CAF
CADET. Ajoutez ■.\ii- lusil cadet, fu-^il ainsi nommé à cau.sc de su \aleur médiocre. Fusils simples dits cadets, pour exportation, ordinaires pour hommes, Enquête, Traité dt comm. avec l'Anglet. t. II, p. 43.
1 1 .CADETrK. Ajoutez : || f X Lyon,dalle étroite qui, avant l'iostallation des trottoirs des rues, longeait la maison et abritait des eaux sales de la rue les soupiraux des cave*.
t CADIE (kadie), ». f. Arbrisseau (famille des ca'salpiniées) originaire (l'Arabie qu'on cultive chez nous en serre chaude.
— f.TYM. Arabe, qadi, nom de cet arbuste.
t CADRILLAGE, ». m. Voy. quadrillage.
CAFARD. — ÉTYM. Ajouter : M. Félix Bovet, qui combat à la fois l'étymologie par l'arabe kd/ir, et par le bas lat. caphardum , tire cafard de cathare, nom d'hérétiques du moyen 4gc [cathares voulait dire les purs, du grec xae«poî).
• C'est, dit-il, un sobriquet populaire, qui aura été dans la bouche du peuple longtemps avant d'être écrit el dont par conséquent l'orthographe aura suivi la prononciation. Or le 8 (dans xaOap(i<) se prononce chez les Grecs d'une manière qui ressemble à s'y méprendre, non pas au th anglais comme on le dit souvent, mais bien plutôt à notre f. En russe Théodore est devenu Féodor et Fédor, et j'ai été frappé en Grèce d'entendre des Français illettrés prononcer le Thèbes comme s'il était écrit Fiva. » Il est difficile d'admettre l'opinion de M. Bovet; ce qui la réduit toujours à être une conjecture, c'est qu'elle ne rend compte nide l'interruption qu'aurait subie cathare {cafard ne paraissant qu'au xvi' siècle), ni de la présence du d. D'un autre côté M. G. d'Eichthal suggère que le cafard bigot pourrait bien dériver, pour la couleur et les mœurs cachées, du cafard grillon, de l'allem. Kâfer, même sens. Ce rapprochement est inadmissible; mais il se pourrait en effet que l'emploi ancien de cafard appartînt à l'insecte, et que, au xvi* siècle, les réfor» mes en eussent fait une application haineuse aux religieux catholiques. Dans cette hypothèse, le cafard grillon aurait été ainsi nommé, à cause de sa couleur noire, du bas-lat. caphardum, sorte do vêtement universitaire.
t CAFARDAGE (ka-far-da-j'), s. m. Langage de cafard. Ils [les NeuchâteloisJ remplirent leur Mercure d'inepties et du plus plat cafardage, qui, tout en faisant rire les gens sensés, ne laissaient pas d'échauffer le peuple, j. j. rouss. Confess. xii, 2* part.
CAFÉ. Ajoutez : || 6° Populairement, un café, une demi-tasse de café. Intrépide, et soutenu d'ailleurs par trois cafés pris avant de venir, il se débattait au milieu des autres, o. flaubert, l'Éduc. sentimentale, t. u, p. ((o. ||7' Café de figues, figues torréfiées et moulues. Monsieur, vous m'avez référé des doutes qui se sont élevés dans l'esprit du service au sujet du régime applicable à un produit importé de Suisse sous la dénomination de café de figues et qui consiste en figues torréfiées et moulues, sans mélange de sucre ou de mélasse, Lett. commune, Douanes, t"miLTSt»~ 6, n' 293. Kg" Arbre à café {coffee-tree des Américains), le gymnocladus dtoico, BAILLON, Dict. de bol. p. 247. || 9* Café chantant, café où l'on fait entendre des chanteurs. Il Café-concert, café où l'on fait entendre des concerts. Le café-concert a sur le théâtre l'immense avantage du cigare, de la bière, du coude sur la table, E. TEXiER, Siècle, 7 avril (867. || 10° Populairement et fig. Monsieur prend son café, c'est-à-dire vous vous amusez à mes dépens.
Ajoutez : — REM. 1. Le premier café établi à Marseille date de (67( ; en («72 fut fondé le premier café parisien, au quai de l'École; en (7(«, il y avait déjà dans la capitale trois cents établissements de ce genre, M. de lescure, Joum. o/pc. (7 nov. (876, p. 0405, 3' col. Huet parle des cafés comme très-répandus : Une étude assidue les obligerait à sortir de leur crasse, à quitter leur vie molle, les douceurs do leur fainéantise, le verbiage et les fadaises de leurs cafés..., Hueliana, p. 2. Il J. Avant de dire café tout court en parlant d'un établissement public où l'on prend du café, on a dit maison de café, comme on disait aussi maison de chocolat. La première boutique de librairie, ou la première maison de café qui se présente, BAYLE, Avis aux réfugiés. \\i. Vers la fin du xvir s. l'orthographe des mots café et chocolat n'était pas encore fixée. Du Guet écrivait à Mme des Rieux : Ni le caphc ni le chocolaté ne sont propres
* votr» estomac, saint*beuve, t. v, livre vi, 8.
