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de cette forme, Traduction de Plalon, .. m, p. 204 et «92. Dans toutes ces phrases, pour les rendre correctes, il suffit de supprimer en. Au reste la faute est ancienne. Voici le passage où Racine la relève : Petite critique sur un mot de votre dernière lettre. • Il ena agi avec toute la politesse du monde, » il faut dire : il en o usé. On ne dit point : il en a bien agi, et c'est une mauvaise façon de parler {Lexique, éd. Paul Mesnard).
t AGISSEMKNT (a-ji-se-man), s. m. Terme de palais. Manière de faire. Attendu que l'administration de l'enregistrement, n'étant pas pjacée en dehors du droit commun, en ce qui concerne la preuve des agissements frauduleux commi.s à son préjudice, est autorisée à vérifier la nature des contraventions constatées, etc. Jugement du Tribunal d'Orlhes, du 27 mai <864.
— REM. Depuis, ce motsst passé dans le langage général.
AGITATECR. {| J' Ajoutez : Il se dit aussi de tout instrument qui remue quelque substance. Des chaudières locomobiles munies d'un agitateur mécanique, où les ouvriers dalleurs puisent pour faire les dalles de trottoir, Journ. offic. u mars <872, p. (736, i" col.
t AGLAÉ (a-gla-é), AGLAIA (a-gla-ia), s. . fLa 47* planète télescopique, découverte par M. Luther.
t AGNATHE (agh-na-f), adj. Terme d'histoire naturelle. Qui n'a pas de mâchoires. Les mollusques carnivores agnathes, p. fischer, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 783.
— ÉTYM. 'A privatif, et fvâOoç, mâchoire. AGNEAU. Ajoutez .-117° Coucho de sel formant
la base d'une gerbe. Enquête sur les sels, <868, t. u, p. 509.
t AONELETTE (a-gne-lè-f), s. f. Nom, dans les Hautos-Aipes, des brebis à l'âge de deux ans , les Primes d'honneur, Paris, «872, p. 440.
AGNELINE. Ajoutez : || 2» Il se dit aussi au masculin, substantivement, de la laine d'agneau. Elles [les flanelles] seront faites de bonnes laines du pays, sans plis, peignons ni agnelins, Arrêt du Conseil, 16 avril 4 726.
t AGNITION (agh-ni-sion), s. f. Reconnaissance sur le théâtre. Je sais que l'agnition est un grand ornement dans les tragédies; Aristote le dit; mais U est certain qu'elle a ses incommodités, cohn. 2» dise.
— ÊTYM. Lat. agnilionem, reconnaissance, de ad, à, et gnoscere ou noscere, connaître (voy. notion).
t AGONISTE (a-go-ni-sf), s. m. Terme d'antiquité. Le combattant, le lutteur. Il y a une vieille édition du Samson agonisle de Miiton, précédée d'un abrégé de l'histoire de ce héros, volt. Dicl. phil. Samson.
— ÊTYM. 'Ayoûviot^iç, le lutteur, de ifàt, lutte, combat.
AGONISTIQUE. Ajoutez : \\ 2° Adj. Qui a rapport aux combats des jeux. || Marbre agonistique, marbre concernant les jeux publics.
t AGRAINEtl (a-grè-né), r. o. Répandre du grain pour la nourriture des animaux qu'on élève dans les garennes. Le sieur M..., garde-chef de M. le baron G..., en allant agrainer des faisans dans le bois de la Grange, reçut, en traversant une allée, un coup de fusil.... Gaz. des Trib. 43-) 4 mars 4876,
— ÉTYM. À, et grain.
t AGRAPE (a-gra-p'), s. f. Terme d'exploitation houillère. Instrument servant à foncer les puits.
t AGRAPIIIE (a-gra-fie), s. f. Terme de médecine. Impossibilité d'écrire, constituant, avec l'aphasie, deux symptômes importants des maladies mentales, des apoplexies et du ramollissement cérébral.
— ETYM. 'A privatif, et ypâipetv, écrire. AGRÉABLE. — HlST. Ajoutez : xii- s. Et ne por-
quant de ç' [malgré ce, malgré cela] alot bien Que bêle esteit june dame] sor totc rien ; Molt fu li «olaz agréables, benoît, Roman de Troie, v. 28 677.
AGRÉABLEMENT. A;outeji . — HlST. xiv s. Lesdictes femmes auctorisiécs et licenciées chascune de sondit marit, qui de faire, accorder et creantcr les choses qui sensuient, leur donnèrent pooir, auctorité, congié et licence, et elles les reccarcnt en elles aggreablcment (4346), vabin. Archives admin. de la ville de Artnu, t. ii, 2* part. p. 4013. Rayer l'a [un apprenti] agréablement [do gré à gré] prinz audit temps pendant lequel il instruirra ledit aprentis, Bibl. des ch. 4874, xxxv, p. 485
t AGRÉATIOfi (a-gré-a-sion), ». f. Action d'agréer, de recevoir. La seconde question est relative
à l'agréalion par le gouvernement des inspecteurs ecclésiastiques, m. delcour, min. de l'intér. à la Chambre belge, le 3 fév. dans Journ. ojjic. du 5 fév. 4874, p. 4015, 4" col. M. Wasseige : On veut faire dire à la loi ce qui ne s'y trouve point; le mot • agréation » n'est pas dans la loi; le droit d'agréer ou de ne pas agréer n'existe donc pas, ib.
