TEU
TEX
folioles. Involucretéliaphylle. || Planta tétrapbylle, plante duiit les Teuilles sont quatornées.
— ETVM. Tetra..., et çOUov, feuille.
t TfrrKAPLt:S (lé-tra-^)!'), I. m. pi. Bible dans la(iuolle Oiigène a place, sur quatre colonnes, (jualre versions grecques de l'Ancien Testament, celles d'Aquila, de Syinmaque, dos Septante et de Tlioodolion.
— ÉTYM. Titpjnloo;, quadruple.
f TÉTUAHODK (lé-lra-pod'), adj. Terme de zoologie. Oui a quatre pieds.
— ETYM. TeTpànoôoc, de tétra..., et itoû;, noSit, pied.
t TIÎTRAPTÈUE (lé -tra-pl6-r'),<Kl;. Terme d'histoire naturelle. Qui a quatre ailes.
- f.TYM. Titra..., et «ttpov, aile.
t TÉTKAITOTK (tétra pto-t'), adj. Terme de grammaire. Se dit dos noms grecs ou latins qui n'ont que quatre terminaisons différentes à un même nombre.
— BTYM. TttpânTWTov, de istpa, quatre, et iCTûoiç, chute, terminaison, cas.
t TETRARCIIAT (té-trar-ka), ». m. Autorité, dignité d'un létrarque. |1 Durée de ses fonctions.
TÊTRAKCHII';(lé-trar-cliie), t.[. \\ i' Partie d'un état divisé entre quatre chefs. Caligula lui donna |à Hérode Agrippa] la petite tctrarchie d'Hérode l'hilippe, son oncle, et enfin lui accorda le titre de roi, VOLT. Phil. Sectes des Juifs, llérodiens. || 2° Section de l'ancienne phalange grecque ; elle était composée de 64 hommes.
— eTY.M. Texpapxi», de «Tpôpxn;, tétrarque.
TÉTRARQUE (té-trar-k"), ». m.'|| 1° Terme d'antiquité. Prince dépendant d'une puissance supérieure, et dont les États étaient censés faire la quatrième partie d'un royaume démembré. L'ancien sénat de Rome, qui accordait des titres de roi et de létrarque, volt. Mœurs, 62. || 2° Chef d'une tétrarchie, dans la phalange grecque.
— HIST. xiii* s. Puis le fisl occire [saint Jacques] à un coutel Herodes li tetrarcbes, bbun. latini, Trésor, p. 7(.
— ÉTYM. TiTpopxii;, de tétra..., et ipx'". commander.
t TftTRAS (té-trâ), ». m. Genre d'oiseaux gallinacés; synonyme de coq de bruyère. Le tétras ou grand coq de bruyère a près de quatre pieds de vol ; son poids est communément de douze à quinze livres, buff. Ois. t. m, p. 287. Les grands oi.scaux, que la plupart des disciples do saint Hubert ne tuent que dans leurs rêves, les outardes, les canepetières, les tétras, les gelinottes, etc. decuer- TiLLE, Journalillustré, 3i janv. 7 fév. (889, p. 39.
— ÊTYM. Teipatuv.
t TÉTRASÊl'ALE (té-tra-sé-pa-l'), adj. Terme de botanique. Qui a quatre divisions au calice.
— ÊTYM. Tétra..., et sépale.
t TETRASPEHME (té-tra-spèr-m'), adj. Terme de botanique. Qui a quatre graines.
— f.TYM. Tétra..., et dnépaï, graine.
t TÉTRASTACIlYÉ,ÉE(té-tra-sta-ki-é, ée),adj. Terme de botanique. Dont les fleurs sont en épis quaternes.
— F.TYM. Tétra..., et <no.yy;, épi.
t TÉTHASTICUE ou TÉTRASTIQDE (té-tratti-k'), adj. Il 1' Terme de littérature. Qui est composé de quatre vers. Il nous est parvenu des Grecs des fables tétrastiches. || S. m. Un tétrastique, un quatrain. Il 2° Terme d'histoirâ naturelle. Qui est disposé sur quatre rangs.
— BTYM. '^étra,.., et ottxo;, rangée et vers.
t TÉTRASTOME (té-tra-slo-m'J, adj. Terme de foologie. Qui a quatre Louches ou suçoirs.
— f.TYM. Tétra..., et atoiia, bouche.
I. TÉTHASTYLE (lc-lra-sti-1'), s. m. Terme d'architecture. Temple à quatre colonnes de front. Il Adj. Un temple tétrastyle.
— ÊTYM. TtTpioTuXo;, de tétra..., et <m»).o;, colonne.
t i. TÉTRASTYLE (té-tra-sti-l'), adj. Terme de botanique. Ovaire tétrastyle, ovaire surmonté de quatre styles.
— ÊTYM. Tétra..., ei style.
t TÉTRASYI.LABE (lé-tra-sil-la-b'), adj. Terme de grammaire. Composé de quatre syllabes.
— ÊTYM. TiTpaoOXXaêoc, de tétra..., et (ruX- Xa6^, syllabe.
t TÉTRASYLLABIQUE (té-tra-sil-la-bi-k'), adj. Qui a quatre syllabes.
t TÉTHATOMICITÉ (lé-tra-to-mi-si-té), t. f. Terme de chimie. Qualité d'un atome tétratomique.
t TÉTRATOMIQUE (té-tra-lo-mi-k'), adj. Terme ie chimie. Se dit d'un atome qui a quatre points
d'attraction, et dc« corps qui ne lont saturi* qu« par quatre atomes d'un autre corps. Ainsi le carbone est dit un élément tétraluuiique, parce que un atome de carbone fixe invariablement quatre atomes d'un élément mono-alomique, ou deux atomes d'un élément diatomi(|ue.
— ÊTYM. Tétra..., et atome.
t TËTROIiO.\ (té-tr^-don), ». m. Tftme de zoologie. Genre de poissons.
— ÊTYM. Tétra..., et 48oùç, Wôvto,-, dent. TETTE (tè~l'), I. f. Le bout de la mamelle ; n«
se dit qu'en parlant des animaux.
— HIST. xv's. Etavoit(la truie] les te: te» grande» et longues, fhoiss. u, m, 22. || xvi* s. De leur présenter la tette, de les bercer, paré, xviii, 29. Ce veau, ennuyé de perdre la tette de sa nourrice, couroit par la chambre, despiîr. Contes, cxix.
— ÊTYM. Provenç. et cspagn. lela; ital. »<!(to; comjiarez le grec tîtOï;, l'anc. haut-allem. ziia ; le celli()ue : gaél. teth, bas-bret. tet, téc'h, mamelle; sanscr. dhâ, tétir.
t TETrE-CUÈVRE (tè-te-chè-vr'), ». m. Engoulevent. Il Au plur. Des tette-chèvres.
t TETTIN (tè-tin), ». m. Ouverture, bouche du four à potier.
TÊTU, UE (té-tu, tue; c'est la prononciation que Richelet note aussi pour son temps), adj. Il !• Qui a une tête, sens aujourd'hui inusité. Ayant d'abord été battu Par le chien triplement têtu, SCAHR. Virg. vi. || 2- Fig. Qui est tellement attaché à ses idées qu'il n'écoute rien. Les filles sont quelquefois un peu têtues, mol. If^d. m. lui, ni, 7. On eut beau lui remontrer que les usages avaient changé ; l'Ingénu élait têtu, car il était Breton cl Huron, volt. J'ing<!iiu, 4. Il [d'Alembert] est têtu comme une mule ; il est tout plein d'esprit, il a toutes sortes d'esprit, il est gai, il est charmant, m. Lett. Thiriot, il août 4700. L'âne est lent, indocile et têtu, bukfon, ine. || Substantivement. C'est un grand têlu. Cet enfant est un petit têtu. Une petite têtue. Je n'aime pas les têtus. Il 8° S. m. Marteau à têle carrée, avec lequel on abat la pierre, près des arêtes, pour la dégrossir : on s'en sert aussi pour assurer la pierre sur le mortier, quand on la pose. || 4" Espèce de poisson, le ieuciscuj jeses, dit aussi chevanne.
— SYN. TÊTU, ENTÊTÉ. Le létu et l'enlété sont attachés à leur sens, et tellement livrés à leurs idées qu'ils n'écoutent rien; mais le têtu l'ost par nature, par caractère; l'entêté l'est par accident, par suite d'une impression reçue, parce qu'il lui est arrivé de se laisser prévenir : aussi le défaut du têtu est irrémédiable, tandis qu'on désabuse quelquefois l'enlété.
— HIST. xiir s. Jeunes, jolif, félons, testu Ne me priseront ung fe^tu, lo Rose, 92IB. || xiv s. Il [les pastoureaux] dopeçoient mariages. Et laisoient pluseurs domages ; Car fol esloienl et testu, du CANOË, poj(ore;/i. Il XV* s. Saule, Saule, trop es testu ; Dy pour quoy me guerroies tu ? Ifarl. de Poul. ||xvi» s. Ceulx qui ont à négocier avecques des femmes testues peuvent avoir essayé à quelle rage on les jecte quand on oppose à leur agitation le silence et la froideur, mont, m, <44.
— ÊTYM. Tête; wallon, chestou, (i«j(ou ; provenç. tastug.
t TEUCRIETTE (leu-kri-è-f), s. f. Espèce de véronique, dit aussi véronique des montagnes, veronica teucrium, l.
— ETYM. TeJxpiov, germandrée, à laquelle la Jeucrietle ressemble un peu par les feuilles et le port.
t TEUGUE (teu-gh'i ou TUOUE(tu-k'), ». f. Terme de marine. Espèce de gaillard que l'on élevait quelquefois à l'arrière, le plus souvent à l'avant, pour se garantir de l'injure du temps. Sa Majesté fait très-e.\ presses défenses.... de rien changer aux soutes du fond de cale, ni d'élever aucune luque de charpente sur les dunettes, Ordorm. du roi, 13 juin 1671, dans )al.
— ETYM. Lat. tegula, tuile, d'après jal.
t TEUTATfiS (teu-ta-tès'), ». m. Un des dieux auxquels les Gaulois offraient des victimes humaines.
t TEUTOMANIE (teu-to-ma-nie), ». m. Zèle excessif pour tout ce qui est allemand; chauvinisme allemand.
— ÊTYM. Teuton, et manie.
t TEUTON, OX.VE (teu-lon, to-n'), adj. Se dit de l'ensemble de tous les peuples germains. || L'idiome teuton ou, substantivement, le teuton, l'ancienne langue germani(iue. |{ S. m. Les Teutons.
— ÊTYM. Nom de la peuplade germanique qui fut vaincue par Marius. Les Teutons de Jiarius
sont rattachés tveo raison aux cnvabiiseun du t* sièclcapr. 1. C. ; toutefoii l^utonieu», Itulonica (in> (jua ne commence i se dire des Allemands ijue vers le Tiir siècle, et par les souvenirs de l'antiquité.
TEUTOMOUK (teu-to-ni-k'), adj. Qui a rapport aux anciens Teutons, qui leur appartient. || Se dit d'une espèce d'écriture gothique. Lettres teuloniques. |l Ordre Teutonique (avec un T majuscule), ordre fondé pendant le siège d'Acre, pour recueillir les pauvres et les malades allemands abandonnés en Palestine; il porta d'abord le nom de chevaliers de Notre-Dame du mont Sion; dans le xili* siècle il fut appelé et établi en Prusse. Les deux grands ennemis de la Pologne furent longtemps 1m Turcs elles religieux chevaliers tcutoniques, voLT. ffirurs. H». Il Hanse teutonique, voy. hanbb.
— ÊTYM. 7"eii(on.
t TftVERTIN (té-vèr-tin), ». m. Voy. THAVEnim.
