URI
rèthre ei au scrotum. || Fistule urélhro-scrotale, fistule urinaire dont rbrifice externe siège sur un point de la surface du scrotum, l'interne partant du canal de l'urrlbre.
— ETYM. Urèthre, et scrotum.
t URÉTniîOSTft.ME ( u-ré-tro-sté-nie ) , ». f. Terme do chirurgie. Rétrécissement de l'urèthre.
— ÉTVM. Urèthre, et atevàn, étroit.
t URÉTHROTOME (u-ré-tro-to-m'), ». m. Terme de chirurgie. Instrument qui sert à inciser l'urèthre.
— ETYM. Urèthre, et -zo^iii, section.
[ URÊTnnOTO.MIE (u-ré-tro-to-mie), ». f. Incision de l'urèthre. || Uréthrotomie externe, ou, selon quelques chirurgiens, boutonnière, opération qui consiste en une incision du dehors vers l'intérieur du canal de l'urèthre.
DREtRE (u-rè-tr'), s. m. L'Académie écrit ce mot sans h, ajoutant : quelques-uns écrivent urèthre. Cette dernière orthographe, étant étymologique, vaut mieux (voy. urèthre).
t CRGEMMENT (ur-ja-man), adj. D'une manière urgente, oudin, Dict.
— ÉTYM. Urgent, et le suffixe ment.
URGENCE (ur-jan-s'), s. f. Qualité de ce qui est
urgent. Un cas d'urgence. L'urgence des circonstances. Urgence des affaires, Mém. de Bassompierre, t. i, p. 297, dans lacurne.
— ÉTYM. Lat. urgentia (ootcherat. Addenda), de urgens, urgent.
URGENT, ENTE (ur-jan, jan-t"), adj. Oui ne souffre point de retardement, pressant.
— HIST. XV" s. Encores de présent nous est force et nécessité urgente pour la conduite de nostre armée de recouvrer grans sommes de deniers, Lettre de Charles VIII, dans Bulletin du comité de la langue, t. m, p. 601. ||xvi* s. Leurs objections ne sont pas si fortes ni si urgentes qu'il faille mettre grand peine à les réfuter, calv. [nstit. 3R4. Les Molossiens tiennent celle façon de supplier pour la plus urgente, et celle que l'on n'ozeroit esconduire ny refuzer, amyot, Thém. 40. L'ennemy ne avoit pensée plus urgente que de sa retraicte, rab. Pant. IV, nouv. prol. Une urgente circonstance,
— ÉTYM. Lat. urgentem, qui presse, de urgere, presser.
t URGINÉE (ur-ji-née), ». f.Vurginea scilla, Stenheil, scilla maritima, L.
f URII'X (u-ri-èl), s. m. Un des archanges. Gabriel, Michel, Raphaël et Uriel président aux quatre points cardinaux.
— ÊTYM. Hébreu, ur, lumière, et et. Seigneur : lumière du Seigneur.
URINAIRE (u-ri-né-r'), adj. Terme d'anatomie et de médecine. Qui a rapport à l'urine. Calcul urinaire. |1 Méat urinaire, l'orifice de l'urèthre. Il Voies urinaires, ensemble des conduits et cavités destinés à transmettre ou à contenir l'urine, depuis le moment où se fait la sécrétion de ce liquide jusqu'à son élimination définitive. || Fistules urinaires, fistules qui laissent écouler l'urine, distinguées en vésicales et en uréthrales. || 2* S. f. Pissenlit.
— HIST. XV!* s. Ces pierres descendent en la vessie par les vaisseaux urinaires, paré, xv, 3B.
— ÊTYM. Urine.
URINAL (u-ri-nal), s. m. Vase à col incliné, dans lequel les malades urinent commodément. Il y a des urinaux en faïence, en porcelaine, etc. Il Sorte de réservoir qu'on adapte à la verge dans le cas d'incontinence d'urine, pour recevoir ce liquide à mesure qu'il s'écoule. || Terme d'alchimie. Urinai des philosophes, fourneau philosophai dans lequel se cuit et digère la matière de la pierre des sages, ou l'œuf hermétique.
— HIST. XIII' s. Aportez moi un orinal. Et si verrai dedenz le mal, Ren. (9B09. ||xv' s. Le médecin prend l'urinai et contremont le levé, et tourne et retourne l'urine, et puis va dire.... LOUIS XI, Nouv. XX.
— ÉTYM. Provenç. urinai; espagn. orinal; ital. orinale ; du lat. urinai, pot de nuit, adj. urinalis, urinaire, de urina, urine. On trouve au xvi' siècle urinai pour urinaire.
t URINATION (u-ri-na-sion), ». f. Terme de physiologie. Nom donné par Ch. Robin i la deuxième des fonctions de la vie végétative, caractérisée par l'expulsion des principes liquides et des principes solides tenus en dissolution, quand les uns et les autres sont devenus impi-opres à la nutrition.
— ÉTYM. Uriner.
