‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 287 sur 754 · A LA · texte numérisé non relu

A LA

AIGCILLfi, ÉE. Ajoulez : || %' En forme d'aiguille. Lna série de nuugcs compusùs de pcliu crisUui prismatiques aiguillés, d'environ 4 millimùlres de longueur sur </♦ de millimètre d'épaisseur, Journ. ajfic. 28 juin (873, p. 426.1, 3* col.

AIGUILLÉE. Ajoutez : || %• Dans les fabriques do fil, on nomme aiguillée le dércloppomcnt du fil dans une course de chariot ; la longueur de l'aiguillée est généralement de l",250 pour les fins, et d'un mètre pour les extra-fins, Enquéle, Traité de coinnt arec l'Ànglel. t.iv, p. 342.

AIGCILLKR. Ajoutez : \\ 3" Diriger un convoi de chemin de fer à l'aide de l'aiguille (voy. aiguille, n- ta).

AIGUILLETTE. Ajoutez ; || !!• Nom, en Bretagne, d'un poisson de mer de forme allongée et trèslong.

— REM. M. H. Lanli, de Tours, communique ce renseignement sur l'aiguilletlo eu tant qu'ornement militaire : « L'origine dos aiguillctlos que porte, soit sur l'épaule droite, soit sur l'épaule gauche, l'élite de la cavalerie et de la gendarmerie française, est trop curieuse pour que nous ne saisissions pas l'occasion de la donner. Cette origine est espagnole. Le duc d'Albe, pour se venger de l'abandon d'un corps considérable de Belges, ordonna que les délits qui se commettraient fussent punis de la corde. Ces braves firent dire au duc que, pour faciliter l'exécution de cette mesure, ils porteraient sur le col une corde et un clou. Cette troupe s'étant distinguée, la corde et le clou devinrent des marques d'honneur, et furent transformés en aiguillette (de la MESANGÈRE, Dicl. des proverbes français, Paris,

<823, 3* éd. p. 35).

t AIGUILLONNEMENT. — IllST. Ajoutez : xil* s. Se tu sens ancore les molestes, et es tochiez par les agulenemens et botez par la sugeslion de char, BONNAHDOT, Tcxlc lorraiti, dans Romania, t. v,

t AIGUILLONNIER (è-gili-llo-nié, (1 mouillées), I. m. Nom d'un insecte qui attaque les céréales, Journ. ojlic. 24 fév. <874, p. U77, 2' col.

— ÊTY.M. Aiguillon.

t AIGUISAGE. Ajoutez : L'avantage du fil de fer fabriqué avec du fer de Suède, c'est de conserver longtemps l'aiguisage, Enquête, Traité de comm, avec l'Anglel., t. i", p. bio.

tAIGUlSERIE(è-gui-ze-rie, ut prononcé comme dans huile), s. f. Lieu où l'on aiguise les instruments tranchants. Une querelle s'éleva dans l'aiguiserie du sud [de la manufacture d'armes], entre deux ouvriers..., Mémor. de la Loire, dans Gaz. des Trib. 6-7 juill. t874, p. 615, 2« col.

t AIGUISOIR (è-giii-zoir, ui prononcé comme dans huile), s. m. Les instruments autres que la meule, servant à aiguiser.

AIL. Ajoutez : Il 4* Arbre à l'ail, nom de plusieurs plantes dont certaines parties exhalent une odeur d'ail, par exemple, le petiveria alliacea. \] 5° Nom donné à une espèce de corps étranger qui se trouve dans le grain. Le grain à nettoyer tombe, de haut en bas, dans un courant d'air vertical suffisant pour enlever toutes les matières plus légères que le bon grain : l'ail, le blé germé, le blé noir.... Uém. Soc. centr. d'agric. i874, p. 477.

t AILANTE (è-lan-f), s. m. Genre de plantes dicotylédones de la famille des simaroubées. On y distingue l'allante glanduleux, ailantus glanduloso, Desf., ou vernis du Japon, bien qu'il ne donne pas de vernis ; ses feuilles servent de nourriture au bombyx cynthia, dit vulgairement ver à soie de l'allante.