TEXTE (<èk-st'), ». m. || 1* Les propres paroles d'un auteur, d'un livre, considérées par rapport aux commentaires, aux gloses, qu'on a faits dessus. L'étude des textes ne peut jamais être assez recommandée; c'est le chemin le plus court, le plus siiretle plus agréable pour lout genre d'érudition, la brut. xiv. Il [Huet] avait lu vingt-quatre fois le texte hébreu [de la Bible], en le conférant avec les autres textes orientaux, d'olivet, llisi. Acad. t. II, p. 400, dans pougf.ns. Un teste précis de la loi, uoNTESQ. Bsp. XI, fl. Quand il [Malebrancbej a voulu développer cette grande vérité, que lout est en Dieu, les lecteurs ont dit que le commentaire est plus obscur que le texte, volt. Phil. Tout en Dieu. Il Fig. J'ai trop bien profité pour n'être pas instruit X quels discours malins le mariage expose; Je sais que c'est un texte où chacun fait sa glose, BoiL. Sat. X. D'après l'athée, la nature est un livre on la vérité se trouve toujours dans la note, et ja> mais dans le texte, ckateaubr. Génie, i, vi, 4. || Restituer un texte, rétablir l'ordre, les mots, ou la ponctuation. {| 2* Dans la poésie espagnole, se dit de trois vers qui expliquent le sujet d'une C49rlaine pièce de vers dont le reste s'appelle gloser Le texte se met en tête de la glose, et sert de refrain i chaque stance de celle-ci. || 8" Passage d« l'Écriture sainte, qui fait ordinairement le sujet du sermon, et pa: lequel le prédicateur commence. Je n'ai point parcouru les livres sacrés pour y trouver quelque texte que je pusse appliquer i cette princesse, boss. Duch. d'Orl Ce texte [vanité des vanités], qui convient à tous les états et à tous les événements de la vie, par une raison particulière devient propre i mon lamentable sujet, u>. ib. Le» textes viennent de ce que les pasteurs ne parlaient jamais autrefois au peuple de leur propre fonds; ils ne faisaient qu'expliquer les paroles du texte de l'Écriture; insensiblement, on a pris U coutume de ne plus suivre toutes les paroles de l'I^vangile; on n'en explique plus qu'un seul endroit, qu'on nomme le texte du sermon, fén. dialogue lur l'éloquence, m. || Fig. Il prend mal son texte, il s'appuie sur une mauvaise raison. || 4' Kig. Sujet d'entretien, de discours. On eiil dit que la na» ture étalait à nos yeux toute sa magnificence, pour en offrir le texte à nos entreliens, j. J. Rouss. Èm. IV. Il [l'abbé de St-Pierre] voulait que les sujets do nos prix d'éloquence ne fussent plus, comme ils l'ont été durant près d'un siècle, des textes de sermons, mais qu'on les consacrât à l'éloge des hommes célèbres qui ont honoré la nation par leurs talents et par leurs vertus, d'alemb. Élog. L'abbé d« Si-P. Il Revenir à son texte, revenir au sujet do discussion, à ce qui fait l'objet principal dans ce dont il est question. Je reviens à mon texte : il faut que l'on jouisse, la font. Fabl. nu, 27. || 6* Se dit d'un livre d'Évangiles porté, aux grand'messes, par le diacre, qui le donne i baiser & l'offician^ avant que celui-ci baise l'autel. || 8' Terme d'imprimerie. Gros texte, caractère entre le gros romain et le saint-augustin. || Petit texte, caractère entre la gaillarde et la mignonne. || Proverbe. Glos« d'Orléans, plus obscure que le texte (voy. glose).
— HIST. XII* s. A Roem fist mainte malice, N'i laissa tiexte [livre d'Évangile] ni galice, du canqe, texius. Il XIII* s. N'encor ne fais-ge pas pechié. Se ge nome, sans mètre gloses. Par plain texte les nobles choses Que mes pères en paradis Fist de ses propres mains jadis, (a Aose, 6980. || xiv* s. Avec ce je ne ose pas eslongier [éloigner] mon parler du texte de Arislote, qui est en plusieurs lieux obscur, oresue, Prol. Eln plus grelle Ictra que n'est lo tieuste, a. de mondeville, f" 3.1. [Pierre Flotte] Qui dedans Paris commença A serujoner, ainçois tença; Car son sermon teuce sembla. Je n*
THA
laioù son tieste embla, C/iro». de Geffroi de Paris, p. 34. Un aut'es livres ou tieiles tous couvors d'argent, hihl. des ch. «• série, t. v, p. le*.
— ETYM. Provenç. texte, test; du lat. textut, Musa et texte, de texere, tisser.
TEXTILE (tèk-sti-1'), adj. || 1° Susceptible d'être mis en tissu. |{ Se dit, en particulier, des plantes qui fournissent de la filasse propre à la filature : 1» chanvre, le Un, le phormiura, etc. {| S. m. Un textile, une matière propre à être mise en tissu. Le coton est un textile. || 2* Qui se rapporte au tissage. Les industries texlilcs, audiganne, Rev. des Deux-Mondes, 1864, t. ni, p. 8»o. 1| 8" Terme de minéralogie. Qui présente des filets minces et allongés.
— RTYM. Lat. textilis, de texere, tisser.
t TEXTILITÉ (tèk-sti-li-té), ». f. Propriété des corps textiles.
— RTYM. Textile.
TEXTUAIUE(tèk-stu-è-r'), ». m. Livre où il n'y
a que le texte, sans commentaire, sans notes. Un textuaire de la Bible. || Adj. Qui concerne le texte.
— ÊTYM. Lat. textut, texte.
TEXTUEL, ELLE (tèk-stu-èl, è-1'), odj. || 1* Qui est dans un texte. || 8° Cité conformément à un texte. Une citation textuelle.
— HIST. XV' 8. On doit expliquer ladite loi à l'entente de la fin, et non pas en sens littéral ou «enlence textuelle, uonstrel. i, 39.
— ÊTYM. Lat. lextus, texte.
TEXTUELLEMENT (tèk-stu-è-le-man), adv.
D'une manière conforme au texte.
— HIST. XV* s.Ainsyqu'il est textuellement contenu au chapitre.... godbfrot, Ànnot. sur i'hist. de Charles VI, p. 544.
— ÊTYM. Textuelle, et le suffixe ment.
t TEXTUL.4IRE (tèk-stu-lê-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui concerne la texture, les lissus (Blainville, (82Ï). Il Anatomie texlulaire (Blainville), étude anatomique des tissus, dite aussi histologie.
TEXTURE (tèk-stu-r'), s. f. || 1° Action de tisser. Il État d'une chose tissue. || 3* Dans le langage didactique, la disposition, l'entrelacement des parties qui composent un corps. Par cette simple exposition de la texture du bois, on voit que la cohérence longitudinale doit être bien plus considérable que l'union transversale, buff. Hist, nat. Part. exp. Œuv. t. viii, p. <63. || Particulièrement, en anatomie, un des caraclères d'ordre organique des êtres vivants, qui consiste en un arrangement réciproque off'ert dans chaque tissu par leurs éléments anatomiques et particulier pour chacun d'eu^. La texture des tendons, des muscles, des membranes séreuses. {| 3* En termes de littérature, la liaison des différentes parties d'un ouvrage, etc. La texture d'une pièce de théâtre.
— HIST, XIII* s. L'en apele drap nays, à Paris, le drap duquel la chaane [chaîne] et la tisture est tout d'un, Liv. des met. H9. || xvi* s. Faisant une merveilleuse texture en manière d'un filet ou xets, PARÉ, in, ».
— ÊTYM. Prov. texura, texura; esp. textura; ital. testura; du lat. textura, de texere, tisser.
t TIIALAMK (ta-la-m'), ou THALAMION (U-lami-on), ». m. Terme de botanique. Évasement du pédoncule des synanthérées. || Sorte de fructification des lichens.
— ETYM. Lat. thalamus, lit.
t "raALAMIFLORE (ta-la-mi-flo-r'), adj. Terme de botanique. Se dit des familles de plantes dicotylédones qui se caractérisent par une double enveloppe florale à pétales distincts insérés sur le réceptacle (de CandoUe).
— ÊTYM. Thalame, et fleur.
t THALASSIBIE (ta-la-s3i-bie),o<i;'. Terme d'histoire naturelle. Qui vit dans les eaux de la mer.
— ÊTYM. 601X0001, mer, et pîo;, vie.
t THALASSIOI'IIVTE (ta-la-ssi-o-fi-f ), ». m.
>rme de botanique. Plante marine. || Nom donné différentes algues. Les grands thalassiophylcs
voc leurs éventails de feuilles rouges, vertes ou jaunes, oRiHARD, Rev. des Deuz-Jfonde», ("avril 4867, p. «80.
— ÊTYM. BïXiiooio;, marin, et ipyTàv, plante.
t THAI.ASSIOl'E (la-la-ssi-k'), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui a rapport à la mer, qui en provient. || Terme de géologie. Se dit des terrains de sédiment supérieurs, c'est-à-dire de ceux qu'on trouve depuis la surface de la terrejusqu'à la craie exclusivement. Le caractère thalatsique de la surface terrestre estians cesse allé «a rAflaiblissaot.
— £T\'M. SdXaoaa, ffler.
THA
t THALASSOCRATIE (ta-la-sso-kra-sie), ». f. Krapire des mers. M. Bianchini fait toujours grand cas de ce qu'il appelle la thalassocratie, l'empire ou du moins l'usage libre de la mer; en effet l'importance de cette thalassocratie, connue et sentie dès les premiers temps, l'est aujourd'hui plus que jamais; et les nations de l'Europe s'accordent assez à penser qu'elles acquièrent plus de véritable puissance en s'enrichissant par un commerce tranquille, qu'en agrandissant leurs Etats par des conquêtes violentes, fontkn. Bianchini. || Les thalassocralies de Castor de Khodes, empire de la mer Egée attribué par cet historien successivement à différents peuples.
— ÊTYM. Bilaaad, mer, et xpoTei'a, empire.
t THALASSOMKLI (ta-la-sso-mé-li), s. m. Médicament que les anciens composaient de parties égales d'eau de mer, de miel et d'eau de pluie, le tout exposé au soleil pendant la canicule dans un vase poissé; c'était un médicament purgatif.
— ETYM. ©àXaooa, mer, et né/i, miel.
t THALASSOMÈTRE (ta-la-sso-mè-tr') , ». m. Sonde marine.
— ÊTYM. HàXaooa, mer, et (isTpov, mesure.
t THALASSO.MÉTRIQUE (U-la-sso-mé-tri-k' ), adj. Qui concerne les sondages en mer.
THALER (tal-r', ou, à la française, ta-lèr), ». m. Monnaie d'Allemagne qui vaut 3 fr. 68, d'après l'Ann. du Bur. des longit || On dit quelquefois daler.
— ÊTYM. Altem. r/ia(«r ; hoUand. daler; angl. dollar.
t THALIE (U-lie), ». ^. 111* L'une des neuf Muses: elle préside à la comédie. || 2° Petite planète télescopique découverte en 186-2.
t THALLE (ta-l'), ». m. Terme de botanique Expansion foliacée des lichens, semblable à une tige ou à une feuille, et constituant toute la plante, i l'exception de la fructification. || Se dit aussi de l'expansion foliacée des algues.
— ÊTYM. eaOoç, branche, rejeton.
tTHALLlQUK (tal-li-k') , adj. Qui se rapporte
au thal.liiim.
t THALLITE (tal-li-f), t. f. Terme de minéralogie. Épidote.
t THALLIUM (tal-li-om'), ». m. Terme de chimie. Nouveau métal, un peu moins blanc que l'argent, découvert dans les boues des chambres où l'on fabrique l'acide sulfurique par la combustion des pyrites.
— ÊTYM. 8»XX4{, branche d'arljre, à cause de la couleur verte de la raie que le thallium donna dans le spectre.
t THALWEG (talvègh'), S. m. Ligne plus ou moins sinueuse au fond d'une vallée, suivant laquelle se dirigent les eaux courantes. || Thalweg d'une vallée, la ligne d'intersection des plans de pente latérale des deux berges de la vallée.
Thalweg d'un cours d'eau, la position du filet d'eau qui se meut avec la plus grande vitesse. Le thalweg d'un cours d'eau ne correspond pas toujours au thalweg de la vallée. Pendant l'étiage, la navigation [de Rouen à Paris] était fort dillicile, parce qu'il fallait chercher le thalweg, dont la largeur était peu considérable, et y lutter avec effort contre la vitesse du courant, e. changez, Voies navig. de France, p. 627. Le thalweg du Rhin formera la démarcation entre la France et les ÉUts de l'Allemagne, Traité de Paris de «8)5, art. ».
— ÊTYM. Allem. Thalioeg, de .Thaï, vallée, et Weg, chemin.
t THAM.NOPHILE (U-mno-fi-l'), ». m. || 1* Genre d'insectes coléoptères. On y distingue le thamnophile majeur, qui se trouve au Paraguay. || 2* Nom moderne du genre batara, oiseaux insectivores, dans lequel on distingue le thamnophile coraya qui porte à la Guyane le nom vulgaire de coraya, et le thamnophile alapi, appelé i la Guyane alapi,
LEGOARANT
— ÊTYM. editvo;, buisson, et çîXo;, ami.
t TIIAMUS (ta-mouz'), ». m. Nom d'un mois des Juifs, qui était le 4* de leur année sacrée et le <o* de leur année civile. Conformément à la prononciation, écrit aussi thamouz,et on trouve en outre les variantes thamuz et ihammuz.
t TUANATOI-OGIË (ta-na-to-lo-jie), t. m. Traité de la mort ; théorie de la mort.
— ÊTYM. ftàviTo;, mort, et X6ifr>«, discours. 6 ivatoc se rapporte au radical sanscr. han, tuer, qui est pour (i/rnn (ni-d/ia«o, mort).
t THANATOIor.lvUB (U-na-lo-lo-ji-k'), o(y. 0"! se rapporte àla thanatologie. || Terme de médecine
THÉ
légale. Qui se rapporte au corps mort. La paitle* thanatologique de la médecine légale comprend ce qui concerne l'individu mort.
t THANATO.MKTRE (U-na-to-mè-tr*), ». m. Thermomètre destiné à être introduit dans l'estomao ou le rectum, dont la température descend rapidement à 2u° après la mort réelle, ce qui n'a pat lieu dans la mort apparente.
— KTY.M. OivoToç, mort, et piTpov, mesure.
t THANATOl'HoniE (ta-na-to-fo-bie), ». f. Crainte exagérée de la mort, symptôme ordinaire de l'hypochondrie.
— ETYM. ©livaTo;, mort, et çôSo;, crainte.
t THAPSIE (U-psie), ». f. Nom d'un genre d'ombellifères à fruit oblong, échancré aux deux extrémités, muni de quatre ailes membraneuses. On y distingue la thapsie velue, thapsia villosa, L. qui a une racine contenant une essence &cre et corrosive; on en fait des rubéfiants.
t THARGËLION (Ur-jé-li-on), ». m. Onzième mois de l'année athénienne; il correspondait à partie de mai et juin.
t THARU (ta-ru), s. m. Autour du Chili.
