II. — iU
THE
] TUERMOSCOPE (tèr-mo-3ko-p'), ». m. Instrument destiné à découvrir de très-petits changements de température, ainsi dénommé par Rumford, Instit. Mém. teienc. t. vi, p. 7i.
KTYM. Thermo..., et oxoTteîv, examiner.
f TUERMOSCOPIE (tèr-mo-sko-pie), S. f. Mesure de la chaleur atmosphérique.
t THERMOSCOPIQUE (tèr-mo-sko-pi-k') , adj. Oui a rapport i la Ihcrmoscopié; qui a les qualités ou remplit l'office d'un thermoscope.
t TUERMOSIPHON (tèr-mo-si-fon), s. m. Siphon qui sert à conduire la chaleur dans une serre ou autre local.
— ÊTVM. Thermo..., et ripAon.
t THÉSAURISATION (té-zo-ri-sa-sion), t. (. Action de celui qui thésaurise. Observez, messieurs, que le papier-monnaie ne sert point à la thésaurisation, MIRABEAU, Collection, t. II, p. 40<.
— ÉTVM. Lat. thesaurixalionem, de Ihcsaurixare. THfiSAlIRlSER (lé-zo-ri-zé), t). n. Amasser de
l'argent. Il [l'avare] a le moins de part au trésor qu'il enserre. Thésaurisant pour les voleurs, LA FONT. Fabl. IX, («. Hé! comment veux-tu donc que je fasse? suis-je femme à thésauriser? le- SAGE, Turcaret, i, t. Enfin, que le roi doive beaucoup, ou peu, ou rien, il est certain qu'il ne thésaurise pas; s'il thésaurisait, il y perdrait lui et l'État, VOLT. PoL et lég. Embelliss. de Paris. L'homme qui thésaurise nuit, Mirabeau, Collection, t. IV, p. 287. Il Activement. Faites-vous des trésors qui ne périssent pas, thésaurisez, pour le siècle futur, un trésor inépuisable, boss. Panég. St Franc. d'Ass. 2.
— HlST. XV" S. Faire maison de nouvelle fabrique. Thésauriser, estre praticien, E. desch. Poésies mss. f' 244. Ilrvi* s. L'estat est de si grande parade que tout y va sans en pouvoir reserver ou thesaurizer aulcune chose, carloix, vni, 27. Nostre grand et glorieux chef d'œuvre, c'est vivre à propos : toutes auUres choses, régner, thésauriser, bastir, n'en sont qu'appcndicules et adminicules,
— ÊTVM. Lat. Ihesaurixare, do thésaurus (voy. trésor).
THÉSAURISEUR , EUSE (té-zo-ri-zeur, zeù-z'), s. m. et f. Celui, celle qui thésaurise.
THÈSE (tê-z'), s. f. Il 1° Toute proposition que, dans le discours ordinaire, on met en avant pour la défendre si elle est attaquée. 11 a pris une mauvaise thèse. Vous soutenez une bonne thèse. Mes paroles, comme les satires de la comédie, demeurent dans la thèse générale, mol. Critique, 7. Il voulut soutenir sa thèse par un exemple , hamilt. Gramm. 9. Vendôme était plein de chiens et de chiennes dans son lit, qui y faisaient leurs petits i ses côtés; une de ses thèses était que tout le monde en usait de même, st-sim. t66, 39. || Changer la thèse, c'est l'acte volontaire ou involontaire de l'esprit qui, dans le cours d'une déduction ou d'un débat, arrive à soutenir ou à réfuter autre chose que ce qu'il avait paru ou voulu établir ou contester au début. || Fig. et familièrement. Cela change la thèse, cela fait changer d'opinion, modifie la manière de voir. Ce que vous dites là change la thèse, lesage, Diable boit. 49. || 2° Particulièrement, proposition de philosophie, de théologie, de médecine, de droit, que l'on soutient publiquement. Ces thèses [de Pic de la Mirandole] firent beaucoup de bruit, et eurent plus d'éclat que n'en ont eu de nos jours les découvertes de Newton et les vérités approfondies de Locke, VOLT. Mœurs, t09. Souvenez-vous qu'on a soutenu des thèses contre la circulationdusang; songez à Galilée, et consolez-vous , id. Lett. Uaupertuis, janv. 1738. || 8" Plus ordinairement, l'ensemble des propositions que l'étudiant soutient pour être reçu licencié, agrégé, docteur. Cet étudiant prépare sa thèse. || Aujourd'hui, le doctorat es lettres et le doctorat es sciences se composent de deux thèses, l'une en latin, l'autre en français, sur des points de littérature ou de science ; ce sont de véritables ouvrages et non plus seulement des propositions i discuter. || 4* La dispute même des thèses. Assister à une thèse. Présider à une thèse. Disputer, argumenter à une thèse. Une thèse soutenue à Douai par les carmes déchaussés, BOSs. Lett. quiél. 3»5. J'ai entendu quelquefois regretter les thèses que Ton soutenait jadis en grec; j'ai bien plus ûe regret qu'on ne les soutienne pas en français; on serait obligé d'y parler raison, ou de se taire, d'alemb. (Euv. t." m, p. «67. || Fig. Soutenir thèse pour quelqu'un, prendre les intérêts, U d<fen8« de qualqu'un. || S* Grande
THB
feuille, ou cahier, oii sont Imprimées les questions, les propositions de celui qui soutient la thèse. Autrefois la thèse était une feuille de papier ou de satin, ordinairement enrichie de quelque estampe. Thomas Diafoirus, tirant de sa poche une grande thèse roulée, qu'il présente i Angélique : J'ai, contre les circulaleurs, soutenu une thèse qu'avec la permission de monsieur, j'ose présenter i. mademoiselle, mol. Mal. imag. II, 6. On nous mande.... que les minimes de votre Provence ont dédié une thèse au roi, où ils le comparent i Dieu, mais d'une manière où l'on voit clairement que Dieu n'est que la copie, sÉv. (3 juin )886. Il Brochure où est imprimée la dissertation qui a servi de thèse.
