‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 282 sur 754 · AIT · texte numérisé non relu

AIT

gllah on cigogne à sac (voy. argilah, au Suppl(5ment), Journ. olJic. <» mars J874, p. ao94, !• col.

ADJURER — riST. Ajoutei : xiv' s. Contestari, ajurer, ESCAt-iz», Vi/cabul. latin-franc.

t ADJUVANT. Ajoute! : || 3» S. m. Adjuvant, le premier pâtre qui aide le chef do la vacherie ou vacher (dans le Puy-de-Dôme), les Primes d'honneur, p. 44«, Paris, <874.

f ADJUVAT (a-dju-va), s. m. Néologisme. Fonction d'aide, dans le langage do l'enseignement m^idical et de la clinique. Compétiteurs qui avaient tous passé par la forte école de l'internat, et le plus grand nombre par celle de l'adjuvat et du prosectorat, D' eichet, Journ. offic. 7 sept. 4 875, p. 7634, t" col.

— ÊTYM. Lat. adjuvare, aider {voy. aider).

ADMINISTRÉ , ÉE. Ajoutes : || 5» Terme juridique. Enquête administrée, enquête ordonnée par la justice. Attendu que les enquêtes administrées n'ont pas établi que la compagnie du chemin de fer pût être déclarée directement responsable do l'accident, Gaz. des Trib. i4-<6 sept. 4874, p. 883, 1" col.

ADMIRATEI'R. Ajoulei : — REM. Michaud a signé l'Admireur deux lettres , peu admiralives d'ailleurs, qu'il a adressées à Mme de Staël, dans le Journal des Débats, 4 et 9 janv. <803. Ce néologi-ime n'a pas passé dans la langue.

ADMISSIBLE. Ajoutes : — HIST. xvi* s. Disant qu'il ne sçait lire ni escripre, au mains [moins] beaucoup, et que partant il n'est admissible audit estât d'eschevin, Hcc. des monum. inédits de Vhist. du tiers état, t. iv, p. 382.

t ADMONITEUR. Ajoutes : — HEM. Voltaire , avant Chateaubriand, s'est servi d'admonitcur : Il [Bertrand du Gucsclin] fait à la fois le rôle de protecteur d'Henri, d'admoniteur de don Pèdre, d'ambassadeur de Franco et de général, Lett. d'Argenial, 29 juin <76).

t ADOBE (a-do b'), S. m. Nom, au Mexique, d'une construction composée de lattes et de terre. Ces fils de vieux Castillans qui passaient mollement leurs jours à l'ombre des murs d'adobe du corps de garde où s'abritait leur sieste, th. bentzon, Reo. des Deux-Mondes, l'^sept. <878, p. 163.

t A DON (a-don), s. m. S'est dit pour Adonis. Ce bel Adon était le nain du roi, la font. Joc.

— HIST. XVI" s. En beauté c'est un Adon ; En amour un Cupidon, de brach, Œuvr. t. ii, p. 48.

t ADONAÏ (a-do-na-i), s. m. Un dos noms de Dieu dans la Bible.

t ADOMDE (a-do-ni-d'), s. f. Genre de plantes de la famille dos renonculacées. L'adonide goutte do sang.... Journ. offic. <o sept. 1875, p. 773B, V col.

— ETYM. Ainsi nommée par Linné en souvenir de la fleur couleur de sang que, selon Ovide (Metam. X, 735), Vénus fit naître du sang d'adonis.

t ADONIE (a-do-nie), s. f. Terme d'antiquité. Fête d'Adonis. Là était le grand temple de la cité sainte [Byblos], le sanctuaire de Balaath et d'Adonis, que les pèlerins apercevaient de la mer et où se passaient les cérémonies et les spectacles des adonies, jules soury, la Phénicie, Rev. des DeiiT-Jltondes, IB déc. <875, p. 799.

ADOSSÉ. Ajoutez : \] 4* En termes de banque, appuyé. La sécurité dos billets de banque est adossée à d'autres garanties, wolowski, Journ. offic.