THAUMATURGE (tô-ma-tur-j'), adj. Qui fait des miracles. Saint Grégoire Thaumaturge. Il Substantivement. Les montagnes s'ébranlent, et ces masse» sans soutien demeurent suspendues par la force de la foi de ce thaumaturge [saint François de Paule], FLÉCH. Panég St l-rançois de Paule. || Il se prend aussi en mauvaise part. Despréaux observait avec raison que les faux thaumaturges avaient très-rarement tenté l'opération critique de la résurrection des morts, o'aleub. Élog. Despr. note 36. On n'a jamais rien appris de certain sur les premières années de ce thaumaturge [Cagliostro], decour- CUAMP, Souv. de la marq. di Créijuy, t. iv, ch. T.
— ETYM. 6a'JiJi»TO\jpYOÇ, de OaO|xa, ôaOïiœTO;, merveille, et io^jo-t, œuvre.
tTnAU.MATURGIE (tô-ma-tur-jieT, ». f. Œuvre des thaumaturges.
t THAUMATUllGIOCE (tô-ma-tur-ji-k*), adj.
Qui a rapport à la thaumaturgie. Ces tliauiuaturgiques frères de la rosecroix, naudé, Rosecrou, vm, 4.
THË (té), ». m. Il 1° Arbrisseau qui croit à la Chine et au Japon, et dont les feuilles servent à faire une infusion , thea sinensis, Simson ( ternstrœmiacécs, camellices ou théacées).Le théest un arbrisseau d'une forme agreste, haut de cinq ou six pieds, commun à la Chine et au Japon; il se plaît dans les lieux escarpés; on le trouve plut souvent sur le penchant des collines et le long des rivières, ratnal, Uist. phil. v, 26. || 2* Nom donné à la feuille. La première récolte se fait sur la fin de février; les feuilles, alors petites, tendres et délicates, forment ce qu'on appelle le thé impérial, parce qu'il sert principalement à l'usage do la cour et des gens en place, baïnal, Hist. }>hil. V, î6. Il Les thés verts se divisent : i' le thé hysson ou thé-chun; le plus estimé, à feuille longue, étroite, charnue, tournée en spirale, recouverte de duvet; il contient 48 p. (on de matières solublés ; 2" le hysson junior ou yutsson, formé de pe* tites feuilles jaunes, cloisies et cueillies avant la pluie; il contient 52 p. ino de matières solubles; 3* l'hysson clioulang ; il a un goût particulier quM doit, dit-on, à la fleur de l'olivier odorant; il contient 46 p. Kio de matières soludles; 4* l'hy»ion skin ou de rebut, formé des détritus de toute» les feuilles de l'hysson qui ne pourraient entrer dans les premières qualités; il contient 43 p. (oo; 5* et 6* le thé poudre à canon et le thé impérial, formés l'un et l'autre par des triages de l'hysson et fortement roulés en forme de graines rondea; le ihé impérial est composé de grains plus menus et mieux formés que le poudre à canon; ils contiennent 62 p. 100; 7° le tonkay ou thé du ruisseau est la dernière récolte de la saison, la bonté des Ihés étant d'autant plus grande que la récolta est faite plus tôt; il ne possède que 43 p. loo, L§ thi et te chocolat, Paris, tsof, p. »8. || Le thé noir se divise en cinq sortes principales : (• le pekoê, dont une espèce est le plus fin et le plus aromatisé en thés noirs, et qui est formé par la première récolte de l'arbuste; 2* le congo, qui fait la . base de la consommation journalière de la Chine, et qui se "récolte immédiatement après le pekoë; 3* le souchong, dont la feuille, plus large que cell» du Congo, est mince et souvent brisée; 4* le pouchong, qui a une grande finesse d'arôme; 5* la bohea, le plus commun, le moins cher, le plut discrédité de tous les thés noirs, ib. 400. || Le thé, vert et )• thé noir diffèrent en ce que le noir
THfî
préparé avec fermentation préalable des feuilles, puis desïtéchement rapide au feu, pendant que, puur le vei l, les feuilles sont desséchées au feu, tans fermentation, mais doucement et avec des pressions pour chasser les éléments humides et tstriugoius. ||S* Infusion des feuille» do thé. Offrir, verser du thé. Le Mazarin prend du thé pour ■e garantir de la goutte, oui patin, Lett. t. n, p. 2«2. Il est vrai que Mme de la Sablière prenait du thé avec son lait, sÉv. i« fév. (68». Lorsiiu'on pré pare la teinture ordinaire du thé, on sait qu'elle doit être différente, selon qu'on la veiit plus ou moins chargée, de blkony, conseiller médecin ordinaire du roi, Le bon usage du thé, <C87. Il prend du thé deux fois par jour, et il se croit le mérite de Locke ou de Newton, genus, Ad. et Th. t. i, p. 373, dans pouoENS. Il 4" Collation du soir dans laquelle on sert du ihé et qui offre l'occasion de réunir une société nombreuse. Il y a thé chez Mme une telle. Depuis ce temps-là, je tiens thé ouvert, et tout le monde admire la bouilloire, H~ DU DEKFANT, Lett. à II. Walpole, t. ir, p. 297, dans POUGBNS. Eh I ne suis-je pas engagée à une lecture, à un thé? genlis, Thédt. d'éduc. Danyers du monde, l, 9. || B* Thé suisse, ou thé de Suisse, mélange de plusieurs espèces de plantes aromatiques, recueillies dans les Alpes, et dont on fait des infusions médicinales. Un paysan de Montru, qui, dans son enfance, herborisait dans le Jura pour faire du thé suisse, J. i. Bouss. Confess. v. Il 8* Thé d'Europe, la véronique officinale. |i Thé de France, la sauge, la mélisse officinale. || Thé des Norvégiens, la ronce du Nord. || Thé du Canada, yauUheria proeumbent, L. éricacées. [[Thé du Paraguay, espèce de houi nommé aussi maté, ilex par raguaiensit, L. (voy. houx). |i 7° Terme rural. Thé de foin, voy. SOUPE, n°B. ||8' Thé de viande ou de bœuf, infusion de viande hachée pour les malades.
— ETYM. En langue mandarine tcha, en japonais tsyeo.
t THÉACP,, ÉE (té-a-sé, sée), odj. Terme de botanique. Qui ressemble au thé.
THÉATIN (té-a-tin), J. m. Nom d'un ordre religieux, fondé au ivi' siècle par Pierre CarafTe, évêquc de Tliéate, qui en fut le premier supérieur, et du siège duquel ils tirèrent leur nom. Leur objet était de rétablir l'ancienne vie apostolique, en s'abandonnant à la Providence pour les besoins du corps.
THÉÂTRAL, ALE (té-a-tral, tra-l'}, adj. \\ V Qui appartient au théâtre. Les habitudes théâtrales. Il n'y eut guère [à Rome] de véritable représentation théâtrale qu'à la fin de la première guerre punique; l'exemple en fut donné par un Grec esclave, Livius Andronicus, qui déclama et chanta hii-mème l'ouvrage qu'il avait composé, pastoret, Instil. Uém. hitt et litt. aru. t. m, p. 329. Presque toutes les nations polies de l'Europe sentirent alors le besoin de l'art théâtral, qui rass»,mble les citoyens, adoucit les moeurs, et conduit à la morale par le plaisir, volt. Mœurs, t2i.||Ap: e théâtrale, le temps qui s'écoule depuis la r^^-ée de Pâques jusqu'à la clôture de la semaine sainte, pour les théâtres ouverts toute l'année; et saison annuelle d'outerture, pour les théâtres fermés une partie de l'an. 112° Qui vise à l'effet sur le spectateur. Expression théâtrale. Manières théâtrales. Nous nous flattons que le quatrième acte sera extrêmement théâtral, volt. Lett. Lekain, 23 févr. 4767. Un récit écrit par Racine est supérieur à toutes les autres actions théâtrales, ID. Dict. phil. Art dramat. Qu'une Phèdre, dont le caractère est le plus théâtral qu'on ait jamais vu.... id. Oresle, apUre. || 3" Empreint d'une grandeur apparente et affectée plutôt que réelle. Ce règne théâtral [de Louis XIV), CHAMFOHT, Tabl. historiques, introd. Il INapoléon] se revêt lui-même d'une grandeur théâtrale, villemaik, Souv. contemp. les Cent-Jours, viii.
— REM. La Harpe a fait usage de théâtrals au pluriel; cela était naturel quand ce mot commençait à entrer dans l'usage; et il en a été ainsi de la plupart des nouveaux adjectifs en al. Mais maintenant il est assez établi pour le décliner comme les autres et dire, au pluriel, théâtraux.
— HIST. XVI' s. Es diclz philosophes seroit malreant escrire chose que fust au peuple plausible, théâtral, populaire, bomvakd, Advis et devis des lengues, p. 64.
— ETYM. Lat. theatralit, de theatrum, théâtre. t THÉÂTRALEMENT (té-a-tra-le-man), ode.
D'une manière théâtrale. Cet ouvrage [Pulchérie] .... n'est ni intéressant, ni conduit théâtralement, ni bi«n écrit, volt. Comm. Corn Htm Pukh.
pr^/'. c'est ici que toute la rage aotiphilosophique s'est déployée ; elle a dit : Sénèque veut mourir théâtralement, dideh. Cl. et Nér. i, 94.
THÉÂTRE (té-â-tr'), f. m. || !• Édifice, lieu où l'on représente des ouvrages dramati(iues, oii l'un donne des spectacles. Le théâtre de Bordeaux passe pour le plus beau théâtre de Krance. Ils [les Romains] iiâtissaicnt quelquefois des tlié.^tre3 qui contenaient jusqu'à qualre-vm;t mille spectateurs: ils les bâtissaient pour queligues jours avec la même solidité que s'ils avaient du subsister, coniiil. Hist.anc. xi, t. Comme le théâtre [à Athènes] n'est pa.s couvert, il arrive quelquefois qu'un* pluie soudaine force les spectateurs de se réfugier sous des portiques et dans des édifices publics qui sont au voisinage, bahthél. Anach. ch. 70. Chez les anciens, ce mot théâtre ne signifiait pas seulement le lieu élevé oii l'acteur paraissait et oii se passait l'action, mais aussi toute l'enceinte du lieu commun aux acteurs et aux spectateurs, Bou- CHAUD, Inslit. Mém. se. mor. et pol. t. v, p. 4*5. Un édile, Maicus Scaurus, fil transporter à Rome et ériger trois cent soixante colonnes de marbre pour un théâlre qui ne devait pas durer plus d'un mois, et que décorèrent en même lemps trois mille statues, PAST0REI, r?ult(. Méin. inscrip. et bell.- Ictt. t. v, p. (02. Il a* Établissement pour les représentations drapiatiqucs. L'administration d'un théâtre. N'assistez point aux théâtres ; car tout y est, comme dans le monde dont ils sont l'image, ou concupiscence des yeux ou orgueil de la vie; on y rend les passions délectables, et tout le plai- .sir consiste à les réveiller, aoss. Concupisc. 3). On est accoutumé en Italie à regarder le théâtre comme une grande salle de réunion où l'on n'écoute que les airs, stael, Corinne, vu, 2. On assure que le ministère... vient de nommer un inspecteur général des théâtres de province , c. DELAV. Comédiens, i, 4. Mais quoi! déjà midi! je plains fort la personne Exacte au rendez-vous qu'au théâtre on lui donne, id. «6. I, 4. || 11 y a théâtre ce soir, on joue ce soir la comédie, locution de la cour, de caillikres, (69». || Fermer le théâtre, cesser les représentations pendant quelque temps. Il Rouvrir le théâlre, recommencer à jouer. Il Mettre une pièce au lliéâlre, la donner aux comédiens, la faire représenter. || Mettre un sujet au théâtre, en faire une comédie ou une tragédie. Il Le théâtre s'ouvre [la toile se lève], ROTROU, St Genest, ii, 4. || 3' Théâlre, par rapporta ce qu'on joue, c'esl-à-dire au répertoire. Théâtre de l'opéra, de l'opéra-comique, du vaudeville. || Le Théâtre-Français (avec deux majuscules), théâtre de Paris, particulièrement affecté à la représentation des pièces des auteurs classiques. {{ Second Théâtre-Français, nom donné à l'Odéon, à Paris. Second Théâtre-Français : Aujourd'hui la première représentation des Comédiens, comédie en cinq actes, en vers.... c. delav. Comédiens, prologue. Il X Paris, les théâtres des boulevards, ceux où l'on jouait le mélodrame. || 4" Théâtre, par rapport à la langue dans laquelle les pièces sont écrites. |l II y a un théâtre français à Saint-Pétersbourg, un théâtre italien à Londres, il y a à Saint-Pétersbourg un théâtre où l'on joue des pièces françaises, à Londres un théâtre où l'on joue des pièces italiennes. Il 6" Théâtre en plein vent, les parades, les marionnettes, les théâtres des foires, les pièces militaires ou pièces nationales. || Théâtre forain (voy. forain). Il 6" Particulièrement. La partie élevée où les acteurs donnent la représentation ; la scène. La décoration du théâtre. Le devant, le fond du théâlre. Représenter sur le théâtre. Il excelle à conduire un char dans la carrière.... Avenir prodiguer sa voix sur u;i théâtre, rac. Brit. iv, 4.j|Fig. Venir sur le théâtre, comparaître, rendre raison. Ne voulez-vous pas bien me permettre présentement de passer derrière le rideau, et de vous faire venir sur le théâlre? SÉV. novembre (680. |{ Fig Se retirer derrière le théâtre, disparaître, se refuser à. Il est assez extraordinaire de rompre avec un homme parce qu'il écrit trop bien ; mais je vous dis le fait, elle s'est retirée derrière le théâtre [la jeune marquise de Sévigné refusant plaisamment d'entretenir correspondance avec M. de Grignan, parce que, disait-elle, il écrivait trop bien], skv. 23 avr. (890. Il Changements de théâlre, les changements de décoration dans la même pièce ; on dit aujourd'hui plus ordinairement : changements de décoration, changements de scène || Fig. La belle madame [de Montespan] commence un peu à se lasser de cette exposition publique.... si ce changement de théâtre finit, c'en iju'il était trop