— ETYM. Chinois, ailanto, arbre du ciel. C'est à tort que certains botanistes ont écrit ailanthus et ailanthe par un h, comme si le mot venait du grec âvOo;.

AILE. Ajoutez : || 14" Instrument servant à dévider. J'ai vu à Tarare des femmes qui bobinaient leur fil avec de petites ailes en osier; ces ailes sont à six pans ; elles sont parfaitement réglées pour l'échevctte anglaise, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglel., t. iv, p. 248. || IB* Terme d'archéologie romaine. Nom d'une troupe de cavalerie.

t AILETTE. Ajoutez : || 8' Appendice placé sur les épaulicre.s dans les armures du commencement du XIV* siècle, ji 4' Terme d'artillerie. Sorte de petit tenon qui, dans certains systèmes d'artillerie rayée, se trouve fixé à la surface des projectiles oblongs pour les guider dans les rayures.

t AIMABLEMENT. Ajouta à l'exemple do Mmede Sévigné : Vous me répondez trop aimablement : DICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.

il faut que je fasse ce mot uxpris pour l'article de votre lettre.... sÉv. 4 oct. U7».

— lIlST. XVI' s. Je le commande De tes frcrot et soeurs aymablcment traiter, de bracii, lEuv. t. i, p. ï<H. (Comme on voit, cet adverbe est plus ancien que Mme do Sévigné ne pensait.)

AI.MER. Il 8* Ajoutez : Aimer à, en parlant d'élrcs irralsonnablcs ou inanimés. Le café aime à être bu chaud. || 12* S. m. L'aimer, l'action d'aimer. Et toute notre vie était un seul aimer, lamaht. liarm. iv, n.

— itF.M. Ajoutez ; || 6. Aimer mieux, locution indivisible, no suit pas la règle d'aimer, c'est-à-dire no prend ni d ni de. .Mais, quand la locution est divisible, c'est-à-dire quand mieux reprend son sens propre, alors aimer reprend aussi sa construction. Exemple : Comme j'honore mieux mes parents que jadis, j'aime mieux aussi qu'autrefois à les écouler, à les soigner, à les servir.

t .... AIN. Suffi.te qui représente les suffixes lalins anus et oncus.

t AINIÈRE (è-niè-r'), ». f. Sorte de filet. Que la détention du filet dit ainière , trouvé chez G.... (à Mortagne, Orne], en supposant d'ailleurs qu'il ne puisse servir qu'à prendre de petits oiseaux, constitue un délit puni par l'art, tî de la loi du 3 mai (844 sur la chasse, Gax. des Trib.

5 août <874, p. 744, 2* col.

' AINS. — REM. Ajoutez : Ains a été employé par Mirabeau. Les habitants des campagnes , sans lesquels nous ne pouvons consolider la révolution, et qui n'y prendront aucun intérêt, ains au contraire, s'ils n'y trouvent pas leur soulagement immédiat, MIRABEAU, Lelt.à M. de la Mark, cité par JOHN LEMOINNE, fifudcj crt'J. et biogr. l'aris, )852.

AINSI. —REM. Ajoutez. -Wi. Tout ainsi s'est dit dans le xvu* siècle ; il a vieilli, mais pourrait encore être employé. 0 beauté , faites-en tout ainsi qu'il vous plaît, Régnier, Èlég. iv.||5. Dans le xvii* siècle, on disait ainsi comme à côté de ainsi que. Son cerveau.... Ainsi comnie son sang, d'horreur se va troublant, Régnier, Ép. i. Cette locution pourrait être encore employée.

