‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 351 sur 754 · BRE · texte numérisé non relu

BRE

Obligation d'héberger les chiens du seigneur (proprement, obligation de fournir du son pour les nourrir). Brenage vaut quinze muids d'avoine par an, HiCHELET, Orig, du droit, p. 254.

— RTYM. Bran, son.

t BRENIÎE (bre-née), s. f. Dans l'Aunis, pâliî'e pour les bestiaux composée principalement de bran ou son, Glnss. avnisien, p. 77.

— f.TYM. Bren ou bran, son.

t IIKEMER (bre-nié), s. m. Anciennement, officier chargé de lever le droit de brenage. || On disait aussi bernier.

\ BKENTE (bran-t'), ». m. Coléoptère de la famille des rhynchophores; ils sont la plupart exotiques, H. pelletier. Petit dict. d'entomol. p. 69, Blois, I8B8.

BRÉSIL. — REM. Au lieu de la remarque, mettez ceci : L'Académie observe qu'on dit aussi bois de Brésil. Cette observation a besoin d'explication ; car, telle qu'elle est, elle ferait croire que le brésil tire son nom du Brésil, tandis qu'au contraire c'est le Brésil qui tire son nom du brésil. On peut écrire bois de brésil ou bois de Brésil. Dans le premier cas, ce sera du bois de l'îirbre brésil ; dans le second cas, le bois de Brésil ou de Fernambouc désignera particulièrement la cxtalpinia echinata, Lnk.

BRftSILLÉ. .4;ou(eï; — REM. Mandez-moi si vous dormez, si vous n'êtes point brésillée, sÉv. <3 nov. 4«76. M. Régnier dit en note : Brésillée , devenue rouge, c'est l'explication que M. Littré donne du mot; un des sens de brésiiler est teindre avec le bois rouge appelé brésil. Nous devons toutefois ajouter que ce mot signifie aussi • rompre par petits morceaux, » et « réduire en poudre à force de sécheresse, » et qu'en comparant ce passage à quelques endroits des lettres suivanl("î , on pourrait être tenté de prendre ici brésillerdaiis cette seconde acception; voyez particulièrement : Parlez-moi de TOUS, ma chère enfant ; comment vous portez-vous? votre teint n'est-il point en poudre ? 6tes-vous belle quand vous voulez? sÉv. 4 déc. 1675; et : J'approuve vos bains, ils vous empêchent d'être pulvérisée, SÉv. 4 sept. («76.

BRÉSILLER. — ÉTYM. Ajoutez : En Normandie, on dit d'un mets trop salé, qu'il est brésiilé de tel.

t BRESSAN, ANE (brè-san, sa-n'), adj. Qui appariicnl à la Bresse, ancienne province de France. Le patois bressan.

t BRESTE. Ajoutez : — HIST. XVI' S. Le plaisir y est singulier de voir les oisillons.... le braver et se moquer de lui [le duc ou la chouette], et, au bout de tout cela, se sentir pris par les grifles avec le brei ou bien par le glu, dont ils se trouvent empcstrés en leur pennage, o. de serres, »k6.

tBRETËCHE. ajoute! .- — RE-M. La définition complète de la bretèche est : Ouvrage de charpente en saillie sur des faces de maçonnerie, s'ouvrant, à la partie inférieure, par de larges mâchicoulis, et latéralement aussi bien que de front, par des créneaux révolus de volets.

t BREION (bre-ton), s. m. Nom d'un idiome néo-celti()ue parlé en Basse-Bretagne.

t BRETTER. || 1» Ajoutez : En avril «679, lorsque le Puget présenta son état de dépenses, l'intendant Arnoul écrivait à Colbert que le bas-relief n'était que dégrossi, et que la figure de Milon n'était pas entièrement finie, et qu'il y en avait une partie qui n'était encore que brettée, c'est-àdire ébauchée, j. dumesnil, Hist. des amat. français, t. Il, p. .16».

t BREDIM.es. Ajoutez : || fAu sing. Breuille de filasse, partie grossière de la filasse. D. Avec quoi «vez-vonsmis le feu?— R. Avec des allumettes, de l'amadou, de la breuille de filasse et de la paille (interrogatoire d'un incendiaire en 1778), Gaz. des Trib. <) jnin 1876, p. f,70, 4" col. Interrogé où il a acheté les allumettes, l'amadou, le briquet, la pierre à fusil et la filasse avec lesquels il a mis le feu, a di'. qu'il les avait chez lui, qu'il les y a pris, qu'il ne s'est servi que de brouilles défilasse et de paille qu'il a. prise dans le grenier de Pierre Hébert, ib. p. &7I, 2' col.

t BREITLK (breu-r), ». f. Nom, dans le Calvados, i une bricole que l'on met aux vaches et aux taureaux, pour les empêcher d'atteindre les branches des pommiers et de manger les fruits, les Primes d'hijiiiieur, Paris, <87(i, p. 48.

Bh EVET. — HIST. Ajouuz : \\ xiv 8. Par dessus Dieudonné [un saint personnage] .... Y avoit un bricvet au Dieu commandement Qui devisoit son nom

BRI

et sa vie ensement, HiH Utt. dt la Fr. t. zzvi,

t BREVETABILITÉ (bre-ve-ta-bi-li-té), s. f. Qualité de ce qui peut recevoir un brevet. M. B.... l'a frappé [un jugement] d'appel incident, en ce qu'il aurait reconnu à tort la brevetabilité et la contrefaçon. Gaz. des Trib. 4 et 5 juill. 4870. Attendu, sur le moyen subsidiaire de la non-brevetabilité de l'invention de T..., et sur la nullité du brevet, par suite d'une description insuffisante, »b. 31 janv. (875, p. (02, 4" col.

t BUEVETABLE. Ajoutez .• Le tableau mécanique de M. L..., appliqué aux agences hippiques, constitue une invention brevetable, Gaz. des Trib. 42 avr. (870.

(. BREVETER. Ajoutez :\\i" En un autre sens, garantir par l'obtention d'un brevet une invention, en parlant non de l'autorité qui accorde le brevet, mais de l'inventeur qui se le fait donner. Qu'il [Meyer] rappelle qu'il a déjà breveté l'application de ces propriétés aux perles factices, dont la fabrication fait l'objet de son brevet du 3o novembre (866, Gaz. des Trib. 4 et B juill. (870.

