BAG
BACHOT. Ajoutez : || i' Nom , d»ns les environs de Paris, du vaso dans lequel on recueille le raisin. Il faut six bachots pour faire une barrique de vin.
BACIXET. Ajoutes : \\ f Partie do l'armement de tflc des hommes d'armes (voy. bassinet).
BÂCLER. ^;oufex : — Hisr. xiu' s. Ranost Oui baclo, oÉRAUD, Paris sous Philippe le Bel, p. *3.
f BACXECR (ba-kneur), ». m. Ouvrier qui creuse les baonuros.
t BAO'URE (ba-knu-r') ou BAQUEPTURE (b:iko-nu-r'), *. f. Terme du pays de Liège, qui disigne une galerie faite à travers les bancs do roches perpendiculairement au puits do la mine; •'est le synonvme de bouveau î.
t BACOLOGIQDE (ba-ko-lo-ji-k'), od;. Qui a rapport aux vers à soie. La campagne bacologique — ceci regarde ceux qui s'occupent de la production do la soie — a été splendidc au Japon , où on a eu des graines excellentes et en grande quantité en beaucoup d'endroits, Joum. offic. 7 oct. (874,
p. 6894, 3" col.
— ETYM. Mot hybride, de l'ital. haeo, ver, ver à »oie, et Wyo:, rapport.
t BACTÉRIE (ba-kté-rie), ». f. Infusoire végétal, possédant une faculté do locomotion qui se retrouve dans beaucoup de conferves. Les bactéries jouent dans les tissus et les humeurs des êtres organisés le rôle destructeur des principes immédiats que jouent les champignons microscopiques appelés ferments. {| Bactéries du sang de rate, bactéries qui se développent dans le sang des animaux morts de cette maladie et aussi dans le sang des individus atteints de pustule maligne.
t BACTÉRIQUE {ba-kté-ri-k'), adj. Qui a rapport aux bactéries. On peut comprendre [en considérant la diffusion , dans l'atmosphère, des corpuscules invisibles] la marche des épidémies qui ravagent un pays, épargnant certaines villes d'un même département; est-ce là un résultat de l'action de nuages bactériques s'abattantsur un point et ne touchant point les autres? bouchut, Joum.
offic. 8 juin. <878, p. 4960, t" COl.
t BACTRIEPf, lENNE (ba-ktri-in , iè-n'), adj. Qui est relatif à la Bactrlane. Le législateur bactrien, Zoroastrc.
t BADAMIER. — ÉTYM. Ajoutei : Damier n'est pour rien dans ce mot. L'origine en est le persan bàdam, amande, devic, Diel. étym.
BADAUDERIE. Ajoutei : — HIST. IVI* s. Quand les vieux soldats les surprenoient en telles badauderies, bbant. Duels.
t BADELAIRE. Ajoutei : — REM. Badelaire est le même que baudelaire (voy. ce mot au Dictionnaire).
BADIANE. Ajoutez : — ETYM. Persan, badian, anis, DEVIC, Dict. étym.
BADINAGE. /(joufeï : 1 1 3° Chasse au badinage, celle qui consiste à attirer les canards sauvages à l'aide d'un chien que l'on fait courir sur le bord de l'eau. La chasse an badinage n'est pas une fable, comme le croient bien des chasseurs; si vous en doutez, faites-en l'expérience : promenez-vous le long d'une mare assez large où s'ébattent des canards domestiques ; et, quel que soit votre chien, vous les verrez suivre tousses mouvements, carte- ROM, Premières chasses, Papillons et oiseaux, p. 96,
HetZCl, 4866.
t BADINGCE (ba-din-gh') , s. f. Voy. banmngue au Dictionnaire et au Supplément.
fBADRËE (ba-drée), s. f.'Ea Normandie, marmelade de pommes ou de poires qu'on étend sur les pâtisseries, sur les tartes, delboulle, Gloss. de la vallée d'Yéres, Le Havre, <876, p. 30.
t BADROmLLE. Ajoutei : — REM. Le même que vadrouille (voy. ce mot au Dictionnaire).
t BAGATELIER (ba-ga-tc-lié), s. m. Celui qui dit ou fait des bagatelles. Il n'y aurait point d'empêchement qui privât les quolibetiers du privilège du jubilé; ce que je puis dire des bagateliers, si toutes les bagatelles étaient aussi belles que les vôtres, bac. Lexique, éd. P. Mesnard.