agréable pour être de longue durée, SÉv. (4 août (678. Il Monter sur le théâtre, exercer la profession de comédien. || Habits de théâtre, babils servant dans les représenUlions dramatiques. || Masque* de théâtre, masques dont les ancien* se servaient pour représenter le* diver* personnages. || Fig Ce qui n'a qu'une vaine apparence. l*s grand» pour la plupart sont masques de théâtre, L* font. /■obi. IV, (4. Il Us personnes de théâtre, les acteui-s et les actrices de profession. C'est une femme de théâtre. Elle rentre ce soir : soubrette du théâtre. Elle aspire aux bravos du parterre id.>lâtre, c. DELAV. Comédiens, i, i. Il Pièce de théâtre, tout ouvrage de littérature fait pour être représenté sur le théâtre. || Mot de théâtre, phrase ou membre d.: phrase que l'auteur a écrit dans l'inlention de produire un certain effet sur le public. Il Fig. Roi de théâtre, prince qui laisse gouverner son État par ses ministres, ei qui na que la représentation d'un .roi, et aussi prince incapable qui affecte sans cesse les privilèges de la royauté. Il Fig. Héros de théâtre, héros qui font parade do leur héroïsme. Elle [la sagesse païenne] formait des héros de théâtre dont les grands sentiments n'étaient que pour ies spectateurs, uass. Pet. carême. Triomphe. i| On dit dans un sens analogue : personnage de théâtre. Faisant de l'Évangile un assemblage monstrueux de vrai et de faux, etde nous-mêmes un personnage d- théâtre qui n'a que des actions empruntées , et à qui rien ne convient que ce qu'il paraît, boss. Sermons, Haine pour la vérité, 2. ||7' Autrefois, le* bancs disjiosés des deux côtés de la scène pour des gens privilégiés, et qui y furent maintenus jusqu'en (759. J'étais |sur le théâtre, en humeur d'écouter La pièce, mol. Fdch. i, (. X faire aux nouveautés dont je suis idolâtre. Figure de savant sur les bancs du théâtre, ro. Jfii. m, (. || 8* En parlant des anciens, se dit particulièrement de l'hémicycle où étaient rangés les spectateurs, et qui était opposé à la scène. || 9° L'art et la profession du comédien. Le théâtre instruit mieux que ne fait un gros livre, volt. Trois mon. Il est certain que chez eux [les anciens] la profession du théâlre était si peu déshonnêté, que la Grèce fournit des exemples d'acteurs chargés de certaines fonctions publiques, soit dans l'État, soit en ambassades, j. J. Rouss. Lett. à d'Alemb. Pour le théâtre ayant quitté l'aiguille, béranq. Bonne fille. |{ Cet acteur est né pour le théâtre, il a des dispositions naturelles pour bien représenter. || Il n'est pas encore assez accoutumé au théâtre, il n'a pas encore acquis l'habitude nécessaire pour bien jouer. || Cet acteur a l'habitude, l'usage, l'expérience du théâlre, il connaît son art, il en a la pratique. Je connais mon théâtre, et veux en amateur Jouer à mon profit le rôle d'inspecteur, c. delav. Coméd. I, ». Il Quitter le théâtre, renoncer au théâtre, se dit d'un comédien qui renonce à sa profession, et d'un auteur qui ne veut plus faire de pièces de théâtre. || 10* La poésie, la littérature dramatique, les règles qui y président. Chez nos dévots aïeux le théâtre abhorré Fut longtemps dans la France un plaisir ignoré, boil. Art p. m. Le théâtre, fertile en censeurs pointilleux. Chez nous puur se produire est un champ périlleux, id. ib. Le théâtre [à Athènes] perdit son antique fureur, id. ib. Le seul Molière peignait les mœurs des Français du siècle dernier à leurs propres yeux; le tableau a changé, mais il n'est plus revenu de peintre, J. J. ROuss. Hél. n, 47 Non, le théâtre ne corrige pas; il peut amuser, faire réfiéchir, instruire même; mais convertir, jamais, hazères, les Trois quartiers. Préface. \\ Écrire, travailler pour le théâtre, composer des tragédies ou des comédies. Tentez la gloire, et, dans un grand ouvrage. Pour le théâtre abdiquez les pipeaux, bérano. Censeur. Il Accommoder un sujet au théâtre, disposer un sujet de telle sorte, qu'il spit propre à être représenté sur le théâtre. || Coup de théâtre, événement imprévu pour les spectateurs qui arrive dans une pièce. || Fig. L'exil de ce ministre fut un coup de théâtre. || 11' Recueil de toutes les pièces dramatiques d'un auteur. Le théâtre de Corneille. || Le théâtre grec ou des Grecs, le théâtre latin, le* tragédies et comédies composées par les auteurs grecs, par les auteurs latins. Cela seul [l'exposition des pièces] fait peut-être voir que le théâtre des anciens, d'ailleurs à jamais respectable, est par rapport au nôtre, ce que l'enfance est à l'âgt mûr, volt. Vie de Molière, Amphitryon. \\ On dit de mfme : le théâtre fiançais, le théâtre anglais, etc. Les Anglais avaient déjà un théâtre,
THÉ
«Uiisi bien que les Espagnols, quand les Français n'avaient encore que des tréteaux, volt. Mél. lill. trag. angl- 1-e lliéàtre français, avec les défaut» qui lui restent, est cependant à peu près aussi parfait qu'il peut l'être, soit pour l'agrément, soit pour l'utilité, J. J. nouss. Lelt. àd'Alemb. ||12° Ensemble de pièces composées pour un but spécial. Un théâtie d'éducation. J'ai fait un théâtre à l'usage des enfants et des jeunes personnes, oenlis, Ad. et Th. t. I, p. 273, dans pouoens. || 13" Fig. Lieu où se passe quelque événement. Une mère passionnée [Anne d'Autriche] montera sur le théâtre de la royauté avec le roi son fils [Louis XIV déclaré majeur], de l'esprit et de l'autorité duquel elle tâchera de se servir pour appuyer ses créatures, gui patin, te», t. ii, p. 589. Je passerai par Paris, qui est le théâtre des nations, fÉv. Il déc. 4689. Mandez-moi la suite de tout ce qui se passe à Grignan; c'est le théâtre oîi j'ai le plus d'attention, quoiqu'il ne soit pas le plus important de l'Europe, ID. 6 juill. (C89. Que deviendront les États, si on établit de telles maximes [le droit de défendre sa religion par la guerre civile]? que deviendront-ils, encore un coup, si ce n'est une boucherie et un théâtre perpétuel et toujours sanglant de guerres civiles? uoss. s* avert. 3t. Je ne suis rien; un si petit intervalle [de vie] n'est pas capable de me distinguer du néant; on ne m'a envoyé que pour faire nombre; encore n'avait-on que faire de moi; et la pièce n'en aurait pas été moins jouée, quand je serais demeuré derrière le théâtre, id. Serm. Mort, t. Quel peuple ennemi de la France n'a pas ressenti les effets de sa valeur, et quel endroit de nos frontières n'a pas servi de théâtre à sa gloire? fléch. Tut. Flandre, théâtre sanglant où se passent tant de scènes tragiques, triste et fatale contrée, trop étroite pour contenir tant d'armées qui te dévorent, ID. ib. [Les maladies] Sur le duvet d'un lit, théâtre de ses gènes. Lui font scier des rocs, lui font fendre des chênes, boil. Êp. xi. Ami Santillane, me dit -elle, quand je l'eus achevé [mon récit], vous jouez, à ce que je vois, un assez beau rôle «ur le théâtre du monde, lesàgb, Gil Bl. xii, <. Naples, depuis Charles d'Anjou, était devenu le théâtre des attentats contre les tètes couronnées, VOLT. Ànn. Emp. Venceslat, )37». Ces rocs tout calcinés, celte terre noirâtre. Tout d'un grand incendie annonce le théâtre, delille, llom. des eh, III. Il 14° Position où l'on est en vue des hommes. Je suis sur le théâtre; il faut bien qu'on me siffle ou qu'on m'applaudisse, haintenon, Lett. à M. d^Aubigné, i» janv. (083. Je ne prends point pour juge une cour idolâtre, Paulin, je me propose un plus ample théâtre, hac. Bérén. ii, 2. Il Sortir du théâtre, n'être plus en représentation. Le plaisir d'un roi qui mérite de l'être, est de l'être moins quelquefois, de sortir du théâtre, LA BRUT. X. Il IB* Fig. Il se dit de ce qui se passe dans le corps, dans l'esprit. Le poumon est le théâtre des phénomènes de la respiration. Après avoir ri de toutes ces figures [apparences au clair de lune, dans un bois], et nous être persuadés que voilà ce qui s'appelle des esprits, et que notre imagination en est le théâtre, nous revenons, sÉv. 42 juin 1080. Il 18° Terme d'hydraulique. Théâtre d'eau, disposition de plusieurs allées d'eau avec jets, cascades, rocaiUes et figures. || l?" Espèce de chantier pour faire égoutter les morues qu'on vient de laver. Il Sorte de séchoir pour la poudre à canon. Il Pile de bois à brûler dans un chantier. Il 18* Terme de marine. Nom qu'au xvir siècle on donnait, sur la Méditerranée, au château d'avant.
— REM. Théâtre Françaisest écrit par l'Académie sans trait d'union à relâche, avec trait d'union à théâtre et à /îjuront.
— HIST. xiv s. Un théâtre, oresme. Thèse de MEUNIER. Il XV* s. Elles [les femmes] désirent les citez. Les doulx mos à eulx [elles] recitez, Festcs, marchiez et le Ihcatrc, e. desch. Poésies mss. f 628. Mais assez d'autres femmes voy, Qui vont partout sans nul convoy, Aus festins, aux champs, au théâtre, Pour soulacier et pour esbatre, m. ib. f* 5t". ||xvi« s. Toutte la France alloit devenir.... un théâtre de tragédies où l'on alloit porter le fer et le feu, Kern. t. du G. ch. 29.
— ÊTYM. Wallon, leyd«, teyautt ; du lat. theatnim, qui vient de 'liarpov, de 6ioo(ioi voir
tTHÊATRIKlfi, ÉK (té-a-tri-fi-é, éc) odj.'lden- Mfié avec le théâtre. Il y a si longtemps qu'il [un fieux comédien] paraît sur le théâtre, qu'il est pour ainsi dire, tbéâtrifié, lksagb, Di'ahte boii, lu'
t TUÉBAÏDB (té-ba-i-d'), ». f. Ueu désert dans
THÉ
l'Egypte, où se retirèrent de pieux solitaires chrétiens; ainsi nommé parce qu'il était voisin de la ville de Thèbcs. On peut aisément croire que, puisqu'il pratiquait au milieu de Paris celte frugalité digne de la Théhai'dc, Paris était pour lui une Thébaïde à l'éganl do tout le reste, à cela près qu'il lui fournissait des livres et des savants, pon- TEN. Morin. \\ Fig. Lieu désert, solitude profonde. Ce Port-Iloyal est une Thébaïde ; c'est le paradis, c'est un désert où toute la dévotion du christianisme s'est rangée.... sÉv. 20 janv. 4674. Comment vos jours dureraient-ils plus d'un moment, puisque dans notre l'hébaîde ils ne laissent pas de courir? ID. 504.
t TUf.BAIN, AINK (té-bin, bè-n'), ad}. Qui est relatif aux deux villes de Thèbes, d'Egypte et de Grèce. Les dynasties Ihéhaines. || I.a légion thébaine, légion chrétienne que les légendes disent avoir subi tout entière le martyre sous Maximien.
f THÊBAÏNE (té-ba-i-n'), s. f. Terme de cliimie. Nom d'un dus alcaloïdes de l'opium qui porte aussi le nom de paramorphine.
— ÉTYM. Voy. TIIÉBAÏQUE.
t TIIÉBAÏQUK flo-ba-i-k'), adj. Terme de pharmacie. Extrait llièbaîqiie, nom donné à l'extrait aqueux d'opium, à cause de l'opium d'Egypte qui est le plus répandu dans le commerce, et qui est ainsi nommé de la ville de Thèbes.
t THÉCAPHOItK (té-ka-fo-r')," s. m. Terme de botanique. Réceptacle portant des thèques.
— ETYM. ©igxifi, loge, et çopèç, qui porte. THÉIÈRE (té-iè-r'J, i. f. Vase pour faire infuser
le thé. Instance.... concernant des théyères qui ont été saisies [20 sept. 4 736, à Bordeaux], Registre du conseil de commerce, F. 12, 83, p. 607 bis (Arch. nat.).
— ETYM. Thé.
