‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 357 sur 754 · CAI · texte numérisé non relu

CAI

(ust à dire ; En treis quaers de parchemin N'en venisse je pas à fin, benoît, Chronique, l. ni,

— BlYM. Ajoutez : D'après M. Gaston Paris, Hém. de la Soc. de linguist. 1. 1, p. 285, cahier, dont l'orthographe devrait être quaier, est pour çuaifT», comme enfer pour enfern, et répond au proTenç. caxem, catal. cuern, espagn. cuademo, Ital. quademo, du lai. qualemum : réunion de quatre feuilles. Cela doit être adopté et donne plus de précision à la discussion qui est dans le Dictionnaire sur l'origine de ce mot.

t CAICHE. — ÊTYM. Allem. Kilze, navire et cûevreau (voy. ciiebec au Supplément).

t CAÏDAT (ka-i-da), s. m. Gouvernement d'un caïd. Voulez-vous que je vous fasse comprendre par une fable ce qui se passe dans mon caïdat.... Gaz. des Trib. 22-23 mars 1875, p. 286, 4" col.

fCAILLEBOTTER. Ajoutez : WZ" V. n. Caillebotter se dil, en Normandie, des pommiers, lorsqu'ils Heurissejit lentement, sans vigueur, et que leurs feuilles sont attaquées par les chenilles, dei<- BOULLE, Olnss. de la vallée d'i'éres, («76, p. 58.

t CAILLËRK (ka-llé-r', Il mouillées), s. f. En Auvergne, vase cylindrique de bois où on verse la présure et le lait écrémé et tiédi (pour le fromage de Roche), les Primes d'honn. p. 449, Paris, (874.

(. CAILLETTE. Ajoutez : \\ 2" Chose caillée qui sert à la confection des fromages. Tableau annexé au décret du 3( déc. (866, concernant les établissements insalubres.

2. CAILLETTE. — ÉTYM. Ajoutez : Dans le commencement du XVI" siècle, il y avait un personnage liclif, très-populaire ; c'était l'innocent Caillette, sur lequel on trouve beaucoup de renseignements dans la Vie et Trespassement de Caillette, (5(4 {Recueil des poésies françaises des xv et xvr siècles, par A. de Monlaiglon et James Rothschild, t. X, (875). Ce personnage explique fort bien l'emploi que la Satire Ménippée, dAubigné et d'autres font du mot caillette (voy. l'historique).

t CAILLEU-TASSART (ka-Ileu-ta-sar, Il mouillées), *•. m. Le elupea Ihrissa, L., poisson qui est vénéneux à certaines époques.

+ (. CAILLON (ka-llon, Il mouillée*), s. m. Chose caillée servant à la fabrication des fromages. Caillons pour la confection des fromages, chairs, débris et issues provenant de l'abatage des animaux, Tableau annexé au décret du 3( déc. (866, concernant les établissements insalubres.

t 2. CAILLOX (ka-llon, U mouillées), s. m. Bonnet, dans l'Indre-et-Loire. Les magistrats, en faisant une perquisition dans votre maison, ont trouvé caché dans le lit de la boulangerie le caillou, coiffure que votre femme portait le jour de sa mort. Gaz. des Trib. 9 sept. (875, p. 870, ('• coL

— ËTYM. Dérivé de cale 3.

CAILLOU. — mST. Ajoutez : \\ XVI" s. Cinq cents de caillots achetés rendus sur ledit pont [d'Orléans], pour payer l'arche d'oultre la croix, man- TELLiER, Glossaire, Paris, (869, p. (6.

t CAIMACANAT (ka-i-ma-ka-na), s. m. Territoire régi par un calmacan. Elle [la peste] éclata au milieu d'une petite population d'Arabes campés dans le caïmacanat d'Azizie, à quinze heures au nord-ouest de Bagdad, sur la rive orientale de l'Euphrate, Joum. offic. (8 juin (876, p. 4293, 3" col.

+ CAÏ.MACANIE (ka-i-ma-ka-nie), s. f. Fonction de caïmacan. La caSmacanie du Gharb el Beka a été replacée sous l'administration directe et exclusive du vilayet de Syrie, /oum. oflîc. (» avr. (87o, p. 693, 3" col.

t CAÏORNE (ka-ior-n'), s. m. Voy. caliorne. Un ponton... avec les poulies et tous autres accessoires en rapport avec la force dus navires à abattre, mâts et caïornes de redressement.... Vécretdu 2( déc. (867.

t CAIRE. Ajoutez : Un nègre qui.... ramassa par terre un de ses cocos, et se mit à faire un lampion avec sa coque, une mèche avec son Caire, ber- WAiiDiN de sT-piEBRB, Je Café de Surale.

t CAIROJ*. Ajoutez : || 2° Pierre molle qui sert à bâtir, et que l'on peut acheter toute taillée en petits cubes.

