‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 146 sur 754 · RANCIE · texte numérisé non relu

RANCIE

SQUINE (ski-u"), ». f. Sorte de bois sudorifique fourni par la racine ligneuse du smilax china, L.

— HIST. XVI* s. La salsepariUe et le bois d'esquine, mont, m, 2)B.

— ÊTYM. Espagn. esquenanto; ital. squinante. SQUIRRE, ou, suivant l'étymologie, SQUIRRUE

(ski-r'), ». m. Terme de médecine. Toute tumeur dure, rénitente, indolente, se produisant surtout dans les glandes et dégénérant souvent en cancer.

— HIST. XVI' s. Pour connoistre qu'un aposteme se termine en scirro ou dureté, paré, v, 3.

— F.TYM. Ix(^^o«, squirrhe, de oxi^fô;, dur. SQCIRREUX, ou, suivant l'étymologie, SQUIR-

RIIKUX, ECSE (ski-reii, reû-z'), adj. Terme de médecine. Oui est de la nature du squirrhe, qui offre l'aspect du squirrhe. Tumeur squirrheuse.

— HIST. xvi* s. Los autres tumeurs passent en disposition scirrheuse, estant seulement resoult la plus subtile partie de i'humeur, dit vulgairement induration, paré, v, 3.

— ÊTYM. Squirrhe.

t SQUIURUOSARQUE (ski-ro-sar-k') , ». m.

Terme de médecine. Endurcissement du tissu cellulaire.

— ETYM. Squirrhe, et oàpE, chair.

t SQUIRRUOSITIÎ (ski-rO-zi-té), s. f. Terme de médecine. Nature, caractère de ce qui est squirrheui.

— HIST. XVI' s. Suppuration est meilleure que •cirrhosité, ou dureté, paré, v, 3.

ST SX (sit sit, en observant que l'i n'est formé que par le sifflement de l'air entre la langue et les dents), interj. dont on se sert pour appeler quelqu'un. Ce sont elles; st st.... madame! mol. G. Vand. ni, 2.

t STABAT (sta-baf), ». m. Prose qui se chante dans les églises pendant la semaine sainte. || Composition musicale du stabat. On devrait défendre de faire chanter le stabat de Pergolèse; ee stabat, il fallait le faire brûler par la main du bourreau [parce que la musique italienne ruine la musique nationale], dider. Seveu de Rameau. Le stal)at de Pergolèse, le stabat de Rossini : il me semble impossible de mettre en parallèle les deux stabat, même en faisant réserve du siècle d'intervalle qui sépare ces deux compositions, ad. adam, Dern. souven. d'un musicien, nt. || Au plur. des stabat.

— ETYM. Stabat mater dolorosa, premiers mots de la prose.

STABILITÉ (sta-bi-li-té), ». f. \\ V Qualité de ce qui est stable, solidité. La stabilité d'un édifice. La stabilité d'un si bel ordre [du ciel et du monde] ne servait plus qu'à leur persuader que cet ordre avait toujours été, et qu'il était de lui-même, woss. Hist. n, <. Il Ce pont de bois manque de stabilité (en ce sens on dit plutdt solidité). || 2° Fig. Il se dit des choses qui se maintiennent, comme {ait un édifice stable. Apprenez où est la prudence,

STA

oh est la force, où est l'intelligence, afin que tous sachiez en même temps où est la stabilité de la vie, SACI, Bible, Baruch, m, 44. Une religion [le protestantisme] qui n'avait pas même de stabilité dans ses confessions de foi, Boss. For. «a. Pour le bien de la paix et pour la stabilité des choses humaines, iD. Politiqtie, ix, m, 8. La stabilité de son sacrifice [Jésus-Christ] et sa perpétuité, bourdal. Pensées, t. Ii, p. 4(3. L'on y construisit une citadelle, pour garantir la stabilité de la conquête, HAYNAL, Hist. phil. i, t». Il 3° Fig. Qualité (^ui soutient le cœur contre les impulsions de la légèreté. Une foi vive est le fondement de la stabilité que nous admirons dans Marie-Thérèse, BOss. Mar.- Thér. Il <• État de permanence dans un lieu. Faire vœu de stabilité dans une communauté religieuse. Avoir droit de stabilité. || 6* Terme de mécanique. Propriété qu'un corps dérangé de .son état d'équilibre a de revenir à cet état. || Terme de marine. Propriété que l'on donne à un corps flottant, pour qu'il reste dans son assiette ou tende à y revenir facilement. || 6* Permanence d'une combinaison. Puisque les acides donnent plus de stabilité à l'eau oxygénée, c'est sans doute en se combinant avec le peroxyde d'hydrogène, thenard, Instit. Mém. acad. se. t. m, p. 444.

— HIST. xn's. Sire Deus, chi fimdas la terre sur la sue estabilitet. Liber psalm. p. tu. Il [Philippe Auguste] a donné à ses bourgeois de Tornai estaulité de pais et commugne, tailliar. Recueil, p. 490. Uuckes sunt andui lié e ajusté. Qu'il serunt mais amis en estabilité, E d'ambes parz i furent li sercment juré. Th. le mart. 99. ||iin'8. Qui en lui [la fortune] cuide estableté. Je le tieng bien por fol prové, FI. et Bl. ÏBI7.

— ÉTYM. Provenç. estabilitat, stabilitat ; espagn. estabilidad; ital. stabilità; du lat. ttabilitatem , de stabilis, stable.

STABLE (sta-bl'), adj. \\ 1* Qui est dans un état, dans une situation ferme, solide. Un édifice stable. 112' Terme de mécanique. Équilibre stable. Un corps est en équilibre stable lorsqu'il revient de lui-même à sa position après en avoir été légèrement dérangé. || 3° Terme de chimie. Permanent en combinaison. Le sulfate de mercure doux forme une combinaison stable, et n'est pas décomposé par l'eau, comme l'est le sulfate de mercure oxygéné, BERTIIOLLET, /nsW. Jf^m. tCt'enC. t. III, p. 234. Il Terme de métallurgie. Acier stable, acier qui conserve ses propriétés. !| 4* Fig. Durable, permanent. Le temps qu'il fait n'est pas stable. Qu'ainsi purgé par ta présence, X tes pieds je le puisse offrir [mon coeur]. Net pour t'aimer, fort pour souffrir. Stable pour la persévérance, corn. Imit. in, 6. Il n'y a plus de chagrin présentement [entre Mme de Hontespan et le roi]; mais tout est si peu stable, qu'avant que vous ayez cette lettre, il y aura eu et des nuages et des rayons de soleil, sev. 20 oct. 4 677. Dieu pourra vous montrer par d'importants bienfaits Que sa parole est stable et ne trompe jamais, RAC. Athal. I, 4. Rien n'est moins stable parmi les hommes que ces relations extérieures que le hasard produit plus souvent que la sagesse, j. J. rouss. Inégal. Préf. Rien de stable dans ce monde; aujourd'hui au sommet, demain au bas de la roue, dider. le Neveu de Rameau.

— HIST. xn' s. Les choses qui périssent elles ostaules, stbern. p. 622. Il XIII' S. Béatitude est chose ferme et estable, brun, latini, Trésor, p. 263. Honestés n'est autre chose que honor estable etpermanens, ID. «6. p. 338. Ce que je dire sera estable, Psautier, f* 408. jjxv* s. Ung droit César en libéralité, Ung grant Caton en pure intégrité, Ung Fabius en foy non defaillable. Vous tient chascun vray, constant et estable, ch. d'orl. Rondeau de Robertet. Le roy compromettra le traisté dessus déclaré es mains desdits cardinaux ambassadeurs, pour le tenir ferme et stable, j. chartier, Ilist. de Charles VU, p. 80, dans lacurne, au mot compromettre. Ce fut la première fois que j'euz jamais congnoissance que les choses de ce monde sont peu estables, comm. iii, e. ||xvi' s. La consultation se fait des choses qui sont et advienncnt tantost d'une sorte, et tantost d'une autre, non pas de celles qui sont fermes et stables toujours en un estre immuable, amyot. De la vertu morale, 9.

— ÉTYM. Provenç. estable, islable, stable; espagn. estable; portug, estavel; ital. stabile; du lat. stabilis, qui vient de stare, être debout ; grec, (iTïivai; allcm. stehen; angl. stand; persan, istdden; sanscr. sthd.

t STABI.F.MENT (sU-ble-man), adv. D'une manière stable.

STA

— HIST. xv S. La science que Dieu a des choses est en luy et par luy establement nécessaire,

AL. CHARTIER, (ÈUVret, p. 37B.

— ÊTYM. Stable, et le suffixe men<; provenç. stablament ; espagn. establemente.

t STABULATION (sU-bu-la-sion), ». f. Stabulation permanente, ou, simplement, stabulation, séjour ou entretien continu des bestiaux àl'élable; cette pratique s'applique surtout aux animaux destinés à l'engraissement. || Régime qui consiste à entretenir des poulains à l'écurie, au lieu de les envoyer dans les piturages.

— ETYM. Lat. stabulationem, séjour dans 1'^ table, de stabulum, étable.

t STACCATO (sla-kka-to), ad». Terme de musique. Mot italien qui, sur les partitions, indiqua qu'il faut attaquer brusquement la corde avec l'archet, pour faire entendre chaque note détachée, en les tirant ou en les poussant toutes, et non en tirant et en poussant alternativement. Il Substantivement. Un staccato. || Au plur. Des staccato. On dit aussi des staccati.

t STACUYDE (sU-ki-d'), s. (. Genre de plantes de la famille des labiées ou l'on distingue la stachyde sylvatique, dite ortie puante, ortie des crapauds, épiaire des bois, panacée des laboureurs. La stachyde droite, qui a été le sidéritis velu, et dont parle l'Académie au mot crapaudine, appelée aussi herbe judaïque, legoarant.

— Etym. ÏTayù;, épi, à cause de l'inflorescence.

STADE (sta-d'), ». m. || I' Terme d'antiquité. Mesure itinéraire valant 4 80 mètres. Comme, outre ces ports, les trois murailles renferment encore une foule de maisons, de temples et de monuments de toute espèce, on peut dire que l'enceinte totale de la ville [Athènes] est de près de deux cents stades, bartbél. Anach. ch. 6. || 2' Carrière où les Grecs s'exerçaient à la course, et 'qui avait un stade de longueur. On appelait en général stade chez les Grecs l'endroit où les athlètes s'exerçaient entre eux à la c«urse, et celui où ils combattaient sérieusement pour le prix, rollin, Hist. anc. Œuv. t. v, p. 76, dans POUOENS. Comme la lice ou la carrière destinée aux jeux athlétiques n'avait d'abord qu'un stade de longueur, elle prit le nom de sa propre mesure, et s'appela le stade, soit qu'elle eût précisément cette étendue, soit qu'elle fût beaucoup plus longue, id. ib. Le stade est une chausséo de six cents pieds de long, et d'une largeur proportionnée ; c'est là que se font les courses à pied, et que se donnent la plupart des combats, barthél. Anaeh. ch. 38. || 3* Terme de médecine. Chaque période d'une maladie intermittente. Il est dans la stade du froid, du chaud.

— REM. Molière a fait ce mot féminin : Pour le prince, entre tous sans peine on le remarque. Et d'une stade loin il sent son grand monarque, Mélie. I, 3. C'est un archaïsme.

— HIST. im' s. En toute la Secille n'est que trois mille estages [var. estades], et estages sont en grezois ce que nos appelons milliers, et que li François apelent lieue, mais il ne sont mie pareil, BRUN. LATINI, TrésoT, p. 464. ||xiv's. Les hystoires dient que Milon mengeoit un beuf en un jour et que il le portoit tout le cours d'une estade sans arrester, oresme, Éth. 44.

— ÊTYM. Lat. s/odium,de (rcdSiov, dont oitôîiov, suivant les étymologistes, est la forme primitive, lequel se rattache à spatium , espace.

STAGE (sta-j'), ». m. || 1' Résidence que chaque nouveau chanoine doit faire dans son église pendant six mois, pour jouir des honneurs et du revenu attachés à la prébende. L'abbé de Soubise, sa brillante Sorbonne achevée, alla faire ses stages, st-sim. 76, 236. || 2' Espace de temps pendant lequel les avocats sont obligés de fréquenter le barreau avant d'être inscrits sur le tableau. || 8° Temps d'épreuve dont on doit justifier pour être reconnu apte à certaines professions. Point de stage chez les décrotteurs; ils ne demeurent point les bras croisés à voir travailler leurs camarades, merc. Tabl. de Paris, ch. 4BB. || Particulièrement, fréquentation obligatoire d'une étude de notaire, d'un hflpital, d'un établissement d'instruction, etc.

— HIST. XII' s. Tel fud l'asise le rei Salomun, que tuz jurz fussent od lui en Jérusalem de ces de Israël vint et quatre mille, e feissent lur estage le meis entier, e puis alassent li un e venissent li allre. Roi», p. 284.

— ÊTYM. Bas-lat. »tottco, résidence, du lat. »«or«, être debout (voy. stable).

STAGIAIRE (sU-ji-ê-r'), adj. || !• Qui fait son stage. Avocat stagiaire. | Substantivement. Un

STA

stagiaire. Les Jeunes stagiaires. ||1* Qui concerne l(! stfige. Les obligations stagiaires.

— KTYM. Stage.

t STAGIRITE (sta-ji-ri-f), s. m. Nom sous lequel on a désigné parfois Aristote, appelé aussi le philosophe de Stagire, parce qu'il était né dans cette ville de Thrace. On statua savamment et équitablement la peine des galères contre quiconque serait assez osé pour être d'un autre avis que le Stagirite, volt. Dict. phil. Autorité.

STAGNANT, ANTE (stagh-nan, nan-f), adj.

||1' En parlant des eaux, qui ne coule point. Le pays d'Aunis a autrefois été submergé par la mer et par les eaui stagnantes des marais ; c'est une des terres les plus nouvelles de la France, buff. Add. th. terr. Œuv. t. xiii, p. 208. La pesanteur est perpendiculaire à la surface des eaux stagnantes et par conséquent horizontales, laplace, Exp. Di, 4. Il II se dit aussi des fluides gazeux. L'air s'y montrait parfaitement stagnant, du moins en apparence , coRDiER , Instit. Uém. scienc. t. vu, p. 489. Il a» En parlant du sang et des humeurs, qui cesse de circuler.

— HIST. XVI" s. Stagnant, cotgrave.

— ÊTVM. Lat. stagnare, solidifier, et aussi être itagnant, dénominatif de stagnum, étang, dérivé de sta, radical de stare (voy. stable).

STAGNATION (sta gh-na-sion ; en vers, de quatre syllabes), s. f. || !• Etat de ce qui est stagnant. La stagnation des eaux. || V État du sang et des humeurs qui ne coulent pas ou qui circulent trop lentement, par analogie avec leseaux qui croupissent dans les étangs. || 3' Fig. État de ce qui ne se développe pas. La misère est grande par suite de la stagnation des affaires. Il n'y eut plus [dans la seolastique], à proprement parler, aucune logique réelle ; et c'est peut-être une des grandes causes de la longue stagnation de l'esprit humain dans le moyen âge, destutt tract, Instit. Mém. se. mot. et pol. t. iv, p. 599. L'espèce de stagnation de mœurs dans laquelle elle [l'Espagne d'alors] repose lui sera peut-être utile un jour, chateaubr. Génie, m, m, B. ||4* Terme de marine. Se dit de la rose des vents quand elle dort.

— ÉTYM. Lat. stagnare, être stagnant.

t STAGNER (stagh-né), v. n. Être stagnant. Dans d'autres endroits,reau grise stagnait sur le sable gris, TH. GAUTIER, Joum. offic. 19 mars -1870, Feuilleton.

— ÉTVM. Voy. STAGNANT.

t STAGNICOLE (stegh-ni-ko-1'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui vit dans les étangs.

— ÊTYM. Lat. Stagnum, étang, et colère, habiter.

+ STAGNON (sta-gnon), s. m. voy. estagnon.

t STAHLIANISME {stâ-li-a-ni-sm'), «. m. Doctrine des stahliens.

t STAHLIEN (stâ-lien), s. m. Partisan de la doctrine de Stahl, médecin allemand du xviii" siècle, qui admettait que chaque phénomène de la vie et chaque maladie sont sous la direction de l'âme, le corps étant considéré comme inerte.

STALACTITE (sta-la-kti-f), ». f. \\ i' Concrétion allongée qui se forme à la voûte des cavités souterraines, provenant de l'infiltration d'un liquide tenant en dissolution des sels calcaires, siliceux, ferreux ou cuivreux dont chaque goutte arrive de loin en loin à la voûte d'une caverne, et s'y évapore lentement. Dans un endroit [des catacombes de Paris] où il se forme des stalactites, 11 [le portier] criait aux crédules Parisiens : Vous voilà sous la rivière de Seine, merc. Tabl. de Paris, ch. <89. Les stalactites et les albâtres, dont la formation est due à la filtration de l'eau à travers la voûte calcaire de plusieurs cavernes, ne sont presque jamais composées que de carbonate de chaux, tiienabd. Traité de chim. t. ii, p. 363, dans pougens. Il i°Termede pathologie. Stalactites osseuses, prolongements de substance osseuse qui se forment à la surface des cals irréguliers, autour des tumeurs blanches et des tissus accidentels développés dans les os ou à leur surface.