THÉIFORME (té-i-for-m') , adj. Qui ressemble au thé. Infusion Ihéiforme, infusion que l'on prépare comme celle du thé.
— ÉTYM. Thé, et forme.
t THÉINK {lé-i-n'),s.f. Terme de chimie. Principe actif du thé, analogue à celui du café.
TUËISME (té-i-sm'j, s. m. Croyance en l'existence de Dieu. J'ai vu des gens s'étonner qu'une religion aussi modérée que le théisme, et qui paraît si conforme à la raison, n'ait jamais été répandue parmi le peuple.... c'est que le théisme doit encore moins s'appeler une reli.gion qu'un système de philosophie, et que le vulgaire des grands et le vulgaire des petits n'est point philosophe, volt. Dict. phil. Athée. Ce n'est pas qu'il [Cromwell] vît de bon œil la religion du théisme, qui, étant sans fanatisme, ne peut guère servir qu'à des philosophes, et jamais à des conquérants, m. Mœurs, I84.
— ETYM. voy. THÉISTE.
THÉISTE (té-i-st'), s. m. Celui qui croit à l'exiitence de Dieu. Locke était un théiste déclaré, VOLT. Dict. phil. Athée. Nous sommes plus d'un million d'hommes dans l'Europe qu'on peut appeler théistes; nous osons en attester le Dieu unique que nous servons, id. Philos. Prof, de foi théistes. Qu'est-ce qu'un théiste? c'est celui qui dit à Dieu : je vous adore et je vous sers; c'est celui qui dit au Turc, au Chinois, à l'Indien et au Russe : je vous aime, id. Dict. phil. Théisme. || Particulièrement, celui qui admet une religion et un culte public, par opposition à déiste, qui, tout en reconnaissant un Dieu, n'admet ni religion ni culte. Il Adj. Un philosophe théiste. || Systèmes théistes, se dit de tous les systèmes de philosophie qui reconnaissent l'action de Dieu sur l'univers.
— ÊTYM. 0ÎOÎ, Dieu, que Ascoli, Juurn, d» Kuhn, XVII, 442, identifie avec deus, de la sorte : sanscrit védique divya, représenté en grec par Sifeii;, d'où 6eo(, et en laiin par dexis; divya vient de dit), ciel.
t TIIÉLALGIE (té-lal-jie), ». f. Terme de médecine. Douleur du mamelon.
— ivrvM. Oti'ti, mamelon, et àXyoc, douleur.
t THÉHTE (té-li-t'), s. f. Terme de médecine. Inflammation du mamelon.
— f.TYM. ©TjXri, mamelon, et i(e finale médicale indiquant inflammation.
t THËLORKHAGIE (té-lo-rra-jie), ». f Terme de médecine. Hémorrhagie par le mamelon.
— ÊTYM. Bitkri, mamelon, et f n«i!''i faire éruption.
t TnÉMAnoPE (lé-ma-ti-k'), adj. \\ 1" Terme de grammaire. Qui a rapport au thème d'un mot. Les suffixes thématiques. || 2' Terme de musique. Catalogue thématique d'un opéra„ catalogue des thè-
THÉ
mes de cet opéra. Le plus grand nomore des petites partitions de piano et de chant publiées depuis plusieurs années commencent par la table thématique des morceaux, c'est-à-dire les premières mesures, notées, de chacun d'eux, mises en regard de l'indication des pages où ils se trouvent. Il Tables thématiques pour les quatuors, trios, sonates, etc. tables donnant les premières mesures des quatuors, trios, etc. || Qui a rapport au thème. L'idée thématique, fournie par les paroles, de la OKNETAis, Rev. des Deux-Mond. 4 6 fév. 4872, p. 84e. THÈME (tê-m'), ». m. || l' Sujet, proposition qu« l'on entreprend de prouver ou de traiter. Vous discourez fort bien, sans avoir un thème, sÉv. 236. M. de Cambrai prit son thème [de sermon] sur la soumission due à l'Église, st-siu. 66, 96. H. Delisle va à son régiment, et je n'aurai plus de nouvelles; il avait une pitié charmante pour ma curiosité; il me donnait des thèmes toutes les semaines, volt. Lett. Mme du Delfant, 28juill. 4774. Il Fig. Prendre mal son thème, avancer quelque chose qu'on ne peut soutenir, et aussi prendre mal ses mesures. || 2° Matière de devoir qu'on donne aux écoliers à traduire de leur langue dans celle qu'ils apprennent. Un thème latin. Un thème grec. Quand les enfants ont déjà quelque légère teinture du latin, et qu'ils ont été un peu formés à l'explication, je crois que la composition de thèmes peut leur être fort utile, rollin, Traité des Et. i,». Il La composition de l'écolier faite sur le thème donné. Il compose un thème, madame, que je viens de lui dicter sur une épître de Cicéron, mol. Comtesse, 4 7. M. de Beauvillier traita M. de Chevreuse comme un régent fait un écolier qui apporte un thème plein des plus gros solécismes, sisiH. 333, 4 22. Un illustre ami de lime Dacier m'a assuré qu'elle n'avait fait qu'un seul thème en sa vie, ce qu'il avait appris d'elle-même et qu'elle ne l'avait fait que par amusement, dumars. (Eue. t. I, p. 429. En classe.; . j'écrivais sans peur, mais sans système, Versant le barbarisme à grands flots sur le thème, v. hugo, Jioyorw et ombres, I 44. Il Faire un thème en deux façons, le recommencer en employant d'autres expressions, d'autres tournures que celles qu'on avait employées la première fois. Il n'est peut-être pas aussi utile qu'on le pense de faire le thème en deux façons, DUMARSAIS, Œuv. t. m, p. 259. || Fig. Faire son thème en deux façons, dire, écrire la même chose de deux façons diflérentes. || Faire son thème en deux façons, signifie aussi tendre i un même but par des moyens difl'érents, examiner les différentes ressources auxquelles on peut recourir. Vous calculez votre désordre [le désordre de vos affaires], ma fille, et vous tournez votre thème en plusieurs façons, sÉv. 4 4 déc. 4 88». Il Fort en thème, se dit d'u:'. élève qui fait bien les thèmes, et, à cause que le tliè:ne n'evige paf d'imagination, d'un élève dont l'esprit n'a point de vivacité. Il 8" Terme de grammaire. Le mot non encore revêtu de sa désinence de flexion, mais prêt à la recevoir. Le thème d'un nom, d'un verbe. Il Particulièrement, on appelle thème, en termes de grammaire grecque, la première personne du présent de l'indicatif, dumars. Œuv. t. iv, p. 3bo. Il 4* Ternie de musique. Chant, motif sulfisamment caractérisé, qui peut servir de sujet soit pour un morceau de contre-point, soit pour des variations. \\ 6* Terme d'astrologie. Thème céleste, ou, simplement, thème, figure que tracent les astrologues, lorsqu'ils veulent tirer l'horoscope de quelqu'un, en marquant le lieu où sont à ce moment les étoiles et les planètes. || 6° S'est dit, dan» le Bas-Empire, d'un gouvernement gardé par une légion qui était elle-même appelée thème. Une carte de l'empire grec du moyen âge, tirée de la description qu'en fit l'empereur Constantin Porphyrogénèie dans le x" siècle.... l'empire est divisé en Ihè.ues, expression inouïe jusque-là.... FONTEN. Delisle.
— HlST. XIII' S. Por plus enforcier l'anatesme, Quant il aura fine son tesme, Li met ou poing ung ardant cierge, la Rose, 49788. ||xv« s. Noblece de corage, prise en manière de teume en ceste primiere partie de mon volume, christ, db piian, Charles V, i, 4. D'autre part dit saint themme et glose Que ce seroit aussi fort chose Passer par le Iro d'une aguiUe Un chamel.... E. desch. Poésies mss. f 509. Il xvi« s. Et, pour venir au propos de mon thème, il [Julien] couvoit, dict Marcelliuus, de longtemps eu son cœur le paganisme, mont, m, 8S. Si, par essai, on me vouloit donner un thème à la mode des collèges, id. i, 494,
THE
-- fTfM. Provenç. thema : espagn. et iMi. !«• wio; dt< lat thema, i\\i'\ est le grec 6£|ia, thème, de t(6r,iii, po«tr (voy. thkse).
lilClM^ (lé-mis'), ». /. Il f Terme du polythéisme fiéesse (le la justice. BientAt ils défendront de peiLA-e la Prudence, De donner i 'l'hcmis ni b.indeau ni balunce, boil. Art p. ni. || 2" Poétiquerai'nl. La justice même. Les arrêts de Thémis Kl Thémis pour voir clair a besoin de tes yeux, BOIL. Êpit. VI. Vous aussi , de Thémis généreux nourrissons [les étudiants en droit], c. delav. Vise, d'ouverture de l'Odéon. || 3* Un des noms de la constellation de la Vierge. || 4° Planète lélescopique découverte en (863.
— ETYM. «Êiiic, déesse de la justice, et aussi loi, usage, de 6ti, radical qui est dans -ttSiiKii.
t THÉNAR (té-nar), I. m. Terme d'anatomie. Saillie que les muscles court abducteur, opposant, et court fléchisseur du pouce, forment à la partie •nlérieure externe et supérieure de la main.
— HIST. XVI' s. Les muscles qui eslcndent le tenar de la main, paré, i, 8.
— ÊTYM. Oevap, paume de la main.
t TIIF.OBROMK (lé-o-bro-m'), s. m. Nom moderne du genre cacaoyer ou cacaotier, byttnériacées. On y distingue le théobrorae cacao, dit vulgairement cacaoyer ou cacaotier, et qui produit la semence appelée cacao, employée à la fabrication du chocolat.
— f.TYM. eci;, dieu, et Pp<ô(iot, mets : mets des dieux.
t THF.OBROMIN'E (té-o-bro-mi-n'), s. f. Terme de chimie. Alcaloïde se trouvant dans le cacao, thenbrmna cacao, L.
t THÉOCRATK (té-o-kra-f), ». m. Membre d'une théocratie ; celui qui exerce un pouvoir théocratique.
— KTYM. Voy. théocratie.
TMÈOCRATIK (lé-0-kra-sie), ». f. Gouvernement où les chefs de la nation sont regardés comme les ministres de Dieu ou des dieux ou appartiennent à une race sacerdotale. Leur État [des Juifs] n'était ni monarchie, m aristocratie, ni démocratie, mais, comme Josepli le nomme, théocratie, fleurt, i/œur» des Israël, t. xxm, î" part. p. 298, dans POLGENS. Les (crémiers incas, en se disant descendants en droite ligne du soleil, établirent une théocratie; tout se faisait au nom du soleil, volt. Dict. phil. Théocratie II en est ainsi chez tous les peuples de la terre : on commence par la théocratio, on finit par les choses purement humaines; plus les sociétés perfectionnent les connaissances, moins il y a de prodiges, ID. ib. Miracles.
— ÊTYM. 6toitpot(a, de 6so;, Dieu, et xpiToç, puissance.
TIlROCRATIQDE (té-o-kra-ti-k'), adj. Qui appartient à la théocratie ; qui a le caractère de la théocratie. Les brachmanes dans l'Inde ont eu longtemps le caractère théocratique, c'est-à-dire qu'ils ont eu le pouvoir souverain au nom de Brama, volt. Dict. phil. Théocratie.
— ETYM. Théocratie.
t THftOCRATIOUEMENT (té-o-kra- ti-ke-man) , •d». D'une manière théocratique.
TilflOUICÉE (té-o-di-sée) , s. f. || 1* Justice de Dieu. Il Partie de la théologie naturelle qui traite de la justice de Dieu, et qui a pour but de juslifier sa providence, en réfutant les objections Urées de l'existence du mal. Le plus grand ouvrage de M. Leibnitz, qui se rapporte à la théologie, est sa Théodicée, imprimée en 17)0; on connaît assez les difficultés que M. Bayle avait proposées sur l'origine du mal, soit physique, soit moral, fonten. Leibnitx. Toute la théodicée de Leibnitz ne vaut pas une expérience de NoHet, volt. Mél. litt. À Jf***. Personne au monde ne respecte et n'admire plus que moi le grand Leibnitz; sa Théodicée est un de mes livres de dévotion, bonnet, Œuv. mél. t. xviii, p. 43, dans pougens. || 2" Abusivement, dans le langage de l'école éclectique moderne , partie de la philosophie qui traite de l'existence et des attributs de Dieu, de ses rapports avec l'homme.
— ÉTYM. «eàc, Dieu, et Sîxti, justice.
tTHfiOI)OLITE(té-o-do-li-t'), ». m. Instrument
d'astronomie et de géodésie, qui sert à mesurer directement les angles réduits à l'horizon, et les disUnccs zénithales. || Théodolite autographe, ou planchette photographique, instrumenta l'aide duijuel on applique la photographie à la levée des plans.
-- ETYM. Origine inconnue; car les étymologies données (6iiu>, voir, et A5i;, voie, ou îo\ix4«, long) se sont pas acckpiablea.
t TnEOnOSIEN, lENNE (lé-o-no-iim, zié-nT, ad) Oui apparticnl à Théodose le Grand ou i Théodose II, son petit-fils. || Le code tliéodosion, code publié en «58, sous Théodose le jeune.
