col
B.ALOCRD. Ajoutes : ~- REM. Voici un exemple plus ancien que ceux qui sont cités : Il est grand dommage que je ne sois imprimeur ; je disputerais de gloire avec les Elzeviers et effacerais celle des Plantins ; pour le moins ne ferais-je pas comme les balourds qui d'une ligne ne font qu'un mot, BALZAC, Letir. iniid. xxxvm, éd.Tamizey-Larroque.
t BALSAMITE (bal-sa-mi-f), s. m. Sectateur de Cagliostro (Joseph Balsamo), Mém. de la marq. de Créquy, t.Ji, ch. xi.
t BALSE (bal-s'), t. m. Radeau du Chili, formé de deux outres, Joum. offic. 23 fév. (874, p. (457.
t BALTAlfJI (bal-U-dji), s. m. Officier du sérail préposé à la garde des princes et du harem.
— ÉTYM. Turc, baltadji, de balta, hache, et dji, terminaison qui indique les noms de métier ; dénomination qui vient, dit-on, de ce que, les balladjis étant chargés d'approvisionner de bois les appartements du Grand Seigneur, leur hache représentait la cognée du bUcheron, devic, Vict. étym.
t BALTHASAR (bal-U-zar), ». m. Festin de Bal- UCT. OB LX IJtNGUE FRANÇAISE.
thasar, fe.stin somptueux et abondant, ainsi dit du festin que donnait Balthasar, donner roi de Babylonc, au moment oit les Perses de Cyrus prirent la ville et le tuèrent. || Kamilièrcmcnt. Unbaltliasar, un grand repas. Le logement de Marcel, qui lui servait d'atelier, étant le plus grand, fut choisi pour la salle du festin, et les amis y firent eu commun les apprêts de leur balthasar intime, mOrobr, Se. de la vie de Bohême, ch. xxii.
BA LUSTRE, ËE (ba-lu-stré, Urée), part. paué. Garni d'une balustrade. Le pont [de bateaux pour traverser un fleuve] a quatre petites guérites aux quatre coins, et le reste est balustré, pellisson, Lett. hist. 1. 1, p. (25.
t BALYK (ba-lik'),». m. Dos d'esturgeons salés et séchés, Joum. offic. 23 juill. (874, p. 6(68, 3* col. Après (5 ou 20 jours de sel, on lave le balyk, on le met un peu au soleil, puis à l'ombre et dans un courant d'air, à l'abri d'un toit, ib. p. 6(59, ('• col.
t BALZAC (bal-za),>. m. Balzac blanc, balzac noir, noms, dans l'Angoumois, d'un cépage blanc et d'un cépage noir, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 3(9. Il Le balzac noir, sorte de cépage du Limousin, les Primes d'honneur, p. 5H , Paris,
BALZAN. — ÊTYM. Ajoutes: X côté de l'étymologie, consultez cette note remise par U. Marcel Devic : Ane. franc, beaucent, beauceant, baucanl [Les costés a beaucatu et fauve le crespon. Roman d'Alex, dans Lacurne) ; bas-lat. baucennus, baucendus, bauchantus , dans Du Cange, qui explique: albo et nigro interstinclus vel bipartitus.... de equis quorum pelles nigro et albo interstinctx sunt; de l'arabe ablaq, fém. balqua', plur. bolq, que Freytag explique : nigro alboque colore variegatus; usque ad femora albis prxditus equus ; faras balqa', jument balzane ; ainsi cet adjectif arabe a à la fois le sens de marqué de blanc et de noir, et le sens de qui a une bande blanche aux pieds : de sorte que la forme et la signification font tout à fait préférer l'arabe à l'ital. balsa, proposé par Diez.
BAMBOCHE, lia* j4;ou<ex; En voyant ces bamboches titrées [des officiers de naissance], rien ne m'amusait davantage, I. du P. Duchéne, l'Ami des soldats, "p. 7.
BAMBOU. Ajoutes : — ÉTYM. Malais, bambou ou mombou, devic, Dict. étym.
t BANALISER (ba-na-li-zé) , V. a. Néologisme. Rendre banal. Types tant de fois réalisés par toutes les écoles et un peu banalisés par l'abus de la mythologie dans la décoration, Joum. offic.
23 mars (874, p. 2233, 3' col époque terrible
et grandiose que tant de livres, de tableaux , de lithographies, de romances , de mélodrames ne sont pas encore parvenus à banaliser, alph. Daudet, Joum. offic. 1" mai (876, p. 3034, 2* col.
BANALITÉ. Ajoutes : \\ 3' Caractère banal d'une chose. Une mode.... dénaturée par la bizarrerie ou la banalité de ses applications, guizot, Vies des poètes français, c édit. p. (03.