— ËTYM. ÏTa).axT6;, qui dégoutte, de oToXiÇeiv, dégoutter.

t STALACTITIQUE (sta-la-kti-tl-k'), adj. Oui ressemble à une stalactite.

STALAGMITE (su-la-gmi-f), s. f. Concrétion mamelonnée qui se forme sur le so! des grottes par évaporation des gouttes d'eau qui tombent de la voûte.

— ÊTYM. ETii>(r|r(ia, de oraXiCeiv, dégoutter.

+ STALAGMITIDB (sta-la-gmi-ti-d'), s. f. Terme de botanique. Genre de guttifères dans lequel on distingue U stalagmitide oambogioîde qui fournit

STA

la résine-gutte de Siam ou véritable , legoarant.

tSTALAGMITIQUE (sta-la-gmi-ti-k'), adj. Qui appartient aux stalagmites. Une couche stalagmitique tapissait la caverne. Crânes fossiles recouverts d'un enduit stalagmitique.

STALLE (sta-l'), t. f. \\ 1° Dans une église, sièges de bois dont le fond se lève et se baisse, et qui sont autour du chœur. Partout se présentaient.... et des balustres en marbre, et des stalles sculptées par les Charpentier et les Dugoulon, chateaubr. Génie, iv, i, 2. || %' Dans un théâtre, sièges séparés et numérotés. Louer une stalle. Stalle d'orchestre, de galerie, d'amphithéitrc. Il Billet de stalle. Vendre sa stalle. || Terme decharpentcrie. Stalle volante, séparation pour les chevaux; espèce de cloison de planches dans les écuries.

— REM. Ce mot a été longtemps masculin ; et quelques-uns lui donnent encore ce genre en parlant des stalles d'église : les bas stalles, les hauts stalles.

— HIST. XV* s. Conclurent de mettre les estendars dans ung petit villaige et là faire estale, le /ouvenc«I, ms. p. 343, dans lacurne, au mot estale.

— ETYM. Bas-lat. slailum, stalla; de l'anc. hautallem. stal, lieu clos, chambre.

t STAMINAIRE (sta-mi-nê-r"), adj. Terme de botanique. Qui doit son origine à des étamines transformées. Les fleurs doubles sont des fleurs staminaires.

t STAMINAL, ALE (sta-mi-nal, na-l"), adj. Oui appartient ou qui est relatif aux étamines. Les filaments staminaux.

— ÊTYM. Staminé.

f STAMINE (sta-mi-n'), t. f. Se trouve pour étamine (voy. ce mot) dans j. }. rousseao, Lett. élém. sur la hot.

t STAMINÉ, ÉE (sta-mi-né, née), adj. Terme de botanique. Se dit des fleurs unisexuées pourvues d'étamines ou fleurs mâles.

t STAMINEUX, ECSE (sta-mi-neû, neû-z'), adj. Terme de botanique. Dont les étamines font une grande saillie hors de la fleur.

t STAMINIFÈRE (sta-mi-ni-fè-r'), adj. Terme de botanique. Qui porte des étamines.

tSTAMINIFOR.ME(sta-mi-ni-for-m'), adj. Terme de botanique. Qui est en forme d'étamine.

t STAMINODE (sta-mi-no-d'), s. m. Terme de botanique. Organe qu'on trouve dans certaines fleurs, les orchidées par exemple, et qui paraît être un rudiment d'étamine avortée.

f STAMPE (stan-p'), s. f. Intervalle d'une veine à l'autre, dans une mine.

t STAMPILLE (stan-pi-ll'. Il mouillées), s. f. Synonyme inusité d'estampille. La stampille était entre ses mains [d'Albéroni], par lesquelles passaient toutes les expéditions et les ordres secrets du roi d'Espagne, st-sim. 478, <64.

STANCE (stan-s"), s. f. \\ 1* Nombre déterminé de vers qui forment un sens complet, et qui sont as.sujettis, pour le genre de vers et pour la rime, à un certain ordre qui se répète dans toute la pièce. Stance de quatre vers, de cinq vers, de six vers, de huit vers. La surprise agréable que fait à l'oreille ce changement de cadence imprévu rappelle puissamment les attentions égarées ; mais il faut éviter le trop d'affectation ; c'est par là que les stances du Cid sont inexcusables.... corn. Andromède, Examen. Les stances avec grâce apprirent à tomber, BOiL. Art poét. I. Rotrou avait rais les stances à la mode; Corneille, qui les employa, les condamne lui-même dans ses réflexions sur la tragédie, VOLT. Comm. Corn. Rem. Médée, iv, B. || Stances irrégulières, pièces de vers dont les stances diffèrent entre elles par le nombre ou la mesure des vers, ou par l'entrelacement des rimes. 1 1 2° Auplur. Poëme composé de plusieurs stances. Les grands poèmes italiens, le Roland, la Jérusalem délivrée, et en anglais le Childe-Harold de Byron, sont en stances. Les stances ont été plusieurs fois essayées dans l'épopée française, et toujours sans aucun succès, Bernard juluen, Hist. de la poés. franc, époque impériale, t. i, p. 242

— SYN. STANCE, STROPHE. Strophe signifie tour, et s'applique proprement aux vers grecs ou latins qui revenaient dans le même ordre, sans qu'il y eût un repos obligé à la fin de la strophe. C'est ce repos, ce sens terminé ou fortement suspendu qui caractérise ia stance. En parlant de l'ode moderne, stance et strophe sont synonymes, ijar- MONTBL, Œuvr. t. X, p. (68. J'essayais d'ajuster sur mon clavecin les trois dernières strophes.... et après avoir relu l'ode entière, je me suis attachée

STA

à ces trois stanctt, letourneub, Trad. de Cl. Har- \owe, Lett. 64.

— ÊTYM. Ital. itania, stance, proprement demeure, séjour, arrêt, du lat. stare, demeurer, être arrêté; la stance étant ainsi dite, parce que c'est une sorte d'arrêt. Au xvi* siècle, on trouve aussi stance au sens propre de logis, chambre.

t STANGUK (stan-gh'), s. f. Nom donné à la vergue do l'ancre, dans le langage du blason.

— ÊTYM. Angl. stang; angl.-sax. steng, bâton, t STANGUETTE (stan-ghè-f), s. f. Terme de

musique. Barre de mesure.

— ETYM. Dimin. de stangue.

t STANHOPE (sU-no-p'), j. f. Terme do typographie. Presse de fonte inventée par lord Stanhope. Il On dit plus souvent presse à la Stanhope.

tSTANNAGE (sta-na-j'), s. m. Opération qui consiste à imprégner une étoffe d'une dissolution d'étain, avant de la teindre.

— ETYM. Lat. stannum, étain.

t STANNATE (sta-nna-f), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide stannique avec une base.

t STANNEUX, EUSE (sta-nneû, neû-z'), adj. Qui tient de l'étain. || Se dit d'un oxyde qui est le premier de ceux de l'étain. || Sulfure stanneux, premier degré de sulfuration de l'étain.

t STANNIDES (sta-nni-d'), s. m. plur. Famille de minéraux qui comprend l'étain et ses combinaisons.

t STANNIFÈRE {sta-nni-fè-r'), adj. Qui contient de l'étain. Les gisements stannifères du Limousin. Il Email stannifère, émail composé d'oxyde d'étain, et qui est opaque. La faïence européenne

à émail stannifère Ils doivent déterminer le

classement des poteries communes ou des faïences stannifères parmi les articles taxés, Tarif des douanes, (869, p. <6B.

— ÊTYM. Lat. stannum, étain, et ferre, porter, t STANNINE (sta-nni-n'), ». f. Nom donné par

Beudant à une espèce minérale complexe contenant, entre autres éléments, du sulfure d'étain et du sulfure de fer. On l'appelle aussi étain pyriteux.

t STANNIQUE (sta-nni-k'), adj. m. Terme de chimie. Qui tient de l'étain. || Se dit d'un acide qui est le second de ceux de l'étain. || Sulfure stannique, second degré de sulfuration de l'étain.

— ÊTYM. Lat. stannum, étain.

t STANNOSO-POTASSIQUE (sta-nno-zo-po-ta-ssik'), adj. m. Terme de chimie. Se dit d'un sel stanneux qui est combiné avec un sel potassique.

t STAPÉDIEN, ENNE (sta-pé-diin, diè-n'), adj Terme d'anatomie. Qui a rapport à l'étrier de l'oreille. Muscle stapédien.

— ETYM. Bas-lat. stapedium, étrier, de stare, être sur, et pes, pied.

STAPHISAIGRE (sta-fi-sè-gr'), s. f. Plante, dite aussi herbe aux poux, parce que la semence, pulvérisée et incorporée à du beurre, sert à détruire la vermine de la tête, Delphinium staphisagria, L famille des renonculacées.

— HIST. XVI* s. Herbe aux pouilleux, en latin staphisagria, veut estre en bonne terre cultivée et arrousée, non trop soleillée, o. de serres, 616.

— ETYM. Exafiç àyçiix, de oTaipt;, raisin, et âffuo:, sauvage.

f STAPHISAIN (sta-fi-zin), ». m. Substance jaunâtre contenue dans les semences de staphisaigro avec la delphinine.

t STAPHYLÉACÉES (ste-fi-lé-a-sée), ». f. plur. Terme de botanique. Famille de plantes séparée des rhamnées, voisine des célastrinées.

t STAPHYLIER (sta-fi-lié), ». m. Genre de plantes dont -une espèce, staphylier penné, vulgairement faux pistachier, nez coupé, est cultivée dans les jardins d'agrément

4 . STAPHYLIN (sta-fi-lin), ». m. Genre d'insectes coléoptères.

— ETYM. STapuV-ii, grain de raisin.

t 2. STAPHYLIN (sta-fi-lin), adj. m. Terme d'anatomie. Qui a rapport à la luette. Muscle staphylin.

— ÊTYM. ItoçvX;!!, luette, proprement, grain de raisin.

STAPHYLOmk (sta-fi-lô-m"), ». m. Terme de chirurgie. Convexité très-saillante que présente la cornée distendue par l'humeur aqueuse, sans perte de sa transparence. || Amincissement de la cornée avec adhérence à l'iris, et protrusion de ces membcancs par les humeurs de l'œil. || Saillie de l'iris à travers une perforation de la cornée, ce qui fait une tumeur en grain de raisin.

— HIST. xn* s. Staphylome est une tumeur de

STA

la cornée de l'oeil arec l'uvée, qui vient à causa d'une deduiion ou ulcère faite en l'œil, paré, xt, ( 7.

— ÊTYM. j:Taçù),w[ia, lie aiaf\ilr\, grain de raisin, t STAPIIYLOPI.ASTIE (sta-fi-lo-pla-slie), s. f.

Terme de chirurgie. Opération qui a pour but d'adapter aux pertes de substance du voile du palais un lambeau taillé sur la voûte palatine.

— ETYM. ItaçuXri, luette, et ft\inauv, former, t STAPHYLORRHAPHIR (sta-n-lo-ra-fie), ». f.

Terme de chirurgie. Opération par laquelle on remédie à la division congénitale ou accidentelle du voile du palais, à l'aide de points de suture passés dans 'es Jeux portions du voile préalablement avivées.

— ETYM. StoçuXi^, luette, et fà?eiv, coudre.

t STAPPES (sta-p'), s. f. plur. Piliers en minerai laissés dans une couche pour en soutenir le toit

STAROSTK (sla-ro-st'), s. m. Gentilhomme polonais jouissant d'une starostie.

— Etym. Mot polonais.

STAROSTIE (sU-ro-stie), s. f. Fief dépendant de la couronne do Pologne que les rois cédaient à des gentilshommes pour les aider à soutenir les frais de la guerre. 11 y a peu de princes en Europe qui aient autant de grâces à distribuer qu'un roi de Pologne ; il dispose des biens royaux appelés starosties, tenutes, ou advocaties, dont le nombre est très-considérable, condil. Étud. hist. n, î.

t STARTER (star-tèr), s. m. Terme de turf. Mot anglais signifiant celui qui est chargé de donner les départs, au moyen d'un drapeau qu'il tientàla main et qu'il abaisse dès que les chevaux sont en ligne.

STASE (sta-z'), s. f. Terme de médecine. Séjour du sang ou des humeurs dans quelque partie du corps, à cause de la cessation ou de la lenteur dé leur mouvement.

— ETYM. Stôok;, arrêt, de orâu, s'arrêter, être debout (voy. stable).

t STATER (sta-lèr) ou STATÈRE (sta-tè-r'), s. m. Terme d'antiquité. Pièce d'argent de quatre drachmes, valant 3 fr. 72 c. de notre monnaie. || Stater d'or, pièce d'or valant 20 drachmes d'argent, et équivalant 29 fr. 70 c. de notre monnaie.

— ÊTYM. Stœt-^p, de oraxà;, fixé : chose fixée (voy. stable).

t STATÈRE (sla-tè-r'), t. (. Nom de la balance, en latin. Toutes ies ^spèces de statères ou balances romaines, buff. Sss. arith. mor. Œuvr. t. x, p. 2(6.

— ÊTYM. Lat. statera, de oTatrip (voy. btater). t STATHMÉTIQUE (sta-tmé-ti-k') , ». f. Emploi

iea poids et mesures. L'histoire de la stathmétique en France aux époques barbare et féodale. Il [M. Barry] fait ressortir l'influence singulière que la stathmétique byzantine a continué à exercer longtemps après la chute de Rome sur la stathmétique des peuples barbares, dont les poids sont restés, comme les monnaies, tout byzantins de calibre et de type jusqu'à l'époque carlovingienne, Moniteur universel, 24 avril <867, p. 490, 2' col.

— ÊTYM. ÏToetiritixi;, relatif aux mesures, de ota6iiàu, qui vient de ntàOiiTi, ligne servant à mesurer, de l<rT7i(it, proprement chose fixe.

STATUOUUER (sta-tou-dèr), ». m. Chef de l'ancienne république des Provinces-Unies. On l'a reçu à Amsterdam [le prince d'Orange], et on devait le recevoir dans toute la Hollande et la Zélande, hier 4 juillet, stathouder du pays, c'est-à-dire gouverneur, PELLissON, Lelt. hist. t. i, p. 2)7. Les prérogatives ou droits du stathouder, capitaine et amiral général, sont immenses ; il commande également les armées de terre et de mer, et dispose de tous lesemplois militaires ;il accorde grâce aux criminels, préside à toutes les cours de justice, et les sentences y sont rendues en son nom, condil. Étud. hist. ii, 4. !] Ce titre fut d'abord relatif à chacune des Provinces-unies: stathouder de Hollande, de Zélande.

— ÉTYJi. HoU. stat, État, et houder, qui tient, de même radical que l'allem. halten, tenir, et l'angl. to hold.

STATHOUDÉRAT (sta-tou-dé-ra), ». m. || f Dignité du stathouder. Dans un de ces accès de reconnaissance qui ne sont que trop ordinaires aux peuples libres, les partisans de la maison d'Orange obtinrent, le 2 février 1674, que le stathoudérat, désormais héréditaire, passerait aux enfants mâles et légitimes de Guillaume III ; la loi qui rendait cette dignité perpétuelle, n'était pas moins funeste à -la république que la loi qui l'avait autrefois proscrite pour toujours, condil. Études hist. Il, 4. ||J' Temps pendant lequel elle éuit exercée.

t STATHOUDÉRIEN, lENNE (sta-tou-dé-riin, riè-n"), adj. Qui appartient au stathoudérat. {{ Subitaiitivement. Partisan du stathoudérat.

STA

STATICB (sta-U-s'), ». f. Genre de la famille des plombaginéos ; on y distinguo le gazon d'Olympe, ditga/.on parce qu'il pousse en touffes gazoïmantes.

— ETYM. Lat. statiei, de (natix»), herbe astringente, de trtéat, (arriiii, arrêter, lat. tittere, starê

(voy. STABLg).