— ETYM. Provenç. moderne, caire, coin, angle. CAISSE. Il l' Ajoutez : || Ironiquement, sauver la

caisse, s'enfuir avec les fonds dont on est dépositaire. Il 4" Ajoutez : \\ Fig. Battre la grosse caisse, hire beaucoup de réclames.

t CAISSKItlE (ké-se-ric), i. f. Industrie de la fabrication des caisses. Les bois de pin sont em-

CAL

pioyes a la menuiserie, & la confection des barriques do ciment, à la caisserie pour le transport des savons de Marseille, Enquête sur les incendies de forêts, (86o, p. 70.

t CAISSETTE (kê-sè-t'), s. f. Petite caisse. Articles de bimbeloterie renfermés dans des boites en carton ou des caissettes en bois, Tarif des douanes, (869, p. (20.

CAI.SSON. ||1° ^joutM : Il Actuellement, voiture qui transporte les coffres dans lesquels sont contenues les munitions; le caisson n'est plus une caisse, c'est une voilure.

t CAJEPUT. Ajoutez : — ÉTYM. Malais, fcdyoupoûtih, de kdyou, arbre, et poûtih, blanc, devic, Dict. étym.

t CAJEPCTIER (ka-je-pu-tié), s. m. L'arbre qui fournit le cajeput [melaleuca eajeput, famille des myrtacées). A l'ombre des cajepuliers, arbres reconnaissablesà la blancheur de leur écorce, iuenzi, Océanie, t. i, p. 2((.

t CAK.ILE (ka-ki-l'), j. m. Genre de plantes de la famille des crucifères. Le cakile maritime abonde sur toutes nos côtes de la Manche, de l'Océan et de la Méditerranée; on le brûle pour en retirer de la soude.

— ÊTYM. Arabe, qOquouUa, espèce de plante salée, DEvic, Dict. étym.

CAL. Ajoutez : Il 4" Incrustation des chaudières à vesou. La formation d'une crolite calcaire dans les chaudières d'évaporation, désignée [à la Réunion] sous le nom de cal, qui empêche ou retarde l'ébullition.... éd. mohin, Mém. d'agric. etc. (870- 7(, p. (95.

— HIST. Ajoutez ! xiu" s. Tant sovent s'agenoilloit, qu'il avoit es mains et es genolz unes duretés que l'on clame chauz, Hist. litt. de la France, t. xxv, p. 538.

t CAL..., CALI..., particule péjorative que M. Darmesleter, Formation des mots composés en français, p. ((2, a mise en lumière (voy. ca.... au Dictionnaire). En voici un exemple curieux : Camirau, louche, Gloss.aunisien, la Rochelle, p. 82; il est composé de ca..., et mirer, regarder. L'origine de cette particule péjorative est inconnue.

t CALABARISER (ka-la-bari-zé), v. a. Terme de toxicologie. Introduire dans le corps d'un être vivant du suc de la semence du phylosligma venenosum, ou fève du Galabar. Grenouilles calabarisées, hennesuy. Études sur l'action des poisons, p. 78, Montpellier, (875.

t CALA DION (ka-la-di-on) on CALADIUM (ka-ladi-om'), s. m. Plante voisine du gouet cultivée en serre. En entrant dans la serre, il vit, sous les larges feuilles d'un caladium, près le jet d'eau..., G. FLAUBERT, l'Éduc. Sentimentale, 1. 1, p. 2(5.

— ÊTYM. Malais, kaladi, sorte d'arum à racine comestible, devic, Dict. étym.

t CALAGAN'E (ka-la-ga-n'), adj. f. Terme d'injure adressé par les jésuites aux religieuses de Port- Royal. Il [le P. Brisacier] les appelle des /îHes impénitentes, asacramentaires, incommuniantes, des vierges folles, fantastiques, calaganes, désespérées, et tout ce qu'il vous plaira [c'est Pascal qui soulignej, PASC. Prov. xi.