BANC. Ajoutes :\\S' Banc d'épreuve, banc sur lequel sont placés lescanonsdes armes à feu portatives, lorsqu'on les éprouve. Il y a un banc d'épreuve à Saint-Étienne; il n'y en a pas à Paris.... ce n'est pas pour 2000 canons qu'on aurait pu établir un banc d'épreuve ; il ne se serait pas soutenu , Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. u, p. 36. Il Banc de forerie, table qui porte les couteaux et les forets nécessaires au tournage et au forage des bouches à feu.
t BANCABLE (ban-ka-bl'), adj. Se dit d'un effet de commerce qui a la condition nécessaire pour être escompté par la banque de France, ou même par des banques d'autres pays. || Ce mot, trèsmauvais, s'introduit par le besoin d'abréger.
BANCAL. — ÊTYM. Ajoutes : X propos de bancal, on pense naturellement à cette expression populaire : il a les jambes en pied de banc, pour il est bancal, les pieds d'un banc étant rapprochés par le haut et éloignés par le bas (Note communiquée par M. B. M Pctilleau).
t BANCELLE. Ajoutes : Pour éviter la honte qu'on nous vit [les évèquesj dans l'église même sur une méchante bancelle de bois, tandis que M. le baron de Léon et messieurs les commissaires des états avaient de grands et magnifiques fauteuils à s'asseoir, Lett. de l'évèque de St-Malo, dans sÉv.
t. XI, p. XLI.
— HIST. XVI* s. Table garnie de bancselles, han- TELUER, Glossaire, Paris, (86», p. 4(.
t BANCOULB (ban-kou-l'}, (. m. Synonyme de
bancoulier. || Noix de bancoule, noix oléagineuM. Les noix de bkocouie ont été l'objet d'expérirncci qui permettent de leur faire jouer un rôle imporunt dans l'éclairage et la parfumerie; Ict lies do la Société et la Nouvelle-Calédonie le* fournisseRt avec astei d'abondance, Joum. o/fir. 27 juin (874, p. 4400, i" col.
i. BANDE. Ajoues :\\f Nom donné par quelques-uns au comma, papillon de jour, papilit eomma, plus exactement hesperia eomma.
2. BANDE. i;out«x:||Ban<leooire s'e^t dit, pendant la période révolutionnaire , du parti contrerévolutionnaire, des robins, des prêtres. Quelquesuns de ces cavaliers.... s'avisèrent de boire i la santé de messire Condé et autres chefs de la bande noire, li p. duch4nb, is3* lettre, p. 2.
t BANULNGUE. Ajou.ec :— REH. Ubvidingue qui sert à fixer le quart à poche sur le halin on aussière, est un cordage de i« millimètres de diamètre environ ; ce cordage est plus souvent nommé martingale. X Fécamp on dit badingue.
t BANDIOTK (ban-di-o-t), i. m. Nom , dans le comté de Nice, des propriétaires des terrains dits baiidites. Durante a proposé le rachat de la vaine pâture et des droits de bandite.... mais il faudrait des sommes considérables pour rembourser aux propriétaires ou bandiotes la valeur capitalisée de ces droits abusifs.... i..amoT,Mim.Soeiéli centrale d'agricult. (874, p. 287.
t BANDITE (ban-di-f), t. f. Dans le comté de Nice, terrain réservé et grevé d'un droit d'usage spécial en pâturage, au profit d'un ou plusieurs particuliers, a. rousset, Vict. des forêts. Vn grand nombre de bois communaux [sur le littoral du comté de Nice] sont grevés de servitudes de pâturage connues dans le pays sous le nom de droit de bandite, L. ouiOT, Mém. Société centrale d'agricult. (874, p. 282. L'usage s'est introduit.... de vendre par adjudication à des bergers étrangers, embarrassés, pendant l'hiver, de leurs nombreux troupeaux de menu bétail , ce droit de vaine pâture par grands lots ou bandites, mot qui vient de l'expression italienne bandita, laquelle veut dire : endroit clos, réservé, renfermé, expression juste, puisque le pâturage des bandites est réservé à un acquéreur déterminé.... id. ib. p. 324. Le droit de bandite est un droit de copropriété créé du consentement des communes et des habitants, à prix d'argent, en faveur d'acquéreurs déterminés, de leurs héritiers.... id. ib. p. 346.
— ËTYM. Ital. bandita, de bandire, le même que notre mot bannir.
t BANDITIS.ME(ban-di-ti-sm'),«. m. Néologisme. L'en.semble des bandits, leurs mœurs et leur organisation.
