass. Carême, Mauv. riche. Si la moindre persécution y venait [à Ferney] effrayer mon indépendance, il y a partout des sépulcres, rien ne se trouve plus aisément, volt. Lett. Mme de St-Julien, 3 mars <7C9. Dans im même sépulcre enferme-nous tous deux, ID. Scytlies, iv, 6. Il Fig. Oui, Pompée avec lui porte le sort du monde. Et veut que notre Egypte en miracles féconde Serve à sa liberté de sépulcre, ou d'appui, CORN. Pomp. I, J.La demeure de l'oisif est un sépulcre, dider. Claude et Nér. ii, 29. || 3' Fig. Il se dit de ce qui enveloppe, enferme comme un sépulcre. Nos corps sont des sépulcres où nos âmes sont gisantes et ensevelies, boss. Pensées chrét. 7. Enfermé dans ce sépulcre blanc [un pays couvert de neige], j'ignore où vous en êtes, volt. Lett. Mme du Deffant, (l févr. <77t.
— Hl.ST. xii* s. Bastars, dist-il, vos me contraloiés; Par le sepucre où Jhesu fu couchics, Jà vostre drois n'en essera bailiés, Raoul de C. <67. Il xiii' s. Vous ne meustes que pour la sainte terre d'outre-mer, et pour le sépulcre et la sainte crois conquerre, villeh. lxvi. j] xvi* s. Cheval courant est un sepulchre ouvert, cotgrave. Enfer, que théologiens appellent le sépulcre des morts éternellement, BomvARD, Amartigenée, p. 84.
— ÊTYM. Provenç. sépulcre; espagn. sepukro; ital. sepolcro ; du lat. sepulcrum, de même radical que sepultura (voy. sépulture).
SÉPULTURE (sé-pul-tu-r'), s. f. || l" Action de mettre en terre un mort. Allons à nos martyrs donner la sépulture, corn. Poly. v, 6. Il parle de lui et de sa sépulture avec une humilité vraiment chrétienne qui plaît et qui touche infiniment, sÉv. 483. C'est à ce philosophe [Molière] que l'archevêque de Paris, Harlai, si décrié pour ses mœurs, refusa les vains honneurs de la sépulture, volt. Louis XIV, Écrivains, Molière. Lorsque le curé de Saint-Sulpice, Languet.... refusa la sépulture à Mlle Lccouvreur, qui avait légué mille francs à son église, ip. Lett. Mlle Clairon, 27 août 1761. J'admirais la sagesse des anciens législateurs qui imprimèrent un caractère de sainteté à la sépulture et aux cérémonies^ qui l'accompagnent, bartuél. Anach. ch. 8. L'Egypte est le pays qui paraît avoir porté au plus haut point les dépenses de la sépulture de ses rois; il est remarquable que Pausanias ne cite en Grèce aucun grand monument de sépulture, quatremère de quincy, Instit. ilém. hi^l. et litt. anc. t. iv, p. 417. || Fig. Ne pouvais-je saisir, déchirer le parjure, Donner à ses lambeaux la mer pour sépulture? delille, Enéide, iv. HÊtre privé de sépulture, rester sans sépulture, n'être point mis en terre. Que de corps entassés I que de membres épars, Privés de sépulture I RAC. Esth. i, 6. Il Être privé des honneurs de la sépulture, ou, simplement, être privé de la sépulture, n'être pas mis en terre avec les cérémonies convenables,^ usitées. Aussitôt qu'un homme était mort [en Egypte], on l'amenait en jugement; l'accusateur public était écouté : s'il prouvait que la conduite du mort eût été mauvaise, on en condamnait la mémoire, et il était privé delà sépulture, boss. Ilist. m, 3. || Être privé de la sépulture ecclésiastique, n'être point inhumé en terre sainte. || 2* Il s'est dit quelquefois pour la mort, la fin de la vie. Vivez, régnez, seigneur, jusqu'à la sépulture. Et laissez faire après ou Rome ou la nature, corn. Sic. n, 3. J'en ai vu [des chrétiens], que le temps prescrit par la nature Était près de pousser dedans la sépulture. Dessus les échafauds presser ce dernier pas. Et d'un jeune courage affronter le trépas, botrou. Saint Genest, n, 7. Reçut une blessure Qui le mit dans la sépulture, la font. Fiancée. || 3" Droit de «épulturo, le droit qu'on a d'être enterré en tel