». AIR. Ajoutez .■||17* Populairement. Se donner de l'air, prendre la fuite, pour échapper à des poursuites. Il aurait mieux valu rester et prouver son innocence; mais H.... et ses pareils aiment mieux se donner de l'air; dans leur jargon, c'est une ordonnance de non-lieu, M* LÉON duval. Gaz. des Trib. ts mars (873, p. 253, (" col.

— HIST. Ajoutez ; xii* s. En près si tosl come il enteise [la flèchoj, Flanbe li fers, l'ers et li venz, BENOIT de ste-mobe, Roman de Troie, v. ta 282.

2. AIR. Ajoutez : Il 13* Donner de l'air à, ressembler (locution vieillie). Bayle, note » de l'article Palin (fiuy), cite un éloge de cet auteur où on lit : Feu M. Huguetan, avocat de Lyon, qui le connaissait particulièrement, trouvait qu'il donnait de l'air à Cicéron dont on voit la statue à Kome. Bayle ajoute en note : Cette phrase est fort en usage à Genève et dans ces quartiers-là.

t AIRAGE. Ajoutez : jj U* Terme d'exploitation houillère. Fosse qui communique l'air.

AIU£e. Ajoutez ; H 2* Terme de boulangerie. Une certaine quantité de pâte à pétrir. Opération très-lente qui, pour chaque airée de pâte, exigeait (6 ou (8 heures d'une gymnastique en place, horriblement fatigante, maxime du camp, Rev. des Deux-ilondes, (5 juin, 4873, p. 783.

AISANCE. Ajoutez : || 6* Se dit de l'ajustage, de l'assemblage de certaines pièces, lorsque cet ajustage, cet assemblage présente quelque jeu.

— HIST. Ajoutez : XIV* s. Que lidiz Henris dc- Toit avoir tout ce que Aubert et sa femme avoient en ladite boucherie,... à tout les aisances, les appartenances et les appendices ((303), vahin, Archives admin. de la ville de Reims, t. u, 4" partie, p. 38.

t AISCEAU. Ajoutez:— 6TYM. Aisceau, écrit aussi aiscelte, aissette, vient du lat. aîcia, ocia,

AISE. — ÉTYM. Ajoutez ; M. Bugge {Romania, juill.-oct. (875, p. 349) propose pourétymologie de ce mot d'origine obscure le latin onja, anse, poignée, prise : • Asa, latin vulgaire, voy. Appendix Probi dans keil, Gromm. Io(. iv, (98, 9 : oi«o, non asa. ...Le mot lalin a aussi la notion ;de facilité, d'occasion, par ex. Piaule, i'erîo, iv, 4, (21 : quxrere ansam ut infeclum facial. Dans cette acception figurative, les langues romanes n'emploient pas le primitif ania, mais un dérivé asium, féminin osia. Asium, aiia est dérivé de asa,ansa, à l'aide du suffixe io, ia; comparez le. lk\..prxiepium, de

prriepe , occipilium, de otxiput , etc.... Daa» l'excmplo : Jamais n'aurons tel aise de nos bonlei vengier (zii* >.), le sens du vieux français ais» correspond 4 l'acception Agurative du lat. ofua; et de même le provençal aitina a la notion da facilité, d'occasioo. H. Darmcslcler a prouvé que le français aite avait signifié espace vide aux cAtés de quelqu'un ; d'où les expressions être aua aises de queU{u'un, c'est-i-dire à cûté de lui; être d ton aise, proprement avoir de la place pour remuer les bras (voy. Romania, l, <t7). •

AISÉ. Ajoutes : Il 10* L'assemblage de quelque* parties d'un appareil quelconque est dit aisé, lorsque ces pièces peuvent un peu jouer les unes sur les autres, entrer faciicmcal les unes dans les autres.

t AIS8B (6-1'), f . f. Terme de bouillire. Local où les ouvriers se réunissent pour se chauffer, et pour que le maître ouvrier leur distribue la besogne, Voeab. des houilleurt liégeois.