BANDOCLIËRB. AJOUUS : — HIST. Xrf S. Et n'avions point encore de charges de bandollicres, mais de nos fournimens seulement, bhaht. M.d* Strosse.
BANG. Ajoutes : — ÉTYM. Portug. bango , de l'arabe bendj, ou plutôt du persan beng, prononcé ban^ par les Hindous, devic, Dict. étym.
t BANGAKD (ban-gar) , s. m. Nom donné , dans le nord et l'est de la France, au territoire ou finage d'une commune quelconque.
BANIANS. Ajoutes : || Arbre des banians, le ficus bengalensis et plusieurs autres figuiers de l'Asie tropicale, haillon, Dict. de bot. p. 247. || On dit aussi arbre banian.
t BANK (bank), ad;. Papier bank , sorte de papier parchemin pour actions, obligations, mandats, factures, etc. Alm.Didot-BoUin, (87I-(S7», p. ((77, 2" col.
— ËTYM. Angl. banJk, banque.
t BANKOUL (ban-koul), t. m. \oj. bancooli an Supplément.
t BANKOULIER (ban-koa-Hé),«. m. V07. BAKcouuER au Dictionnaire.
t BANKS (bank'), s. m. Rosier banks, et, absolament, un banks, sorte de rosier. Au Japon, le rosier banks escalade la cime des plus grands arbres.... le troisième groupe se compose de rosiers multiflores, à la suite desquels il faut placer le rosier banks, Joum. offic. (3 janv. (873, p. 1S3, 2' et 3* co!.
BANLIEUE. Ajoutes : || S* Se dit , dans le nord et l'est de la France, du territoire, ou finage, ou district d'ifie commune quelconque.
BANNEAU (ba-nô)^ ». m. En Normandie, tombereau.
— ÊTYM. Banne (voy. ce mot).
BANXERET. — HIST. Ajoutes : || xvi* s. Ungban-
neret [une bannièrel paint aux arme» de mondil
aupPL. — *
BAP
«eigncur duc, manteluer, Glostatre , Paris, (869, p. II.
t BANNIE. Ajoutez : — HI8T. XYi* S, Vignes qui «ont sujettes à bannie ne peuvent estre vendangées avant l'ouverture du ban, laquelle ouverture doit cstrc par autorité de justice, ody coquille, Inl. audr. françoù, p. Si, éd. («66 de ses œuvres.
t BANNISSEDR (ba-ni-seur), ». m. Celui qui bauuit.
— HIST. XVI' s. On verra défaillir.... Au soleil ses rayons bannisseur» de l'ombrage, desportes , Diane, n, 88.
BANQUE. Il i'Ajoulex : || Banque d'émission, banque qui émet des billets. En principe, les billets d'une banque d'émission devraient être représentés par son stock métallique et par son portefeuille exclusivement composé de bonnes lettres de change, DE WARU, Enquête sur la Banque, p. 205. || 9" Autrefois, lieu public oii se faisait le trafic d'argent, oii s'assemblaient les banquiers, les marchands, etoii il se débitait, comme maintenant à la bourse, force nouvelles. Je serai curieux de vous mander des nouvelles..., et je sais bien que je suis la meilleure banque d'oîi vous en sauriez avoir, UALii. Lexique, éd. L. Lalanne.
t BANQUEUEAU. Ajoutez : Le grand banc de Terre-Neuve et les banquereaux environnants , HAUTEFEUiLLE, Code de la pèche maritime, p. 28. Le trois- mâts Rubens, de Fécamp, est arrivé samedi à Bordeaux avec looooo morues du Grand- Banc et du banquereau, extr. du Progrès de Fécamp, da.ns Joum. offic. 21 sept. 1872, p. 6H8, 3* col.
i BANQUETIÈBE (ban-ke-tiè-r'), t.f. Sorte d'ouvrière ovaliste. La semaine de l'ouvrière [ovaliste] sera payée * I francs pour les banquetières et purgeuses, H fr. 60 pour les attacheuses, 12 fr. pour les doubleuses et plieuses, le National de (869,
46 juin. 1869.
BANQCETTE. Ajoutez : \\ 8' Terme de turf. Banquette irlandaise, obstacle usité dans les courses de steeple-chase : c'est un talus gazonné dont le sommet présente une plate-forme destinée à servir de point d'appui au cheval sauteur ; cet obstacle se franchit en deux temps : du pied de la banquette au sommet d'abord, et de la plateforme au champ de course ensuite.
t BANQUIÈRE (ban-kiè-r'), adj. f. Qui a rapport aux banques. La république de Gênes est commerçante et banquière, d'argenson , Consid. sur le gouvernem. de la France, Amsterdam, (784, p. 50. Maison banquière, maison de banque, Joum. offic.
