ART
ses propriétés par le fer et le feu, Revue critique, i» sept. <876, p. («9.
t ARSOUILLE (ar-sou-ir U mouillées), ». f. Terme bas. Nom à Paris des mauvais sujets du plus bas élage. C'est une arsouille.
t ARSOUILLER (ar-.sou-llé, (I mouillées), v. n. Se conduire en arsouille. Déjà j'en connais quelques-uns qui prétendent avoir arsouille (vous savez toute la valeur de ce terme) dans la révolution, et sont tout prêts à se remettre à la besogne, pourvu que ce soit pour tuer les coquins de riches, d'accapareurs.... bjlBŒVT, Pièces, ii, U)6.
t . ART. Il 6° Ajoutei : || Terme de l'université du moyen âge. Les sept arts, sorte d'enseignement encyclopédique comprenant le trivium et le quadrivium (voy. ces mots). || 8* Terme de pèche. Dans le quartier de Cette, le grand art, la pêche de toutes les espèces pendant toute l'année; le petit art, la pêche pendant la belle saison, Statistique des pèches maritimes, <874, p. it&.
t ARTABAN. Ajoutez : — ÉTYM. Fier comme Artaban vient du Cyrus de Mlle de Scudéry, dans lequel un personnage de ce nom se montre d'une fierté remarquable.
t ARTCMISE (ar-té-mi-z'), s. f. La <06« planète télescopique, découverte par M. Watson.
— ÉTYM. 'ApTE(iiaia, reine de Carie, célèbre par son amour pour son mari Mausole.
ARTICIIACD. — ETYM. Ajoutei : L'étymologie de M. Pihan est fausse ; ardhichoki signifierait terre de l'épine, et non épine do la terre ; ardhichoki, artichot, termes employés dans le Levant, sont des corruptions du mot européen. Le nom arabe de l'artichaud est al-harchof ou ai-harchouf; de là dé.ivent l'espagn. akachofa, alcarchofa, et le port, alcachofra. L'ital. articiocco, et le français artichaud paraissent être des altérations ultérieures de la forme espagnole.
ARTICLE. Ajoutex : || 10* Bouhours prend article au sens de pronom personnel : Je dirai en latin decipit et placet ; en italien, inganna e piace ; en espagnol , engaiia y agrada , parce que ces langues omettent leurs aiticles; mais en français je suis obligé de dire : il trompe et il plaît. Entretiens d'Ariste et d'Eugène, p. 4H, 3* édit. (67). Il 11' Vaugelas l'emploie pour préposition : Premièrement, voyons les articles devant les verbes ; ce que nous appelons ici articles, d'autres les appellent prépositions, mais la dispute du nom ne fait rien à la chose, Remarques, p. ase, édit. in-4', <704.
t ARTICULAT (ar-ti-ku-la), s. m. Terme de droit. Pièce dans laquelle on articule, on énonce par articles. M.... soutint pertinent et admissible un articulât de faits, desquels il résultait que.... Gax. des Trib. to févr. «876, p. 437, 4" col.
iRTICCLATIOX. Ajoute! : || 6' Terme de géologie. Se dit des différences de configuration de la surface terrestre dans le plan vertical et le plan horizontal, dans le relief et la sinuosité des continents.
t ARTICULÉMENT (ar-ti-ku-lé-man), adv. D'une manière articulée, distincte. Il suffit que je veuille parler haut ou bas.... en un moment, je fais articulément et distinctement mille mouvements, dont je n'ai nulle connaissance distincte, Boss. Élevât. sur myst. iv, 9.
ARTIFICIEL. Ajoulei : || Aujourd'hui, horizon artificiel, surface réfléchissante placée horizontalement, telle que la surface supérieure d'un bain de mercure, qui sert à déterminer la hauteur des astres au-dessus de l'horizon, à l'aide des instruments à réflexion.
ARTIFICIER. Ajoutex :\\i' Désignation et grade des soldats d'artillerie qui sont spécialement chargés de ce qui regarde les artifices de guerre. Un artificier, un sous-chef artificier, un chef artificier.
ARTIFICIEDSEMENT. Ajoutex : || i' Avec une industrie trompeuse. Des parois.... diversifiées de croûtes de marbre coupées en rond.... artificieusement enduites en |façon de peinture, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
ARTIFICIEUX. Ajoutex : || i' En un sens favorable, fait avec an. Ce même juge équitable ne se lassera point de rendre justice à l'artificieuse et fine contcxtnre des tragédies do Racine , volt. Dirt. phil. Anciens et modernes (ce sens latin d'or- «i/icieus se trouve à l'historique dans un exemple d'Ambroise Paré).
t ARTII.LER (ar-tillé, U mouillées), t>. o. Munir d'artillerie un vaisseau (terme vieilli). Do ma part, je fais toutes diligences pour artiller les six
ASC
vaisseaux de Hollande.... Corresp. de Colberl, m, 84, 6 nov. (666.
