TUN
exprime ce qui a le caractère du tumulte : des résolutions tumultuaires. Tumultueux signifie plein de tumulte : une assemblée tumultueuse. X la rigueur, une assemblé» tumultuaire pourrait ne pas être tumultueuse.
— llisT. XVI' s. ...Pour s'opposer aux tumultueuses occasions [troubles] qui pour lors se presentoient en France, cahl. vra, 31. Si se feit incontinent une tumultueuse assemblée du peuple,
AMYOT, Cor. 33.
— ÉTYM. Lat. tumultuotvu, de tumultus, tumulte. TCMDLCS (tu-mu-lus'), I. m. Terme d'antiquité
Grand amas de terre ou construction en forme de cône que les anciens élevaient au-dessus des sépultures. Une vallée tortueuse s'ouvrit devant nous ; elle circulait autour de plusieurs monticules de figure à peu près semblable, et qui avaient l'air de monts artificiels ou de tumulus, cuateaubb. Itin. part. l.
— ÉTYM. Lat. tumulus, du même radical que tumor, tumeur, gonflement.
t TON (tun), J. m. Nom donné, dans le département du Nord, à la craie glauconieuse.
t TUNAGE (tu-na-j'), ». m. Couche de fascines traversées de plusieurs rangées de piquets et de clayons, le tout chargé d'un lit de 12 à 15 centimètres de gros gravier. Il parle d'enrochements à substituer aux fascinages ; mais les ingénieurs affirment que remplacer les digues en tunages par d'autres formées d'enrochements occasionnerait une dépense peut-être six fois plus forte, Monit. univ. 11 mars 1808, p. 367, 4' col. || On dit aussi tune.
— ÉTYM. Tun.
t TCNE (tu-n'), s. f. Synonyme de tunage
— ÉTYM. Tun.
t TUNER (tu-né), v. n. Ancien terme familier.
Mendier (le mot appartient à l'argot du xvra' siècle; on trouve thune, aumône, dans mareau, le Jargon ou langage de l'argot réformé).
1 TUNGSTATE (tongh-sta-f), s. m. Terme de chimie. Sel produit par la combinaison de l'acide tungstique avec une base.
t TDNGSTATÊ, ÉE (tongh-sU-té, tée), adj. Qui contient du tungstène. Chaux tungstatce.
t TUNGSTÈNE (tongh-stè-n') , s. m. Terme de chimie. Métal très-difficilement réductible, d'un gris foncé ou noir, très-dur, très-pesant, découvert en 1780 par Scheele.
— ÉTYM. Allem. Tungstein.
t TUNGSTIDES (tongh-sti-d'j, *. m. pi. Famille d«
minéraux qui comprend le tungstène et ses combinaisons.
t TUNGSTIQUE (tongh-sti-k'), adj. Terme de chimie. Qui se rapporte au tungstène ; qui en contient. Acide tungstique.
t TUNICELLE (tu-ni-sè-l'J, t. f. Petite tunique blanche des augustins déchaussés et de quelques autres religieux.
tTUNICIERS (tu-ni-sié), s. m. pi. Animaux très- ^ petits, autrefois rangés parmi les polypes, qui for- ■ ment un ordre distinct dans la classe des mollus- » ques acéphales. Leur manteau est confondu avec une enveloppe coriace qui les entoure à la manière d'une tunique, d'où leur nom.
t TUNICINE (tu-ni-si-n'), s. f. Terme de chimie. Principe immédiat de l'enveloppe des tuniciers, J dit aussi cellulose animale, mais différent de la m cellulose par ses réactions chimiques et anatomiquement.