28 déc. (87(, p. 6295, (" COl.
BANQUISE. Ajoutez : || Banquise flottante, masse de {;lace qui flotte en haute mer.
t BANSE. Ajoutez : — HIST. XVI* S. Banse de batterie [de cuisine], du poids d'un millier, man- TELLiER, Glossaire, Paris, 1869, p. l(.
t BANTAM (ban-tam'), adj. Poule bantam , et, substantivement, une bantam, sorte de pouje. Nous avons les poules naines, très-agréables d'aspect ; la race bantam, que l'on attribue au goût et aux soins des Japonais,... s. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, 5 juin (874,p. 869.
t BANTENG (ban-tingh'), ». m. Quadrupède appartenant à la famille des bovidés. Les grands quadrupèdes sauvages de la famille des taureaux sauvages do l'Inde et des contrées indo-chinoises et de Malacca ont été aussi plus minutieusement classés ; dans ce nombre, il faut citer le banteng, Joum. offic. I" janv. 1873, p. 7, 2* col.
t BANZO (ban-zo), i. m. Espèce de taon, dans la Guinée, dont la piqûre passe pour mortelle, COR- TAMDEHT, Cours de géogr. lo* éd. 1873, p. 622.
t BAPHOMET (ba-fo-mè), ». m. || l" Un des noms donnés par les écrivains du moyen âge et de la Renaissance à Mahomet. || i° Idole qu'on prétendait adorée par les musulmans et surtout par les templiers. Le baphomet des templiers, dont le nom doit s'écrire cabalistiquement en sens inverse, se compose de trois abréviations : leni ohp ob, lempli omnium hominum pacis abbas, le père du temple do paix de tous les hommes , elipuas levi (l'abbé ConsUnl), Oojme e( ri(. d« iohou«« mog»«, t. II, p. 1 74.
— ÊTVM. Autre fopme de Mahomet.
t BAPHO.MÊTIQUE (ba-fo-mé-lik') , adj. Qui • rapport au baphomet des templiers. Les idoles des lemplie»s, le.i figures baphométiques et les controverses qu'elles ont soulevées, uippsao, Joum. offic 8 avr. (875, p. 2485, 2« col.
BAPTISER. — HIST. || XVI' s. Ajoute! : Ils [les anciens] baptisoient le vin [y mêlaient de l'eau^;
ItOMT. I, 374
BAR
t BAPTISME (ba-ti-sm'), ». m. Religion des baptêmes, oii l'on baptise. Le sabisme qu'était-il? ce que son étymologie indique : le baptisme luimême, c'est-à-dire la religion des baptêmes multipliés, la souche de la secte encore existante qu'on appelle chrétiens de Saint-Jean ou mendaïtes, et que les Arabes appellent el moglasila, les baptistes, «enan. Vie de Jésus, p. 98.
BAQUET. Ajoutez : || 4° Fig. Jeter dans lo baquet, locution inusitée aujourd'hui, et qui parait vouloir dire : faire rire à outrance. Il [M. du Coudray] me dit une chose qui me jeta dans mon baquet plus d'une heure ; il pâmait de rire, sÉv. à Mme de Grignan, (9 avril 1694.
— HIST. Ajoutez : Il XVI' s. Les bœufs qui servoient aux jardins royaux de Suse, pour les arrouser et tourner certaines grandes roues à puiser de l'eau ausquelles il y a des baquets attachés...,
MONT. Il, I 73.
t BAQUETAGE (ba-ke-ta-j"), ». m. Épuisement des eaux qui noient des travaux de terrassement. Les planches, fouilles de terre, baquetage des eaux, gros fer et autres ouvrages , le tout montant, pour chacune écluse, à 37 878 livres, Lett. etc. de Colbert, iv, 308.
tBAQUETEUSE (ba-ke-teû-z'), «./■. Ouvrière qui se sert des baquettcs pour tirer le fil à la filière.
t 4. BAH (bar), ». m. Mot anglais, qui signifie lieu public où l'on donne à boire. Il n'y a pas [à New- York] de cafés comme en France; mais les bars, les buvettes sont partout, t. simonin, Rev. des Deux-Mondes, i" jany. (87s, p. 69.
— KTYM. Bar, au sens de comptoir, est le français barre, les comptoirs ayant des barres pour tenir éloigné le public.
t BARACON (ba-ra-kon), ». m. Nom des baraques élevées par les négriers sur la c6te d'Afrique.
— f;TVM. Dérivé de baraque.
t BARADEAU (ba-ra-dô), s. m. Fossé pour l'écoulement des eaux. La présence d'un fossé, d'un baradeau, d'un sentier suffisait, dans les circonstances ordinaires, pour rendre efficaces les e/lorts des travailleurs accourus pour combattre le sinistre, Enquête sur les incendies des Landes, f. 54. Il On dit aussi baradine, ». f.
