‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 349 sur 754 · BOS · texte numérisé non relu

BOS

seau, la compagnie oblige les entrepreneurs à enlever tous les jours les bordures, Mém. de la Soe. centrale d'agric. (863, p. 288.

t BORER (bo-rèr), s. m. Insecte très-tiuisibledet pays chauds. Le borer, ce terrible Insecte qui a été introduit dans le pays [la Réunion] presque en même temps que la maladie faisait son apparition dans nos champs, et qui n'a aucun rapport avec elle, [la maladie de la canne], éd. morw, Mém. d'agric. etc. (870-71, p. 225. Le borer.. . se transporte d'un endroit dans un autre par ses papillons,

ID. ib. p. 227.

BORGNE. — HIST. XII* S. Ajoutez : D'andous les ielz boirnes esteit, Mes point ne 11 mesavcnoit, benoît, Roman de Troie, v. S3((.||xiu* s. Il est moult pale et louche et borgne des deus ienz. Miracles st. Loys, p. (46.

t BORNAL (bor-nal) , ». m. Ancien nom des rayons d'une ruche. Puis, le portant [le miel] dans sa ruche, elle [l'abeille] l'accommode artistement, en séparant la cire, et d'icellc faisant le bornai, dans lequel elle réserve le miel pour l'hiver suivant, SAINT FRANÇOIS DE SALES, Traité de Vamour de Dieu, vi, 2.

BORNE. Ajoutez : — REM. Au fig. Sans bornes s'écrit avec un s; cela du moins est le plus usité ; mais rien n'empêche d'écrire : sans borne.

BORNÉ. Ajoutez : — REM. On a dit borné en, au lieu de borné à. L'hostilité dont il menaçait l'Angleterre s'est bornée en une vaine démonstration, d'argenson, Mém. (860, t. u, p. S33.

BORNOYER. || 1" Ajoutez : Sa hauteur doit être telle, que, le globe posant dessus, Ir point de sa surface opposé à celui qui touche le cylindre, doit se trouver dans le plan de la bouche du mortier ; ce que l'on reconnaîtra en bornoyant on en posant une règle sur la bouche du mortier, Rapp. et instr. concem. les poudres de guerre, (7 germ. an VII, p. (7.

t BORT (bor), ». m. Diamant transparent que des défauts rendent impropre aux usages de la bijouterie, Journ. olfic. 7 déc. (875, p. (0093, (" col.

— REM. On le trouve écrit bord. Bord ou diamant intaillable, m. legrand, r/i(u»(ration, 29 juin (8«7, p. 4(4, ('• col.

t BORDSSIEN (bo-ru-ssiin), s. m. Nom d'une ancienne langue du nord de l'Allemagne, appartenant au rameau lettique. Borussien est la forme première de Prussien.

BOSAN. — ÉTYM. Arabe, boàza; persan, boftzah DEVic, Dict. étym.

f BOSCARESQUE (bo-ska-rè-sk'), adj. Mauvais synonyme de bocager, forgé p. J. J. Rousseau et nullement usité : Je vis bientôt, aux plaisanteries de celui-ci sur mes courses boscju-esques.... Confess. IX.

t BOSCOT, OTTE (bo-sko, sko-t'),».m.et f. Petit bossu, petite bossue. Tiens-toi donc mieux, tu as l'air d'un boscot.

t BOSSELLE.MENT(bc-sè-le-man), ». m. État de ce qui est bosselé. On peut dire que personne n'a examiné avec plus de sagacité et de rigueur ce qu'il [Elle de Beaumont] a nommé lui-même les bossellements généraux de l'enveloppe terrestre, daubrée, Inaug. du monum. d'Élie de BeaumotM, dans BuU. Soc. centr. d'agric. t. xxxvi.p. 47(.

t BOSSES (bo-s'), ». f. pi. ou BOSSIS (bo-sl), s. m. pi. Il 1° Terres cultivables entremêlées aux marais salants, Enquête sur les sels, (868, 1. 1, p. «09. Il 2° Languettes de terre qui partagent le cobier des salines en compartiments.

t BOSSETIER. Ajoutez : \\2' Celui qui fait des grelots et bossettes. Tarifs des patentes, (858.

t BOSSEYEUR (bo-sè-ieur), s. m. Terme d'exploitation houillère. Ouvrier qui fait la voie dans les mines, la boise, et construit les murs latéraux, à l'aide de pierres ; synonyme de coupeur de mur.

— ÉTYM. Boiser, par l'intermédiaire de l'ancienne forme bos, bois.

t BOSSII.LÉ, ÉE (bo-si-Ué, liée. Il mouillées), adj. Qui présente des inégalités de terrain en forme de bosse. L'inégalité des superficies bossillées qui diversifient la qualité des terres à l'infini, ïauban, Dime.

BOSSU. il;out«jr: H Proverbe. Jamais lard ni cuit ni cru n'a fait le cimetière bossu.

— HIST. Ajoutez : || XV s. Et le bonhomme trouve à l'oustel tout le mosnage bossu [en désordre] , et met grand paine de mettre à point ce qui n'est pas bien, et briefment il a toute la peine, Les (6 joyes de mariage, p. 82.

t BOSTRYCIIE (bos-stri-k'), ». m. Genre de coléoptùrcs qui vit autour des arbres à demi morts,

BOU

tous l'écorce à demi pourrie des vieux srbros et sur le bols coupé depuis quelque temps. L'hylobe s'attaque aux jeunes pins allolnts do la «èche, tandis que les bostryches se jettent sur les Tieux bois, Enquête sur lei incendies des Landes, p. <7.

— RTYM. Biotpuxo;) cheveux frisés, à cause que les poils qui recouvrent la partie antérieure du corselet ont paru IVisés.

BOT. Ajoutez : Il Au fém. Main bote, déformation congénitale ou acquise des mains, consistant en une déviation qui correspond à celle du pied bot. Il Oue'iU'es-uns, à tort, disent main bot.

t BOTANIQUEMENT (bo-ta-ni-ke-man), adv. Au point de vue botanique. Vagarista, dont la chenille, autrefois polyphago, ne vit plus que sur la vigne, depuis l'introduction en Australie de ce végétal, botaniquement trés-éloigné des plantes qui composaient primitivement le régime de l'insecte, Jnurn. oiJic. iodée. <874, p. 8165, ('• col.

t BOTANOMANCIB (bo-ta-no-man-sie), s.f. Prétendue divination an moyen des plantes.

— HiST. XVI' s. Par botanomanlie, j'ay icy des feuilles de saulge à propous, rab. m, 25.

— ÉTYM. Borôvri, herbe, et (lavTsio, divination.

< . BOTTE. Il 1" Ajoutez : Après que lesdits droguets auront été foulés, l'envers sera paré par une seule tonte ; et l'endroit sera tondu deux fols, dont la seconde tonte se fera avec des forces appelées bottes. Arrêt du Conseil, tB août <724.

3. BOTTE. — HIST. Ajoutez :\\x\' S.... Qui beuvront de vin autant comme l'en bouteroit en une bote ftonneaul. Les )B j'oyes de mariage, p. 22.

BOTTELAGE. Ajoutez : Il 3" Fort bottolage ou bourbasse, nom donné aux matières solides qui descendent au fond de la fosse d'aisance, liqer, fosses d' aisance, f. 2, Paris, (875.

BOTTER. Ajoutez : || B° Y. n. Se charger de boue, en parlant des roues d'une machine. Quand la terre est détrempée, quand les roues de la machine bottent, c'est-à-dire quand elles se chargent de terre, c. lauhent, la Liberté, 4 7 sept. <868.

t 2. BOTTILLON (bo-ti-llon. Il mouillées), s. m. Pièce de cuir que les boyaudiers s'attachent au coude-pied. Bottillons, vaches, tiges chagrin, Prospectus d'une fabrique de chaussures.

— ETYM. Botte 2.

t BOUBIE (bou-bie), ». f. Le fou, oiseau (voy. FOU, n° )8).

— ETYM.Angl.boofti/, nigaud, et nom de l'oiseau. BOUC. Ajoutez : \\ 6' Nom, en Saintongo, de la

crevette ou crangon commun. Un petit cruslacé connu des naturalistes sous le nom de crangon commun, sous celui de cardon, de crevette sur nos côtes du nord-ouest, et qui porte en Saintonge le nom de bouc; ce crustacé, moins gros que la chevrette ou bouquet qui figure à l'étalage de Chevet et de ses confrères, n'en est pas moins très-bon à manger, de quatrepaoes. Revue des Deux-Mondes, «6 mai 1853, p. 779.

BOUCAN. Il 1* Ajoutez : || Sorte de gril en bois, (ur lequel les bdticanicrs faisaient cuire un animal entier; à cet effet on coupait quatre fourches de la grosseur du bras et d'environ quatre pieds de longueur; on les plantait en terre de manière qu'elles fissent un carré long d'environ quatre pieds »nr trois pieds de large ; on posait la traverse sur les fourches, et on arrangeait sur les traverses les gaulettes qui faisaient le grillage, p. labat, Nouv. voy. ou* 'des franc, de l'Amérique, t. iv, cb. ix. Il Boucan de cochon, repas champêtre fait dans les bois à l'imitation des boucaniers, le p. labat, ib.

— ÉTYM. Ajoutez : M. Roulin pense qu'il vient du mot carsûbe boucacoui ou boucaboui, blesser avec une (lèche {raïm. brkton, Dict. franç.-caraibe, p. ii); le mot a passé au sens du gibier tué à la chasse ; puis de là au gril «ur lequel on fai.sait cuire ce gibier.

t 2. BOUCAN (bou-kan), s. m. Terme populaire et très-bas. Vacarme, tapage.