TUNIQUE (tu-ni-k"), «. f. || 1° Vêtement de dessous que portaient les anciens. Il revêtit le grandprêtre de la tunique de fin lin, et le ceignit avec la ceinture, saci. Bible, Lévit. nu, 7. La tunique était le vêtement que les Romains portaient immédiatement sur la peau : elle était, dans l'origine, fort grossièrement faite, et on peut se la représenter comme un sac, ouvert pour laisser passer la tête et les bras, condil. Hist. anc. xi, 13. La tunique [des Athéniens] était autrefois de lin, elle est maintenant de colon, babtuél. Anach. ch. JO. Dans la Phocide et dans les environs de l'île d'Eubée, les pauvres portaient encore du temps de Pausanias des tuniques de peau de porc, mongez, /nsti(. Jfem. hist. et litt. anc. t. iv, p. 225. Ils [les paysans grecs] portent une tunique qui leur descend jusqu'aux genoux, et qu'ils rattachent avec une ceinture ; leurs larges culottes sont cachées par le bas de celte tunique, chateaub. /un. part. i. || Fig. Tunique de Nessus, présent funeste à celui qui le reçoit (cette tunique empoisonnée causa la mort d'Hercule, à qui Déjanire la donna). || L;i lunique était aussi un vêtement de femme. Leur habillement [des femmes Spartiates] consiste dam
lOR
TUR
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ane tunique ou espèce de chemise courte, et dans une robe qui descend jusqu'aux talons, bartiiéi.. Ànach. ch. 48. Les femmes grecques portèrent des tuniques intérieures de coton ou de soie, qui étaient presque transparentes, mongez, Instil. Uém. Hist. et Utt. ane. t. iv, p. 888. || 2* Habillement que les évêqucs portent sous leur chasuble quand ils officient. || Vêtement dos diacres et des sous-diacres, dit aussi dalmatique. {| Vêtement des bernardins réformés, qui se portait sous la cuciiUe. 113' Sortede veste dont les rois de France étaient revêtus à leur sacre, sous le manteau royal. || 4° Redingote d'uniforme que portent les troupes d'infanterie et les élèves des lycées, des pensions. Il 6' Terme de botanique. Enveloppe de certaines parties des plantes. Les tuniques superposées qui forment l'oipnon. La Provence.... Au bord des flots couvrant, dclicieui trésor, L'orange et le citron de leur tunique d'or, a. chén. Hymne à la France. \\ 6* Terme d'anatomie. Toute membrane qui forme ou concourt à former les parois d'un organe. Les tuniques artérielles. Ses pellicules [de l'oeil] appelées tuniques, Boss. Conn. ii, 6.
— HIST. iiii* s. Apriès le viesti-on le [la] tunique, qui doit iestre vers, en laqucle on list l'epistole, qui senefie soufrance, Ckr. de liains, p. (04. Il XIV* s. Si com les tuniclcs des yex [yeux] contiennent les humeurs des yex, H. de mondeville, f" )0, verso. La tunique dedcns [l'estomac] fut faitte nerveuse.... lanfranc, ^ 33, verso. || xv* s. Et ne savoient de quoi ferrer ceux [chevaux] qui estoient déferres, ni de quoi se couvrir, fors que de leurs tuniques d'armes, froiss.i, i, 39. Ijxvi* s. En forme de tuniques d'oignon couchées l'une sur l'autre, paré, xxiii, 45.
— ETYM. Prov. et esp. lunica ; ital. tonica; du lat. tunica, mot d'origine phénicienne.
tTUMQUÉ, ÉE (tu-ni-ké, téc), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui est muni d'une tunique, d'une ou plusieurs espèces de tuniques. L'amande est tuniquée quand elle est munie de tuniques propres, bien distinctes de la paroi do l'ovaire. Les bulbes sont tuniques quand ils sont formés de gaines membraneuses, minces, embrassantes et concentriques.
f TUSNEL (tu-nèl), ». m. Terme du génie civil. Souterrain qui passe sous une rivière ou sous un chemin. || S'applique maintenant à tout passage pratiqué sous terre, à travers des montagnes, etc. Il Tunnel sous-marin, tunnel qui passe sous un bras de mer.