BRÉVIAIRE. — niST..4;ou(ejr: || xvi* s. Nous aultres ignorants estions perdus, si ce livre [Plutarque] ne nous eust relevé du bourbier : sa mercy, nous osons à cett' heure et parler et escrire ; les dames en régentent les maistres d'eschole ; c'est notre bréviaire, mont, ii, 4(.

t BRÉZEGAUD (bré-ze-gô), s. m. Nom d'un fromage. Le fromage brézegaud a du rapport avec le fromage rebléchon, mais il est plus délicat ; on le fabrique dans la vallée de Beaufort (Savoie), HEU7.É, la France agricole, carte n* 44.

t BRI (bri), s. m. Voy. brv au Supplément.

BRIBK. — HIST. Il XVI" s. Ajoutez : En cette occasion de trousser mes bribes et de plier bagage [mourir], je prends plus particulièrement plaisir à ne faire gueres ny de plaisir ny de desplaisir à personne en mourant, mont, iv, (22.

t BRICHET (bri-chè), s. m. Synon. populaire de bréchet; il se trouve dans mol. D. Juan, u, i.

UBiœr.E. Il 2* Ajoutez : Il De bricole s'est aussi dit populairement pour faux, postiche. Tout ce qui sort de l'imprimerie d'un certain Duchône de bricole, n'est pas de moi.... t. du P. Duchêne , l'Ami des soldats, p. (6. || 9° Tromperie, mauvais expédient. Tenir à demi sa parole C'est une méchante b'-icole, CORN, Lexique, Marty-Laveaux. |l 10* Travail de hasard, mal rétribué. L'ouvrier dit qu'il fait des bricoles, de la bricole, en prenant du travail où il en trouve en attendant que son métier ordinaire reprenne. Cette expression est tirée de la bricole qu'on se met au cou pour traîner les petites voitures.

BRICOLER. Ajoutez : \\ i' Agiter, jeter çà et là. Être impliqué dans le tumulte des alTaires et bricolé de leur flux et reflux perpétuel, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Il n'y a école de dialectique où ce sophisme n'ait été bricolé, id. ib.

t BRIDAtJE (bri-da-j'), s. m. Appareil de cordes pour retirer des fosses les ouvriers vidangeuis. Qu'ils avaient négligé de fournir des bridages et un flacon de chlorure de chaux pour prévenir l'asphyxio; enfin, qu'aucun ouvrier chargé de tenir la corde bridage n'avait été placé à l'extérieur de la fosse. Gaz. des Trib. 5 et 6 sept. (870.

BRIDER. Il 6' Ajoutez : || PIfe. Brider la potence, voy. POTENCE au Supplément.

BRIEP. Ajoutez cet exemple de brief an masculin : Je vous ai écrit assez au long par le passé pour me dispenser [me permettre] d'être brief à cette heure, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t BRIER. Ajoutez : || »• Passer le chanvre au brioir. IIDans l'Aunis, on dit brayer on bréger, Gloss. aunisien, la Rochelle, (870, p. 77.

t BRIÈRE (bri-ê-r'), ». f. Nom donné, dans la Loire-Inférieure, aux tourbières, les Primes d'honneur, Paris, (873, p. (38.

t BRIÉRON (bri-é-ron), s. m. Nom donné, dans la Loire-Inférieure, aux ouvriers qui taillent la tourbe en mottes. Je» Primes d'honneur, Paris, (873, p. (38

BRIÈVETÉ. -- HIST. Ilivf S. Ajoutez : Clearchus, qui commandoit les Grecs du party de Cyrus, les mena tout bellement à la charge, sans soy haster; mais, à cinquante pas près, ii les meit à la course, espérant, par la briefveté de l'espace, mesnager leur ordre et leur haleine, mont, i, 35B.

BRIGAND. Ajoutez : — REM. Brigande, employé comme adjectif par Mirabeau (et par Corneille ; Traître qui te fais fort d'une troupe brigande, Lexique, éd. Marty-Laveaux), l'a été comme

BRI

substantif par Sainte-Beuve : Il [Léopold Robert] s'en était tenu à copier, en l'arrangeant pour ce rôle, une des belles brigandes de Sonnino, Causeries du lundi, t. x, L. Robert.

BRIGANDER. Ajoutez : l\ 2' V. a. Ravir, conquérir par brigandage. Qu'importe combien il [Alexandre] a brigande de royaumes? malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

I BRIGANDEDR (bri-gan-deur), ». m. Celui qui brigande, spoliateur. Un père ne sera pas en sou bon sens, qui par testament laissera pour tuteur à son fils un brigandeur ordinaire de pupilles,

BRIGANDiNE. Ajoutez : —KZM. Voici la description complète de la brigandine : armure composée de lames articulées, placées à recouvrement, liées entre elles par des rivets dont on voit les têtes ; cette armure, très-employée au xv siècle, était celle de l'archer à cheval des compagnies d'ordonnance, et souvent celle du gentilhomme qui ne pouvait se procurer une armure de plates, PENGUiLLY l'haridon, Catal. du Musée d'artillerie,

t BRIGNOLETTE (bri-gno-lè-f), ». f. Voy. bhiolette au Supplément.

BRIGUE. — ETYM. Ajoutez .- L'origine de ce mot était laissée à un radical brik qui demeurait indéterminé. M. J. Storm, Romania, avril (876 p. (7(, pense que ce radical est germanique : allem. brechen, rompre; bas-allem. breken; angl. 10 break; goth. brikan. Le thème brikan a formé d'abord brigare, bregare, rompre, faire du bruit, se quereller; en catal. bregar, broyer, quereller. L'ital. briga s'emploie surtout dans le sens d'ennui, querelle, aflàire difficile et aussi tourbillon de vent : Ombre portate dalla detta briga, dante, Inf. V, 49.

BRIGUER. Ajoutez : \\ 3° Briguer quelqu'un, le solliciter. Qu'il sera glorieux que, sans briguer personne. Ils [vos hauts faits] fassent à vos pieds apporter la couronne, corn. Lexique, éd. Marty- Laveaux.

BRILLANTER. ^Ijoutez : jj 8« Donner du brillant au fil. Mécaniques à étirer et brillanter les fils de tout genre, Alm. Didot-Bottin, (87)-(872 p. «(34, 3- col. '

t BRILLANTINE ( bri-llan-ti-n', {{ mouillées), s. f. Il !• Percale lustrée pour doublures. || 2' Espèce de pommade pour lustrer les cheveux.

t BRILLEMENT. Ajoutez : La vie où vous êtes, pour ce qu'elle est frappée d'un brillement extérieur, donne incontinent une ombre épaisse à ceux qui s'y arrêtent, malh. Lexique, éd. L. Lalanne. Àme vraiment solide et bâtie sur la pierre ■ âme d'autant plus à estimer qu'il ne paraît rien en elle de ces brillements qui flattent les sens des hommes! saint-cyran, dans sainte-beuve, Port-Royal 1. 1, p. 131, 3'édit.