BAGATELLE — ETYM. Ajoutez : Comme l'origine de bajalcHc est controversée, nous consignons ici un passage ou ce mot est employé avec un sens particulier ; Qui crédit bas dispositiones [hernias] curari per limaturam calibis interius et magnote cxterius apposito cum sua bagalella, bartkoi.o- M.«us DE MONTAONANA , Consilia. Le sens n'est pas très-assuré ; pourtant il paraît être: avec son anneau, sa bague. Barthélémy de Montagnana est un chirurgien italien du xv* siècle.
t BAGNOLE (ba-gno-l'), ». f. Sorte de wagons
BAI
pour les chevaux. Une compagnie de chemlo de fer est-elle tenue d'avoir dans cbaCuno do ses gares et stations, à la disposition des expéditeurs de chevaux, des wagons-écuries, des wagon» dit bagnoles et autres, au choix des expéditeurs? Gaz. des Trib. «7-)8 août «874, p. 787, «'• col.
— ÉTYM. Une bagnole est, dit-on, dans le« Ardennes, une mauvaise voiture. BagnoU m dit couramment en Normandie dans le mime sens. C'est probablement un péjoratif de banne, Panneau.
BAGCE. jl;'oufei : || 7* Terme do mécanique. Bague d'excentrique, cercle métallique qui enveloppe l'excentrique circulaire. || 8' Moulure au goulot d'une bouteille. Litres, forme française à deux bagues, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. VI, p. 6(0.
BAGUENAUDE. — HIST. XV* s. Ajoutez : Baguenaude [nom d'une combinaison do rimes], hekri DECBOY, dans Hist. litt. de la Fr.X. xxiv, p. 45(.
BAGUFTTE. ijou(ejr; || 13' Arbalète à baguette (voy. arbalète).
BAHUT. iiyou(ei.-||i* Dans l'argot de* écoles, pensionnat, logement.
BAUUTIER. Ajoutez : — REM. Lo proverbe relatif aux bahutiers qui font plus de bruit que de besogne, a probablement donné origine au verbe populaire bahuter, faire tapage.
t BAHUTTE (ba-u-f) , ». m. Nom italien, inusité en français, du domino vêtement. J'ai un peu dérangé ma philosophie pour me mettre comme les autres [à Venise] ; de sorte que je cours la place et les spectacles en masque et on bahutto, tout aussi fièrement que si j'avais passé toute ma vie dans cet équipage, J. }. Bouss. Ijett. à Urne de Montaiqu, 23 nov. «743.
t BAÏANISME (ba-ia-ni-sm'), ». m. Voy. plus loin bavanisme. J. B. Duche-sne : Histoire du baîanisme ou de l'hérésie de Michel Baïus, avec notes et pièces justificatives, Douai, (72t, in-4".
t BAIGNADE (bè-gna-d'), s. f. Action de prendre dos bains en rivière ou en mer. La préfecture de police vient de faire afficher dans le département do la Seine une ordonnance concernant les baignades en pleine rivière, Joum. offic. a juin (876,
t BAIGNAGE (bè-gna-j'), ». m. Nom donné, dans le Calvados, à l'irrigation des prés, les Primes d'honneur, Paris, t870, p. 15.
t BAIGNANT (bè-gnan) , ». m. Se dit , dans les lieux où l'on prend les bains de mer, de celui qui prend les bains, quand on veut le distinguer de ccli:l qui les fait prendre. Le baignant et le baigneur.
t BAIGNANTE (bè-gnan-f), adj. f. Prairies baignantes, nom, dans le Calvados, des prairies arrosées, les Primes d'honneur, Paris, (870, p. (S.
BAIGNER II 4* V. n. Ajoutez : || Fig. 11 se dit de la lune quand elle est entourée d'un cercle et que son contour est mal terminé. La couleur pâle de la lune, les cercles concentriques plus ou moins obscurs dont elle est ^entourée, ses cornes mal terminées, l'auréole lumineuse qui s'étend autour d'elle et qui fait dire que la lune baigne, sont autant de signes de pluie ; les étoiles présentent des signes pareils ; leur lumière perd de sa vivacité et elles baignent aux approches de la pluie, Joum.
offic. 20 sept. (873, p. 6976, ( '• COl.