STATION (sta-sion ; en vers, de trois syllabes), ». f. Il !• Terme de physiologie. Action de se tenir debout. La station est plus pénible à maintenir que la marche. || Plus généralement, état dans lequel les animaux restent immobiles sur le sol, appuyés sur leurs quatre membres, ou sur leurs membres postérieurs seulement, suivant l'espèce à laquelle ils appartiennent. || Manière dont un animal se tient. Station bipède. Il 2° Pause, demeure de peu de durée qu'on fait dans un lieu. J'ai fait une grande station i sa porte. Je ne suis pas resté longtemps dans ce lieu, je n'y ai fait qu'une station. || 3' Lieu où l'on s'arrête, que l'on visite. Enfin, ma chère enfant, vous avez porté votre délicatesse à Marseille, et M. do Grignan l'a voulu; je suis persuadée qu'il vous aura menée à Toulon et à toutes les stations qu'il faut faire voir à Mlles do Grignan, sÉv. 22 mars 4680. M. Muller.... dit... que ce détroit [de Behring] offre une ou plusieurs iles qui servent de routes ou de stations communes aux habitants des deux continents [l'ancien et le nouveau], buff. Not. just. Ép. nat. Œuvr. t. xiii, p. 827. Il Stations thermales, diverses installation» établies près des sources thermales à l'effet de permettre d'y séjourner et d'y suivre un traitement en rapport avec la nature des eaux et les conditions cliraatériques du lieu d'émergence. Il Stations d'été, celles qui ne permettent le séjour que pendant les trois ou six mois de belle saison; stations d'hiver, celles dans lesquelles le climat et les autres dispositions permettent de suivre uu traitement en hiver comme en été. ||4* Lieu où l'on s'arrête, où s'arrêtent les voitures. Tous les délais sont dangereux, lui ai-je dit; hâtez-vous d'arriver à la première station, d'où vous pourrez lui écrire à votre aise, J. J. KOt;ss. Uél. I, GB. || Endroit où se tiennent les voitures publiques pour prendre les voyageurs. || Terme de chemin de fer. Endroit où s'arrête un convoi pour prendre ou déposer des voyageurs. Chef de station. || 5' Particulièrement, visite des églises, chapelles etautels désignés pour y faire certaines prières. Station pour gagner le jubilé. Nous nous empressions àoccuper les meilleures places ; c'était à qui serait auprès du béiiitier ou à l'entrée de la chapelle de lastation, LESAGE, Guxm. d'Àlf. m, 6. Ceux-ci adoptaient aveuglément tous les contes qu'on leur débitait, et ils accomplissaient scrupuleusement toutes les stations qui leurétaient indiquées, legrand d'aussy, Inst. Mém. se. mor. et polit, t. v, p. 426. || Faire ses stations, visiter les églises désignées pour y gagner les indulgences. S'il faut faire le jubilé à Paris, nous passerons quinze jours à Meudon, d'où l'on ira faire ses stations, haintenon, Lelt. au duc de Noailles, H février 1701. Au jubilé, le roi faisait presque toujours ses stations à pied, st-sim. 417, 18. Il Donner une station à un prédicateur, lui assigner une église pour qu'il y prêche pendant l'avent et le carême. Ils auront le crédit d'avoir une station du jubilé, pasc. Pens. sur les jés. 36, éd. FAUGÈRE. Il [l'abbé Boileau] ne fut pas toujours heureux dans ses stations à Versailles, d'alemb. Éloges, Ch. Boileau. \\ On dit dans le même sens : Cette église est une bonne station. Il Prière que l'on fait à une station. || Terme de liturgie. Le jeûne du mercredi et du vendredi, qui ne durait que jusqu'à dix heures. ||8' Dans les nivellements et opérations do trigonométrie, lieu où l'on se place pour opérer convenablement. On ne saurait mesurer une distance inaccessible que par deux stations. Nous fixâmes notre dernière station dans la partie la plus montueuse de l'île, et nous louâmes pour cet objet la maison d'un pauvre paysan, biot, Inst. Mém. Acad, scienc. t. m, p. lxxxi. Il Mettre un instrument en station, le disposer pour faire une observation. || 7° Terme de marine. Certaine étendue de mer assignée à des vaisseaux pour y établir leur croisière pendant un temps fixé. Quitter, relever la station. Les bâtiments de la station. Elles [les îles de l'Archipel] devinrent les stations de tous ces vaisseaux génois et vénitiens, CHATKAUBR. Itin. part. 2. Il Bâtiments qui sont en station. || 8° Terme d'astronomie. Station d'une planète, position par laquelle elle passe quand son mouvement change de sens, c'est-àdire devient de direct rétrograde, ou inversement. Les stations et rétrogradations sont un corollaire

STA

mathématique des mouvements autour d'un même foyer, uelambrb, Àbr. atlr. 17' l«;on. ||9* Terme do botanique. Lieu où croît spontanément et d'une manière habituelle une espèce donnée.

— HIST. XII' s. Deus les misl en terre de promissiun, en certaine statiun, Jtot», p. 2. || xiii* s. X peine tient estacions; Car sovent a tentacions, Ren. 16193. Il XIV s. Il [les Gaulois] se herbergent sans garde et sans staoions [postes], bescueurb, f* 113. iJXTi" s. Quand ils estoient entrez un peu plus avant, ils no voyoyent plus que ciel et mer, sans trouver quelque port ne station, calv. Inttit. 99. .... qu'il les veut veoir en la nef de l'église, comme ils se mectent quelquefois en station, carl. vi, 23.

- ÊTYM. Provenç. estatio, istacio, statio; espagn. estacion ; ital. »(ax>on«; du lat. italionem, de »(or« (voy. stable).

STAT10.NNAIRK(sta-sio-n*-r'), adj. || l'Qui reste dans la même place. Kaempfer dit que la cigogne demeure dans toute l'année au Japon; ce serait le seul pays où elle serait stationnaire, buff. Oit. t. xin, p. 389. La mouche exécute toutes sortes de vols, et, quand il lui plaît, elle s'arrête en l'air et y devient stationnaire, bern. db st-p. Harm. liv. n, /Inirn. ||Chez les Romains, soldats stationnaire?, soldats distribués en différents lieux pour avertir leur chef de ce qui s'y passait. || ï" Terme d'astronomie. Planète stationnaire, celle qui fait une station. Saturne est stationnaire pendant huit jours; Jupiter quatre: Mars deux; Vénus un jour et demi ; et Mercure la moitié d'un jour. On appelle stationnaire une planète qui, vue de la terre, paraît pendant quelque temps ne point changer de place, et répondre toujours au même point du ciel, BRissON, Traité dt phys. t. m, p. 90. || 8' Terme de médecine. Maladie stationnaire, maladie qui languit dans sa marche. |1 En un autre sens, maladies stationnaires, maladies qui dépendent d'un état ou d'une constitution particulière de l'atmosphère, et qui régnent dans une contrée pendant un certain nombre d'années. || 4* Fig. Qui reste au même point , qui ne fait pas de progrès. On verra l'astronomie rester un grand nombre de siècles dans l'enfance; en sortir et s'accroître dans l'école d'Alexandrie ; stationnaire ensuite jusqu'au temps des Arabes, se perfectionner par leurs travaux; enfin, abandonner l'Afrique et l'Asie où elle avait pris naissance , se fixer en Europe et s'élever en moins de trois siècles à la hauteur où elle est maintenant parvenue, laplack, Exp. b, Préface. Sans doute, du ti« au vm' siècle, l'état de la Gaule a changé; les rapports des hommes, les institutions, les moeurs ont été modifiés, moins cependant qu'on ne pourrait être tenté de le croire; le chaos était extrême, et le chaos est essentiellement stationnaire, GUizox, Bist. de la civil, en France, 8« Leçon. || 5' S. m. SUtionnaire, employé qui dirige le télégraphe électrique. || 8* Terme de marine. Petit bâtiment de guerre mouillé en tête d'une rade pour exercer une sorte de police. Il Tout navire en station. || 7* Diacre qui était de semaine, pour chanter l'évangile à la messe que le pape disait dans les stations.

— HIST. XVI* s. Stationnaire, cotgrave.

— ETYM. Provenç. stacionari; espagn. estaeionario; ital. slast'onarto; du lat. stationarius , de statio, station.

STATIONNALE (sta-sio-na-l') , adj. f. Églises stationnales, celles qui, dans le temps du jubilé ou d'autres fêtes, ecclésiastiques, sont marquées par les évêques pour les stations, c'est-à-dire pour recevoir les visites des fidèles.

— ÊTYM. Lat. stationalis, de »(a(io, station. STATIONNÉ, ÉE (sta-sio-né, née), part, passé de

stationner. Qui est en station. Les voilures stationnées sur la place.

STATIONNEMENT (sta-sio-ne-man) , ». m.

Il 1° Action de demeurer en place. Le stationnement sur la voie publique est interdit. || %' En parlant des voitures, action de stationner; endroit oik elles stationnent, où elles ont droit de stationner.

— ÊTYM. Stationner.

STATIONNER (sta-sio-né), V. n. Faire une st». tion, s'arrêter dans un lieu. || Terme de marine. Tenir une station. || Il se conjugue avec l'auxiliaira avoir quand on veut marquer l'action : Les voitures ont stationné longtemps; avec l'auxiliaire être, quand on veut marquer l'étal : Les voiture» sont stationnées depuis longtemps

— HIST. Stationner, cotgbatk.

— ETYM. Station.

STATIQUE (sta-ti-k'), adj. || !• Qui a rapport ïi l'équilibre. Principe statique. Mécanique statiquo.

STA

Il »• Terme de physique. Électricité statique, celle qui est développée par le frottement dans la ma- . chine électrique, par opposition à l'électricité dynamique, celle que donne la pile voltaïque. 1| 3° En biologie et en sociologie, statique se dit par opposition à dynamique, voy. dynamique. || 4* S. f. Partie de la mécanique qui considëro les rapports que les forces doivent avoir entre elles, en grandeur et en direction, pour se faire mutuellement équilibre. ||5' Statique chimique, doctrine de l'équilibre des combinaisons chimiques; c'est le titre d'un ouvrage de BerthoUet.

— ÉTYM. EtoTixi;, qui se tient debout, de irtiia, lat. stare (voy. stable).

t STATISTICIEN, lENNE (sta-ti-sti-siin, siè-n'), t. m. et f. Celui, celle qui étudie la statistique, qui se livre à des recherches de statistique. Celui-ci appartenait à la sociétéde statistique, et ilvoyaitdes statisticiens partout, reybaud, Jrfr. Pofurot, ii, 13.

STATISTIQUE (sta-ti-sti-k'), s. f.\\i' Science qui a pour but de faire connaître l'étendue, la population, les ressources agricoles et industrielles d'un État. Achenwall, qui vivait vers la fin du milieu du xvm* siècle, est généralement considéré comme le premier écrivain systématique sur la statistique, et on dit que c'est lui qui lui a donné son nom actuel. Ils [les économistes] ont créé un mot pour désigner la science de celte partie de l'économie politique [les dénombrements], et l'appellent statistique, bachaum. Uém. secrets, t. xxix, p. 1 23. La statistique, qui expose l'état des productions, des consommations, des ressources d'un État, à une époque donnée, est une science toute nouvelle, letronne, Inslit. Mém. inscr. et belleslelt. t. VI , p. 166. Il 2» Plus généralement, science des dénombrements et de leurs conséquences. Il Statistique médicale, dénombrement de faits se rapportant aux morts, naissances, maladies, épidémies. || 3* Description d'un pays relativement à son étendue, i sa population, à ses ressources agricoles et industrielles, etc. La statistique de la France. Celte branche de géographie politique que, d'après les Allemands, nous nommons statistique, MALTE-BRUN, Précis de géogr. univer. i, 8. Il 4* Ad). Oui a pour objet la statistique. Des recherches statistiques sur l'état actuel du travail de tous les métaux dans les ateliers français, DE TiLLEFOSSE, Instxt. Mém. scienc. t. n, p. 145.

— ÉTYM. STaTiÇtiv, établir, de (ni.u>, lat. ttare ^voy. stable).

STATOAIRE ( sla-tu-ô-r" ) , s. m. || 1° Artiste qui fait des statues. Un bloc de marbre était si beau. Qu'un statuaire en fit l'emplette, la font. Fabl. IX, «. Il me semble, mon ami, que les statuaires tiennent plus à l'antique que les peintres, DiDEH. Salon de <705, Œuv. t. xiii, p. 3(7, dans pougens. Il 2' S. f. Art de faire des statues. X en juger par la statuaire, les étoffes chez les anciens étaient plus épaisses que les nôtres, chateaubr. Itin. part. i. \\ S° Adj. Qui concerne les statues. Art statuaire. |I Marbre statuaire, marbre qui est propre à faire des statues, qui est blanc, et sans aucune tache ni veine. || Colonne statuaire, colonne terminée par une statue.

— SYN. SCULPTEUR, STATUAIRE. Le sculpteur est celui qui se sert du ciseau; statuaire est plus général et embrasse tous les procédés à l'aide desquels on fait une statue, la fonte par exemple. En latin, ttatuarius ne se dit que de celui qui fait des statues en métal ; une même distinction existe pour les Grecs. Périclès avait choisi Phidias pour avoir l'intendance sur tous les travaux; c'était le plus fameux architecte, et en même temps le pius habile sculpteur et statuaire de son temps, eollin, Hist. ane. Œuv. t. xi, t" part. p. 43, dans pougens. On a employé au lieu du mot sculpteur celui de statuaire , parce que ce dernier comprend les fondeurs et tous les autres artistes occupés à faire des statues, barthél. Anach. t. vn, table 5.

— HIST. XVI* s. La musique, peinture, statuaire, architecture, du bellay, i, 38. Phidias, ou autre excellent statuaire, uont. ii, 92.

— ÉTYM. Lat. statuarius, de statua, statue. STATUE fsta-tue), s. f. Figure entière et de plein

relief, représentant un homme ou une femme, une divinité, un animal, un dieu, un cheval, un lion. Du plus puissant des dieux nous voyons la statue Par une main impie à leurs pieds abattue, corn. Poly. III, i. Quelques-uns ont écrit (mais ce fait est peu sûr) Que chacun d'eux devint statue cl marbre dur, la font. Filles de Minée. Votre songe était de cette sorte : vous avez vu une statue grande, haute «t terrible qui se tenait debout de-

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vant vous; la tête en était d'or; la poitrine et les bras étaient d'argent; le ventre et les cuisses étaient d'airain, et les jambes étaient de fer et les pieds étaient mêlés de fer et de pierres, PASC. Prophéties, 20, édit. faugère. l.es Athéniens affranchis dressent des statues à leurs libérateurs, boss. Hist. 1, 8. Les statues ont succédé après les colonnes aux masses grossières et solides que les premiers temps érigeaient, II), ib. II, 3. On apprend dans le livre des'Conversations sur la connaissance de la peinture.... que ce fut le duc de Buckingham qui fit acquisition des statues antiques et des tableaux précieux qui formaient le cabinet de Rubens, gersaint. Catalogue raisonné, p. 5. La statue équestre de Henri IV, érigée sur le pont Neuf le 27 aoiit <624, ST-FOix, Ess. Paris, Œuv. t. m, p. 227, dans POUGENS, Le fameux sculpteur M. Pigalle travaillait dans Paris à la statue du solitaire caché dans Ferney, volt. Commen. Œ««. aut. Ilenr. Cette aventure [statue érigée à Voltaire], alors unique, deviendra bientôt commune; on ériger» des statues ou du moins des bustes aux artistea, comme la mode est venue de crier : l'auteur, l'auteur, dans le parterre, ro. ib. Il ne faut pas qu'il y ait beaucoup de statues dans un jardin.... il faut regarder les statues comme des êtres qui aiment la solitude et qui la cherchent, dider. Lett. Mlle Yoland, 10 mai (769. Je crois qu'il est plus difficile à un homme du monde de bien juger d'une statue que d'un tableau, œ. Observ. sur la sculpt. Avant Dédale, ajoute-t-on, les statues avaient les yeux fermés, les bras collés le long du corps, les pieds joints; et ce fut lui qui rouvrit leur paupière, et détacha leurs pieds et leurs mains, barthél. Anach. ch. xxxvii, note 26. Les plus belles statues des Grecs n'ont presque jamais indiqué que le repos : le Laocoon et la Niobé sont les seules qui peignent des douleurs violentes, stael, Corinne, VIII, 2. X la lueur des flambeaux, l'ombre plus prononcée amortit la brillante uniformité du marbre, et les statues paraissent des figures pâles qui ont un caractère plus touchant et de grâce et de vie, id. ib. vin, 2. F.n (638, François Perrin publia un recueil de gravures qui représentent les principales statues dont Rome était alors décorée, MONGEZ, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. v, p. 4 54. La première statue dorée fut érigée dans le VI' siècle [de Rome] par Acilius Glabrio à son père vainqueur d'Antiochus aux Thermopyles, pastohet, Instit. Mém. hist. et litt. anc. t. m, p. 4(9. Il Droit comme une statue, très-droit. Te voilà sur tes pieds, droit comme une statue ; Dégourdis-toi, courage I allons, qu'on s'évertue, rac. Plaid. III, 3. Il Fig. et familièrement. Personne sans action et sans mouvement. C'est une vraie statue. Ces pâles statues fabriquées par les nonnes, qui ont la tête à la place du cœur, a. de mussbt. On ne badine pas avec l'amour, m, 5. || Une belle statue, une belle femme, mais froide, sans physionomie, sans esprit. H Ne pas bouger plus qu'une statue, rester immobile. Il ne bouge pas plus qu'une statue, genlis, Théât. d'édac. la Curieuse, IV, 8. Il Statue grecque, se dit en général d'une statue entièrement nue ou n'ayant qu'un bout de draperie. || Statue romaine, statue drapée ou armée à la romaine, il Statue hydraulique, statue qui jette de l'eau.

— HIST. XII' s. Les statues des gens argent et or, ovres des mains do humes, Liber psalin. p. 176. Il XV* s. Les Escossois.... sans faire sem. Liant d'aider aux François, estoient comme statues de pierre, e.sbahis de la grande vaillance des François, juv. des ur. Charles VI, 1385.

— ÉTYM. Oénev. eitatue; provenç. et espagn, estataa; ital. statua; du lat. statua, proprement chose debout; statua n'est qu'une forme du classique stativus (comme nocuut cl Jwcivus), de slatum, supin de stare, être de/'^ul (voy. stable).

STATUÉ, ÉE (sto-tu é ée), part, passé de statuer. Les dispositions staïuées par la loi.