(. BRILLER. —REM. Briller dans la conversation, très-reçu aujourd'hui, était nouveau dans le courant du xvu* siècle. « Voici encore d'autres façons de parler assez nouvelles, briller dans la conversation : Il y a des gens qui ont beaucoup d'esprit et qui ne brillent point dans la conversation, • BouHouRs, Entret. d'Ariste et d'Eugène, u.

2. BRILLER (en termes de chasse). — hist. Ajoutez : Il XVI' s. Les brillants epaigneuls se mettent en campagne. Qui de çà, qui de là, et en bien peu de temps DefTont, sans s'arrester, les environ» des champs, gauchet, Plaisir des champs, p. 242.

t BRILLOLBTTE (bri-llo-lè-f, Il mouillées), s. f Diamant brut ayant la forme d'une poire, dans lequel on coupe des facettes dans tous les sens, CH. BLANC, l'Art dans la parure, p. 3(5.

t BRIMADF. (bri-ma-d'), ». f. Dans l'argot de» écoles et surtout des écoles militaires, vexations, épreuves que les ancii ns font subir aux nouveaux.

t BRIMBALANT, ANTE (brin-ba-lan, lan-t'), adj. Oui branle, qui oscille. Nos sots pourpoints, nos brimbalantes chausses, st-amant, ÈpU. divers.

t BHIMER(bri-mé), V. a. Infliger une brimade.

BRINDE.ij'oMteï.- — REM. La brinde est, comme le toast anglais, une proposition de boire à quelqu'un , comme on voit dans cet exemple de Lesage : Pour mieux la célébrer, on les fit asseoir à table l'un auprès de l'autre; on leur porta des brindes; chacun leur fit fête, lesage, Gil Blas, x, 9. Nous avons abandonné notre ancien mot pour adopter le nouveau, venu d'Angleterre. Toutefois, chose singulière, brinde était une importation étrangers comme l'est toast.

— KTYM. Ajoutez : he nfSoia romand, à côté de brindcs dit bringue, ce qui confirme l'étymologi»

BRI

BRO

BRO

par bringen. Lital. brindin n y eontredtt pas, et roprêscuto, comme Dioi le dit, briny rfirt, je to le porte. Cela met hors de cause l'étymologie fantaisiste de Brundwsium, les Romains, selon Castellun, Utl. mr l llniie, t. i, p. 27, accompagnant à Brindes (/(rundusiuni) leurs amis parlant pour la Grèco cl leur portant la coupe de l'amitié, avec »œui de bonne traversée.

t BRINDKZINGUES (brin de-zin-gh"), ». f. pi. Terme populaire. Ivresse, ivrogaorio, état de l'homme qui ne peut pas se tenir sur ses jambes. Ouand je vois un camarade dans les brindczingues, je l'accoste, je lui offre mon bras, Figaro,

iS OCt. «876.

+ BRINGË, ÉE (brin-jé, jée), adj. Nom donné, dans le Calvados, à la robe d'une race bovine, robe d'un bai clair sillonné de raies brunes ou noires Irès-irrégulières et orné parfois de taches blanches, les Primes d'honneur, Paris, 4870, p.»7. Le poil bringé et les qualités laitières qui distinguent la race augeronne, magne. Bulletin de la Sociêlé d'Àgric. de Fr. 3' série, t. m, p. 680. La race normande est répandue dans la Normandie, la Beauce, etc.... sa robe est rougeâtre ou rouge noirâtre marquée de blanc ; les animaux à robe un peu zébrée ou noire truitée sont appelés bringés, HEUZK, la France agricole, carte n' 32.

— ETYM. Les paysans disent aussi brindlé, variante de bringé. Rapprochez de brindlé l'anglais brindle, tavelure, brindled, tavelé.

t BRINTIER (brin-tié), s. m. Nom, dans le pays de l'Argonne, des fabricants do manches do fouet, faits avec des brins de houx, de néflier sauvage et d'aubépine , a. theuriet, Rev. des Deux-Mondes,

46 nOV. <876, p. 3(9.

t BRINVILLIERS (brin-vi-llé. Il mouillées) ou BRIN'VILLIÈRK (brin-vi-Uè-r'), s. f. Nom donné à la spigélie anthelmiatique, plante du Brésil trèsvénéneuse.

— ETYM. La Brinvilliers, célèbre empoisonneuse du temps de Louis XIV.

BRIOCHE. Ajoutez : — REM. Les musiciens de l'Opéra imposèrent une amende pour chaque faute commise ; le produit de ces amendes fut employé à acheter une énorme brioche mangée en commun ; d'où le sens de faute, de sottise attaché à brioche.

t BKIOCmiV (bri-o-chin), s. m. Nom, aans les C6tes-du-Nord, du brugnon.

— ÊTYM. Sans doute fruit ae Sainl-Brieuc, brioehin étant l'ethnique de cette ville.

t BRIOIR (bri-oir), s. m. Sorte de tailloir en bois, à deux lames, qui s'emboîte sur un chevalet, et oii l'on passe les tiges du chanvre roui et séché, pour en briser la chèncvotte et dégager les fibres enveloppantes ; il diflère tout à fait du sérançoir, qui est un assemblage de peignes d'acier ; c'est au sortir du brioir que les peignées de fibres passent sous le scrançoir. IIDans l'Aunis, cet instrument se nomme brége, Gloss. aunisien, <870, p. 77.

\ BRlOLErrE (bri-o-lè-t), s. f. Terme de joaillier. Diamant percé à l'une de ses extrémités, par laquelle on le suspend aux boucles d'oreille (voy. BRJLLOLETTE, qui ost le même mot). {| Ou dit aussi brignolette.

t BRIOLECR (bri-o-leur}, s. m. Dit aussi baudelier, celui qui transporte du bois avec des bêtes de somme, Tarif des patentes, l»50. Dans ces bois escarpes [de l'Argonne].... les charrois se font pour la plupart à dos de mulet; de là l'industrie des brioleurs qui conduisent aux verreries le charbon, la fougère et le bois de chauffage, a. THEURIET, Rev. des Deux-Xondes, <5 nov. 1876, p. 3H . Il Pâtissier briolcur, celui qui ne fait que de petits gâteaux et autres pâtisseries communes, Tarif des patentes, isb».