BAIG.NEUR. Ajoutez: || h' Baigneur, nom donné, dans le Calvados, à ceux qui opèrent l'irrigation des prés, le» Pn'mes d'/ionneur, Paris, (870, p. (5.
— REM. Au xvii's. et même plus tard, les baigneurs étaient en même temps logeurs. J'avais logé au faubourg Saint-Germain chez un baigneur avec l'évêque de Limoges, tilly (né en (764), Mém. t. i, p. 20(.
t BAIGXOIR (bè-gnoir), ». m. Lieu où l'on se baigne, établissement de bains. On doit établir un baignoir dans le lac de Nantua, à l'usage do la population de cette ville, Courrier de l'Ain, juin (875.
— REM. Il n'est pas probable que ce néologisme, qui pourtant ne serait pas inutile, s'établisse, soit à cause de l'homophomie avec baignoire, soit parce que bains s'emploie déjà en un sons voisin.
BAIL. Ajoutez :\\i° Ancien terme de droit en Bretagne. Bail à convenant, bail en premier détachement, dit aussi acconvenancement, bail fait pour un temps convenu, au bout duquel le propriétaire foncier pouvait déposséder lo tenancier, moyennant remboursement de ses dépenses à dire d'experts, méheust, dans Mémoires de la Société centrale d'agriculture, (873, p. 300.
BAI
BAILLE. — Etym. AjouUt : Lm piyuns de l'Angoumols disent un baille.
1 1. BAILLE (ba-ir, U mouillées), ». f. Nom donné, dans le nord de la Franco, aux perches dont on entoure les piturages.
t 3. BAILLB (ba-U', U mouillées), i. m. Nom qu'on donne dans la Provence au ehef de* bergers qui conduisent leurs troupeaux sur les montagnes; c'est une autre forme debayle(TOv. ce mot au supplément). Je suis Lombard le bailla des troupeaux tran&bumants qui sont là-haut sur les montagoM pastorales, s. bertbkt, la Direetriee det potteg, ch. XX. '
t BAILLfiK (ba-llée, i( mouUlées), s. f. Ancien terme de droit en Bretagne. Baillée d'assnrancc, renouvellement du bail à convenant (voy. bail, an Supplément), m^hrust, dans Mém. de la Soe. e*ntrale d'agrie. (873, p. 300.
BAILLER. Ajoutez : || Activement. BAiller la vie, la passer en bâillant. Appauvri d'âme et d« sang, le fils [de Henri IV] traîna, bâilla sa vie; et le plus grand service qu'il ait rendu â la Fr.inco est d'avoir maintenu Richelieu au pouvoir, iiknbi blazb de bory, Rev. de» Deus-Mondet, (5 août
t BAILLETTE. Ajoutât :\\V U transaction ellemême qui donnait la baillette. ... dans diverses baillettcs ou transactions plus anciennes,., etnième en remontant i la baillette du (O octobre (46g, qui est l'acte primordial et originaire dont se prévalent les usagers.... Enquêtes sur Us incendie» des forêts, p. 207, Dépos. Flinoi/, directeur du Phénix, à Bordeaux, (873.
BAILLEUL. Ajoutez : — HEM. On a dit balllenr par confusion; c'est une faute. J'avais pris la résolution de m'abandonncr entre les mains de M. de Cnvilliers, qui était bailleur du roi, W ce la guette. Mémoires, éd. Jannet, (86«, p. (89. Je craignais le bailleur comme la mort, p. (88.
BAILLEUR. 4;ouleï.- 1| 6' Bailleur de blése disait, dans les anciens moulins, de l'augct distributeur.
BAILLI. .4;ou(ei :|| 6" Le premier magistrat civil de chacune des deux lies de Jersey et de Guernesey, nommé par la couronne, président de la cour royale et des états. X Gucrncsey on écrit ordinairement baillif. Il Lieutenant-bailli ou 'ieutenantbaillif, suppléant du bailli, nommé par lui, généralement parmi les membres de la cour royale.
t BAILLIVAL, ALE (ba-lli-val. va-1', <1 mouillées), adj. Qui a rapport au bailli. Le secrétaire baillival d'Yverdun, J. ). Rouss. Utl. au comte dt Tonnerre, (8 sept. (7«8. L'assemblée baillivale do Bourg en (789, Courrier de l'Ain, s juillet (8«« [Extraits des anecdote» sur le Bresse de l'astronome Lalande).