STATUER (sta-tu-é), V. a je statuais, nous statuions, vous statuiez; que le statue, que nous statuions, que vous statuiez. || !• Ordonner, régler, déclarer. Ce parlement [réfugié auprès d'Henri IV, pendant la Ligue] statua des règlements dignes de la liberté de l'Église gallicane, volt. Hist. pari. 33. On écrit de Genève, du (2 de ce mois, que, ce jour-là même, le livre de Jean-Jacques Rousseau [l'Emile] avait été arrêté et porté au tribunal de la république, pour y être statué sur ce qu'il appartiendrait, bachaum. Mém. secr. 20 juin 1 (762. Il sera statué définitivement dans les dix I

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jours qui suivront la remise des conclusions du commissaire. Code civ. art. 293. || 2» Absolument. J'appelle faculté de statuer, le droit d'ordonner par soi-même, ou de corriger ce qui a été ordonné par un autre, montesq. Esp. xi, e. Celte compilation est un code général qui statue sur toutes les affaires civiles, iD. 16. xxvm, 37.

— HIST. XIII* s. D'âge fu mut [moult] e jà veisin Cist seint hermites à sa fin, X receivre les granz soudées [salaires] K'en ciel li furent esluées, Edouard le conf. y. 1735. || xvi* s. S'ils y commandent ou statuent quelque chose, les sujets du roi •, ne sont tenus leur obéir, p. pithou, 4.

— ÉTYM. Prov. estatuir, statuir; esp. estatuir ; ital. statuire;à\i lat. statuere, de status, état(voy. état).

t STATUETTE (sla-tu-è-f), t. f. Petite sUtue. Il Par extension, tout petit ouvrage sculpté ou moulé.

— ÉTYM. Dimin. de statue.

STATU QUO (IN) (in'-sta-tu-ko). Locution latine

qui signifie : Dans l'état où sont actuellement les choses. Il Substantivement. Maintenir le statu quo

— ÉTYM. Lat. in, en, statu, l'état, quo, dans lequel (sous-entendu on était auparavant).

STATURE (sta-lu-r'), s. f. || l'Hauteur de la Uille d'une personne. Il est de grande stature, de moyenne stature. Sur l'arène soudain on voit paraître un homme Dont la stature noble et la mâle M beauté Alliaient la jeunesse avec la majesté, sau- ■■ RiN, Spartacus, 11, (. || Fig. L'effet de ce ministère [ecclésiastique] est d'amener les enfants de Dieu à la parfaite stature de Jésus-Christ, c'est-à-dire à la perfection qui, après les avoir rendus saints, les rendra glorieux en corps et en âme, boss. Réflex. sur un écrit de M. Claude, 9. || 2- Il se dit aussi de la hauteur d'un animal. On exposait une peinture Où l'artisan avait tracé Un lion d'immense stature Par un seul homme terrassé, la font. Fabl. m, (0. Ceux-ci [les rats des quais de Paris] sont d'une telle stature qu'ils ne tremblent plus devant le plus fier raminagrobis, merc. Tabl. de Paris, ch. 629.

— HIST. XII* s. [Il] Fiert unpaien de moult grant estature, Ronc. p. G4. ||xui* s. Miex faite estature pucelle Nen a ne roïne plus bel. , FI. et Bl. 289(. Il XV* s. En se mirant par grant eiacion X sa beauté et plaisante stature Eust en desdaing la povre créature, coquillard. Ballade d'Écho. ||xvi* s. Un homme [le père de Montaigne] de petite taille, plein de vigueur et d'une stature droicte et bien proportionnée, mont, ii, (7.

— ÉTYM. Lat. statura, de stare, être debout (voy. stable). Au XV* |siècle, on a employé assez singulièrement stature au sens de statue: Il tira son espéc... et en ferit sur la slatuie qui estoit par devers luy, Perceforest, t. vi, f° 47.

STATUT (sta-lu; lef ne se prononce pas; au pluriel, Vs se lie : les sta-tu-z originaux), s. m. || 1* Loi, règlement, ordonnance (peu usité en ce sen^;). Il Statuts personnels, les lois qui concernent les personnes. Il Statuts réels, les lois qui sont relatives aux biens-fonds. || On dit, au singulier, le statut personnel, réel, pour l'ensemble des lois qui régissent les personnes, les choses. || Les statuts du parlement d'Angleterre, les lois faites parce parlement. || Absolument, le Statut (avec une lettre majuscule), autrefois loi constitutionnelle du royaume de Sardaigne, et maintenant du royaume d'Italie.||2° Plus souvent, règle établie pour la conduite d'une compagnie, d'une communauté, etc. Nous voulons des statuts dont la dure contrainte L'attache [l'âme] avec sévérité, corn. Imit. 1, 16. On employa, depuis le mois de février de l'année (634 jusqu'à celui de l'année suivante (G35, à lui donner [à l'Académie française] la forme qu'elle devait avoir, à dresser ses statuts, et à faire sceller l'édit de son érection, pellisson, Hist. Acad. i. Il est dit dans nos statuts [de l'Académie française] qu'un homme obligé par sa place de résider toujours en province ne peut être de l'Académie, volt. Lett. Richelieu, (6janv. (77(.

— HIST. XIV* s. Li plèbe ha brisié et rompu le statu et le conseil du sénat, bercheure, f* 68, recto. Les prevoz et jurez de la ville de Tournay avoient fait estatut, du cange, auditorium. || xv* s. Et fut renouvelé et affermé un jugement et estatut qui avoit esté fait en la cour de l'empereur, froiss. i, ï, 76. Il XVI* s. L'un [Pompée] dict aux Mamertins, que les statuts n'avoient point de mise envers les hommes armez, mont, ni, 253.

— ÉTYM. Pruvenç. statut/ cat. estatut; espagn. estatuto; ital. tiatuto ; du lat. statutum; de statuere, statuer

STÉ

t STATUTAIRE (sta-lu-tê-r'), adj. Conforme aui statuts. Répartition statutaire d'un dividende.

— iilST. iTi* s. Le droit commun ou statutaire, Coust. gén. t. n, p. 981.

t STATUTAIRESIKNT (sta-tu-tè-re-man) , ode. Selon les statuts d'une société. Solde i répartir statutairement.

t STAUROI.AtRE (stô-ro-lA-tr"),». m. Nom d'anciens sectaires d'Arménie, qui ne voulaient pas adorer d'autre image que la croix. || S'est dit ironiquement des catholiques.

— ÉTYM. STdupà;, croix, et iaxpeia, adoration.

t STAUROLITIIE (stô-ro-li-f), t. f. Pierre de croix rapportée par les uns à la staurotide, par d'autres i l'harmotome.

— f.TYM. ÏTaupôç, croix, et )(6o;, pierre.

t STAl'ROPHYLAX (stô-ro-fi-laks'), s. m. Terme d'antiquité chrétienne. Dignitaire ecclésiastique qui était charge de garderie bois de la vraie croix, à Jérusalem, dans l'église de la Résurrection.

— ÈTYM. Sraupàc, croix, et çOXaç, gardien.

t STAUROTIDE (stô-ro-ti-d'), s. f. Terme de minéralogie. Minéral formé de silice, d'alumine et d'oxyde de fer.

— f.TYM. Eroupèç, croix, à cause que les prismes rhomboïdaux en lesquels elle cristallise se groupent fréquemment en forme de croix.

tSTE.\MEU(sti-meur),s.m.Navireàvapeur.Aulicu de ce mot anglais, il vaut mieux dire : un vapeur.

— ÊTVM. Ang; xteamer, de steam, vapeur.

f STÉARATE {st6>;-ra-t'), S. m. Terme de chimie. Sel qui résulte de la combinaison de l'acide stéarique avec une base.

t STÉARATE, ÉE (sté-a-ra-té, tée), adj. Terme de pharmacie. Se dit des préparations dans lesquelles entre un savon soluble ou insoluble, comme les empl;"itres, par exemple.

t STÉARINE (sté-a-ri-n'), s. f. Terme de chimie. Substance solide des graisses de bœuf et de mouton.

— ETYM. ÏTc'ap, graisse.

f STÉARINERIE (sté-a-ri-ne-rie), s. f. Usine où l'on fabrique de la stéarine.

fSTÉARINIER (sté-a-ri-nié), i. m. Fabricant do stéarine.

t STÊARIQUE (sté-a-ri-k*), adj. Se dit d'un acide qui est le produit de la saponification des corps gras, du suif surtout. La plupart des stéariniers ont composé des cierges stéariques, en. Martin, ilonit. univers. 3 juin 1867, p. 67t,5'col.

t STÉARONE (sté-a-ro-n"), s. f. Terme de chimie. Produit solide d'un blanc nacré, obtenu en distillant l'acide stéarique avec le quart do son poids de chaux vive.

t STÉAROPTÈNE (sté-a-ro-ptè-n'), s. f. Terme de chimie. Portion concrète et cristalline qui se dépose dans certaines essences.

— ÉTYM. Ixtap, graisse, et inrivèi;, volatile.

f STÉASCUISTE (sté-a-chi-st'), s. m. Terme de minéralogie. Roche à base de talc et divisible en feuillets.

— ÉTYM. Stéatique, et schiste.

t STÉATIQUE (sté-a-ti-k'), s. f. Terme de minéralogie. Poudre qui sert à adoucir le flottement des machines.

STÉATITE (sté-a-ti-f), S. f. Pierre tendre, de couleur verdàtre dans les nuances tendres, sans transparence comme sans éclat, et d'un poli gras, dite aussi pierre de lard, pagodite, talc graphique; c'est un silicate de magnésie. Les stéatites, dont les principales variétés sont les jades, les serpentines, les pierres oUaires, la craie d'Espagne, la pierre de lard de la Chine, bufp. lUin. t. vu, p. 46. Les Arabes se servent de stéatite au lieu de savon dans leurs bains ; ils s'en frottent la peau pour la rendre plus douce, a. brongniart. Traité des min. t. I, p. 497, dans pouGENS. M. de la Billardiëro raconte que les habitants de la Nouvelle-Calédonie mangent une as.sez grande quantité d'une stéatite tendre, friable et verdàtre, m. ib. p 498. On assimile aux ouvrages en écume de mer les ouvrages en stéatite. Tarif des douanes, <8C9, p. )73.|| Stéatite écailleuse, dite craie de Briançon, attendu qu'elle est vendue par les Briançonnais, qui, diton, la tirent d'ailleurs.

— ÉTYM. ÏTeaiiiTiç, de axéaf, graisse solide.

t STÉATITEUX. EUSE (sté-a-ti-teû, teû-z'), adj. Oui contient (le la stéatite; qui en est formé.

STÉAT0Ci2LE (sté-a-to-sè-l'), s. f. Terme de chirurgie. Tanne du scrotum formée par une matière semblable à du suif.

— ETYM. Ixéap, graisse, et xin>>i, tnmeur.

t STÉATOMATEIIX, EUSE (sté-a-to-ma-teû, teûsOi <M;- Qui a Le caractère du stéattm*.

STE

STÉ.ATOME (sté-a-t<\-m'), s. m. Terme de chirurgie. Tumeur enkystée contenant une matière graisseuse qui a la consistance et la couleur du suif.

— lllST. XVI* s. L'humeur contenu dans le stcatome (ainsi que son nom le porte) est une matière semblable à du suif, paré, t, <7.

— ETYM. ÏTeitoiiia, do OTtip, graisse.

f STÊATOPYGE (sté-a-lo-pi-j'), J. f. Hottentote i fesse graisseuse.

— ÉTYM. ÏTéap, graisse, et ituy^, fesse.

t STÉATOPYGIE (stc-a-to-pi-jie), s. f État graisseux des fpsites, comme chez les Hottentotcs.

t STÉATORRUÉE (sté-a-to-rréc), s. f. Voy. 8É- BORRHAGIE.

— ÉTYM. S«ap, graisse, et feîv, couler.

t STÉ.\TOSE(sté-a-tô-z'), s. /'.Terme de pathologie. Production accidentelledes granules graisseux dans les éléments anatomiques. La stéatose du foie.

— ETVM. Siiap, graisse.

t STÉCIIAS (sté-kas'), s. f. Espèce de lavande, lavandula stcechas, L.

— ÉTYM. ÏToi/àî, nom grec d'une plante qui est peut-être le lavandula stœchas.

fSTEEPLE-CHASE (sti-ple-tché-z"), t. m. Course au clocher (voy. clocher i).

— ÉTYM. ADg\. Steeple, clocher, et cAase, chasse, course.

t STÊGANOGRAPHE (sté-ga-no-gra-f), s. m.

Casier servant à écrire en stéganographie. , STÉGANOGRAPHIE (sté-ga-no-gra-fle), s. f. Ecriture en signes secrets etconvenus. La stéganographie, l'art facile de combiner des lettres no présentant un sens que pour les initiés qui possèdent la clef, existe de toute antiquité, cahun, Liberté, 27 mai 1 867.

— ÈTYM. ÏTtYavoYpaçCa, de cTtyaviç, caché, et Ypiicpttv, écrire.

STÉGANOGRAPHIQUE (sté-ga-no-gra-fi-k'), adj. Qui appartient à la stéganographie.

tSTÉGANOGRAPHIQUEMENT(sté-ga-no-gra-fike-man),a(y. Par le procédé stéganographique.

t STEGNOSE (stègh-nô-z'), s. /. Terme de médecine. Constriction des pores et des vaisseaux. Il Suppression des évacuations.

— ETYM. STÉyvMdiç, resserrement.

t STEGNOTIQUE (stègh-no-ti-k'), adj. Terme de médecine. Synonyme d'astringent.

— ÉTYM. Steyvmti/.ô;, resserrant.

t STEINBOCK(stin-bok), s. m. Bouc des rochers; c'est le nom allemand et suisse du bouquetin, copra ibex, L.

— ÉTYM. Allem. Stein, roche, et Bock, bouc.

t STEINKERKE (stin-kèr-k'), s. f. Grand mouchoir de toile de coton ou de soie que les femmes nouaient autour du cou, et dont les deux bouts pendaient, ou étaient entrelacés par devant. Monsieur le Duc, le prince de Conti, M. de Vendôme et leurs amis trouvaient, en s'en retournant à Versailles après la bataille de Steinkerque (1692), les chemins bordés de peuple; les acclamations et la joie allaient jusqu'à la démence; les hommes portaient alors des cravates de dentelle qu'on arrangeait avec assez do peine et do temps; les princes, s'étant habillés avec précipitation pour le combat, avaient passé négligemment ces cravates autour du cou : les femmes portaient des ornements faits sur ce modèle : on les appela des steinkerques, VOLT. Louis XIV, u. Il On disait aussi cravate à la steinkcrke.

STÈLE (stè-r)s./'. Terme d'architecture. Monument monolithe ayant la forme d'un fût de colonne, d'un cippe, d'un obélisque. || Espèce de colonne brisée ou de cippe, destinée à porter une inscription.

— ÉTYM. StiîVo, colonne, de orâo», être debout, lat. stare (voy. stable).

tiSTÉLEGRAPHlE (sté-lé-gra-fie) , ». f. L'art d'écrire oudefairedes inscriptions sur les colonnes.

— ETYM. Stèle, et Tpdçsiv, écrire.

STELLAIRE (stèl-lê-r'), adj. \\ !• Terme d'astronomie. Oui a rapport aux étoiles. L'astronomie stellaire. || Jour stellaire, synonyme do jour sidéral, plus usité. Il 1' Terme de botanique. Qui porte une étoile jaune au centre de ses fleurs. || S. f. Genre de la famille des dianthacées. || 3* Terme didactique. Qui est en forme d'étoile, en rayons. Classification stellaire.

— ÉTYM. Lat. stellaris, de Stella (voy. étoile).

t STELLIFERE (stèl-li-fè-r'), adj. Qui porte des taches étoilées ou des parties disposées en étoile.

— ETYM. Lat. Stella, étoile, et (erre, porter.

t STELLIFORME (stèl-li-for-m'), adj. Qui a la forme d'une étoile.

— £TYM. Lat. Stella, étoile , et (ormt.

STE

t STELLINERVÉ, ÉE (slèl-li-nèr-vé, vée), adj. Terme do botanique. Dont les nervures sont disposées en étoiles.

— ÉTYM. Lat. tttlla, étoile, et n«njur«.

t STEM.ION (stèl-li-on), *. m. Sorte de lézard ou jecko. Les stellions forment, pour Cuvier, un genre de la famille des iguaniens.

— ÉTYM. Lat. ttellionem.

STELLIONAT (stèl-li-o-na), t. m. Terme de jurisprudence. Il y a stellionat , lorsqu'on vend ou qu'on hypothèque un immeuble dont on sait n'être pas propriétaire, lorsqu'on présente comme libre» des biens hypothéqués, ou que l'on déclare des hypothèques moindres que celles dont ces biens sont chargés. Code civ. art. 2069. Toute la somme à rendre en espèces ; et que le stellionat soit bien dans les formes, cela est de conséquence, dancourt, les Àgiot. m, 9. Après deux petits stellionats faits au sieur Jean-François de la Borde, son bienfaiteur, volt. Pol. et lég. procès de Claustré.

— ETYM. Lat. stellionatus, de stellio, stellion, et fig. fourbe, parce que le stellion change de couleur.