I 2. BRION (bri-on), s. m. Terme de construction navale. Pièce courbe, droite dans sa partie inférieure pour le prolongement de la quille et formant un coude dans sa partie supérieure pour ébaucher l'étrave, nanquette, Expl. débit etestim. des bois, Nancy, 1868, p. <3U.

t BRIOU (bri-ou), s. m. Débris de pierres écrasées, Tarif des patentes, 1850. Fabricant do briou.

BRIQUE. — HlST. Ajoutez : Il xvi' s. Hautes montagnes fécondes en beaucoup de singularités et une infinité de pierres de brique, dont ils font des coins à fendre le bois, l'Histoire notable de la Floride, contenant les trois voyages décrits par le capitaine Laudonnière, Paris, Janet, 1853, p. 90.

— ETYM. Ajoutez: la pierre de brique de l'exem- >>ie ci-dessus est sans doute un silex.

\ 2. BRIQUETER (SE) (bri-kc-té), V. réfl. Se heurter ea briquet. Deux nuages qui se briquettent en-

K«mble, contre une n:::.'.agne ou un clocher, arrachent cette grosso étincelle qui nous fait mourir de peur, QAUANi, Lett. à Mme d'Spinay,it août l77i. — ÊTYM. Briquet.

BRIQUETTE. Ajoutez : — REH. La définition complète de la briquette est : Coke fabriqué avec des débris de bouille agglutinés et moulés, avant leur conversion en coke, dans des moules de forme prismatique rectangulaire.

1. BRISK. Ajoutez : — REM. La brise légère a deux mètres do vitesseà la seconde ; la forte brise, huit mètres ; la très-forte brise, dix mètres.

BRISÉ. Ajoutez : || 10* X heures brisée», à des heures irrégulières. Pour garder l'intérieur, le jour, je plaçais doux gardiens : l'un pour la porte, et l'autre pour faire des rondes à des heures brisées. Gaz. des Trib. issept. 1874, p. 895, 3«col.

t BRISE-MUR (bri-ze-mur), ». m. Ancien synonyme do canon.

t BRISE-TOUT (bri-zetou), ». m. Homme brusque et brutal, enfant qui casse et déchire tout. Il Au pi. Des brise-tout.

BRISEUR. Ajoutez . Il a* Adj. f. Terme do l'industrie des laines. Carde briseuse, carde qui sert à rompre la matière première. La carde briseusc, la carde repasseuse, la carde boudincuse, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. U9. ||0n dit aussi carde brisoir.

BRISIS. Ajoutez : \\ En brisis, en forme de brisis. Une immense cour est occupée sur chacun de ses quatre côtés par un bâtiment composé d'un rez-dechaussée et d'un étage en brisis ; en bas sont les écuries, en haut les greniers, uaxime du camp, Rev. des Deux-Mondes, 15 mai 1867, p. 328.

t BRITANNIQUE (bri-ta-nni-k'), adj. Qui appartient à la Grande-Bretagne. Les produits britanniques.

t BROCANTE. Ajoutez : || i' 11 se dit quelquefois pour brocantage. C'est aussi l'époque des galeries, des collections... la brocante attache sa poussière à tout ce qui possède une valeur, karl steen, Joum. officiel, u avr. 1874, p. 2681, 2* col.

t 3. BROCARD (bro-kar), s. m. Terme de métallurgie. Atelier où on broie les minerais.

BROCHET. — lll.ST. Ajoutez ; Il xvi* s. Comme nous allons à la chasse des bestes, ainsi vont les tigres et les lions à la chasse des hommes ; et ont un pareil exercice les unes sur lesautres, les chiens sur les lièvres, les brochets sur les tenches....

t BROCliETEUSE(bro-che-teù-z'), ». f. Ouvrière en dentelle chargée de fabriquer le vrai réseau.

f BKOCUURIER (bro-<!hu-rié), s. m. Tecme de dénigrement. Celui qui fait des brochures, politiques ou autres. Le publiciste brochurier de l'empire.... doit devenir la première plume [d'un journal bonapartiste en projet], l'Opinion nationale, 23 juin 1876, 1" page, «• col.

t BROCOTTE (bro-kof), t. f. Voy. séracée.

BRODEQUIN. — BTYM. Ajoutez : D'après M. Dozy, ce mot représente l'arabe cherqut, cuir d'un certain mouton nommé cherc. L'ancien portugais ayant dit moresquil et mosequin, M. Dozy y voit cherqui avec l'addition portugaise de mo, qui se trouve aussi en d'autres mots; puis mo s'est changé, comme cela est facile, en bo.

t BRODURE (brodu-r'), s. f. Ouvrage de broderie. Il Fig. L'histoire de Marguerite de Valois.... imprimée à Amsterdam.... est une brodure do fictions et de chimères romanesques.... bayle, Finde l'article sur Marguerite , reine de Navarre.

t BUOMHYDRATE (bro-mi-dra-f), s. m. Terme de chimie. Sel formé avec l'acide bromhydrique.

t BUOMHYDRIQUE (bro-mi-dri-k'), adj. Terme de chimie. Acide bromhydrique, acide formé de brome et d'hydrogène.

t BRONZAGE (bron-za-j'), ». m. Action de bronzer. Les poudres à bronzer.... le frottement de la poudre dans un mortier lui donne l'état lamellaire qui la rend propre au bronzage, Jfoni't. univ. 13 OCt. 1868, p. 1378, 4* col.

BRONZE. Ajoutez : || 8» Bronze acier, bronze à huit pour cent d'étain, coulé dans une épaisse coquille en fonte et autour d'un noyau en cuivre rouge; il est dû au colonel autrichien Von Uchatius, Joum. ofUc. r'janv. 1875, p. 13, l" col. Il 7° Lo bronze moderne n'a pas la même composition que le bronze ancien ; le zinc y remplace l'étain. Il faudrait remonter à Keller pour retrouver le bronze véritable; le mot générique do bronze a été conservé ; mais , à partir de l'époque de Louis XIV inclusivement, il n'y a plus eu, en réalité, qu'un alliage se rapprochant du laiton,

Bnquét», Traité de rninm. atrr l'Angl. t. u, p. 141.

