ARM
vers, veut que son advls soit reçu; «« qu'elle pense, elle veut que ce soit évangile, merlin coccaie, t. 1, p. 156.
t ARITHMOMfeTRE (a-ri-tmomè-tr), s. m. Instrument servant à compter. [Dans une école primaire belge] un baromètre,... un boulier-compteur et un arithmomètre, Journ. offic. 22 janv. 1876, p. 648, 3' col.
— ÉTYM. 'Api6|iot, nombre, et (icTpov, mesure. ARLEQUIN. i4>ou(«» .• Il B" Sorte de bateau à une
seule place, avec un affût à la proue, pour une lourde canardière. Ils s'adressèrent au sieur Charles Thiéry, possesseur d'un petit batelet, le priant de le mettre à leur disposition pour traverser la rivière [la Saône, en facede Châtenoy-en-Bresse].... il les fit bien installer dans l'arlequin, leur recommandant par-dessus tout de ne faire aucun mouvement, Cas. des Trib. 23 juill. 1874, p. 7oi , 3* col.
— REM. On trouve harlequin avec h aspirée. Tandis que l'autre s'évertue X faire ici le harlequin, saint-amant. Passage de Gibraltar. Mme de Sévigné mettait aussi une h qu'elle aspirait : Ou contait hier au soir.... que harlequin.... (éd. Régnier, t. II, p. 3Ï3).
t ARLINGDE (ar-lin-gh'), ». m. Voy. allingre, au Dictionnaire. Le bois de flottage qui s'échappe, retenu avec des perches et des pieux, est retiré par de nouveaux ateliers situés en dessous et qu'on appelle allingres ou arlingues, Mém. de la Soc. centr. d'agric. 1873, p. 260.
t ARMAILLADE (ar-ma-lla-d'. Il mouillées), s. f. Terme de pêche. Sorte de filet fixe. Statistique des pêches maritimes, 1874, p. 115.
t ARMAILLI (ar-ma-lli, H mouillées), t. m. Nom, dans la Suisse romande, du conducteur ou berger des troupeaux de vaches. Deux armaillis précédaient la troupe [des contrebandiers] , porteurs l'un d'une cloche de bétail qu'il avait ordre d'agiter tant que les chemins seraient libres, le second d'un cornet à bouquin, qui devait, le cas échéant, avertir de la présence de l'ennemi, toubin, les Contrebandiers du Noirmont, scène de la vie jurassienne.
— REM. Armailli ouvre le premier couplet du ranz des vaches : Léz armaillis déi Colombette Dé bon matin se sont lèha Ha I ha I (les vachers des Colombettes [montagnes de la Gruyère, Fribourg] de bon matin se sont levés).
— ÉTYM. Ane. franc, armaille ou aumaille (voy. aumaille); comparez ermaillé.
ARME. Il 4° Ajoutez : Les trois armes, l'infanterie, la cavalerie et l'artillerie. || Proverbe. Armes parlantes, toutes bonnes ou toutes méchantes.
ARMÉE. — IllST. xiV s. Ajoutez : Hz le vouloient servir [le roi d'Angleterre] à leurs propres despens, et ne vouloient prendre nulz gages... jusques à ce qu'ilz eussent paracompli l'année, se tant leur armée duroit, 3. le bel, Vrayes Chroniques, t. i, p. 154.
ARMEMENT, lia* ^jouJeX . |] Armement de sûreté, celui qui est réparti sur toute l'étendue do l'enceinte d'une place, pour la mettre à l'abri d'un coup de main. || Armement de défense, celui qui est restreint aux points d'attaque et aux ouvrages qui peuvent diriger leurs feux contre les travaux de l'assiégeant.
t ARMÉNIAQUE ( ar-mé-ni-a-k'), ». m. Idiome aryen ou indo-européen dont se servaient les populations de l'Arménie , au ix' et an vu* siècle avant notre ère, et dans lequel sont conçues les nombreuses inscriptions cunéiformes gravées suf les rochers voisins de la ville de Van.
ARMET. Ajoutes : — REM. L'armel était particulièrement le casque des hommes d'armes de la fin du XV' siècle et de tout le xvi*. L'armet se compose d'un timbre arrondi surmonté d'une crête plus ou moins saillante, de pièces mobiles pour protéger le visage, mézail, nasal, ventail, mentonnière, et d'un gorgerin.
ARMiLlaIRE. Ajoute» ; || Sphère armillaire, globe terrestre garni des armilles.
ARMILLES. Il »' Ajoutez : C'est le nom général des cercles qui représentent l'équateur, le méridien, les colures, l'horizon, l'écliptique, les tropiques et les cercles polaires.
ARMISTICE. Ajoutez .-HArmistiee mobile, Toy.
MOBILE, n" 4.
— REM. C'est une faute populaire assez commune de dire amnistie pour armistice. 11 parait que le général Bonaparte faisait cette confusion, '^oici du moins ce que le comte Miotde Meiito raconte en note au tome 1". p.»o. de ses Mémoires,
ARQ
en parlant d'un armistice conclu par le général Bonaparte à Brcscia le 6 juin <70« ((» prairial an iv) : • Il se servit du mot amnistie, et lit dam toute la conversation presque toujours cotte faute.*
ARMURE. Ajoutez : || 6° Nom général donné aux projectiles d'une nature quelcutrqiie dont sont armées lesfuséesde guerre. || 7* Sorte de mécanisme dans les métiers à tisser. Nous n'avons pas de métiers à marche Jacquart ; seulement cinquante de nos métiers sont munis chacun d'une armure pour It mouvement des cartons, Enquête, Traité de comm. avec l'Ànglet. t. iii, p. 348. 4» Les métiers à ;a Jacquart, qui donnent aux ouvriers un gain do 3 à4 fr. par jour; a* ceux dits à l'armure, dont les ouvriers sont payés de i fr. 5U à 3 fr. 60 par jour, ib. p. 233. Il 8" Étoffe de soie ou do laine qui est façonnée avec une espèce do pointillé. Ses reps [de la Saxe], ses popelines, ses épinglines, ses armures, sont très-bien fabriqués, Journal officiel, 3t avril (876, p. 2834, a* col. Nous pouvons indiquer encore, comme d'excellents produits, les soieries unies, étoffes pour cols, armures et velours de la maison..., t'b. i» nov. 487a, p. 7(19, 3' col.
ARMURIER. Ajoute* : || «• Adj. L'industrie armurière, l'industrie qui fabrique dos armes. L'industrie armurière est solidement établie dans la province de Liège, Rev. britan. juin (87r, p. 560.
t AROLLE (aro-l'), s. m. Nom romand, généralement employé dans le canton de Vaud et dans 1?. Suisse française, du pt'niw cembro, L. Un vieil «roUe cacochyme, Enfant perdu, qui sur l'abîme Étend ses bras, Euo. rambert, Poésies, p. 207, Paris, (874.
t AROMPO ( a-ron-po'), ». m. Nom, chex les Ashantis, Afrique occidentale, d'un Carnivore qui déterre et dévore les cadavres, Joum. offic.
27 sept. (873, p. 6088, S* col.
t AROUTINE, ÉE (a-rou-ti-né, née), adj Qui a pris la routine d'une chose. Do vieux radoteurs comme moi, accoutumés à dormir sur le duvet des préjugés, aroutinés aux vieilles méthodes.... L. du F. DucMne, aac lettre, p. 4.
ARPENT. Ajoutez : — REM. Cette ancienne mesure de superficie valait à Paris 9oo toises carrées, ou 34 ares (9; on comptait aussi à Paris par arpents de 60 ares, on grands arpents ; ces grands arpents sont ceux des Eaux et Forêts, qui valent un et demi ceux de Paris.
t ARPENTEMENT (ar-pan-te-man) , t. m. Action d'arpenter; résultat de cette action. Gela m'a engagé d'ordonner l'arpentement, et d'envoyer des arpenteurs dans cette vallée (2( oct. (683), boisusLE, Corresp. des conlrôl. gén. des finances, p. 4. Les répartiteurs pourront s'aider, dans cette opération, des cadastres et parcellaires, plans, arpentements, qu'ils se seront procurés. Loi du 3 frimaire an VII, art. 43. || On dit plutôt arpentage.
ARPENTER. — HIST. xiV S. Et y a pluseurs bois qui oncques ne furent arpentez, et n'est mémoire aucune que on en vendist oncques aucun d'iceulx {(384), VARW, Archives administr. de la ville de Reims, t. iii, p. ao3.
ARQUEBUSE. Ajoutes : — REM. L'arquebuse à croc ou crochet date du milieu du quinzième siècle ; elle est intermédiaire entre les armes portatives et les bouches à feu ; elle porte sur le canon un croc qui servait à la maintenir sur un chevalet an moment du tir ; le feu était mis à l'aide d'une mèche. || L'arquebuse i mèche date du commencement du seizième siècle; elle est souvent désignée sous le simple nom d'arquebuse; elle est garnie d'un bassinet, dans lequel est la poudre d'amorce, d'un couvre-bassinet et d'un serpentin qui porte une mèche allumée, qu'un mécanisme particulier permet, à l'aide d'une détente, de faire tomber sur la poudre contenue dans le bassinet. || L'arquebuse à rouet, arquebuse garnie d'une platine à rouet (voy. platine), j] L'arquebuse butière, arquebuse à rouet employée pour le tir à la cible, même ftprès l'adoption du fusil à silex.
— ÊTYM. Ajoute! : D'après M. Dozy, au mot ortabui, le français arquebuse vient directement non pas de l'allem. Hackenbiichse, mais de l'ancien flamand hatckbuyse (kilian, Elymologicum teutonicx lingue, i, 209, édit. van Hasselt).
ARQl'EBCSIKR. Ajoutez : — REM. L'Académie dit Celui qui fabrique ou vend des armes à feu. Ce mot a vieilli dans le premier sens, mais s'emploie encore de concert avec armurier dans le second.
t ARQUET. Ajoutez : \\ i' Dans le Puy-de-D6me, branche k fruit con^rvée plus ou moins loDgu«
AllR
sur 1& vigne, quand on la courbe en demleerole, les Primes d'honneur, p. 4it4(voy. arcubt au Supplément. Il a* Dans l'Aunis, piège pour les petiu oiseaux, formé d'une branche courbée eu arc à l'aide d'une ficelle, Gloss. aunùi^n, p s».
t ARRACHEMENT. Ajoutes : || «• Terme de géométrie descriptive. L'intersection de deux surfaces réglées présente un arrachement, quand chacune des deux surfaces a de* génératrices qui n'ont aucun point commun avec l'autre ; chacune d'elles fait alors dans l'autre une entaille, un arrachement.
t ARRACHIS. Ajoutez : || 3' Terme de pépiniériste. Plant arraché d'une pépinière pour être planté ailleurs. Quelques soins que nous prenions à étiqueter nos variétés, quelque scrupuleuse que soit l'attention qui préside & nos arrachis et à nos emballages. Prospectus d'un pépiniériste, (867. Il Sur le marché aux fleurs, les arrachis sont las plantes vendues en bourriches, dont la racine est simplement enveloppée d'une motte de terre humide, Joum. offic. 3( mai (875, p. 3889, a* col.
t ARRAISONNEMENT (a-rrè-ro-ne-man), ». m. Terme du langage sanitaire. Examen soigneux d'un navire duquel on doute quant à la santé.
— SYN. ARRAISONNEMENT, RECONNAISSANCE. Dans
le langage sanitaire d'autrefois, les mots reconnaissance et arraisonnement des navires étaient considérés comme synonymes.... Dans le langage adopté depuis lors [la conférence internationale de <86(], la reconnaissance proprement dite signifie une opération sommaire applicable dans l'immense majorité des cas qui se présentent, c'est-à-dire aux navires facilement reconnus comme exempts do suspicion ; tandis que l'arraisonnement suppose au moins des doutes, et, par conséquent, la nécessité d'un examen plus approfondi.... L'arraisonnement n'est donc, en définitive, qu'une reconnaissance renforcée, d' fauvel, Journ. offic. 6 mars (876,
ARRANGEMENT. Ajoutez:— sy^i. arrangement, permutation. En algèbre, ces termes ne sont pas exactement synonymes. Arrangement se dit quand on groupe les objets à arranger selon un nombre moindre que le nombre des objets : arrangements de six lettres deux à deux, trois à trois, cinq à cinq. Permutation se dit quand on groupe les objets selon un nombre égal au nombre des objets : les six lettres ab cde f rangée» lix à six.
f ARRATEL (a-rra-tèl), ». m. Mesure de poids portugaise, valant o',4589.
— ÊTVM. Espagn. arrelde, arrate, arrel; de l'arabe or-ro(J, une livre.
ARRENTEMENT. — HIST. Ajoutez : xui* s. Li eskievin arenterent.... là fu à cest arentement eom eskievins.... (1236), puilippk mouskes, Chronique, t. m, Supplément, p. 25.
t ARBESTOGRAPUE (a-rè-sto-gra-f), ». m. Sy nonyme d'arrêtiste. J'ai commencé par l'histoire du faux Martin Guerre, que l'un de nos arrestographes a renfermée dans l'espace de quelques lignes, QUYOTDE PITAVAL, t'oUS. Cé'Àb. 1. 1, Préf. p. XVI.
t AHRÊTABLE (a-rê-ta-bl'), adj. Qui peut être arrêté, détenu comme prisonnier. Marc de Fiennes, vicomte de Bruges, député des états d'Artois vers Son Altesse, ayant été arrêté au corps par un de ses créanciers, il fut jugé le (7 octobre (648 qu'il n'était pas arrêtable pour ses dettes. Arrêts du grand conseil de Sa Majesté.... résidant en la ville de iialines, recueillis par M. Humayn, Lille, (773, p. (6 (Note do M. Du Bois, avocat à Gand).
t ARRËTEMENT (a-rê-te-man) , ». m. Terme vieilli. Action d'arrêter, de mettre en prison. La nouvelle de l'arrétemcnt de M. de Vendâme, malu. Lexique, éd. L. Lalanne.
ABRÊTEU. Ajoutez : || 13" Anciennement, arrêter un corps mort, le retenir aux fins de forcer les héritiers du défunt à payer certaine dette. Au mois de juin (6(7, le fait étant discuté en pleine assemblée du Conseil, il fut dit que, nonobstant usage contraire,... les corps morts ne peuvent être arrêtés pour dettes; suivant ce, le corps du comte d'Egmont, qui était détenu à Bruges par son hûte pour les dépens de bouche du défunt, fut élargi avec ordonnance de le laisser suivre aux parents du défunt, nonobstant l'usage contraire de Bruges, Arrêts du grand conseil'de Sa Majesté, résidant en la ville de Malines, recueillis par M. Humayn, Lille, (773, p. (92. (Note communiquée par M. Du Bois, avocat à Gand.)
— HIST. Il XVI* s. Ajoutez : Au devant de monseigneur le Daulphin qui ne arloit point en ladite ville, uamtellier, Glossaire Paris, (869, p. 7,