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est j aydans et serviables, berchedre, f* S5, reeto. Et touz jours ay ge estey obedions et serviable en ce qui louche le rcy, id. f" t». || xv* s. Puis monta le roy et les autres chevaliers de son hoslel, et le jeune Norhot, quitousjours estoit au frain du roy; car il estoit moult serviable enfant [faisant bien son service], J'erceforest, t. vi, f" 102. || xvi* s. Soys serviable à tous tes prochains, et les ayme comme loy mesme, rab. Pant. 11, 8. Personnage serviable, soigneux de faire plaisir, et sccourable, amyot, Crassus, 6. Vous estes mes prisonniers, comme vous voyez, par les droits des combats ; je me puis sci-vir de vous autres en telle et vile condition serviable qu'il me plaira, brant. Dames ill.
p. 377, dans LACURNE.
— f.TYM. Berry, serviable, qui sert : cet instrument est bien serviable ; provenç. serviable, usuel; calai, et espagn. servible; du lat. servire, servir. La formation française et provençale est irrégulière, comme si le thème était servi, et non serv.
t SERVIABLEMENT (ser-vi-a-ble-man), adv.
D'une manière serviable.
— HIST. ïvi' s. Serviablement, cotçrave. SERVICE (sèr-vi-s'), s. m. 1| 1* État, fonction
d'un domestique. Entrer en service. Un juge, l'an passé, me prit à son service, bac. l'iaid. l, t. Il se mit au service d'un des habitants du pays, mass. Carême, Enf. prod. \\ Le service de la chambre, de l'office, des écuries, etc. les fonctions particulières d'un domestique attaché à la chambre, à l'office, etc. Il Porte, escalier, couloir de service, se dit des débouchés par où passent les domestiques pour servir la table, etc. || Le service d'un domestique, manière dont un domestique s'acquille de ses fonctions. Ce domestique a le service lent. Il Service d'un maître, manière dont un maître se fait servir. Le service de ce maître est pénible. Il 2* Le service de Dieu, le soin de se consacrer aux œuvres de piété. Sans mentir, Dieu est bien abandonné ; il me semble que c'est un temps où le service qu'on lui rend lui est bien agréable, PASC. Lett. à Mlle de Roannex, 6. Au lieu que les rois ont une obligation insigne à ceux qui demeurent dans leur obéissance, il arrive au contraire que ceux qui subsistent dans le service de Diau lui sont eux-mêmes redevables infiniment, id. ib. || Se consacrer au service de Dieu, embrasser la profession ecclésiastique, et aussi se donner entièrement aux œuvres de piété. || 3» Par formule de politesse, assurer quelqu'un de ses services, lui dire qu'on est son humble serviteur. M. de la Rochefoucauld m'a fort bien priée de vous assurer de son service, sÉv. à Mme de Grirjnan, 14 juin 1C75. Ma fille me prie de vous assurer de ses très-humbles services, id. à Mme de Guitaut, déc. 1094. Il Tout ce que je puis faire pour votre service, tout ce que je puis faire pour vous être agréable, utile. Tout ce que je puis faire pour votre service est de vous rendre sourd, si vous voulez, mol. Méd. m. lui, m, 6. Avez-vous la cruauté do ne point achever Tacite?.... si vous lui faites ce tour, mandez-moi l'endroit où vous serez demeurée, et je l'achèverai ; c'est tout ce que je puis faire pour votre service, sÉv. 67. Il Je suis à votre service, tout à votre service, formule de politesse pour dire à une personne qu'on est prêt à faire ce qui pourra lui être utile ou agréable. Et de vous venir, mais sans nul artifice. Assurer que je suis tout à vi Ire service, MOL. Éc. des mar. i, 5. || On dit de même : Ma voiture est à votre service; j'ai mille francs à votre service, etc. Elle est, monsieur, fort à votre service, LA font. Bais. Il Familièrement. Qu'y a-t-il pour votre service? se dit à une personne qui paraît vouloir nous demander quelque chose. Crancas [célèbre distrait].... ver.sa dans un fossé : il s'y établit si bien qu'il demandait à ceux qui allèrent le secourir ce qu'ils désiraient de son service, sÉv. 40. Que puis-je faire pour votre service? voyons, dancourt. Impromptu de garnison, se. 1.114° Service féodal, les devoirs auxquels un vassal était obligé envers son seigneur. || Service de la chambre du pape, ce qu'un nouvel évêque paye à la chambre apostolique. 1| Terme de jurisprudence. Services fonciers, synonyme de servitudes, que les rédacteurs du Code Napoléon ont ajouté au mot de servitudes, qui fait l'intitulé du titre IV, du livre XI, afin d'éviter tout souvenir des lois féodales et de la prééminence qu'elles établissaient d'un héritage sur un autre. || 5" Anciennement, il se disait de tous ceux qui étaient nécessaires au service actuel du roi. Le roi ne mène à ce voyage que le service. || 6' Attachement pour une femme que l'on courtise et que l'on
