‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 283 sur 754 · AFF · texte numérisé non relu

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AFFILIATION. Àjoutei : || 4* Dans le moyen âge, espèce d'adoplion dont l'effet principal était de donnera l'aftitié le droit do succéder aux biens de i'afliliant.

t AKFIN (a-fin), t. m. Terme do droit. L'affinité proprement dite est le rapport qu'il y a entre l'un des conjoints par mariage et les parents de l'autre conjoint ; selon cette définition, tous les parents du mari sont les affins de sa femme, et tous les parents de la femme sont les al'lins du mari ; pareillement, j'ai pour affins les maris de mes parentes et les femmes de mes parents, pothieb, CoHtr. de mar. n" I50. IJOn dit plus souvent aujourd'hui les alliés.

AFFI.VAGK. Ajoutez :\\V Affinage du verre, opération qui a pour but de rendre le verre homogène et d'en expulser autant que possible les bulles de gaz qui se produisent en abondance au moment de sa formation et qui persistent dans la masse vitreuse, alors même que les réactions chimiques paraissent accomplies. || 8» Affinage de la fonte, opération par laquelle on transforme la fonte en fer.

AFFINITÉ. — IllST.iljoul«î.- Il xvf s. Affin que la connaissance d'elles [voyelles] soit plus aisée, j'ay avizc do les peindre et leur bailler leurs noms selon leur puissance et de les ordonner selon leur afiinité, Maigret, dans livei, la Gramm. franc.

t AFFION (af-fl-on), s. m. Ancien terme de pharmacie. Électuaire à base d'opium.

— ÉTYM. Arabe, afioùn, qui représente le grec iniov, opium.

AFFIQUE T. — HIST. Ajoute:: : xin' s. Monile, auquel, CHASSANT, Petit vocab. laltn-franç. p. 44.

t AFFIKMATKUR, TRICE (a-flr-ma-teur, tris'), adj. Oui affirme. Un pouvoir spécialement affirmateur des droits individuels, le Temps, t5 avr. 1876, 2' p. 3' col.

AFFIRMATION. — HIST. Ajoutez : xii* s. En cesle chose, se je trove apparcilhiet lo cucr de ta dilection, ge ne travailhei-ai pas en l'affermation, Li Dial. Grég. lo pape, <8"6, p. 203.

AFFIRMER. Il 4' T. r<!/l. Néologisme. S'affirmer, se poser, so déclarer avec tel ou tel caractère. C'est un homme qui ne manque aucune occasion de s'affirmer.

t AFFIXAL, AIE (a-ffi-ksal, ksa-l'), adj. Terme de grammaire. Qui a rapport aux affixes.

AFFLPENCE. — HIST. xvi' s. Ajoutes : Et y cstoit l'affluence du monde si grande, que le pape mesme cuida estre suffoqué en la presse, pabadin, Chron. de Savnye, p. 254.

t AFFOLANT, ANTE (a-fo-lan, lan-t'), adj. Qui afîole, qui rend fou. Comme fantaisie de coloriste, cette princesse est affolante, bCrger, Salons de

t AFFOUILLABLE (af-fou-lla-bl', Il mouillées), adj. Susceptible de subir l'affouillement, en parlant d'un terrain. Elle [la vallée de l'Ubaye, dans les Basses-Alpes] présente les conditions les plus désastreuses : sommets très-élcvés, versants excessifs, sol affouillable et instable, climat rigoureux, A. VERNiER, le Temps, feuilleton scientif. 2' page, «• col.

t AFFOIÎILI.EMENT. Ajoutez : ]| 2" Terme d'artillerie. Dégradation des bouches à feu en bronze, qui se produit en arrière de l'emplacement duproiectile, et qui résulte de la fusion d'une partie du métal déterminée par les gaz de la poudre.

t AFFOUILLER (af-fou-Ué, U mouillées), v. a. Produire l'affouillement en un terrain. || V. réfl. S'affouiller, subir l'affouillement. A la suite des grandes fontes de neige, ou des forts orages, les pierres et les blocs entraînés des hauteurs viennent heurter les berges schisteuses ; elles s'affouillent et s'écroulent en laissant glisser les versants qu'elles soutenaient, a. vernieh, le Temps, feuilleton scientif. 2« page, 6' col.

t AFFOnir (a-fou-i), s. m. Dans le département de la Mayenne, nom donné aux bénéfices réalisés avec le bétail, les Primes d'honneur, p. 234, Paris, (874.

AFFRANCHIR. Ajoutez : || 13* On dit au jeu qu'une carte est affranchie, lorsqu'elle n'est plus exposée à être prise. J'ai fait prendre mon roi pour affranchir ma dame, i 14" On dit en grammaire comparée qu'un suffixe s'est affranchi, quand le sens particulier primitif s'en est a.ssez effacé pour que ce suffixe puisse devenir d'un usage général. Ainsi le suffixe ment, qui ne s'applique d'abord qu'aux adjectifs à sens spirituel, devient anui, en s'affranchissant, applicable au <»\nn ma-

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