— ETYM. AjouUx : U. Roulgnol la tire de brunum4M,dit au lieu de ms nigrum,yi.iiioi iii'oc, cuivre noir ou bronza; dans le bas-grec, ii4^t«( K^ovTCtvi;, portes de bronze.

t BRONZIKR (bron-zié), ». m. Fabricant do bronlei. Les grands bronziers du boulevard Beauina^ cbais, Joum. o/)lc. *6 déo. ib7«, p. «Tti, f col.

t BROQUKLIN (bro-ke-Un), ». m. Débris de to> bac, dans les manufactures de tabac. Les quantités proportionnelles de tabacs en feuillet de chaque e.spèce et qualité et celles de débris et broqucliiis qui doivent être employés dans chacune des fabrications.... Instruction du 30 juin 18:<2 sur le tervice des manufactures de tabacs, art. I4e. !wQl comptées comme matières exotiques.... les débris ou broquelins provenant des fabrications du scaferlati étranger, des carottes à râper, des rôles menu-filés et des cigares, ib. art. 148.

— ETYM. AUem. BrôUein, miette.

BROSSKRIK. Ajoutez : || 1* M.-irhine d'apprêt

pour draps et nouveautés. Enquête, Traite de comm. avec l'Anglet. t. ii, p. 359.

tBROUETTAGK (brou-è-U j'), f. m. Mode de transport dans les mines à l'aide de la brouette.

BROUETTECR. Ajoutez : — HlST. XiV s. À n brouweteurs pour les tourtiaus dessus dis amener en le [la] halle, CAmAUX, Régence d'Auberl de Bavière, p. 68.

BROUETTIF.R. Ajoutez : || 1* Fabricant de brouettes. Battage de grains à la mécanique, brouettiers, fabricants d'engins de toute espèce, Joum. offic. 10 mars, p. 1862, i" col.

t BROUGIIAM (broum'), ». m. Sorte de voiture. Il [lord Brougham, célèbre légiste et écrivain anglais] faisait usage d'une voiture petite et basse de son invention, qui fut appelée et qui s'appelle encore un brougham, mionet, Joum. o/Jlc. l" janv. 1872, p. 10, i"col.

BROUHAHA. Ajoutez : — REM. On trouve aussi brouha. Il lErrardj s'y était rendu [à l'Académie] un peu plus tard que H. Le Brun, et y entra au plus fort de ce brouha de ravissement qu'y causa la superbe production de ce grand homme, Di MONTAIGLON, Hist. del'Acod. de peint. [Mém. attribués à A. Testelin), t. u, p. 34.

t BROUILLADE (brou-llad', U mouillées), s. f. Brouillade aux anchois, à l'oignon, etc. (Provence), oeufs brouillés avec anchois, oignons, etc.

t 2. BROUILLAGE (brou-lla-j', it mouillées). ». m. Droit de brouillage, se dit, dans l'Ain, du droit de pâturage dans les étangs brouillcux, les Primes d'honneur, Paris, 1870, p. 364. Tout particulier avait lo droit d'élever une chaussée sur son fonds et d'inonder les terrains supérieurs, à la charge de laisser aux possesseurs de ces fonds la jouissance du sol durant l'asscc, les droits de brouillage et de champéage durant la culture en eau, et de leur payer en outre une indemnité réglée par arbitre, Joum. offlc. i avr. 1874, p. 266i>, i" col.

— ETYM. Voy. BBOOiLLEin au Supplément.

BROUILLAMINI. — ÊTYM. Ajoutez : Voici un exemple qui confirme l'origine donnée à ce mot : Ladite forêt [de Wassy].... contient quatre contrées : celle de.... et celle de brouillaniiuy, ainsi dite parce que de la terre de cette contrée se compose le bol armenio que l'on réduira en petits billets propres à la peinture et & faire des charges aux chevaux blessés. Archives des finances, manuscr. Procès verbaux de réformation des forêts de Champagne [\tM), fol. an, verso.

t BROUILLANT, ANTK (brou-llan, lUn-f, U mouillées), adj. Qui brouille. C'éuit jM. de Ccrizayl un homme d'esprit, mais fort brouillant, ooua-

VILLE, Mém. 1651.

f 2. BROUILLE. i;ou(rz .■ || »• Brouille (différente do brouille blanche), la festuca fluitans, graniinée dont les feuilles s'étalent à la surface de l'eau des parties peu profondes des étangs, magnim, Etudes géologiques, Paris, 1876, p. 29.

t BROUILLÉE (broullé, U mouillées), ». f. Néologisme. Ce qui brouille, trouble, obscurcit. Dans la nuit du 23 au 23, je traversai une masse épaisse de montagnes; elles continuèrent leur brouillée devant moi jusqu'à Salzbourg. chatïaubr. Mém. doutre4ombe (éd. de Bruxelles), t. vi, JouraaJ de Padoue à Prague.

BROI'II.LERIE. Ajoutez :\\i' Bagatelle, chose de peu d'importance (sens vieilli). Saint Grégoire, évèquo de Naziance.... se promenant sur le rivage de la mer, considérait comme les endes* s'avan-

BRO

BRÛ

feûc

çant sur la grève, laissaient des coquilles et petits cornets, tiges d'herbes, petites huîtres et semblables brouilleries, saint François de sales, Inirod. à la vie dévote, u, <3.

] BROL'ILLEUX, EUSE (brou-Ucù, lleû-z', Il mouillées), adj. Qui produit la brouille, qui est plein de brouille, graminée aquatique; se dit dans l'Ain, Je? Primes d'honneur, Paris, i 870, p. 364. Les étangs brouilleux offrent un danger plus grand [pour la production des fièvres] que les grandes masses d'eau, MAGNIN, Éludes géolog. Paris, <876, p. 77.

— KTYM. Brouille 2.

tBnOClLLIS(brou-lll, Il mouillées), s. m. Nom,

dans la Charente-Inférieure, du premier jet do la distillation des vins pour faire l'eau-de-vie. La distillation se fait en deux fois : le premier jet donne un liquide de 20 degrés centésimaux environ (appelé, dans le pays, brouillis).... Enquête, Traité de eomm. aveeVAnglelA. vi, p. US.