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lieii. Il Droits de sépulture, ce qui est du à vne église pour l'inhumation d'un mort. || 4" Le lieu où l'on enterre les morts. Saint-Denis est la sépulture des rois de France. Nous voyons dans l'Écriture que les méchants rois étaient privés de la sépulture de leurs ancêtres, BOss. Ilist. m, ». Parmi ces tombeaux. Des piSnces de ma race antiques sépultures, rac. Phèdre, v, i. Avant Adrien, les empereurs n'eurent certainement pas d'autre sépulture que celle d'Auguste, sai.ntf.-choix, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. ii, p. t60. || Il se dit quelquefois pour tombeau. M. le Tellier l'avait bien connu, que cette dignité et cette gloire dont on l'honorait n'était qu'un titre pour la sépulture, PLÉCH. le Tellier
— HlST. xii* S. L'evesques chante la messe hautement.... Puis enfuirent le vasal combatant; Sa sepouture sevent bien li auquant, Raoul de Camb. (45. Ilxiii's. Là sus enmi celé costure Me fêtes une sepouture Entre ce plaiii et ce jardin, Ben. (0094. Et furent ses os gardés en un escrin et enfouis à Saint Denis en France, là où il avoit eslue sa sépulture, ouquel lieu il fut enterré, joi.nv. 303. Après je eslis et voudré avoir ma sepouture en Val nostre Dame, du cange, sepuUura. || xiV s. Homme ne femme de ladite ville et franchise ne y doivent [au cimetière] rien paier de sebolture, mais ce qu'il leur plaira tant seulement, ID. ib. Il XV* s. Qui estoit cestuy qui est gisant Sous ceste froide sépulture? Un riche avare qui, vivant, Ne buvoit que l'eau toute pure, basselin, lvii. N'y est mémoire d'eulx [des Français en Sicile] que pour les sépultures de leurs prédécesseurs, comm. VI, 3. Il ivi' s. Platon, en ses Lois, ordonne sépulture ignominieuse à celuy qui a privé son plu» proche et plus amy, sçavoir est soy mesme, de la vie et du cours des destinées, mont, n, 28.
— ÉTYM. Provenç. sepultura, sebultura ; espagn. sepultura; ital. sepoltura ; du lat. sepultura, de sepultum, supin de sepelire.
SÉQUELLE (sé-kè-l'î, î. (. || f Terme familier de mépris. Certain nombre de gens qui suivent quelqu'un, attachés aux intérêts de quelqu'un ou d'un parti. Fuyez le monde et sa séquelle, la font. Sœur Jeanne. Que maudit soit Ovide et toute sa séquelle! in. corn. Berger extrav. vi, 3. M. de Richelieu ne le craignait [M. de Luxembourg] ni à pied ni à cheval, ni lui ni sa séquelle, st-sim. 49, 223. En parlant ainsi, ce juge sortit de la salle avec sa séquelle, c'est-à-dire avec son secrétaiire et le commissaire, lesage. Est. Gons. 40. Je vois avec componction Que, dans l'infernale séquelle. Il [Frédéric II] sera près de Cicéron Et d'Aristide et de Platon, Ou vis-à-vis de Marc-Aurèle, volt. Ép. 74. Il 2° Suite, kyrielle, en parlant des choses. Cet homme est venu me faire une longue séquelle de questions ridicules, Dict. de l'Acad. ||3' Dîme de séquelle, nom qu'on donnait, dans quelques provinces, à une dîme que le curé percevait, hors des terres de sa dîmeri", par le droit qu'il avait de suivre le laboureur allant cultiver des terres étrangères.
