SANE
t SPIRACCLE (spi-ra-cu-n, ». m. Terme de zoologie. Orifice extérieur des trachées des insectes.
— ÉTYM. Lat. spiraculum, soupirail, de spirare, respirer.
SPIRAL, ALE (spi-ral, ra-l'), adj. \\ l' Qui a la figure d'une spire ou d'une spirale. Ligne spirale. Ressorts spiraux. || !• S. m. Terme d'horlogerie. Le spiral d'une montre, le petit ressort sous l'action duquel oscille le balancier qui règle l'échappement. Les horlogers ont des instruments propres à mesurer la force des spiraux. || Spiral réglant, spirale d'acier délicate qui se trouve sur le même pivot que le balancier dans les chronomètres et les montres, et qui correspond à l'aiguille des retards et des avances.
— ÉTYM. Spire.
SPIRALE (spi-ra-l'), ». f. jj 1° Terme de géométrie. Courbe plane qui s'écarte toujours de plus en plus du point autour duquel elle fait une ou plusieurs révolutions. La spirale logarithmique qui fait toujours le même angle avec ses ordonnées concourantes à son centre, fonten. BemouUi. Il Spirale d'Arohimède, courbe engendrée par un point qui glisse d'un mouvement uniforme le long d'une droite, tandis que cette ligne tourne d'un mouvement uniforme autour d'un de ses points, en restant dans un même plan. || i' Dans le langage général, il se dit de ce qui a une forme approchante de la spirale ou de la spire. J'aimais l'essaim d'oiseaux funèbres qui.... Tournoie en mobiles spirales Autour des pavillons légers, v. hugo, Odes, II, 3. L'incendie, attaquant la frégate amirale, Déroule autour des mâts son ardente spirale, ID. Orient, v. || En spirale, en forme de spirale. Il [le reptile] se jette en orbe, monte et s'abaisse en spirale, chateaubr. Génie, l, ni, î.
— REM. Legoarant observe qu'il ne faut pas confondre la spirale et la spire : la spirale est une courbe plane, la spire est une hélice. La mèche d'un tire-bouchon, celle d'un tire-bourre, le pédoncule des fleurs femelles de la valisnère sont en hélice et non en spirale comme on le dit parfois à tort.
— HIST. XVI* s. Espirale est une ligne faite par voûte en vironnant, en forme de coquille d'une limace, palissy, 378.
— ÉTYM. Spiral.
t SPIRALE, ÉE (spi-ra-lé, lée), adj. Qui est tordu ou disposé en spirale, par exemple : les vrilles de beaucoup de plantes, les filets des trachées.
t SPIRALIFËRE (spi-ra-li-fè-r'), ». m. Jouet d'enfant qui se compose de petites ailes montées sur un axe auquel on communique un mouvement de rotation par le moyen d'un ressort de montre ou d'une corde de toupie ; lorsque les ailettes tournent rapidement, ce petit appareil s'élève en l'air et s'y soutient aussi longtemps que la force de rotation agit.
t SPIRANT, ANTE (spi-ran, ran-t'), adj. Terme de grammaire. Consonnes spirantes, ainsi dites à cause de leur caractère commun de souffle prolongé ; ce sont en français : s, x, j, ch, f, v et y.
— ÉTYM. Lat. spirare, souffler.
SPIRATIOX (spi-ra-sion), ». f. Terme de théologie. Manière dont le Saint-Esprit procède du Père et du Fils. Le Saint-Esprit procède du Père et du Kils par voie de spiration.
— ÉTYM. Lat. spirationem, de spirare, souffler. SPIRE (spi-r"), ». f II 1* Terme de géométrie.
Synonyme d'hélice, c'est-à-dire courbe résultant de l'enroulement d'une ligne droite sur un cylindre ou sur un cône ou sur une figure qui en ai* proche, à la différence de la spirale qui est décrite sur un plan. || Spire se dit aussi d'un seul de ses tours, d'après l'Académie ; ce qui est nié par Legoarant, qui dit que chaque tour d'une spire se nomme un tour de spire. Mais l'usage indiqué par l'Académie tend à prévaloir. || Spire est quelquefois employé dans le sens de spirale. Ce mobile, en s'éloignant du centre de son mouvement, de-
SPI
SPI
SPI
:rira des spires plus ou moins régulières, suivant le progrès de la diminution de cette force centripète, BRissoN, Traité de phys. t. i, p. <e*. || i- En architecture, base d'une colonne, en tant que la figure ou le profil de cette base va en serpentant. Il 3* Terme de botanique. Circonvolution en hélice décrite par une partie quelconque d'un végétal. Il Organe disposé en hélice. || Ensemble d'organes insérés ainsi. || Ligne formée par leurs points d'insertion. || 4° Terme de zoologie. Partie do certaines coquilles qui est formée par leur enroulement sur elles-mêmes. Les cornets de Saint- Hubert ne sont pas des cornes d'Ammon, puisque leurs spires sont disjointes, lapârouse, Voy.
t. IV, p. 137.
— HIST. XVI' S. Spire, cotgratb.
— ÊTVM Lat. spira, du grec oiteipa (voy. sphère). t SPIRÉACÉES (spi-ré-a-sée), s. f. pi. Terme de
botanique. Tribu des rosacées.
SPIRÉE (spi-rée), î. f. Genre de plantes de la famille des rosacées, dont plusieurs espèces servent à l'ornement des jardins; on y distingue la spirée ulmaire ou reine des prés.
— ËTYM. Lat. spirsra, du grec aneipata. jSPIRÉINE (spi-ré-i-n'), s. /'.Terme de chimie.
Poudio cristalline ' retirée des fleurs de spirxa ulmaria, L.
t SPIRICOLE (spi-ri-ku-1'), s. (. Terme de botanique. Filet mince, roulé en hélice dans l'intérieur des vaisseaux trachéens.
— ÊTYM. Dimin. de spire.
t SPIRIFÈRE (spi-ri-fè-r'), adj. Terme de zoologie. Qui est muni d'une spire.
— ÊTYM. Spire, et lat. ferre, porter.
t SPIRIFORME (spi-ri-for-m'), adj. Qui est en forme de spire. Des bracelets spiriformes trouvés dans une ancienne sépulture.
— ÉTYM. Spire, et (orme.
t SPIRIQUE (spi-ri-k'), adj. Terme didactique. Qui a la forme de spire.
t SPIRITE (spi-ri-f), J. m. Personne qui prétend communiquer avec les esprits des morts par l'intermédiaire d'un médium.
— ETYM. Lat. spirilus, esprit.
t SPIRITISME (spi-ri-ti-sm'), ». m. Superstition des spirites.
t SPIRITOSO (spi-ri-to-zo), adv. Terme de musique. Mot italien qui signifie avec entrain, et qui s'emploie quelquefois sur les partitions.
— ÊTYM. Ital. spiritoso, avec esprit, avec entrain, de spirito {voy. esprit).
SPIRITUALISATION (spi-ri-tu-a-li-za-sion), s. f. Il !• Ancien terme de chimie. Action d'extraire d'un corps solide ou liquide l'esprit qu'il contient. Il 2' Fig. Action de donner un sens spirituel à un passage, un caractère spirituel aune affection.
— ÊTYM. Spt'rttuoJiser.
SPIRITUALISÉ, ÉE (spi-ri-tu-a-li-zé, zée), part, passé de spiritualiser. L'idée de Dieu, laplusspiritualisée de toutes nos idées, tient manifestement aux sens, bonnet, Ess. anal, dme, 16.
SPIRITUALISER (spi-ri-tu-a-li-zé), v. a. \\ i' Ancien terme de chimie. Extraire des mixtes les esprits, les parties les plus subtiles. ||2* Fig. Convertir le sens littéral d'un passage en un sens spirituel, allégorique. |{ 3" Donner un caractère spirituel, une tendance spiritualiste, dégager des sens, de la matière. Ces discours.... s'ils ne tendaient à spiritualiser les passions de l'amour et son commerce hors le mariage, puisqu'on ne peut espérer de les bannir du tout, m"* de gournay. Promenoir Hontaigne. Les hommes doivent, pour ainsi dire, s'aimer à travers Dieu, qui spiritualiseleur amour, ciiATEAUBR. Génie, i, ii, 3. Il 4* Se spiritualiser, V. réfl. Dans l'ancienne chimie, devenir plus ténu, plus subtil. Certains petits airs ou vapeurs, lesquels passant par une infinité de petits vaisseaux, dont le cerveau est rempli, s'y spiritualisent, TÉTELiN, cité por plurent lecomte. Cabinet des tableaux, t. i, p. 36. || Fig. Prendre un caractère spirituel.