TilCOGO.ME (lé-o-go-nic), ». f. || f Génération des dieux. H Titre d'un poème d'Hésiode. la Théogonie ou généalogie des dieux. On peut regarder la Théogonie d'Hésiode et les poèmes d'Homère comme les archives et les monuments les plus silrs de la théologie des anciens et de l'opinion qu'ils avaient de leurs dieux, boi.lin, Ilist. anc. Œuv. t. Il, p. 600, dans polcens. || 2* Tout système religieux dans l'anllquilé païenne sur les rapports des dieux entre eux et avec le monde. Le peu qui nous reste des théogonies phénicienne, persane, syrienne, indienne, égyptienne , volt. Phil. Bible expl. Genèse.
— ETYM. ©lOfoyCot, de 6t4c, Dieu, et ifôvo;, génération.
t THÉOGONIOUE (té-o-go-ni-k), adj Qui appartient à la théogonie.
t THP.OGOMSTE (té-o-go-ni-sf), ». m. Celui qui traite delà théogonie. On cite parmi les théogonisles et les fondateurs de la philosophie fabuleuse des Grecs, Épiménide de Crète et Homère, DiDKR. Opin. des anc. phil. {Grecs).
THÉOLOGAL, ALE ( té-0-lo-gal , ga-1'), adj. Il 1° Qui a rapport à la théologie (peu usité en ce sens; on dit plutôt théologique). Les persécuteurs théologaux, volt. Quest. miraci. 16. {{ Il se dit des vertus qui ont principalement Dieu pour objet, et sont les plus nécessaires au salut. Les trois vertus théologales, la foi, l'espérance et la charité. Il Par une extension satirique. Ménagère de ses ressources, elle réservait pour son déclin la médisance, le jeu et la dévotion, ces trois vertus théologales des vieilles femmes, CH. de bernakd, Un homme sérieux, vlii. || 2* S. m. Théologal, chanoine institué dans le chapitre d'une église cathédrale pour enseignei la théologie, et pour prêcher en certaines occasions. Les théologaux de Paris, de Sens. C'est peut-être par ces sortes de raisonnements [raisonnements philosophiques] que les théologiens ne sont . as quelquefois les plus dociles; d'ouest venu le proverbe, que le médecin et le théologal croient rarement au remède et à la religion, ST-ÉvREM.Jugemen.»»ur lessciences, p. )60.
— ETYM. Voy. THÉOLOGIE.
TIlfiOLOGALE (lé-o-lo-ga-l'), ». f. Charge, dignité de théologal.
t THÉOLOGALK.MENT (té-o-loga-le-man), adj. Avec la majesté prétentieuse qu'afTectent quelques théologaux.
— HKST. XTi* s. Après que tout le monde eut sonorement et theologalement toussi , craché et recraché, Sot. Mén. p. 6B. Fatum, en commun lenguage destinée, theologallement 'pourvoiance de Dieu, bonivard, Amartigenée, p. (78,
THÉOLOGIE (té-o-lo-jie), s. f. || f Doctrine des choses divines. La théologie païenne. La théologie des mahométans, des Indiens. Les Grecs et les Latins ont fait régnerdes fausses déités; les poètes ont faitcent diverses théologies, pasc. Pens. xi, 5 bis, édit. HAVET. L'empereur Théodose harangua le sénat, et l'exhorta àembrasser le christianisme; maison lui répondittoujours que par l'usage et l'expérience on avait reconnu le paganisme pour une bonne religion, et que, si on le quittait pour le christianisme, on ne savait ce qui arriverait; voilà quelle était la théologie du sénat romain, font. Oracl. Il, ♦. Varron distinguait trois sortes de théologies : la fabuleuse, qui était celle des poètes; la naturelle, enseignée par les philosophes ; la civile ou politique, qui était en usage parmi le peuple, ROLLiN, Hitt. anc. xxvi, ch. m, i, 2. Il 2* En particulier, doctrine de la religion chrétienne. La théologie catholique. La théologie protestante. Bachelier, licencié, docteur en théologie. La Faculté de théologie. Je vous aemande pardon.... de m'emporter ainsi devant vous dans la théologie, au lieu de demeurer dans la philosophie, qui était seule mon sujet; mais.... il est difficile de ne pas y rentrer, quelque vérité qu'on traite, parce qu'elle est le centre de toutes les vérités, PASC. Entrel. avec M. de Saci. Nous donner de l'horreur pour la malice de ceux qui emploient le raisonnemeu- seul dans la théologie, au lieu de l'autorité de l'Écriture et des Pères, m. FragnK. Trait, vide. François Malaval, un laïque sans théologie , Boss. Etats d'or. I, (o. |{ Faire sa théologie, faire son cours de théologie. || Théologie canonique, législation de l'Église. || Théologie liturgique, enseignement des cérémonies du culte. || Théologie
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posilrve, pMk le de la théologie qui comprend l'Bcrilure sainte, l'histoire ecclésiastique, les décisions des Pires, des papes et des conciles. La théologie a été longtemps remplie de subtililis fort ingénieuses i la vérité, utiles même jusqu'à un certain point, mais assez souvent excessives ; et l'on négligeait alors la connaissance des Pires, des conciles, de l'histoire de l'Kglise, enfin de tout ce qu'on appelle aujourd'hui théologie positive, FONTEN. du Hamel. || Théologie mystique, la contemplation. || Théologie dogmatique, ex|iositioD des croyances. || Théologie morale, enseignement des règles de conduite. || Théologie parénétique, la prédication. || 8* Théologie naturelle , notions sur Dieu, le bien et le mat , considérées comme venant de la seule raison. Ceux-là honorent bien la nature, qui lui apprennent qu'elle peut parler de tout, et même de théologie, pasc. l'em. vu, is, édit. HAVET. La théologie naturelle n'a de connaissance de Dieu que celle que produit la raison seu'e, d'alemb. Œuv. t. i, p. 239. || Théologie naturelle, titre d'un ouvrage de Raymond de SeboD qui, au xv* siècle, tenta de lier les spéculationi théologiquesàl'observationdela nature et de l'humanité. !l 4° Doctrine Ihéolog lue. La théologie de* Pères. Suivant la théologie la plus reçue. Une théologie profonde. || Il se dit des opinions particulières, plus ou moins reçues oarmi les écrivains ecclésiastiques. Certains point» de la théologie de saint Augustin ont excité de grands débats. Il 8* Recueil des ouvrages théologiques d'un auteur^ La Théologie de Bellarmin. || 6* L'ensemble théologiens. Ce qui a été constamment ensei par saint Augustin, et ensuite par saint Thomas par toute la théologie, boss. 2' instr. sur les pat-usages, 43" pas».
— HIST. XV* s. Et de théologie [Charles V] souvent vouloit oyr, entendoit les poins de la science, en savoit parler, sentoit par raison et eslude c« que théologie denionstre, CHR. de pis. Charles Y, m, 3. Il xvi« s. X ce moyen il aime gens lettrez, En grec, latin, et françoys bien estre? A diviser d'hystoire ou théologie (trois syllabes], jehan boUciiET, Epistre responsive à Rabelays (â la suite de l'Kpitre de Rabelais).
-- ETYM. Prov enç. espagn. et ital. teologia; du lat. theologia, qui vient de StoXo^i?, de 6(àc, Dieu, et XÔYoç, doctrine,
THÉOLOGIKN (té-o-lo-jiin), ». m. || 1* Celui qui sait la théologie, qui écrit sur la théologie. Ce sont des disputes de théologiens et non pas de théologie; nous qui ne sommes point docteurs, n'avons que faire à leurs démêlés, pasc. Prot'. m. Saint Grégoire de Nazianze, que l'Orient appelle son théologien par excellence, boss. 2* instr. sur les passages, 4* passage. Faible théologien [Ji^ rieu], qui fait semblant de ne pai comprendre combien de vérités il nous faut croire, quoique nous ne sachions pas toujours le moyen de les concilier ensemble I ID. »• orerl. lo. L'instruction des peuples et la défense de la religion veulent qu'un théologien ait fait une étude profonde de l'histoir» ecclésiastique ; qu'il connaisse les hérésies, les décisions de l'Église, les écrits des saints Pères, et qu'il saisisse tout le fil de la tradition, condil. Ilist. anc. XV. Il On dit théologienne au féminin. Encore une fois, l'àme simple et bien intentionnée ne fait point tant la théologienne et la savante ; elle sait ce que Dieu lui commande, et elle met en lui sa confiance , bourdal. Carême, Sur la prédestin. Et puis madame se mêlait de raisonner de religion ; elle avait des sentiments, elle parlait de doctrine, c'était une théologienne, uariv. Pays. parv. ♦• part. Il J* Par extension, étudiant en théologie.
— HIST. iiv S. Et par ce appert il que le bon théologien et le bon juriste ne sont pas discrdans, ORESME, Éth. (83.||xvi*8. Nous baillons eu gardes nos âmes aux théologiens, lesquelz pour la plus part sont haerectiques, rab. m, iv.
— ETYM. Théologie; provenç. theologtan.
TIlfiOLOGIOUE (té-o-lo-ji-k'i, adj. Qm concerne
la théologie. Une vaste et profonde lecture dans les matières théologiques, fonten. Hocrhaavt. Le respectable Barnevell mourut sur l'échafaud pour la plus folle et la plus Impertinente dispute qui ait jamais troublé les cerveaux théologiques, tolt. Dict. phil. Quisquis.
— ETYM. Ut. Ih«o(o0tcus, de StoloYixe;, de tte- Xoy(», théologie.
THÉOLOGIOUEMENT (té-o-lo-ji-ke-man), adv.
Selon les principes de la théologie. Toutes le» vertus sont des vices quand on n'a pas la foi ; oi vous n'avez pas la foi ; donc, malgré vos vertus,
THÊ
que j'iionore, vous êtos des coquins théologiquenient |ia riant, voi.T. Dial. 28.
— f.TYM. Théologique, cl le suffixe menl.
t TIlfiOLOGISKU (té-o-lo-ji-zé) , V. n. Parler des matières Ihéologlciue», en raisonni^r.
— llisr. xiT* 8. Theologizer c'est parler de théologie, DU CANOB, Iheoloyari.
t TIIÉOLOGISME (té-o-lo-ji-sm'), ». m. Abus des principes théologiques.
t TIIÉOPASCIUTK (té-o-pa-ski-f), t. m. Hérétiques qui affirmaient que la nature divine avait souffert sur la croix (de fteoç, Dieu, einia-/tn, souffrir).
tTIIIÎOPHAGK (té-o-fa-j"), s. m. S'est dit, par dénignmcnt, chez les protestants, dos catholiques croyant à la transsubstantiation.
— f.TYM. «Êo;, Dieu, el çayety, manger.
t TIlftOPHANIK (té-0-fa-niu), s. f. || 1° Chez les Grecs, api)arition ou révélation de la divinité. Il i* Ancien nom de l'Epiphanie.
— Ilisr. xni" s. Le saniedy avant la thiphaine ou mois de janvier, du cange, theophania.
— F.TVM. Stoçavia, de fleo;, Dieu, et çatv«o6a., apparaître.
t TUÉOPHILANI'UUOPE (té-0-fi-lan-tro-p') , s. m. Membre d'une secte religieuse qui professait le théisme; elle s'établit en France en )790, obtint du gouvernement l'usage de plusieurs églises, et fut supprimée par les consuls en 480<.
— RTYM. ©eè;, Dieu , <plXo;, ami, et àv9pwitoî, homme.
fTHÊOPHlLANTUROPIE (té-o-fl-lan-tro-pie), s. f. Doctrine des théophilanthropes; système religieux qui s'appuyait principalement sur l'amour de Dieu et des hommes.
t TUÊOPUILANTHROPIQUE (té-o-fi-lan-tropi-k'), adj. Oui appartient à la théophilanthropie, aux théophilanlhropes.
t THÉOPHRASTE (té-o-fra-sf), *. f. Terme de botanique. Genre de myrsinées, dans lequel on distingue la théophraste américaine, dite vulgairement coquemollier, qui habite Haïti.
t THÉOPNECSTIE (té-o-pneu-stie), s. f. Terme didactique. Inspiration divine.
— ÉTYM. Seoc, divinité, et iiveuaTàç, inspiré, de irveïv, souffler.
THfiORBK (té-or-b*), i. m. Voy. téohbe.
■t'THfiORE{té-o-r'), î. m. Terme d'antiquité grecque. Membre d'une théorie. Théores, titre réservée ceux qui étaienlchoisis pour aller offrir des sacrifices aux dieux à Delphes ou à Olympie au nom des villes, HOLLiN, Hist. anc. Œuv. t. vii, p. 4 96.
— ETYM. ©îupà;, sur lequel les étymologistes ■ont en désaccord ; les uns n'y voient que Oeupà;, spectateur, inspecteur, de 6eào|iai; les autres admettent qu'il y a d.iui 8£<i)pà;, celui dont il vient d'être question, et le flewpo;, envoyé pour consulter les oracles, qui viendrait de Oeo;, dieu, et &pa, soin, comme Bupupo;, nuXupàt, etc.
THÉORÈME (té-o-rê-m'), t. m. Terme didactique. Toute proposition qui a besoin d'une démonstration pour devenir évidente. La proposition que, dans un triangle rectangle, le carré fait sur le grand côté est égal à la somme des carrés faits sur les deux autres côtés, est un théorème. Ces ennemis des vers Au monde épouvanté parlent de théorèmes, volt. Lett. en vers et en prose, in. Les théorèmes de Huyghenssurlaforce centrifuge suffisaient pour reconnaître la loi de la tendance des planètes vers le soleil, LAPLACE, Exp. II, I. Il Terme de géométrie. Théorème local, toute proposition qui exprime une propriété commune à tous les points d'une ligne donnée, droite ou courbe.