STELLIONATAIRE (stèl-li-o-na-tê-r'), ». m. et f. Celui, celé qui est coupable de stellionat. Les femmes qui , étant en communauté , se seraient obligées conjointement ou solidairement avec leur mari, ne pourront être réputées stellionataircs à raison de ces contrats, Code civ. art. 2066. || Fig. Qui vend les compagnons [au jeu de boule] est stellionataire, furetiicre, le Jeu de boule des procureurs, à la suite du roman bourgeois.

— ETYM. Stellionat.

t STELLITE (stèl-li-f), ». f. Minéral d'Ecosse, cristallisant en étoiles.

— BTYM. Lat. Stella, étoile.

t STELLULE (stèl-lu-l'). ». f. Terme de botanique. Petite étoile ou rosette de feuilles qui termine la tige de certaines mousses.

— ÉTYM. Dimin. ds Stella, étoile.

t STEMMATE (stèm-ma-f), s. m. Se dit des yeux lisses placés sur la tète des insectes de certains ordres.

— ÉTYM. St£|i|i«, couronne, de aréfu), couronner, f STÉNO.... Mot qui signifie étroit, du grec «ttc-

vo<, et qui se met au devant de certains mots composés.

t STÉNOCARDIE (sté-no-kar-die), ». f. Term» do médecine. L'angine de poitrine.

— ÉTYM. Sténo et xopSîa, cœur.

STÉNOGRAPHE ( sté-no-gra-r ), ». m. Celui qui

connaît et exerce l'art de la sténographie. || Àdj. Un rédacteur sténographe.

— ÉTYM. Stérw..., et fféuftn, écrire.

STÉNOGRAPHIE (sté-no-gra-fie), ». f. Art d'écrire par abréviation aussi vite que la parole.

— SYN. STÉNOGRAPHiB, TACHYGRAPHiE. La Sténographie retranche toutes les voyelles, et indique les finales entières par des signes particuliers ; ce que ne fait pas la tachygraphie.

— ÉTYM. Écriture étroite (voy sténographe), ainsi dite, soit parce que les signes y sont réduits à la plus petite dimension, soit parce que les systèmes sténographiques retranchent presque toutes les voyelles, et indiquent les finales entières par des signes particuliers.

+ STÉNOGRAPHIÉ, ÉE (sté-no-gra-fi-é, ée),part. passé de sténographier. Un discours sténographié.

t STÉNOGRAPHIER ( sté-no-gra-fi-é ) , t). a. Écrire en abréviations, d'après les règles de la sténographie. 11 y a quelques mois, je me suis plaint beaucoup d'être sténographié, tillemain, Littér. franc, xvin* s. 2* part. 3* leç.

STÉNOGRAPHIQUE (sté-no-gra-fi-k*), adj. Qui appartient à la sténographie. Signes, caractères sténographiques.

+ STÉNOGRAPHIQUEMENT ( sté-no-gra-fi-keman), adv. Par le moyen de la sténographie. Notes recueillies sténograqhiquement.

t STÉNOSE (sté-n6-z'), s. f. Terme de pathologie. Rétrécissement de quelque ouverture naturelle.

— ÉTYM. Siivoxiic, rétrécissement.

STENTOR (stan-tor), t. m. || 1* Nom d'un guerrier

grec au siège de Troie, dont la voix était si éclatante qu'elle faisait plus de bruit que celle de cinquante hommes. || Fig. et familièrement. Une voix de stentor, une voix forte et retentissante. Le roi des animaux se mit un jour en tête De giboycr; il célébrait sa fête.... Pour réussir dans cette affaire, Il se servit du ministère De l'âne à la voix de stentor, la pont. Fabl. ii, *9. L'huissier priseur est obligé d'avoir un crieur à gages, un stentor.... les paix là I du stentor enroué surmontent à peine le bruit confus de la multitude, mesc. TahL de

STE

Paris cb. 464. || 1* Vn des noms de l'alouate, dit aussi singe hurleur.

REM. Pourquoi l'Académio n'écrit-elle pas

Stentor avec une majuscule, comme elle fait dans ces phrases ; C'est une Agnès ; C'est un Crésus ; Je ne suis pas un ŒdipeT

t STENTORÉ, ÊE (stan-to-ré, rée), adj. Éclatant, fort comme la voix de stentor. Avec sa voix bredouilleuse et stentorée, puretièhe, 3* factum, t. I, p. S<3. Il Inusité.

— inST. ivr s. Il se leva en colère et cria en voix stentorée, Sat. Mén. p. 95.

f STKNTOROPUOMQUE (stan-to-ro-fo-ni-k'),adj. Tube stentorophonique, tube qui sert à porter la voix fort loin, dit vulgairement porte-voix.

— f.TYM. Stentor, et ftovr), voix.

t STÉNURE (sté-nu-r'j i. m. Terme de zoologie. Helminthe nématoïde allongé, à queue recourbée, qui vit dans les sinus veineux de la tête du marsouin, Delphinut phocœna.

— ÉTYM. iTtvèç, étroit, et oùpà, queue.

t STEP ou STEPP (stèp') , ». m. Orthographe que quelques voyageurs emploient pour steppe.

t STÉPHANOPHORE ( sté-fa-no - fo - r' ) , adj. Terme d'antiquité. Qui porte les couronnes. Table stcphanophore, table, dans le temple du Junon à Olympie, sur laquelle étaient déposées les couronnes destinées aux vainqueurs des jeux.

— ÉTYM. iTEçavoçopo; de «TTEçavo; , couronne, et f opà;, qui porte.

STEPPE (stè-p'),]s. m. || l»Nom donné en Russie, et par suite en Amérique, à des plaines vastes et incultes. Les steppes de l'Asie septentrionale, lé- VESQUE, Instit. Uém. scienc. mor. et pol. t. v, p. 226. Les bisons sont si nombreux dans les steppes verdoyants du Missouri, que, quand ils émigrent, leur troupe met plusieurs jours à défiler, CHATEAUBR. Voy. en Àmér. Bison. Enfin, après trois jours d'une course insensée. Après avoir franchi fleuves à l'eau glacée, Steppes, forêts, déserts.... v. hugo. Orient, xxxiv, Mdxeppa. Il 2* Nom, en Ukraine , des terres laissées en repos pendant un intervalle qui varie de cinq à vingt ans, et des terres incultes où la charrue n'a jamais passé. Il Des voyageurs font ce mot féminin.

— ÉTYM. Mot russe.

t STEl'PEUR (stè-peur), ». m. Mot anglais {steppsr) signifiant cheval qui a de l'action.

•f STÉRAGE <sté-ra-j'), s. m. Action de stérer, c'est-à-dire d'évaluer en stères. Le stérage du bois.

t STERCORAIRE (stèr-ko-rô-r'), adj. \fl' Qui a rapport aux excréments. ||2' Terme de pathologie. Fistules stercoraires ou storcorales, celles qui sont entretenues par le passage continuel des matières fécales, appelées aussi matières stercorales. 118" Terme d'histoire naturelle. Qui croît sur les excréments, ou qui s'en nourrit. || S. m. pi. Genre d'oiseaux palmipèdes. On y distingue : le steicorairc longicaude, dit vulgairement chasse-merde, le stercoraire, le labbe, le parasite, c'est le lestris parasitique des auteurs qui ont employé lestris pour terme générique; le stercoraire pomarin, nommé vulgairement le pomarin ; le stercoraire catarrhacte , dit le catarrhacte, décrit par Buffon sous les noms de labbe brun et de goéland brun, ce qui ne doit pas le faire confondre avec le lare frontal, autre palmipède appelé aussi goéland brun par Buffon et que certains navigateurs nomment cordonnier, legoahant.

— ÉTYM. Lat. stereororiu», de tttreut, excrément.

t STERCORAL, ALE (stèr-ko-ral, ra-1'), adj. Oui concerne les excréments. || Fistule stercorale (voy. stercoraire).

— HIST. xvi* s. Les fientes des loutres sont appelées tercuries ou esprintes, Modus, f° vu.

— ÉTYM. Lat. stercus, excrément, que les étymologistes rapprochent du grec oxaTo;, sxtopîa, et du sanscr. çakrt, excrément.

t STERCORANISME (stèr-ko-ra-ni-sm'), ». m. Doctrine des slcrcoranistes.

t STERCORANISTE (stèr-ko-ra-ni-sf) ou STEU- CORISTE ( stèr-ko-ri-st' ) , ». m. Membre d'une secte qui croyait que les espèces de l'Eucharistie étaient digérées comme d'autres aliments. || Se disait aussi de ceux qui pensaient que la communion rompait le jeûne.

+ STERCOR.\TION (slèr-ko-ra-sion) , t. f. Ijl* Usage de fumer les terres, c'est-à-dire d'y mettre du fumier et toutes sortes d'excréments pour les engraisser. || %• Terme de physiologie. Action par laquelle les aliments se changent en •xcréments.

STÉ

— ÉTYM. Lat. ttercorationem, de tterem, excrément.

t STERCORISTE, voy. STERCORANISTE.

t STERCORITE (stèr-ko-ri-f), s. f. Substance minérale qui est un phosphate d'ammoniaque et de soude se formant dans certains bancs de guano.

t STERCULIACËES (stèr-ku-li-a-sée), ». {. pi. Terme de botanique. Famille de plantes séparées des malvacées.

+ STERCULIE (stèr-ku lie) , ». ^. ou STERCUUER (stèr-ku-lié), ». m. Genre de sterculiacées, dans lequel on distingue : la sterculie acuminée, qui croît en Afrique où les nègres l'appellent, ainsi que son fruit, kola, en donnant aussi à ce fruit le nom de noix de kola ou de cola; la sterculie ivira, dite vulgairement touroutier; la sterculie platanifoliée, appelée firmiana par Marsigh et culhamie par Forskahl (legoahant).

STÈRE (stè-r'), ». m. Mesure destinée au bois de chauffage; elle est égale au mètre cube.

— ÉTYM. ÏTeptàc, solide.

t STÉRÉO.... mot qui signifie solide, du grec oTepsèc, et qui entre dans la composition de différents mots. iTepto; se rapporte i slerilis (voy. stérile).

STÉRÉOBATE (sté-ré-o-ba-t*), ». m. Terme d'architecture. Soubassement sans moulure, qui supporte un édifice.

— ÉTYM. Stéréo..., et pârriç, qui va (voy. base). t STÊRËODYNAMIO'JE (sté-ré-o-di-na-mi-k'),

». f Branche de la mécanique qui expose les lois du mouvement des corps solides. || Adj. Qui appartient à la stéréodynamique.

— ÉTYM. Stéréo..., et dynamique.

tSTÉRÉOGRAPHE (sté-ré-o-gra-f), s. m. || !• Celui qui pratique la stéréographie, qui sait la stéréographie. || 2' Instrument récemment inventé pour effectuer rapidement le plan d'un terrain. Il 3° Instrument servant à dessiner le crâne, et, en général, tout corps solide dont les dimensions n'excèdent pas beaucoup celles du crâne.

— ÉTYM. Stéréo..., et Ypâçeiv, dessiner. STÉRÉOGRAPHIE (sté-ré-o-gra-fi-e), s. f. Art de

représenter les solides sur un plan.

STÉRÉOGRAPHIQUE (sté-ré-o-gra-fl-k'), adj.

Qui a rapport à la stéréographie. || Projection stéréographique (terme employé pour la première fois en < 6< 3) : la projection stéréographique d'un point situé sur la surface d'une sphère est l'intersection de la ligne qui joint ce point à l'extrémité d'un diamètre avec le plan du grand cercle de la sphère, perpendiculaire à ce diamètre. La mappemonde est le résultat d'une projection stéréographique de chacun des deux hémisphères sur un grand cercle de notre globe. || Carte stéréographique, représentation d'une portion de la surface du globe terrestre à l'aide de la projection stéréographique.

t STÊRÉOGRAPHIQUEMENT (sté-ré-0-gra-fi-keman), adv. D'une manière stéréographique.

t STÉRÉOLOGIE (sté-ré-o-lo-jie), ». f. Étude des parties solides dans le corps vivant.

— ÉTYM. Stéréo..., etXoYo;, traité.

STÉRÉOMftTRIK (sté-ré-o-mé-trie), ». f. Partie

de la géométrie pratique qui enseigne à mesurer les solides, ce qui s'appelle quelquefois jauger.

— HIST. Stéréométrie, cotgrave.

— ÉTYM. £Tep60(ji.eTpio(, de crrepEo;, solide, et liétpov, mesure.

t STÉRÉOMÉTRIQUE (sté-ré-0-mé-tri-k'), adj. Qui appartient à la stéréométrie. || Terme de minéralogie. Se dit des caractères tirés de la structure des minéraux.

f STÉRÉORAMA (sté-ré-o-ra-ma), ». m. Carte topographique en relief faite de pâte de papier.

— ÉTYM. Stéréo..., et 8pa(i.o, vue.

t STÉRÉOSCOPE (sté-ré-o-sko-p'), ». m. Appareil qui permet de donner la sensation complète du relief et de la perspective au moyen d'images planes. On emploie deux images d'un même objet prises de deux points de vue différents, éloignés l'un de l'autre de la distance des deux yeux ; ces deux images, qui sont le plus souvent des épreuves daguériennes ou photographiques, sont regardées par l'intermédiaire d'oculaires, de prismes, de réflecteurs qui en produisent la superposition, et qui donnent au spectateur l'impression de la vision binoculaire naturelle.

— ÉTYM. Stéréo..., et (jxoneiv, voir.

t STÊRÉOSCOPIQ0E (sté-ré-o-sko-pi-k'), adj. Qui a rapport au stéréoscope. Images qui sont en relation stéréoscopique.

STÉ

t STÉRÉOSPUÈRE (sté-ré-o-sfè-r"), ». f. Le globe devenu solide.

— ÉTYM. Stéréo..., ettphère.

t STÉRÉOSTATIQL'E (slé-ré-o-sta-ti-k'), ». f. Partie de la physique qui traite de l'équilibre des corps solides. \\Adj. Qui appartient à la stércostatique.

— ÉTYM. Stéréo..., et statique.

STÉRÉOTOMIE (sté-ré-o-to-mie), ». f. Science

qui traite de la coupe des solides, charpents, pierres, etc.

— ÉTYM. Stéréo..., et to|iti, coupe.

t STÉRÉOTOMIQUE (sté-ré-o-to-mi-k'), adj. Qui appartient à la stéréotomie.

STÉRÉOTYPAGE (sté-ré-o-ti-pa-j'), ». m. Action do stéréotyper. Le stéréotypage n'est avantageux que pour les livres dont on est assuré de débiter successivement beaucoup d'exemplaires, camus, Instit. Uém. litt. et beaux-arts, t. v, p. 340. || Manière de stéréotyper.

STÉRÉOTYPE (sté-ré-o-ti-p'), adj. Terme d'imprimerie. Il se dit des ouvrages imprimés avec des pages ou planches dont les caractères ne sont pas mobiles, et que l'on conserve pour de nouveaux tirages. On rend compte [dans une gazette du 7 février 4801] des tentatives de Samuel Falka, Hongrois, faites à Vienne dès <770, à ce que l'on assure, pouf exécuter des éditions stéréotypes, CAMUS, Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. v, p. 357. Il S. m. Les stéréotypes de Didol et d'Herhan sont très-estimés. Je sais que la préface du petit stéréotype donné par Renouard est de H. Clavier, p. L. COUR. Lett. n, 3.

— ÉTYM. Stéréo..., et type.

STÉRÉOTYPÉ, ÉE (sté-ré-o-ti-pé,pée),port.po»»rf

de stéréotyper. Un Virgile stéréotypé.

STÉRÉOTYPER (sté-ré-o-ti-pé) , v. a. || 1° Terme d'imprimerie. Reproduire, à l'aide d'un alliage métallique, la page composée qu'on applique sur une matière molle, et dont on prend l'empreinte à l'aide de cet alliage. M. Didot est le premier qui ait stéréotypé des caractères, des pages. || 2° Imprimer un livre par les procédés de la stéréotypie. Il Absolument. La gazette d'Iéna, B juillet )820, annonce que l'on stéréotype à Londres, et que, par les procédés qu'on emploie, une édition de la Bible qui aurait exigé un millier pesant de plomb en ' caractères mobiles, s'exécutera avec i 50 livres de métal en planches stéréotypes, camus, /iwtit. Uém. litt. et beaux-arts, t. v, p. 337. ||3° Fig. Imprimer d'une manière indélébile, jeter dans un moule, etc.

— ÉTVM. Stéréotype.

t STÉRÉOTYPECR (sté-ré-0-ti-peur), s. m. Celui qui stéréotype.

STÉRÉOTYPIE (sté-ré-o-ti-pie), ». f. Terme d'imprimerie. Art de stéréotyper. J'ai fait une édition particulière de mon mémoire, sous le titre d'his- , toire et procédés du polytypage et de la stéréotypie, CAMUS , Instit. Mém. litt. et beaux-arts, t. v, | p. 339. II Atelier où l'on stéréotype.

t STÉRER (sté-ré. La syllabe sté prend un accent grave quand la syllabe qui sui t est muette : je stère, excepté au futur et au conditionnel: je stérerai, je stérerais), v. a. Mesurer au stère. Stérer du bois.

fSTÉRIGMATE (sté-ri-gma-f), ». m. S'est dit d'un organe qui en consolide un autre, et aussi de certains bandages.