BAIN. Ajoutes : \\ 11* Terme d'exploitation houillère. Bain d'eau, ou, simplement, bain, réservoir souterrain formé par l'infiltration des eaux dans les vides laissés par l'exploitation de la houille.
— ETYM. Ajoutez .D'autres disent que l'expression bain-marie provient de Marie, sœur de Moïse, à qui les alchimistes attribuaient un livre, contenant diverses recettes et préparations.
BAÏONNETTE, — ETYM. Ajoutfz : • La bofonnelte, selon quelques auteurs, aurait été inventée à Bayonne pendant le siège de cette ville, en (S23, et mise en usage dans l'armée par Martinet, en (67( ;mais l'emploi en était évidemment antérieur à cette époque, puisqu'on voit, dans une lettre écrite, en (57(, par Hotmann â Jacques Capelle, i Sedan, que cette arme était usitée do son temps ; et qu'en (840 on en fabriqua à Bayonne. Lo mot baïonn«l(e, du reste, ne vient pas de Baronne, mais bien du mot roman bayonela, petite gaine ; dans tous les idiomes de l'E^spagne, Myona vent dire gaine. Le contenant aurait ainsi donné son nom au contenu • a. de cbasnel, Dict. det armée» de terre et denur, Paris, Armand le Chevalier, (8«î, p. 63. Voici le passage de Hotman dont parle M. de Chasnel : Is [M. de Courlay] biennio supra ternis a me litteris petiit, ut illi pngionem inauratum mitterem , (jnem vos appellatls bat/onni!<(e.... pugioncm duobus scutatis aureis et semisse confestim emi, Fr. et Joh. Holomatiorum.... Epistolx, (700, in-4', p. 6( [Epist. XL Jacobo Capetlo, 20 avril (575). Ainsi l'existence de la baïonnette et de son nom est constatée en (575; et Voltaire est déchargé de l'accusation d'anachronisme portée contre lui au sujet des vers où il fait figurer la baïonnette à la bataille d'Ivry en (590 : Celte arme que jadis , pour dépeupler la terre. Dan» Bayonne inventa le démon de la guerre. W^^r. viii. Toutelbis les observations de M. de Cha»p«t n»
BAL
prouvent pas qoe l'arme n'ait pas été Inventée à myonne, et surtout que baïonnette vienne de l'espagnol vaina, gaine, prononcé il est vrai baina, mais qui n'a pu guère donner un diminutif avec Intercalation d'un o.
( . BAISER. Ajoutez : — REM. 1. Figurémcnt, baiser les mains signifie aussi dire adieu, renoncer. Elle va louer une maison pour cent ans, et baise très-humblement les mains à la pauvre Bretagne, sÉv. 236. S'il est ainsi, je vous baise les mains, Muses; gardez vos faveurs pour quelqu'aulre , I. B. Rooss. Liv. I, EpUre 1. 1| 2. C'est à grand tort que clusicurs écrivains remplacent baiser par embrasser. On lit souvent : il lui embrasse les mains. Ainsi défigurée, la locution devient ridicule.
2. BAISER. Ajoutez : || Baiser Lamourelte, réconciliation peu durable, ainsi dit d'un embrassement général qui eut lieu entre les députés à l'Assemblée nationale, sur un appel chaleureux à la conciliation fait par M. Lamourette, en <792; mais, le moment d'enthousiasme passé, chacun retourna à son parti.
BAISSE. Ajoutez : || 4° X la baisse, à la descente, dans le langage des bateliers de la Saône et de la Loire, mantellier, Glossaire, Paris, (869, p. (o.
BAISSER. |1 9» Y. n. Ajoutez: Baisser, descendre une rivière. Nous primes une cabane, et baissâmes jusqu'à Orléans, scahr. Roman com. cité dans jal.
— MIST. Il XVI* s. Ajoutez : Il n'y avoit lieu oii un chalan peust monter ne baisser [descendre un cours d'eau] ; monseigneur le Dauphin qui baisïoit par eau.... manteluer, Glossaire, Paris, «869, p. )o.
t 2. BAISSIER (bê-sié), s. m. Nom donné, dans le cours de quelques rivières, à des atterrissements.
t BAITE (bè-f), s. f. Nom, en haute Normandie, Seine-Inférieure, de l'amorce pour les hameçons.