— ÉTYM. Bas-lat. baratum, fossé : ce qui barre, t BARAGNON (ba-ra-gnon), ». m. Fossé latéral
d'un champ conduisant l'eau dans un bief. Les chaintres se jettent dans des baragnons ou fossés latéraux qui conduisent l'eau dans le bief voisin, MANGINI, Rech. géolog. Paris, (876, p. 27.
BARAGOUIN. —HIST. || xvi" S. Ajoutez : En ce genre d'estude des histoires, il fault feuilleter sans distinction toutes sortes d'aucteurs et vieils et nouveaux, et barragouins et françois....MONT. ii, (09.
— ÉTYM. Même origine que baradeau.
— ÉTYM. Ajoutez cette note de m. roulin : Composé, non de bara, pain, et guin, vin, mais de bara, pain, et gtoenn, blanc, les miliciens de la Basse- Bretagne, qui arrivaient à Rennes ou à Laval, et qui étaient logés et nourris chez les bourgeois, témoignant leur surprise et leur satisfaction à la vue du pain blanc et répétant bara gwenn.
BARAQDE. — ÉTYM. Ajoutez cette note : D'après M. Dozy, qui conteste l'étymologie de Diez (barra, barre), ce mot est africain ; et en preuve il apporte ce passage ; « Ils fies Arabes] demeurent sous des tentes avec tout leur ménage, poules, chevaux, bœufs et antre bétail, ce qu'ils appellent en leur langue une barraque; et toutes ces tentes ensemble un douar, » dan, Hist. de Barbarie, p. 59. 11 ajoute que l'ancienne forme espagnole était barga, et croit le mot berbère, trouvant dans cette langue non pas barga précisément, mais des formes qui s'en rapprochent.
f BARAT (ba-ra), ». m. Patente de drogman délivrée par les consuls européens à des sujets du Grand Seigneur.
— ÉTYM. Turc, baro<, lettre, diplôme, de l'arabe borda, immunité, devic, Dict. élym.
t BARATHROMÈTRE (ba-ra-tro-mè-tr'), ». m. Instrument destiné à constater l'existence et la direction des courants sous-marins.
— ÊTY.M. BdpaSpov, abîme, et [UTpov, mesure.
t BARATON (ba-ra-ton), ». m. Batte à beurre. Ce bâton, qu'on appelle baraton ou piston, p. poiré, Notions de chimie, p. 298, Paris, «869.
— ErY.M. Baratte.
BARBACANE. — HIST. Ajoutez : || x' s. Le fol : Et ne m'en sçanroye-je mesler : J'ai gouverné la cour bacane Et sçay trop bien les aulx peler. Quant je suis à ma barbacane, Rec. de Farces etc! P. L. Jacob, Pari», (869, p. 4(
BAR
t BARBANTANE (bar-ban-ta-n'), ». m. Gross» barrique contenant 563 litres.
t 2. BARBARINE (bar-ba-ri-n'), od;. /". Qui est d« la Barbarie. La race barbarine (de moutons] a été importée d'Afrique.... elle est de forte taille; ses oreilles sont grandes et pendantes; la base de sa queue est développée et présente des plis nombreux, HEUZÉ, la France agricole, carte n' 32.
t BARBARISER. Ajoutez : || 2- V. a. Rendre barbare. Anéantir tous les monuments qui honorent le génie français.... en un mot nous barbariser.... Grégoire, iJapporI, (4 fruct. an II. Barbariser les esprits, sucnELET, Guerres de rel. iv.
— HIST. xvi* s. Le proverbe grec, que aussy bien barbarisoit Selon entre les Scythes que Anacharsis entre les Grecs, bonivaed, Advis et devis des langues, p. 6(.
(. BARBE. Il 4' Ajoutez :||I1 se dit aussi de la toile ou dentelle qui occupe le bas d'un masque. La barbe d'un loup, d'un masque de femme.
2. BARBE. Ajoutez : — REM. On a dit aussi barba. Les chevaux barbas ou de Barbarie diffèrent des arabes non par la taille, qui est à peu près la même, mais par la croupe, qui est un peu plus longue.... on distingue facilement un cheval anglais d'un barba par les oreilles, qui sont plus longues, ADANSorf, Cour» d'Mst. na(.(772,éd Payer, Paris, (845, in-(2, t. i, p. 233.