Il 4. Uk loeutton : fort de ctfé, vient de ea que \ct personnes qui prennent du café tu lait, disent, lorsque c'est le cas, qu'il est trop fort, trop chargé de café.
— ETYM. Arabe, kahoua (prononcé à la turque kahvi), qui désigne la liqueur et non le fruit, devic, Dici. étym. Kakoua a été longtemps un des noms du vin, d'après M. Doxy, qui ajoute : «.luatKl on considère que le vrai moka est une liqueui enivrante, on s'expliqua pourquoi on lai a donné ce nom.
t CAFOTIN (ka-fo tin), ». m. Nom de peliU poU de terre renfermant de la braise allumée sur laquelle brûle de la ré-sine; ces petits pots, porté* par des enfants, sont balancés à la manière d'uo encensoir, dans la fête des allumoirs, à Roubaix (voy. ALLUMOIR ati Supplément), U Tempt, i* sept. (87«, 3' page, 4* col.
CAOK. Ajoutez : || V Terme d'artillerie. Verser en (»ge, voy. verser, n* (3. Les chevaux, effrayci par les projectiles, se dérobent, et le canon verse en cage. Campagnes de l'armée d'Afrique par le duc d'Orléans, publiées par ses fils, t87o, p. 337. Une autre pièce fut versée en cage, obstrua la passage et arrêta quelque temps le mouvement d« retraite, n. gaidoz, Rev. des Deus-Mondet, i" aoAt
t CAGER (ka-jé), ». m. Nom, dans l'Avcyron, da cages en bois où l'on fait les expéditions de fromages de Roquefort, les Primes d'honneur. Paris, (869, p. 398.
CAGNARD. Ajoutez : \\ 8* Nom, en Normandie, du réchaud, h. moisy, Somi de famille normand», p. 62. Il 4* Jeter aux cagnards, locution qui n'est plus usitée et qui signifie abandonner avec mépris. Je ne me rappelle pas bien les preuves: mais il s'ensuivrait que les gens do génie sont détestables, et que, si un enfant apportait en naissant, sur son front , la caractérisque do ce dangereux présent, il faudrait ou l'étouffer ou le jeter aux cagnards, dider. Neveu de Rameau, éd. Assézat, t. v, p. 393. Il Jeter aux cagnards et, mieux, jeter au cagnard, c'est jeter dans le lieu, sous les ponts de Paris, où les fainéants, les vagabonds se réunissaient (voy. CAGNAnoà l'historique).
t GAGNE (ka-gn'), ». f. Mauvais chien. Dans ta bonté des chiens il y a des bizarreries inouïes ; le* disgraciés sont quelquefois les intclligimls; et, dans la même portée, il j a trois cagnes pour un bon chien, carteron. Premières chasset, Papillons et oiseaux, p. 39, Hetzel, (8«6. Un chasseur exposa un griffon; qu'était ce griffon? il passait les perdrix disséminées.... la moindre chaleur le mettait sur les dents I ce n'était plus qu'une belle cagne, ID. ib. p. 38.
-— ËTYM. Lat. cant», chien. Cagne est masculin dans la basse Bourgogne.
t CAGNER (ka-gné), V. n. Terme populaire. Faire la cagne, reculer devant une besogne difficile ou dangereuse.
t CAGNOTTE (ka-gno-f), ». f. || 1* Petite cuve ou cuvier propre à fouler la vendange; usité dans le département de Lot-et-Garonne. ;| !• Vase ou corbeille où des joueurs jettent de l'argent qu'il» sont convenus de payer à certains coups. || Nom donné à la somme ainsi recueillie.
CAGOT. Ajoutez : — RKM. Scarron, Virg. iv, a dit cagous en parlant des cagots des Pyrénées : Sales magasins de vermine. Enfin véritables cagous.
t CA(K)TEMKNT (ka-go-teman), adv. D'une manière cagote. Nous ne sommes pas assez cagotement imbéciles pour.... Lett. du P. Duthéne, 45* lettre, p. 7.
t CAIM)U (ka-gon), ». m. Nom d'un oiseau de la Nouvelle-Calédonie, de la famille des écbaasier*; il ne vole pas, ses ailes ne lui servant qu'à accélérer sa course. M. le comte Vignes a fait don au Muséum de vingt-six couples d'oiseaux des plus rares, et entre autres d'une paire de cagoux ; c'est la première fois que ces oiseaux, qui . ppartienneM à la famille des échassiers, ont pu être rapport, j vivanU de la Nouvelle-Calédonie; haut de treiiit centimètres environ, le cagou est gris cendn Joum ofjic. 2 février (875, p. 884, ('• col.
CAGOCII-LE. Rédiger ainsi l'article: || 1' Nom dans l'Angoumois et la Saintonge, du colimaçc.n Il J* Fig. Ancien terme de marine. Volute ornant le haut de l'éperon d'un vaisseau.
— f.TYM. Provenç. moderne, cocalauda, langu»docicn, cngaraula.
CAllIER. — MIST. Ajoutez : xn* s. Se vousi»*d (si je voulais! lor faix escrire , Trop limge chosa
aiiPPL. — 8