— ÉTYM. Dom Clémencet, t. m, p. (76, de son Histoire générale de Port-Royal, dit que M. de Callaghan était un gentilhomme irlandais, ordonné prêtre en France et fort attaché « à la doctrine de l'Église el à la maison de Port-Royal. » — Il dil aussi, à propos du P. Brisacier {le Jansénisme confondu) : « Cet ouvrage était rempli des plus horribles calomnies contre les personnes les plus innocentes, spécialement contre M. de Callaghan, et contre les religieuses de P. R. dont M. de Callaghan était l'ami. Le P. Brisacier portait dans ce libelle diffamatoire la calomnie et la folie jusqu'à traiter les religieuses de P. R. do « vierges folles, d'impénitentes, d'asacramentaires, etc. >■ — On comprend que Nicole, dans sa traduction latine des Provinciales (Wendrock), ait traduit calaganes par virgines Calaganicas ; ce C majuscule se voitaussi dans plusieurs éditions françaises des Provinciales ; et M. F. Bovct, qui a retrouvé par un heureux hasard le passage de dom Clémencet, ne se trompait pas en supposant à l'avance qu'il y avait un nom propre au fond de ce mystérieux adjectif calagane, désormais parfaitement clair (note de M. Bcrthoud).

t CALAIS. Ajoutez : — ÉTYM. M. Bugge {Romania, juillet-octobre, (875, p. 352) le tire, avec vraisemblance, du lat. calathus, panier, par l'intermédiaire d'une forme calalMum,- comp. palatium, palais

CAL

flULAMAGROSTIS (ka-la-ma-gro-8ti«'), l. f. U calamagrostis argentée {calamogrostis argcnlea , DC), belle graxninée, Mathieu, ié Reboisement des Alpes, Paris, (876, p. 3(.

— ÉTYM. Kâ>.a(io;, roseau, et S^iputaru;, espèce de graminée.

CALAMBAC, CALAMBOC, CALAHBOUB. Ajoutez: ....Vous allez partir de Madrid tout à l'heure. Pour porter cette boite en bois de calembour X mon père, monsieur l'électeur de Neubourg, V. HOGO, Ruy Blat, u, 5.

— ÉTYM. Malais, kalambaq, le bois d'aloès, dbvic, Dict. étym.

CALAMISTRER. Ajoutez : — REM. Ce mot n'est point hors d'usage, comme le dil le Dictionnaire ; témoin cet exemple : Le masque de Méduse, ou celui du Bacchus indien, aux oreilles de taureau et aux cheveux calamistrés, ch. blanc, {'ilrt dam la parure, p. 343.

CALAMITEDX. Ajoutez : \\ En Belgique, polder calamileux, polder en danger d'être inondé. Les polders compris dans un même arrondissement concourront à la défense commune en venant au secours de celui ou de ceux qui seront déclaréi calamileux. Décret impérialdu 28 déc. (8((,arl.2. (Note communiquée par M. Du Bois, avocat à Gand, qui ajoute que ce mot est si bien resté dans le langage usuel qu'il a passé du français dans le néerlandais, en Zélande, avec le sens qu'y attache le décret impérial).

t CALAPITE. ÀjouUi : — ÉTYM. Kalâpa, nom malais et javanais du coco, devic, Dict. Hym

t CALCICOLE (kal-si-ko-1'), adj. Qui habite les terrains calcaires. Plantes calcicolcs, contejean, Acad. des se. Comptes rend. t. lxxxi, p. 5(. L'existence d'une flore calcicole sur certains grès de Fontainebleau, duchartre, Acad. des se Comptes rendus, t. lxxxu, p. ((68.

— ETYM. Lat. calx, chaux, el colère, habiter.

t CALCIFCGE (kal-si-fu-j'), adj. Qui fuit les terrains calcaires. Plantes calcifuges, contejean, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxi, p. 5(.

— ÉTYM. Lat. calx, chaux, el fugere, fuir.

t CALCIN. Ajoutez : || 2° Sorte de croilte qui se forme à la surface de certaines pierres de taille exposées à l'air. || 3" Se dit aussi du conglomérat c . ' ire qui se forme autour des objets qui ont séjourné plusieurs siècles dans le lit de la Seine, Bulletins de la Soc. d'anthropologie, t. vm, ((• série, p. 203.

CALCINATION. Ajoutez : — REM. L'exemple de Voltaire oii il s'agit de la calcination du plomb se rapporte au sens ancien (transformation en ce qu'on nommait les chaux) et non au sens moderne de calcination.

t CALCOSPHÉRITE (kal-ko-sfé-ri-t'), s. f. Petite cristallisation sphéroïdale à base calcaire (carbonate, phosphate, etc.) qui se trouve dans un grand nombre de parties animales, la coquille de l'œuf, la coquille des mollusques, etc.