4. BARBE (bar-b'), ». m. Variété de p'geons Les barbes ou pigeons polonais sont du même groupe ; un bec court et large les distingue, e. Blanchard, Rev. des Deux-Mondes, (6 juin (874, p. 854.
t BARBELURE (bar-be-lu-r'), ». f. État de ce qui est barbelé. Los instruments en os les plus remarquables sont les pointes ou harpons à barbelures, Joum. offic. 3( oct. (873. p. «64(, 3' col.
BARBERIE. Ajoutez : || 3* Boutique de barbier (espagn. barberia].
BARBET. Ajoutez : || 4' Barbet blanc, voyez hérisson, n" 2.
t BARBETS. Ajoutez: — HIST. xyf s. L'usage fit que les pasteurs de ce peuple [Vandois des Alpes] furent communément appelés barbes, nom piedmon lois, signifiant en françois oncle; et leur donnoient ce filtre, pour ne descouvrir leur qualités, temps et lieux dangereux; et de ce nom est venu qu'en Piedmont les papistes appeloyent communément barbets ceux qui reconnoissoyent les barbes pour pasteurs, Gilles, Hist. des églises vaudotje», Genève, (544,ch. n, p. ((.
BARBETTE. Ajoutez : || 4' En marine, on donne le nom de barbette à toute batterie qui n'est pas couverte. Le système des tours fixes à batterie barbette à plaque tournante semble aujourd'hui vouloir faire concurrence au système américain, a.dbkansthet, Rev. des Deux-Mondes, ("déc. (872, t. lxxii, p. 7(3.
t BARBILLONNER. Ajoutez : Il î* Se dit des faiseurs d'hameçons qui détachent la languette avec la plane.
f BARRIN (bar-bin), ». m. Nom d'un cépage de la Savoie, dit aussi roussanne de la Drômc, les Primes d'honneur, p. 660, Paris, (874.
t BARBISTE (bar-bi-sf), ». m. Celui qui est ou qui a été élève de l'institution de Sainte-Barbe, à Paris. X l'occasion du 4(7' anniversaire de la fondation du collège Sainte-Barbe, les barbistes se réuniront.... Joum. o/'/ic. ("déc. (876, p. 8886, (" Col.
t BARBOCHE (bar-bo-ch'), ». f. Sorte de lime. Limes plates à main, à coulisse, fendantes, à arrondir, à égaliser, 3/4 et rondes cylindriques, plates pointues , côtés ronds , barboches. Enquête , Traité de comm. avec l'Anglet. t. i, p. 738.
BARBON. Ajoutez : \\ 3° Nom donné en Normandie an mulot. Le barbon est un animal très-préjudiciable aux récoltes en terre ; aussi les tubercules sont-ils, les pommes de terre surtout, ravagés pour un dixième de la récolte, l'Avranchin, 6 sept. (868.
t BARBOT (bar-bo), ». n». Nom, dans l'Aunis, d'un scarabée noir bleuâtre, Gloss. aunisien, p. 69.
— ÉTYM. Barbeau 2, plante à fleurs bleues.
f BARBOTAGE. Ajoutez : \\ i' Terme de chimie. Action d'un gaz qui agite un liquide et semble y barboter. Le barbotage ainsi produit est tellement énergique.... th. schlœsing, j4cod. des se. Comptes rendus, t. lxxx, p. 266.
BARÎBOTER. Ajoutez : \\ 8° Terme de chimie. Se dit d'un gaz qui en s'échappant agite un liquide. Je devais dépouiller l'air de tonte trace d'ammoniaque, y introduire une quantité connue et trèspetite de cet alcali, puis le faire barboter dan» l'appareil, et voir ce que je trouverais d'ammoniaque dans mon liquide, xa. schlxsino, Acad. d«t
BAR
te. Comptes rendu*, t. utxi, p. l«7. ||4* Prendre 1é barbotage, sorte d'alimeiil pour les chevaax (Voy. BASBOTAGB au Dirtionnsire). L'habilude de donner à barboter, une fois par semaine, aux chevaux échauflés et briïlég par l'avoine, CiliJranchiit, Idée. (8"«.
— HiST. Ajouttt : Il XIII* 8. Clers qui en tel borbier s'euborbc. Ou puis d'enfer en Torde borbe Plungiez et emborbez sera, Toz jori com bor [crapaud) borbotera, Chroniqu* des dues de Normandie, Appendice, m, t. m, p. 53ii.
t BARBOTECK (bar-bo-teur), ». m. Terme de chimie. Vaso où l'on fait barboter un gar. La vapeur est lancée par un môme tube.... dans un ajutage en verre qui est relié avec la douille du barboteur par un long boyau de caoutchouc, th. schlœsino, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxx, p. 266.