— REM. Ce mot est imprimé aise dans le journal la Meuse, répété dans le Journ. det Débats, a mars <8«8.

— Etym. Vieux franc, aisire ou estre, mot d'origine controversée (voy. tTRis au Dictionnaire, historique et é(ymologie).

AISSELLE. — lllsT. Ajoutez : xii* s.,., entre le keuste [coude] et l'esiele, Perceval le Gallois,

1 AI8Y (è-zi), I. m. Dans le Jura, résidu fermenté du lait cuil. ...les différentes températures auxquelles le lait doit être soumis dans la chaudière suivant les saisons, l'état plus ou moins crémeux du lait, suivant la présure, l'aisy employés; l'aisy est un résidu, fermenté pendant plusieurs jours, des cuissons anlérieurcs, oibeaU, Mém. de la Soc. gén. d'agric. (874, p. 94.

— ÊTYM. C'est l'anc. franc, aisil, vinaigre : XIII* s. L'aisil but et le fiel gousla, nu canoë, occeptabulum. De l'aysil l'on i [à Lille] vendera à broke, id. ib. Aisil est dérivé irrégulièrement du lat. acelum, vinaigre.

-f AtTRE (é-tr'), ». m. || 1* S'est dit pour porche d'église. Tout le monde sait ce que c'est que le porche d'une église : chacun connaît ce corps avancé qui précède le portail et qui, selon les temps, a pris le nom de porche, d'altro et de parvis, Journ. ofUc. (8 mars «872, p. «»s«, J* col. Il 2* Se dit aussi d'une espèce de galerie rouverte qui entourait les cimetières. Ainsi, à Rouen, l'altre Saint-Maclou , connu par les fragments d'une danse des morts, n'est pas du tout le porche de l'église ; il est au nord, sur le cûté et séparé par un certain espace ; c'était une cour carrée entourée de galeries en forme de portiques.

— ETYM. Lat. atrium.

t A JOUPA . AjouUz : — BTYM. Mot des anciens Indigènes de la Guadeloupe. Du Tertre, Bisl. gén. des isles SairU^hristophr, delà Guadeloupe, de la Martinique et autres.... Paris, (654, p. (40 (Description de l'isle de la Guadeloupe] : «Je m'avisai de faire un grand trou comme une barrique, sur une petite plate-forme, vis-à-vis de la grande fontaine bouillante. Nous n'eusmes pas creusé trois pieds que la terre fumait et était chaude comme du feu ; nous fismes un petit ajoupa, en forme de cloche par dessus ce trou dans lequel on faisait suer les malades.... • p. 44( [Des mceurs des sauvages). • Ils n'ont ny boussole, ny aimant ny cadran : c'est pourquoi ils ne s'esloignent pas beaucoup de terre.... Quand ils prennent terre ailleurs que chez eux, ils font de petits toicU ou auvents qu'ils appellent ajoupa, les couvrent de feuilles de latanier on de balizier, el pendent leurs licts dessous à couvert. »

t A JOUR (a-jour), ». m. Orifiee, pertuis qui dans un objet laisse passer le jour. Plume do fer ft deux, trois, quatre ou cinq ajours.

— ÊTYM. i, et jour (voy. jour, n* 30).

t AKËNE (a-kè-n'), ». m. Terme de botanique. Nom donnée un fruit monosperme, ordinaireni< ni sec, dont le péricarpe est distinct du tégument propre de la graine.

— ETYM. 'A privatif, el x«"«».»'on"l''-I^ »raie orthographe est achéne.

t ALACRITÉ (a-la-kri-té), ». f. Latinisme et néologisme. Étal, disposition de celui qui est allègre, sabdou, Dicl. abrégé de la langue franc. Paris, (862.

— ÊTYM. Lat. alacri<alem,d'alacer!voy. ALLicRE). t ALAIRE (a-lè-r'), ad;'. Terme de zoologie. Qui

a rapport aux ailes. M. Mareya éubli que le mouvement alaire de l'insecte dessinait dans l'espace

•UPPL. — 8

to

ALC

une courbe en forme de 8 de chiffre, H. db pab- VILLE, Journ. offic. I9 avril 1870, p. «99, (•• col.