— KTYM. 11 est fort douteux que boucai^ instrument de cuisine des boucaniers, soit le même que boucan, terme populai**:, signifiant bruit, vacarme. En effet on trouve bocan et boucan dans des textes du XV* siècle : D'envoyer un bourlet à monseigneur le prince, pour mettre sur son armet, lequel vient de bonne main ; je vous pri luy en faire le présent de ma part; car je suis trop bocan pour porter telles chouses à l'apetit des filles (uou), harche- OAY, Lett. missives originales du chartrier de Thnuars, p. 475. Je vous avois escrit que je vous manderois des nouvelles qui ne sont pas de boucan; je vous tiendrai promesse, ib. p. 47S. Ce ba~

BOU

ean ou bouean parait signifier populaire, rnlgklr* ; l'étymologio en est ignorée.

t BOUCANER fbou-ka-né), v. n. l'erme populaire et bas. Faire du boucan, du tapage. || Activement. Gronder, tracas.ser. S'ils s'avisent de ne pas ramper, comme des lézards verts, devant les petits tyranneaux qui les boucanent à la journée, L. du P. Duchêne, l'Ami du soldat, p. 3.

— ÉTYM. Voy. BOUCAN 2 au Supplément.

t BOUCHALES (bou cba-lès'), s. m. Nom d'un cépage noir dans l'Ariége, les Primes d'honneur, Paris, 4873, p. BOB.

BOUCHE II 8' Ajoutez : || X demi-bouche, en s'oxprimant avec réserve. Les gens de bien qui voyaient les violences de M. le premier président en conçurent de grandes amertumes, et néanmoins, comme il est tout puissant on toute la Normandie, n'osaient parler de son procédé qu'à demi-bouche, fr. garasse. Hémoires, publiés par Ch. Nisard, Paris, 4864, p. 34. Il 14* Bouche de lièvre, merelWu* cantarellus, champignon.

— REM. Ajoutez : Il 2. Molière a dit don» ma bouche pour : moi parlant : Enfin, ma chère, enfin, l'amour que j'eus pour lui Se voulut expliquer, mais sous le nom d'autrui ; Dans ma bouche, une nuit, cet amant trop aimable Crut rencontrer Lucile à ses vœux favorable, Dép. am. u, 4 . On dirait aujourd'hui par ma bouche.

BOUCHÉE. — ÉTYM. Ajoutez : Patois langued. boucada; ital. boccata; d'un latin fictif buccnta, de bucca, bouche.

t BOUCHEMENT. Ajoutez : Art 2... Toute réfection d'enduits ou bouchement de crevasses nécessitera l'i obtention préalable d'une permission de voirie. As rêté du préfet delà Seine, dans Joum. offie. 4 2 mars, p. 4 887, 2' col.

BOUCHERIE. — HIST. Ajoutez : || xvi* s. Estant environné de toutes parts par les Arcadiens, aprez en avoir faict une grande boucherie, luy et les siens feurent touts mis au fil de l'espée, uont. i, 244.

t BOUCHOTEUR (bou-cho-teur), s. m. Celui qui dirige un bouchot ou parc à moules, c'est-à-dire un enclos fait de forts pieux enfoncés dans la vase, dont les intervalles sont clayonnés avec des fascines ou branchages, Joum. offic. 4 2 sept. 4 876,

p. 6948, 2* col.

t BOUCHURE. Ajoutez : Us chemin était devenu, grâce à la végétation luxuriante des bouchures [dans le Nivernais], une véritable charmille, la Parisienne s'enfonçait sous cette voûte de verdure, th. BESTzoa , Rev. des Deux-Mond. 4"juin 1876, p. 549.

BOUCLE. Il 7" Ajoutez: || Chez les sélaciens ou placolilcs (raies, requins, etc.), boucles, grains volumineux, à pointe tournée en arrière ; elles ont la structure de l'ivoire des dents et sont implantées dans la peau. || 8* Ajoutez : Élément des nœuds , forme que prend une corde qu'on courbe en la pliant, et dont on fait passer un des brins sur l'autre.

BOUCLER. Ajoutez : \\ 9' Chez les protestants, fermer, clore, en parlant du canon des livres saints. La tradition voulut même lui [à Esdras] attribuer l'honneur d'avoir bouclé, c'est l'expression technique, c'est-à-dire clôturé définitivement le canon ou la liste des livres sacrés de l'Ancien Teslamcnt, A. HÉviLLB, Reu. des Deux-Moruies, f mars 4872, p. 4 39. Il Boucler se dit, à Genève, pour clore, terminer.

t BOUCLETEAU (bou-kle-tô), (. m. Lanière de cuir reployée sur elle-même, qui retient une boucle.

BOUCLIER. — HIST. Ajoutez : || xiV s. À plusieurs compagnons jeuans de l'espéo et dou boukeler alans à une fieste..., capfiaux, Régence d'Aubert de Bavière, p. 64.

BOUCON. — ÉTYM. Ajoutez : Le sens propre de boucon est bouchée, morceau, sans aucune signification malfaisante. La signification malfaisante est venue par une spécialisation semblable à celle qui, de poison, bois.son (iat. potionem), a fait poison, substance délétère. Aussi trouve-t-on boucon au sens de morceau et même do morceau préféré dans cet exemple de Brantôme : 11 [François I"] ne s'y arrcsta pas tant qu'il n'en aymast d'autres; mais celle là estoitson principal boucon, Henri II.

BOUDER. — RTYM. Ajoutez : Le radical bod, qui se trouve dans bouder et dans plusieurs mots, est eongOuère du radical pot, qui est dans pote (voy. i'Ote), et dans l'angl. lo pouj, bouder. Ce radical bod est aussi dans le roumain bot, museau, botos, effronté, qui met son museau où il n'a que faire.

BOUDIN. Ajoutes : || 8« Terme de l'industrie des laines. Engin qui sert au boudinage. Nous nous

BOD

servoni de machlnei oontlnsM et de machinei k ploquo» ou boudins. Enquête, Traité de cnmm. arce l'Antlet. t. lu, p. 470. Il y a la carde brisoir, U carde reptueuM et la carde à boudin, ib. p. ««.

— HBH. Tourner en eau de boudin Mt oiia locution qui n'eit pas d'aujourd'hui. Pour tUn ttnirner en eau de boudin la conatitutioa, 4M* UOr* du P.Ouehéne, p. 4. De plut, conlrairemeat à ce qui est dit dani le Dictionnaire, l'eau de boadio est, non pai l'eau dans laquelle on lava IM tiipat à boudin, mais l'eau qui se produit quand le sang du boudin M décompoM et m toarna en mb.

i BOUDlNKUffi (boa-di-oe«-in, tdj. f. Terne à» l'indu.'ïtrie de* laine*. Carde boudineuaa, earde servant à opérer le boudinage, Bnquitê, TraiU d* eomm. avec l'Angltt. t. m, p. 44».

t BOUDIMER (bou-dinié), ». m. Fabricant de boudins, beluondi. Code des tontribMinni directes,

Paris, 4848, p. 447.

t BOUDRILLON (bou-drl-llon, 11 monill««<),t. m. Homme de petite taille; terme de plaisanterie appliqué au duc de .Saint-Simon, qui était fort petit. L'orgueil ln.supportable Du petit Mirmidoo, Boudrillon. Le rend impraticable Jusque dans sa maison, Boudrillon, Chanson satirique du temps (4 74»), voy. CHSRUEi., Saint-Simon, considéré comme historien de Louis XIV, p. 403, 404, 443 et 44*, 444.

— ETYM. Dérivé de bou» (d'homme).

BOUE. Ajoutez : — HEH. J. J. Rousseau dit : traîner par les boues, dans les bouei ; ce qnl n'Mt pas conforme à l'usage. On fait circuler.... dan* Genève une lettre avec laquelle on achève de me traîner par les bouea, >. 1. Rousseau, Lut. à W é» Chenonceaux, 6 février 4 765. Le sexe dévot 7 [à Neuchàtel, oii les dames s'étaient déclarées en *a faveur] traîne les ministres dan* les boues, 10. Lett.dd'lvemois, 8 avril 4 765.

BOUEUX. Ajoutez : — RRM. Poar ancre boueate ou de toue, qui est une faute, voyez, pour la lectification, toukuse au Supplément.

BOUFFANT, ANTE. || l'Ajoutez : || Kig. Plus honoré de la qualité de simple académicien que de tout ce que la mattrise pouvait offrir de grades plas relovés ou plus bouffants, de montaiglom, llist. de l'Acad. de peinture [Mém. attribués i H. Teslelin), t. u, p. 448.