— f.TYM. eéoïc, proprement action de poser.
I THÉSIS (té-zis'), s. f. Terme de prosodie ancienne. Syllabe sur laquelle on posait le pied à terre ou la main sur le pupitre : c'est ce mouvement que nous appelons le frappé. Mais il y a cette différence entre nous et les anciens que nous effectuons le frappé en mi?me temps que nous prononçons la note forte ou la syllabe accentuée ; tandis qu"'ils posaient le pied ou la main en prononçant les syllabes glissantes, c'est-à-dire sur lesquelles la voix s'affaiblit.
— f.TYM. esaiç, action de poser.
t THESMOPHORE (tè-smo-fo-r'), ». ^. Terme d'antiquité. Législatrice, surnom donné àCérès, en sa qualité d'introductrice de l'agriculture et de l'ordre civil parmi les hommes. || Fig. La thesmophore du nord [Catherine II) assembla en 1767 des députés de toutes les provinces , qui contenaient environ douze cent mille lieues carrées, volt. Dict. phil. Lois, i.
— ÊTYM. 6£(i|joçôpo?, de 66(j|ià;, loi, et 90poç, qui porte.
t TUKSMOPIIORIKS (tè-smo-fo-rie) , ». f. pi. Terme d'antiquité. Fête que les femmes d'Athènes célébraient en l'honneur de Cérès thesmophore. C'est en l'honneur de cette divinité considérée comme législatrice que les femmes célébraient la fête solennelle et mystérieuse des Thesmophories, LÉVESOUE, Instit. Mém. se. mor. etpol. t. iv, p. 212.
— ETYM. Ta Oeotioçopia.
THESMOTUÈTE (tè-smo-tè-f), ». m. Terme d'antiquité. Titre qu'on donnait dans Athènes aux magistrats gardiens des lois. Les trois premiers archontes ont chacun un tribunal où ils siègent accompagnés de deux assesseurs qu'ils ont choisis eux-mêmes ; les six derniers, nommés thesmothètes, ne forment qu'une seule et même juridiction, BARTHÉL. Ànaeh. ch. ib.
— ÉTVM. esatioôé-ni, de Oeafiii;, loi, et ié- ■nfic, qui pose.
f TUËTA (tê-ta), ». m. Nom de la huitième lettre de l'alpnabet grec.
t THÉTIS (té-tis') , ». f. Il 1* Terme de mythologie. Une des déesses de la mer, qui fut mère d'Achille. || Fig. Je sais qu'on l'a nommée [la reine Elisabeth d'Angleterre] l'étoile du nord, la déesse de la mer, la véritable Thétis, balz. lett. lo, liv. VI. Il î" La mer. Plongé dans le sein de Thétis, Le soleil a cédé l'empire À la pâle reine des nuits, lamabt. Médit. Le golfe de Baia. jj 3° Genre de coquilles bivalves. || 4' Planète télescopique découverte en 1852.
f THEU (teu), ». m. Autre forme de teugue.
THÉURGIE (té-ur-jie), s. f. Espèce de magie qui procurait commerce avec les divinités bienfaisantes. Toutes les religions alors connues admettaient une espèce de magie ; et on distinguait la magie céleste et la magie infernale, la nécromancie et la théurgie; tout était prodige, divination, oracle, volt. Dict. phil. Religion. Séparer la philosophie de la théurgie, et renvoyer celle-ci aux diseurs de bonneaventure, aux saltimbanques, aux fripons et aux prestidigitateurs , dider. Opin. des anc. philos. (Êcfecdsme). || Théurgie médicale, guérisondes maladies par l'intei-vention des dieux. Il Dans le langage des néo-platoniciens, l'action de Dieu, ou l'art de produire Dieu, c'est-à-dire de le faire descendre dans l'&me et d'y créer un état extatique.
— ÊTVM. ©«oupYia, de Beè;, dieu, et Ipyov, œuvre ; ou par contraction de fieo-ep-yto.
THÉURGIQUE (té-ur-ji-k'), adj. Qui appartient, qui a rapport à la théurgie. Le conte ridicule que Julien dans ses opérations théurgiques.... fit deux fois le signe de la croix, et deux fois tout disparut, volt. Fragm. hist. 7.
— f-TYM. ©eoupyi'oc (voy. théurgie).
t THËURGISTE (té-aT-ji st') ou THÉUROITB