— ÉTYM. Le même que boitte. X boitte, ce mot est rattaché au bas-breton boued, nourriture, et aussi appit, amorce; mais M. Baudry rattache bo«(e à l'a iigl. boit, amorce, qui lui-même semble «e rattacher à l'angl. bit, morceau, bouchée; comp. l'allem. beiszen, mordre.
t BAKCHICH (ba-kchich),ï. m. Cadeau, pourboire, en Turquie, en Egypte, en Perse. Nous prenons nos billets, et nous sommes poursuivis dans la gare par un employé arabe qui nous demande un bakchich pour nous avoir passé nos billets, guill. LEJBAN, d'Alexandrie à Souakia, dans le Tour du Monde, 2' sem. de (860, p. 98. || On le trouve écrit aussi bachich. Des Arabes demi-nus nous déposent sains et secs sur le quai moyennant un léger bachich, spiELL, Yoy. au Liban, dans Tour du Monde, i" sem. (864.
— ÉTYM. PeTsa.n,bakchïch,duveThebakhchtden, donner, devic, Dict. étym.
BAL. Ajoutez : || 3* Épée de bal, épée qui ne sert que pour la toilette. Si mon premier langage était scintillant et musqué comme l'épée de bal et la poudre, a. de viony, Stello, ch. 20. !| 4° Anciennement, bal réglé, bal ouvert par un branle. Le dimanche gras, il y eut grand bal réglé chez le roi, c'est-à-dire ouvert par un branle, suivant lequel chacun dansa après, st-sim. ch. u, p. 24 (t. i, éd. Chéruel et Ad. Régnier fils).
BALADINAGE. ^j'oufw ; 1| 3° Baladinages, nom donné autrefois aux danses par haut, dans lesquelles on sautait plus ou moins, par opposition aux danses par bas ou danses nobles, comme le menuet, la courante, oii le danseur ne quittait pas le parquet.
B.4LAI. Ajoutez : Il 4* Balai de sorcier, branche déformée par maladie en un sapin. U [le chaudron, maladie du sapin] résulte d'un arrêt de sève qui se manifeste à l'origine par un rameau déformé qu'on appelle, dans les 'Vosges, balai de sorcier, H. PUCKB, Man. de Bolan. forest. p. 281, Nancy, «873. || 5* Portion de la queue, chez les poissons. Les trieurs couperont aussi, deux fois par jour, la moitié du balai de la queue à cette qualité de poissons [morues plates] avant de la remettre dans la cale.... Art. 40 de la direct, du Corps consulaire de Dieppe du 26 juill. «776, dans Ifolice sur l'écorage, par J. Delahais, p. 3). Il 6* Il se dit, en général, d'une pousse désordonnée de brindilles autour de la cicatrice d'une grosse branche coupée.
— KTYM. Ajoutez : Contre la dérivation qui tire balai de l'armoricain balan, genêt, M. d'Arbois de Jubainville {Hevue celtique, t. ii, p. «28) remariiue que balan est une forme moderne employée pour banazl, en moyeu gallois banodtl; il ajoute
BAL
qu'il faudrait s'assurer si le mot français n'est pas antérieur à l'introduction de la forme balan dans le breton armoricain.
BALANCE. Il i' Ajoutez: Une bonne balance hydrostatique, qui penchait sensiblement à un quart de grain, bufp. Ilist. nat. Part. exp. Œuvres, t. vin, p. «86. Il Balance de Roberval, balance dans laquelle les plateaux sont au-dessusdu point de suspension, auquel ils sont relies à l'aide d'un parallélogramme articulé. || Balance de Quintenz, ou balance à bascule, ou bascule, balance employée pour peser les lourds fardeaux; les longueurs des bras de levier sont dans un rapport constant, en général égal à -[ij ; une articulation particulière permet au plateau qui reçoit le corps à peser, de se mouvoir horizontalement. Il Balance romaine, voy. romaine «. Il On donne encore le nom de balance à divers appareils destinés à mesurer des forces quelconques. Balance de torsion.