BOUFFI. Ajoutez : || 4* Terme de pèche. Hareng* bouffis, harengs qui restent quoique temps dans la saumure, par opposition à harengs saurs, ceux qui y restent longtemps. Suppression des distinctions établies par l'ordonnance de 4S4( en ce qui concerne les harengs saurs, bouffis ou eraquelots, I. DELAHAis, Notice historiqtu sur l'éeorage, Dieppe,

t BOUFPISSAOE (bou-fl-sa-jl, ». m. Se dit, par opposition à saurissage, des harengs qu'on ne sale pas profondément, qu'on n'expose à la fumée que pendant douze ou quinze heures, et qu'on place dans des cheminées, tandis que, pour les taurlr, on les étend tout autour do l'appartement. Lectnr* est donnée d'un article additionnel au règlement, et ayant pour objet spécial la répression de la fraude qu'exerceraient des salours qui sont en même temps craquelotiers en donnant au hareng de trois nuits une autre préparation que celle du boufflssage prescrite par la loi, J. dblahais. Notice historique sur l'éeorage, Dieppe, 4878, p. 64.

t BOUFFISSF.UR (bou-fi-seur), ». m. Celui qm pratique le boufftssage. Règlement arrêté, le 43 septembre 4824, par la chambre dn commerce [de Dieppe] et par messieurs les salenn, nW" rayeurs et bouffisseurs réunis en assemblée générale de commerce, j. delarais. Notice historique sur l'éeorage, Dieppe 4873, p. 64.

t BOUFFONESQUE (bou-fo-n6-«k'), 4id;'. Qui a le caractère de la bouffonnerie. Humeur plaisante et bouffonesque, naudé, le Mascural.

t BOCFFONNECR (bou-fo-neur), ». m. Celui qui bouffonne. Je me suis aujourd'hui trouvé au spectacle du midi, pensant y voir quelque farce ou quelque bouffonneur.llALH Lexique, éd. L. Lalannc

BOUGER. Ajoutez : || 4* V. a. Mettre en mouvement. Elle [la matière] ne bougera, si personne ne la bouge, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Vingtdeux chariots à quatre roues ne l'auraient jamais pu bouger de là, rac. Lexique, éd. P. Hesnard. Il Rapprochez cet emploi de se bouger cité de Molière.

— 6TYM. Ajoutez : Saintong. s'ébouger : Allons, mes amis, ébougez-vous dont un petit, dira un maître à ses ouvriers. On remarquera que I» plu» ancienne forme, qui ne remonte pas au delà de XIV* siècle, est »« bouger, v. réfléchi.

t BOOOERIE (bou-je-rie), t. f. Nom de la chambre, de la pièce où l'on resserre différents objets, dans le département de Meurlhe-et-Mosolle. Il se glissa rapidement dans la cave.... puis il passa dans la bougerie, où il savait que sa victime devait venir chercher des fruits et des liqueurs, Gaz. des Trib.

<7nOV. (875, p. <<05, «•col.

t BOCGNOÛ (bou-gnou), s. m. Terme d'exploitation houillère. Synonyme de boniau. La cage contenant les vingt et une victimes, fut précipitée au fond; elle brisa le plancher et plongea dans le bougnou, qui contient en ce moment plus de 50 mètres d'eau, Extr. du journ. de CharUroi, dans Gai. des Trib. 8 oct. 4872, p. 409), 4'col.

t BOUGOR (bou-gor), s. m. Nom, en Sibérie, de tertres artificiels, qui paraissent avoir été des sépultures.

t BOUl BOUI, s. m. || l" Nom, dans le Jura, d'un misérable taudis. || î' Nom donné à de chétifs théâtres. Tous ces théâtricules, qui, sous la dénomination non moins bizarre que caractéristique de boui boui, ont surgi sur tous les points de Paris, V Indépendance belge, 5 oct. 4 868. Meyerbeer, chose inouïe! descendant de son Olympe musical pour aller vider un bock dans un boui boui du passage Jouffroy, s'écriait.... ph. audebh/ind, VlUustration,

46 nov. 4873, p. 345, 3* COl.

— REM. M. Éman Martin, Courrier de Vaugelas, 4" mai 4876, p. 3, a réuni sur ce mot, dont l'orthographe a varié, quelques documents historiques : C'est en l'année 4 854 que ce mot parut pour la première fois dans une œuvre littéraire, Pons anecdote, un petit volume écrit par Privât d'Anglemont, et voici les lignes de la page 34, où il se trouve : « Les impresarii des marionnettes y établissent leurs quartiers généraux. Ceux-ci ont importé toute une industrie dans la rue du Clos- Bruneau. Ils y font vivre toute une population qui rappelle de loin certains personnages des contes fantastiques d'Hoffmann. Elle est toute employée à la fabrication des fantoccini. Il y a d'abord le sculpteur en bois qui fait les têtes... Enfin, le véritable magicien de ce monde, celui qui ensecrèle les bouisbouis. Ensecréter ttn bouisbouis consiste à lui attacher tous les fils qui doivent servir à le faire mouvoir sur le théâtre : c'est ce qui doit compléter l'illusion. » Théophile Gautier, qui a été, sinon le premier, du moins un des premiers, je crois, à faire usage de bouts bouts, pour désigner un théâtre de bas étage , avait prédit la fortune du nouveau vocable dans ce passage cité par P. Larousse {Gr. Dict. du XIX' siècle) : • Aussi, chaque soir, des files de voitures entrentelles devant ces tréteaux sans prétention , qu'on nomme bouigs-bouigs , un nom peu académique, mais qui finira par prendre sa place dans le dictionnaire. »

\ BOUILLARD (bou-Uar, Il mouillées), s. m. Un des noms populaires du peuplier noir, h. pliche, Jfonu«( de botan. foresl. p. 225, Nancy, 4 873.

13. BOUILLE (bou-ir,U mouillées), s. /■. || l'Nom, dans le Jura, de hottes de bois dans lesquelles on porte le raisin vendangé, les Primes d'honneur, Paris, 4869, p. 284. Il 2'' Dans la Suisse romande, vase qui sert aux laitiers à transporter leur lait.

t 2. BOUILLEAO (bou-llô. Il mouillées), s. m. Nom, dans l'Angoumois, d'un cépage blanc, les Primes d'honneur, 4869, p. 349.

t SOUILLÉE (bou-llé, Il mouillées), *. f. Action de faire bouillir une certaine quantité de liquide. On entend par distillation la bouillée des matières premières; par rectification, la bouillée des flegmes, tôt belge du 27 juin 4842, sur les distilleries, art. 4", § 2.

4. SOUILLER. Àjoutei : .... les différents procédés de pêche qui devront être prohibés, tels que la pêche au feu, au harpon et à la fouanne, en bouillant avec bouilles et rabots, sous les'chevrins et saules, en rompant la glace, Ct'rc. des forêts, dn 28 juin 4 829, n° 224.

t BOUILLET (bou-Uè, M mouillées), «. m. En Normandie, espèce de bouleau avec des petites branches duquel on fait des balais, deluoulle, Gloss. de la vallée d'Téres, le Havre, 4 876, p. 47. — f.TTII. Ane. franc, boui (voy. bouleau). t BOCILLEUR. Ajoutez : || Bouilleur de cru, propriétaire qui fait bouillir les produits de son propre cm. Qu'es» ce qu'un bouilleur de cruî c'est un propriétaire qui distille chez lui son vin , son cidre, ses fruits quelconques, afin d'en faire de j'eaude-vie, le Temps, 4 3 déc. 4 875. M. Say, ministre: — Ce n'est pas nous qui avons inventé cette dénomination. — U. Mestrean : — Je vous demande

BOU

pardon, avant la loi de 4 §72, j'ignorais quejc fusse un bouilleur de cru, et il y a un ministre à côté de vous qui l'ignorait également. — M. Say : Vous auriez pu l'apprendre dans le rapport de M. Bochcr, en 4 85 1 ; il s'est servi de la même expression ; elle n'a donc pas été inventée pour la circonstance , Journ. offic. 4 4 déc. 4875, p. 40241, 4" col.

BOUILLIR. Ajoutez : — REM. Bouillir, qui n'est actif que dans la locution figurée : bouillir du lait à quelqu'un, est maintenant employé activement dans l'usage général. Ce lait nous arrive de la campagne plus ou moins falsifié, toujours étendu d'eau, représentant la traite du jour et de la nuit; il faut le bouillir pour le conserver, Journ. offic.

42 avril 4875, p. 2632, 4" col.

BOUILLON. Ajoutez :\\%' Sorte de restaurant dont le mets principal était d'abord la soupe et le bœuf. Nous avons dîné dans un bouillon.

— HIST. \\xyi' s. Ajoutez : Boillondo poix, quantité de poix, de goudron, qu'on obtenait en faisant bouillir la poix, le goudron dans un vase de forme déterminée, MANTELUER, Gloss Paris, 4869, p. 43.

BOUILLON-BLANC. — ÉTYM. Ajoutez : On remarquera dans l'historique qu'Olivier de Serres dit qu'il y a plusieurs sortes de boutUoTis. Bout'Jlon est donc un nom de plante ; mais d'où vient un pareil nom? D'après M. Roulin, cette plante, qui a la fleur d'un beau jaune, est ainsi nommée du provençal bojolh, moyeu, jaune d'œuf.

t BOUILLOTTER (bou-lloté, Il mouillées), v. n. Bouillir tout doucement. Farine de maïs bouillottant à petit feu dans la marmite, Lamartine, Genev. V.

t BOUINE (bou-i-n'), adj. f. Mouche bouine, le taon, dans l'Aunis, Gloss. aunisien, la Rochelle, 4 870, p. 75.

— ÉTYM. Bouine est pour bot)tne{voy. ce mot).

t BOULANGE (bou-lan-j'), s. f. Terme de meunerie. Il 1° Ce qui est moulu. L'échauffement de la boulange. || 2" L'action de cuire le pain. Le bois de boulange. || 3° Bois de boulange ou de boulanger, le bouleau.

t BOULANGEABLE (bou-lan-ja-bl'), adj. Qui peut être pétri et boulangé. Ladite garantie portait que les farines étaient des rondes de Lyon, de bonne qualité et boulangeables, Journ. offic. 25 janv. 4873, p. 663, 2« col.

t BOULBÈNE (boul-bè-n'), ». f. Nom, dans le sudouest de la France, des terre» argilo-siliceuses, les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 469. L'anis, la coriandre, l'absinthe, qu'on cultive dans l'arrondissement de Gaillac sur les boulbènes légères, HEUZÉ, la France agricole, p. 4 6. Les boulbènes [de la Guyenne] de couleur cendrée sont argilosiliceuses plus ou moins caillouteuses.... les boulbènes [du Languedoc] ne contiennent pas de calcaire ; elles sont plus ou moins légères et caillouteuses, iD. ib. Carte n* 5,

— REM. Ce mot est écrit bolbène dans Gasparin, Cours d'agriculture.

