‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 225 sur 754 · USU · texte numérisé non relu

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s'empare des possessions, du pouTofr (Tun autre. Vos armes l'ont conquise [Rome], et tous les conquérants, Pour être usurpateurs, ne sont pas des tyrans, CORN. Cinna, ii, 1. Celui qui est usurpateur de la prêtrise en sera du moins inutile possesseur, vLÉcti. Panég. ii, 389. Pépin, l'usurpateur de la France, ne souffrit pas que les Lombards usurpassent cette capitale [Rome] et fussent trop puissants, volt. Dict. phil. Ronu {cour de). Va^ du lit de ma sœur l'usurpatrice inf&me [Frédégonde].... lemebc. Frédég. et Brunthaul, i, a. || Absolument, celui, celle qui a usurpé une souveraineté. Toutes les grandeurs ne sont pas voisines des précipices, tous les usurpateurs n'ont pas été malheureux, retz, Conjur. Fiesque. Le commencement du XVII* siècle était le temps des usurpateurs, presque d'un bout du monde à l'autre, volt. Ifœurt, 191.... ma chère patrie Par une usurpatrice indignement flétrie [Elisabeth], p. lebbun, Marie St. n, 2. || L'usurpateur, qualification que les royalistes donnaient à Napoléon I", et que leurs adversaires employaient souvent par ironie. Il n'est vilain qui, pour se faire un peu décrasser, n'aille du roi i l'usurpateur et de l'usurpateur au roi, P. L. COUR. Lett. d ÈllI. de l'Aead. || 2* Adj. Il a fui devant nous, pour retarder sa perte, Ce peuple usurpateur de l'empire des eaux, gilb. Ode sur la guerre. Il a révolté tous les philosophes, c'est-à-dire tous les usurpateurs de ce beau nom, oenlis, Fei'tl. du chdt. t. lu, p. 19.

— ÊTYM. Provenç. uiurpair*, xuurpador; esp. ururpador; ital. usurpatore; du lat. uturpatorem, de ururpore, usurper.

USURPATION (u-zur-pa-sion; en vers, de cinq syllabes), t. f. \] i° Action d'usurper, ou le résultat de cette action. Mien, tien :.... c'est là ma place au soleil; voilà le commencement et l'image de l'usurpation de toute la terre, pasc. Pens. vi, 50, édit. HAVBT La majesté violée par des attentats jusqu'alors inconnus, l'usurpation et la tyrannie sous le nom de liberté, boss. Reine d'Anglet. Les empires les plus florissants ont commencé par l'usurpation, baillt, Atlantide, p. 138. ||a° La chose même qui est usurpée. La plupart des terres de cette seigneurie n'étaient que des usurpations.

— HIST. XVI* s. Il ne s'estoit point laissé aller i ceste violente usurpation de tyrannie par effrénée concupiscence de vivre à son plaisir, auyot, Aratus, 37. Une escriture peult estre corrompeue en troys manières qui sont : diminution, ou superfluité, ou usurpation d'une letre pour autre, hei- ORET, dans uvet, la Gramm. franc, p. 53.

— ÊTY'M. Provenç. uturpatio; espagn. unrpoct'on; ital. uiurpaxione; du lat. luurpad'onem, de uïurpore, usurper.

t USURPATOIRE (u-zur-pa-toi-r'), adj. Qui a le caractère de l'usurpation. Les autres forces sont devenues iniques et usurpatoires, j. j. Rouss. Èm. y.

— ETYU. Lat. urarpatortuf, de usurpator, usurpateur.

USURPÉ, ÉE (u-zur-pé, pée), port, passé de usurper. L'empire usurpé par Octave. |{ Fig. Il n'y a peut-être jamais eu, de réputation plus usurpée que celle de Saint-Évremond, volt. Comm. Corn. Rem. Sophonisbe, i, 3. J'eusse été citoyen, si l'orgueilleux Pompée N'eiit voulu m'opprimer sous sa gloire usurpée, id. M. de César, i, i.

USURPER (u-zur-pé), t). o. || 1° S'emparer, par violence ou par ruse, des biens, de la dignité, du titre d'un autre. La Rapinièro était dans une maison à deux lieues de là, qu'il avait usurpée sur une pauvre veuve, scabr. Rom. eom. ii, 13. Il usurpe une autorité que Dieu ne lui a pas donnée, pasc. Prov. XIV. Dédaignant les trônes qui peuvent être usurpés, elle attacha son affection au royaume où l'on ne craint point d'avoir des égaux, boss. Reined'Anglet. La force nous est donnée pour conserver notre bien, et non pas pour usurper celui d'autrui, ID. Hist. m, 6. Huit ans déjà passés, une impie étrangère Du sceptre de David usurpe tous les droits, raC. Athal. I, 1. L'impie Achab détruit, et de son sang trempé Le champ que par le meurtre il avait usurpé. II), ib. t, i. De nos plaideurs manceaux les maximes m'étonnent : Ce qu'ils n'usurpent pas, ils disent qu'ils le donnent, du- FRÉNV, Réconcil. norm. i, 5. Le père de Charlemagne usurpa les Gaules sur les rois francs; les gouverneurs sous la race de Charlemagne usurpèrent tout ce qu'ils purent, volt. Mœurs, 33. Cilon, allié de Théagène, tyran de Mégare, forma le pro jet d'usurper la tyrannie, et se rendit maître delà citadelle, condil. llist. anc. i, 16. ||Fig. C'est moi qui trouble votre repos, qui usurpe votre liberté.

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