BALANCEMENT. || 2» Disposition des marches d'un escalier dont une partie est droite et une partie circulaire, adoptée en vue de répartir progressivement la diminution de largeur des marches du côté de la rampe circulaire.
BALANCER. Ajoutez : \\ 11" En termes de construction, balancer un escalier, établir le balancement des marches. || 12° Populairement, tenir en suspens, amuser. Le fond de l'afTaire, à ce que j'imagine, c'est que sa petite fierté veut avoir sa revanche et se donner le plaisir de te tenir le bec dans l'eau; tu l'as balancée, elle te balance.... ne prends pas cet air déconfit, v. cherbuliez, Hev. des Deux-Mondes, «5 févr. «876, p. 739.
BALANCIER. Ajoutez .- 1| 7° Terme de mécanique. Levier mobile autour d'un axe passant par son milieu, et servant à transformer un mouvement rectiligne alternatif en un mouvement circulaire. Balancier d'une machine à vapeur. {| Balancier à bouton, et balancier à coulisse, organes de machines servant à transformer un mouvement circulaire alternatif en un mouvement rectiligne alternatif. Il Balancier de Cartwright, qui transforme un mouvement circulaire continu en un mouvement rectiligne alternatif. || Balancier d'Olivier Evans, organe qui sert à guider verticalement la tige du piston de certaines machines à vapeur. ■ BALANÇOIRE. Ajoutez : \\ 3° Fig. et populairement. Actes ou propos qui ont pour but de tromper, d'amuser. Les spéculateurs avaient tout fait, la semaine dernière, pour semer des inquiétudes sur la récolte prochaine qui était partout couverte de neiges; mais, depuis que le soleil a fait fondre ces neiges et balançoires de bourse, on a vu que les céréales se portaient à merveille... le Rappel, 23 fév. 1876.
t BALANÇON. Ajoutez : || Nom de petits aisdont on couvre les maisons. Tarif des patentes, «858.
t BALANT. ajoutez; || 2° En métallurgie, un forgeur chauffe une pièce au balant, lorsque, en tenant son feu bien couvert, il communique de légers mouvements à cette pièce, de manière à juger de l'état oii elle est arrivée, par le degré de ramollissement qui tend à la faire plier sur la chaude.
t BALANTINB (ba-lan-ti-n'), s. f. Petit sac que les merveilleuses du Directoire portaient suspendu à la ceinture et ballant sur leurs genoux, comme la .sabretache des hussards flotte sur leur mollet. Il est question de la balantine dans le Spectateur du Nord, 2" trimestre de «799, cité par les frères CONCOURT, Société française peiidarU la Révolution. Les balantines battaient sur les genoux des merveilleuses; les oreilles de chien battaient sur la joue des incroyables, et sur leur culotte battaient les breloques de leurs montres, ch. blanc, l'Art dans laparure, Journ. of^c. 28oct. «872, p. 67««,3' col.
t BALATA (ba-la-ta), s. m. Arbre de la Guyane. Le balata sert pour le charronnage et les roues de moulin, Journ. offic. 23 sept. «872, p.6i53, 2" col.
t BALAYETTE. Ajoutez : || 2* Petit balai de bruyères taillé en brosse, dont on se sert dans le filage des cocons.
BAL«X)N. Ajoutez : — HIST. ivi* s. Vous mettrez sur les entablements et niveau des terrasses (au droict des fencstres qui seront au dessous) des petits balcons, ainsi qu'on les appelle en Italie, qui sont petites saillies qui se projeclent hors des murs en terr;isses accompagnées de baleustres et appuis, avec tel ornement que l'on veult, PH. db l'obme, Architect. viii, 20.