sert. Hais aussi ne sont-elles pas [les Muses] De ces beautés dont les appas No sont que rigueur et que glace, Et de qui le cerveau léger. Quelque service qu'on leur fasse, Ne se peut jamais obliger, malh. iv, 5. Depuis le premier jour que je vis Arténice, El qu'elle prit en gré les vœux de mon service, racan, Derg. Alcidor, i, 1. Il dit i Malta d'offrir ses services i Ume de Senantes, iiAMiLT. Gramm. 4. || 7" Emploi, fonction de ceux qui servent l'Etat dans la magistrature, dans l'administration, etc. Prendre sa retraite après trente ans de service. Le service de l'État. Le service militaire. Le roi Charles II n'a rien trouvé de plus ferme dans son service que ces catholiques si haïs, si persécutés, que lui avait sauvés la reine s» mère, boss. Reine d'Anglel. Hélas I disait le prine« de Condé, je ne respirais que le service du roi et la grandeur de l'État, id. I.ouii de Bourbon. J'ai résolu de ne me mettre jamais au service de personne, et de mourir libre comme j'ai vécu, d'a- LEMB. Lett. à Volt. 22 décemb. 47G5. || Être de service, éUe dans le temps où l'on est obligé de faire les fonctions de sa charge, où on les exerce réellement. || Faire son service, s'acquitter des obligations de sa charge. || S" Absolument. Le service militaire. Produire ses états de service. Il a trente ans de service. On me mande que H. de Rohan a quitté le service, pour n'avoir pas été fait brigadier, sÉv. 203. Sa femme [de Mérinville, officier renvoyé] a crié aux pieds du roi ; il lui a dit que ce n'était pas aussi pour lui faire plaisir qu'on l'était du service, id. 18 juin 1677. Son père, qui n'était qu'un cadet et qui, de plus, s'était ruiné dans le service, ne lui laissa qu'une bonne éducation et un mousquet, fonten. Vauban. Tant de murmures et de chagrins à la cour, tant de dégoût dans le service, mass. Carême, Vocation, Vous avez du service, un nom, de la valeur; Il faut vous distinguer dans un poste d'honneur, re- GNARD, Distr. n, 7. Les deux premiers [enfants] étaient au service; ses revenus suffisaient à peine pour les y soutenir, mariv. Marianne, 9' part. Se mettre au service, c'est-à-dire se louer à trèsbon compte pour aller tuer les gens qui no nous ont fait aucun mal, J. J. ROtiss. Ém. v. J'allai chei^ cher du service chez un prince étranger, m. Hél. IV, 12. J'eus tort de vieillir au service, bérano. It Vieux Caporal. || Être de service, faire le service, monter la garde, être de piquet, etc. Il est de service demain. Hommes de service. || Ensemble de» obligations et des devoirs qui résultent de l'état militaire. Ce soldat fait bien son service. |{ Obligations et devoirs dans une position particulière. Service en temps de paix, en campagne, dans les places, dans les sièges. Ce soldat fait bien son service en campagne. Cet officier connaît le service dans les sièges. || 9" Le service de la marine, de l'artillerie, du génie, etc. les fonctions particulières d'un officier de marine, d'artillerie, du génie, etc. M. de Vallier, lieutenant général, homme qui avait poussé le service de l'artillerie aussi loin qu'il peut aller, volt. Louis XV, 10. || 10* Au plur. Manière dont quelqu'un a servi, temps pendant lequel il a servi. Obtenir la récompense de ses services. Faire valoir ses services. Le roi fait des libéralités immenses; en vérité, il ne faut point se désespérer : quoiqu'on ne soit pas son valet de chambre, il peut arriver qu'en faisant sa cour, on se trouvera sous ce qu'il jette : ce qui est certain, c'est que, loin de lui, tous les services sont perdus ; c'était autrefois le contraire, sÉv. 398. Il étend ses soins jusqu'aux moindres de ses domestiques; avec une libéralité digne de sa naissance et de leurs services, il les laisse comblés de ses dons , boss. louis de Bourbon. Un beau-frère sacrifié malgré ses services, id. Je Tellier. Je sais rendre aux sultans de fidèles services, bac. Baj. i, 1. || 11° Ce que l'on fait pour quelqu'un et que l'on compare à ce que fait un serviteur. Pour être plus adroit à te faire service, RÉGNIER, Sut. I. De grâce, acceptez mon service, CORN, le Cid, m, 2. Cependant s'il est vrai que mon service plaise. Sire, un bon mot de grâce au père de La Chaise [qui avait la feuille des bénéfices], ID. Au roi, 1870. Brancas est fort content de vous, et ne prétend pas vous épargner quand il aura besoin de votre service, sÉv. 1 . Je vous assure que je lui rendrai tout le service que je pourrai, m. 2» avr. 1072. Aussi bien ce n'est pas la première injustice Dont la Grèce d'Achille a payé le service, RAC. Andr. 1, 2. Les services présents effacent dans un moment tous mes services passés, hontesq. Lett. pers. 9. Je vous ai prodigué mon service et ma foi, volt. Catil. 11, 2. || PetiU services, petits of-
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flces qu'on remplit pour être utile ou agréable. Ou'à la vérité il [I.inant, précepteur chez Mme du ChâteletJ ne rendrait jamais, dans une maison, de CCS petits services par où l'on plaît à tout le monde, et dont la faiblesse de sa vue et la pesanteur de sa machine le rendent incapable, volt. Lett. Cidevilie, 22 févr. 4 736. || 12° Ensemble d'opérations, de travaux, etc., pour lesquels sont nécessaires difTcrentes personnes et diffcrcnles choses. Le service de la poste, des messageries. Organiser les services publics. Le service est bien fait dans cet hôpital. Les besoins du service. Il 13° Terme d'artillerie. Service d'une bouche à feu, ensemble des opérations et des manœuvres que nécessite l'emploi d'une bouche à feu. Service du mortier de 32 centimètres. Service du canon de 4 rayé de campagne. || 14* Usage qu'on retire de certains animaux et de certaines choses. Un cheval, une étoiïe de bon service. Ceux-là [collets] sont assez