4. BOULE. Il 2' Tenir pied à boule.... Ajoutez : Quelques raisons qu'il ait de vous avoir mal reçu, tenez ici pied à boule ; il n'empêchera pas que vous ne profitiez des bontés du prince , lesage, Gil Blas, XI, 3. Il 8»Fig. et populairement. La tête. Perdre la boule, ne plus savoir ce qu'on fait.

HIST. XVI* s. Ajoutez : La boule [enclume] à un meignan [chaudronnier], mantellier, Glossa,ire, Paris, 4 869, p. 4 4.

t 2. BOULE. Ajoutez ; — REM. On trouve quelquefois dans des livres récents : meubles en bois de boule ; c'est, un emploi vicieux ; il n'y a pas de bois de boule. Dites : meubles de Boule.

BOULEAU. — ÉTYM. Ajoutez : D'après M. D'Arbois de Jubainville {Revue celtique, t. u p. 4 27), bou(, qui est le primitif de bouleau, provient, non pas du latin bétula, où l'é n'aurait pu donner ou en français, mais de belûlla, forme gauloise qui nous est fournie par Pline {Ilist. nat. xvi, 30). Cette orthographe, que caractérise un suffixe fréquent en gaulois, la, lo, est indispensable pour expliquer le français bouJe pour bedoulle. Belûlla est dérivé d'un thème betu, qui explique aussi les diverses formes bretonnes : en gallois bedu, bedtven, en comique bedeven, en armoricain bezo, bezven.

t BOULEROT (bou-le-ro), s. m. Voy. québot.

BOULET. — HIST. Ajoutez : xiv* s. Pour deux cent de blos de pierre, de piet et demi d'esquarrie, pour faire boules pour gester as engiens (<347], vAHiN, Archives adminislr. de la ville de Reims, t. II, 2* part. p. 4 4 36.

BOCLETlî. Ajoutez : jj 2* Terme de numismatique. Lettres bouletées, lettres terminées en boule.

BOD

t BOULEVARDER (bou-le-var-dé), e. n. Néolo gisme. Fréquenter les boulevards de Paris. H yades gens à qui la science vient en boulevardant, cheh- BULiEz, Rev.des Deux-Mondes, 45 janv. 4876, p. 278.

t BOULEVARDIER (bou-le-var-dié), t. m. Néologisme. Celui qui fréquente les boulevards de Paris, qui y flâne. M. Veuillot fouaille leurs rédacteurs [de certains journaux] en masse et en particulier ; il les coiffe du sobriquet de boulevardiers; ils sont ravis de cette coiffure, et essayent de faire entrer le nom dans la langue française, L. RATisBONNE, Joum.des Débats, 44 févr. 4887.

t 2. BOULINAGE (bou-li-na-j'), s. m. Nom donné à upe mauvaise bière, dite aussi braquet, qui se faisait dans le Hainaut. Elle est composée de son ou du marc du grain qui a déjà servi à faire deux ou trois sortes de bières ; on y ajoute quelquefois un peu de houblon, et on fait bouillir le tout pour en composer une liqueur qui est fort nuisible à la santé, BoiSLiSLE, Corresp. des contrâl. génér. 4886, p. 74

BOULINGRIN. Ajoutez : — REM. L'exemple suivant mérite d'être inscrit dans le Dictionnaire. « Le jeu de la boule, qui n'est en France que l'occupation des artisans et des valets, est tout autre chose en Angleterre; c'est l'exercice des honnêtes gens; il y faut de l'art et de l'adresse ; il n'est d'usage que dans les belles saisons, et les lieux où l'on joue sont des promenades délicieuses : on les appelle boulingrins ; ce sont de petits prés en carré dont le gazon n'est guère moins uni que le tapis d'un billaid, hamilt. Gramm. xiii. » Cet exemple, qui explique très-bien l'origine du mot, n'est pourtant pas le plus ancien : boulingrin se trouve dans Mme de Sévigné.

I BOULOCHE (bou-loch'), s. f. En Normandie, pâte qui renferme des pommes ou des poires cuites au four, DELBOULLE, Gloss. de la vallée d'Yères, le Havre, 4 876, p. 48.

t BOULOISE (bou-loi-z'), adj. f. Terres bouloises, nom donné, dans le déparlement du Cher, à des terres qui sont froides, les Primes d'honneur, p. 382, Paris, 4874. Les terres bouloises sont calcaires, et elles sont situées sur les collines et les plateaux du Sancerrois; le sol des brandes est argilo- siliceux, g. heuzé, la France agricole, carte n' 6.

t BOULONNERIE (bou-lo-ne-rie), s. f. Objcis pour boulonner. Visserie et boulonnerie, Almanach Didot'Bottin, 4 874-1872, p. 642.

t BOULONNIER (bou-lo-nié), s. m. Se dit, parmi les cloutiers, des ouvriers qui fabriquent des boulons, l'Opinion nationale, 30 mai 4876, 3' page, 3' col.

t BOULOTTER (bou-lo-té), v. n. Terme populaire. Vivoter, vivre tant bien que mal.

— ÉTYM. Boule : proprement faire aller la petite boule.

4. BOUQUET. Ajoutez : || 10* Bouquet de pieux, réunion de plusieurs pieux. Art. 3 : Pour assurer le service de la navigation sous la passerelle, une passe-marinière de 4 2 mètres de largeur sera ménagée à 44",50 du mur du bas port Henri IV; un bouquet de trois pieux sera battu en amont de la passe, de manière que les bateaux puissent s'y amarrer, en cas de besoin, Ordonn. de police,

25 mars 4 870. 1 1 11* En termes de chasse, la réunion de tout le gibier tué. X la fin de la cha.sse on a formé le bouquet sur une pelouse dite Prato-Campagna; il se composait de 400 faisans, de 44 chevreuils.... en tout 500 pièces environ. Je Figaro,

26 oct. 4 875. || 12" Terme d'hippologie. On dit d'un cheval élégant, qui porte la tête avec fierté et qui a de belles allures, qu'il a du bouquet.

— HIST. Ajoutez : xV s. Auprès d'un jolys bouquet [petit bois]. L'orée d'une rivière, Je trouvay le filz Marquet Qui pricit s'amye chère. Chansons du xV siècle, publiées par G. Paris, p. 40. Je vous donray un bocquet De violecte jollie, ib. p. 4 4. Cuydez que pour nng bouquet Vous ayez m'amour entière? ib.

3. BOUQUET. Ajoutez : C'est le palemon à dents de scie, palemon serratus.

t BOUQUETÉ, ÉE (hou Ue-té, tée), od/. || 1* Néologisme. Garni de bouqucu>, et, en particulier, de bouquets d'arbres. Des pentes rases ou bouquetées de cépées de hêtres, chateaubr. Mém. d'outretombe (éd. de Bruxelles), t. v, Chemin du Saint- Gothard. || 2* Qui a du bouquet, en parlant des vins. Le Bourgueil [vin rouge de la Touraine] est bouqueté comme les vins bourgeois du Bordelais; il a le mérite de se conserver longtemps, Journ. offic.

2 oct. 4873, p. 6465, 3« COl.

BOUQUETIN. AjouUx : — HIST. XVI* S. Des capricornes ou l>ouquetaio6 volgaires, qui est iiiin

BOU

hcste de la grandeur d'un cerf.... pakadin, Chron. deSavnye, 1652, p. fi.

BOUQUl.NKHIE. Àjoulex : || 3* Enscniblo, collection de bouquins, de vieux livres. Les dictionnaires de Bayle, de Moreri, de Trivoux, la vieille Encyclopédie, n'ont plus grand'cliose à nous apprendre aujourd'hui ; il faudrait rajeunir cette bouquinerie surannée, maxime du camp, Hiv. det Deux- Uondes, (5 avril (873, p. 827.

t BUURANE (bou ran'), s. m. Le même que le mancône (voy. ce mot au Supplément).

t BOl'KBASSE (bour-ba-s'î, ». {. Nom des matières solides qui descendent au fond de la fosse d'aisance ; on les nommo aussi fort bottelage, u- OBR, Fosses d'aisance, p. 2, Paris, <876.

— f.TYM. Bourbe, avec la finale péjorative asse. BOVABEVX. Àjoutei : — HlST. xvi* s. Elle [la

loi divine] nous tend les bras et nous rcceoit en son giron, pour vilains, ords et bourbeux que nous soyons, mont, i, 405.

BOCItBIKR. — HlST. Ajoutez : xiw s. Clers qui en tel borbier s'enborbe, Ou puis d'enfer en l'ordc borbe Plungiez et emborbés sera, Chron. des ducs de Normandie, Appendice m, t. m, p. 53(i.

t BOURBONIEN. Ajoutez : — REM. Chateaubriand dit bourboniste et jamais bourbonien : Les femmes, particulièrement, étaient bourbonistes, ifein. d'outre-tombe (éd. de Bruxelles), Torpeur de la légitimité, article de B. Constant, etc.

f BOCRBUUILLE (bour-bou-l', U mouillées),», f. Nom douné par les marins à une maladie de la peau, lichen vésiculaire, qui est commune dans les pays chauds.

BOURDAINE. — HlST. xu' S. La borzaine e le genest, Romania, oct. <872, p. 422.