— illST. ivi» s. Quant à cette faculté de l'esprit dont l'homme se glorifie tant, qui est de spiritualiser les choses corporelles et absentes.... chabron. Sagesse, i, 35.
— ÊTYM. Spirituel.
SPIRnUAHS.ME(spi-ri-tu-a-li-smO,».m. || 1* Doctrine mystique; abus de la spiritualité. || 2* Plus hnbituellement, doctrine opposée au matérialisme cl séparant Dieu du monde et l'àme du corps en tant qu'esprits.
— ÊTYM. Spiritualiser.
SPIRITUALISTE (spi-ri-tu-a-li-sf), s. m. et f.
Celui ou celle dont la doctrine est le spiritualisme. Les hypothèses des spiritualistes, destutt TRACï, Imtit. Mém. se. mor. et pol. t. m, p. 523. Il Adj. Les doctrines spiritualistes.
— ÊTYM. Sp»ri(uoJi»er.
SPIRITDALITi; (spi-ri-tu-a-ll-té), t. f. \\ l'Termc de métaphysique. Qualité de ce qui est esprit. La spiritualité commence, en l'homme, où la lumière de l'intelligence et de ta réflexion commence à poindre, noss. Connais, v, ) 3. On sait que la preuve de la spiritualité de l'âme, apportée par Descartes, le conduit nécessairement à croire que les pensées de l'âme ne peuvent être causes physiques des mouvements du corps, ponten. Ualebraruht. Nous sommes prévenus que l'esprit humain est une substance indépendante du corps, laquelle n'y fait qu'une habitation passagère; après quoi elle jouira sans lui de tous les avantages de la spiritualité, BOULAiNviLUERS, Réfut. d» Spinosa, p. <68. Ce fui lui [Platon] qui, le premier chez les Grecs, essaya de prouver i:>ar des raisonnements métaphysiques l'existence de l'âme et sa spiritualité, volt. Phil. Établ. chr. 3. || 2° Terme de vie dévote. Tout ce qui a rapport aux exercices intérieurs d'une âme dégagée des sens, qui ne cherche qu'à se perfectionner aux yeux de Dieu. Il est presque toujours arrivé aux sectes d'une spiritualité outrée de tomber de là dans ces misères [les débauches sexuelles], boss. Et. d'orais. x, 3. Sans nous piquer aujourd'hui d'une spiritualité plus sublime que celle qui nous est enseignée par ce maître adorable [Jésus-Christ], bourdal. Sur la récomp. des saints, t" avent, p. 2. Ne vous figurez pas une dévotion de spiritualités imaginaires, qui se nourrit de réflexions, et qui laisse les saintes pratiques, FLÉCH. Duc de llontaus. Je vous crois assez versée dans la spiritualité pour savoir que ce n'est pas le goiit qu'on trouve dans la dévotion qui en fait la solidité, MAINTEN. Lettre à Mme d» la Tiefville, 23 fév. 4706. Il La nouvelle spiritualité, le mysticisme de Mme de Guyon et de Fénclon. Il est certain que la nouvelle spiritualité rejette généralement les réflexions de tout l'état des contemplatifs ou des parfaits, BOss. Et. d'orais. v, 2. Fénelon ne douta pas de lui faire bientôt [à l'évêque de Chartres] perdre terre par la nouvelle spiritualité de Mme Guyon, sT-siM. 34, 136. Devenue veuve dans une assez grande jeunesse, avec du bien, de la beauté et un esprit fait pour le monde, elle [Mme Guyon] s'entêta de ce qu'on appelle la spiritualité, VOLT, louis XIV, 88. Il 3' En général, caractère de ce qui est dégagé de la matière et des sens. Lamêrae raison de spiritualité, quiavait fait permettre le célibat, imposa bientôt la nécessité du célibat même, hontesq. Bspr. xxiii, 2t . C'est encore au christianisme que l'on doit ce sentiment perfectionné [l'amour] ; c'est lui qui, tendant sans cesse à épurer le cœur, est parvenu à jeter de la spiritualité jusque dans le penchant qui en paraissait le moins susceptible, chateaubr. Génie, u, m, 2.
— HIST. xili* s. Bonne coze est et porfitavle, et selonc Dieu et selonc le siècle, que cil qui gardent le [la] justice esperituel se menassent de ce qui apartient à l'esperitualité tant solement, beaum. t, ). Il XIV* s. Aussi comme il n'est au monde que un solail qui signifie l'esperitualité, ne que une lune qui dénote la temporalité, semblablement doivent estre seulement deux princes souverains, un espirituel et l'autre temporel, oresme. Thèse de meunier. Il XV* s. Le recteur, les maistres et les clercs solennelz.... [Charles V] mandoit souvent.... usoil de leur conseilz de ce qui appaitenoit à l'esperituaulté, CHRIST. DE piSAN, Charles Y, m, <2. Il XVI* s. Selon qu'ils [les esprits] se sont plus ou moins esloingnez de leur spiritualité, MONT, ii, 29(. Quand prestres sans iniquité En l'église Dieu serviront, Quand en spiritualité Simonie plus ne feront, JEAN BOUCHET, Boiiades, Annaies po^t. t. m, p. <7i.
— ÊTYM. Lat. spiritalitatem ou spiritualitatem, de sptritalis ou spiritualis, spirituel.
SPIRITUEL, ELLE (spi-ri-tu-èl, è-l'), adj. || 1° Qui est esprit, qui n'a pas de corps. Les anges sont des substances spirituelles.L'ennuyeuse chose que d'être si peu spirituelle, que de ne pouvoir faire un pas sans son corps I sÉv. *i août teso. C'est par là que nous connaissons que Dieu est parfaitement libre en tout ce qu'il fait au dehors, corporel ou spirituel, sensible ou intelligible, boss. iibre arb. 2. Les idées que Dieu a eues [des êtres en les créant] ne sont point différentes de lui-même ; et ainsi toutes les créatures, même les plus matérielles et les plus terrestres, sont en Dieu, quoique d'une manière toute spirituelle que nous ne pouvons com-
prendre, MALEBR. Rech. vér. m, n, 6. Nous savon* que l'âme est spirituelle ; mais nous ne savons point du tout ce que c'est qu'esprit, volt. PoI. et lég. Traité toUranet, Extr. toi. des juifs. \\Yig. Famille spirituelle, suite de gens qui, dans les lettres ou les sciences, appartiennent au même ordre d'idées. Puisqu'il n'y en a presque point eu [de philosophes] qui n'aient fait gloire de tirer leur savoir et, s'il faut ainsi dire, leur extraction spirituelle de ce grand homme [Socrate], la mothi LE VAYER, Vertu des païens, ii. Avant-propos. M. l'abbé Bignon les présenta tous deux ensemble [Tourneforl et Homberg] à l'Académie, deux premiers-nés poti. ainsi dire, dignes de l'élre d'ui tel père et d'annoncer toute la famille spirituelle qui les a suivis, fonten. Tournefort. || Substantivement. La nature.... empoigna les âmes de Samson, d'Hector.... d'Alexandre, de César.... puis, les ayant pulvérisées, calcinées, rectifiées, elle réduisit toute cette confection en un spirituel sublime, qui n'attendait plus qu'un fourreau po'ir s'y fourrer, cyr. de bero. Péd. joué, i, *.\\1' Qui a rapport à l'esprit, à l'âme. Vous avez ouï le langage de la ville de paix, qui s'appelle la Jérusalem mystique ; et vous avez ouï le langage de la ville de trouble que l'Écriture appelle la spirituelle Sodome; lequel de ces deux langages entendez-vousT lequel parlez-vous? pasc. Prov. xiv. Rome a été le chef de l'empire spirituel que Jésus-Christ a voulu étendre par toute la terre, boss. Hist. m, t . Cette humeur [l'humeur de chacun de nous] est la cause de toutes nos maladies spirituelles et de toutes nos chutes, m. Letlr. Corn. H9. Je crois que ceuxlà se trompent, qui pensent que la rébellion du corps n'est cause que des vices grossiers, tels que sont l'intempérance et l'impudicité; et non de ceui qu'on appelle spirituels, comme l'orgueil et l'envie, malebr. Rech. vér. Éclair. 