— £TYM. Lat. o/om, de ala , aile (voy. ce mot).

t ALAN GILAN (a-lan-ji-lan), s. m. Sorte d'essence. Elle (l'essence dite alan gilan] revient à 2000 fr. le kilogramme ....les fleurs de certaines ospùces d'anonacées répandent une odeur Ircsagréablo ; Vanona odoralissima , en particulier, est dans ce cas.... on en rctire.^ussi une essence, l'essence d'alan gilan, utilisée en quantités liomo-opathiques par les parfumeurs, en raison de son prix élevé, H. de parville, Journ. o/|ic. 25 juin

4873, p. 4(86, 2« Col.

t ALANDIKR. Ajoutet : |1 Four à alandiers, four cylindrique à deux ou trois étages, dans lequel se fait la cuisson de la porcelaine.

ALBËRGE. Ajoutez : — REM. Dans le Midi, on nomme alberge la pèche dont la pulpe est attachée au noyau, tandis que les fruits dont la chair se détache du noyau sont nommés pèches.

— 6TYM. Ajoutez : M. Devic, Dict. étym., voit dans l'esp. albérchigo une altération de l'arabe albirqoùq, abricot (voy. ce mot); ce qui parait bien préférable à albus de Ménage.

t ALBKRGUE(albèr-gh'), adj. f. Ancien terme de droit. Rentes albergues, rentes provenant d'une emphytéose. On a publié un arrêt du )4 mars [(721) qui ordonne que les possesseurs des rentes albergues et redevances aliénées du domaine payeront un supplément de finances.... Jourtuil de Mathieu Marais, Paris, 1864, t. u, p. (40.

— ETYM. Alberger, qui est en usage en Dauphiné pour dire donner en emphytéose, et qui viaiit, non d'alpage , comme on a dit, mais du bas-lat. alberga, glle, manoir (voy. aubeuge).

t ALBEUTYPIE (al-bèr-ti-pie), s. f. Photographie sur glace, dont les épreuves se tirent aux encres grasses, Journ. offic. 8 mai <874, p. 3(68, ('• col.

t ALBIGEOIS (al-bi-jol) , ». m. Hérétiques ainsi nommés d'Albi (ils étaient nombreux dans le midi de la France) ; leurs doctrines étaient les mêmes que celles des vaudois.

t ALBOTIN (al-bo-tin), s. m. Ancien terme de pharmacie. Le térébinthe et sa résine, autrefois si employée en médecine, devic, Dict. étym.

— ÉTYM. Arabe, airbotoum, térébinthe.

ALBUM. Ajoutez : — REM. Album se trouve dès

le XVII' siècle. Lorsque nos voyageurs [allemands] sont gens de lettres, ils se munissent, en partant de chez eux, d'un livre blanc, bien relié, qu'on nomme album amicorum, et ne manquent pas d'aller visiter les savants de tous les lieux où ils passent, et de le leur présenter afin qu'ils y mettent leur nom, st-évrem. Sir Politick, m, 2.

t ALBDMI.NÉ. Ajoutez : || 2° Enduit d'albumine. Le papier albuminé [pour photographie], vernieb, le Temps, 20 juin (876, feuilleton, i" page, 2' col.

ALCHIMLSIE. Ajoutez : || i' S. f. L'alchimiste, espèce de papillon, nocluo alchimisla.

t ALCME.VE (al-kmè-n'), s. f. La 82* planète télescopiquc, découverte par M. Luther.

— Etym. 'A>x(i^vn, mère d'Hercule.