^ t BAI.COMER (bal-ko-nié), t. m. Néologisme. Celui qui pérore à un balcon, qui harangue la foule du haut d'un balcon. Il n'est pas extraor-
BAL
dinalre que je cite les avocats comme eonnaisvini
la législation mieux que moi, qui ne suis ni avocat, ni orateur, ni balconicr.... marquis de mohte- MART, Journ. offic. 29 mars «847, p. 2429, 2* col. Il n'a pas le droit... de parler comme le premier révo lutionnaire venu, de bafouer nos institutions nuu velles et les hommes qui les représentent, de r;: valer sa parole jusqu'à ce rôle de vulgaire bal conier, fh. charmes, Journ. des Débats, «•' jan; «875, «'• p. 5» col.
t BALÉNIDE (ba-lé-ni-d'), s. m. Terme d'histoin naturelle. Genre de baleines. Remarques sur les balénides des mers du Japon, p. gervais, Acad. des se. Comptes rendus, t. i.xxxi, p. 932.
t BALERir (ba-le-ri), s. m. Nom, dans l'Aunis, d'un oiseau de proie, que les uns disent être l'émouchet et les autres la crécerelle, Gloss. aunisien, L& Rochelle, «87o, p. 68.
t BALÉRON ou BALERONG (ba-lé-ron), ». m. Salle d'audience 011 le souverain malais rend la justice; c'est généralement une grande cour entourée par les bâtiments du palais.
— Rtym. Malais, baJeronj ou bâîé-rouonj, devic, Dict. étym.
BALÈVRE. — HIST. || XVI' s. Ajoutez : Les Indes la peignent [la beauté] noire et ba.sannée.... et chargent de gros anneaux d'or le cartilage d'entre les nazeaux.... comme aussi la balievre de gros cercles enrichis de pierreries, mont, ii, 20«.
t BALINE. Ajoutez: .... Couché sur un fumier exhalant une odeur repoussante et n'ayant pour se couvrir qu'une mauvaise toile de baline [il s'agit d'un malheureux séquestré) , Gaz. des Trib. 22
juin «873, p. 592, «■• col.
t BALIQUE {ba-li-k'), adj. Langue balique, lo pâli. [S Siam] l'archiprêtre a récité devant la cour et le peuple, en langue balique, les cinq comman déments de la religion, Journ. offic. 27 oct. «87c,
p. 7768, 2" col.
— ÉTYM. Bali, qui s'est dit pour poi«(voy. pâli, au Dictionnaire).
t BALISEMENT. Ajoutez : — HIST. XVI* S. Balisement, mantellier, Gloss. Paris, «869, p. «o.
BALISTE. Ajoutez : — RE.M. Dans la baliste, une pièce de bois est engagée par une de ses extrémités dans une réunion de cordages ou de nerfs d'animaux, qu'elle tord avec force lorsqu'on la rabat horizontalement; lorsqu'on la laisse échapper, elle pousse un trait, disposé en conséquence, contre lequel elle vient frapper.
BALISTIQUE. Ajoutez: \\ i' Adj. Qui a rapport à la balistique. Études balistiques. Propriétés balistiques.
BALIVERNE. — HIST. Ajoutez : xvi* s. Balivcr ncries ou contes nouveaux d'Eutrapel, Paris, «54 s titre d'un ouvrage de Noël du Fail. Une bateléedt contes rustiques de mes ouvriers, desquels, sans faire semblant dé rien, j'ay autrefois c.\trait ol recueilli en mes tablettes le sujet el grâce, ci communiqué leurs propos et mes balivernes au peuple, noel du fail. Contes d'Eutrapel, t. u, p. 352, édit. «874, dans a. de la bordkhie, Uibl. deschartes, «875, 3" et 4* livr. p. 262. Il est couru un siècle jusques au nostre durant lequel ne se treuvoient autres histoires que de telles barniuellcs [romans de chevalerie], bonivard, Adcis el devis, p. «7«.
— ETYM. Ajoutez : Tout en continuant à convenir que l'origine de ce mot est inconnue, il est toujours bon d'en signaler une autre forme avec un autre sens ; c'est le vénitien balivema, masure {Romania, avril ( 875, p. 254).
f BALLASTER (ba-la-sté) , v. a. Terme de construction de chemins de fer. Ensabler une voie ferrée.