beaux, mais de mauvais service; En moins de trois savons on ne les connaît plus, CORN. Galerie, i, 8. On s'instruit à prendre certains animaux, à apprivoiser les autres, et à les accoutumer au service, boss. Hist. i, 2. Quelque avantageusement que les anciens aient parlé des ouvrages faits de fils d'amiante.... il y a lieu de juger que ces ouvrages n'ont jamais pu être d'un bon service, buff. Min. t. vu, p. ue. Il Les jambes, l'estomac, lui refusent le service, ne font leurs fonctions qu'avec peine. La jambe gauche, qui me refuse un peu le service, dancourt, l'Opérateur Barry, se. 2. || En termes forestiers, les hauts services, les emplois où il faut du bois de première qualité. Le terme de soixante à quatrevingts ans est celui auquel il faut couper tout frêne du bois duquel on veut tirer un parti avantageux pour les hauts services, bosc, Instit. Ilém. sciene. 4808, p. 22B. || 15" Bon service, et, absolument, service, assistance, bon office. Un service au-dessus de toute récompense, corn. Surina, m, 1. Ce fut lui qui, pensant rendre un bon service au roi d'Angleterre [Charles I"], négocia qu'il fût mis entre les mains des Écossais, pellisson, Ilist.
Acad. IV, Monlereul Comme ton ami.... Je te
viens contre tous faire offre de service, mol. Fdch. m, 4. Artaxerce.... commença son règne, et reçut peu de temps après une lettre de Thémistocle, qui, proscrit par ses concitoyens, lui offrait ses services contre les Grecs, boss. //tj(. i, 8. Il est homme de coeur et de service, ro. Lelt. quiét. Mém. On y conserve écrits [dans les Annales royales] le service et l'offense, rac. Eslh. ii, < . Je ne veux point ici vous vanter mes services, m. Athal. m, 4. Les hommes ont la volonté de rendre service, jusqu'à ce qu'ils en aient le pouvoir, vauven. Réfi. et max. 8). Dès qu'il s'agit de rendre service, il faut songer que la vie est courte, et qu'il n'y a pas un moment à perdre, volt. Lett. Vernes, ta nov. 4 768. Un service est un secours par lequel on contribue à faire obtenir quelque Hcn, duclos, Consid. mœurs, iB. Il Rendre un mauvais service, do mauvais services à quelqu'un, lui nuire, le décrier, lui susciter des embarras. || Je vous prie de me rendre service, impolitesse quand on s'adresse à un homme en crédit et supérieur; il faut dire : Je vous prie de me rendre vos bons offices, de caillibhes, 4 600. (La première partie de la remarque est juste; mais la seconde partie n'est plus usitée aujourd'hui.) Il 16' Terme de liturgie. Célébration solennelle de l'office divin. Le service se fait fort bien dans cette église. Les pères do l'Oratoire donnèrent par leur piété aux autels de la chapelle royale leur véritable décoration, et au service divin sa majesté naturelle, boss. Reine d'Angl. || Messe haute et prières qui se disent pour un mort. Je m'en vais demain à neuf heures au service du pauvre Saint- Aubin; c'est un devoir que nos saintes carmélites lui rendent par pure amitié, sÉv. 488. On lui a fait [à Turennc] un service militaire dans le camp, où les larmes et les cris faisaient le véritable deuil, iD. 241. L'Académie française n'a pu encore obtenir de faire pour M. de Voltaire le service qu'elle a coutume do faire pour tous les membres qu'elle perd, d'alemb. Lett. au roi de Pr. 4"juil. 4778. Elle [Mme de MamtenonJ se rendit à l'église où reposaient les cendres de sa mère ; elle y fit célébrer un service funéraire, genlis. Urne de Uaintenon, t. i, p. 484, dans pougens. || Service du bout de l'an, service qui se célèbre pour une personne, au premier anniversaire de son décès. ||17« Tous les plats qu'on sert et qu'on enlève à là ibis. Vous saurez seulement qu'en ce lieu de dé- Vices On servit douze plats, et qu'on fit six servi-
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ces, CORN, le Ment, i, s. Il se souvient exactement de quels plats on a relevé le premier service, LA BRUY. II. Quand une nation a eu un certain nombre de bons ouvrages, tout ce qu'on lui donne au delà fait l'effet d'un second service qu'on présente à des convives rassasiés, volt. Lett. d'Argental, 4 7 janv. 4 70S. || 18" Assortiment de vaisselle ou de linge qui sert à table. Service de linge damassé. Il y a eu dix mille louis d'envoyés, et un service de campagne de vermeil doré, SÉV. 409. Il [le roi Stanislas] m'a envoyé un joli petit service de sa porcelaine, qui est plus belle que celle de Saxe, volt. Lett. Richelieu, 21 nov. 4 772. Il 19' Terme de jeu de paume. Action de celui qui jette la balle sur le toit pour être reçue par ceux qui jouent. Un mauvais service. Un service difficile. Il Côté où est celui à qui on sert la balle. Il 20' Terme de construction. Transport des matériaux sur un chantier, ou au pied du bâtiment qu'on élève. || 21' Terme de théâtre. Billet de service, ou, simplement, service, entrée gratuite qu'a un journaliste chargé de rendre compte des pièces d'un théâtre. Le service des premières représentations. Il Proverbe. Service de grands n'est pas héritage, on y est souvent mal récompensé, il n'y faut pas faire fonds. Me voilà bien chanceuse 1 hélas 1 l'on dit bien vrai : Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage. Et service d'autrui n'est pas un héritage, mol. Flmm. sav. ii, B.