ARTISON. — ETYM. Ajoutex : M. Bugge (Romania, juill.-oct. (876, p. 350) a étudié ce mot. Le primitif est la forme ancienne arte ou artre (en provenç. arda et arru)). .Suivant lui, arte représente une forme tarmitam équivalente au lut. tarmitem (de tarmes, ver qui ronge le bois), lequel d'ailleurs a donné l'italien tarma. Mais comment expliquer l'aphérèse du t? D'abord il pose que l'existence primitive d'un ( est prouvée dans le français par le bas-breton tartoui, mite ou teigne ; puis il cite comme exemples d'aphérèse d'un t dans le domaine roman : avan pour tavan, taon, patois de la Suisse romande ; asse, du lat. taxus; tyrolien ro(a, ital. troja, franc, truie; à Modèneet à Reggio, amghér pour tarnghér, du lat. internecare. Cette argumentation rend probable la dérivation que M. Bugge propose. Puis, comme le vocabulaire hébreu-français d'Oxford porte , selon la transcription de M. Bœhmer, artoizon, il se demande si artison n'est pas pour arte-toison, la mite de la toison. Cela demeure une conjecture peu assurée.
ARTISTE. Ajoutex : \\ 6° Artiste en cheveux, celui qui exécute en cheveux des portraits, chiffres, paysages et autres objets. Tarif des patentes, I85».
— REM. Ajoutex : \\ 2. On trouve, par néologisme, artiste employé adjectivement, au sens d'artistique, qui est aussi un néologisme, mais plus usité. Le moindre éventail chinois est plus artiste que les cartons de notre fabrique occidentale, bûrger. Salons de <86» à <868, t. n, p. 448. Artiste, adjectif, est plus conforme que artistique à l'adverbe artistement, qui, lui, n'est pas un néologisme.
— HIST. Ajoute! : XV' s. Comment le rti Charles estoit droit artiste et appris es sciences, et des beanlx maçonnages qu'il fist faire, christ, de pisan, Charles Y, m, 1 1 .
ARUSPICE. Ajoutex: — HIST. xvi' s. Par arrest des aruspices, paré, xxv, 7.
t ARYAQUE (a-ri-a-k'), adj. Qui appartient au peuple, à la race dont on suppose l'existence comme souche des Aryens ou Indo-Européens ou tribus japhétiques et avant leur dispersion. Là [entre la mer Caspienne et les monts de l'Indou- Kousch] fut parlée, avant que les diverses tribus de Japhet se dispersassent, quand elles vivaient encore réunies, la langue première qui fut la souche de toutes les autres [langues aryennes] ; la science moderne l'appelle aryaque, et parvient à en reconstituer en partie les traits les plus essentiels, FR. LENOHMANT, Manuel de Vhist. anc. t. I, p. <26, 4« éa'it.
t ARYBÂLLE (a-ri-ba-l'), s. m. Terme d'archéologie. Vase grec large à sa base, étroit vers le haut, ressemblant à une bourse serrée à son ouverture, Journ. offic. 6 juill. <875, p. sots, i" col.
— ÉTYM. 'Apû6a>.oç ou àpûSiXXo;, de àpûeiv, puiser.
t ARZEGAYE (ar-ze-ghê), s. f. Lance anciennement employée par la cavalerie ; elle était courte et ferrée par les deux bouts.
— ÉTYM. Le même que sagaie, avec l'article préfixé.
f ARZEL. — ÉTYM. Espagn. et portug. argel, de l'arabe ardjel, qui qualifie un cheval marqué de blanc aux pieds de derrière, de ridjl, pied chez les quadrupèdes, dbvig, Dict. ètym.
t ASACRAMENTAIRE (a-sa-kra-man-té-r'), adj. Qui ne participe pas aux sacrements II [le P. Brisacier] les appelle [les religieuses de Pon-Royal] des filles impénitentes, asacramentaires..., désespérées, et tout ce qu'il vous plaira, pasc. Prov. xi,
— ÉTYM. Mot hybride, de à privatif, et lat. sacramentum, sacrement.
t ASCENDANCE. Ajoutez : \\ 3« Progrès, augmentation. H n'est pas inutile d'examiner un instant l'ascendance de la prospérité publique, achille MERaER, Le Projet de loi électorale et l'émigration intérieure, Paris, <87B, p. H,
t ASCENSEUR (a-ssan-seur), s. m. Engin servant à élever des fardeaux du fond d'une mine à la surface, du rez-de-chaussée à un étage supérieur, etc. Il II y a aussi des ascenseurs dans les hôtels et les maisons, pour monter les personnes aux étages supérieurs. || Adj Veut-on monter sur le plateau, un chemin de fer ascenseur, mû par la vapeur.... vous y transporte en deux minutes,
Journ. offic. 8 nov. 1876, p. 8048, 3* col.
— ÊTYM. Voy. ASCENSION.
t ASCENSIONNISTE (a-ssan-sioni-sf), ». m. Celui qui fait une ascension au «ommct d'une montagne,
ASP
Journ. de Genève, dans Juurn. ofllc. f< oct. <872,
p. 6342, 3' col.
t ASIA (a-zia), ». f. La 67« planète télescopique, découverte par M. Pogson.
t 2. ASILE (a-zi-l'), i. m. Jnsecto do l'ordre des diptères.