ALCOOLIQUE. Ajoutez : || 2° Qui a rapporta l'alcool. Excès alcooliques. Kolie alcoolique. || 3' S. m. Un alcoolique, un homme qui se livre aux excès alcooliques. De là aussi la mobilité, la rapidité des idées et des actes de l'alcoolique, Journ. offic. t* mars (873, p. 4 772, 3* col. En I870, sur (46o aliénés, 377 étaient alcooliques,... ib. p. (873, 2* col. Les alcooliques chroniques nu sont pas exempts de délire mélancolique, «6. p. (H73, 2' col.||Le langage médical a pris l'habitude de dire un alcoolique pour une personne qui se livre aux excès alcooliques; mais cela n'est certainement pas bon; dites un alcoolisé. Il 4° S. m. Un alcoolique, une substance alcoolique. L'alcoolique vulgairement appelé absinthe.... Journ. offic. 27 mars «872, p. -2(60, c col.

t ALCOOLISATEDR (alko-o-li-za-teur), s. m. Celui qui ulcoolise les vins, qui en opère le vinage. Les petites quantités d'alcool ne pouvant faire l'objet de déclarations spéciales d'alcoolisation, ressortent, en manquant, aux comptes des marchands en gros alcool isatcurs, Journ. offic. (8 août (876, p. «9)9, S* col.

t ALCOOLISATIO.N. AjouUx : \\ »' Action d'alcooliser, de Tincr les vins, Journ. offic. )8 août «875, p, »»(9, S' col.

ALCOOLISÉ. ^;ou««l;||S. m. Un alcoolisé, un homme qui fait des excès alcooliques. Le vieil alcoolisé renouvelle ses excès pour porter remède 4 ses maux, Journ. of^c. U mars (S7d. p. 1773,

3' col. Les alcoolisés par la charii. ii-e sont dss alcoolisés ordinaires, dont le ma' iluit être mis avant tout sur le compte de l'alcool, h. de parville, Journ. offic. ("juin <876, p. :i75t, <" col.

t ALCOOLISME. /Ijoulei : — REM. Le mot d'alcoolisme a été introduit dans la langue médicale vers 4 8B2 par un médecin suédois, M. Magnus Huss, pour résumer l'ensemble des symptômes pathologiques qu'entraîne l'abus de l'alcool, A. das- TBE, Rev. des Deux-Mondes, (5 mars «874, p. 47(.

t ALCOOLOMËTIIE. —REM. Les chimistes disent alcoomètre, alcoométrie, sans doute par une suppre.ssion de syllabe analogue à celle qui fait dire idolâtrie pour idololdtrie, afin d'éviter une suite de sons désagréables et difficiles à prononcer.

t ALCOOLOMftTRIE (al-ko-o-lo-mé-trie), s. f. Emploi de l'alcoolomètre , mesure de la quantité d'alcool que contient un liquide.

— REM. On trouve aussi alcoométrie : Nouvelle méthode d'alcoométrie, par distillation des spiritueux alcalinisés, maumené, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxiii, p. 67 ; et alcoomètre : Ces deux échantillons ne produiront pas la môme poussée sur l'alcoomètre, ID. ib. p. 69.

ALCORAN. — REM. Ajoutez : || S. On met une majuscule à Alcoran et à Coran, comme à Bible.

t ALCORNOQUE (al-kor-no-k') , s. m. Un des noms du chène-liége, b. flicbe, Manuel de bot. forest. p. (96, Nancy, <873.

tALCOVISTE (al-ko-vi-sf), s. m. Nom donné chez les précieuses à celui qui remplissait l'office de chevalier servant, et qui les aidait à faire les honneurs de leur maison et à diriger la conversation ; ainsi dit de l'alcôve contenant la ruelle oîi les précieuses recevaient.

ALCYONIENS. Ajoutez : || S. m. Les alcyoniens, famille de polypes fixés dans un manteau corné et spongieux, sur lequel on remarque des parcelles calcaires.