— HIST. XI' s. Ne leist; [il n'est permis] à seignurage départir les cultivurs de leur terre, pur tant cum il pussent le droit seirvise faire. Lois de Guill. 33. Caries comandet que [je] face sun servise, Ch. de Roi. xii. ||xii' s. Mort est Turpins ai servise Charlon, Ronc. p. 401. Malement ai mon service emploie. Se par merci ne vieng à guerredon, Couci, vu. Mult m'esmerveil pur quel li reis si le haï, Se pur co nun qu'il ot sun servise guerpi [quitté', Th. le mart. 37. L'apostole s'apreste pour la messe chanter; Quant fu fais li services, si sont aie laver, Sax. m. Qui donc veïst le duc nostre seigneur prier Qu'il ait merci de s'ame, corn de son chevalier. Qui meurt à son servise, ib. XI. Qui service et chevage nous requiert toutes fois, Du chevage est pechiés, mais du servir est drois, ib. xviii. D'ui cest jour en un an soicz en son servise, ib. xxiii. || xiii* s. Mais espoir [sans doute] ce m'a grevé. Qu'on ne conoist boin servise. Tant qu'on ait autre esprouvé, auboins de sezanne. Romane, p. 4 27. Il firent faire au mort tout son servise, audefr. le bast. ib. p. 4 0. Sire, tu vois le servise que nos avons fait à ton fil, villeh. lxxxiii. Et cil departiroient les fiés et les honors as princes et as homes, et puis deviseroienl quel service l'en en feroit à l'empereour, ID. ci. Toute ceste navie vous tenrons nous pour un an, dès le jor que nous du port de Venise départirons, pour faire le service de Dieu et des pèlerins, w. xiv. Et Tybert dist: se Dex t'aïst, Renart, di moi où est l'église Où tu vas oïr le servise ? Ren. 206O8. Et se tu me fais cest servise, la Rose, 639B. Tant ai oï de vous bien dire. Que mètre veil tout à devise Cuer et cors en votre servise, ib. 4928. Puisqu'il vous plaist, vostre servise Suis prest de prendre volentiers, t!>. 2824. Hé rois! bien te tiennent pour nice Cil qui m'ont mis hors du service, Dit de vérité. Il xiv s. Convient que le corps soit gardé en santé, et que l'en ait viande et autre service, oresme, Eth. 324. Les défendeurs recitent les grandes mises et coustemens que le feu evesque a faites à commencer son estât, à payer le service de la chambre du pape, à faire son entrée à Lisieux, du GANGE, servitium caméras. Les barons sont hommes liges monseigneur, et li doivent services de corps et de chevaux et d'armes, id. servitium corporis. Li bourgois de Calais ne doivent nul servise à leur seigneur, ne de besche, ne de pelé, se ce ne soit encontre la défense de la mer, id. servitium ligonis. Que ce qui est deu par gênerai coustume ne peut estre appelle service haineux, id. servitium servile. Ung seul à qui on n'aura jamais fait bien, fera à l'adventure ung tel service que.... COMM. Il, 3. Soyez tous certains qu'il ne vous demeurera ung tout seul pied de terre ne ung denier de service là où je le pourrai sçavoir, et vous banniray de mon royaulme, Percefor. t. rv, t" 40. Au nom de Dieu, Lionnel, dist le roy, aussi fait le bon service bon loyer ; le sage dist : à tel service telle déserte, ib. t. i, f' 4 06. Et les vieilles barbues menoient si laid service de braire et do rechigner les unes contre les autres, qu'il estoit advis à Estonne qu'elles fussent toutes enragées, ib. t. il, ^ 3». De là vient le proverbe qui dit : service de
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seigneur n'est pas héritage, le Joureneel, ^ 46, dans lacl-rne. || xvi* s. Sus l'apport du second service.... rab. Pant. IV, B4. Estant mort au service de leurs guerres en la Bresse, kont. i, 4 4. Il fault employer ces terres à certaines semences pour nostre service, id. i, 34. Ils avoient des cuisines l'ortatives, dans lesquelles tout leur service se trainoit aprez eulx, ro. i, 372. La presse des plats et services me deplaist, id. iv, 282. C'est cruauté.... qu'ils [les voisins de Montaigne] puissent dire : Jj nous luy condonnons la libre continuation du ser- ^ vice divin en la chapelle de sa maison, toutes les églises d'autour estants par nous désertes et ruynées, ID. IV, 93. Beau service fait amis, et vray dire ennemis, cotgrave. Un asne sans tache et sans vice. Né pour faire aux dames service, Et non point pour estre sommier, Comme ces porteurs de fumier, Sat. Mén. l'Asne liijueur. Nos rois.... Ployant la pieté au joug de leur service. Gardent religion pour ame de police, d'aub. Tragiques, édit. LALANNE, p. 07.