1. i, t. iv, p. )(6, dans POUGENS. || 3° Terme de dévotion. Qui regards la conduite de l'âme, la conscience, par opposition à sensuel, charnel, corporel. Il yadiversité de dons spirituels ; mais il n'y a qu'un même esprit, saci, Bible, St Paul, i" épit. aux Corinth. xii, 4. Je ne dis pas ceci par le zèle pieux d'une dévotion spirituelle, pasc. Pens. ix, «, édit. havet. Elle [Mme la Dauphine] porte à l'Agneau sans tache immolé sur l'autel.... des pensées pures, des affections spirituelles, fléch. Dauphine. || Substantivement. Elle [Mme de Marans] mariait le luth avec la voix, et le spirituel avec les grossièretés qui font horreur, SÉV. 4 mai 4872. || Vie spirituelle ou vie intérieure, habitude de la méditation ou de la contemplation, soin de réfléchir sur soi-même pour arriver à la perfection chrétienne. || Bouquet spirituel, sentence, réflexion sainte, passage de l'Écriture, que l'on se rappelle de temps en temps dans la journée. || Lecture spirituelle, exercices spirituels, lecture, exercices excitant la dévotion. Il Communion spirituelle, la part que ceux qui ne communient point, prennent à l'action du prêtre quand il communie, en s'unissant avec lui en esprit. Il Concertspirituel, concert public que l'on donne un des jours de la semaine sainte; autrefois tous les théâtres faisaient relâche pendant la quinzaine de Pâques, et, à l'Académie royale de musique, on remplaçait le spectacle par des concerts où l'on chanlaitde la musique religieuse, ou de la musique d'un caractère élevé et sévère. Aujourd'hui, on appelle concerts spirituels ceux où l'on exécute une musique d'un Miactère religieux. Les spectacles sont cessés, et les concerts spirituels sont fort courus. Lettres de Mlle Aïssé, de Paris, 4 728, édit. dentu, p. 483. On ferme l'Opéra le jour du vendredi saint, de Pâques, de Noël, de la Pentecôte; mais l'orchestre de l'Opéra, les chanteurs ou les chanteuses vont sur un autre théâtre qu'on appelle concert spirituel, mercier, Tabl. de Paris, 4 559. || Médecins spirituels, guides spirituels, pères spirituels, les confesseurs, les directeurs. Faisons-nous bien connaître aux médecins spirituels de nos âmes, afin qu'ils puissent mieux nous traiter, bourdal. 24* dim. après la Pentec. Domin. t. it, p. 454. Il 4* Il se dit des personnes chez qui règne la spiritualité. L'homme spirituel juge de tout et n'es jugé de personne, saci. Bible, St Paul, 4" épUr aux Corinth. n, 4 5. Hé I dites-moi, chères âmes sont-elles [les personnes qui aiment à se répandre au dehors] pour l'ordinaire bien spirituelles et filles d'oraison, si elles ne sont recueillies? BOSs. Sermons, Silence, 4. Chrétiens qui, malgré leur relâchement, se piquent encore d'être spirituels et parfaits dans leur religion, bourdal. Carême, n, Richesses, 32. h Substantivement. Ce sont de faux
SPI
spiritueU qui bl&ment rattachement qu'on a à Jésus-Chritt, Boss. Lett. Corn. »8. Sainte Thérèse trouve des demi-spirituoU, des demi-savants qui lui reprochent la stérilité de son âme, pléch. Panég. SU Thérèse. || Nom qui fut donné dans le xiu" siècle à des membres de l'ordre des frères mineurs de l'ordre de Saint-François ^qui firent schisme. || S' Oui concerne la religion, l'Église, par opposition à temporel. Le pouvoir spirituel et le pouvoir temporel. Rentrer dans les emplois purement spirituels de ma profession, mais avec sûreté, HETZ, t. Il, liv. m, p. <BB, dans pougens. Le même [Andronic Paléologue] craignait que Dieu ne lui demandât compte du temps qu'il employait à gouverner son État, et qu'il dérobait aux affaires spirituelles, montesq. Rom. 22. || Substantivement. Le spirituel et le temporel. Le spirituel d'un bénéfice. Les princes ne peuvent rien pour l'Église, touchant le spirituel, qu'en lui obéissant,FÉN.t. xvii, p. 247. Il 6* En parlant de l'interprétation des livres révélés, il s'oppose à littéral, et se dit du sens mystique ou allégorique. Les prophéties ont un sens caché et spirituel, dont ce peuple [juif] était ennemi, sous le charnel, dont il était ami, pasc. Pens. XV, 7, éd. havet. Le sens spirituel est de plusieurs sortes : <"• le sens moral; 2" le sens allégorique ; 3° le sens anagogique, dumars. Œuv. t. m, p. 222. Il 7° Qui a de l'esprit. La princesse de Rossana, quoique très-spirituelle, n'approchait pas du génie de la signera Olympia, betz, iv, 84. Elle juge, elle prononce, elle décide, parce qu'elle se croit femme spirituelle et intelligente; mais elle aurait beaucoup plus de raison et plus d'esprit, si elle s'en croyait moins pourvue, bourdal. Pensées, t. n, p. 228. || Molière l'a employé comme substantif féminin pour dire une femme trop adonnée à la recherche do l'esprit. Moi, j'irais me charger d'une spirituelle Qui ne parlerait rien que cercle et que ruelle! mol. Éc. des femmes, i, 1. Il En parlant des choses, qui annonce de l'esprit. Physionomie spirituelle. Des yeux vifs et spirituels. L'air spirituel est dans les hommes ce que la régularité des traits est dans les femmes; c'est le genre de beauté où les plus vains puissent aspirer, LA BRUT. xn. Il est aussi aisé d'être un homme d'esprit et d'avoir l'air d'un sot, que de cacher un sot sous une physionomie spirituelle, DiDER. le Neveu de Rameau. || Où il y a de l'esprit. Une réponse spirituelle. Lors même que la pensée est colorée par l'imagination ou animée par le sentiment, ^le nous frappe d'autant plus qu'elle est plus spirituelle, c'est-à-dire plus vive, plus finement saisie, et d'une combinaison à la fois plus juste et plus nouvelle dans ses rapports, HARHONTEL, ŒuvT. t. IX, p. 4<6. || Dans la gravure, touche spirituelle, touche qui est donnée avec Tivacité, et qui, d'un seul trait, prête à l'objet le caractère, l'effet qui lui est propre.
— HIST. xn* s. Droiz est ke la sainte pense [pensée] rapresset par spiritueil chastiement tôt ce keele sent chameilment elleveir ensoi, Job, p. 462. Al jugement en vient la maisnie Nerun; Lur père espirital jugent comme bricun. Que li reis le presist e mesisten prisun. Th. lemart. 44. ||xiii's. Les autres [choses] sont spirituels, lesqueles commencent et ne finissent, ce sont li angle et les âmes, bron. latini. Trésor, p. 2) . Poi [peu] seroit doutée l'espée esperituel des malvès, s'il ne cuidoient que l'espée temporel s'en mellat, beaum. i, 38. Il xiv* s. Les deables les mainent tellement de pechié en pechié, qu'ilz sont occis et mors de la mort spirituelle, Ifodus, t' 64, verso. \\ xv« s. Tous les princes d'Allemagne tant spirituels que temporels, COHU. IV, 2. || XVI* s. Les maladies spirituelles en ont aussi besoin [de remèdes], lahoue, S28. L'artère est semblablement vaisseau à sang, mais plus spirituel, paré, i, 4 0.
— ÉTYM. Provenç. espirital; espagn. tspiritual; ital. spirituale ; du lat. spiritalis ou tpiritualis, de tpiritus (voy. esprit).
SPIRITUELLEMEPÎT (spi-ri-tu-è-le-man), adv. Il 1* Avec le caractère d'esprit, immatériellement. Presque tous les philosophes confondent les idées des choses, et parlent des choses corporelles spirituellement et des spirituelles corporellement, pasc. Peru. 1, 1 , éd. bavet. Quelque spirituellement qu'on médite, chacun médite en sa langue FONTEM. Frag. Rait. hum. Œuvr. t. ix, p. 296, dans POUOBNS. Il t' En esprit. Communier spirituellement avec io prêtre. Quiconque hait la vérité et les lois immuables qu'elle nous donne, il tuo spirituellement la justice et la sagesse éternelle qui est venue nous les apprendre, boss. Sermons,
SPL
Haine de la vérité, i.\\i' Au sens spirituel. C'était le cas d'interpréter spirituellement, selon la règle de saint AugustiL' , ce qui paraissait porter au mal, ID. Yar. xiv, 434. || 4* Avec esprit. Ce n'est pas toujours par une laétaphore qu'on s'cxprit t spirituellement; c'est par un tour nouveau Test en laissant deviner sans peine une partie de la pensée, volt. Diet. phil. Esprit.