I. BOUROE. — HlST. Ajoutez : \\ xvi* s. Que diray je d'une aullre belle bourde que les peuples inciens priurent pour argent comptant? la boktie. Servitude volontaire.

+ 2. BOUItDE. Ajoutez : || 2" Sorte de grande perche. Aller à la bourde, se dit d une manière de naviguer, entre la Loire et la Vilaine, E. grangez. Voies navigables de France, p. 444.

t 4. BOURDE(bour-d'),». ^. BOURDIN (bour-din), ». m. BOURUELOT (bour-de-lo), ». m. Espèce de tourte aux pommes, gâteau dont il se fait une grande consommation dans plusieurs contrées de la Normandie et particulièrement dans l'arrondissement de Caen, H. uoisr, Noms de famille normands, p. 4).

t BOURDONNASSE (bour-do-na-s'), ». {. Ancien terme militaire. Lance italienne très-légère dont ia hampe était creuse.

— ÈTYM. Bourdon t.

BOURDONNEMENT. — HlST. ivi' S. Ajoutez :

J'ay l'esprit tendre et facile à prendre l'essor : quant il est empesché à part soy, le moindre bourdonnement de mouche l'assassine, mont, iv, 267.

f 2. BOURG (bour), ». m. Usité dans celte locution : pastel bourg, pastel bâtard, variété de pastel qui doit être soigneusement extirpée des terrains où l'on cultive le pastel tinctorial. Un pastel bâtard qu'on nomme pastel bourg ou bourdaigne a la feuille velue, Instr. gén. pour la teinture, 18 mars 1671, art. 266.

— ETYM. Bourg paraît être le radical de bourgéne ou bourdairte (voy. du moins, ci-dessous, BOURG-ÉPINB à l'étymologie).

BOURGADE. — HlST. xvi' 3. Ajoutez ; Et s'en allèrent en une antre bourgade, LUC, ix, 66, Ifouv. 2'estam. éd. Lefebre d'Etaples, Paris, 1526.

t BOURGAGE (bour-ja-j'), ». m. Anciennement, faubourg. Coutume de la ville, du bourgage et do la banlieue de Boulogne-sur-Mer.

I. BOURGEOIS. Ajoutez :\\V Bourgeois considéré à différents points de vue. Le bourgeois du troupier, c'est tout ce qui no porte pas l'uniforme. Le bourgeois du campagnard, c'est l'habitant des villes qui porte un habit. L'ouvrier qui habite la ville n'en connaît qu'un : le bourgeois de l'atelier, c'est son bourgeois à lui, ou, si vous l'aimez mieux, son maître, son patron. Les grands seigneurs comprennent dans celte dédaigneuse qualification de bourgeois toutes ces petites gens qui portent des habits d'Elbeuf première qualité tout comme des comtes et des marquis, mais qui ne sont pas nés.... Le bourgeois du cocher de fiacre, c'est tout individu qui entre dans sa voiture.... Chez les artistes, le mut bourgeois n'est plus une qualification, c'est une injjre, henry monnier, les Bourgeois de Paris, Paris, I854, p. 311. || 8' Dans l'Aunis, bourgeois, un poisson, l'ange de mer, squalus squatina, Gloss. aunisien, la Rochelle, 1870, p. 7a. DICT. DE LA LANGUB FD.ANCAISE.

BOU

Il 9" Nom d'une monnaie d'argent qui fut frappée sous Philippe le Bol, 0i6J.dff C'A. année I87«,p. i«r.

2. BOURGEOIS, adj. || 2' Ajoutez : Quoiqu'il |Bol- Icau] pense que cet ouvrage [la Satire sur les femmes] est son chef-d'œuvre, le public n'est pas de sou avis, et le trouve très-bourgeois et rempli de [ilirasos très-barbares, MUe de Seudéry, p. »7l, Ratlicry et Boutron, Paris, 1873.

BOURGEON. Ajoutez : — REM. Beaucoup d'horticulteurs so servent du mot bourgeon dans un sens tout à fait différent de celui qui lui appartient réellement; car ils l'appliquent & la branche déjjt en partie développée, désignant sous le nom d'yruz, gemmes, boutons, les bourgeons véritables; cet usage introduit dans certaines descriptions un élément de confusion, bâillon, Dict. de botanique, Bourgeon

t BOURG-ÉPINE, BODRGCE-ËPINB. — fiTYM.

Ajoutez : M. Darmestctcr, Formationdtt mots composes en français, p. 1 20, voit dans bourg ou bourgue le radical de bourgéne ou bourdatn*. Cette opinion est fortement appuyée par pastel bourg (voy. bourg au Supplément).

t BOURGOGNES (bour-go-gn'), t. f. pi. Nom d'une espèce de coiffure, au xvu* siècle. Plus de coiffures élevées jusqu'aux nues, plus de casques, plus de rayons, plus do bourgognes, plus de jardinières, sÉv. Letl. à U. de Chaulnes, 15 mai I601.

t BOURGUIGNON, ONNE (bour-ghi-gnon, gnon'), ad;'. || 1° Qui est relatif à la Bourgogne, ancienne province de France. Nous avons quelques textes du moyen âge en dialecte bourguignon; ce dialecte est aujourd'hui un patois considérable, jl 2* S. m. Nom donné par les marins à des glaçons détachés, avant-coureurs de la débâcle de la banquise dans les mers du Nord. Deux heures après notre sortie du froid [en Islande] , nous rencontrions les premiers bourguignon.s, comme les appellent nos pécheurs; ce sont les avant-coureurs de la banquise, glaçons détachés, de dimensions variables.... G. ARAGON, Rev. des Deux-Mondes, I6 oct.

t BOURGUIGNOTTE (bour-ghi-gno-f), ». f. Casque léger, laissant le visage à découvert, et employé par l'infanlerio au xvi* siècle.

t BOURJANOTTE. — ÉTYM. On trouve ce mot écrit bourjasolle dans le Nouv. voy. en Espagne, «ni777 el 1778 par Peyron, Londres 1782, t. u, p. SB; cet auteur le tire de Burjazot, nom d'un petit village, à une lieue do Valence. Nunez de Taboada écrit le mot français bourjazotte, et le mot espagnol burjalazoz et burjasazoz (sic).

t BOUKNEAU (bour-DÔ), ». m. Tuyau de conduite pour des eaux souterraines (Drôme).

t BOURRAGE. Ajoutez : || STerme de construction. Action de remplir des vides à l'aide de matériaux. Sous la voie [du chemin do fer de ceinture de Paris] on a dû combler les vides par des bourrages, Joum. des Débats, 2 oct. I866.

t BOURRAILLOUX (bou-râ-lloû. Il mouillées), ». m. Nom donné, dans la Vienne, au baudet, dit aussi guenilloux, à longues oreilles et longs poils, qui est employé à la procréation des mules et mulets, les Primes d'honneur, Paris, 1872, p. 302. Il On écrit aussi bourrayoux. Son corps e.sl ordinairement couvert de longs poils laineux et brunâtres qui l'ont fait appeler guenilloux, bourayoux, HEUZÉ, la France agricole, carte n' 34.

— ÊTYM. Bourre, à cause des longs poils.

t BOURRASQUER (bou-ra-ské), V. n. Néologisme. Se livrer à des emportements brusques. Pescator [un drogman d'humeur impatiente] va bourrasquant de l'aube à la nuit. M"' db gasparin, Voyages à Conslanlinople, 2* éd. Paris, 1867.

1 . BOURRE. Ajoutez : Il 8° Arbre à bourre, Vareca crinita, bâillon, Dict. de bot. p. 247. || 9» Terme rural. Geler en bourre, so dit d'une vigne atteinte de la gelée avant que les bourgeons soient sortis.

2. BOURREAU (bou-r6), ». m. Terme de salines. Sac garni do paille que met sur son épaule l'ouvrier qui porte un panier de sel.

— ÊTYM. Bourre; bourreau a ici le son» de bourrelet, tl Effacez le n' 8 de bourreau.

BOURRÉE. Ajoutez : || «• Dans l'Aunis, sorte de jonc analogue à la rouche, qui pousse dans les terrains humides, et qui est employée comme litière, Gloss. aunisien, la Kocliello, 1870, p. 76.

BOURRELIER. — KTYM. Ajoutez ; 11 y a en une forme picarde singuliàre , gorreiiier : iv« s. Le meslier des gorrelliers, Rte. des monum. inédits de l'hist. du tiers état, t. iv, p. 26 1 .

BOURRER. Ajoutez : || 6' Bien remplir. Bourrer une malle de linge.

BOU

t I. BODRRET, KTTE (bou-rè, rè-f), i. m. el f. Dans le Puy-de-DÂme, nom donné aux animaux d« l'espèce bovine igés d'un an. Us Primes d'honneur,

p. 44«, Paris, 1874.

— ÈTYM. Bourre.

t 2. UOURHET (bou-rè) et BOURROT (boo ro), I. m. Nom du caneton en patois normand, ■. moist. Noms de famille normands, p. 41.

— HlST. XV* s. Chascun se pare Et veut aller i la tentare. Et semblent bouhoureaux en mare, a. ciiARTiBR, Poésies, p. M.

t BOUBBBTAIBK (boa-re-t«-r'), f. m. Cardeur de filoselle.

— ETYM. Bourretlê.

t BOUHRILLON (boa-ri-llon, it mouilléci), ». m. Petit amas de bourre qni s« forme dans la soi* grégc.

BOURRIQUE. Ajoutez : || t' Populairement. Faire tourner quelqu'un en bourrique, l'abrutir, lui faire perdre la tète.