ALDÉBARAN. — ËTYM. Ajoutez : Àl-debaran veut dire en arabe celui qui vient derrière, et l'étoile est ainsi désignée sans doute comme venant après les Pléiades, que les Arabes appelaient les étoiles par excellence.

t ALDÉHYDE (al-dé-i-d'), s. m. Terme de chimie. Nom générique d'un ensemble de composés chimiques dont il existe autant d'espèces que d'alcools; ils en diffèrent par deux équivalents d'hydrogène en moins.

— ÉTYM. Al pour alcool, de indiquant absence, et hyde pour hydrogène.

f ALÉA (a-lé-a), s. m. Terme de banque. La chance de gain ou de perte courue dans une entreprise ou une spéculation. Un contrat à forfait a été fait avec des entrepreneurs responsables, pour l'établissement complet de la ligne, à raison de (60 000 fr. par kilomètre, y compris les intérêt», et frais généraux pendant la construction, ce qui met la compagnie à l'abri de toute espèce d'aléa. Circulaire-annonce insérée dans les journaux financiers par les administrateurs de la compagnie du chemin de fer d'Orléans.à Rouen.

— ÉTYM. Lat. aléa, jeu de dés.

t ALÉATOIKKMKNT (a-lé-a-toi-re-man) , adv. D'une manière aléatoire. Comment alors auraitelle pu aléatoirement transigersur un legs plus ou moins important, puisqu'il n'y avait ni testament ni legs? Gaz. des Trib. t"-s juin (874, p. 623, 3* col.

f ALENAS (a-le-nâ), s. m. Ancienne épée fine et trancbante, un peu plus longue que la dague ordinaire.

— ÉTYM. Dérivé de alcne.

ALEVINER. Ajoutez : || 2» F. n. Déposer son alevin, en parlant d'un poisson femelle. Ils fies saumons qui remontent la Seine] arrivent ainsi, par le plus court chemin, aux ruisseaux du granité dans lesquels ils alevinent, Journ. offic. 22 juill.

(874, p. 5(21, 2* col.

t ALE^LANDRA (alè-ksan-dra), s. f. La 54* planète télescopique, découverte par M. Goldschmidt.

ALEZAN. — REM. ALEZAN, DAI. Le cheval alezan a les crins et les extrémités de la même couleur que la robe, tandis que le cheval bai a les crins et les extrémités noirs.

— HIST. XVI' s. La pluspart du temps il alloit à cheval monté sur une grande haquenée alezannc qui avoit plus de vingt ans, brant. d'Estrées.

— ÉTYM. Arabe, ahlas, fém. halsâ, qui caractérise un cheval do couleur alezane, mabcel devic, Dict. étym., qui tire le mot français du féminin arabe.

t Al. l'A (al-fa), s. m. Nom jr;J)c do la stipc irés-tcnacc, Kraminée dont les feuilles cyllndri-

ALI

qne.«, corI))Cfl<i, longues de 60 à «0 ccntimètrei, sont coupées ou arrachées et servent à faire de la sparterie, des cordes, de la pâte à papier ; il croît en Espagne, en Grèce et dans tout le nord de l'Afrique. Ces prévisions sont justifiées par l'accroissement de l'exportation des alfas dont le chiffre, qui était de 46 000 tonnes en (873, s'est élevé à 68 000 tonnes en (874, Bxp. de la situation de l'Algérie par le gouverneur général,ia.ni Journ.

offic. 6 fév. (876, p. (074, 2' COl.

t ALFÊNIDE (al-fé-ni-d'), s. f. Alliage, dit aussi métal blanc, métal anglais, alliage de nickel et de cuivre. || Adj. Couverts aifénides,

— ÉTYM. Halphen, nom de l'inventeur de cet alliage.

ALGÈBRE. Ajoutez : || 8' Algèbre littérale, algèbre qui emploie les lettres de l'alphabet, ainsi nommée pour la distinguer de l'algèbre des Arabes et des écrivains de la Kenaissance, qui n'employaient que des nombres. Viète est l'inventeur de l'algèbre littérale. L'algèbre, comme toutes les langues, a ses écrivains qui savent marquer leur sujet à l'empreinte de leur génie, Bertrand, Disc, aux funér. de Lamé.