— HlST. iiv* s. La monstre Raymon, escuier, et de deux autres escuiers de sa compagnie et sequele.... Quittance de (369, Bibl. de l'École des chartes, 3' série, t. il, p. 128. || xV s. Et tout incontinent s'enfuyt de la ville ledit messire Raiz de Luitre et toute sa séquelle [parti], comm. il, 3. Se il eust voulu asseurer dudit mariage le duc de Guyenne et le connestable et plusieurs autres, ilz et leurs séquelles se feussent tournez des siens contre le roy, id. m, 2. Faces sont belles ; Poignants mamelles Valent or fin; Mais les séquelles Sont moult crueles i la parfin. Blason des faulces amours, p. 28R, dans lacurne. || xvi' s. Combien que lors ferme-amour avec elle De vrais subjets eust petite séquelle, marot, i, (95. Ceux-là [maux] sont excusables, qui se contentent de leur possession sur nous, sans l'estendre et sans introduire leur séquelle, mont, iv, 274.
— ÊTYM. Provenç. sequela, conséquence, séquelle; espagn. sequela; ital. sequela, seguela; du latin sequela, de sequi (voy. suivre).
». SÉQUENXE (sé-kan-s'), s. f. || l'Te.me de jeux de cartes. Suite d'au moins trois cartes de la même couleur. Séquence de roi de cœur. Séquence de dame de pique. Les tierces, les quatrièmes, les quintes sont des séquences. || 2* Arrangement particulier donné aux jeux de cartes par chaque fabricant.
— ÉTYM. Lat. sequentia (qlicherat, Addenda), suite, de sequens (voy. suivre).
t 2. SÉQUENCE (sé-kan-s'J, s. f. Pièce de plainchant en vers mesurés et rimes, qu'on appelle
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aussi prose ; ainsi dite parce qu'elle *e chante aux messes solennelles, après le graduel et l'alleluia. Le Stabat mater, le Viclimx paschali laudes, le Dies iw, le I.auda Sion et le Veni, sancte Spiritus sont les séquences les plus célèbres. Sainte Rotecarde.... mourut à la grand'messe, comme elle l'avait prédit, pendant la séquence; c'est ce qu'on appelle la prose, boss. Déf. trad. commun, ii, 44.
— HIST. ïiii' s. Et quant l'en a dit l'cpistle et la séquence, Ass. de J. i, au. || xiv s. Comment le roy Uolicrl, fils de Hue Capet, fut bien moriginé et grand clerc, et comment il fit plusieurs nobles séquences de l'Eglise, Clir. deSt-Denis, t. i, ("2)3, dans LACURNE. Il XVI* s. Nombrer voulus tout par ordre et séquence Les tiens ayeulx, uarot, it,
— ÉTYM. Bas-Iat. sequentia, séquence, le même que sequenlia, suite.
SEOIIKSTBATION (sé-kè-stra-sion ; en vers, de cinq syllabes), s. f. || 1* Action par laquelle on met €n séquestre ; état de ce qui est séquestré. Séquestration de biens. Séquestration de personnes. |{ Fig. Un je ne sais quoi vous attire à la séquestration du Créateur, uoss. Lett. Corn. t06. || 2" Séquestration de personne, action d'arrêter et de détenir illégalement une personne. Si la détention ou séquestration a duré plus d'un mois, la peine sera celle des travaux hrcés à perpétuité. Code pén. art. 342. Il 3 ' Mesure de police sanitaire ayant pour but d'isoler absolument des animaux sains ceux qui sont affectés ou suspects de maladies contagieuses, afin de prévenir la contagion.
— HlST. XVI* s. Le pape ne peut user en France de séquestration réelle en matière beneficiale ou autre ecclésiastique, p. pitiiou, 32.
— ETYM. Lat. sequestrationem, de sequestrare, séquestrer.