— HIST. xrii* s. Nous créons que li drois du père et de le [la] mère li soit descendus temporelment, et par le baptesme, li héritage de paradis esperituelment, beaum. ix, 8. Ne li enfant ne sunt pas bon qui désobéissent à lor mère, et sainte Eglise est nostre mère esperituelment, m. xlvi, i). Il XVI* s. Il transferoit à la chair et au monde les choses qui sont spirituellement dites du règne spirituel de Jesus-Cbrist, calv. Insl. 880.
— ÉTYM. Spirituelle, et le suffixe ment ; provenç. espiritalment ; cat. espiritualement, espagn. espiritualmente.
SPIRITUEUX , EUSK (spi-ri-tu-eû, eû-z"), adj. Se dit de tout liquide qui est principalement composé d'alcool, ou qui en contient. L'usage des liqueurs spiritueuses. La force lui manque [à Candide], il ne peut proférer une parole, il tombe à ses pieds; Cunégonde tombe sur le canapé; la vieille les accable d'eaux spiritueuses, volt. Cand. vu. Il Substantivement. Il ne faut pas faire abus des spiritueux. Malvina, dont la tête était en proie aux ravages des spiritueux, reybaud, Jér. Paturot, i, n.
— HIST. XVI* s. L'artère contient un sang chaud, subtil et spiritueux, paré, i, <o.
— ÉTYM. Lat. spiritus, esprit, parce qu'on a nommé esprit la partie qui provient de la distillation du vin.
f SPIRITUOSITÉ (spi-ri-tu-ô-zi-té), ». f. Qualité d'un liquide spiritueux; degré d'alcoolisation.
t SPIRIVALVE (spi-ri-val-v'), adj. Se dit d'une coquille qui s'enroule obliquement sur elle-même.
t SPIRLIN (spir-lin), s. m. Nom vulgaire du leucisque biponctué (poissons malacoptérj'giens abdominaux).
t SPIROÏDE (spi-ro-i-d"), adj. Qui est contourné en hélice. || Terme d'anatomie. Conduit spiroïde du tympan, l'aqueduc de Fallope. || Terme de physiologie. Mouvement spiroïde du cœur, mouvement partiel ou relatif du cœur pendant son raccourcissement systolairo; il est dû à la disposition des fibres musculaires de sa surface et de sa pointe, qui déterminent une torsion de sa pointe, de droite à gauche et d'avant en arrière à chaque contraction.
— ÉTYM. ZTieipa, spire, et eîSoç, forme.
t SPIROLE (spi-ro-l'), s. m. Anciennement. Espèce de bouche à feu, petite coulevrine.
f SPIROPTÈRE (spi-ro-ptè-r'), s. m. Genre d'helminthes à corps cylindrique aminci soit aux deux bouts, soit en avant ou en arrière seulement.
— ÉTYM. Spire, et itTepèv, aile.
f SPIROYLE (spi-ro-i-1'), t. m. Terme de chimie. Nom donné par M. Lowig au radical hypothétique d'une série de composés faits avec l'huile volatile des fleurs de la spirée ulmaire.
— ÉTYM. Spirée, et la finale yle qui appartient aux radicaux composés.
SPLANCHNIQUE (splan-kni-k"), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport aux viscères. || Cavités splanchniques, les trois grandes cavités du corps, crâne, poitrine et abdomen , parce qu'elles contiennent les viscères. || Nerfs splanchniques, nerfs de la vie organique au nombre de deux de chaque c6té, distingués en grand et en petit.
— ÊTYM. ïnl^YX''*^» viscère, de même radical que oitX:)|v, rate, voy. splénique.
t SPLANCHNOGRAPHIE (splan-kno-gra-fie), s.f. Description des viscères.
— ÊTYM. SitXàyxvov, viscère, et YP^çeiv, décrire.
SPLANCHNOLOGIE(splan-kno-lo-jie),t. f. Partie de l'anatomie descriptive qui traite des viscères.
— ÊTYM. ïnXàfxvov, viscère, et Xoyo;, traité.
t SPLANCHNOLOGIQUE (splan-kno-lo-ji-k'), adj. Qui a rapport à la splanchnologie.
t SPLANCUNOTOMIE (splan-kno-to-mie), î. f. Dissection des viscères.
-- ÊTYM. SnXiyxvov, viscère, etTO(iLi?|, section.
SPLEEN (splin"), *. m. Nom anglais donné quelquefois & une forme de l'bypochondrio, consistant en un ennui sans cause, en un dégoût de la vie. Pardon de m'être mis en colère, j'avais le spleen, volt. Dial. xxiv, <7. Comme il était travaillé par le spleen, griuh, Corresp. t. I, p. 224. Le spleen gagne partout, sitât qu'on vous annonce,
SPL
delille, Convers. i. Cet homme ainsi reclus vivait en joie : à peine Le spleen le prenait-il quatre fois par semaine, a. de muss. Uardoche, n. |i Fig. Si c'étaient des traités longs comme les titxits d'Young, il pourrait y avoir du génie par accident; mais cela me fatiguerait plus que cela ne me toucherait; j'y verrais une espèce de spleen littéraire qui pourrait finir par le suicide du talent, villemain, Littér. franc. x\m' siècle, 2* part. 2* leç.
— ÊTYM. Angl. spleen, rate et mélancolie (en vertu de la vieille hypothèse médicale qui plaçait la cause de la mélancolie dans la rate), du grec or:X^v, rate.
t SPLÉNALGIE (splé-nal-jie), t. f. Terme de médecine. Douleur dont on rapporte le siège à la rate, et qui n'est accompagnée d'aucun phénomène inflammatoire.
— ÉTYM. SnXrjv, rate, et iXfOi, douleur. SPLENDEUR (splan-deur), s. f \\ 1" Grand éclat
de lumière. Et sans votre splendeur divine [ô soleil], La terre n'aurait point de climats fortunés, QViH. Phaéth. iv, t. Tout homme, en te voyant [Byron], reconnaît dans tes yeux Un rayon éclipsé de la splendeur des cieux, lamart. Méd. 11. Seigneur, je vous bénis! de ma lampe mourante Votre souffle vivant rallume la splendeur, v. HUGO, Odes, V, u. Il Fig. Joas les touchera par sa noble pudeur. Où semble de son sang reluire la splendeur, rac. Ath. i, n. De ces chagrins mortels son esprit dégagé Souvent reprend sa force et sa splendeur première, volt. Sémiram. i, i. Il Usité en ce sens seulement dans le langage poétique et élevé; d'Alembert dit même qu'il n'est jamais usité au propre; c'est une erreur Il 2° Fig. Grand éclat d'honneur et de gloire. Regarde le malheur de Brute et de Cassie : La splendeur de leurs noms en est-elle obscurcie? corn. Cinna, i, 3. Déplorable Sion, qu'as-tu fait de ta gloire? Tout l'univers admirait ta splendeur, RAC. Esth. I, 2. X d'illustres parents s'il doit son origine, La splendeur de son sort doit hâter sa ruine, ID. Ath. n, B. Nous avons pour les grands et pour les gens en place une jalousie stérile ou une haine impuissante, qui ne nous venge point de leur splendeur et de leur élévation, la bhuy. IX. Un éclat qui ne dégénérait point de l'ancienne splendeur de sa maison, j. j. houss. Conf. x. Il 3° Magnificence, accompagnée de beauté. De cette nuit, Phénice, as-tu vu la splendeur? rac Bérén. 1, B. Qu'ils pleurent, ô mon Dieu I qu'ils frémissent de crainte, Les malheureux qui de ta cité sainte Ne verront point l'étemelle splendeur, m. Atbal. n, 9. Tout chez lui [Richelieu] était splendeur et faste, tandis que chez le roi tout était simplicité et négligence, volt. Mœurs, I7G. Le bien de l'État et la splendeur du trône, id. Dict. phil. Propriété. Il y avait tant de magnificence dans leurs tombeaux [des anciens], que le contraste du néant de la mort et dés splendeurs de la vie s'y faisait sentir, stael, Corinne, iv, 2.