BARBOTISE. || 1" Ajoutex : || Plus particulièrement, mélange de semen^^ontra avec les semences de tanaisie, d'aurune et de santuline à feuilles de cyprès, qu'on donne contre les vers.
t BARBOTTE (bar-bo-f), i. f. Antre nom de la lote. La truite, le goujon, l'ombre-chevalier, le barbeau, labarbotte ou lote, la carpe.... a. husson, les Consommations de Paris, p. 2.^4.
B.ARBOUILLER. — HIST. Ajoutex : xiy s. R. Berbouillé, couturiers de robe (<36l), varin. Archives administ. de la ville de Reims, t. m, p. (7 {Barbouillé est ici nom propre). || xvi* s. Ajontes : Si tout le papier que j'ay autresfois barbouillé pour les dames... mont, i, 293. Toute cette fricassée que je barbouille ici n'est qu'un registre des essais de ma vie, id. rv, 252.
t BARBODLER (bar-boulé), e. a. Terme rural du Puy-de-Dôme. Donner un premier labour sur les terres non infestées de chiendent à la fourche et à très-grosses mottes, les Primes d'honneur, p. 44(, Paris, («74.
2. BARBUE (bar-bue), s. f. Dans le canton de Vaud, nom du chapon de vigne ou branche qu'on détache du cep pour en faire une bouture.
I BAR(;ELLE{bar-sè-i'), t. f. Nom du tombereau, dans les plaines du Puy-de-Dôme , les Primes d'honneur, p. 436, Paris, ( 874.
t 2. BARU (bar), (. m. Nom donné, dans les environs de Montpellier, aux pierres à daller. Scierie de bards (comparez bakoeau).
i. BARDE. — HIST. ivi* s. Ajoutex ; Si vous marchandez un cheval, vous lui ostez ses bardes, vous le voyez nud et à descouvert, mont, i, 324.
t 2. BAKOEAU (bar-d6),s.m. Terme d'imprimerie. Réserve de caractères, distribuée comme la casse, dans laquelle on sunride les sortes surabondantes (voy. CASSEAU).
I. BARDELLE. Ajoutex: — HIST. ivi* S. Selon leur coustume [de certains Germains], il n'est rien si vilain et si Ijsche que d'user do selles et bardelles, et mesprisent ceulx qui en usent, mont.
t BARDENNES (bar-dè-n'), ». f. plur. Barres de bois qui garnissent le banc sur lequel travaille louvricr verrier.
BABËGE. Ajoutex : Les Français, déjà habiles à façonner des gazes légères en soie, furent les premiers à fabriquer des baréges en 4818, tissus où la trame est de laine et la chaîne de soie ; aussitôt, les Anglais imitèrent l'étolfe; seulement, au lieu de soie, ils mirent du coton dans la chatne, Mém. d'agric. (870-7), p. 326. || Barége de Virginie, sorte de tissu. On connaît ces étolTcs tellement fines que 2 mètres tiendraient dans la main et que l'on appelle barége de Virginie ; la plus grande partie de ce barége est faite avec le duvet dos plumes de ces oiseaux [albatros lutea],Joum. offic. 44 juill. 4876, p. BI56, 3* col.
t 3. BARGE (bar-j'), s. f. Nom, dans Maine-et- Loire, de meules oblongues de foin, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. (56.
BARGUIGNAGE. AjOUtex : — HIST. XVI' 8. Il n'est rien que je haïsse comme à marchander ; c'est un pur commerce de trichoterie et d'impudence; aprez une heure de débat et barguignage, l'un et l'aultre abandonne sa parole et ses serments pour cinq sous d'amendement, mont, i, 3)3.
BARIL. Ajoutex : || 6* Baril de galère, nom, sur les côtes du Morbihan , d'un mollusque, muni d'une vessie de couleur bleue, servant de flotteur et de voile; il passe pour être très-venimeux, aouBZEL, les Oiseaux de mer, Nantes, (875, p. 2(.
t BABILLAGE. Ajoutex : \\ 8* Approvisionnement en barils. Certains entrepôts devaient diriger leurs barillages [leurs barils vides] sur des (oudreries, et lot autre* avaient i les expédier i
BAR
des raffineries de salpêtre, Lett.eomm. des eontrib. indir. 26 juin (874.
t BARJELADE (bar-je-la d'), ». f. Nom, dans le Midi, d'une plante fourragère. Culture des plantes fourragères : luzerne, sainfoin, barjelade, etc. Progr. de l'École d'agric. de Ùonlpellier, dans Jnum. of^. » mai 1874, p. 3124, (■• col.