SÉQUESTRE (sé-kè-str"), t. m. || 1* État d'une chose en litige remise en main tierce par ordre de la justice, ou par convention des parties, jusqu'à ce qu'il soit réglé à qui elle appartiendra. Le roi [Philippe le Bel] convoqua une grande assemblée à Tours, pour résoudre, en la présence du pape et en ta sienne, quel usage on ferait du bien des templiers mis en séquestre, volt. Uist. pari. IV. Le roi de Prusse avait délogé les Suédois de cette île [Usedom], et s'en était saisi, aussi bien •que de Stettin, qu'il gardait en séquestre, id. Charles Xll, 8. Le séquestre est ou conventionnel, ou judiciaire, Code Nap. art. (955. || Combien pour avoir mis leur honneur en séquestre Ont-elles.... RÉGNIER, Sal. XIII. Il 2' Il se dit aussi des personnes. Mettre une fille en séquestre dans un monastère. Les parents s'accordèrent à mettre cette jeune fille en séquestre chez telle dame. || 3° La chose séquestrée. Le séquestre a été dilapidé par un gardien infidèle. || 4* Celui entre les mains de qui les choses ont été mises en séquestre. Choisir un séquestre solvable. {| 5° Terme de pathologie. Portion d'os nécrosée, ainsi appelée parce qu'elle se sépare du reste de l'os encore vivant. || Il se dit aussi de toute portion privée de vie d'un tissu quelconque qui reste enclavée dans le tissu encore vivant, bien qu'elle en soit distincte et s'en sépare plus ou moins vite.
— HIST. XV' s. Or vive autant que il peult; car de ce fer mourir luy convient ; ces paroles finies, elle mist le fer en lieu séquestre, Perceforest, t. iv, f" ns. Il XVI' s. En simple saisine ne se fait aucun rétablissement; ains un simple ajournement; et n'y a lieu de recreance ni séquestre, loysel, 763. Séquestre garde, et la main de justice ne dessaisit et ne prejudicie à personne, ID. 709.
— F.TYSI Provcnç. ieijueslre; cspagn. secuestro ; ital. sequestro; de sequestrum, chose séquestrée, ou iequester, celui qui séquestre, probablement celui qui intervient, de sequi, suivre, d'après les étymologistos latins, approuvés par Corssen.
SÊQUESTRfi, EE (sé-kè-stré, strée), part, passé de séquestrer. || l* Mis en séquestre. Ses biens sont Béquestrés. || 2* Fig. Séparé de, isolé de. La mo destie ou plutôt la réserve naturelle à de superbes esclaves séquestrées de la société des hommes [dans les harems] ne peut balancer les prestiges de ces courtisanes exercées, haynal, Uist. phil. IV, 9. Il Absolument. Qui vit solitaire. La raison d'ordinaire N'habite pas longtemps chez les gens «équestres, la font. Fabl. viii, )0. Je suis plus séquestrée que jamais, je ne puis m'accoutumer à •tout ce que je vois, iiaintenon, Lett. au due de Noaill. 22 mai (711.
SÉQDKSTRER (sé-kè-stré), V. o. || 1* Mettre quel- -que chose en séquestre. On a séquestré ses biens.