— HIST. XII* s. Del deseier de le [la] deventricne [extérieure] splendor, Job, p. 469. || xv* s. Le droit soleil de mes yeulx, la droite splendeur de mon front, G. chastelain, Chron. du duc Phil. ch. 6. || xvi* s. Tout luysant d'or et d'escarboucles fines. Qui du cler feu en splendeur sont affines, marot, iï, B6. [La fortune] Ce n'est autre que fiction de l'esprit, s'eblouissant à regéirder une telle splendeur, se perdant à sonder un tel abyme, amyot. Préface. Qu'on voye, 0 tout-puissant , Ton œuvre en tes sei-vans, ta splendeur sur leur race, desportes, Œuv. chrest. xviii, Prière de Moyse. Concevoir la splendeur de la vertu en sa pureté naîfve, mont. I, 466. La splendeur d'unesclair, id. i, 466.
— ETYM. Provenç. splendor; espagn. esplendor; ital. splendore; du lat. splendorem. Palsgrave, p. 22, au XVI* siècle, dit que ce mot se trouve seulement dans Jehan Lemaire, auteur do la fin du XV* siècle ; mais le mot est plus ancien.
SPLENDIDE (splan-di-d'), adj. Qui a le caractère de la splendeur, de la magnificence. Table, festin splendide. Un homme splendide, Dict. de l'Acad. Saint Augustin déclare expressément qu'il est impossible que des païens aient la moindre vertu; leurs bonnes actions, dit-il, ne sont que des péchés splendides, volt. Ouest, mir. 4 7. Tu ne sais pas lire; mais tu sais ce que disent ces bois et ces prairies, ces tièdes rivières, ces beaux champs couverts de moissons, toute cette nature splendide de jeunesse, A. de moss. On ru badine pas avec {'amour, m, 3.
— HIST. xvi* s. Qu'il soit splendide en meubles et ustensiles, d'autant que c'est une despense de
SPO
SPO
SPO
durée qui passe jusques i ses successeurs, hont. IV, 7.
— ETYM. Lat. splendidm.
SPI.KNDIDEMENT (splan-di-de-man), odt). D'une
manière splendiiie. Vivre splendidement.
— ETYM, Splendide, et le suffixe ment.
t SPLÈNKMI'IIRAXIB (splé-nan-fra-ksie), j. f. Terme de médecine. Obstruction ou engorgement de la rate.
— ÊTYM. SuXtiv, rate, et l|i.çpo|i;, obstruction, de Jv, en, ot ç piiTtiv, barrer.
t SPLENfiTIOCB (splé-né-ti-k'), adj. || !• Qui a rapport à la rate. || %• Qui a le spleen.
— Hisr. iiv's. Etest appellée [la veine basilique] en la main senestro splonatiquo, lanfranc, f° 30.
— ÊTVM. Lat. spleneticus, de ti7i),r)v, la rate.
t SPLf.MFlCATlON ou SPLÈNISATION (splc-nifi-ka-sion ou splé-ni-za-sion), s. f. Terme de pathologie. Induration d'un tissu devenu semblable à celui do la rate.
— ÊTYM. £«X^v, rate, et une finale qui désigne l'action.
SPLÉ-VIQUE (splé-ni-kO, adj. Terme d'anatomie. Qui appartient, qui a rapport à la rate. Artère, veine splénique. || En parlant des médicaments, qui est propre aux maladies de la rate.
— HIST.xvrs. Los asthmatiques, phtisiques, spleniques, icteriques, paré, vi, H. Medicamens sploniquos, qui font leur opération à la rate, m. xxv, 6.
— ÊTVM. £»t>yivtx4<, de onXr|v, rate, que l'on rattache au sanscr. pllhan, rate (pour splikan), et au lat. lien (pour splien, comparez lis pour sUis).
t SPLÉNITE (splé-ni-f), s. f. Terme de médecine. Inflammation de la rate.
— ÉTYM. InXriv, rate, et la finale médicale ite. t SPLÉNIDS (splé-ni-us"), s. m. Terme d'analo-
mie. Muscle de la partie postérieure du cou et supérieure du dos, allongé, aplati, divisé inférieurement en deux parties.
— ETYM. Su)iT|viov, compresse, ainsi dit à cause de la forme.
t SPLÉNOCÈLE {splé-no-sè-l*), *. f. Hernie de la rate.
— ETYM. SxXtiv, rate, et xifiXri, tumeur, hernie. tSPLÉNOGRAPUlE(splé-no-gra-fie), *. f. Description de la rate.
— ETYM. StiXt)', rate, et YpiÇ'iv, décrire.
t SPLÉNOÏDE (splé-no-i-d'), adj. Qui a l'apparence du tissu de la rate. Tissu splénoïde, le tissu des tumeurs érectiles.
— ÊTYM. SnXrjv, rate, et eUo«, forme.
t SPLÊNOLOGIE (splé-no-lo-jie), ». f. Traité sur la rate.
— ÊTYM. ïicXi^v, rate, et Xô^oîi traité.
t SPLÉNONCIE (splé-non-sie), ». f. Tuméfaction de la rate.
— ÊTVM. SitXriv, rate, et J^xo;, tumeur.
t SPLÉNOPATUIE (splé-no-pa-tie), s. f. Terme de médecine. Maladie de la rate.
— ÊTYM. SicXr,v, rate, et itàôoc, afîection.
t SPLÉNOTOMIE (splé-no-to-mie), s. f. Dissection de la rate.
— ÊTYM. ÏTtXriv, rate, et TO(f?|, dissection. SPODE (spo-d'), s. f. Ancien terme de chimie.
Oxyde de zinc obtenu par sublimation en calcinant la tuthie. |{ Ivoire calciné à blanc.
— ETYM. Ettoôo;, cendre.
t SPODITE (spo-di-t'), s. f. Terme de minéralogie. Cendre blanche des volcans.
— ÊTYM. Spode.
SPOLIATEUR, TBICE (spo-li-a-teur , tri-s'), f. m. et f. Il I* Celui, celle qui spolie. Le spoliateur et l'homme violent sont toujours odieux, HAYNAL, llist. phil. IV, 33. Des spoliateurs moins avides, legrand d'aussy, Inslit. scicnc. mor. et polit, t. n, p. 448. Il 1' Adj. Des lois, des mesures spoliatrices. Un gouvernement spoliateur.
— IIIST. XVI* s. On peut nommer spoliateur celui qui s'attribue une chose en propre, laquelle doit cstre commune, lanoue, 627. Les délinquants infractcurs des edits violez, et spoliateurs punis comme il appartient, condé, Mém. p. 668.
— ÊTYM. Lat. spolialorem, de spoliare. Boiste attribuait Ce mot à Napoléon I"; il fut même mis à Vincennes pour avoir exprimé dans son dictionnaire celte opinion do cette façon : Spoliateur, Bonaparte. Mais le mot est du xvi* siècle.
SPOLIATION (spo-li-a-sion ; en vers, do cinq syllabes), j. f. || 1* Action de spolier. 11 fut victime d'une infâme spoliation. || 2° Il se dit des monuments qu'on dépouille. Quoique, depuis l'adoption du christianisme, les tombeaux des rois et des grands fussent ordinairement dans l'enceinte des
monastères.... leur spoliation ofTrait trop d'appât et de facilité pour ne pas devenir très-commune, LEORAND d'aussy, Instit. Mém. scienc. mor. et polit. t. II, p. 463. Il 3* Terme d'administration. Soustraction des valeurs que contient une lettre. Le chargement ne prévient que la soustraction des lettres, et ne met pas obstacle à la spoliation des valeurs qu'elles peuvent contenir, Commitî. internat, des postes, p. 43.
— lIlST. XVI* s. Je ne vouloio pas donner occasion de juste action à mon adversaire de spoliation, me mectant en possession du bénéfice par sa mort [supposée], BONIVAHD, Chron. de Genève, IV, (3.
— ÊTYM. Provcnç. expoliatio ; cspagn. expoliacion; ilal. spogliagione; du lat. spoliationem ; de spoliare, spolier.
t SPOLIATIVE (spo-li-a-ti-v'l, adj. f. Terme de médecine, usité seulement dans cette locution ; saignée spoliative, saignée qu'on ne pratique que pour diminuer la masse du sang, par opposition à la saignée dite dérivative.
— ETYM. Lat. spoliare, dépouiller.
SPOLIÉ, ÉE (spo-li-é, ée), part, passé de spolier. Ce jeune prince [Britannicus], spolié de ses droits à l'empire, dider. Claude et Nér. i, 28. Il Soustrait d'une lettre. Le chargement perdu ou spolié, Commiss. internat, les postes, p. 21.