1 . BROUILLON. — HIST. XVI* s. Ajoutez ; Nostre esprit, instrument brouillon et inquiète, mont.

t BKOCS (brou^, *. m. pf. Nom de la recuite du lait des fromages, dite aussi scracée. La forme, la grosseur, la manipulation des fromages et de la recuite salée, appelée brous dans le patois du pays [Nice], doivent être conformes aux anciens statuts communaux, l. guiot, Uém. Soc. centrale d'agric. 487-1, p. 242.

t BROUSSAILLEMENT (brou-sâ-Ue-man, U mouillées), s. m. Terme forestier. Action do faire naître des broussailles sur un terrain qui en est privé. Mesures et méthodes propres à assurer le reboisemont, le broussaillement et le regazonnement des Alpes, par Mathieu, 2' édit. Impr. nat. 1876.

t BUOIISSAILLER (brou-sâ-llé, U mouillées),

V. a.H 1° Terme de forestier. Garnir de broussailles un terrain. S'il est utile de déterminer à l'avance quels seront les périmètres.... à reboiser, gazonner ou broussailler. Rebois, des montagnes, compte rendu (869-74, 6« fasc. p. 2). || 2° f. n. Avoir le caractère du broussailleur (terme du Dauphiné).

— ÉTVM. Broussailles.

BUOUSSAILLES. Ajoutez : \\ i' Fig. Barbe en

bioussaille, barbe coupée de manière à présenter une sorte de broussaille. Vêtements négligés et flottants, barbe en broussaille, le National an 4 7 décembre (874. Il 3° Broussailles, nom donné par les bouchoteurs à des branches de quatre mètres environ de longueur qui leur servent à garnir les bouchots.

1 BROUSSAILLEUR, ECSE (bro-sâ-lleur, lleu-ï', U mouillées), s. m. et (. Se dit, en Dauphiné, de celui ou celle qui cherche noise, s'accroche atout, ne cède rien, avance peu.

t BROUSSAILLEUX, EUSE (brou-sâ-Ueû , Ueùl', U mouillées), adj. Embarrassé de broussailles. Le chemin que suivirent les colonnes du général P^vlof quand elles escaladèrent ces pentes broussailleuses pour surprendre les Anglais, a. ram- DAUD, Rev. des Deux-Mondes, (5 nov. (874, p. 366.

t 2. BROUSSE (brou-s"), s. f. Nom, au Sénégal, des fourrés où se réfugient les insurgés et les gens hors la loi, le Temps, 20 avr. (876, 2* page, 4' col.

— ETVM. Abrégé de broussaille.

t BROUSSINÉ, P.E (brou-si-né, née), adj. Se dit

d'un bois affecté de broussin.

— ETVM. Broussm (.

t BROUTE (brou-f), s. f. Nom, dans Lot-et-Garonne, de bouts de tiges qu'on broute. Elles durent avouer qu'elles avaient apporté, cachée sous des broutes de choux, une bouteille.... Gaz, des Trib. (5 sept. (876, p. 902, 3' col.

BROUTÉ. Ajoutez : || 2° Terme de lapidaire. Roue b; uulée, roue rayée à l'aide de hachures, chriïen. Art du lapidaire, p. 68.

t BKOUTIER (brou-tié), adj. m. Veau broutier, voy. VEAU. Il Dans l'Aunis, on dit veau broutard, Glnss. aunisien, la Rochelle, (870, p. 79. On dit aussi broutard en Normandie, delboulle, Gloss. de lo vallée d'Yéres, le Havre, (876, p. 53.

\ BUOWNIK (brô-nie), s. f. Nom, chez les Écossais, d'une espèce de génie, d'être surnaturel. En Ecosse et en Irlande, ce sont les elfs, les brownies et bien d'autres génies, héritiers des anciens dieux celtes, qui, dans les traditions populaires, paraissent sur le premier plan, alfbed maury, ïa Magie tt l'astrologie, ("part. p. (so, Paris, (864.

t (. BROYE. Doit être supprimé; c'est lo même que broie, nui est à son rang.

BItOYEK. — ETVM. Ajoutez : L'origine de broyer ayani été laissée indécise, nous citons l'opinion do M. 1. Storm, Romania, avr. (87<, p. (71. il n'hé-

site pas à dériver broyer de l'ail, brechen {Hanf brechen, broyer le chanvre), bas-ail. breken, angl. (0 breok, goth. brikan. H en rapproche le provenç. briga, miette, es-brigd, émietter, briser, oii Vi est conservé. Ajoutons que le patois du Berry dit breyer, et que l'anglais (o bray, broyer, est rattaché à l'anglo-sax. brakan.

BROYEUR. Ajoutez :\\i' S. f. Broyouse, machine propre à broyer les plantes textiles. X cette exposition seront admises les broyeusos, les teilleuses, les égraineuses, et, en général, toutes les machines agricoles spécialement adaptées aux besoins de l'industrie des plantes textiles, Joum. offic.

28 avr. (874, p. 2978, 2* COl.

t BRUC (bruk), s. m. Nom, dans les Landes, du produit du nettoiement des plantations de pins, produit employé comme litière. || On le nomme aussi soutrage (voy. ce mot au Supplément).

BRUCELLES. — ÉTYM. Ajoutez : Dans le limousin de Nontron, hmcl, pincer. M. Boucherie demande si brucelle ne proviendrait pas de vulsella, petite pince. M. Camille Chabaneau, Rev. des langues romanes, 2' série, t. i, p. 363, cite le verbe brucir, pincer, qui existe actuellement dans le parler méridional, et qu'il tire d'une forme fictive vulsire, dérivée de vulsum, supin de vellere, pincer. Cela est probable ; en tout cas brucelles appartient incontestablement au même radical que brucir.

t BRCGNONIER (bru-gno-nié), s. m. Variété du pêcher {persica leevis, DC.) qui produit le brugnon.

t BRCLAGE. Ajoutez : Il 2' Action de brûler du vin pour en faire de l'eau-de-vie. Dans le Midi, il est toujours question de grands brûlages, et, dans cette prévision , les acheteurs [de spiritueux du Nord] montrent de la réserve, Joum. offic. 28 déc. (874, p. 8628, 2» col. || 2" Action de brûler un combustible pour se chauffer ou s'éclairer. On comptait, entre autres [aux États-Unis], plus de 362 000 hectolitres [d'alcool], le tiers de la consommation française, pour le brûlage et l'éclairage, Joum. olJic. 8 fév. (874, p. (0U6, 2- col.