— HbM. Le masculin bourri, ine, mile de U bourrique, est usité dans le patois normand, H. MoisT, Noms de famille normands, p. 42.

t BOURROItHE. — ETYM. BourracA* est !• même que bourriche (voy. ce mot).

BOURRU. — REM. Bourru a eu le sens de bizarre, singulier, et s'est appliqué ainsi aux chosea mêmes. Ce sonnet est bourru, si jamais il en fut, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne. Imagination bourrue, iD. ib. C'est une comédie de votre part (persécution dirigée contre les protestants par des hommes sans religion), et une tragédie pour nous qui souffrons ; et il résulte de tout cela quelque chusa de fort fâcheux, et en même temps de fort traurru, BAYLE, La France toute catholique.

BOURSE. Ajoutez : — REM. Le nom de tMursa ne lui est pas venu [à l'édifice ainsi appelé], comme on pourrait le croire, de la nature des affaires qui s'y traitent, mais de ce que ces réunions de marchands, dont on attribue l'invention aux habitants de Bruges, eurent lieu d'abord dans cette ville devant la maison d'une famille dont le nom était Van der Bourse, BOUTAan, Dict. des arts du dessin, Bourse.

t BOURSILLEMENT (bonr-si-lle-man. Il mouillées),», m. Action de boursiller. Bientéties assemblées, devenues onéreuses par ces boursillemcnU, étaient devenues moins fréquentées, de hontai- GLON, i/i»(. de l'Aead. de peinture (Mém. attribuée d H. Testelin), t. 1, p. 72.

BOURSOUFLER.— ETYM. Ajoutes : M. Fr. Demme, de Bucarest, indique un rapprochement avec !• roumain, qui a buzumfla, bouder, de buse-umftate, lèvres enflées; le radical buze se trouve dai» !• languedocien pou(-ou», baiser.

t BOUS (boCl), ». m. pi. Des bous de sucre, du sucre qui a bouilli, dormoy Rev. contemporaine, 16 août 1870, p. 48«.

— ETYM. Bout'tlir.

t BOUSQUEB. Ajoutez : || 2* V. n. Faire le métier de bousqucur. Il est bon à t>ousquer.

t BOUSQl'EUR (bou skeur), ». m. Nom donné, i Nantes, à des ouvriers qu'on emploie i remuer des fardeaux , et qui ne sont pas occupés i un ouvrage ayant nécessité un apprentissage quelconque.

t BOUSTIPAILLE (bou-sti-fâ-ll', U mouillées), ». f. Terme populaire. La bonne chère. Aimer la t>oustifaille.

BOUT. Ajoutez : Il 11* Bouts de table, objcu de service qui se mettent au bout de la table. || 14* À tout bout do champ, voy. champ, 11* m.

BOUTARGUE. — ETYM. Ajoutez : Esp. botagn; de l'arabe boutarka, même sens, lequel parait formé, d'après Et. Quatremère, do l'article copia bou et du grec Tàpixo; ou txpixov, poisson salé, fumé, DEVic, Dict. étym.

t BOUTASSE (bou-taa-»"), ». f. Nom, dans l« Lyonnais, d'une pièce d'eau. Des empreintes de pas sur le sol détrempé par les pluies le conduisirent jusqu'à un pré appartenant au steur G.... et au milieu duquel se trouve une de ce.i pièces d'eau ap' pelées boutasses dans le pays, Gaz. des Trib. 27 août

187», p. 837, 3* col.

BOUTE-FED. Ajoutez : || B* Terme d'exploiution houillère. Ouvrier de choix chargé do faire sauter les mines à la poudre. M.... surveillant boute-feu à la compagnie des mines de Bélhune , Joum.

Offic. 14 sept. 1874, p. 6522, 3* COl.

t BOUTEILLAN (bou-tè-llan, 11 mouillées), ». m. Nom d'un cépage rouge, dans les Basses-Alpes, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 4»i.

BOUTEIIXE. Ajoutez : — BEM. On lit dan» 1. J. St'l'PL. — 7

UOU

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Housseau : ^e savais que... malgré les mapœnvres et les boulcillcs dn MonlmoUin, la plupart des anciens étalent bien disposés pour moi, Confess. xii, i' partie. Comme (Ire dans la bouteille est une locution qui signifie être dans le complot, on s'est quelquefois mépris sur le sens de ce passage. Bouteilles y est pris, non au figuré, mais au propre. Le pasteur et professeur de Montmollin, qui avait une cave bien garnie, était accusé par Rousseau 'avoir voulu gagner les membres de son consistoire en leur faisant boire ses meilleurs vins.

— HIST. Ajoutei-.xir s. La viez boteille, st bern. p. 534.

BOUTEU. Ajoutez : || 8° Boutez dessus, mettez dessus, et, quand la situation restreint et pariicularise le sons, mettez votre chapeau, s'est dit dans le langage populaire du xvii' siècle. Valère à Sganarelle : Mais , monsieur, couvrez-vous, s'il vous plaît; le soleil pourrait vous incommoder. — Lucas à Sganarelle : Monsieu, boutez dessus, mol. Uéd. maigri! lui, i, 6.

— KTYM. Ajoutez : D'après M. D'Arbois de Jubainville {Heoue celtique, t. u, p. ta), bouler vient non pas du moyen-allemand bôzen, qui a subi la seconde substitution de la dentale, mais d'un mot franc bautan et par contraction botan, qui avait échappé à cette substitution, comme le vieux Scandinave bouta et l'anglo-saxon bedlan, dont VeA égale au.

BOUTEROLLE. Ajoutez : || 4° En général, renfort de métal dans lequel est creusé un écrou.

t BOUTEROUE. Ajoutez : \\ i° Borne qui empêche que les essieux des voitures ne brisent les gardefous ou les angles des bâtiments; c'est là le vrai nom et le vrai emploi des bornes dans les villes, qui n'y bornent rien.

— REM. Le Complément du Dictionnaire de l'Académie et le Dictionnaire de Bescherelle font ce mol du féminin, mais il est masculin dans les exemples suivants : Hommes, femmes et chevaux se débattaient dans la neige [sur la route du Gothard]; enfin chacun put sortir, on se comptait sur la route, lorsqu'on vit près d'un bonteroue le conducteur Renner couché sur la neige.... extr. du Journ. de Genève, dans Journ. oflic. 30 nov. 4874, p. 7874, 3* col. Depuis que je vous ai vu prendre un petit monsieur par le milieu du corps et le poser délicatement sur un bouteroue , mes idées à votre égard ont changé, v. cherbuliez, Rev. des Deux- Mondes, t" déc. 1874, p. 485.

— HlST. XIII' S. Andri Boutc-roe, GÉnAOD, Paris $ous Philippe le Bel, p. (45.

BOUTE-SELLE. Ajoutez : — REM. Le boute-selle avertit les cavaliers non de monter à cheval, mais de bouter la selle, c'est-à-dire de seller le cheval. C'est à la sonnerie à cheval que l'on monte.

t BOUTEUR (bouteur), s. m. Terme d'exploitation houillère. Ouvrier qui déblaye le charbon abattu, et le pousse le long des tailles.

BOUTON. Ajoutez : \\ 6' Nodosité qui se forme dans les fils. Les filés anglais ont une supériorité remarquable sur les nôtres; ils sont très-réguliers, bien nets, sans boutons, et d'une très-grande force, Enquête, Traité de comm. avec l'Angkl. t. iv, p. .M>;i. (I 7° Boutons du Nil, nom donné par les voyagem-s à une maladie de la peau, lichen vésiculalre, commune dans les pays chauds. || 8° Boulon d'A- Icp, ou de Bagdad, ou de Biskara, maladie cutanée dont les habitants d'Alep, de Bagdad et d'autres villes en Syrie, et de Biskara en Afrique, sont affectés une fois en leur vie, et qui atteint les étrangers résidant momentanément en ces villes; c'est un tubercule qui s'accroît pendant quatre ou cinq mois, s'ulcère et finit par se fermer en laissant une cicatrice indélébile.

BOUTONNER. Ajoutez : || 4° Terme de salle d'armes. Toucher de coups de fleuret. FonbUmche ; No faites pas attention ! vieux jeu ! (il le boulonne) louché, dix louis (à chaque coup de fleuret, une tache blanche sur l'habit).... voilà une garniture de boutons qui ne vous va pas m*l, bavard et ;aime, U Réveil du lion, il, 7. (Celle loeulion vient de ce que le bouton du fleuret, éUnt frotté de craie, marque de ronds blancs comparés à des boutons celui qui est louché.)

T BOUTRE (bou-tr'), t. m. Sorte de petits navires arabes qui font le cabotage entre nos colonies de Mayolte, de Nossi-bé et Zanzibar .... Que la traite était encore pratiquée dans les parages lie Zanzibar et qu'elle se faisait sur des bâtimenls arabes qui sont autorisés à porter le pavillon français ; ce sont de très-petits navires appelés bouires, et qui portent un assez grand nombre d'bom-

mes, soil comme équipage, soit Comme passagers, dans la navigation entre la Grande Terre, Mayolte et Zanzibar, amiral pothuau, Journ. offtc. 7 déc.

(872, p. 7597, 2" col.

t a. BOUVEAU (bou-vô), ». m. Terme d'exploitation houillère. Galerie de traverse qui recoupe la couche de houille; et, spécialement, galerie percée à partir des puits d'extraction ou d'aérage et recoupant la veine.

t BOUVELEUR (bou-ve-lcnr), s. m. Terme de houillère. Ouvrier qui creose les bouveauz ou galeries à travers bancs.

t BOUVETÉ, ftK (bou-vc-té, lée), ddj. Travaillé avec le bouvet. Jeudi soir on a trouvé sur la grève une certaine quantité do bottes en fer-blanc, parfaitement bouvetées et portant l'étiquette d'un marchand de comestibles anglais, A vranchin, 29 oct. (878.