SPOLIER (spo-li-é), V. a. Je spoliais, nous spoliions, vous spoliiez ; que je spolie, que nous spoliions, que vous spoliiez. || 1° Dépouiller par fraude ou par force. On l'a spolie de son héritage. Pour vol de grand chemin fait sur un Franc, le Gaulois paye 62 sous de composition, tandis que le Franc qui spolie ainsi un Gaulois n'en paye que 3o, LEGRAND d'aussy, Instit. Mém. scienc. mor. et polit. t. III, p. 430. Il Absolument. Conquérir ou spolier avec violence, c'est la même chose, haynal, llist. phil. IV, 33. Il 2* Dérober les valeurs que contient une lettre. Il est impossible de constater dans quel service une lettre chargée a pu être spoliée, si.... Commiss. internat, des postes, p. 64.
— HIST. XVI* s. Et luy est permis et licite , les spolier de leurs biens, les déposséder de leurs royaulmes, les proscrire, les anathematizer, rab. Pant. rv, 50. Les pauvres laboureurs spoliez de leurs meubles et bestail, castelnau, 4 63. Les églises violées, desmolies et spoliées en ce royaume, condé, Mém. p. 068. Le vidompnat, duquel il [le duc de Savoie] disoit que ceulx de Genève l'avoicnt spolié, bonivard, Chron. de Genève, IV, 23.
— ÊTYM. Prov. espoUar; esp. expoliar; ital. spogliare; du lat. spoliare, dénominatif de spolium, qu'on rapproche de orxOXov, peau, dépouille.
SPONDAÏQUE (spon-da-ï-k') , adj. Terme de versification grecque et latine. Vers spondaïque, vers hexamètre dont le cinquième pied est un spondée. || Se dit en outre d'un vers grec entièrement composé de spondées et qu'on nomme aussi molossique.
— HIST. XVI* s. Pythagoras.... une musique poisante, severe et spondaïque.... mont, i, 345.
— ÊTYM. Sitovôatxo;, forme douteuse que l'usage moderne a adoptée ; la forme correcte et siire est onovÔEiaxôi;.
SPONDÉE (spon-dée), s. m. Terme de versification grecque et latine. Pied composé de deux syllabes longues. La tristesse.... demande à être exprimée par des spondées et par de grands mots qui donnent aux vers beaucoup de lenteur et de pesanteur, rollin. Traité des Et. n, 2.
— ÊTYM. Lat. spondeus, de <niov5eîoî, qui vient de otcovSti, libation, parce que dans les libations on employait une mélodie lente ut solennelle : unovî:^ vient de onévSeiv, verser; d'où le latin spondere, promettre, sponsjts, époux (voy. époux).
t SPONDYLARTHROCACE (spon-di-lar-tro-ka-s'), ». f. Terme de médecine. Inflammation des surfaces articulaires des vertèbres.
— ÉTYM. Spondyle, (JpOpov, articulation, et xaxi^, lésion.
SPONDYLE (spon-di-l'), ». m. Terme d'anatomie, tombé en désuétude. Vertèbre, et, en particulier, la seconde vertèbre du cou. |{ Terme d'histoire naturelle. Genre de coquilles bivalves. || Genre de coléoptères.
— HIST. XVI* s. La première spondyle ou vertèbre du col, PARÉ III, *. Le premier spondyle du metaphreno, ID. iv, te.
— ÊTYM. Provenç. et espagn. espondil; ital. fpondulo; du lat. spondylus; qui vient de otiov- 5\)Xo; ou oçovSuXo;, vertèbre, de même radical que l'ail. U)enden, tourner.
t 8P0NDYXITE (spon-di-li-t"), ». f. Terme Je médecine. Inflammation des vertèbres ou de leurs articulations.
— ÊTYM. Spondyle, et la finale ite.
t SPO."»(I)VLOZOAlBE (spou-di-lo-io-é-r') , ». m. Terme de zoologie. Animal qui est pourvu d'un* colonne vertébrale.
— ETYM. Spondyle, et Çûov, animal.
t SPONGIAIRE (spon-ji-é-r'), adj. Terme di dactique. Qui ressemble i une éponge. ||S. m. pi. Lis spongiaires, classe de zoophytes.
— ETYM. Lat. tpongia (voy. époiioe) .
SPONGIKUX, KOSE (spon-ji-eù, eû-z'), adj.
Il 1* Dont la structure ressemble à celle de l'éponge. Le poumon est spongieux. Le gaz acide muriatique est absorbé par les corps spongieux, tels que du charbon, une éponge, etc. drlsson, Traité de phys. t. ii, p. «o. || Tissu spongieux des os, tissu composé de lamelles très-minces, assemblées de manière à former une série de cellules irrégulières, anguleuses et communiquant toutes entre elles. || Os spongieux, l'ethmoïde. || 2* Qui est mou comme une éponge. Le sol spongieux tremblait autour de nous, et à chaque instant nous étions près d'être engloutis dans des fondrières, ciiATEAUBR. Atala, le récit, les chasseurs.
— HIST. XIV* s. [Le crâne] dedans spongieux, H. DE MONDEviLLE, f* 42, verso. || xvi" S. Ledit bois est fort espongieux, palissy, 28. Cet os a esté nommé des auteurs grecs ethmoïde , des latins spongieux ou cribleux, pource qu'en luy y a plusieurs trous comme aux esponges, paré, m, 4.
— ÉTYM. Provenç. espongios, spongios ; espagn. esponjoso; ital. spugnoso ; du lat. ipongtosui, de spongia, éponge (voy. ce mot).
f SPONGINE (spon-ji-n'), ». f. Terme de chimie. Substance fibreuse de l'éponge ne donnant pas de gélatine.
t SPONGIOLE (spon-ji-o-l'), ». ^. Terme de botanique. Extrémité des jeunes racines, composée d'un tissu mou, lâche, par lequel les liquides pénètrent dans le corps des radicules, d'où ils sont pompés par les racines elles-mêmes pour être transmis aux tiges.
— ÊTYM. Dimin. du lat. spongia, éponge.
■j- SPONGIOSITÉ (spon-ji-ô-zi-té) , s. f. Qualité de ce qui est spongieux.
— HIST. XIV* s. Se la fixure [fissure] trcspasse dusque à la spongiosité sans pénétrer outre le cran [crâne], h. de mondeville , f* 54. || xn* s. Considérant que telles choses s'imbiboient en la substance des poulmons, et que par leur rareté et spongiosité facilement se communiquoient à la trachée-artere, paré, vui, 32.
— ETYM. Spongieux; provenç. spongioxitat. SPONGITE (spon-ji-f), ». f. Pierre remplie de
trous qui imite l'éponge.
— ÊTYM. IitoYïtrrK, de aitixi^ov, éponge (voy. ce mot).
t SPONGOÏDE (spon-go-i-d'), adj. Qui a l'apparence de l'éponge. |l Terme de pathologie. Os spongoïde ou éponge fine, nom donné au tissu des os rachitiques.
— ÊTYM. SitÔYYOc, éponge, et eîîoç, forme. SPONTANÉ, ÉE (spon-ta-né, née), od;". || 1* Qui
a son principe en soi-même. Il me paraît que la liberté spontanée est à l'âme ce qu'est la santé au corps; quelques personnes l'ont tout entière et durable; plusieurs la perdent souvent; d'autres sont malades toute leur vie, volt. Phil. Netct. l, 4. 112° Qui se fait, se produit de soi-même. J'aperçois dans les corps deux sortes do mouvement, savoir mouvement communiqué, et mouvement spontané ou volontaire, J. J. nouss. Ém. iv. Leur pitié spontanée et sans mélange de blâme ou de conseil, STAËL, Corinne, i, 1. 1|3* Terme de physiologie. Qui n'offre pas de causes apparentes, qui n'est pas produit par une cause extérieure. Les mouvements du cœur sont des mouvements spontanés. Il Génération spontanée, synon. d'hctérogénie. Si je voulais rappeler tous les genres d'êtres qui ne doivent leur existence qu'à la génération spontanée, BunoN, Suppl. à l'Hist. nat. Œuvr. t. xi, p. 27. Il Terme de médecine. Évacuation spontanée, celle qui n'est pas provoquée par un remède. || Lassitude spontanée, celle qui ne résulte pas de la fatigue. Il Maladie spontanée, celle qui n'a point de cause apparente. || 4* Terme de botanique. Se di des plantes qui croissent naturellement et sans être semées par l'homme, ni cultivées.
— REM. Plusieurs écrivent encore, comme on faisait jadis, spontanée au masculin.
— HIST. XVI* s. Une inégalité et lassitude spon-
SPO
Unéo [c'est-à-dire qui nous Tient sans avoir travaillé], pahé, XX, 13.