H juin. 1874, p. 4828, 3* Col.

ADOUCIR. — HIST. Ajoutes : \\ xii* s. Ainccis [Guillaume le Conquérant] lor [aux seigneurs anglais] fait dire et semundre Qu'à lui viengent en bonne pais, Senz crieme nule et scnz esmais : Eissi's [ainsi les] adoucist e apele, benoît, Chronique, t. m, p. 2t8, V. 37860.

AOOUÉ. Ajoutes : y 2* Se dit en Saintonge d'un homme et d'une femme qui vivent maritalement «ans être mariés. Ils ne sont qu'adoués.

t ADSCRir, ITE (ad-skri, skri-t'), adj. Terme de grammaire. Écrit & côté. L'»i avec un iota adscrit.

— ETYM. Lat. adscriptus, de ad, à', et scriptus, écrit.

i AnUI.TÉRATECR (a-dul-té-ra-teur), s. m. Celui qui adultère, felsifte, frelate les marchandises.

— HIST. xvi« g. Ilarchandi usuriers, faulsaircs, billonneurs, adulleraleur» de marchandises, rab 1», 4».

ADULTERIN. Ajoutes :\\%- Qui a rapport à l'adullcre. Le» grandes différences entre dcr, frôrcs des sn'urs, peuvent quelquefois être attribuées à dos causes adultérines.

t ADl LTfiKiNirfi (a-dul-té-ri-ni-té), ». f. Ca-

ractère adultérin. La reconnaissance de l'adultérinité des enfants, Arrêt de la Cour impériale de Paris, i' ch. <4 mai 1870, dans Cas. des Trib. du 29.

ADVERBE. — HIST. Ajoutes : Il XVI* s. L'adverbe c'est un mot sans nombre qui est adjoinct à un autre, ramus, dans uvet, Gramm. franc, p. 232.

t ADVERS, ERSE (ad-vêr, vèr-s'), adj. Opposé. Une polémique engagée entre journaux défenseurs de candidats advers.... Cas. des Trib. 6 mars (875, p. 229, 4* col. Il y a en lui [C. Durand, peintre] un mélange de deux qualités adverses, la sincérité et le chic, E. bercera T, Journ. offic. il nov. <874, p. 7671, 2* col.

— ÉTYM. Voy. adverse. II n'est pas mauvais de restituer la forme masculine advers et surtout de tirer advers ou adverse des emplois restreints où ils sont confinés.

t ADVERSATIVEMENT (ad-vèr-sa-ti-ve-man), adv. En qualité de partie adverse. Nous trouvons dans le Droit.... la femme mariée, qui entame, adversativement à son mari, une instance de référé, peut être autorisée à ester en justice par le juge du référé, Avranchin, <8 avr. 4875.

t ADVERTANCE (ad-vèr-tan-s'), s. f. Action de tourner l'esprit vers un objet. || S'est dit, dans les débats des casuistes, de l'attention que le pécheur, en péchant, porte à son péché. Vous [jésuites] prétendez qu'il faut distinguer si c'est sans sa faute ou par sa faute qu'il [lo pécheur] n'a point eu cette advcrtanco actuelle du mal qu'il faisait; et c'est ce que vous exprimez quelquefois en ces autres termes : si cette inadvertance a été l'efTet d'une ignorance invincible et involontaire, ou d'une ignorance vincible et volontaire ; — dans le second cas, c'est-à-dire si ce manquement d'advertance actuelle sur la malice de cette action est arrivée par sa faute.... ant. arnauld, 5" dénonciation, X (Œuvr. Lausanne, 4 780, p. 355) (Arnauld, qui a fait ce mot, l'écrit advertence).

— HIST. XVI* s. Tout soing curieux autour des richesses sent son avarice ; leur dispcnsation mesme et la libéralité trop ordonnée et artificielle, elles ne valent pas une advertence et solicitude pénible, mont, iv, 79.