4. AGRÉEUR. Ajoutez : — REM. Agrécur reste usité, témoin cet exemple : L'agréeur est celui qui fournit desagrès pour les navires. Patentes : lab. A, 3« cl. droit proportion, au 20% Dicl. des Contrib. dir. 4 864
t 2. AGRÉEUR (a-gré-eur), s. m. Agréeur, dégustateur ou inspecteur des eaux-dcvie, celui qui constate, à la requête et aux frais des parties intéressées, le poids et le gotit des alcools ou leur identité avec les échantillons pris au moment des expéditions, Tarif des patentes, 4 858.
— ETYM. Voy. AGRÉER 4 .
. t AGRÉGATIF. Ajoutez : || 2"' Au sens passif, qui est agrégé, réuni. Jusqu'à ce que je voie résulter du tout un être non-seulement organisé, mais intelligent, c'est-à-dire un être non agrégatif, et qui soit rigoureusement un, J. J. rouss. Lett. à M. de.... 4 5 janvier 4769.
AGRÉMENT. Ajoutez : || 8" Agrément de goutte, légère attaque de goutte. 11 [M. de la Rochefoucauld ] a un petit agrément de goutte à la main, qui l'empêche de vous écrire dans cette lettre, sÉv. 4 7 avr. 4 674. ||9°ilu plur. Se disait, au xvui' siècle, de cérémonies, d'accessoires soit de danse, soit de musique, joints à certaines pièces de théâtre, mais qu'on supprimait quelquefois. Le Bourgeois gentilhomme, avec tous ses agréments. Annonce, dans Mercure de Fr. fév. 4 728.
t AGRÉ.\IENTER (a-gi'é-man-té), v. a. Néologisme. Orner d'un agrément. Coiffés et poudrés, avec des boucles et des nœuds, en cravates et manchettes de dentelle, en habits et vestes de soie feuille-morte, rose tendre, bleu céleste, agrémentés de broderies et galonnés d'or, les hommes sont aussi parés que les femmes [dans les salons de Louis XIV, à Versailles], taine, les Origines de la France contempor. t. i, p. 133. ||Par extension. Trois francs 75 centimes, dont le détenu a le droit chaque mois de disposer à la cantine pour agrémenter sa position, Journ. ofllc. 4 9 mai 4 876, p. 3406,
t AGRESSIVITÉ (a-grè-si-vi-té), s. f. Caractère agressif. On veut voir jusqu'où iront cette assurancé'.imperturbable, cette agressivité pétulante..., le Temps, 28 nov. 4 875, 4" page, 5' col.
AGRESTE. Ajoutez : \\ 3° S. m. Nom d'un papillon. Le petit agreste, en août, habite les clairières, les places à fourneaux et les sablières des bois montagneux , carteron, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 64, Hclzel, 4866.
— HIST. Ajoutez : xiii* s. Ces fous agrestes, ces senglers, Ces vilains à ces durs soulcrs Aime [Dieu] assez miex que roys ne dus, Gautier de coincy, les Miracles de la sainte Vierge, p. 622 (abbé Poquet).
f AGRIMÊTRIQUE (a-gri-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la mesure des champs, à l'arpentage.
— ÊTYM. Mot hybride , du lat. ager, champ, et ixétpov, mesure.
t AGUEItUISSEMENT (a-ghé-ri-se-man), s. m. Action d'aguerrir, état de qui est aguerri.
— HIST. xvi* s. L'aguerrissement universel auquel s'entretiennent toutes les nations d'Europe,
SULLY, Mém. t. III, p. 434.
t AGUEUR (a-gheur), s. m. Dans le Puy-de-Dôme, distributeur d'eau chargé des arroscm.cnts suivant les droits des propriétaires, les Primes d'honneur, p. 442, Paris, 4 874.
— ÉTYM. Ancien fr. ague ou aiguë (voy. eau).
t AGUI (a-ghi), s. m. Sorte de nœud fait à l'angui d'une galère.
AHURI. Ajoutez : Les Muses.... sont déjà furieusement ahuries, selon le terme très-expressif des habitants subalternes de la bonne ville de Paris, Lett. inédile de Pingeron d Hennin, 4 780 (Bibliothèque de l'Institut).
t AHURISSEMENT (a-u-ri-se-man), i. m. Terme populaire. État de celui qui est ahuri.
t AÏAUT. Ajoutez : — REM. Ce nom de plante serait mieux écrit, d'après M. Baudry, aillant, à cause de la ressemblance de port de ces plantes avec quelques alliacées. Notez aussi qu'il y a des noms propres i4iUau(, Aillaud, et que Brébisson, dans sa Flore de Normandie, écrit oiUot le nom normand de l'allium vineola, dont les feuilles tont ana-
lOii'UCS
t AICHE. Ajoutez:— REM. Sur les côtes maritimes de la Seine-Inférieure, on dit aque, aquer.
t ....AIE. Finale des lieux plantés d'arbres : saussaie, cerisaie, oseraie, châtaigneraie, etc.; elle représente la finale latine etum.