ÉTVM. lAt. sponlaneus, de sponte, volonté,
désir, qui est l'ablatif d'un inusité spons, spontis ; la racine est spa, qui a fait (jnâto, étendre ; onaa|Ji6{ s'y rattache.
SPONTANÉITÉ (spon-ta-né-i-té), .S. f. Terme didactique. Qualité de ce qui est spontané. Il est vrai qu'on veut aimer l'objet qu'on aime; c'est la spontanéité de vouloir, FKN. t. m, p. 321. M. Jaquelot réfutera plus amplement cet impie [Spinosa], sur ce qu'il réduit notre liberté à la simple ou illusoire spontanéité ou non-coaction qui accompagne ce que nous nommons actions libres , bayle, lelt. à l'abbé Dubois, )3 déc. 1696. J'appelle spontanéité le sentiment qui fait vouloir, ou qui fait acquiescer à une détermination, boulainviluebs, Réfut. de Spinosa, p. 33. Nous possédons la liberté qu'on appelle de spontanéité, c'est-à-dire que, lorsque nous avons des motifs, notre volonté se détermine par eux, volt. Phil. Newt. i, 4. La volonté est toujours libre, c'est-à dire que, lorsqu'elle s'exerce, c'est par sa propre force, sans contrainte, de plein gré ; les métaphysiciens ont rendu cela par le terme de spontanéité, bonnet, Ess, anal, dme, (9. Il Terme de médecine. Spontanéité morbide, apparition de troubles fonctionnels comme conséquence, nécessaire en quelque sorte, de l'accomplissement de certaines des propriétés inhérentes à la substance organisée, ou de certains actes complexes; tels sont, par exemple, le gonflement, la douleur des gencives, la salivation, les difficultés de la mastication et par suite les troubles digestifs plus ou moins marqués qui résultent de l'éruption des dents.
— ÉTVM. Spontané.
SPONTANÉMENT (spon-ta-né-man), adv. D'une manière spontanée. Une résolution prise spontanément. Spontanément il ofTrit de l'argent. Il faut que tous les incidents qui font sortir le caractère, soient naturellement amenés, de façon que chaque circonstance paraisse naître spontanément pour seconder l'intention du peintre,
MARBONTEL, ŒUVT. t. VIII, p. 397.
— ÉTYM. Spontané, et le suffixe ment.
t SPONTÉPARISTE (spon-té-pa-ri-sf), t. m. Partisan de la génération spontanée.
— ÊTYM. Lat. sponte, de soi, et parère, engendrer. SPONTON (spon-ton), t. m. Voy. esponton.
+ SPORADES (spo-ra-d'), adj. f. plur. Ancien terme d'astronomie. Synonyme de sparsiles.
— ÉTYM. Sitopàc, dispersé, de (jiteîpw, semer.
+ SPORADIcrrÉ (spo-ra-di-si-té),ï. f. Qualité de ce qui est sporadique. || Se dit particulièrement de certaines maladies qui se présentent tantôt à l'état sporadique, tantôt sous forme d'épidémie, comme la fièvre typhoïde, la fièvre puerpérale.
SPORADIQUE (spo-ra-di-k'), adj. \\ 1* Terme de médecine. Il se dit, par opposition à épidémique et à endémique, des maladies qui ne sont pas particulières à un pays, qui attaquent des individus et non des masses, et qui sont indépendantes de toute influence épidémique. Choléra sporadique. Il a* Terme de botanique. Se dit des genres et des familles dont les espèces sont éparses dans diverses régions du globe. || 3* En géologie, blocs sporadiques, blocs dispersés.
— ÊTYM. InopoiSixôc, de oitopàç, dispersé.
t SPORADIQUEMENT (spo-ra-di-ke-man), adv.
D'une manière sporadique.
t SPORADOSIDÈRE (spo-ra-do-si-dè-r'), ». m. Pierre météorite qui renferme des grains de fer.
— f.TYM. Sitopà;, dispersé, et uiÎTipoi;, fer.
t SPORANGE (spo-ran-j'), s. m. Terme de botanique. Capsule qui renferme les corpuscules réproducteurs de plusieurs plantes cryptogames.
— ÉTYM. Spore, et ày^eXot, réceptacle.
t SPORE (spo-r'), s. f. Terme de botanique. Corpuscule reproducteur des plantes cryptogames, dit par d'autres séminule.
— ÉTYM. Sitopà, graine, de CTjtEfpo), semer. tSPORII)IE(spo-ri-die), «.^. Terme de botanique.
Spore renfermée dans une thèque ou sporocyste.
— ÉTYM. Diminutif de spore.
+ SPOROCARl'E (spo-ro-kar-p"), t. f. Terme de liotanique. Corps reproducteur des lichens.
— ÉTYM. .Spore, et xapiti;, fruit.
t SPOROCYSTE (spo-ro-si-sf), ». f. Poche membraneuse renfermant plusieurs spores et rejetée ou tombant de la plante en même temps que celles-ci; ce qui la distingue du sporange, qui est un organe permanent, au moins partiellemeut.
— ETYM. Spore, et xûirtu;, vésicule.
SQU
t SPOROPHORE (spo-ro-fo-r'), ». m. Terme de
botanique. Tout organe qui porte des spores.
— ÉTYM. Spore, et çopà;, quiporte.
t SPOROSE (spo-rô-z'), ». /. État de maturation et émission des spores des fougères et autres plantes à spores.
t SPORT (sport'), t. m. Mot anglais employé pour désigner tout exercice en plein air, tels que courses de chevaux, canotage, chasse à courre, à tir, pêche, tir à l'arc, gymnastique, escrime, etc. En France on confond souvent le sport et le turf; mais le turf n'est qu'une espèce de sport.
— ÉTYM. L'anc. franc, desport, déport, amusement.
t SPORTSMAN (sports-man'), ». f. Mot anglais qui signifie celui qui se livre au sport.
SPORTULE(spor-tu-r),».^. || 1* Terme d'antiquité romaine. Dons en comestibles que les grands de Rome faisaient distribuer à leurs clients. Savezvous de meilleurs moyens [pour gouverner la république] que de tenir le peuple par des gladiateurs, par des mesures de blé et de vin, enfin d'avoir beaucoup de clients zélés pour les sportulcs que je donne?FÉN. t. xix, p. 3H. || Par extension. Chaque artiste résigné à la maigre sportule du
siège, TH. GAUTIER, Joum. Offic. 30 août <87<,p.3082.
Il 2* Anciennement, présents qu'on faisait aux juges, épices.
— HiST. XVI* s. Au rapporteur ne sera taxé au ■ cun salaire, ains se debvra contenter de sa part et portion concurrentes es sportules ordinaires du siège, Coxtst. génér. t. ii, p. »79„
— ÉTYM. Lat. sportula, largesse, propremcnl petit panier dans lequel les clients emportaient les secours donnés par les patrons, de sporta, panier.
t SPORULE (spo-ru-l'), ». f. Terme de botanique. Synonyme de sporidie.
— ÊTYM. Diminutif de spore.
fSPORULlGÈRE (spo-ru-li-jè-r') , adj. Terme de
botanique. Oui porte ou renferme des sporules.
— ÉTYM. Sporule, et lat. gerere, porter.
t SPOULAGE (spou-la-j'), ». m. Action d'envider la rame sur les spoules.
t SPOULE (spou-l'), ». f. Le même que espoule ou espole (voy. ce mot).
t SPROPOSITO (spro-po-zi-to), ». f. Mot italien signifiant chose dite hors de propos. L'effort que je me fis pour sortir d'un sproposito si unique et dont je sentis toute l'efl'rayante valeur, me fournit une issue, st-simon, 350, h 6. \\ Au plur. Des spropositi. Vendôme opina non-seulement à ne se point retirer de nuit, mais à ne se point retirer du tout, avec ses spropositi ordinaires, à disputer qu'il n'y avait rien de perdu, st-sim. 204, 236.
— ÉTYM. Ital. sproposito, de », représentant le lat. ex, hors,et proposito, propos.
t SPR,OT, SPRAT (sprof, sprat'), ». m. Terme de pêche. Peau d'anguille dont on se sert comme d'appât.
t SPRUCE-REER (sprou-se-bir), ». f. Sorte de bière qu'on boit en Angleterre (voy. fruce).
t SPUME (spu-m'), s. f. Terme de médecine. Salive écumeuse, à grosses bulles, qui se montre entre les dents, ou entre les lèvres, ou au fond de la gorge, dans certains accès d'hystérie et autres troubles nerveux.
— ÉTYM. Lat. spuma, écume.
f SPUMEUX, EUSE (spu-meù, meû-z"), adj.