— ÉTYM. Lat. calx, chaux, et sphère.

t CALCULATIF, IVE (kal-ku-la-tif, ti-vl, adj. Qui sert au calcul. Les nombres calculatifs, Girard, Prtnc. de la langue franc. (O" dise. Quotité calculative, id. ib.

tCALCCLIFORME(kal-ku-li-for-m'), od;. Qui est en forme de petits cailloux. || Se dit d'une écriture qui fut usitée dans l'Amérique du Sud avant l'arrivée des Européens, Joum. offic. 26 avr. (875, p. 3005, 2" col.

CALEBASSE. Ajoutez : || 4" Populairement et fig. Vendre la calebasse, révéler le secret.

t CALEBAYE (ka-le-bê), s. m. Sorte de chou. On sèmera également les choux d'Tork, cœur de bœuf, en pain de sucre, celui de la Poméranie, le petit calebaye hâtif, ainsi que les gros choux quintal, de Saint-Denis, de Bonneuil, Joum. ofjlc. (8 août

(872, p. 5577, (" col.

CALÈCHE. Ajoutez ; — REM. I. U est écrit galoche dans une pièce officielle, datée du 8 janvier (66(. La permission d'étailir, dans notre bonne ville, faubourgs et banlieues de Paris, de» galeches, cariolcs ou petits carrosses à deux roues, tirées par un seul cheval. Lettre patente, qui révoque cette permission. Il l. « Ce qui s'appelait l'été dernier une calèche (chapeau de femme), cet hiver une capote, a repris le nom de calèche depuis que nos dames se promènent en voiture découverte ; une calèche a de la blonde ou du tulle au bord, comme l'année dernière, mais en plu» grande quantité. Quelles fleurs? me direz-vous. Des lilas, vous répondrai-je, des jacinthes, des roses, des blucU, • Journal de Paris, du (" mai tau.

CAL

f CAL.ËOHIER (ka-lé-cbié), t. m. Loueur do calèches, de voitures de p)ace. Cassation , sur lo pourvoi du sieur S..., calécbier i Oran, du jugement de ce tribunal.... Ga*. des Trib. f'-i mars «H75, p. au, i' col.

f CALÉllMJSOOPIOUE (ka-lé-i-do-»liO-pi-li'), adj. Oui a le jeu, l'ii|iparcnco d'un ealéidoscope.

i C.^LE.HANDK (ka-lc-mjui-d'), ». f. Nom, dans le xviii' siècle, d'une élofl'e commune. Maudit soit le précieux vêtement que je rcvÈro 1 où est mon ancien, mon humble, mon commode lambeau de eaiemande? didkhot, Regrett tur ma vieiU» robe de chambre, édit. de J. Assezat, t. iv, p. 7.

CALEMBOUH. Ajoutez : — REM. Une note que nous communique M. Félix Bovet, a le mérite de fixer à peu près l'époque ob le mot s'est introduit, il y a tout juste un siècle : Vous ne savez peutêtre pas ce que c'est que des calembours, espèce do jeux do mots, sans mérite, selon moi, et que l'on se permet pourtant très-fréquemment dans nos sociétés ; le marquis de Bièvve est surtout fameux pour sa facilité prodigieuse en ce genre, Leltre du «8 février 1776, dans Correspond, secrète, polit, et liu. ou Uémoiret pour servir à l'histoire des cours, des sociétés de la littérature en France depuis la mort de Louis XJY, 1. 1, p. 200.

— f.TYM. Ajoute! : M. Sardou rattache ce mot au bois de calambour; voici comment : il a trouvé dans des papiers provenant de Favart un manuscrit de Fuzolier contenant les Montgenettes, recueil de chansons composées à Montgent par de bons vi- »ants de la société d'autrefois. On improvisait, sauf l'abbé Chérier, censeur royal, qui restait court au milieu de ces improvisateurs intrépides. Un jour l'abbé accourt, criant qu'il venait d'enfanter une jolie chanson, et il cbanta d'abord sur l'air, Plaignons le malheur de Lulli, etc.... Pleurons tous en ce jour.... Après ce beau vers, sa muse, fatiguée de cet effort spirituel, fit une pause prudente et nécessaire. La compagnie, charmée d'un si heureux début, le presse d'achever. Le poêle léger recommença : Pleurons tous en ce jour.... et s'arrêta là une seconde fois.... On le conjura de continuer un ouvrage qui promettait tant. Enfin, après avoir invoqué Apollon et remonté sa lyre, il entonna pour la troisième fois avec une emphase digne du sujet: Pleurons tous en ce jour... Du bois de calambour.... Son Pégase essoufflé ne peut faire un pas de plus, il s'arrête court. — Ce poëme ébauché risquait d'avoir le sort de VