ASS
AST
Venez, boues méchants, Psylles aux corps grêles, Aspioles frêles, Comme un (lot de grêles, Kondrc dans ces champs, v. Huoo, Odes et Ballades, Ronde du sabbat. Balzac... grommelait des injures i l'endroit de la vieille : strige, harpie, magicienne, empuse, larve, lamie , lémuro, goule, psylle, aspiole, et tout ce que l'habitude des litanies de Rabelais pouvait lui suggérer de termes bizarres, TH. OAUTiRH, PoTtroitt cofUetnp. [Ucmoré di Balsac).
t ASPIRANCE (a-spi-ran-s"), i. f. Néologisme. Qualité d'aspirant à une académie, i une fonction. ....portait la compagnie à les dispenser, lorsqu'ils désiraient s'incorporer à l'Académie , des devoirs ordinaires de l'aspirance et de la réception.... DE MONTAioLON, Hist. de l'Acod. de peinture (Mém. attribués à H. Testelin), t. u, p. US.
t ASPIRATIF. Ajoutex : || S* Terme de mystique. Qui aspire à l'afiection. Que l'oraison dominicale est entièrement aspirative , c'est-à-dire qu'elle appartient à l'affection, lb p. lacombe, dans Boss. Inst. sur les Et. d'orais. m, (8.
ASPIRATION. — HIST. Ajoulet : \\ XVI' S. Nous disons sans apostrophe le haren, la haultcur.... et si ces mots se profèrent sans grande aspiration, la faulte est énorme, et. dolet, dans livet, (o Gramm. franc, p. H 2
ASPIRKR. — HIST. Il XIV* s. Ajoutex : Et que maintenant n'osoicnt il [les plébéiens] non pas encore aspirer à avoir partie du consulat, ber- CHEURE, f° 87, verso.
t ASSAGISSEMENT. ÀjOUteX : — HIST. XVl' S. Outre ce que l'aflinement des esprits n'en est pas l'assagissement, mont, iv, 66. L'assagissemcnt ou amendement qui vient par le chagrin, le desgousl et foiblcsse, n'est pas vray ni consciencieux, chahbon, Sagesse, n, 3.
t ASSAILLEUR (a-ssa-lleur, H mouillées), ». m. Celui qui assaille. Assailleur de moulins à vent, d'argens, Lettres juives. .
ASSAINIR. Ajoute! : — REM. Ce mot appartient à Mercier, Néologie, t. I, p. 6î, assainir, assainissement.
ASSAKI. — ÊTYM. Au lieu de l'étymologie donnée, lisez : 1a véritable orthographe est khasséki, mot arabe, avec une terminaison tuniuo, qui n'a rien de commun avec l'arabe as-saky, échanson ; khasséki désigne, en .général, toutes les personnes attachées au service particulier du sultan, et anciennement à celui des sultans mamelouks de l'Egypte. Ce litre se donne par excellence à la sul tane favorite.
t ASSASSINATEDR (a-sa-si-na-teur),s. m. Synonyme inusité d'assassin. Je prends l'affaire de votre ami l'assassinateur [en italique] pour la mettre dans mon livre de l'Ingratitude, sÉv. aa janvier 1674.
— HI!»T. XVI' s. Relraicte de voleurs, meurtriers et assassinatcurs, Sa(. Mên. Har. de d'Aubray.
ASSASSINER. Ajoutez : || 5* Tenter, avec préméditation, de donner la mort à quelqu'un, mémo lorsque le coup manque et que la personne assaillie ne reçoit aucun mal. On assassina Luc [le roi de Prusse Frédéric 11], et on l'a manqué ; oa prétend qu'on sera plus heureux une autre fois, VOLT. Lelt. à d'Alemberl, fév. «762.
t ASSASSIXEUR, EUSE (a-sa-si-neur, neû-z'), j. m. et f. Synonyme inusité d'assassin. On craignait tout pour Moncrif [de la part de Mme de Bouillon, qu'il avait offensée]; car cette princesse du quai des Théatins était empoisonneuse et assassincusc, d'ahgenson, Journ. et Mém. in-8*, (860, t. ii, p. 02.
t ASSE (a-s'), s. m. Dans l'Aunis, nom d'un oulil de tonnelier , Gioss. ounmen, La Rochelle, 4 870, p. 70; c'est le même que l'assette (voy. ce mot au Dictionnaire).
t ASSÉCHER. ||a° Ajoutex : \\ U se dit aussi en dehors des termes de marine. Toutes les mares étaient asséchées , malh. Lexique, éd. Lalanne. Dans la province d'Oran, on trouve la célèbre saline d'Arzem, constituée par un lac asséchant en été,... Journ. ojjic. 2 mai (874, p. 3064, ('• col.
ASSEMBLAGE. Ajoulei : || 5* Terme de point d'Alençon (dentelle réseau). Réunion do tous les morceaux en bande, pour en faire les coutures, dans la dentelle réseau.
t ASSEMBLE-NUAGES (a-!ian-ble-nu-a-j'), ». m. Celui qui assemble les nuages. L'auteur ne conclut pas; c'est la méthode des Allemands, ces assemble-nuages de l'érudition, H. iioussayk, yourn. des Débats, 17 mars 1876, 3' page, 3" col.
— ÊTYM. C'est l'épilhèle qu'Homère applique à Jupiter, veçe>T,YepET« Zeù;.
ASSEMBLEUR. Ajoutes . — HIST. XIV s. Com- OICT. DE LA LANGUE FRANÇAISE.
pilator, aisambleret, escallibi, Voeabulair$ (oMn- /■fonf. 399.
t ASSENTEMENT. Ajoutex: || 1- Il a été dit ausii pour assentiment. Signe d'assentemont, Bupr. Oiseaux, les kakaluis.
ASSEOIR. Ajoutex : || 10' S'asseoir signifie, dans les cours judiciaires, sortir du parquet, dit magistrature debout parce qu'il fonctionne debout cl qu'il est amovible, pour se faire nommer juge ou conseiller, place iaamovible et où l'on fonctionne toujours assis. Quand un magistral [du parquet] a eu la précaution de s'asseoir, pour employer une expression familière et technique, alors il est délinitivemcnt acquis à la magistrature, Journ. oljic. 12 mai 4872, p. 3169, »• col. \\ 11" Populairement et fig. Envoyer quelqu'un s'asseoir, l'écarter, le renverser.
t ASSERTIVEMENT (a-sèr-ti-ve-man), odt>. Avec assertion, d'une manière asscrtive. Ces paroles étant prises assertivement iraient à ruiner l'immortalité de l'Ame , arnaulo , Logique. Parler assertivement, DESFONTAiNES, Élogg de Pantalon- Phœbus.
t ASSES80RAL, ALE{a-sè-so-ral,ra 1'), od;. Qui concerne l'assesseur et ses fonctions. Voy. asses- SORIAL au Dictionnaire.
ASSEZ. Ajoutes : — REM. On trouve assex que avec le subjonctif du verbe suivant. Je ne serai jamais assez éloigné d'ici que, lorsque vous y viendrez, nous ne puissions pas nous joindre, I. :. Rouss. Lett. à d'Ivemois, 3omai 1785.
t ASSIBILATION (a-ssi-bi-la-sion), ». f. Terme de phonétique. Attribution d'un son sifflant à une lettre qui ne l'a pas d'ordinaire. L'assibilation du ( dans action, Revue de linguistique, t. v, 4* fascicule, p. 409. Il Influence d'une sifflante sur une autre lettre pour la changer en sifflante. En breton [(r«d^, troisième] comme en sanscrit [tritiyas] le ( du suffixe échappe à l'assibilation, d'arbois DE jubainville, Mém. de la société de linguistique de Paris, t. u, p. 327.
t ASSIBILER (a-ssi-bi-lé), v. a. Terme de phonétique. Donner le son sifflant de Vs. || S'assibilor, ». réfl. Prendre un son sifflant. Le fcqui s'assibilo, HAVET, Revue critique, 7 mars (874, p. us.
— ÊTYM. Lat. ad, à, et»t6tiore, siffler. ASSIDU. Ajoutex : || 5' Etre assidu à quelqu'un,
résider assidûment auprès de lui. Mon oncle est au lit, je lui suis fort assidu, sac Lexique, éd. P. Mesnard.
ASSIDUITÉ. — HIST. Ajoutex : XII' 8. Assiduité de lire soit à toi, bonnardot , Texte lorrain, dans Romania, t. v, p. 3H.
ASSIDUJIENT. — HIST. Ajoutex : XIV* S. Jugiter, assiducumcnt, escallieb. Vocabulaire latin-franç. 538 (assidueument représente assiduelment, assiduel étant la forme ancienne d'assidu).
t ASSIÉGEUR (a-sié-jcur), ». m. Celui qui assiège.
— HIST. XVI' s. Demetrius l'assiegeur, bodin, Rép. I.
ASSIETTE. — HIST. 1| XV' S. Ajoutex : Car tout premier il vous payera D'assiette [sur-le-champ] de ce qu'il vous doit. Bec. de farces, etc. p. <50.
t ASSIMILANT, ANTE (a-3si-mi-lan, lan-t'), adj. Terme de physiologie. Qui assimile, incorpore. L'action assimilante des plantes silicicoles, Acad. des se. Comptes rendus, t. LX-ixi, p. 2)2.
t ASSI.MILATIF. — HIST. Ajoutex : xv s. La puissance végétative jamais ne repose avec ses filles nutritive, formative, assimilative et sensitive, al. ciiart. Esp. œuvr. p. 280.
ASSIMILATION. Ajoutex ■: \\ 4' Terme d'administration militaire. Correspondance de grande entre les officiers qui commandent le soldat et les fonctionnaires qui ne le commandent pas.
ASSIMILER. — HIST. Ajoulex : \\ xiV s. Je vous mettrai en mon celier; Puis penscray d'assemil- 1er Si la besongne et tant feray Que jusqucs là l'cnvoycray Aussi que pour querro du vin, Tltéilire franc, au moyen âge, Paris, (839, p. 333.
ASSISE. Ajoutex ; || S" Assise d'héritage, on plus anciennement assise de la cour d'héritage, nom qui a remplacé à Jersey celui do chefs-plaids (voy. ce mot au Supplément).
ASSISTANCE. ^;ou(ei : || S* L'assistance publique, l'ensemble de l'administration et des établissements qui viennent au secours des malades et des nécessiteux.
t ASSOCIATIONIS-ME (a-sso-sia-sio-ni-sm'), ». m. Terme de psychologie. Mot emprunté aux psychologues anglais, et désignant la théorie qui attribue la foiination des idées les plus complexes et
Im plu* abstraites à l'aiioeiâtioD, à partir dcsplui •impies et des plus eonerèlM.
t ASSOCIATlO.MSfE (•-•«►•i-a-ilo-nl-ff), adj. Terme de psychologie. Oui appartient à l'associationisme. L'école associationisie, gazelle, Préface, p. XVI, do sa tradaclioD du livre de Bain Sur les sent et l'intelligence, Puit, tB7«.
t ASS0MBRIS8EMKNT (a-Mn-bri-ae-mao), ». m. Action d'aMombrir, état de ce qui est aiaombri. L'auombriasement do loir, max i(ULi.Ea, Buai» sur la mythologit comparée, traduit par 6. Parrot, p. 42», Paris (873.
t ASSOMM EILLBR (S") (»-«o-mè-llé, Il mouillées), 0. réfl. Commencer à lommeiller. Quand les autres s'assommoillent, courir seuls dani le silence de la nuit, u" de .oaspamn. Voyaga, Band$ du Jura, les Prouesses d» la bande du Jura, Paris, 4H«5,
ASSORTI, lE. Ajoutex : || 8' Terme juridique. Accompagné de, appuyé de. Que ces allégations..., ne sont assorties d'aucune justification,... Jug. du Trib. de comm. de Bordeaux du 4 avril «873, dan* Cas. des Trib. du 22 août (h73, p. 8o7, «" col.
t ASSORTISSEUR (a-sor-ti-scur) , ». m. Marchand de petits coupons d'étoffes, ainsi nommi parce qu'on va chez lui pour assortir ou compléter des étoffes dont on n'a pas assez , Tarif des patentes, 1858.
ASSOURDI. Ajoutex : || 2* Dont on a étouffé le son. Cinq hommes masqués manoeuvrant une petite embarcation dont les rames étaient assourdies, 6'az. d;» Trib. i« sep. 4876, p. 947, 4' col.
ASSOUVISSEMENT. US' Ajoutex : Ils abhorrent l'assouvissement comme l'ennemi et le dcstrnoteur du corps et de l'âme, rac. Lexique, éd. P. Mesnard.
ASSUJETTISSEMENT. Ajoulei:\\%' Synonyme d'apprentissage, à Genève. Il est certain.... qu aucun maître ne m'eût reçu sans payer les frais d'un assujettissement, j. j. rooss. Lett. à son fére, 4 73* (sans autre date).
t ASSURABLE (a-su-ra-bl'), adj. Qui peut être assuré, admis à recevoir les avantages d'une compagnie d'assurances. Le nouveau client est-il reconnu assurable.... Rev. des Deux-Uoi\dêt, 4" fév.
t ASSYRIEN, ENNE (a-ssi-riin, riè-n"), adj. Qui appartient à l'Assyrie. Botia, Mémoire sur l'écriture cunéiforme assyrienne, 4849. Oppcrt, Éludes assyriennes, Paris, 4860. Menant, Exposé des éléments de la grammaire assyrienne, Paris, 48CS. Il L'assyrien, langue de la famille sémitique qui était parlée à Babylone et k Ninive.
t ASSVRIOLOGIE (a-ssi-ri-o-lo-jie), ». f. Élude des choses relatives i l'Assyrie. Grâces â leurs efforts [de trois savants], en quelques années I» science de l'assyriologie s'est trouvée fondée, et le déchiffrement de l'antique système graphique de Ninive et de Babylone est devenu un fait acquis, FR. lkno.hmant, ^anu<i de l'hist. anc. t. ii, p. 456, 4' édit.
t ASSVRIOLOGUB (a-ssi-ri-o-lo-gh'), ». m. Celui qui s'occupe de l'histoire et des antiquités de l'Assyrie.
t ASTE (a-sl*), ». f. Branche à fruit cousenrée plus ou moins longue sur la vigne, dite aussi courgée, vinéc , pleyon , archet, sautcllc, flèche, tiret, etc., DUDREUIL, Culture du vigrtoble, Paris,
— ETYM. Lat. hasta, lance (voy. hasts 4).
ASTÉRISQUE. Ajoutex : ||8' Instrument liturgique chez les Grecs ; c'est une espèce d'étoile d'or ou d'un autre métal précieux, compo.séo de deux tiges pliécs en arc, croisées et surmontées d'une petite croix; on place cet ustensile sur la patène pour couvrir les hosties et tenir le voile soulevé, de sorte qu'il ne touche pas l'eucharistie.
tASTÉRONVME (a-slé-ro-ni-m'), ». m. Nom propre désigné par des étoiles. Les supercheries littéraires dévoilées ; galeries des écrivains français qui se sont déguisés sous des anagrammes, des aiitéronymes.... Titre d'un ouvrage de ouébard.
— ETYM. 'A<ni^p, étoile, et tyopn, iwiuo, nom.
t ASTHftNOPIE (a-sté-no-pie), ». f. Vue bonne d'ailleurs, mais qui se trouble momentanément sous l'influence d'un travail minutieux et continu.
— f.TVM. 'Aietv^,;, faible, et mJ/, cril.
t ASTIGMATE (a-sti-gma-f) ou ASTIGMATIQUB (a-sti-gma-ti-k'), adj. Qui est affecté d'astigmatisme. Vue astigmate. Je suis astigmate.
t ASTIGMATIS.ME (a-sti-gma-ti-sm'), ». m. Lésion de la vue dans laquelle les rayons lumineux, partis d'un centre, ne se réunissant plus en uo
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