— ÉTYM. lTi\piy\xa, ce qui consolide.

•j- STÊRIGME (sté-rig-m'), s. m. Terme de botanique. Espèce de fruit pluriloculaire.

— ÉTYM. SnîptYiia, ce qui consolide.

STÉRILE (sté-ri-l'), adj. || 1° Qui ne porte pas de

fruits. Arbre stérile. || Fig. Les Trajans et le» Marc-Aurèles Sont-ils les stériles modèles Des inimitables vertus? VOLT. Odes, (o. il Terme de botanique. Anthère stérile, anthère dont les loges ne contiennent pas de pollen. || Fleur stérile, fleur ou la fécondation ne s'opère pas. || 2* Terme de zoologie. Qui n'engendre pas, en parlant des femelles. Femme stérile. Vache stérile. Vous êtes stérile et sans enfants ; mais vous concevrez, et vous enfanterez un fils, SACi, Bible, Juges, un, 3. || Substantivement. Une stérile, une femme stérile. C'est ce que l'ange pratique à l'égard de la sainte Vierge, lorsque, lui voulant faire entendre qu'elle pourrait enfanter et demeurer vierge, il lui apporte l'exemple d'une stérile qui a conçu, boss. Panég. saint Franc. d'Ass. 2. ||Un hymen stérile, un mariage sans enfants. Je rends grâce au destin, dont la rigueur utile De mon second époux rendit l'hymen stérile, volt. Orette, i, 3. ||8' Par extension, qui ne produit pas. Malte n'était qu'un rocher presque stérile; le travail y avait forcé la terre à

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STE

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être féconde, quand ce pays était possédé par Us Carthaginois, volt. Mœurs, i»a. \\ Kig. Ce champ si glorieux où vous aspirez tous, Si mon sang ne l'arrose, est stérile pour vous, nAC. Iphig. T, 2. Il Année stérile, année dans laquelle la récolle est mauvaise. Souvenez-vous de ces années stériles OÙ, selon le langage du prophète, le ciel fut d'airain et la terre de fer, fléch. Aiguillon. || Filons stériles, ceux qui ne contiennent que des matières non exploitables. || Siècle stérile en grands hommes, siècle où il y a peu de grands hommes. Ce siècle est stérile en orateurs. || On a dit aussi : stérile de. Temps aveugles et pleins de ténèbres, malheureux en princes et stériles d'hommes, balz. De la cour, a* dise. || La saison, le temps est stérile en nouvelles, il y a peu de nouvelles en ce moment. || 4' Pig. Qui ne donne naissance à aucune production. Auteur stérile. C'est à vous, mon esprit, à qui je veux parler.... Je ris, quand je vous vois, si faible et si stérile, Prendre sur vous le soin de réformer la ville, boil. Sat. a. Clio vint l'autre jour se plaindre au dieu des vers, Qu'en certain lieu de l'univers On traitait d'auteurs froids, de poètes stériles, Les Homères et les Virgiles, m. Épigr. XXIV. [Dans la composition] on distinguera les pensées stériles des pensées fécondes, uuff. Disc, de réc. Dans nos entretiens sérieux et philosophiques, rien de plus stérile que lui, mah- MONTEL, Uém. VI. Il Sujet stérile, sujet qui fournit peu à l'écrivain. || Substantivement. 11 faut que l'esprit soit extrêmement fécond, judicieux et relevé, pour ne pas tomber dans le stérile, dans le confus et dans le bas, flor. le comte. Le cabinet des tableaux, etc. t. i, p. 6B. || Langue stérile, langue qui a peu de mots, peu de formes. La langue hébraïque est fort stérile ; la langue grecque est très-abondante, dumars. Œuv. t. m, p. 387. Il 5" Dont on ne retire aucun avantage, vain, inutile. Fuyez de ces auteurs l'abondance stérile. Et ne vous chargez pas d'un détail inutile, boil. Art p. I. L'argent, l'argent, dit-on, sans lui tout est stérile, ID. ÉpU. v. Par de stériles vœux pensezvous m'iionorer? hac. Athal. i, ). Misérable vertu, nom stérile et funeste, volt. Œdipe, v, 4. Qu'importent vos serments, vos stériles tendresses? ID. Orphel. I, B. Il Louanges stériles, celles qui ne sont accompagnées d'aucune récompense. || Admiration stérile, celle qui ne va pas jusqu'à faire imiter ce qu'on admire. Fasse l'esprit de Dieu que le récit des vertus de sainte Thérèse produise en nous, non pas une admiration stérile, mais une sincère imitation de sa sainteté I fléch. Panég. sainte Thérèse. || Savoir stérile, celui qu'on ne met point, ou qu'on ne peut point mettre à profit. Il Pitié stérile, pitié qui n'a aucun résultat pour celui qui en est l'objet.

— HIST. XIV" s. Elle meisme esloit devenue stérile, ORESME, Éth. 49. || xvi* 8. Et le reste des ans que tu me feras vivre, En si stérile champ ne soie ensemencé , desportes , Œuv. chrétiennes, sonnets, s. Et porta Bezanczon celle parolle, qui estoit ung assez beau parlier selon la qualité qu'il estoit [avocat], avec ce qu'il ne semoit pas ses paroUes en aureiUes stériles, car ilz desiroient tous une mesme chose, bonivard, Chron. de Genève, IV, 4. 11 y a des sciences stériles et espineu-

Ses, MONT. I, 284.

— ÉTYM. Lat. sterilis; comparez (XTEipoç, dur, sec, oTsipot, femme stérile, oxepEè;, solide, sanscr. «(art, vache stérile ; alL s(orr, raide.

t STÉRILEMENT (sté-ri-le-man), ad». D'une manière stérile.

— REM. Ce mot est dans la première édition du Dictionnaire de l'Académie ; il n'y a pas de raison pour l'effacer.

t STÉRILISATION (sté-ri-li-za-sion), s. f. Action qui fait devenir stérile. Ainsi s'explique la stérilisation du sol dans l'ancienne Numidie, valserres, l'Universel, <5 sept. (soo.

t STÉRILISER (sté-ri-li-zé), v. a. Frapper de stérilité ; rendre stérile.

— HIST. XIV s. Toutes choses froides sterilizent, si comme laitues, opium et les semblables. Pratique de Bernard de Gordon, vu, 4.

— f.TYM. Stérile.

STÉRILITÉ (sté-ri-li-té), ». f. || !• Qualité de ce qui est stérile. Les sept années de stérilité vinrent ensuite, SAa, Bible, Genèse, xli, B4. Dieu, cette année, ayant trompé l'espérance de nos moissons, a frappé la terre de stérilité, Doss. Panég. saint Gorgon, 2. La stérilité des terres rend les hommes industrieux, sobres, endurcis au travail, courageux, propres à la guerre, monteso. Bsp. xvui, 4.

Il Au plur. X cette indigence générale et ordinaire (le cette province se sont jointes, ces trois dernières années, des grêles et des stérilités qui ont achevé d'accabler les pauvres peuples, mass. /.e«. au Cardin, de Fleury, citée par d'Alembert, SI. de Mass. note ». || 2* État ou qualité d'une plante qui ne porte pas de graines. || 3* Impossibilité d'engendrer. Le Seigneur se souvint aussi de Rachel; il l'exauça et lui ôta sa stérilité, saci. Bible, Genèse, XXX, 22. Stérilité régnait en mariage l'endant cet an.... LA FONT. Fér. Son opinion constante [du peuple juif], que la stérilité est un opprobre, l'a conservé, VOLT. Dict. phil. Juifs. La stérilité vient plus souvent des femmes que des hommes, lorsqu'il n'y a aucun défaut de conformation à l'extérieur, buff. Hist. nat. hom. Œuv. t. iv, p. 286. || Fig. Mais l'espérance humaine est lasse d'être mère. Et, le sein tout meurtri d'avoirtant allaité. Elle faitsonrepos de sa stérilité, a. de muss. Rolla. \\ 4° Fig. État de ce qui est improductif. Capitaux frappés de stérilité. Il 5° Fig. État de ce qui ne produit pas. La stérilité d'un siècle en grands hommes. || Il y a stérilité de nouvelles, il y a peu ou point de nouvelles. Il n'est pas croyable quelle stérilité il y a de nouvelles, encore qu'on en attende de divers côtés, pellisson, lettr. hist. t. ii, p. b7. ||6' Il se dit du défaut de fécondité intellectuelle. La stérilité d'un auteur. Il On dit dans un sens analogue : La stérilité d'un sujet. Il faut suer sans cesse à chercher que lui dire, Et la stérilité de son expression Fait mourir à tout coup la conversation, mol. Ifts. n, b. La stérilité de mes lettres ne vous en dégoiite point, sÉv. 2 oct. 1875. Ecrivain froid [Gorgias], tendant au sublime par des efforts qui l'en éloignent, la magnificence de ses expressions ne sert bien souvent qu'à manifester la stérilité de ses idées, BARTHÉL. Anach. ch. 68. Il II y a dans cet ouvrage une grande stérilité de pensée, c'est un ouvrage où il y a peu ou point de pensées.

— HIST. xiv S. L'an ensuivant fut un an de grant stérilité, bercheure, f"»3. ||xvi' s. Ne patir vice n'aucune stérilité de savoir libéral et hautain, HABEL. Pant. v, 20.

— ÉTYM Provenç. esterelitat, sterilitat; espagn. esterilidad; ital. sterilità; du lat. sterilitatem, de sterilis, stérile.

t STERLET (stèr-lè), s. f. Espèce d'esturgeon qu'on pêche en Russie, acipenser ruthenus, chondroptérygiens. || On a écrit aussi strelet.

STERLING (slèr-lin), adj. invar. Il se dit d'une monnaie de compte en Angleterre. La livre sterling vaut environ vingt-cinq francs. Cinquante livres sterling. Un sou sterling. Un denier sterling. Oui, oui, continuez [à traduire Homère en vers]; la nation ne vous donnera pas quinze mille livres sterling, comme les Anglais les ont données à Pope [pour la traduction de l'Iliade], volt. Dict. phil. Scoliaste. \\ On l'a employé quelquefois comme substantif masculin. Je vois à ton discours que tu as déjà flairé les sterlings du roi d'Angleterre, aug. THIERRY, Conquête de l'Anglet. x.

— HIST. m* s. Dune cnveia li reis à lui ses chevaliers; Or volt que il li rende ses acuntes pleniers De quanqu'ot en baiUie, quant fu ses chanceliers, De trente mile livresde sterlins en deniers. Th. le mari. 43. {| xm* s. Nus orfèvres ne puet ouvrer à Paris, d'argent, que il ne soit aussi bons corne estelins ou mioudres [meilleur], Liv. des met. 38.

— ÉTYM. Angl. sterling, nummi easterlingi, monnaie frappée par les Easterling ou marchands de l'est de l'Allemagne (par rapport à l'Angleterre), de east, est; cet est de l'Allemagne était la Hanse, et, en particulier, Lubeck : Par ce coing sont les Saxons, Estrelins, rab. Pant. iv, Prol.

f STERNAL, ALE (stèr-nal, na-l'), adj. Terme d'anatomie. Qui a rapport au sternum. || Côtes slernales, celles qui s'articulent directement avec cet

— ÉTYM. Sternum.

t STERNALGIE (stèr-nal-jie), s. f. Terme de médecine. Angine de poitrine, ainsi appelée à cause de la douleur violente que le malade éprouve sous le sternum.

— ÉTYM. Sternum, et iX^o;, douleur.

t STERNE (stèr-n'), s. m. Oiseau, dit aussi hirondelle de mer, sterna arctica, Temminck, famille des laridés.

t STEUNÉnitÉ, ÉE (stèr-né-bré, brée), od;. Terme d'anatomie. Synonyme d'annelô pour ceux qui considèrent les anneaux des annelés comme dus au développement de pièces sternales devenues autant de uièces annulaires complètes.

t STERNITE (stèr-ni-t"), s. f. Pièce de l'armure génitale femelle des insectes.

t STEUNO CLAVICULAIKE (stèr-no-kla-vi-kulè-r"), adj. Terme d'anatomie. Qui est relatif i la fois au sternum et ila clavicule. Articulation sterno-claviculaire.

t .STEHNO-CLII>0-MASTOÏDIEN (stirno-kll-d*ma-sto-i-diin), adj. m. Terme d'anatomie. Muscle sterno-clido-mastoïdien , ou, substantivement, le sterno-clido-mastoïdien, muscle qui s'étend de la ligne courbe occipitale supérieure et de l'apophyse mastoïde au sternum et i la face supérieure de la clavicule.

t STERNO-IIUMÉRAL, ALB (stèr-no-u-mc-ral, ra-l*), adj. Terme d'anatomie. Qui appartient au sternum et à l'humérus.

t STERNO-UYOÏniEN (stèr-no-i-o-i-diin), adj. m. Terme d'anatomie. Muscle sterno-hyoïdicn, ou, substantivement, le sterno-hyoïdien, muscle étendu de la partie inférieure du corps de l'os hyoïde à la partie supérieure postérieure du sternum.

t STERNO-PTÉKYGIEN, IKNNE (stèr-no-ptc-rijiin, jiè-n'), od;. Dont les nageoires ventrales sont placées en avant des pectorales.

— f.TYM. Sternum, et tttepOyiov, nageoire.

t STKRNO-PUBIEN (stèr-no-pu-biin), adj. m. Terme d'anatomie. Nom donné au muscle droit de l'abdomen, qui s'étend du sternum au pubis.

STERNUM (stèr-nom'), s. m. Terme d'anatomie. Os impair situé, chez l'homme, au devant et au milieu du thorax. Partie analogue chez les animaux. La forme du sternum des oiseaux, en quille de navire, qui est indispensable pour l'équilibre de leur vol , leur rendrait l'attitude accroupie très-pénible , dupont de nemours, Mém. lu à l'Institut, août 4808. Il Ligne médiane de la partie inférieure du tronc des insectes.

— HIST. XVI* s. De la fracture ou dépression du sternum ou bréchet, paré, xni, lo.

— ÉTYM. ÏTEpvov, rapporté à oiôpvuiit, étendre, lat. sternere ; comparez l'ail. Stirn, front.

STERNUTATOIRE (stèr-nu-ta-toi-r'), adj. || l'Qui excite l'étcrnument. Poudre stemulatoire || i° S. m. Médicaments irritants qui, introduits dans les narines, déterminent l'élernument ou l'ébrouemont. Le tabac, la bétoine sont des sternutatoircs. Il donne un narcotique à l'Éveillé, un sternutatoireà la Jeunesse, beaumarcii. i?ar6. deSév. 2.

— HIST. XVI* s. Faire esternuer le malade avee un stemutatoire, pabé, Introd. ii.

— ÉTYM. Lat. stemiitare (voy. étehnuer).

t STERTECR (stcr-teur), ». f. Terme de médecine. Synonyme de ronflement.

— ÉTYM. Lat. stertere, ronfler.

t STERTOREUX, EUSE (stèr-to-reû, reû-z'), ad;. Terme de médecine. Se dit de la respiration, quand elle fait entendre, dans les mouvements d'inspiration et d'expiration, une espèce de son qui imite assez bien le bruit de l'eau bouillante.

t STÉTOIDION (sté-ti-di-on), s. m. Terme de zoologie. Partie moyenne, supérieure et latérale du corps d'un diptère.

— ÉTYM. S-rriOiSiov, dimin. de <rril9oç, poitrine.

t STÉTHION (sté-ti-on), t. m. Terme de zoologie. Partie antérieure ou supérieure du corps d'un mammifère ou d'un oiseau.

— ÉTYM. Dimin. de aTÏiOoç, poitrine.

t STÉTUO.MÈTRE (sté-to-mè-tr'), ». m. Instrument qui sert à mesurer les dimensions de la poitrine.

— ÉTYM. ÏT^^o;, poitrine, et \Utfov, mesure. STÉTHOSCOPE (sté-to-sko-p'), J. m. Terme de

médecine. Sorte de cornet acoustique qu'on applique sur la poitrine d'un malade et aussi sur le trajet des artères, sur l'utérus en état de grossesse, pour reconnaître les sons qui s'y produisent.

— ÉTYM. Etiiloc, poitrine, et axontïv, examiner, t STÉTIIOSCOPIE (sté-to-sko-pie), ». f. Emploi

du stéthoscope, examen i l'aide du stéthoscope. Il Ensemble des signes fournis par le stéthoscope ou l'auscultation.

t STÉTllOSCOPIQUE (sté-to-skopi-k'), adj. Qui appartient au stéthoscope. Signes stéthoscopiques

t STUÉNIIJ (sté-nie), ». f. Terme de médecine. Excès de force, exaltation de l'action organique.

— ÉTYM. Sfie'voc, force.

t STIIF.NIQUE (sté-ni-k'), ad;'. Terme de patl ologie. Qui appartient à la sthcnie.

t STI (sti), ou STIG.MA (sti-gma), ». m. Dans l'alphabet grec, le caractère ç, qui vaut ot.

t STIRIAL, ALE (sti-bi-al, a-1'), adj. Qui appartient à l'antimoine* qui administre l'antimoine

STI

Jugez de quelle capacité est toute celle troupe •libiale, qu'ils n'y peuvent trouver un homme qui défende ieur parti, oui patin, UU. t. il, p. <90.