— ÉTYM. Lat. asau».
t ASINAIRE (a-zi-nê-r'), adj. Qui appartient à l'âne. Il Meule asinaire, meule tournée par un âne. Il vaudrait mieux qu'on lui mit au cou une meule asinaire, volt. Dict. philos. Enfer (c'est le passage de l'Évangile : Bonum est ci magis si circumdaretur mola asinaria collo ejus, marc, ix, 41).
— ÉTYM. Lat. asinarius, de asinus, âne.
t ASINER (a-zi-né), v. n. Faire l'âne. Je croi» que je prends quelques-unes des inclinations de la bête dont le lait me restaure : j'asine à force, M"* ROLAND, Lett. à Bosc, dans ste-beuve, Jfouv. Lundis, t. viii, Mme Roland.
t ASINIFIER (S') (a-zi-ni-fi-é), e. r. Terme de plaisanterie. Prendre du lait d'ânesse. Ma langueur dure, et je cherche une nourrice, afin de m'asinifier comme l'année passée, balzac, Lett. inédites, cxxxix (éd. Tamizey Larroque).
t ASININE (a-zi-ni-n'), adj. f. Qui appartient è un âne. Après cela je vous demande.... si ce n'est pas [son imprimeur] un âne sous la figure d'un homme; je souffre cependant cette dureté asinine, BALZAC, Lett. inédites, cxxjv (éd. Tamizey Larroque).
— HIST. XVI* s. La muletaille s'engendre de bestes chevalines et asinines accouplées ensemble,
— ÉTYM. Lat. asininus, de asinus, âne.
t ASMODÉE. — ÉTYM. Au lieu de ce qui est dit, mettez : C'est un démon du mazdéisme, aeshma daeva, génie des voluptés charnelles, qui s'introduit sous le nom d'Asmodée dans le livre de Tobie, A. RÉVILLE, Rev. des Deux-Mondes, i" mars <872, p. <35.
t ASPE. Ajoutex : — HIST. xv s. Toutes apportèrent leurs quenoilles, lin, fuiscaux, estandars, happles, et toutes agoubilles servant à leur art, lesEvang. des Quenouilles, p. 13.
ASPERGER. — HIST. Ajoutex : xw s. Tierce foi» le saigna [signa] U clers de sa main destre, Puis i jeta de l'oile, du saint cresme l'esperge, Mainet, Romonia,juillet-oct. <875, p. 330. Vos, fontaines de larmes,... asperdeiz moi par plors, bonnardot, Texte lorrain, dans Romania, t. v, p. 297.
ASPERGES. Ajoutez : — HIST. xiv s. Pour avoit fait et forgié un eaubenoislier et espergès d'argent doré pour la chapelle du roy nostre sire (<386), Nouv. Rec. de comptes de l'argenterie des rois, par Douct-d'Arcq,p. (90. ||xvi's. Il prit l'aspergé» et de l'eau bénite et nous en donna, brant. M. de Bourbon.
ASPÉRITÉ. — HIST. Ajoutex : xii' s. Les plaie» des deleiz [délectations] devons nos terdre [essuyer] par l'asperiteit de pénitence, U Dialoge Grégoire lo pape, 1876, p. 306.
ASPERSOIR. Ajoutex : — HIST. iiv* s. Deux esparjouers dorés à gicter eaue rose (<328), Nouv. Rec. de comptes de l'argenterie des rois, par Douëtd'Arcq, p. 63.
t ASPHALTAGE (a-sfal-ta-j'), ». m. Travail par lequel on pave une rue avec l'asphalte , Journ.
offic. 8 févr. <872, p. 395, 2« COl.
ASPHALTE, Ajoutex : || î° Calcaire imprégné de bitume et employé au pavage, Journ. offic. ) ( mar»
1872, p. 1735, 3' Col.
ASPHYXIER. Il S'asphyxier. Ajoutex : || Il se dit du feu s'éteignant faute d'air. Enfermé ainsi , on peut espérer que le feu s'asphyxiera lui-même à la longue, Journ. offic. *o févr. <876, p. tus, 1" col. Il .4jou(«z ; JINeutraiement. Éprouver l'asphyxie. A 7000 mètres, son oreille droite était devenue noire, il [Crocé-Spinelli] asphyxiait; l'oxygène fit disparaître ces symptômes redoutables,
H. DE PARVILLE, Joum. OffiC. 22 avril 1875, p. 29)8,
)~col.
tASPHYXIQUE. Ajoutex; L'insensibilité produite [par le chloral injecté dans les veines] ne détermina aucun de ces phénomènes asphyxique» inquiétants qui s'observent si souvent à la suite du chloroforme, H. DE PARVILLE, Joum. ojif. 26 févr.
)874, p. )637, 3« col.
ASPIC. Ajoutex : Il Proverbe (usité en Vendée). Aspic d'eau n'est pas dangereux ; dicton venant de ce que la couleuvre vipérine, dont les mœurs sont aquatiques et que l'on confond souvent avec l'aspic, n'est pas dangereuse.
t ASPIOLE (a-spi-o-l'), s. m. Fée, sylphe, génie.