‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 327 sur 754 · BAC · texte numérisé non relu

BAC

f BAB (bab), ». m. Nom du chef d'une secte religieuse qui s'est élevée de nos jours en Perse et qui a été en butte à d'horribles persécutions. Le chef de la religion, le Bab, c'est-à-dire la porte ou le point, n'est qu'une émanation plus directe de la divinité, f. chaulnes, Journ. offic. 30 janv. <876, p. 8(6, 2' col.

BABA. Ajoutez : — ÉTYM. Russe, baba, ....vieille sorcière, gâteau de Pâques.

t BABELIQUE (ba-bé-li-k'), adj. Qui a rapport i, la tour de Babel, et fig. qui est plein de confusion, de foule. Je crus voir de Paris se dessiner l'image.... Ses faubourgs fourmillants, ses halles babéliques, ant. campaux, Slaisonnetle, p. (6. Pourtant, l'italien, l'allemand, l'anglais, ont eu leur part, accusant ainsi le caractère un peu babélique de ces réunions internationales [le congrès botanique de Florence], j. e. planchon, Rev. des Deux-Mondes, 4 5 juill. 4874, p. 457.

— ÉTVM. Babel.

-)- BABKKI (ba-be-ri), adj. Nom d'une écriture qui a été usitée en Perse. Il [le sultan BaberJ rappelle surtout avec complaisance une écriture singulière, à laquelle il avait donné son nom,... c'était l'écriture baberi.... l'existence de l'alphabet baberi ne peut être révoquée en doute.... ferd.

BBLAUMAY, Joum. Offic. i^ août 4 872, p. 5724,

«' col.

t BABLAD (ha-bla) , s. m. Substance végétale employée dans la teinture. Gousses tinctoriales, t fr. les 400 kilogrammes: on comprend sous cette dénomination, pajticulièrement le bablah des Indes et le libidibi ou dividivi d'Amérique, cordieh, Journ.offic. 3 juill. 4872, p. 4517, 2' col.

j- i . RABY (ba-bi, ou plur. babies, prononcé aussi ba-bi ; la prononciation anglaise est be-bi, au plur. be-bis'), t. m. Mot anglais qui se dit quelquefois aujourd'hui pour bébé, petit enfant. Les habits brilanai^ue» ont des teints de crème et de fraise,

TH. GAUTIER, les Beaux-arts en Europe, t. i, p. 44.

1 2. BABY (ba-bi), s. m. Partisan de la doctrine religieuse de Bab. Après quelques victoires, les babys furent défaits ; le Bab prisonnier fut conduit à Tabriz, oîi on le supplicia, F. cuaulnes, Journ.

offic. 30 janv. 4 875, p. 8 4 6, 3" Col.

— ÈTYM. Voy. bab, au Supplément.

t BABYSME (ba-bi-sm'), s. m. Doctrine religieuse du Bab. Le babysme.... cette secte étrange [en Perse, 4847-4 852] qui a eu ses dieux, ses martyrs, ses prophètes et qui, bien qu'étouffée en apparence, n'est peut-être pas bien morte encore.... cette doctrine.... peut se résumer ainsi : Dieu est en tout, donc tout est Dieu ; le chef de la religion, le Bab, c'est-à-dire la porte ou le point, n'est qu'une émanation plus directe de la divinité , F. CHAtJLNSS, Journ. offic. 30 janv. 1875, p. 846,

2* col.

BAC. Ajoutez : \\ 3° Bac oblique, bac réuni obliquement à un câble tendu d'une rive à l'autre, de manière à traverser la rivière par l'action même du courant.

— Hisr. Ajoutes : xii" s. Si s'en est jusqu'al port aies Et li notoniers avec lui; Si s'en entrent el bac andui [tous les deux], chhestien de troyes, Perceval le Gallois, v. 9736.

f BACALIAU (ba-ka-li-ô) , s. m. La morue séchée.

t BACBUC (ba-kbuk), s. f. Dans Rabelais, la dive Bacbuc, la bienheureu.se bouteille.

— fiTYM. lléhreu, baqboùq , bouteille, flacon, DEVIC, Dict. élym.

BACH.\. Ajoutes : — ÉTYM. Bacha est la forme arabe du mot turc pacha ; les Arabes, n'ayant point de p, le remplacent par un b. Les Grecs ont altéré le mot arabe bacha en bossa.

t BACHE (ba-ch'), s. m. Terme de houillère en Belgique et dans le département du Nord. Il 1' La

cuve en bois servant à puiser les eaux des réservoirs. Il 2° RéserTOir dans lequel une pompe verse l'eau pour une pompe supérieure, [j 3° Mesure de houille d'un hectolitre. || 4° Bâche de hiercheur, petit panier ou traîneau dans lequel les hiereheurs trainent la houille ou les pierres.

— ÉTYM. Le même que bac.

BAf.HE. Ajoutez : || 7° Terme de houillère. Planche sciée de longueur pour revêtir les parois des bures. || Espèce de plancher que l'on établit pour faciliter le roulage.

BÂCHER. Ajoutez : || 2° Terme de houillère en Belgique. Poser les bâches sur madriers et les clouer sur les bois de la cloison qui coupe le puits selon son axe longitudinal. || Plancheier une voie descendante pour faciliter lé roulage.

t BACHEUR (ba-cheur), ». t». Ouvrier chargé de bâcher, c'est-à-dire de poser les madriers dans les mines de houille. Primes distribuées aux hercheurs, aux bâcheurs et aux avaleurs, Journ. offic. 25 févr.

4873, p. 436), 4" COl.

t BÂCUIRE (bâ-chi-r'), s. (. Terme de houillère en Belgique. Cloison de planches clouées dans une bure.

t BACIILICK (bach-lik) ou BACHELICK. {ba-cho lik), s. m. On vend sous ce nom une espèce d'ccharpe en filet de laine à largos mailles , formant capuchon pour la tête, avec des bouts pendants et munis de longues houpes; le mot et la chose sont d'origine russe. Enveloppé dans sa peau de mouton, la tète encapuchonnée dans son bachlick, son long usil lui battant le dosa chaque secousse, il [le cavalier tatare du Caucase] trottine silencieusement,... J. patenûtre, Reti. des Deux- Slondes, 4" déc. (87i p. 524.

t BACHOLLE. .■Ijouleï : || 2" Vase en bois dans lequel le fromager dépose la pelote de lait caillé, pour faire le fromage de Cantal, l«s Primes d'/ionfwur, p. 448, Paris» 4874.

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