BARNACHE. Ajoutex :\\ !• Nom, sur les côtes du Morbihan, d'une sorte de mollusque, l'anatife. 0"clquos-uns, comme le taret, se nourrissent an détriment do la pièce de bois à laquelle ils se fixent; d'autres, comme labamache, se bornent à lui demander un point d'appui ; bien des fois, j'ai vu des bouteilles chargées de harnaches, qui accusaient un long séjour dans l'eau, oouezel , le» Oiseaux de mer, Nantes, (875, p. 20.
t BAROGRAPHK (ba-ro-gra-f), ». m. Terme de physique. Appareil enregistreur à Indications continues, qui note la pesanteur de l'air.
— ETY.M. Bipo;, pesanteur, et fpà^ei», noter.
BAROMÈTRE. Il 8- Il Fig. Ajoutex : Toutes les conditions ont des baromètres ou des pierres de touche de leur aisance ou de leur incommodité, BOisouiLLEBERT , Traité des grains, ch. Ti. Le change ne fait rien aux monnaies; mais 11 est le véritable baromètre du commerce, dutot, Réfl. sur le comm. et les finances. Plan, etc.
t BAROQUERIE (ba-ro-ke-rie), ». f. Caractère de ce qui est baroque, goût du baroque, fhomentin, les Maîtres d'autrefois, p. 397.
+ BAROGCHE (ba-rou-ch'), s. m. Sorte de voiture. Là sont les diverses voitures ofTcrtes en location.... d'imposantes calèches de famille à huit ressorts, barouches gracieux, lourds landaux, coupés coquets.... iïe». Britan. sept. (874, p. (08.
t BARPOUR (bar-ponr), ». m. Nom, chez les fabricants d'Amiens, d'une étoffe dont la chaîne est en soie et la trame en laine. Enquête, Traité de comm. avec VAnglet. t. m, p. 6(5.
t BARRABAS (ba-ra-bâ), ». m. Nom d'homme dans l'Évangile. || Locution populaire. Connu comme Barrabas à la Passion, très-connu ; par allusion au Barrabas qui figure dans la Passion.
BARRAGE. Ajoutex : \\ 4* Sons l'ancienne monarchie, droit que payaient les charrettes, même vides, les harnais et les chevaux, boislisle, Corresp. contrM. gén. des finances, p. 343, (693. || S* Terme de facteur de piano. Barrage métallique, disposition due à Érard, qui permet, par sa fixité, d'augmenter le nombre des cordes et de leur donner une grosseur plus considérable et une tension plus forte, LÉON pillaut, Journ. offic. t juin (876,
p. 3882, 2* col.
t BARRAGISTE (ba-ra-jl-sf), ». m. Préposé qui est chargé de régler un barrage sur une rivière. Dans l'état actuel des choses, le barragiste ne peut être prévenu ni de la crue qui va se produire dans son bief, ni de l'importance de celte cruO) Navigation intérieure, Rép. au questionnaire, Paris, (873, p. 20. Fr. .., barragiste, 227 fr. de pension, Décret 26 j'onr. (874, Bultet. des Lois, partie suppl. xii* sér. (•' sem. (874, p. 306.
t BARRAL (ba-ral), ». m. Nom d'un tonneau usité en Bourgogne, dans le Beaujolais, dans l'Isère, etc. variant de capacité, 66 litres, 57 litres, etc. Il Au plur. Des barranx.
f BARRAS. Il !• Ajoutex : On appelle résine molle la partie fluide réunie dans les augets ; galipot, la portion solidifiée le long des quarres et pure des débris d'écorce ; barras, le galipot impur obtenu en raclant les quarres, H. pliche, Manuel de botan. forest. p. 308, Nancy, (873.
BARRE. Ajoutex .'H 16* Verge, Insigne des alcades espagnols. En (578, les officiers et alcades de Fontarabie vinrent avec leurs barres au bord de la rivière, du côté d'Hendaye; les habitants rompirent leurs barres et les chassèrent, Leit. etc. de Colbert, vi, 2(7. ||17* Jeter la barre entre deux corps d'armée, intercepter leurs communications. L'armée allemande, après avoir canonné très-vigoureusement, a jeté la barre entre le troisième corps et le mien, m*' canrobert, Gax. des Trib.
M OCt. (873, p. (023, 3* eol.
BARREAU. Ajoutex : || 4* Fig. Tribunal de la conscience, for intérieur. Il y a bien des mensonges do préface qui passent pour des péchés véniels non-seulement dans les barreaux de la république des lettres, mais aus'^i dans les barreaux de l'Kglise . BATLE, art. d'Amauld {le docteur), note 8.
BARRER. i(>ou(«x .'Il 10* Dans l'Aunis, barrer un champ, le planter en vigne, ainsi dit à cause que les trous destinés à recevoir le plant sont faits avec une barre, Clou, aunisien, p 70.