— ËTYM. ©tùpTiiio, de 6ea)p6tv, considérer (voy. théorie).
t THÉORÉTiqUE (té-o-ré-ti-k'), adj. Synonyme peu usité de théorique. Le raisonnement en déduit [des lois trouvées par l'expérience] des consé(iuences théorétiques el pratiques dont la collection systématique constitue la science humaine, BONNET, Paiing. xvni, 3. Il n'y a [suivant les pyrrtioniens) aucun caractère théorétique du vrai et du faux, il y en a un pratique, dider. Opin. des onc. philos, (pyrr/iomenn? philos.).
— ETYM. Stupntixoi;, de ûiupîa, voy. THEORIE K. TIIP.OHICIEN (téK>-ri-siin),, ». m. Celui qui connaît la ihéuric, les principes d'un art.
— f.TYM. ThéorU t.
♦ . TUÊORIB (lé-u no), ». (. || i- Spéculation ; (X)nnaissance qui s'arnHe i la «impie spéculation, gans passer à la pratique. Cet homme a plus de théorie que de pratique. Ceux que vous rendez innocents dans la théorie, sont perdus dans la pratique [devant les iimesl. p»"- ''me »' ie veux
TFfE
vous apprendre la jalousio, du moins par théorie, SKV. 447. Dans les ails soumis au calcul, la lliénrie devanci^ et conduit la prali(iue; dans les ails où président le génie et le goût, c'est au con traire la pratique qui précède la théorie : l'exemple donne la leçon, MABMONTEL,(fc"uB. t. \x, p. 430. Il 2" Rapport établi entre un fait général ou le moindre nombre de faits généraux possible, el tous les faits particuliers qui en dépendent. Théorie de l'électricité, de la chaleur, de la gravitation. La vraie causf nousdeuieure voilée; el toutes nos théories de causes ne sont jamais que des théories d'effets, BONNKT, (Euv. l. X, p. :I83, dans poi:gens. Trouverait-on dans l'histoire des sciences une grande théorie dont les premières idées, les détails et les preuves appartiennent à un seul homme? con- DORCKT, Linné. La théorie est l'explication des phénomènes célestes par les lois du mouvement, BAILLY, }Iist. astr. anc. p. 8. On peut accroître la probabilité d'une théorie, soit en diminuant le nombre des hypothèses sur lesquelles on l'appuie, soit en augmentant le nombre des phénomènes qu'elle explique, laplace, Exp. iv, <5. || 3° En astronomie, théorie d'une planète, réunion de ses six éléments, le temps de sa révolution, l'angle que son orbite fait avec l'écliptique, les points du ciel auxquels répondent les intersections de ces deux plans, les points du ciel vers lesquels sont dirigées les extrémités de la ligne des absides, l'instant où la planète y a passé, et l'excentricité de son ellipse. || 4° T.'iéorie de la terre, synonyme de géologie. Lorsque j'ai composé en (774 le trailé de la théorie de la terre, buff. ^'ot. just. Ép. nat. Œuv. t. XIII, p. 264. Il B' Dans le langage ordinaire, toute notion générale, par comparaison avec une théorie scientifique. Leur théorie [des dramaturges tirant leur pathétique des accidents de la vie commune] roule sur deux erreurs, l'une que tout ce qui intéresse est bon pour le théâtre; l'autre, que tout ce qui ressemble à la nature est beau, et que l'imitation la plus fidèle est toujours la meilleure, MARMONTEL, Œuv. t. VII, p. 38. || Théories socialistes, humanitaires, opinions aventureuses qu'on se fait sur l'avenir des sociétés, de l'humanité. Loin de vous, saintes théories, Codes promis à l'avenir. Ce rhéteur aux lèvres flétries, v. hugo, Ray. et ombres, t. Il 6° Terme d'a-t militaire. Principes de la manœuvre. Leçons de théorie. || Faire la théorie, l'enseigner. || Il se dit aussi des leçons de théorie. Il y a théorie tous les matins. || Petit livre contenant la théorie.
— ÉTYM. ©EMpia, de eeopeïv, de 6eàw, considérer, et, suivant les uns, ûpa, soin, et, suivant Lobeck, «ûpoç, qui n'est qu'une finale. Lobeck a raison; comparez TtXrjO-wpiri.
2. THÉORIE (té-o-rie), s. J. Terme d'antiquité grecque. Députation qu'on envoyait pour offrir, au nom d'une ville, des sacrifices à un dieu, ou lui demander un oracle. X Athènes il était défendu d'exécuter "aucun condamné durant le voyage de la théorie. Nous nous hâtâmes de sortir de ces lieux, et bientôt nous fiâmes attirés par les sons mélodieux d'une lyre , et par des voix plus touchantes encore ; c'était la théorie ou députation que ceux de Delphes envoient de neuf en neuf ans à Tempe, babtuél. Anach. ch. 36. Regardez sur les mers celte pompe fleurie; C'est le vaisseau sacré, l'heureuse théorie, lamart. Socrate.
— ETYM. Oewpiï, de ôsupoç, voy. théore. THÉORIQUE (té-o-ri-k'), adj. Qui appartient
à la théorie, qui concerne la théorie. Quelques périodes fondées sur de très-longs intervalles de temps et d'heuieuscs conjectures sur la constitution de l'univers mêlées à beaucoup d'erreurs, formaient toute leur astronomie théorique [des anciens, avant l'école d'Alexandrie], laplaCE, Expos, v, 2.
— HIST. XIII' s. Bêle ère [j'étais] et jone et nice et foie, N'onc ne fu d'Amors à escole Où l'en leùst la teorique; Mes ge sai toute la pratique, la Rose, I3007. ||iiï* s. La théorique des planètes, oresme , Thrse ie meunier. || xvr s. J'ay mille fois regretté que nous ayons perdu le livre que Brutus avoit escripl de la vertu; car il fait beau apprendre la théorique de ceulx qui sçaveiil bien la practique, mont, ii, ui7.
— ETYM. ©twpixoc, de Seupiot, voy. théorie ) . THEORIQUEMENT (té-o-ri-ke-man), adv. D'une
manière théorique. Traiter une matière théoriquement.
— f.TYM. Théoriqu», et le suffixe ment.
t THÉORISER (té-o-ri-ré), v. n. Créer des théo ries, une théorie.
t THfiOSOPHE (té-o-so-f). «. m. Celui qui en-
seigne ou qui pratique la tbéosophie ; espèce d'il» luiiiiné. Il suit de ce qui précède que les théoso phes ont été des hommes d'une imagination ardente; qu'ils ont corrompu la théologie, obscurci la philosophie , dider. Opin. des anc. philos. (Théosophes.)
— Etwi. écôaoço;, de iii:, Dieu, et oiiço;, sage. [ THÊOSOPIIIE (té-o-so-fie), î. f. Spéculation de
certains illuminés qui prétendent se mettre en communication avrc la divinité et en recevoir des dons particuliers, en diriger, ou en combattre l'influence ou l'intervenlion, soit par l'intermédiaira des génies ou des démons dans certains phéno* mènes qu'on suppose contraires aux lois naturelle», soit par l'intermédiaire des astres ou des fluides. Valenlin Weigel, qui parut dan» le quinzième siècle, lai.ssa des ouvrages de tbéosophie, qui firent grand bruit dans le seizième et le dix-septième, DIDER. Opin. des anc. philos. [Théosophes). Morus passa successivement de l'aristotélisme au platonisme, du platonisme au scepticisme, du scepticisme au quiétisme, du quiélisme à la Ihéosophie et à la cabale, id. ib. {Pythagorisme).
— ETYM. ©c(i(jo9ia, de ^toffopoî, théosophe.
t THÉOSOPHIQUE (té-o-so-fi-k'), adj. Qui appartient à la Ihéosophie, aux théosophes.
t THÉOSOPUISME (tc-o-so-fi-sm'), s. m. || f Caractère des spéculations théosophiques. L'application de la philosophie à la révélation engendra parmi les musulmans une espèce de Ihéosophisme, le plus détestable de tous les systèmes, DiuER. Opin. des anc. philns. [Sarrasins.) \\ t' Nom donné par Kanl au système des philosophes qui, comme Malebranche, croient voir tout en Dieu.
t TUÉOTISME (té-o-ti-sm') I. m. Terme de philosophie. Nom que l'on a donné à la doctrine de Catherine Théot, illuminée qui a fait quelques prosélytes à Paris, en (794.
t TÛKOTISQUE (té-o-ti-sk), adj. Se dit du tudesque ou ancien allemand, et particulièrement du dialecte de la tribu franque.
— ËTYM. Lat. theodiscus, theudiscus, anc. franc. thiois,ita\. tedesco; du german. theodisc, ditUisc, signifiant proprement national, aujourd'hui deutsck.
t THÈQCE (tè-k'), s. f. Terme de botanique. Urne des mousses. |{ Conceptacle formé d'une membrane très-fine et transparente, qui contient plusieurs spores disposées en série, à la suite les unes des autres. La thèque ou sporange est un des modes de fructification des champignons, des lichens et des algues.
— f.TYM. Qrixri, loge.
THÉRAPEUTES (té-ra-peu-f), s. m. , '. Moines du judaïsme, qui se livraient à la vie contemplative, et qui menaient une vie fort mortifiée; ils ont été comme le modèle s.ir lequel s'est formé l'état monastique. Remarquons en p:'.-;sanl que les révérends pères carmes ont grave. uent et foriement soutenu que les tliérapeiiles élaie. t carmes, VOLT. Philos. Hist. établ. chriit. Les thérapeutes s'enfermaient toute la semaine sans sortir de leurs cellules, et même sans oser regarder par les fenêtres, dider. Opin. des anc. philos. (Juifs).
— ETYM. eepaTtEurrjî, de Oepaneûeiv, servir, soigner.
i . THÉRAPEUTIQUE (té-ra-peu-ti-k') , adj. Qui a rapport aux thérapeutes.
— - ÉTYM. Thérapeutes.
2. THÉRAPEUTIQUE (té-ra-peu-li-k'), adj. Qui a rapport au trailemenl des maladies. Moyens thérapeutiques. || î" S. f. La thérapeutique, partie de la médecine qui a pour objet le traitement des maladies, c'est-à-dire qui donne des préceptes sur le choix et l'administration des moyens curatib des maladies et sur la nature des médications. Cours, manuel de thérapeutique.
— HiST. xvr s. Voyant les bons medicins donner tel ordre à la partie prophylactique el conservatrice de santé en leur endroit, qu'ilz n'opt besoin de la therapeutice et curative par médicaments, RAD. m, 29. L'intelligence des choses diles contre nature est deue à la troisième partie de médecine, nommée thérapeutique, c'est-à-dire curative, PARÉ, Introd. 3.
— ETYM. 6cpaittuTixi;, t 6«pait£UTtxi^, de 6«pa- KtÛEiv, soigner.
t THÉRAPEUTISTE (té-ra-pcu-ti-sl'), s. m. Celui qui s'occupe de thérapeutique.
t THÉRAPIE (lé-ra-pie), s. f. Se dit quelquefois pour thérapeutique.
— ErvM. Bspantii, soin des maladies.
t THÉRÈSE (lé-rè-z'), j. f. Nom d'un oiseau. J« lui ai [au bruant du Mexique] donné le nom d*
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th^rhsp jaiino à cause de la couleur Jaune nui repue sur toute la partie antérieure de la tète cl
du cou, BIIKF. Ois. t. VIII, |). 83.
THf.UIACAI,, ALK (tô-ri-a-kal, ka-l') , aiij. Qui eonlient de la thériaquc, qui participe de ses propriétés. || Eau tliériacalc, produit obtenu par la distillation d'un grand nombre de substances végilali's aromatiques ej de la thériaque.
~ HIST. ivi' s. L'eau thoriacale, I'aué, ivi, 38.
— KTYM. Th&riaque.
TUfiR.IAQUK (té-ri-a-k'), s. f. Terme do pharmacie. Électuaire très-composé, ainsi appelé parce qu'on le regardait comme un spécili(|uc contre Wiiilc espèce de venins et de serpents; on en fait remonter l'origine jusqu'à Andromaque, premier médecin de l'empereur Néron. La thériaque est stomachique et calmante. I^ princesse vient jouir de mon soleil ; elle a donné d'une thériaque céleste au bon abbé, qui l'a tiré d'un mal de tête et d'une faiblesse qui me fiisait grand'pcur, sÉv. î6 fév. <fl85. Il Thériaque des pauvres, le diatessaron. || Thériaque allemande, l'extrait de genièvre.
— REM. D'après Vaugelas, au xvir siècle, thériaque était masculin et féminin : du thériaque, de la thériaque.
— HlST. mil* s. Car de cesti venin l'ordure. Nus [nul] triades n'en a la cure, la Itose, t68l6. || ïiv* s. La vertu d'amitié est une doulciur, une rousée et un triade contre envie, Uénagier, i, 3. Li archer vont traianl ; là furent mal voisin; Li uns haioit plus l'autre que triades venin, Baud. de Seb. vu, 200. Un petit barillet d'or, à mettre triade, que le roy faict porter avec lui continuellement, de la- BORDE, Émaux, p. 527. Il XV* s. Et lors va parmi la praeric cueillant des herbes celles que elle congnoist pour oster le venin, puis les mect avec du triade.... Lancelnt du lac, t. ii,!*" 74, dans lacuhne.