— ÉTYM. Voy. INADVERTANCE.

t AÈDE (a-è-d'), s. m. Terme d'antiquité grecque. Chantre, poète. La lyre dorienne elle-même a des cordes que n'a point effleurées la main de l'aède épique, A. bouché-leclerq, Rev. polit, et lia. 20 mars (875.

— ÉTYM. 'Ao'.Soç, chantre, de àeiîw, chanter.

t AÉRATEUR (a-é-ra-teur), adj. Grenier aérateur, voy. GRENIER.

t AERHVDUIQUE (a-èr-i-dri-k'), adj. Qui agit par l'air et l'eau. Peut-être trouverait-on un remède efficace au mal en maintenant les galeries sous pression normale, même un peu forte, par des injections d'air comprimé et des écluses aerhydriques comme dans certains travaux de tunnels ou de galeries formées sous l'eau, n. de parville, Journ. offic. iz fév. <876, p. 4199, 3* col. Soufflerie aerhydrique , ventilation pour forges et hauts fourneaux, produite directement par la vapeur.... Alm. Didot-Bottin, 4876, p. 4465, 4* col.

— ÉTYïI. Lat. aer, air, et ûSup, eau.

AÉRIEN. — HIST. Ajoutes : XII* S. Par tant ke

des aerienes poosteiz (les démons] vient la flanie d'envie encontre la netteit [netteté, pureté].... li Dialoge Grégoire lo pape, 4 876, p. 352.

t AfiUOBIE (a-é-ro-bie), adj. Se dit des infusoires qui ont besoin de l'air atmosphérique pour vivre. Oui, il existe des êtres vivant sans air, dos anaérobies, en opposition avec les aérobics, pasteur, Journ. offic. 25 févr. 4875, p. 4456, 2* col.

— ÊTYM. 'At)o, air, et pfo;, vie.

t AÉRONAVAL, ALE (a-é-ro-na-val, va-l'), adj. Destiné à la navigation dans l'air. Machine aéronavale.

— ÉTYM. 'A9ip, air, et naval.

t AÉRONEF (a-é-ro-nèf), s. f. Machine destinée à la navigation aérienne. Une aéronef.

— ËTYM. Ar,p, air, et nef.

t AÉROPIIORE. Ajoutes: || S. m. Engin qui porte l'air dans les mines, dans les cloches à plongeur, etc.

t AÉIIOPHVTR (a-é-ro-fl-f), adj. Qui vit dans l'air, par opposition à hydrophytc, en parlant des plantes. || Substantivement, une aérophyte.

— ÉTYM. 'Ai>,p, air, et çutov, plante.

t ARROTIIÉMAPIE(a é ro-lé-ra-pie), s. f. Traitement par l'air. Un savant ingénieur qui s'est beau-

coup occupé d'aérothérapie , bochard, ProjM de création d'un hôpital sur l'eau.

t ^STHÉSIOMÉTHK, voy. esthésio.mÈtre, au Supplément.

t A-FAUX (a-fô), s. m. Nature de ce qui esta faux. Ces petites inventions d'intérêt médiocre, ces détournements, ces contorsions, cet à-faux de l'esprit et du cœur qui fait le fond des œuvre» légères, K. STEEN, Journ. offic. 24 janv. 4876, p. 640,

— ÉTYM. À, eifaux (voy. faux, i, n* 26). AFFAIRE. Ajoutes : \\ 25* Agent d'affaire», voy.

AGENT, n° 2. Il 26° Populairement. Avoir son affaire, être tué, et aussi être ivre mort.

— REM. Ajoutes ; Il 2. C'est affaire à vou», s'est dit quelquefois pour : c'est à faire à vous, voy.

FAIRE, n' 68.