AIGLE. IIS" Ajoutez : || La 96' planète télescopique.
— HIST. xin* s. Nos dist quand li aille est vieil, Que mult li enpirent li œil, Romania, octobre 4872,
AIGREFIN. i4;'ou(ejr: — REM. On a dit aigrefine au féminin. On t'en a fait de rudes [expériences], et les aigrefins de nos régiments et les aigrefines de nos garnisons tiennent d'assez bonne» écoles pour vous autres enfants de Paris, dancourt, le Prix de Varquebuse, se. 4 4.
— ÉTYM. Ajoutez : Ce mol, dans ses trois acceptions, est jusqu'à présent inextricable. Ces trois acceptions sont dans l'ordre de leur histoire : pièce de monnaie (voy. aigrefin, à l'étymologie, dans le Dictionnaire); sorte de poisson; homme rusé. La plus ancienne est la monnaie ; pour la seconde on a des exemples du xv siècle : U luy fault anguilles, barbeaux, Carpes et brochetz bon? et fins. Aloses, lamproyes, daulphins. Esturgeons, macquereaulx, muletz. Congres, merluz et esgrefins, Rougetz, turbolz et quarreletz, Rec. de farces, etc. P. L. Jacob, Paris, 4869, p. 407. Pour la troisième, les exemples sont du xvii* s. M. Devic, Dicl. élym., pense que peut-être c'est la monnaie qui a suscité le troisième sens. Mais la dénomination du poisson, comment la rattacher aux deux autres ? i moins de quelques nouveaux textes, le mieux serait de faire trois articles séparés des trois acceptions, et de ne noter une étymologie que pour la monnaie, qui en a une assurée.
AIGRIR. Ajoutez: — HIST. XV* S.... Mais quant [Mathilde] plus longuement Eut regardé l'endroict desabesongne, À tant s'esgrit en menasse et vergongne, rené macé, Suyte de l'hist. de France, p. 3, verso.
t AIGRISSEMENT. Ajoutez : — HIST. xvi* s. Aimoin, qui, dans son quatrième livre, chapitre premier, prit un singulier plaisir au récit et aigrissement de cette accusation, et. pasq. Rech. v, 4 5.
AIGU. Ajoutez :||9° Armes aiguës, armes de main, présentant une ou plusieurs pointes ; elles comprennent les armes d'estoc, les armes d'estoc et de taille et les armes d'hast.
t AIGUADIER (è-ga-dié), s. m. Celui qui préside à la distribution des eaux. Il sera nommé un aiguadier qui sera administrateur des eaux [du canal], à l'effet de quoi il sera tenu de résider au Merle, où se trouve le bassin de division des eaux, CAPPEAU, Compagn. des Alpirus, p. 4 28 (où le mot est écrit, à la façon méridionale, eygadier).
— ÉTYM. Aiguade (voy. ce mot au Dictionnaire). tAIGUEARDENTIER(è-gar-dan-tié), s. m. S'est
dit, au XVI' s., à Genève, pour fabricant d'ean-devie. Registre du Consistoire, dans k. ritter, le* !{oms de famille. Appendice.
— ÉTYM. Aiguë, eau, et ardent : eau ardente ou eau-de-vie.
t AIGUILLAGE (è-gûi-Ua-j', ui comme dans huiU, Il mouillées), s. m. Terme d'administration de chemin de fer. Action de faire mouvoir les aiguilles. Il Faux aiguillage, fausse manœuvre par laquelle l'aiguilleur fait prendre à un train une fausse direction.
AIGUILLE II 4" il;'ou(ei ; Il Sur la pointe d'une aiguille, sur des choses de rien, ou pour des choses de rien. Cette lettre du vendredi est sur la pointe d'une aiguille; car il n'y a point de réponse à faire, et pour moi je ne sais point de nouvelles, SÉV. 4 7 avril 4 67 4. || 20' Fusil à aiguille, fusil se chargeant par la culasse, et dans lequel l'inflammation de la charge est déterminée par l'action d'une tige longue et mince, mue par un ressort, sur une substance fulminante renfermée dans la cartouche. || 21* Canal régnant le long des tables salantes et servant soit à les vider, soit à les remplir. Enquête sur les sels, t. ii, p. 509, 4868. Il 22* Aiguille-coin, engin qu'on emploie dans les mines pour percer et creuser, Joum. offic. 22 nov.
4876, p. 8628, 3« Col.
— ÉTYM. Ajoutez : C'est à tort qu'aiguille a été tiré d'acicula; M. Mussafia {Romania, 2* année, 1873, p. 478) dit que cela ne peut être ; il a raison, acicula aurait donné aighille. Aiguille vient d'acucula, forme fictive dérivée de acula, petite aiguille, u s'étant changé en ui comme dans duirf, de ducere , duit , de dudiw, ^"4»', de fructut.