BBClaNT. Ajoutez :\\6' Qui brûle, qui consume par le feu. Le 22 janvier on a brûlé mon livre à la Haye; on doit aujourd'hui le brûler à Genève; on le brûlera, j'espère, encore ailleurs; voilà, par le froid qu'il fait, des gens bien brûlants. 3. I. ROLSS. Lell. à Urne Guyenel, 6 fév. (765. BRÛLÉ. Ajoutez : \\ 10° Enchère brûlée, enchère précipitée, hâtée dans des intentions plus ou moins frauduleuses. Le second des moyens employés pour frauder la ville et voler les expéditeurs, consistait dans les adjudications précipitées faites à bas prix, soit à un complice, soit à un acquéreur qui avait donné une gratification.... ces enchères brûlées, suivant l'expression consacrée, soulevaient peu de réclamations; car on se serait aliéné les crieurs, dont l'influence sur le marché était prépondérante. Gaz. des Trib. 26-27 mai (876, p. 5(0, (" col. || On dit aussi : C'est brûlé, c'est trop cher, on n'en peut approcher.

t BRÛLE-MAISON (brû-le-mé-zon), *. m. Celui qui met le feu aux maisons. [Les écrivains qui, sous l'empire , ont] caractérisé l'éloquence comme une espèce de brûle-maison, de désordre continuel, viLLEMAiN, Cours de littérature, xviii' s. 3« partie, p. 332 de l'ancienne édition, in-8«. || Au plur. Des brûle-maisons.

t BRÛLE-PARFUM (brû-le-par-fun), s. m. Vase dans lequel on brûle des parfums. Un brûle-parfum, avec dragons et nuages en relief, le couvercle formé par un dragon tortueux , Joum. offic. 23 déc. (876, p. (0584, 3= col. Le brûle-parlum de l'empereur était en or massif et du poids de cinquante à soixante livres, hehvey de st-denis, Mém. sur le pays connu des anciens Chinois sous le nom de Fou-Sang, p. ((, Paris, (876. Les Chinois en font [du nickel] des ustensiles de différentes formes, des cuillers, des coupes, des brûleparfums, le Temps, 9 avr. (876, 2' page, 2" col. Il Au plur. Des brûl-e-parfums.

BRULER. 119° Ajoutez .H Au trésor et ailleurs, ne pas rappeler, écarter, mettre à néant les numéros qui ne répondent pas à l'appel, les articles dont on ne veut pas, etc. U réclame à la compagnie [d'assurances contre l'incendie] le payement d'une série d'articles qu'il avait présentés à un journal, et qui, n'ayant pas été jugés bons pour l'insertion, ont, selon la formule connue, été brûlés, p. vÉRON, Joum. amusant, du I8 mars (87«. 1110° Ajoutez :\\ On dit que le tabac brûle noir, quand la faculté combustible y est peu développée. Le tabac d'Algérie brûle noir

— ÉTYM. Ajoutez : Ce n'est pas seulement I ane, esp. qui a la forme uslar; elle estaussi dans l'anc. français : xw s. Un grant brandon de fu [il] geta, Qui bien ot deux toises de let; Trestout a Piercheval urlet Et le sourcil et le grenon, Perceval 1« Gallois, v. 39838. Urlel est pour utlet.

BRÛLERIE. Il !• Ajoutez : \\ Exploitation où l'on brûle des vins, des cidres, des marcs, des fruits, pour en faire de l'eau-de-vie, à la différence des distilleries où l'on tire de l'alcool des mélasses, des betteraves, des grains, etc. |{ 2* Action de brûler, de consumer par le feu. Il y a dans toutes ces brûleries [les Lettres de la Montagne brûlées à Genève, à la Haye] quelque chose de si niais et de si bête, qu'il faut être plus qu'enfant pour s'en émouvoir. J. J. rouss. Lett. à M. D. l fév. (766.

BRÛLEUR. Ajoutez : || 3° Se dit de l'endroit d'un fourneau où la combustion s'opère. Je place sur un fourneau à gaz, dont le brûleur est à petits trous.... BOBiEHRE, Acad. des se. Comptes rendu», t. lxxx, p. 473. Il 4° Terme de gazier. Bec de gaz. Rampe et appareil d'illumination formant une saillie spéciale, composés de tubes droits ou recourbés et sur lesquels sont greffés de petits brûleurs avec ou sans globe. Tarif annexé au décret du 28 juill. (S74 sur les droits de voirie à Paris. M. L. s'assura, avant de commencer les opérations, que tous les brûleurs de l'hôtel du Louvre étaient éteints. Gaz. des Trib. (6 juin (87«, p. 583, 3' col.

t BRÛLOIRE (bru-loi-r'), ». f. Boite cylindrique de tôle, qu'on tourne sur un réchaud et qui sert à brûler le café.

t 2. BRUMAILLE (bru-mâ-11'), s. f. Dans le département du Cher, grande brumaille, la bruyère à balais, erica scoparia. Les Primes d'honneur, p. 365, Paris, (874.

t BRUNISSANT, ANTE (bru-ni-san, san-t'), adj. Qui est de couleur brune. Il n'est pas nuit, mais il n'est plus jour, et déjà les eaux brunissantes de la Neva annoncent l'heure du repos, de maistre, Soir, de St-Pétersb. 3° entrel.

t BRUNISSEMENT fbru-ni-se-man). t. m. Action de devenir brun. Le brunissement de la chevelure, GUST. LAONEAU, Celtes, Paris, (873, p. 775.

t BRUTAGE (bru-ta-j'), î. m. Travail, dit aussi ébauche, qui consiste à dégrossir le diamant. — ETYM. Bmt.

f BRUTISTE (bru-ti-st'), adj. Usité dans cette locution : ferblantier brutiste, ferblantier qui fabrique les tistensiles de ménage en fer-blanc brut. Opinion nat. 3 mars (876, 3' page, 4* col.

t BRUXELLES (bru-sè-l'), j. f. La capitale de la Belgique. || Point de Bruxelles, tulle de Bruxelles, sorte de tulle fait en vingt mouvements par maille. Enquête ,Tr. de comm. avec l'Anglel. t. iv, p. 650. BRUYERE. Ajoutez : \\ 5° Nom donné à la litière, de quelque végétal qu'on emploie le feuillage, que l'on dispose pour les vers à soie, lorsqu'ils se disposent à former les cocons. || 6° Racines de bruyère, souches avec lesquelles on fait des pipes. Quand les racines de bruyère peuvent être utilisées pour la confection des pipes, on obtient ainsi un certain rendement qui favorise les débroussailiements, Enquête sur les incendies des forêts, (869, p. 78.

t BRY (bri), s. m. Nom, dans la Charente-Inférieure, de l'argile employée à la construction des digues; c'est une argile gris bleuâtre très-compacte, Acad. des se. Compt. rend. t. lxxui, p. (224. Il On écrit aussi bri. Saintonge : les terres des marais ou bri sont très-argileuses, noirâtres et fertiles, HEUZÉ, La France agricole, carte n* s.

t BUAILLE (bu-â-ir. Il mouillées), s. f. Nom, dans l'Oise, de branchages, dits aussi faguette, servant an chauffage des fours, les Primes d'honneur, Paris, (872, p. 70.