BOUVREUIL. — ÉTYM. Ajoutez: D'après M. Gaston Paris, Mém. de la Soc. de linguist. l. i, p. 285, bouvreuil est pour boui^ereuil, équivalant à bouveret ou boM»erou, polit bouvier, ainsi dit parce que cet oiseau suit volontiers le laboureur qui conduit la charrue dans les champs.

t BOUVRIL (bou-vril), s. m. Lieu, dans les abattoirs, où on loge les bœufs.

t BOX (boks'), s. m. Stalle d'écurie ou compartiment de wagon pour un cheval seul.

— ÉTYM. Angl. box, boite.

BOYAU. Il 3° Ajoutez : || Boyau de mine, petite galerie. Il Boyau de tranchée, portion d'une tranchée comprise entre deux angles.

— REM. Le patois normand dit la boille , en parlant des viscères des animaux, u. moisy. Noms de famille rwrmands, p. 32. On rapprochera facilement cette forme de celle de plusieurs exemples de l'historique.

— HIST. Ajoutez : \\ iit* s. Heudous 11 orfèvres avoit fait chever [caver, creuser] un bouel souz terre, contre un bouel que Pierre a en sa maison (1303), VAHIN, Archives admin. delà ville de Reims, t. II, l" partie, p. 28. || xV s. Ajoutez: Je n'ay mangé que tout à point : Encor y a-t-il ung boyau vuyde, Rec. de farces, p. 3(9.

t BRABANT (bra-ban), s. m. Petit araire à avanttrain supporté ou non sur roues ; ce qui le caractérise essentiellement, c'est qu'il n'a qu'un mancheron au lieu de deux, et qu'il est très-léger, fonctionnant dans les sols très-meubles du Brabant. M. L.... cultivateur à Cbauny, faisait fonctionner un brabant attelé de deux chevaux, dans une pièce de terre à lui appartenant, le Rappel du 5 janvier (876. || Brabant simple, et double brabant, noms, dans le Pas-de-Calais, de deux espèces de charrue, les Primes d'honneur, Paris, (869, p. 87. La Picardie opère des labours profonds avec la charrue dile double brabant, heuzé, la France agricole, p. (o.

t BRACAGE (bra-ka-j'), s. m. Nom donné, dans la Flandre française, an sarclage des blés et des avoines, les Primes d'honneur, p. 78, Paris, (874.

— ÉTYM. L'origine probable est l'âll. Brache, jachère, culture de jachère; on veut dire qu'on traite les blés comme une jachère en y détruisant les mauvaises herbes.

BRACELET. — HIST. Ajoutez : || xil* s. X tant à la tiere se met L'enfes, et de son bracelet [au propre : petit bras) Parmi les gambes embraça Son oncle et les pies li baisa, Perceval le Gallois, V. 47952.

t BRACHYCÉPUALIK (bra-ki-sé-fa-lie) , s. f. État de brachycéphale. La brachycéphalie de certains crânes.

— f.TYJl. Brachycéphale.

t BRACHYMÉTROPE (bra-ki-mé-tro-p'), adj. Qui est affecté de brachymétropie.

t BRACHYMÉTROPIE (bra-ki-mé-tro-pie), s. f. Terme d'optique et de physiologie, synonyme die myopie.

— ÉTYM. Bpixxùc. court, (Utpov, mestire, et S>^, œil.

t BRACHYNE (bra-chl-n'), ». m. Coléoptère de la famille des carnassiers, qui, poursuivi, lance à son ennemi une vapeur caustique. Nous avons en France plusieurs espèces de brachyne, le brachyne escopetle, le brachyne pétard, le brachyne bombardier, u. PELLETiEa, Petit dict. d'entomologie, p. 28, Blois, (868.

BRACONNER. Ajoutez :\\f V. a. Prendre du gibier ou du poisson par braconnage. Cet instrument [la torpille] devient en usage pour braconner du poisson, Journ offie 29 sept 4873, p. 6247, 4" col.

BRACONNIER. Ajoutez : || 8" Celui qui avait pour mission de faire lever le gibier. Ne pourront aussi aucuns braconniers, à raison de ladite prise [d'un loup], exiger ni prendre quelque profit... Chartes du pays et du comté d'Uainaut, 23 oct. 47(7, Magasin pittoresque, (859, p. 2». || 4* Braconnier de pêche, celui qui pêche en contravention. Ses habitudes de braconnier de pêche, signalé comme un incorrigible et audacieux destructeur de poisson, Gaz. desTrib. 28 oct. (876, p. 4U52, 4* col.

— HIST. xiv s. Ajoutez : llh avoit eu en se» jouenes jours falkenirs et brakenirs, chiens et sceaux, hemricourt, dans les Vrayet Chroniques d* J. Lebel, préface, p. x.

t BRACONNIÈRE (bra-ko-niè-r'), ». f. Lames articulées qui, dans les armures à plates, défendent le ventre et le haut des cuisses. Le tout était ordinairement entoile légèrement matelassée et garnie de mailles sous le plastron, aux emplacements des rotules et des creux des genoux et à la braconjiière, A. debmin, Journ. offlc. 27 févr. (869, p. 266, 5* col. La braconnière ou jupe de plates [de lames de fer plat] n'apparaît que sur les derniers sceaux équestres (4 5(6), a. maust, Rev. det Veux-Mondes, 45 oct. (874, p. 940.

— ÉTYM. Forme dérivée de brata (voy. braies, et comparez brayette).

t BRAGUE. Ajoutez : — HIST. xvi« s. Il [Eleus Hippias] feut si curieux d'apprendre encore à faire sa cuisine, et son poil, ses robbes, ses souliers, ses brages, pour se fonder en soy autant qu'il pourroil et soubstraire au secours estrangier, mont, iv, 97.

t BRAQUER (bra-ghé), V. n. Terme vieilli. Se vanter, faire le fendant.

— HIST. XVI' s. El que peul-eslre on voit mainte qui brague. Qui beaucoup près n'est point si bonne bague, cl. marot, i, 406.

— ÉTVM. Norm. brague, vif, emporté, propre ment qui fait du bruit ; wallon, bragarz, les jeunes gens qui, enrubannés, empanachés, l'épée au côté, fout les honneurs d'une fête de paroisse (xvi* s L'autre sera qnerelleux avec ses voisins, et rude à ses sujets, et n'aprouvera autre vie que celle qui consiste à faire le braguard en la maison, langue, ((6) ; angl. to brag , se vanter, braggart, vantard, du norois braka, faire du bruit, faire de l'étalage, dont le radical se confond avec le gothique brikan, rompre. De la sorte, braguer e( brigue remonteraient à une racine commune (voy. BRIGUE au Supplément).

4. BRAI. Ajoutez : Il 2° Arbre à brai, un arbre de Manille dont le nom scientifique est inconnu, et qui fournit une résine employée dans les constructions navales, bâillon, Dict. de bot. p. 247.

f BRAIDISME (brè-di-sm'), ». m. Synonyme d'hypnotisme, du nom de James Braid, médecin anglais, qui a publié en (843 un livre sur ce sujet. M. J. P. Philips, ajoutant aux idées de J. Braid les siennes propres, a réuni.... dans son Cours théorique et pratique de braidisme, imprimé en i8«o, des faits qui..., Alfred maury, la Magie et l'Astrologie, 2« part. p. 434, 4864.

(. BRAIES. — HIST. ajoutez : || xvi* S. Platen dict que qui eschappe, brayes nettes, du maniement du monde, c'est par miracle qu'il en eschappe, MONT. IV, 4 32.

t BRAILLE, EE (bra-llé, liée, U moaillées), part, passé de brailler 2. Se dit des harengs salés et remués avec la braille (voy. braille et brailler i an Dictionnaire). Harengs brailles en vrac... harengs brailles en tonnes, Monit. un»». 30 sept.

4867, p. 4256, 5' Col.

4. BRAILLER. — HIST. || xvi' S. Ajoutez : Pour moy, je l'ay passée [la gravelle) jusques à cette heure avecqnes un peu meilleure contenance, et me contente de gémir sans brailler, mont, m, 204.

f BRAILLERIE (brâ-Ue-rie , li mouillées), ». f. Action de brailler.

— HIST. XVI' s. Ils [MM. de Guise] commanaerentsi modestement.... que, par deux ou trois doux mots qu'ils disoient, le monde se reculoit de soy mesmes.... plus cent fois que par une infinité de brailleries, poussemens et impatiences, brant Duels.

BRAISE. Ajoutez : || 4* Dans l'argot des ateliers, de la braise, de l'argent, c'est-à-dire de quoi fane bouillir la marmite. Là, ce dernier, pour montrer qu'il n'entrait pas en ménage sans braise, exhiba à son pays deux billets de 4 00 fr., Gaz. det ïrib.

;J0-3( oct. 1876, p. (064, 4" COl.

t 2. BUA.ME (bra-m'), s. f. Terme de métallurgie. .Masse de fer préparée pour faire de la tôle. Pour la fabrication de no« grosws tAles de constructioa.

BRA

DOQs procédont ainsi ; nous prtnont d«i fera en barres;.... noui les moltuns au four, nous le« fondons pour obtenir une masae que nous appelons une brame, qui est deiitiuC'e k passer sous le gros marleau-pilon pour y recevoir ta forme délinitive, puis à itre représentée au feu pour y 6lre fortement cbauflée de nianiùro à pouvoir être, Eous le laminoir, convertie en une feuille de tôle, En<iHile, Traité d« comm.avec l'Anglet. 1. 1, p. 31.