«. BALLE. Il !• Ajoutez : Garder les balles, s'est dit comme garder les manteaux. Et moi, durant ce temps, je garderai les balles ? corn. Place Roy. Il, 7. Il 2° Ajoutez : Les balles ont été primitivement rondes, comme elles le sont encore dans la ^ plupart des fusils de chasse; leur forme s'est mo- ." difiée, mais elles ont conservé leur nom, malgré l'étymologie. Balle oblongue. Balle évidée. || Terme d'artillerie. Petites sphères en plomb, en fer, ou en fonte qu'on met dans les boîtes à mitraille et dans les obus à balles. || Balle à feu, artifice d'éclairage ; c'est un projectile contenant une composition éclairante. Il Balles ramées, deux ou trois balles de plomb jointes ensemble par un fil d'archal tortillé. || 3* Moulage à la balle, sorte de moulage. Dans le moulage à la balle, on fait pénétrer avec le pouce dans toutes les cavités, aussi également que possible, de petites balles de
BAL
BAN
BAN
pâlo qne l'on juxtapose el que l'on comprime pour les souder ensemble, P. poiré, Notions de chimie, p. (92. Paris, )86». Il 4* Terme de métallurgie. Synonyme de loupe. Les balles ou loupes peuvent être extraites pour (tre soumises au cinglage, si c'est du fer forgé qu'on se propose de produire, Joum. o/pc. n mai <»78, p. 3064, f col.
t a. B.\LLER (ba-lé), V. n. Terme de métallurgie. Se former en balle ou loupe. Dans ces conditions do marche, le fer métallique est bientôt précipité du minerai fondu qui enveloppe la scorie ; on donne alors un mouvement plus rapide au rotator pour faire baller le fer, Joum. ojfic. U mai («7.1, p. 3064, 2« col.
t BALLETANT(ba-le-tan), $.m. Celui qui prend part à un ballet. Nous vîmes jeudi soir le ballet attendu si longtemps.... ce fut un désordre le plus grand du monde, de quoi toutefois les balletants ont occasion de remercier Dieu, kalh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t BALLIÈRE (ba-llè-r'. Il mouillées), s. f. Nom, à Saint-Bricuc, de paillasses faites de balle d'avoine (et aussi dans î'Aunis, Gloss. aunisien, La Rochelle, t870, p. 68).
*. BALLON. Ajoutes ; || 8' Globe en verre et en forme de ballon qu'on met aux lampes. Fabricant de ballons pour lampes. Tarif des patentes, (8B8. Il 7* On dit qu'une danseuse de l'Opéra a du ballon, lorsqu'elle danse en arrondissant gracieusement les bras, et en faisant ballonner ses jupes.
— Hisr. xn' s. Ajoutes: Ballon de drap [drap empaqueté]; ballon d'acier [s'entendait d'une certaine quantité d'acier, soit d'un seul morceau, soit en plusieurs morceaux réunis et mis en paquet arrondi], MANTELUER, Gloss. Paris, 486», p. ((.
3. BALLON. Ajoutes ; |i Chant des ballons, bruit qu'on entend parfois dans les montagnes. Il nous paraît plus probable que les bruits entendus étaient produits par ce phénomène bien connu des voyageurs sous le nom de chant des ballons, bruit de roche, h. de parville, Joum. offic. 2» nov.
tSTi, p. 4695, 2* col. ,
t 4. BALLON (ba-lon), s. m. Nom, dans le département de la Somme, d'une voiture destinée au transport du poisson.
t BALLONNER. Ajoutes :|| i' F. réft. Se ballonner, devenir bombé, en parlant d'un mur. X chaque agitation de la lame, la mer déferlait par-dessus le quai; d'énormes crevasses se sont produites, en même temps que la muraille en pierre de taille s'est ballonnée de la façon la plus inquiétante, Extr. du Joum. du Havre, dans Joum. olJxc. t <
t BALLONNET (ba-lo-nè), «. m. Petit ballon, petit vase en verre. Il [M. Bert] a respiré un mélange artificiel d'oxygène et d'azote dans la proportion de 40 pour ( ou contre 60 pour (OU renfermé dans de petits ballonnets, h. de parville, Joum.
0(fic. 3 avr. 1874, p. 2568, 3" COl.
t BALNÉAIRK (bal-né-ê-r'), adj. Qui concerne les bains. Température balnéaire. || Station balnéaire, lieu ou l'on prend des bains d'eau minérale ou des bains de mer.
— ÊTYM Lat. boJTieom, de halneum, bain.
t BALNÊATION (bal-né-a-sion), i. f. Administration des bains en général.
— ETYM. Lat. balneum, bain.
+ BALNËATOIKE (bal-né-a-toi-r'), adj. Qui a rapport aux bains. Appareils balnéatoires et hydrotbérapiques, Joum. offic. 9 sept. (876, p. 6852,