— ÉTVM. Angl. tunnel, du franc, tonnelle. TUORBE(tu-or-b'), I. m. Voy. téohbe.
t TCPINET (tu-pi-nè), j. m. Mésange à longue queue.
t TCQUE {tu-k'), voy. teugue.
t TCRACLT (tu-rô) ou TURO (tu-ro), s. m. Espèce de sentier haut d'environ 0",50, servant à séparer les champs, et sur lequel on marche pour éviter de fouler les terres labourées.
TURBAN (tur-ban), ». m. H 1* Coiffure de plusieurs peuples orientaux, anciens et modernes, et entre autres des Turcs. Les Turcs portent le turban blanc, et les Persans le portent rouge. Oh I combien lors aura de veuves La gent qui porte le turban I malh. m, (. Ces espèces de hauts turbans qui élevaient la taille, étaient plus imposants aux yeux que les perruques et les justaucorps, et plus convenables aux climats froids, volt. Russie, i, 2. Il Prendre le turban, se faire mahométan. Celui qui prend le turban et renonce à son baptême, BOSs. Var. (5. Quelques années après, il [le comte de Bonneval] alla prendre le lurban à Constantinople, où il est mort bâcha, volt. Louis XV, <- Il 2" Se dit de certaines toiles de coton rayées de bleu et de blanc, qui se fabriquent en divers endroits des Indes, et qui servent à faire des turbans. Il 3" Coiffure d'une femme consistant, comme le turban turc, en une pièce d'étoffe enroulée autour de la tête. Sous la parure qu'elle portait d'ordinaire, à la fois brillante et négligée, sous ce turban de couleur écarlate qui renfermait à demi ses épais cheveux noirs.... Mme de Slaël ne semblait plus la même personne, villemain, Soup. eontemp. les Cent-Jours, 1. 1|4* Turban, nom donné au lis de Pompone, liliacées, dit aussi martagon de Pompone, et qui est le lis turban de Lamarck. || S' Turban, nom vulgaire du balane clochette (cirrhipèdes) de Linné, dit encore gland de mer, tulipe, balane tulipe, turban turc, et turban rouge. || Turban de Pharaon, le troque de Pharaon (mollusques univalves). |1 Turban rouge, le casque rouge (mollusque» univalves) de Bru-
guièrss, mer des Indes. || Turban vert, nom rulgaire et spécifique du turbo turban vert, mollusques univalves, qui est le sabot turban vert de certains auteurs. || Turban persan, un des noms vulgaires du turbo eidaris, mers de l'Asie australe, de Linné, dit aussi turban turc : c'est le turbo bonnet tartare de certains auteurs, leooarant.
— HIST. IT* I. Estradiots sont gens comme genetaires, vestus, à pié et à cheval, comme les Turcs, sauf la teste, oit ils ne portent cestc toile qu'ils appellent tolliban, cohm. vni, 6. || xvi' s. Ceulx ici [les Perses] portent leurs lestes tousjours couvertes de béguins et puis de turbans, mont, i, î60.
— ÊTYM. Portug. Jurbonte; de l'arabe dutband, de dul, tour, et persan band, bande.
t TURBANET (tur-ba-né), ». m. Variété de pépon, dit aussi giraumon.
TTJRBE (tur-b'), ». f. Terme de procédure ancienne. Il ne s'employait que dans celte locution : enquête par turbes ou par turbe, enquête faite en prenant le témoignage de plusieurs habitants pour constater les usages, les coutumes du lieu. Les témoins entendus dans les enquêtes par turbes se nommaient turbiers.
— HIST. XIV' s. Garde que tu ne ensuives la turbe ou multitude à faire mal, oresme, Éth. tei. Il xvi* s. Les parties appointées à informer par turbes, Coust. gén. t. i, p. 43.
— ÉTVM. Lat. (urba, foule (voy. tourbe). fTCRBICOLÉ, ÉE (tur-bi-ku-lé, lée), adj. Voy.