] BKAMÊE (bra-niée), l. f. Ciri du cerf et de certains autres animaux. t;n nous voyant, elle [une vactiej pousse une longue bramée, m" ob oaspafUN, Au bord de la mer.

— REM. Bramer se dit du cerf; pourtitnt Marot l'a dit en parlant des btfufs ; Mme de Gasparin peut s'appuyer sur cette autorité.

BKAN. Àjoutet : Il 5* Bran d'agacé, nom, en Belgique, do la gomme du cerisier, du prunier et des autres arbres qui portent des fruits à noyaux, liev. critique, 20 mars 1875, p. (8».

BRANCARD. Àjoulei:\\i' Nom qu'on donne dans les hôpitaux aux lits supplémentaires. Dans les cas urgents , elle (l'administration de l'assistance publique] n'hésite pas à faire dresser des couchettes supplémentaires, qu'en termes techniques on nomme des brancards, et qu'on installe momentanément dans le milieu des salles qui ne sont pas trop encombrées, uâxihb du camp, Rev. de» Deux-Mondes, i" août f»70, p. 623.

t BliANCARDER (bran-kar-dé) , t>. n. Faire l'office de brancardier d'ambulance.

t BRANCARDIER. AjouUx : || 3* Homme qui va chercher les blessés sur des brancards.

BRANCHAGE. ii;attt«x ; — REM. On trouve quelquefois branchage pour branchement. On construit en ce moment, sous l'avenue de la Chapelle- Saint-Denis, un branchage d'égout collecteur d'une grande importance,... Journ. offic. 20 janvier (876, p. 614, 3* col. C'est un emploi tout & fait impropre et abusif.

— iiisr. XVI* a. Àjouttx : Escourter et esclajrcir le branchage de ce tige foisonnant en trop de gaillardise, MONT. 111, 98.

BK ANCHE. Ajoutez : || 18' Petite succursale d'une banque, d'une compagnie. Ces banques d'Ecosse ont de petites succursales, des délégations, des branches, comme on les appelle, dans chaque village, Journ. offie. 29 janv. iK73, p. 648, 2' ccl. Attendu que les articles 31 des statuts de la bran che VIncendie et 35 de ceux de la compafinie d'assurances sur la vie stipulent l'un et l'autre que le directeur peut être révoqué par l'assemblée générale, Gaz. de$ Trib. 23 août <87«, p. 820, 4' col. Il 14» Dans l'exploitation du bois de flottage, portion d'un coupon. Un coupon prend quatre branches dans lesquelles il entre six mises ou portions de o",7a, plus deux petites mises de 0",(( environ appelées acoulures, Kém. de la soc. centrale d'agric. <873, p. 266. {j 15* Terme d'hippologie. Ou dit qu'un cheval a de la branche, quand il a le garrot bien sorti, La tète petite, et l'encolure longue •t bien portée.

t BRANCUELLIONS. La définition est mauvaise; voici la véritable : Genre de petites sangsues ou birudinées i respiration branchiale et non cutanée, parasites des poissons et des tortues.

— ETYM. Branchellion de Savigny, contraction de braruhiobdellion de Rudolphi, de branchiobdelle.

t BRANCHEMENT. Ajoutez : Les "branchements de plomb des services de prise d'eau pour usages divers, Journ. offic. 1» nov. <873, p. 7057, 2- col.

t BRANCHIOBOELLB ( bran-chi-o-bdè 1' ), ». f. Genre de sangsues à respiration branchiale, parasites des crustacés et des mollusques.

— ETYM. Branchit, et pôéXXo, sangsue.

tBRANCHIPB (bran-chi-p'), t. m. Genre dfi

crustacés branchiopodes d'eau douce et salée.

— ETYM. Branchie, et itoù;, pied.

BRANDADE. — ÊTYM. L'étymologie véritable

est le provenç. brandar, remuer, agiter, à cause que la morue en braudadedoit être agitée pendant tout le temps de la cuisson ; le même que brandir. I. BRANDE. Il 1* ^j'outei : On coupe dans ma commune, les brandes à l'Age de huit ou dix ans, pour chauffer les four» ou les vendre à Casteljoux, et on n'arracbe les troncs qu'après une période de quinze ou vingt ans, pour les carboniser. Enquête rur les incendies des Landes , p. 263. L'ajonc, le genêt, l'arbousier, la braade et le chêne sont six essences qui, réunies à l'aiguille du pin, forment an ptUssaut aliment aux incendies , ib. p. Ht.

BRA

t BRANUIN (bran-dln), f. m. Nom donné aux chevaux de l'arrondissement deSaint-Amand(Cher); ils sont légers et excellents, lu Primes d'Iionnaur, p. 366, Paris, 1874.

t BRANDISSEUR (bran-dl-teur), t. m. Néologisme. Celui qui brandit. Hérauts darmes et brandissours des insignes royaux au sacre de Bonaparte, ils rempliront les mêmes fonctions au sacre de t:barles X, cuateavbr. Méin. d' outre-tombe (éd. do Bruxelles), t. m, Suite des Cent-Jours.

I. BRANDON.— ETYM. A;ou««i ; U'aprè» M.d'Arbois de Jubaiuville {Rev. celtique, t. 11, p. <26), brandon vient non pas de l'ancien haut-allemand brant, tison, encore moins de l'allemand moderne Brand, incendie, mais du franc brand, dont l'existence est prouvée par le nom propre Child»-brandus, et qui a le sens de brûler, d'incendier.

BRANLE-BAS. — ETYM. Ajoutez : Kn cas de combat, le capitaine fait arborer le pavillon, ûter les dunettes, les cloisons, les coffres, les branles, et fait tout porter à fond de cale, enfin fait mettre en ordre tout le vaisseau, Corresp. de Colbert, t. III, II, p. 3*3.

BRANLER, -^HIST. || xvi* S. Ajoutez : Tous chalaus sont tenus de branslor [suspendre la marche], arriver, venir à la chambre de ladite recepte, UANTELLiER, Glossaire, Paris, 486a, p. t4.

f BRANTARD (bran-tar), t. m. Dans le canton de Vaud, ouvrier qui porte la brantc.

t BRANTE (bran-f), ». f. Dans le canton de Vaud, hotte ou baquet en bois qui sert à transporter à dos d'homme le raisin.

t BRANTËE (bran-téo), s. f. Dans le canton de Vaud, une pleine brante.

BRAQCEMART. Ajoutez : — REM. La définition précise de braquemart est : épéo courte, large, plate, à deux tranchants très-aigus.

t BRAQUER (bra-ké), v. a. En Picardie, biner les pommes de terre (comp. bracage, au Supplément).

1 2. BRAQUET (bra-kè), ». m. Voy. boulinagb 2.

BRAS. 1)11° 4jiou(ei ; Il Bras ou genou de l'aviron, la partie depuis le point d'appui jusqu'à la main du rameur.

BRASIKR. — HIST. Ajoutez :\\xn' s. [Scevola] pour montrer quel il estoit, s'estant faict apporter un brasier, veit et souffrit griller et rostir son bras, jusques à ce que l'ennemy mesmc, en ayant norreur, commanda oster le brasier, momt. i, 307.

t BRASSEMENT (bra-se-man), ». m. Action de brasser la bière.

— liisT. ziv* s. Le brassement de la cerroise et godale (1385), VARIN, Archives admtn. dt la ville de Reims, t. m, p. 650.

BRAVE. — ÊTYM. Ajoutez : Comme il n'y a, sur l'origine de ce mot, que des conjectures, il convient d'ajouter ici celle de M. J. Storm, Romania, avril 1876, p. t70 : Brave est récent dans le frai>cais; il appartient au provençal, à l'italien et i l'espagnol. Reprenant l'idée de Ménage, H. Storm le tire du latin rabidxts , enragé, par l'épenthëse d'un b {brabidus], comme dans b-rutr« et b-raire. De brabidus vient l'ancien ital. &ratdo, homme leste, agile, firaido a donné brada, qui conserve le sens primitif : bue brado, taureau sauvage. D'autre part, brabidu», par l'intermédiaire fictif de bratMio, est devenu bravo. En espagnol, on a bravio et bravo : eaballo bravo , cheval sauvage , non dressé, los Indios bravos, les Indiens sauvages, mares bravcts, mers agitées. En provençal, cavalh braidiu , cheval fougueux, hennissant. M. Storm rappelle des emplois latins de rabidu» avec le sens roman de bravo : rabidum Pelorum, Lucain ; rabies cxlique marisque, Virgile ; rabidi canes, Lucrèce ; rabidi leones , Horace. D'après cette théorie de M. Storm, le thème brabidus (rabidus) ne serait pas étranger à la langue d'oc, où il se trouverait sous la forme br«id«r, crier, hennir, brotdi/', criard, hennissant.

BRAVEKIK. Ajoutez : \\ 2« De braverie, par bravade, en guise d'exploit. Uoe bande de femmes équipées eo amazones lui firent, de braverie, une salve de mousqnetades, malb. Lexique, éd. L. Lalanac.

BRAVOORE. Ajoutez : — REM. Bouhours, Doutes surla langue françaite, p. 64, dit que disculper et brovoure nous viennent peut-être de Mazarin. M. AUou, Essai sur l'universalité de la langue fi an. çaise, in-8*, <828, cite, p. 426, un livre publié à Bruxelles en 4 70i, et dont l'auteur dit que • bravoure , venu avec Mazarin, parut d'abord trèsbizarre, et causa un grand désordre dans la république des lettres. > I

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