URINE (u-ri-n'), ». f. Liquide eicrémentitiel
URN
secrète par les reins, d'où il coule, par les uretères, dans la vessie, qui, après l'avoir conservé en dépôt pendant quelque temps, le chasse au dehors par l'urèthre en se contractant. Suppression d'urine. Rétention d'urine. L'urine de l'homme est une des matières animales qui ont été les plus examinées par les chimistes, dont l'examen a fourni en même temps et le plus de découvertes singulières à la chimie, et le plus d'applications utiles pour la phy sique animale, ainsi que pour l'art de guérir, FOURCROY, Conn. chim. t. x, p. 93. C'est à Boyle, vers la fin du xvn' siècle, que remontent seulement les premiers essais chimiques faits sur l'urine de l'homme, ro. ib. p. »os. L'urine des chevaux ne contient point d'acide phosphorique ; il y a déjà longtemps que Rouelle le cadet avait fait la même remarque, fourcrot et vauquelin, Instit. ilém. scienc. t. 11, p. 2R6. |{ Urines ardentes, urines très-rouges, dont la coloration est peut-être due à l'acide rosacique. || Essence d'urine, sel ammoniacal qu'on extrayait autrefois de l'urine. Pour dos vapeurs, ma très-aimable bonne, je voulus, ce me semble, en avoir l'autre jour; je pris huit gouttes d'essence d'urine, sÉv. <3 juin <c«5. i| Médecin des urines, celui qui prétend, par l'inspection de l'urine, connaître les maladies. J'aurais un beau teston pour juger d'une urine, reonieb, Sat. IV. La ridicule charlatanerie de deviner les maladies et le tempérament par des urines est la honte de la médecine et de la raison, volt. Lett. Florian, 3 janv. (774. ||Fig. Le médecin qui a vu son urine dit qu'il n'ira pas loin, dicton vulgaire pour exprimer qu'un objet quelconque est usé, en mauvais état, durera peu.
— HIST. XII' s. Tant iert estreit mened (le peuple sera si étroitement mené], que li cuvendrad od vus mengier sa fiente demeine, e le urine beivre ki liisteraddel cors, ilots, p. 409. || xv's. Il ne faut jà vostre pousse [pouls] taster.... Vostre orine ne aussi regarder, ch. d'orl. Bail. 83. || ivi' s. Ceulx de Crète, assiégez par Metellus, se trouvèrent ec telle disette de tout aultre bruvage, qu'ils eurent à se servir de l'urine de leurs chevaux, mont. i,36a.
— ÉTYM. Berry, orine; provenç. urina; espagn. ortna ; portug. ourino ; ital. urt'na, ortna ; du lat. urina, de même radical que oùpov, urine, oùpo{, opà;, àpfb;, la partie séreuse du lait; comparez le sanscr. vari, eau.
URINER (u-ri-né), c. n. Evacuer l'urine, se dit surtout en parlant des malades. Quelle différence y a-t-il pour un aveugle entre un homme qui urine et un homme qui verse son sang? dideh. Lett. «ur les areugles. \\ Il se conjugue avec avoir.
— HIST. xiv s. Illecques, oriner et pissier, Archiv. nat. 11, <07, p. 283. || xvi* s. X cause de quoy ils ne peuvent uriner droit, paré, xv, 34.
— ÉTYM. t/rins ; Berry, ortner; provenç. urinar; espagn. ortnar ; ital. ortnore.
URINEUX, EUSE (u-ri-neû, neii-z'), adj. Qui a rapport à l'urine. Abcès urineux. Odeur urineuse.
— ÉTYM. Urine.
t URINIFÈRE (u-ri-ni-fe-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui porte l'urine. Canaux urinifêres.
— ÉTYM. Urine, et lat. ferre, porter.
t URINIPARE (u-ri-ni-pa-r'), adj. Terme d'anatomie. Qui produit l'urine. || Tubes urinipare», ceux qui produisent l'urine, ou tubes de la substance corticale du rein.
— ÊTYM. Urine, et lat. parère, produire.
t URINOIR (u-ri-noir), .«. m. || 1° Endroit disposé pour uriner, dans les rues ou endroits publics. Il 2° Il se dit souvent pour urinai.
— ETYM. Uriner.
t URINOMÈTUE (u-ri-no-mè-tr") , ». m. Voy.
UROMÈTRE.
— ÉTYM. Urine, et ii^Tpov, mesure.
URIQUE (u-ri-k'), adj. Terme de chimie. Il se dit d'un acide produit par la combinaison de l'urée avec l'oxygène; il constitue la partie blanche des excréments des oiseaux et de plusieurs reptiles. L'acide urique, découvert par Scheele en (77fi, ne se trouve pour ainsi dire que dans les urines de l'homme et des oiseaux, thenard. Traité de chim. t ni, p. 489, dans pougens. || Calcul urique se dit pour calcul d'acide urique.
— ÉTYM. Mot formé avec «r, radical de urtn«. URNE (ur-n'), s. f. \\ 1' Chez les anciens, grand
vase à puiser de l'eau. L'urne aux flancs arrondis se durcit dans le feu, deulle, Imag. v. [Hylas] s'appuyant à la rive penchante. Dans le cristal sonnant plonge l'urne pesante, a. chén. Idylles, Ilylas. Il 2° Chez les anciens, va»e qui ser\au i