— ÉTYM. Wallon, sierviss; provenç. servisi; espagn. servicio; ital. servizio; du lat. servitium, de servire, servir.
SERVIErrE (sèr-viè-f), ». f. Linge dont on se sert à table et pour la toilette. Donner la serviette pour essuyer les mains, ou, simplement, donner la serviette. Entra, serviette au bras et fricassée en main, Régnier, Sat. x. Jetons nos chapeaux et nous coiffons de nos serviettes. Et tambourinons de nos couteaux sur nos assiettes, scaeron, Chanson à boire. De ta défunte mère est-ce là la leçon?... Elle eût du buvetier emporté les serviettes. Plutôt que de rentrer au logis les mains nettes, rac. Plaid. I, 4. S'il conte un fait, la dame du logis De ses bons mots pâme sur son assiette. Et le laquais en rit sous sa serviette, j. b. rolss. Éptt. I, 3. Il Prendre la nappe pour serviette, s'essuyer avec la nappe faute de serviette. L'amour nous fait la leçon : Partout ce dieu sans façon Prend la nappe pour serviette, béhang. Bon rm et fillette. || Donner la serviette au roi, aux princes, présenter au roi, aux princes une serviette mouillée par un bout, afin qu'ils s'en servent pour laver et essuyer leurs mains. M. de Chaulnes lui donna la serviette [à Jacques II], et voulut le servir à table; le roi ne le voulut jamais, et le fit souper avec lui, SÉV. 629. On apporte à boire à Mademoiselle, il faut donner la servicUe : je vois Mme de Gévres qui dégante sa main maigre; je pousse Mme d'Arpajon : elle m'entend et se dégante, et, d'une trèsbonne grâce, elle avance un pas, coupe la Gêvres, et prend et donne la serviette, id. 4 3 mars 4 074. Il [Marlborough] allait flatter la fierté de l'électeur de Brandebourg, lorsque co prince voulut être roi; il lui présentait la serviette à table, pour en tirer le secours de sept à huit mille soldats, volt. Louis XIV, 4 8.
— HIST. xiv* S. Ris et amandes frictes ; petites serviettes [pour le dessert], Uénagier, ii, 4. Oronges, vertjus, et à ce fraîches touailles ou serviettes,
ib. Il XV* s Le maistre d'hostel print le chenevas
du pain, la serviete, et sur l'espauUe Jehan de Saintré la mist. Petit Jehan de Sainlré, chap. xiv. ||xvi' s. Estre servie à rudes serviettes, j. marot, V, 39. Adieu devises et caquets. Où plus y a de beau langage Que de serviette d'ouvrage. Et moins de vraie affection Que de dissimulation, marot, ii, 424. Les médecins m'ont ordonné de me presser et cenglerd'une serviette le bas duventre, pour remédier à cet accident [le malaise causé par le mouvement d'un bateau], mont, iv, 6. Le geôlier se defendoit de l'ordonnance des prisons pour laquelle la serviette tient lieu et place des absens, noel dufail, Cont. d'Eulrap. ch. xxiii, f' 4 28, dans pol'gens. En un festin public qui me fut fait, il y avoit dix-sept tables, dont la moindre avoit seize serviettes [couverts], SULLY, Mém. t. vu, p. 158.
— ÉTVM. Espagn. servilleta; ital. salvicta. Ménage, à cause de l'italien, croit que ce mot vient du lat. salvare, laseri'ieKe préservant le vêtement; cela est bon pour l'italien. D'après Diez, serviette est pour servitette, et vient du participe servit, provenç. servit, ital. servito. 11 est plus simple d'y voir, comme pour serviable, une dérivation du faux thème servi. On remarquera que, dans J. Marot et Cl. Marot, serviette parait signifier service, petit service.
SEUVILE (sèr-vi-l'), adj. || !• Qui appartient à l'état d'esclave. Je laisse la contrainte aux serviles personnes, tristan, Marianne, ii, 4. Philippe d'autre part, montrant sur le rivage Dans une âme sepvile un généreux courage, corn. Pomp. n, i.