Il 1° Qui est mêlé, rempli, couvert d'écume. Salive spumeuse. || 8° Qui a une apparence d'écume, d'éponge. Le laitier spumeux, blanc et léger, semblable à de la pierre ponce, qui sort des fourneaux lorsqu'ils sont trop échauffés, buff. Add. th. terr. Œuvr. t. VII, p. 408.
— HlST. ivi* s. Il sort de la playe un sang spumeux avec une toux, paré, viii, 32.
— ÉTYM. Provenç. »pumoj; espagn. espumoso; ital. spumoso; du lat. spumosus, qui vient de spuma, écume. Spuma tient à spuere, cracher.
f SPUTATECR (spu-ta-teur), ». m. Terme de zoologie. Nom spécifique d'un gecko.
— ÉTYM. Lat. sputare, cracher.
SPUTATION (spu-ta-sion), ». f. Terme de médecine. Action de cracher. La sputation des aliénés. Autre diagnostique [de folie] : la sputation fréquente, mol. Pourc. i, H .
— ÊTYM. Lat. sputare, fréquentatif de ipuere, cracher, radical sanscr. sthiv, cracher.
t SQUADRONISTE (skoua-dro-ni-sf), ». m. Se dit des cardinaux qui, au conclave, ne faisant partie d'aucune faction, attendent le moment convenable pour se porter de l'un ou de l'autre côté.
— ÉTYM. Ital. squadrone. escadron.
SQU
SQUALE (skoua-l'), ». m. Terme d'histoire naturelle. Genre de poissons connus siois le nom de chiens de mer, requins; ce genre a été dissous en plusieurs autres par les naturalistes.
— ÊTYM. Lat. sguaJui, de l'adj. »gualu», âpre, hérissé, à cause de la peau du chien de mer, si raboteuse qu'elle sert à polir le bois.
t SQUAME (skoua-m*), t.f. Terme de botanique. Petite écaille ; bractée qui entoure le calice de certaines fleurs. || Terme de pathologie. Petites lames d'épidermc qui se détachent à la suite de certaines inflammations du tissu cutané.
— HIST. xiv s. Furfures ce sont escames en la superficie du cuir sans ulcère, Bernard de oordon, Traduction, ii, 6. || xvi* s. C'est ung poisson grand comme un dar do Loyre, tout charnu, sans esquames, rab. Pant. iv, 3.
— ÉTYM. Lat. squama, écaille, pour tquadma, du radical skad, qui a pris en sanscrit la forme chad, couvrir, cacher.
t SQUAMELLE (skoua-mè-l'), ». f. Petite squame, petite bractée.
SQUAMEUX, EUSE OU, suivant l'Académie, SQUAMMEUX, EUSE (skoua-meû, meû-z'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est couvert d'écaillés. Il Qui est en forme d'écaillés. Portion squameuse de l'os temporal. Calcaire bleuâtre au dedans et jaunâtre au dehors, qui paraît d'abord compacte, mais qui, examiné avec soin, montre un tissu grenu squameux, Saussure, Voy. Alpes, t. vin, p. (83, dans pougens.
— REM. L'Académie écrit squammeux par deux mm ; à tort, puisque la racine est le latin squama.
— HIST. XIV* s. Resolutions scamouzes peveiit aulcunes fois précéder lèpre, Bernard de gordon. Traduction, n, 6. || xvi*s. [Le sinciput s'étend] entre les sutures squammeuses, paré, m, (.
— ÉTYM. Lat. squamosus, desquama, squame. t SQUAMIFLORE (skoua-mi-fio-r'), adj. Dont la
fleur se compose d'une ou plusieurs écailles.
— ÉTYM. Lat. squama, écaille, et flos, fleur.
+ SQUAMIFOLIÉ, ÊE (skoua-mi-fo-li-é, ée), adj. Qui a des feuilles en forme d'écaillés
— ÉTYM. Lat. squama, écaille, et folium, feuille, t SQUAMIFORME (skoua-mi-for-m'), adj. Qui a
la forme d'une écaille, d'écaillés.
— ÉTYM. Lat. squama, écaille, et forme.
t SQUARE (skouê-r'),». m. Jardin entouré d'une grille qui se trouve au milieu d'une place publique.
— ÉTVM. Angl. square, place carrée.
t SQUARREUX, EUSE'(skoua-rreû, reù-z'), adj. Terme de botanique. Qui est sec et rude au toucher.
— ÉTYM. Lat. squarrosus, raboteux
t SQUATINE (skoua-ti-n'), ». f. Genre de poissons chondroptérygiens formé aux dépens du genre squale, sélaciens, et ayant pour type la squatine ange, appelée vulgairement ange de mer, ou plus ordinairement ange.
SQUELETTE (ske-lè-f), ». m. 1] 1* Tous les ossements d'un corps mort et privé de sa chair dans leur situation naturelle. Le squelette d'un homme, d'un cheval, d'un poisson. || Squelette artificiel, celui dont les os sont rattachés avec du fil d'archal, de laiton ou de chanvre. || S* Ensemble des os du corps dans les animaux vertébrés. ]| 3* Fig. Personne maigre et décharnée. C'est un squelette, un vrai squelette, un squelette ambulant. X voir ce prédicateur si exténué [saint Jean-Baptiste], ce squelette, cet homme qui n'a point de corps, dont le cri néanmoins est si perçant, Boss. Sermon», Véritable convers. préambule. Surtout après la visite suspecte que vous aviez reçue de ce grand squelette dont vous m'avez si bien dépeint la figure, MARiv. Marianne, 7* part. On commence à voir dans l'atelier du sieur Pigalle une esquisse de la figure entière de M. de Voltaire.... ce n'est pas le dernier effort de l'artiste qui essaye les dIfTérentes attitudes pour faire valoir davantage ce squelette, sujet ingrat pour le statuaire, BACHAUM. Mém. secr. 4 sept. t770.||4* La Mort, à cause qu'on la représente comme un squelette. Taisons-nous, mortels malheureux; il n'y a plus de réplique [à la Mort]; il faut céder, il faut, malgré qu'on en ait, mépriser ce squelette, de quelques parures qu'on le revête, BOSS. Prépar. à la mort, 1. 1| B* Fig. Ouvrage d'esprit où le sujet est présenté d'une manière aride et sans développements. Ce que j'ai marqué jusqu'ici n'est encore, pour ainsi dire, que le squelette de l'histoire, ROLLIN, Traité des Et. liv. v, 3* part. l, s. Un dictionnaire sans citations est un squelette, volt. te». Duclos, 11 août 1760. ||6* La partie la plus solide d'un organe végétal. || 7* Nom donné au
STA
train de voiture sans caisse. || Terme de marine. Carcasse, charpente ou bois tors d'un navire.
— REM. Au xïH* siècle, les puristes voulaient Taire squelette du féminin ; aujourd'hui les gens du peuple font souvent cette faute. Ils veulent, malgré la raison, Qu'on dise aujourd'hui la poison. Une cventaille, une squelette, kenagiana, Hequile des dictionnaires.
— msf. XVI' s. Je m'estale entier : c'est un skeletos où les veines, les muscles paraissent, MONT. II, 6». La composition universelle ou conteiture des os du corps humain s'appelle des grecs sceletos, qui signifie anatomie seiche, paré, iv, 43. Une desquelles [autruches] estant morte, me fut donnée, et en fis un scelette, n.Monstr. app. 2.
— ÉTYM. SxeXtTè;, séché, de erxeiXtiv, sécher, de même radical que le lat. squalere.
t SOIIELETTIOUE (ske-lè-ti-k'J, adj. Qui se rapporte au squelette. |{ Pièces squelettiques, les os et les cartilages qui prennent part à la constitution du squelette. || Maigreur squelettique, dernier degré de l'émkciation dans les maladies chroniqies.
t SQUELETTISER (SE) (ske-lè-ti-zé), V. rép. Se dit du fœtus enkysté dans les cas de grossesse extrautérine, lorsqu'il s'incruste de sels calcaires ; mais c'est par abus, car cette incrustation n'a rien de comparable à la formation des os du squelette.
t SOUELETTOLOGIE(ske-lè-to-lo-jie), s. /".Traité des os et des ligaments qui les unissent.
t SQOELETTOPÉE (ske-lè-to-pce), s. f. Art de préparer les os et de monter les squelettes.
— ÊTYM. Squelette, et «oieîv, faire.
1" SQUILLE (ski-l'), s. f. Genre de crustacés. SQUINANCIE (ski-nan-sie), s. f. Voy. esqui-