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ses revenus. Le pape Urbain VIII avait obtenu qu'on séquestr.lt celte province [la Valteline] entre ses mains, et ne désespérait pas de la garder, volt. Mœurs, 178. || 2* Mettre à part, mettre de côlé. Il avait séquestré les meilleurs effets pour frauder les héritiers de sa femme, Dict. de l'Àcad. Pour ne s'en point servir aux plus rigoureux mois, Dans le fond d'un grenier on séquestra le bois, boil. Sat. X. Il 3* Renfermer illégalement une personne. Il 4* Fig. Écarter, séparer des personnes d'avec quelques autres. Lorsque Ozias, frappé de la lèpre par un coup manifeste de la main de Dieu, prit la fuite tout hors de lui-même, on entendit bien que la volonté de Dieu était qu'on le séquestrât, selon la loi, de la société du peuple, Boss. b'avert. 57. Il étudiait encore en troisième, lorsqu'il lui resta d'une maladie une surdité a.ssez considérable qui le séquestra presque entièrement du commerce des hommes, du moins du commerce inutile, FONTEN. Amonlons. En le séquestrant tout à fait du commerce des hommes qu'il fuit, quel mal lui fait-on ? j. i. rouss. l" dial. || 6* Se dit en parlant d'animaux atteints de maladie contagieuse. Il 6" Se séquestrer, ». réfl. Se mettre, se tenir loin du commerce des hommes. Certains saints, Pour mieux vaquer à leurs pieux desseins. Se séquestraient, vivaient comme des anges, la font. Diable. Je me suis séquestrée du monde, parce que Je me suis aperçue que j'ai assez d'affaires en moi-môme, BOSS. Véture d'une postulante bernardine, 3. Je pris la vie en dégoût et le monde en horreur; je ne désirais plus que de m'en séquestrer, staal, ilém. t. m, p. )I7.
— HIST. XVI* s. Ce n'est pas assez de s'estre cscarté du peuple; ce n'est pas assez de changer de place; il se fault escarter des conditions populaires qui sont en nous; il se fault séquestrer et r'avoir de soy, mont, i, 275. Nous nous préférons aux aultres animaux et nous séquestrons de leur condition et société, id. ii, 205. Quant les preuves des possessions sont incertaines,... les choses contentieuses sont séquestrées, LOYSEL, 768. Et sçauront ceux qui seront pestiférés, et les feront séquestrer, paré, xxiv, i I .
— ÉTYSI. Provenç. sequestror; espagn. secuestrar; ital. sequestrare; du lat. sequestrare, de sequestrum, séquestre.
SEQUIIV (se-kin), s. m. Monnaie d'or qui avait cours en Italie, où sa valeur était de )l à <2 francs, et qui a cours en Egypte où elle vaut 6 francs.
— ÉTYM. Ital. xecchino, de xecca, atelier monétaire, qui vient de l'arabe sekkah, coin servant à frapper la monnaie.
f SEQUOIA (sé-ko-ia) , s. m. Nom d'un arbre gigantesque de la Californie; il vient du nom d'un Indien; on avait d'abord nommé cet arbre wellingtonia.
t SÉRAC (sé-rak), s. m. || 1* On donne le nom de sérac dans nos montagnes à une espèce de fromage blanc et compacte, Saussure, Voy. Alpes, t. vu, p. 254. Il 2° Par assimilation de forme, nom, en Savoie, de grandes masses de glaces plus ou moins compactes, sur le Mont-Blanc.
— ÉTYM. Voy. SÉRACÉE.
t SÈRACÉE (sé-ra-sée), s. (. Lait caillé dont on a séparé le petit-lait et qui fait masse; dite aussi séret, brocotte, recuite.
— ÉTYM. J. J. Rousseau écrit céraeée (voy. ce mot) ; mais cette orthograiihe n'est pas bonne ; »eracée vient de sérum, petit-lait.
SERAI (je), fut. du verbe être.
f SERAI (sé-ré), I. m. Mauvaise orthographe pour séret.