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Il Guerre servile, guerre terrible qui éclata, vers la
fil de la république romaine, entre les esclaves sounA'és et leurs maîtres. || 2* Qui appartient à l'état ie serf, de serviteur || Œuvres serviles, celles qui ont pour objet de gagner de l'argent. L'Église catholique interdit les œuvres serviles le dimanche, tes hommes qui portaient les armes étaient libres, dans le sens que le seigneur supérieur ne pouvait leur commander des œuvres serviles; mais ils étaient indissolublement liés au service militaire de leur seigneur, lévesque, Instit. Mi!m. se. mor. el pol. t. v, p. 250. Il 3' Fig. Qui enchaîne comme fait un service.. [Soleil] Tu dois ta flamme à tout le monde.; Et ton allure vagabonde. Comme une servile action Qui dépend d'une autre puissance.... MALH. II, 4. Et nos voisins frustrés de ces tributs serviles Que payait à leur art le luxe de nos villes, boil. Ép. I. Ce n'est plus le jouet d'une flamme servile, rac. Andr. ii, 6. Est-il juste après tout qu'un conquérant s'abaisse Sous la servile loi de garder sa promesse T ID. ib. iv, 5. Et ce sont ces périls et ce soin de ma vie Qui d'un servile hymen feraient l'ignominie , ro. Bajaz. il, 3. Il 4° Qui a un caractère d'esclave, en parlant des personnes. Pour qu'il puisse, enrichi de ces affronts utiles. Enrichir à son tour quelques têtes serviles, a. chén. lUég. i, 2).||S. m. S'est dit des membres des cortès espagnoles qui se montrèrent partisans de l'absolutisme en <820. ||5* Qui est digne d'un esclave, bas, rampant. Je n'ai fait action ni liche, ni servile, rotr. Àntig. iv, 6. Jamais il n'exigea ni de circonspection gênante ni d'assiduité servile, flécii. Lamoignon. Il n'est pas possible qu'un homme qui n'a toute sa vie que des sentiments et des inclinations basses et serviles puisse jamais rien produire qui soit merveilleux ni digne de la postérité, boil. Longin, Subi. ch. 7. Dès qu'on n'a point l'âme servile et qu'on n'est pas prêt à les flatter [les princes].... fén. Tél. xiv. Cette fierté d'âme qui dédaigne les serviles bienséances, et sied si bien à la vertu, j. J. Houss. Hél. IV, 9. Il Fig. J'aime mieux un tilleul que la simple nature Élève sur les bords d'une onde toujours pure. Qu'un arbuste servile, un lierre tortueux Qui surmonte en rampant les chênes fastueux, bernis, Épit. IV, Indép. \\ Terme de théologie. Crainte servile, se dit par opposition à crainte filiale. Une servile peur tint lieu de charité, Boa. iu(rm,vi. Vous qui ne connaissez qu'une crainte servile, raC. Athal. I, *. Il 6° Terme de littérature et d'arts. Qui s'attache trop à l'imitation d'un modèle, à la lettre d'un original. Imitateur, traducteur servile. Quand j'ai publié mes propres idées, on ne m'a pas accusé d'être un disciple servile, et de jurer m verba magistri, i. j. rouss. Conf. vi. Une servile admiration, BARTiiÉL. Ànach. ch. 71. || On dit dans un sens analogue : imitation, traduction servile. || Détail servile, se dit d'une énumération trop scrupuleuse. Si on entre dans un détail servile des plus petites circonstances, que le lecteur prenne sur lui d'en essuyer le récit; elles ont été, dans le procès, d'une grande importance, gltot de pitaval. Causes célèbres, i, 209. || 7* Terme de grammaire hébraïque. Lettres serviles, lettres qui servent à former avec le radical les temps des verbes et les cas des noms. Il Dans d'autres langues. Lettre servile, lettre qui n'appartient pas au mot en propre et n'y est que pour remplir un certain office. Dans dessaisir, composé du préfixe dé.... et saisir, la première s est une lettre servile, et n'a d'autre office que d'indiquer la prononciation et d'empêcher qu'on ne prononce l'autre s comme un .x. || S' S. m. Ce qui est servile. Je commençai à soupçonner l'humeur fantasque de ce vieillard [le duc de Gcsvres], à laquelle le servile surnageait toujours, st-sim. 73, ) 9.
— HIST. XIV" s. Et doncques sont telles delettations et semblent cstre serviles et bestiaulx, OBESME, Éth. 94. Et vculcnl à chescun plere, il sont flatcurs et de servile condicion, id. ib. (24. Offices de fevrcs et ouvriers et œvres serviles, berchkube, f* 28, verso. Il consideroit que leur manières n'estoient point vileinnes ne serviles, id. f° 9. ||xvi' s. La guerre servile y estoit encore en sa plus grande vigueur, amyot, Pomp. 30. Une simple et servile obligation à l'usance, mont, i, 245.
— ETYM. Provenç. et espagn. servit; jtal. servile ; du lat. servilis, de servus (voy. serf).
SERVILEMENT (sèr-vi-le-man], adv. || 1» D'une manière servile, rampante. Je vous ai vus cent fois sous sa main bénissante Courber servilement nue épaule tremblante, boil. Lutr. iv. {| i' Terme de littérature et d'arts. Trop exactement, trop à la Vettre. Traduire, imiter servilement. Je prends l'art
dei anciens.... mais je ne dépend! pas senUlement de leur esprit, balz. ii'r. m, <«((. lO. Quiconque avec une tète active et pensante a senti le délire et l'attrait du travail d'esprit, ne va pas servilement sur la trace d'un autre pour se parer ainsi de productions étrangères,;, i. kolss. <•' dial.