BUBE. Ajoutez : U n'est point d'homme si bien composé, ni si sain, à qui quelquefois il ne sorte quelque pustule ou quelque bube, kalh. Lexique, éd. L. Lalanne.

2. BÛCHER. Il 3° Ajoutez ; Il arrive grand nombre de Lyonnais démocrates que.... l'espoir de bûcher bientôt le Directoire et la clique des d'Anglas attire à Paris, babœut. Pièces, n, (07.

t BÛCIIERESSE (bù-che-rè-s'), adj. f. Serpe bùcheresse, serpe qui sert aux bûcherons, Gaz. des Trib. 8 mars (87(.

■] BUCIIETRON (bu-che-tron), s. m. Nom, dans l'Indre, d'un vase en bois pour mettre le lait. Dans les petits ménages de l'Indre, on se sert encore dn buchelron, employé indistinctement pour traire et pour baratter, Joum. offic. 3 fév. (875, p. 9(5, l'col. t BÛCHEUR (bû-cheur), s. m. Terme populaire d'atelier. Celui qui travaille fort et ferme, il 11 s*

nui

dit anssi, dans les collèges, d'un élève qui Iravallle

assidûment.

BUDGKT. Ajoutez : — REM. Budget est Un pou plus ancien en Trançais que les premières années du XIX' siècle, témoin cet exemple : Dans le nombre des écrits qu'ils produisirent (en <764), on en distingue deux, dont l'un était intitulé le budget, et l'autre l'élat de la nation, item, sur l'administration des finances de l'Angleterre , traduit de l'anglais, Introduction, f. m, Mayence , 1788. Quant i son application aux recettes et dépenses de l'État, on le trouve pour la première fois dans la loi du ii avril 4 80S, qui est intitulée : Loi relative tu budget de l'État pour l'an U et 1806. La délinitiun ofticiclle du budget est : Acte par lequel sont prévues et autorisées les recettes et les dépenses annuelles de l'Etat , ou des autres services que les lois assujettissent aux mêmes règles, Décret du 31 mat <86'2, art. 5.

t BUDGÉTAIKEMENT (bu-djé-tè-re-man), adv.

Au point de vue du budget. Il était impossible, budgétairement.... qu'une masse aussi considérable d'hommes restât sous les drapeaux, Journ. o/pc.

27 juill. (872, p. 514), 3* col.

t nUUGÉTER (bu-djé-té), v. a. Porter, inscrire au budfjot. Les dépenses sont budgétées à 35 645 482 fr., Extr. du Joum. de Cm^te, dans Joum.

0//if. 3 fév. 1872, p. 780.

f BUE (bue), s. f. Nom, dans la Loire-Inférieure, d'une petite cruche à large ventre, employée surtout à mettre de l'eau.

— Etym. Voy. BUiE.

BUFFET. — msT. Ajoutez : xu* S. Deus vassialx ont appareilliez D'esmeraldes bien entailliez, Toz pleins de basme et d'aloès; Sor un bufet de gargalès Les ont assis en tel endroit. Que ses deus piez (du corps d'Hector] dedanz tencit, benoît desajnte- MORE, Roman de Troie, v. (6723.

t I. BUFFETER. Ajoutez : — REM. On à dit anssi buveter ; Pour empêcher que les vins soient buvelés, défense aux déchargeurs de vins de percer les vaisseaux qu'ils déchargent , Ordonn. de Louis XIV concernant la jurispr. des prév. des march. xiu, 6. Bufieter et buveter ont le même sens, mais ne sont pas le même mot. Le premier se rattache à bufj'et, le second à buveur.

f BUFFETIER (bu-fc-tié), s. m. Celui qui tient un bufl'et dans une gare de chemin de fer. Il y a quinze ans, R..., bufîeticr à la gare de Saint- Rambert,... s'apercevait que des vols fréquents étaient commis à son préjudice. Gaz. des Trib. t» aoUt (874, p. 784, 2* col.

BUFFLE. Ajoutez : — REM. Il faut supprimer la citation de M. Maury. Le buffle est originaire d'Asie, et n'a jamais été introduit en Amérique. C'est par erreur que l'on traduit par buffle le buffalo des Anglais; il signifie le bison.

t BUFFLE, ÉE (bu-flé, fiée), adj. Garni de buffle, à semelle de buffle. Chaussons do Strasbourg buffles et non buffles. Etiquette chez uii marchand, juill. <87$.

t BUFFLETIER (bu-fle-tié), s. m. Celui qui fait de la bufilcteric, belmondi, Code des contrib. dir. Paris, (818, p. (18.

t BÛFFLÔNE (bu-no-n'), s. f. Femelle du buffle. La bufflone a pour principal rôle de produire le buffle; accessoirement, elle donne quelques revenus par son lait et par les produits qui en dérivent; la bufflone est beaucoup plus laitière que la vache. Bulletin de la Soc. centrale d'agric. mars

BUGRANE. Ajoutez : || Bugrane, arbrisseau, ononis fruticosa. L., arbrisseau à grandes fleurs purpurines, MATHIEU, Reboisement des Alpes, Paris,

t BUHOT. Il 1* Ajoutez : Les étamines virées simples, autrement dites jaspées, auront la chaîne de 35 à 36 portées de 28 fils ou buhots chacune. Arrêt du Conseil portant règlement pour les manufactures d'Amiens, (7 mars (7)7. 113" En Normandie, buhot ou buhet, qui signifie Sac ou étui, a pris le sens particulier de la corne, contenant de l'eau , que les faucheurs su.spenderit à leur ceinture, pour y placer leur pierre à aiguiser, H. MoisY, ffoms de famille normands, p. i8.

t BCHOTTE (bu-o-f), s. f. Nom, en Normandie, de la petite limace, h. moisy, Noms de famille normands, p. 48.

t BCISSONNANT, ANTE (bui-so-nan, nan-t'), adj. Oui pousse en buisson. L'arbuste [broutéj n en continue pas moins à vivre, il prend seulement l'aspect buissonnant, Q. fahié, Enquête sur les inttaiièt de forêts, p. 44.

Page 1