SfiRAlL (s6-rall. Il mouillées), s. m. || 1* Palais de l'empereur, des princes et de quelques grands en Turquie. Le sultan a des sérails dans plusieurs villes. Le Grand Seigneur.... dans son superbe sérail, PASC. Pens. m, 3, édit. havet. Nourri dans le sérail, j'en connais les détours, rac. Bajaz. iv, 7. On lui permit [à l'ambassadeur moscovite] d'avoir un sérail, c'est-à-dire un palais dans le quartier des Francs, volt. Charles Xll, 5. || 2* Plus ordinairement, mais improprement, partie du palais où sont les femmes; le véritable nom est harem. On dit que le roi de Maroc a, dans son sérail, des femmes blanches, des femmes noires, des femmes jaunes, montesq. t^sp. xvi, 8. La raison, l'humanité, la justice réclament contre ces sérails odieux où l'on sacrifie à la passion brutale ou dédaigneuse d'un seul homme la liberté et le cœur de plusieurs femmes, dufp. Uist. nat. hom. Œuv. t. IV, p. 257. Les grands mettent dans leur sérail une femme, comme nous mettons un oiseau
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rare dans une volière, comtb di catlus, Acad. dt ces dames, (Km. t. zii, p. 3(, dans podqens. || Fig. Chaque femme de Paris rassemble dans son appartement un sérail d'hommes plus femmes qu'elle, qui savent rendre i la beauté toute sorte d'hommages, hors celui du cœur dont elle est digne,
I. J. Rouss. Lett. à d'Alemb. jj 8* Toutes les femmes qui sont dans le sérail, avec leur suite Le sérail était en fête. || 4* Abusivement, maison où quelqu'un tient des femmes de plaisir, et la réunion même de ces femmes. Cette maison est un vrai sérail.
— HIST. ivi*8. Le grand seigneur en son scrrail, MONT. I, 332. Lequel, ayant esté pris petit enfant au siège de Patras, fut mignardement nourri au sarrail, et puis affriandé do tous honneurs, d'aub. Uist. i, 242. Prince voluptueux, et auquel un sérail do femmes n'eust pas suffi, carloiz, h, t.
— ÉTYM. Ital. sarraglio, du persan serai, palais, hôtel.
t SÉRAN (sé-ran), t. m. jj !• Instrument qui sort à peigner le lin cl le chanvre. || 2* Terme de marine. Se dit quelquefois du chanvre qui reste aprè» l'extraction du premier brin.
— HIST. xin* s. Tant i erent (les épines y étaient] espcssement Drues et poignans con cerens, Baudouin DE condé, t. I, p. 227. Conscience le foule, conscience le froisse ; Conscience le point plus que serans ne broisse [brosse], j.de ueuno, Test. (578. Il IV* s. Vous nous nicqucz ou nous laites les bées, Monstrant vos yeux plus agus que serences , o. CHASTEL, Expos, sur vérité mal prise.
— ETYM. Berry, seran, serain, teron; picard, cherain (voy. sérancer).
t SÉRANÇAGE (sé-ran-sa-j'), t. m. Action de sérancer ; résultat de cette action.
t SÉRANCER (sé-ran-sé. Le c prend une cédille des'ant a et o; sérançant, sérançons), v. a. Diviser la li.asse du chanvre et du lin avec le séran pour la rendre propre à être filée. Leur peau [des hérissons], dont on ne fait maintenant aucun usage, servait autrefois de vergette et de frottoir poursérancer le chanvre, buff. Quadrup. t. u, p. 3(4.
— HIST. xni* s. Carete qui maine lin, six deniers [de péage]; et s'il est chierenchics.... taillab, p. (8. Il XVI* s. Finalement le chanvre est assorti, pour les divers ouvrages où l'on le destine ; et selon iceux, broie, serancé, peigné, filé, et converti en toiles et cordages, o. de serres, 732.
— ÉTYM. Picard, cherainchcr ; du bas-allem. schrantsen, déchirer, moyen haut-allcm. schrenzen; anc. haut-allem. schranz, déchirure. La formation régulière aurait dû être^crancer, dit Diez; mais la prononciation romane réduisit le mot à srantzcn, d'où, par adoucissement, sérancer.
t SÉRANCEUR (sé-ran-scur), ». m. Ouvrier qui sérancc, ou qui fabrique des sérans.
t SÉRANÇOIR (sé-ran-soir), t. m. Se dit quelquefois pour séran.
SÉRANCOLIN (sé-ran-ko-lin), t. m. Marbre des Pyrénées, de couleur d'agate, ainsi nommé du heu d'où on le tire.
t SÉRAPÉUM (sé-ra-pé-om"), t. m. Voy. séra-