— HIST. xiv's. Estre subject servilement [comme un serf], oresme. Thés» dt meunier. || xvi* s. Ce concile n'est pas légitime, ayant servilement et mal à propos quitté sa supériorité au pape, li Bureau du concile de Trente, p. 342.
— ervM. Servile, et le suffixe rnen*.
t SERVH.IS.ME (sèr-vi-li-sm'), ». m. Néologisme. Esprit, système de servilité.
~ ÊTYM. Servile.
SERVILITÉ (sèr-vi-li-té), s. f. || i* Esprit de servitude, bassesse d'âme. La servilité de son caractère. Il i' Terme de littérature et d'arts. Exactitude servile, scrupuleuse à l'excès. Une traduction qui a trop de servilité. Cette intéressante collection était unique, parce qu'elle n'avait rien de la servilité des copies ordinaires, genlis, Itém. t. vin, p. 87.
— RE.M. Servilité se prend en mauvaise part, bien que servile soit susceptible des deux sens.
— ETYM. Servile.
t SERVION (sèr-vi-on), s. m. Outil de saunier.
I SERVIOTE (sèr-vi-o-f), f. f. Terme de marine. Pièce de sapin qui forme et contient l'éperon.
SERVIR (sèr-vir), je sers, tu sers, il sert, nous servons, vous servez, ils servent; je servais; je servis; je servirai; je servirais; sers, qu'il serve, servons, servez, qu'ils servent; que je serve, que tu serves, qu'il serve, que nous servions, que vous serviez, qu'ils servent; que je servisse; servant; servi, v. a. ||1° Être à un maître comme domestique. Il 2* Être au service de, être attachée la personne, en une qualité supérieure à celle de domestique. |] 3° Rendre à quelqu'un les mêmes services qu'un domestique rend à son maître. Il 4° Dans le culte catholique, servir le prêtre, le célébrant à l'autel. || 5° Servir Dieu. || 6° Obéir à, honorer. || 7° Remplir des emplois de guerre, de magistrature, d'administration. |{ 8' Être dans le service militaire. H 9° Servir une batterie, une pièce de canon. || 10* Placer les mets sur la table. |] 11° Au jeu de paume, servir la balle. || 12° Fournir une marchandise, un objet confectionné. || 13° Servir une rente. {{ li'Servir le fief. || 15° Faire aller, faire marcher, en parlant de certains moteurs. ]| 16° Être utile à. Il 17° Il se dit des choses qui secondent, favorisent. || 18° Servir la jument. {| 19° En termes de chasse, tuer la bête avec une arme. || 20° V. n. Être à un maître comme domestique. {| 210 Servir pendant un quartier, une semaine. || 22* Être esclave, être en servitude. |] 23" Servirde, tenir lieu de, faire l'office de. || 24° Servir à, être utile. || 25° Servir à, être destiné à tel ou tel usage, être propre à. Il 28° Absolument, êue utile, avec un nom de chose pour sujet. || 27° Être d'usage. || 28* Faire servir à, employer pour un but, pour un résultat. Il 29° En termes de marine, faire servir, faire fonctionner telle ou telle voile. || 30° Y. réft. Se servir, faire pour soi ce qu'on pourrait faire faire à un domestique. || 31° Prendre de ce qui est sur la table. Il 32° Faire usage de. || 33° Se servir chez un marchand. Il 34° Se rendre service à soi-même, l'un à l'autre. || Proverbes.
1* Être i un maître comme domestique. Que servir un joueur est un maudit métier! regnard, ie Joueur, i, t. On défendit aux calvinistes, en 1086, de se faire servir par les catholiques, de peur que les maîtres ne pervertissent les domestiques, VOLTAIRE, Louis IIV, 30. || Absolument. Être réduit à servir. Ce domestique est trop vieux, il ne peut plus servir. || Servir son maître à table, lui donner à boire, lui donner des assiettes, etc. Il Absolument. Ce qu'on peut remarquer [lors du sacre], c'est que les prélats dînèrent à la table de l'empereur, et que les ducs de Franconie, de Souabe, de Bavière et de Lorraine servirent à table, volt. Ann. Emp. Othon I", 036. Je servais à table, et je faisais à peu près au dedans le service d'un laquais, j. j. rouss. Conf. m. || Servir à la chambre, à la cuisine, etc. être employé au service de la chambre, de la cuisine, etc. Vous étiez jeune cncor, vous serviez au festin, A ce dernier festin du tyran de l'Asie, volt. Olymp. i, 2. Il Pour vous servir, à vous servir, locutions familières de civilité employées comme réponse affirmative. Vous êtes taupe? me dit-elle; Oui, lui (lis-je, mademoiselle. Je suis taupe, pour vous servir, voit. Poés. Œuv. t. n, p. t86. D. Juan : Vous vous appelez? — Charlotte : Charlotte, pour vous