— KTYM. Génev. thériacle; proveiiç. tiriaca, triacla; catal. triaga; esjiagn. teriaca, triaca; ital. teriaca; du lat. (/i^rioca, qui vient du grec Sriptoxr:, sous-enlendu àvTiSoto; : antidote contre les bétes malfaisantes ; de 6r,p, bête.
THERMAL, ALK (tèr-mal, ma-1'), adj. Se dit des eaux médicinales dont la température habituelle excède 25' centigrades. Les matières en effervescence et les substances combustibles anciennement enflammées continuent de brûler; et c'est ce qui fait aujourd'hui la chaleur de toutes nos eaux thermales, buff. 4* ép. nat. Œuv. t. xii, p. 204. Il Se dit des plantes et des animaux qui croissent ou vivent dans les eaux thermales.
— ÉTYM. Voy. TilEKMES.
tTHERMALITÉ(tèr-ma-li-té), t. f. Qualité, nature des eaux thermales.
THERMANTIQUE (tèr-man-ti-k'), adj. Terme de médecine. Excitant, échauffant.
— ÊTYM. 6ep[iOvttxè;, de OepiJiaivetv, échauffer, de Sîpixoî, chaud (voy. thermes).
t THERMANTITE (tèr-man-ti-f) , t. f. Sorte de fo.ssile.
THERMES (tèr-m'), t. m. plur. \\ 1° Terme d'antiquité. Édifice destiné à l'usage des bains publics, los thermes de Julien dont des restes se voient à fans. Le voyageur est pénétré d'admiration lorsqu'il contemple les vastes ruines des thermes de Dioclétien, sur lesquels sont placés aujourd'hui régli»e, le monastère et les jardins des moines de Saint-Bernard, hongez, Instit. Mém. lin. et beauxarts, t. I, p. 4B8. Nous le parcourûmes plusieurs fois [le défilé], nousvisitâmes les thermes ou bains chauds qui lui ont fait donner le nom de Thermopyles, BARTHÉL. Anach. ch. 34. C'est dans les thermes de Caracalla qu'étaient placés l'Hercule Farnèse, la Flore et le groupe de Dircé, stael, Corinne, iv, 5. || 2* Aujourd'hui, établissements disposés pour l'usage thérapeutique des eaux médicinales chaudes. Les thermes deBagnèresde Luebun.
— HIST. xvi* s. Les thermes des cardingaux, belles et delitieuses souverainement, rab. Poni. v, 5.
— ÊTYM. eépimi, de BÉpiin , chaleur, 6;;,|i6«, chaud, qui est de même radical que l'alleiuand warm, zend garema, sanscr. gharma, chaud.
THERMIDUR (tèr-mi-dor), s. m. Le onzième mois du calendrier républicain; il commençait le 19 juillet, et rinis,sait le 17 août. Là, quand de thermidor la septième journée [jour où son frère André Chénier fut guillotiné] Sous les feux du Lion ramènera l'année, h. j. chénier. Sur la calomnie. Il Journée de thermidor, journée du 9 thermidor an n (27juillel 1794), qui amena la chute de Robespierre. || Style thermidor, se dit, dans les ateliers, d un genre de décoration lourde et sans caractère,
DICT. DE LA UkVOUC rfiAN^U&l.
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employé vers les dernières années de li rèpulili(|ue française.
— RTYM. BépuTi, chaleur, et 8<Spov, don. tTUERMIDORIEIT, lENNK (tèr-mido-riin, riè-
ii'), adj. Qui prit part à la journée du 9 thermidor contre Robespierre. || Substantivement. La journée de vendémiaire fut celle des thermidoriens, babœuf. Pièces, i, I08.
t THERMIQUE (tèr-mi-k'), adj. Quia rapporta la chaleur. Los caractères thermiques des maladies. Il Machines thermiques, machines destinées à rafraîchir ou i réchaulTer l'air des habitations et à fabriquer de la glace. || Cartes thermiques, cartes sur lesquelles les températures extrêmes, les courbes dotciiipéiature moyenne pourraient être représentées, F0NVIELLE, Presse scientifique, (864, t. i, p. 302.
— lïTYM. Bépp-ri, chaleur.
t THERMO.... Mot grec qui viontde 6ip|»i, chaleur, et qui est employé en composition dans certains mots.
t THERMO-BAROMÈTRE (tèr-mo-ba-ro-mè-tr'), t. m. Instrument qui réunit les propriétés du baromètre à celles du thermomètre.
t TUERMOCUIMIE (tèr-mo-chi-mie),s. {. Théorie des phénomènes calorifiques qui accompagnent les phénomènes chimiques.
t THERMOCHROÏQUE (tèr-mo-kro-i-k') , adj. Terme de physique. Se dit des corps qui, comme l'alun et le verre, sont diathermanes pour ccraines radiations et no le sont pas pour d'autres qu'ils absorbent ou transmettent inégalement.
— f.TYM. Thermo.... et xpiià, couleur.
t TUER-MOCHROSE (tèr-mo-krô-z'), s.f. Qualité des corps thermochroîques. || Coloration par la chaleur solaire.
— ÊTYM. Thermo.. , et xpiôrrii;, coloration.
t THERMODYNAMIQUE (tèr-mo-di-iia-mi-k'), s.f. La science de la force produite par la chaleur. La thermodynamique moléculaire.
t TUERMO-ÉLECTRICrrÉ (ter-mo-é-lèk-tri-si-té), î. f. Électricité développée par un changement de température. || Partie de !a physique qui traite des phénomènes de cet ordre.
tTUERMO-ÉLECTRIQUE (tèr-mo-é-lèk-lri-k'), adj. Qui a rapport à la thermo-électricité ou à la chaleur et à l'électricité. || Se lit des phénomènes résultant des courants électriques qu'on peut exciter dans les métaux par le seul fait des variations de la température.
t TIIKRMOGÈNË (tèr-mo-iè-n'), ad;. Qui engendre la chaleur. Le pouvoir inermogène des aliments.
— KTYM. Thermo, et le suffixe gène.
t THERMOGRAPUE (tèr-mo-gra-f), s. m. Appareil qui enregistre les températures.
— Ri YM. Thermo..., et Ypi?eiv, écrire.
t THERMOGRAPHIE (tèr-mo-gra-fie), s. f. Terme de physique. Production d'images sur une Surface polie, à l'aide de la chaleur et sans l'intervention d'aucune lumière.
t THERMO-LAMPE (tèr-mo-lan-p'), ». f. Appareil qui fournit à la fois le ga/. pour l'éclairage et la chaleur pour chauffer les appartements.
t THERMOLOGIË (tèr-mo-lo-jie), *. f. Traité de la chaleur, jj Doctrine de la chaliur.
t THERMOLOGIQUE (tèr-mo-lo-ji-k'), adj. Qui appartient à la thermnlogie.
t THERMOMAGNÊTIQUE ( tèr-mo-ma-gné-tik'), adj. Qui appartient au tnermomagnétisme.
t TUERMOMAGNÉTIS.ME ( tèr-mo-ma-gné-tism'), s. m. Terme do physique. Magnétisme développé par la chaleur. || Branche de l'électromagnétismequi s'occupe de la production des courants électriques au moyen de la chaleur.
t THERMOMÉCANIQUE (tèr-mo-mé-ka-ni-k'), adj. Qui a rapi)Ort à la mécanique du calorique. Problème thermomécanique.
THERMOMÈTRE (tèr-mo-mè-tr'), s. m. || l'Instrument qui indique les degrés delà chaleur ou du froid actuel. Il fait un froid extrême ; notre thermomètre est au dernier degré, sÉv. 6»7. Voilà qui est fait, nous suions tous à grosses gouttes; jamaii les thermomètres no se sont trouvés à telle fête, m. f'juill. 1670. Le docteur Martine, qui a fait un bon ouvrage sur les thermomètres, buff. Ilist. min. Introd. Œuv, t. vi,p. 220. || Kig. Le jour des noces, le thermomètre de la tendresse est à son plus haut degré, mais le lendemain il descend bien bas, hegnard. Attend, mot sous l'orme, a. || i' Ces instruments sont dits thermomètres métalliques, thermomètres à liquide, thermomètres à gaz, suivant que la température y est indiquée par la dilatation d'un métal, d'un liquide ou d'un gaz. Thermomètre i mercure, à esprit de vin, à air. |i fhermomè-
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Ire i poids ou à déversement, instrument qui indii|ue la température par le poids du mercure qui sort de la tige de verre qui le renferme. || Cei instruments sont aussi dénommés d'après la ma- -niëre dont leur graduation est établie. Thermomètre de Réaumur, celui dont l'échelle est divisé* en 80 degrés entre la glace fondante et l'eau bouillante. Il Thermomètre centigrade, celui dont l'échelle est divisée en <oo degrés entre la glac* fondante et l'eau bouillante. || Thermomètre de Fahrenheit, thermomètre usité en Angleterre, dont l'échelle est divisée en 2)2 degrés, i partir de la congélation du mercure jusqu'à l'eau bouillante. I^ terme de la glace fondante ou le (i du thermomètre centigrade et de Réaumur répond au 32* de Fahrenheit, et il reste (80» pour répondre aux (00 ou aux 80 degrés du thermomètre centigrade ou de Réaumur. || 4 degrés de Réaumur en valent s centigrades et 9 de Fahrenheit. || Thermomètre de Delisle, celui qui n'a qu'un point fixe, le point de la chaleur de l'eau bouillante; ce point est le 0* de l'instrument. || 3* Thermomètre différentiel, instrument propre à mesuroir des différences de température, il Thermomètres à maximum ou à minimum, ceux qui sont destinés à conserver l'indication de la température la plus haute ou la température la plus basse à laquelle l'instrument a été soumis. Les plus connus sont ceux de Rutherford, de Six, de Walfcrdin. || Thermomètre à registre, thermomètre disposé de manière à noter successivement sespropres indications en l'absence de l'oliservateur. || V Thermomètre électrique, circuit fermé composé d'un fil de fer et d'un fil de cuivre soudés à leurs points de jonction, dans lequel se trouve uu galvanomètre gardant parfaitemont le zéro. || 5- Fig. Indice. La bourse et le taux dos fonds publics sont le thermomètre de la confiance publique. L'intérêt particulier serait votre sauvegarde et, en quelque sorte, le thermomètre des besoins de la circulation, montes- Quiou, Rapport, 27 août <790, p. le. Ces spéculations trop consultées jusqu'à présent comme le thermomètre du crédit, et qui, dans le fait, sont si opposées au bien général, Mirabeau, Collection, t. II, p. (95. Tenir des notes du thermomètre journalier de l'opinion, badceuf. Pièces, t, (78.
— ÊTYM. TheTTno..., et |j.£Tpe<v, mesure.
t TUERMOMÉTRIE (tèr-mo-mé-trie), s. f. Mesure de la chaleur. || Thermométrie clinique, appréciation thermométrique des variations de la chaleur animale dans les maladies.
t THERMOMÉTRIQUE (tèr-mo-mé-tri-k'), adj.
Qui a rapport à la thermométrie, au thermomètre, i la chaleur. Échelles thermométriques. H. I>eluc... est, de tous les physiciens, celui qui a.... donné les meilleures règles pour procéder bien dans les expériences thermométriques, bonnet, Us. feuill. 2* supplim.
t THERMOMÉTROGRAPHE (ter- mo-mé-lro-gra- P), s. m. Thermomètre marin qui '.«rt à déterminer la température de la mer, i Jiiïérentes profondeurs. L'étui d'un theraaométru^raphe.
— ÊTYM. Thermomètre, et ypiçeiv, écrire.
t THERMO-MULTIPLICATEUR (tèr-mo-mul-tipli-ka-teur), s. m. Appareil tbermométrique trèssensible formé par la réunion de la pile thermoélectrique de Nobili avec le galvanomètre. - ÉTYM. rft«rmo..., et multiplicateur.
t TlIl'.RMONEUTRALITÊ (tèr-mo-neu-tra-li-té), t. f. Condition qui fait que des sels, en se dissolvant, ne perdent ni ne gagnent de la chaleur. La loi de thermoneutralité des sels, favrk, Àcad. des se. Compl. rend. t. lxxiii, p. 723.
t TUERMOPATHOLOGIQUE ( tèr-mo-pa-to-loji-k'), adj. Qui a rapport à la chaleur morbide.
t THERMOPUYSIOLOGIK (tèr-mo-fi-zi-o-lo-jie), s. f. Théorie des phénomènes caloriques qui sa produisent pendant les actions physiologiques.
t TUERMOPYLES{tèr-mo-pi-l'),». ^. pt. Passage célèbre par la mort héroïque de Léonidas et des trois cents Spartiates, situé non au bord de la mer, mais dans le mont Œta, et ne présentant pas, en certains endroits, plus de huit mètres de largeur. || Fig. Dumouriez manda au pouvoir exécutif qu'il avait occupé l'Argonne : • Gran<l-Pré et les Islettes, écrivitil, sont nos Tbermopyies; mais je serai plus heureux que Léonidas, • tuiers. Révolution, vu.
— ÊTYM. ©epiionûXai, de 9tpii6;, chaud, et itOXifi, porto.
t THERMORUÉOSTAT (tèr-mo-ré-o-sta), t. m. Instrument qui rend fixe un flux de chaleur.
— ÊTYM. Thermo.... ^tîv, couler, et «rtini;, qui arrête.