— ÉTYM. Voy. STIBIÉ.

|- STIBIATE (sti-bi-a-f), t. m. Synonyme d'antimoniatc.

f STIBIATION (sti-bi-a-si-on), s. f. Terme de médecine. Emploi du tartre stibié à haute dose.

STIBIÉ, ÊE (sti-bi-é, ce), adj. Terme de pharmacie. Oii il est entré de l'antimoine. Tartre stiiié. Il Pommade stibiée, celle dont le tartre stibié émétique fait la base.

— ÉTYM. ït£6i ou (jttiini, antimoine, mot égyptien, d'après Eustalhe sur l'Odyssée.

t STIBINE (sti-bi-n'), s. f. Minéral qui est un sulfure d'antimoine.

t STIBIURK (sti-bi-u-r'), i. m. Synonyme d'anvimoniure.

t STICIIOMANCIE (sti-ko-man-sie), $. f. Divination par les vers. Les anciens écrivaient, sur plusieurs petits billets, des vers dont le sens regardait l'avenir et qu'ils appelaient fatidiques; ils jetaient ces billets dan» une urne, et celui qu'ils tiraient le premier était pris pour la réponse à leur question.

— f.TVM. Sti'xor, vers, et liavteta, divination.

t STICHO.MÉTRIE (sti-ko-mé-trie), s. f. Division d'un ouvrage par versets, en mettant chaque phrase ou chaque demi-phrase en alinéa.

— ÈTYM. STtyoç, vers, et (isTpov, mesure

f STICK (sti-k'), s. m. Canne très-mince qu'on tient à la main pour so donner un maintien II me semble, monsieur l'avocat, que tout à l'heure vous m'avez arraché mon stick un peu brusquement. — Votre stick? — Ma canne, si vous voulez, CH. DE BERNARD, Le gentilhomme campagnard, i, fi.

— ÉTYM. Angl. stick, bâton.

\ STICTIQUE (sti-kti-k'), adj. Terme d'histoire naturelle. Marqué de points. j| Terme de chimie. Acide stictique, acide amer qui accompagne la cétrarine, mais en est distinct.

— ÉTYM. ÏTixTÔc, ponctué.

tSTIGMATAIRE (stigh-ma-tê-r'), adj. Qui est

marqué de points, de stigmates.

STIGMATE (stigh-ma-f), s. m. || !• Marque que laisse une plaie. Il porte encore les stigmates de la petite vérole. La chair du martyr portera à jamais dans le ciel les stigmates de Jésus-Christ, FÉN. t. XVII, p. 286. On trouvera sur tous les animaux esclaves les stigmates de leur captivité et l'empreinte de leurs fers, bupf. Quadrup.t. vu, p.soj. Il 2° Marque infligée comme punition. L'empereur Théophile ne rougit pas de faire revivre l'affreuse peine des stigmates dans la persécution qu'il suscita contre ceux des chrétiens qui défendaient la samteté des images, mongez, Instit. Vém. litt. et ieaux-arts, t. i, p. 606. || Les stigmates de la justice, les marques du fer rouge qu'on imprimait autrefois sur les épaules des voleurs. || Fig. et familièrement. Il en porte encore les stigmates, se dit d'un homme qui vient d'essuyer en public quelque déshonneur. || Fig. Un stigmate flétrissant, une note d'infamie. || 3° Particulièrement. Les marques des cinq plaies de Notre-Seigneur Jésus- Christ qu'on prétend avoir été imprimées, par faveur du ciel, sur le corps de saint François d'Assise. Il 4* Chez les anciens, marque faite aux bras des recrues. || 5* Terme de botanique. Partie du pistil destinée à recevoir le principe fécondant, et à le transmettre à l'ovaire, soit immédiatement si le stigmate est sessile, soit par l'intermédiaire d'un support plus ou moins long appelé style. Le stigmate est souvent séparé du germe par un long stylet, creux à la vérité, mais à travers lequel les poussières de l'étamine, toutes petites qu'elles sont, ne pourraient pénétrer, condorcet, Linné, Il 6° Chez les insectes, nom donné à des ouvertures placées sur les côtés du corps, qui sont les orifices des trachées. Mes expériences sur la respiration des chenilles m'ont paru prouver que les deux stigmates antérieurs et les deux postérieurs sont les plus importants, bonnet, Contempl. nat. Œuv. t. viii, p. t{3, dans pougens. Malpighi, après avoir découvert les stigmates des insectes, décida qu'ils étaient les organes de leur respiration, parce que ces insectes périssaient lorsqu'il couvrait d'huile ou de suif ces ouvertures; mais il no fit pas attention que ces animaux vivaient longtemps sous l'eau et dans le vide, sennebier. Art d'observer, t. i, p. 92, dans pougens. || Partie du bord externe de l'aile des hyménoptères qui est plus épaissA que le reste.

— HIST. xvi* s. Stigmates, marques qu'on em-

STI

praint sur aucun soit de fer chaut, cautère ou autrement, Celthellenism» de Léon Trippault.

— ÉTYM. ïtCyija, point, de otiiietv, piquer; comparez l'anc. haut-allem. stechan, le goth. stikan, sanscr. tij, pour stig, être pointu, et, dans le latin, di-stinguere, in-stigare et stimulus.

t STIGMATIQDE (stigh-ma-ti-k'), adj. Qui appartient au stigmate d'une plante, qui en fait partie.

STIGMATISÉ, ÉE (stigh-ma-ti-zé, zée), part, passé de stigmatiser. || !• Marqué d'un stigmate. Il Marqué des stigmates de la crucifixion. Saint François stigmatisé. || Substantivement. Les stigmatisés, nom donné à certains extatiques qui, par une contemplation assidue de la passion de Jésus- Christ, finissent, dit-on, par éprouver des douleurs, des manifestations pathologiques, des stigmates dans les parties du corps où les clous furent enfoncés et où le coup de lance fut porté. ||2* Fig. Blâmé d'une manière dure et publique.

STIGMATISER (stigh-ma-ti-zé), v.a.\\ 1° Marquer avec un fer rouge ou autrement. On stigmatisait autrefois les esclaves fugitifs. || 2° Fig. Imprimer à quelqu'un un blâme sévère, une flétrissure publique. On l'a cruellement stigmatisé dans ce pamphlet.

— HIST. xvi's. Je suis, dict-il [le philosophe Bien], fils d'un serf, boucher, stigmatizé, mont, iv, tti.

— ÉTYM. £TiY(i.aTi!;eiv, marquer.

f STIGMATOPHORE (stigh-ma-to-fo-r'), adj.

Il 1' Qui porte des trous. || 2° S. m. Partie du pistil qui supporte le stigmate.

— ÉTYM. ÏTiY|iaTOçépo{, de OTlyiia, et çopè;, qui porte.

t STIGMCLE (stigh-mu-l'), s. m. Terme de botanique. Chacune des divisions d'un stigmate qui en oflre plusieurs.

STIL DE GRAIN (stil de grin), s. m. Couleur jauce-verdâtre, obtenue en pulvérisant les baies du nerprun des teinturiers avant la maturité et en les préparant avec du carbonate de plomb.

— ÉTYM. Origine inconnue.

t STILBINÉES (stil-bi-née), i. f. plur. Terme de botanique. Famille de plauites dicotylédones, voisine des verbénacées.

fSTILLANT, ANTE (stil-lan, lan-t'), odj. Qui tombe goutte à goutte. Dans les lieux vides, où les eaux stillantes tombent goutte à goutte des parois et des voûtes, buff. Jft'n. t. vi, p. 293.

— ÉTYM. Voy. STILLATION.

STILLATION (stil-la-sion), s. f. Chute d'un liquide qui tombe goutte à goutte. Ce qui semble indiquer que le marbre blanc lui-même est de seconde formation, et a été, comme les albâtres, produit par la stillation des eaux, buff. Min. t. ii, p. 7.

— ÉTYM. Lat. stiliationem, de stillare, couler goutte à goutte, dénominatif de stilla, qui est le diminutif de stira, stiria, goutte.

t STILLATOIRE (stil-la-toi-r'), adj. Qui filtre, qui tombe goutte à gouttte.

— HIST. XVI" s. Stillatoire, cotgrave.

t STILLICIDE (stil-li-si-d'), s. m. Eau qui tombe goutte à goutte. Aucune servitude de stiUicide n'existe en faveur de Poyet sur le terrain des demandeurs. Il On le fait à tort féminin.

— ÉTYM. Lat. stillicidium, de stilla, goutte, et cadere, tomber.

t STILLINGIE (stil-lin-jie), s. f. Genre d'euphorbiacées dans lequel on distingue la stillingie sébifère, dite vulgairement arbre à suif, c'est le erolon sébifére de certains auteurs, legoarant.

STIMULANT, ANTE (sti-mu-lan, lan-t'), adj. Il 1° Qui stimule, excite. Â ces stimulantes apostrophes, la plus incroyable patience n'abandoime pas un instant un seul homme dans toute celte multitude, J. J. aouss. i" dial. ||2" S. m. Ce qui excite, aiguillonne. Il est assez excité par luimême, il n'a pas besoin de stimulants. || 3» Terme de médecine. Qui est propre à éveiller, à exciter. Potion stimulante. || S. m. Nom donné aux médicaments qui ont la propriété d'exciter plus ou moins promptcment et d'une manière manifeste l'action organique des divers systèmes de l'économie. Employer un stimulant. |1 Stimulants difîusibles, ceux qui ont une action prompte et de peu de durée; stimulants persistants, ceux qui ont, en général, une action moins prompte, mais plus durable. || Terme d'agriculture. Se dit de substances telles que le plâtre, les cendres, la suie, etc., qu'on a considérés, à tort, comme ne nourrissant pas les plantes, mais excitant seulement la végétation.

+ STIMULATEUR, TRICE (sti-mu-la-teur, tri-s'), adj. Qui stimnlo, qui excite. L'air par son oxygène, I

sn

le fluide électrique, le calorique, la lumière, sont les agents stimulateurs, les causes stimulatrices qui entretiennent la vie dans les corps organisés.

— HIST. XVI* 8. Stimulateur, cotgrave.

— ÉTYM. Lat. stimulatorem, de stimulare, stimuler.

t STI.MULATION (sti-mu-la-sion; en vers, de cinq syllabes), s. f.\\i' Action de stimuler. Les stimulations de l'amour-propre. || 2° Terme de médecine. Action des stimulants.

— HIST. XV* s. Si dura ladicte eleccion troji stimulée par stimulation desordonnée, chr. DE PISAN, Charles V, m, 6<.

— ÉTYM. Lat. ttimulationem, de ttimulare, stimuler.

t STIMULE (sti-mu-l'), s. m. Terme de botanique. Poil fin et raide dont la piqûre cause des démangeaisons.

— ÉTYM Lat. stimulus, aiguillon (voy. stimuler).

STIMULE, ËB (sti-mu-lé, lée), part, passé de stimuler. Stimulé par l'émulation.

STIMULER (sli-mu-lé), v. a. \\ 1* Aiguillonner, exciter. Il a de bonnes inteiilions, mais il faut le stimuler. || 2" Terme de médecine. Exciter, animer. Il ne faut stimuler l'estomac qu'avec précaution. Dans l'un et l'autre sexe, la puberté stimule également les glandes et le cerveau, cabanis, Instit. Uém. Se. mor. et polit, t. ii, p 204.

— HIST. XIV* s. Et comme ainsi fust que un» d'eulz esmeust et stimulast contre les Roumains hayne ancienne, bercheure, f" 40, verso. La cause véritable laquelle deus pueples cousins et vesins stimule et espoint à fere ceste guerre, ro f" «4, «erso. Il XVI* s. Le vif argent stimule la vertu eipulsiveà jeter hors du corps le venin.... paré, xxiv,

— ÉTY5I. Lat. stimulare (voy. stimulus).

t STIMULEUX, EUgE (sti-mu-leû, leû-z'), adj. Terme de botanique. Qui est garni de stimules. Plantes, feuilles stimuleuses.

STIMULUS (sti-mu-lus'), s. m. Terme de médecine. Tout ce qui est de nature à déterminer une excitation dans l'économie animale.

— HIST. XVI* s. Pour leur servir d'aiguillon et stimule domestique, pour en suivre et inciter les bonnes parties et vertus d'iceux, paré, xxvii, p. 670.

— ÉTYM. Lat. stimulus, aiguillon, pour stigmulus; comparez <rciY|i.i^, aiguiUon,(voy. stigmate)

4. STIPE (sti-p'),s. m. Terme de botanique. Il 1" Nom donné à la tige ligneuse des plantes monocotylédones arborescentes, qui se termine par un faisceau de feuilles. || 2* Support de la fructification dans les cryptogames, du chapeau dans les agarics.

— ÉTYM. Lat. stipes, souche.

^- 2. STIPE (sti-p'), s. f. Genre de la famille des graminées. On y distingue la stipe trèstenace qui sert à faire des sparteries comme le sparte.

— ÉTYM. Lat. slipa, paille.

3. STIPE (sti-p'), s. f. Anciennement, droit sur les baux. Nous avons résolu d'accorder la décharge.... du droit de stipe, qui est une maille pour livre des sommes contenues dans les contrats et obligations, Édit, avril i 673.

— ÉTYM. Lat. stips, petite pièce de monnaie.

t STIPELLE (sti-pè-l'), s. f. Terme de botanique. Petite stipule placée à la base des folioles d'une feuille composée.

— ÉTYM. Dimin. de stipule.

\ STIPELLE, ÉE (sti-pèl-lé, lée), adj. Terme de botanique. Dont les feuilles sont garnies de stipelles.

STIPENDIAIRE (sti-pan-di-ê-r"), adj. Qui esta la solde de quelqu'un. Des troupes stipendiaires. Il Substantivement. Ces grandes armées composées d'honnêtes stipendiaires bien élevés, qui décident du destin des États, volt. Candide, 4. De nos jours encore, on voit en Suisse les officiers, magistrats et autres stipendiaires publics payés avec des denrées, j. j. rouss. Gouv. Pologne, xi. ]\ Il ne se dit guère qu'en mauvaise part.

— HIST. XIV* s. En révérence de Dieu et do sainte église et contemplacion de nostre saint père, pour son hostel et ses domestiques, familliers ou stipendiers, du cange, stipendiarixts.

— ÉTYM. I.at. stipendiarius, de stipendium (voy. stipendier) .

t STIPENDIE (sti-pan-die), s. f. Nom d'une ancienne œuvre d'église. Les ecclésiastiques, bénéficiers, gouverneurs et administrateurs des aumône-

STI

ries, commanderies, prévôtés, stipendies etconfrairies, marguiiliers des fabriques.... Êdit, mars «e72.

— KTYM. Lat. sJipendtum (voy. stipendier). STIPENDIA, fiE (sli-pan-di-é, ée), part, passé de

stipendier. Des militaires largement stipendiés pendant de longues années d'oisiveté, raïnal, Hist. phil. IV, 18. Il Substantivement. D'indignes stipendiés.

STIPENDIER (sti-pan-di-é), v. a. je stipendiais, nous stipendiions, vous stipendiiez; que je stipendie, que nous stipendiions, que vous stipendiiez. Avoir à sa solde. Les alliés faisaient le grand nombre des troupes dans les deux républiques [Athènes et Sparte], et ils étaient stipendiés par les villes qui les envoyaient, bollin, Hist. anc. aCuv. t. IV, p. 602, dans pougens. |I 11 ne se dit plus guère qu'en mauvaise part. Stipendier des assassins.

— HIST. ivi« s. Il n'y a cité, ville , bourgade ni »hasteau, qui n'ait fait provision d'armes et autres munitions de guerre, nourry et stipendié plusieurs soldats, avec grands cousts de deniers, fboumen- TEAU, Finances, liv. m, p. 386.

— ÊTYM. Lat. stipendiari, de slipendium, qui vient de stips, petite monnaie (voy. stipe 3), et pfndere, payer : stipendium est pour sJiptpendium. On a attribué stipendierai Mirabeau; mais, comme on voit, il est bien plus ancien.

t STIPIFORME (sli-pi-for-m'), adj. Terme de botanique. Qui a la forme d'un stipe. Tige stipiforme.

— ÊTYM. Stipe i, et forme.

t STIPITÊ, ÉE (sti-pi-té, tée), adj. Terme de botanique. Qui est porté sur un support.

— ETYM. Stipe < .

t STIPCLACI5, ÉE (sti-pu-la-sé, sée), adj. Terme de botanique. Qui donne naissance à des stipules ; qui a de grandes stipules.

t STIPULAIRE (sti-pu-lê-r'), adj. Terme de botanique. Qui a rapport ou qui appartient aux stipules. Il Agaric stipulaire , agaric à lige capillaire.

STIPULANT , ANTE ( sti-pu-lan, lan-t' ) , adj. Terme de jurisprudence. Qui stipule. Les parties stipulantes dans ce contrat.

STIPULATION (sti-pu-la-sion; en vers, de cinq syllabes), ». f. Clause, condition, convention énontée dans im contrat. Les Romains ont été longtemps sams écrire les traités entre particuliers, comme il paraît par l'obligation en paroles, qu'ils appelaient stipulation , fleurt, Mœurs des Israël, tit. 25, 2« part. p. 3«8.