servir, mol. Festin, n, i. Vous êtes sans doute madame Patelin? — X tous servir! bruits, Àvoe. Pat. II, 2. Il 1 Être au service de, être attaché i la personne, en une qualité supérieure i celle de domestique. Et ressouvenez-vous quel prélat vous servez, boil. lutr. m. Le bonheur de le servir îun grand] était, selon lui, une assez haute récompo.iso pour ceux qui le servaient, fén. Tél. xvi. || 3° Rendre à quelqu'un les mêmes services qu'un domestique rend i son maître. Le Fils de l'homme n'est parvenu pour être ssrvi, mais pour servir, saq. Bible, St Mare, x, 45. o vous, pauvres, quelque nom que vous portiez, vous que la reine servait avec tant de foi, boss. Jfar.-r/i^r. Dieu, dit la princesse Anne, me donnera peut-être de la santé pour aller servir cette paralytique, m. Anne de Con*. Il [Fénelon] recueillait dans son palais les malheureux habitants des campagnes que la guerre avait obligés de fuir leurs demeures, les nourrissait, et les servait lui-même i table, d'alemb. Élog. Fén. Il 4° Dans le culte catholique, servir le prêtre, le célébrant à l'autel, répondre la messe, et présenter l'eau et le vin, ce qui, aux grand'messes, est la fonction des diacres et des sous-diacres. Loin d'ici ces prêtres oisifs qui, vivant de l'autel et ne servant pas à l'autel, traînent sans honneur et sans emploi un stérile et infructueux sacerdoce, fléch. Panég. ii, 40s. || Racine l'a dit en parlant du culte des Hébreux : Debout à ses c6tés [du grand prêtre], le jeune Éliacin Comme moi le servait en long habit de lin, id. Ath. n, 2. || Servir la messe, assister le prêtre qui la dit. Pour moi, je n'entends guère de messe dans le camp qui ne soit servie par quelque mousquetaire, et où il n'y en ait quelqu'un qui communie, et cela de la manière du monde la plus édifiante, rac. Leit. 21 à Uoileau. Hélas ! le seul office que je pouvais lui rendre, c'était de lui servir la messe, mais c'était un mérite à ses yeux, et voici pourquoi.... marmontbl, Uém. 1. Il 5° Servir Dieu, lui rendre le culte qui lui est dû, s'acquitter des devoirs de la religion. Il n'y a que deux sortes de personnes qu'on puisse appeler raisonnables : ou ceux qui servent Dieu de tout leur cœur, parce qu'ils le connaissent; ou ceux qui le cherchent de tout leur coeur, parce qu'ils ne le connaissent pas, pasc. Pens. ix, (,édit. HAVET. Que quand on servait Dieu, on servait bien son roi, siy. 8K. [Le prince de Condé mourant] nous avertit que, pour trouver à la mort quelques restes de nos travaux et n'arriver pas sans ressource i notre éternelle demeure, avec le roi de la terre il faut encore servir le roi du ciel, BOSS. Loui'i de Bourbon. Le Dieu que nous servons est le Dieu des combats, rac. Esth. i, 5. Ils laissèrent à chacun la liberté de servir Dieu suivant sa conscience, pourvu que l'Étal fiit bien servi, volt. Russie, i, 2. Il II se dit des dieux du paganisme. Leurs philosophes connurent que le monde était régi par un dieu bien différent de ceux que le vulgaire adorait, et qu'ils servaient eux-mêmes avec le vulgaire, boss. tlist. u, 6. J'ai mon dieu que je sers; vous servirez le vôtre, rac. Ath. n, 7. Des dieux que nous servons connais la dilTcrence, volt. Ali. V, 7. Il 6° Obéir à, honorer. L'orgueil de voir vingt rois vous servir et vous craindre, rac. Iphig. IV, 4. Il Servir une dame, lui rendre des soins assidus, faire profession d'être son amant. Je sers, je le confesse, une jeune merveille. En rares qualités à nulle autre pareille, malh. v, ii. Oui, c'est moi qui voudrais effacer de ma vie Les jours que j'ai vécu sans vous avoir servie, corn. le tient, m, 5. Le comte d'Arran, qui l'avait servie des premiers [Mme de Shrewsbury], n'avait pas été des derniers à la quitter, hahilt. Gramm. o. || Absolument. Prit à servir toujours, sans espoir de salaire, SA& Andr. IV, 2. Il 7* Il se dit des emplois de guerre, de magistrature, d'administration que l'on remplit au service de l'État, du prince. Louis XIV fut servi par Vauban dans ses armées. Que, depuis quarante-deux ans qu'il servait le roi, il ne lui avait jamais donné de conseil que selon sa conscience, ROSS, le Tellier. Ne pouvant servir le roi par ses actions et par ses discours, il [le Tellier] le servit par son repos et par son silence, fléch. Le Tellier. Nous servions tous deux l'Etat, et, le servant, nous voulions l'un et l'autre tout gouverner, FÉNEL. Dial. des morts mod. Richel. Maxarin. D'un combat singulier la gloire est périssable; Mais servir la patrie est l'honneur véritable, VOLT. Tarur. m, 6. Qui sert bien son pays n'a pas besoin d'aïeux, id. Mérope, i, 3. Christine, comme tous les princes, aimait mieux être flattée que servie, d'alemb. Œuvr. t. iv, p. 2i. ||0n dit dan*