— ETYM. Ajoutez : Les Arabes ont désigné l'algèbre par les deux mots algebra et almuchabala, qui veulent dire restauration et opposition et se rapportent assez bien aux deux opérations les plus fréquentes dans l'empJoi des équations, savoir l'addition d'une même quantité ou la soustraction d'une même quantité aux deux membres dune équation , prouhet. Dans l'étymologie, lisez djebt au lieu de djabroun.

t AL6ÉNIB. — ÉTYM. Arabe, aUdjanb, le côté; à cause de la position de cette étoile sur le côté, le flanc du cheval Pégase.

t ALGÉRIEN, lENNE (al-jé-riin, riè-n'), adj. Qui a rapport à l'Algérie. La Société générale algérienne, nom d'une société fondée en exécution d'une loi du (2 juillet (865 et d'un décret du (8 septembre (865. Les obligations algériennes, titres émis par cette société.

t ALGOL. — ÉTYM. Arabe, al-goul; les Arabes rendent par goûl Méduse, et même la déesse Vénus, char el goul, capillus Veneris.

t ALGOLOGIE (al-go-lo-jie), s. f. Élude, histoire des algues.

t ALGOLOGIQCE (al-go-loji-k'), adj. Terme didactique. Qui a rapport aux algues. Notes algologiques ou recueil d'observations sur les algues, par MM. N. Thuret et Bornot, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxxiii, p. B80.

t ALGOLOGUE (al-go-lo-gh'), s. m. Botaniste qui s'occupe de l'étude des algues.

t ALIIAGI (a-la-ji), s. m. Sainfoin alhagi, plante de la famille des légumineuses.

— ÉTYM. Arabe, al-hûdj ; Rauvolf, médecin d'Augsbourg, découvrit cette plante durant son voyage au Levant, en (537, et la décrivit sous le nom de alhagi Maurorum, devic, Dicl. étym.

t ALUAMBRA. — ÉTYM. Arabe, al-hambra, la rouge ; l'enceinte et les tours de ce monument sont en briques rouges.

t ALHANDAL (a-lan-dal), s. m. Ancien nom pharmaceutique de la coloquinte. Trochisques d'alhandal.

— ÉTYM. Esp. alhandal, de l'arabe al-ltandal, devic, Dict. étym.

ALIBORON.— ÉTYM. Ajoutez : X côté des conjectures diverses dont l'origine de ce mol est l'objet, on peut placer celle de M. devic, Dict. étym. U conjecture que c'est le nom du savant arabe Al- Birouni, contemporain d'Aviccnno et qui a joui d'une grande réputation durant le moyen âge or, un des sens principaux d'aiiboron est celui d< docteur, d'habile homme, jusqu'à ce que, l'appel lation prenant une teinte d'ironie, un beau jou sous la plume de La Fontaine, maître Ali'fcoron devint maître baudet. Dans le Testament de maistr$ Palhelin, l'apothicaire s'appelle maistre Aliborum.

t ALICATE. — ËTYM. Espagn. alicales, petitei tenailles, de l'arabe al-laklidth, tenailles, defrémerv.

.'ALIDADE. — - ETYM. Ajoutez : L'arabe al-idâda a le sens technique d'alidade dans les ouvrage.» d'astronomie ; dans le langage ordinaire il signifie poteau, devic, Dict. étym.

ALIÉNER. — REM. J. J. Rousseau a dit : Aliéner la tète, pour rendre fou. Je ne suis ni jour ni nuit un seul instant sans soufl'rir, ce qui m'aliène lout Q (ait la tète.... Ullreà Moullou, (8 janv. Iî6(

ALIG.VÉ, Êfi. 4;oulfi ; Il »• Pourvu jusqu'à uno

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