— HIST. xiii* s. Avons promis et prometons asdiz citions par solempnée stipulation.... castan, {e Siège de Besançon, p. 74. jj xvi* s. La stipulation que Dieu fait en exigeant de nous que nous le servions , est enclose sous l'alliance de grâce , CALV. Instil. )0(2.

— ÊTYM. Lat. ttipulationem , de stipulari, stipuler.

STIPULE (sti-pu-l'), ». f. Terme de botanique. Petites feuilles supplémentaires, réduites le plus souvent à la nervure médiane, et produites par une expansion du pétiole, qui s'insèrent de chaque c6té de la base de certaines feuilles. || Terme de zoologie. Plume qui sort de la peau et qui est encore enveloppée dans sa gaine.

— ËTYM. Lat. stipula, dimin. de stipa, paille. Stipa, stipes, d'oii slipe 2, ont même origine et se rattachent à stare, radical sthd.

t. STIPULÉ, EK (sti-pu-lé, lée) , part, passé de stipuler. Les conditions stipulées dans l'acte.

t 2. STIPULÉ, ÉE (sti-pu-lé, lée), odj. Terme de botanique. Qui est muni de stipules. || Se dit des cuisses des insectes, lorsqu'elles offrent, à leur base, une lame forte et raide.

— ÉTYM. Stipule.

t STIPULÉKN, ENNE ( sti-pu-lé-in, è-n') , adj. Terme de botanique. Qui doit son origine à des jtipulcs transformées.

STIPULER (sti-pu-lé), v. o. || !• Terme de jurisprudence. Chez les Romains, contracter par la paille. Il est curieux de suivre la biographie d'un symbole, de voir par exemple.... comment l'herbe, suivant le cours de la végétation juridique, devint paille, stipula; comment, la formule remplaçant le symbole et se perdant elle-même dans une lOCution vulgaire, le souvenir de cette paille nous reste en un mot : stipuler, michelet, Orig. du droit franc. Introd. cxn. || Plus tard, toute trace du symbole s'étant effacée, stipuler c'est contracter, en formant le contrat par l'échange d'une interrogation et d'une réponse effectuées dans des formes et avec des paroles solennelles. || 2* Aujourd'hui,

STO

énoncer expressément dans un acte quoique condition obligatoire. Un accommodement qui stipulerait notre sûreté sans nous la donner, et qui, en terminant la guerre civile, établirait la servitude, RETZ, Mém. t. I, liv. ii, p. 352, dans poi- OENg. Nous stipulons qu'on ne nous demandera point les mille écusde notre vivant, patru. Plaidoyer 3. On ne stipula pour eux aucune pension, Boss. Leit. quiét. 67. Plus d'un bien de l'Église était regardé comme un bien de famille [sous Louis XIII]; on stipulait une abbaye pour la dot d'une fille; et un colonel remontait son régiment avec le revenu d'un prieuré, volt. Kœurs , <75. Il Absolument. Il [Gélon, imposant aux Carthaginois la condition de ne pas immoler leurs enfants] stipulait pourle genre humain, MONTESQ. Bsp. x, 5.

— ÉTYM. Lat. stipulari, de stipula, paille (voy. stipule) : Dicta stipulatio a stipula ; veteres enim, quando sibi aliquid promittebant, stipulam tenentes frangebant; quamiterum jungentes, sponsiones suas agnoscebant, isid. iiispal. Orig. v, 24. Rabelais a employé stipuler dans le sens de solliciter : Je suis journellement stipulé, requis et importuné pour la continuation des mythologies pantagruelicques, Pont, iv, Épistre.

t STIPULEUX, EUSE (sti-pu-leii , leii-z') , adj. Terme de botanique. Qui est muni de grandes stipules.

t STIPULIFÈRE (sti-pu-li-fè-r'), adj. Qui porte une ou deux stipules. Pétiole stipulifère.

— ÊTYM. Stipule, et lat. ferre porter.

t STOCK (stok) , s. m. Terme de commerce. Quantité d'une marchandise quelconque qui se trouve en magasin dans les entrepôts ou sur les marchés d'une place de commerce. || Il se dit aussi des fonds ou numéraire. Chaque action de la banque [de Londres] est de <00 livres de stocli, c'est-à-dire du premier fonds, p. giraudeau, la Banque rendue facile, p. 173. On la payait [la France] en numéraire, et son stock métallique s'accroissait incessamment, de wahu. Enquête sur la banque, <867, p. 153.

— ÉTYM. Angl stock, provision, proprement souche.

STOCKPISCO (stok-fich), ». m. Toute sorte de poisson salé et séché, et, plus particulièrement, une espèce de morue séchée à l'air.

— HIST. XIV* s. Morue seichée à l'air et au soleil est nommée stofix, Ménagier, n, 5. || xvi* s. Lestocphis et merlu détrempez et dessalez, paré, xx, 36.

— ÊTYM. Angl. stockfish, de stock, btiche (voy. ESTOC), et fish, poisson (voy. ce mot).

t STOECHIOLOGIE (sté-ki-o-lo-jie), ». f. Étude des différents états et des diverses actions des éléments.

— ÊTYM. Stoixeiov, élément, et ^ôyoç, traité.

t STOECeiOMÉTRIE (sté-ki-o-mé-trie), ». f. Partie de la chimie qui traite des proportions dans lesquelles les diverses substances se combinent ensemble.

— ÊTYM. STot^etov, élément, et (létpov, mesure, f STOFF (stof), s. m. Étoffe de laine non croisée

à dessins lisses, de façon que le bouquet ou le carreau qui forme le dessin, paraît brillant à l'endroit. Plus tard on a fait des stoffs unis; c'était une espèce de toile de laine assez brillante.

— ÊTYM. Angl. stuif {voy. étoffe).

STOÏCIEN, lENKE (sto-i-siin, siè-n'; en vers,

sto-i-si-in, de quatre syllabes ordinairement), adj. Il l°Oui suit la doctrine de Zenon. Panétius a été, sans contredit, un des plus célèbres philosophes do la secte stoïcienne ; il était Rhodien, et ses ancêtres avaient commandé les armées de la république, HOLLIN, Hist. anc. liv. xxvi, i" part. Il, 7. Zenon de Citium, philosophe, chef de la secte stoïcienne, IV* siècle avant J. C. barthél. Anach. t vu, Table 5. || Par extension. Qui a la fermeté des philosophes de cette doctrine. Je vous trouve si pleine de réflexions, si stoïcienne, si méprisante les choses de ce monde et la vie même, sÉv. 44 6. || 2* Qui appartient à la doctrine de Zenon. Le caractère sérieux et réfléchi des Romains, leur goiit pour la morale et la jurisprudence leur firent embrasser de préférence la philosophie stoïcienne, sou- CIIADD, instit. Mém. se. mor. et pol. t. iv, p. 384. Il 3° S. m. et ^. Stoïcien, stoïcienne, celui, celle qui est de la secte de Zenon. Ce Scythe [qui taillait sans raison les arbres] exprime bien Un indiscret stoïcien, la FONT. Fabl. xii, 20. La morale a des traits dont mon cœur est épris; Et c'était autrefois l'amour des grands esprits ; Mais aux stoïciens je donne l'avantage, Et je ne trouve rien de si beau que leur sage, mol. Ftm. tav. m, 2. Ce que

STO

les stoTcicns appelèrent l'âme du monde, était cette raison qu'ils croyaient répandue dans la nature, ROLLIN, Hitt. anc. liv. xxvi, 3* part, n, 2 Dans ce temps-là, la secte des stoïciens s'étendait et s'accréditait dans l'empire; il semblait que la nature humaine eût fait un effort pour produire d'elle-même cette secte admirable... montesq. Rom. te. Julien était stoïcien, de cette secte, ensemble philosophique et religieuse, qui produisit tant de grands hommes, et qui n'en eut jamais un méchant, volt. Phil. Fxam. de Bolingbroke, 3i. Sénèquo faisait grand cas des stoïciens rigoristes ; mais il était stoïcien mitigé, et peut-être même éclectique, dider. Claude et Nér. i, (3. ||Par extension, personne ferme, sévère, inébranlable. Souffrir en stoïcien.

— SYN. STOÏCIEN, STOÏQUB. Stoïcien signifie appartenant à la secte philosophique de Zenon; et stoïquc veut dire conforme aux maximes de cette secte. Stoïcien va proprement à l'esprit et à la doctrine; stoïque, à l'humeur et à la conduite. Une vertu stoïque est une vertu courageuse et inébranlable; une vertu stoïcienne pourrait bien n'Être qu'un masque de pure représentation. Panétius l'un des disciples de Zenon, plus attaché à la pratique qu'aux dogmes de sa philosophie, était plus stoïque que stoïcien (aouiiouns).

— HIST. XVI* s. Les stoïciens en deffendent le sentiment [de la tristesse] à leur sage, mont, i, 6.

— ÉTYM. Voy. STOÏQUE.

STOÏCIS.ME (sto-ï-si-sm'), ». m. || 1* Philosophie de Zenon, laquelle, au point de vue métaphysique, considérait le monde comme identique avec Dieu, et qui, au point de vue moral, plaçait le bonheur dans l'accomplissement de la vertu. Le stoïcisme sortit de l'école cynique : Zenon, qui avait étudié la morale sous Cratès, en fut le fondateur, DIDER. Opin. des anc. philos, {stoïcisme). Il y a dans le stoïcisme un esprit monacal qui me déplaît, iD. Claude et Nér. n, 8. Plus j'y réfléchis, plus il me semble que nous aurions tous besoin d'une teinte légère de stoïcisme, m. ib. n, 86. Il 2' Par extension, austérité, fermeté dans la douleur, telles que celles des stoïciens. Le stoïcisme est une affaire de tempérament, DiDER. Opin. des anc. philos, {stoïcisme). Le prince [de Conti] lui ayant fait entendre qu'il / allait non-seulement de la prison, mais encore du bûcher, le stoïcisme de Rousseau [J. J.] s'était ému, BACHAUM. Mém. secr. U juin 4 762.

— ÉTYM. Voy. STOÏQUE.

t STOÏCITÉ (sto-i-si-té), ». f. Néologisme. Fermeté, stoïcisme pratique. Un levain de stoïcité Mêle à mon sang tardif quelques humeurs chagrines; Et j'ai, comme Zenon, d»8 vertus bien voisines De l'orgueil et de l'âpreté, bernis, Poét div. Mond. poét. p. 4 00, dans pouglns.

— ÊTYM. Stoïque.

STOÏQUE (sto-i-k'), adj. \\ i° Qui tient de l'insensi. bilité et de la fermeté des stoïciens. Il [Montaigne] rejette bien loin cette vertu stoïque qu'on peint avec une mine sévère, un regard farouche... loin des hommes.... pasc. ErUr. avec M. de Saci Sourd au bruit des canons, ca.'me au sein de l'horreur, D'un œil ferme et stoïque il [Duplessis- Mornay] regarde la guerre Comme un fléau du ciel, affreux, mais nécessaire, volt. Henr. vi. Estil quelqu'un de vous d'un esprit assez fort. Assez stoïque, assez au-dessus du vulgaire, pour oser décider ce que Brutus doit faire? id. If. de César, m, 2. Comme je n'ai jamais eu le caractère bien stoïque, je payais moins patiemment à la nature le tribut de douleur qu'elle m'imposait tous les ans, MARMONTEL, Mém. V. Combien de fois ainsi mon esprit abattu A cru s'envelopper d'une froide vertu, Et, rêvant de Zenon la trompeuse sagesse, Sous un manteau stoïque a caché sa faiblesse 1 LAMART. Méd. i, 4 8. || 2* U Se dit quelquefois de ce qui sent la doctrine de Zenon. On peut donner plusieurs causes de cette coutume si générale des Romains de se donner la mort : le progrès de la secte stoïque qui encourageait.... montf^q. Rom. 42. Il S. m. Se dit quelquefois pour stoïcien. Ce que les stoïques proposent est difficile et si vain I les stoïques pensent que tous ceux qui no sont point au haut degré de sagesse sont également vicieux, pasc. Pens.xxy, 4 36, édit. iiavet. Qu'un stoïque aux yeux secs vole embrasser la mort. Moi je pleure et j'espère, a. chén. la Jeune captive.

— HIST. ivi* s. Si est la pitié passion vicieuse aux stoîcques, mont, l, 3. La définition stoïque de l'amour [donnée par les stoïciens], m. i, 24 2 La secte stoicque, n>. i, a«o.

STO

— ÊTYM. ÏTOixAç, de <rtoà, portique, k causa que Zenon donnait son enseignement sous un portique i Athènes.

STOÏQUEMENT (sto-i-ke-man), adv. En stoïcien, avec courage et fermeté. La maréchale de Clérembaut est ici : elle soutient stoïquement sa disgrâce, et ne se fera point ouvrir les veines, skv. 27 déc. ^6^».

— F.TYM. Stoique, et le suffixe ment.

STOKFICOE. S. m. Voy. stockfisch.

t STOLE (sto-l'), t. f. Terme d'antiquité. Robe des personnages considérables chez les Mèdes et les Perses. Arrien appelle la tunique des rois de Perse adoptée par Alexandre, la stole des Médes, c'est-à-dire une tunique qui descendait jusqu'aux pieds, comme l'habillement des Grecques et des Romaines appelé stole, mongez, Instit. Uém. litt. et beatix-arts, t. iv, p. 83. || Robe de toilette des dames romaines. Les dames romaines avaient d'abord porté cette toge, que la stole remplaça, et qu'elles abandonnèrent à leurs esclaves et aux courtisanes; la stole fut de pourpre et enrichie d'une bande d'étoffe d'or qui l'entourait tout entière, PASTORET, Instit. Uém. hist. et litt. anc. t. m, p. 299.

— ETVM. I^t. ttola, du grec ctoX^i, robe (voy. étole).

t STOLIFÈRE (sto-li-fè-r'), i. m. Mot forgé par Voltaire pour désigner les gens qui portent robe, les ecclésiastiques. Que vos grands stolifères n'aient jamais moins de dix talents d'or, que les très-grands stolifères n'en aient jamais moins de mille, VOLT. Dial. 25.

— ETYM. Stole, et lat ferre, porter.

t STOLISTE (sto-li-st'), s. m. Terme d'antiquité. Nom du prêtre égyptien chargé de tout ce qui concernait l'instruction religieuse et le choix des victimes.

— ÉTYM. Sto).!;, robe.

t STOLON (sto-lon), s. m. || 1» Terme de botanique. Filet grêle que certaines plantes émettent de leurs racines, tiges, ou branches, et qui va prendre terre i une certaine distance, s'y enracine et produit de nouveaux individus. Les coulants des fraisiers sont des stolons. || i° Terme d'anatomie. Stolon prolifère, prolongement du tissu du corps de certains animaux, les ascidies par exemple, sur lequel naissent, par gemmation, des bourgeons ou mamelons qui, sans fécondation, se développent en animaux parfaits.

— KTYM. Lat. stolonem, rejeton.

t STOLONIFËRE (sto-lo-ni-fô-r"), adj. Oui porte ou produit des stolons.

— ÉTYM. Lat. stolonem, rejeton, et /i5rTe, porter. \ STOLONOMIE (sto-lo-no-mie) , S. f. Equipement des flottes.

— HIST. XVI* s. Stolonomie, traicté contenant la manière de dresser, fournir, équiper et entretenir, en tout temps, en bon ordre une armée de mer, dans lAL, Ann. marit. tsa, t. n, p. 23.

— ÊTYM. StôXoç, flotte, et vé(ioi;, règle.

t STOMACACE (sto-ma-ka-s'), s. f. Terme de médecine. Ulcération fétide de la bouche. |{ Nom donné quelquefois au scorbut, à cause de l'état de la bouche dans cette maladie.

— ÊTYM. iTo/itaxixi), de <TT6(ia, bouche, et xàxri, maladie.

STOMACAL, ALE (sto-ma-kal, ka-1'), adj. Qui fortifie l'estomac. Les bons vins sont stomacaux.

— HIST. XVI* s. Le nerf stomachal, de chacun costé un, descend attaché et adhèrent k l'œsophague, PARÉ, II, te. Des opiates stomachales, tn. xzi, 3.

— ÉTYM. Lat. stomaehut (voy. estouac).

STOMACHIQUE (sto-ma-chi-k"), adj. || 1* Terme

d'anatomie. Qui appartient à l'estomac. Veines stomachiques. |{ Les anatomistes disent plutôt, en ce sens, gastrique. |{ 2° Particulièrement. Bon à l'estomac. Toutes les recettes dont j'ai usé d'ailleurs, quoique réputées stomachiques ou stomacales, car leur nom n'est pas plus assuré que leur effet, m'ont fait plus de mal que de bien, d'alemb. Lett.au roi de Pr. <7 sept. 4764. (| Substantivement. Un bon stomachique.

— REM. On a voulu distinguer stomacal et stomachique, le premier se disant surtout des choses naturelles, et le second, des compositions artificielles. Mais l'usage ne distingue pas plus que n'a fait d'Alembcrt ; seulement, il emploie stomachique de préférence.

— HIST. ivi* s. Le tiers rameau nerveux se oommo stomachique, pour ce qu'il descend àl'estomacbou ventricule, pari, n, **,

STR

— ÊTYM. Lat. stomachicus, de stomachui (voy.

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