AFFAJRÊ. — Ajoutex .•jjAfl'airé de, occupé à, qui fait une affaire de.... Faites-moi la faveur de croire que je suis l'homme du monde le moin» affairé d'argent et le plus ennemi de toutes sortes d'affaires, balzac, Lellr. inédites, cxxxiv, éd. Tamizey Larroque.

t AFFAIREMENT (a-fé-re-man), s. m. Néologisme. État d'une personne affairée. Cet impassible personnage allait et venait avec son affairement habituel, mais rien ne dénonçait en lui une préoccupation inaccoutumée, j. verne. De la terre à la lum, 26, dans Journ. des Débats, 4 4 oct. 4 865.

AFFAMER. — HIST. Ajoutes : xii* s.... Li castiaus ne puet Estre affamés en nule guise; Por nient ont la ville assise [assiégée], Perceval le Gallois, V. 3766.

AFFECTÉ. Ajoutes : \\ 6* Terme d'algèbre. Équation affectée, par opposition à équation pure, équation renfermant diverses puissances de l'inconnue ; locution en usage au xvii* siècle, introduite par Viète, et aujourd'hui inusitée.

AFFECTER. Ajoutes : || 11" Terme de finances. Affecter une somme à un payement, à un service, la destiner à ce payement, à ce service.

AFFECTIF. Ajoutes :\\Z' Qui e.'t disposé à l'affection. Comment se peut-il faire que je sente ces choses, moi qui suis le plus affectif du monde? ST FRANÇOIS DE SALES, lulTod. à la vie dévote. Si elles [les filles] sont d'une humeur affective, elles doivent changer l'amour qu'elles ont pour ellesmêmes et pour les créatures, à aimer Dieu de tout leur cœur, JACQUELINE pascal, dans camm, Jacqueline Pascal, p. 34,r 4845.

t AFFECTIONXEMENT. Ajoutez : La dévotion n'est autre chose qu'une agilité et vivacité spirituelle, par le moyen de laquelle la charité fait les actions en nous, ou nous par elle, promptement et affectionnément, ST François de sales, InXrod. à la vie dévote, i, 4 (4641).

AFFECTUEUSEMENT. Ajoutes : —REM. Vaugelas, dans la préface de ses Remarques, met affectueusement au nombre des mots qui ne sont pas encore absolument condamnés ni généralement approuvés. Dans ses Nouvelles remarques, éd. 4 69», in-l2, p. 604,11 dit d'une manière plus affirmative : « AlJ'ectueusement, que tant de gens disent et écrivent, ne vaut rien , non plus qu'o//i!ctionn^men/, qui est pourtant moins mauvais que l'autre. » Qui pourrait dire pourquoi Vaugelas condamnait ce mot que tant de gens disaient et écrivaient? Le fait est que affectueusement est toujours du bon usage ; affectionnément est bien moins usité.

t AFFECTUOSITÉ (a-fè-ktu-ô-zi-té), ». f. Caractère affectueux. Colombe, elle [une dame nommée Colombe] ne l'est guère ni par la douceur de la voix, ni par l'affectuosité..., alph. daudet, Journ.

offic. 26 sept. 4876, p. 747), 4" Col.

t AFFKNAGE. Ajoutes ; 1| 2* Tenant un affenage, c'est à Narbonne, le logeur de chevaux et voitures marchand de fourrages.

t AFFENOIR (a-fe-noir), s. m. Ouverture par laquelle on fait passer lo fourrage du grenier à foin dans l'écurie à travers la voûte ou le plafond de cette dernière (Drôme).

— ÉTYM. À, et lat. fenum, foin.

t AFFIDENT,AFFIDENTE(a-fi-dan, dan-t'),J. m. et f. Confident, confidente, familier, familière. Elle avait l'art de dissimuler si naturellement, qu'il était Impossible de pénétrer ses pensées, et que .ses plus secrètes affidentes ne surent rien de ses inclinations naissantes, fléch. Grands jours, p. 46.

— ÊTYM. Mol fait avec la prépogiticn à sur le modèle de confident.

AFFILÉ. Ajoutes :— HlST.xvs. Sa langue n'esl pas bien afiléc, Rev. erit. f année, «• sem.p. 405.

Page 1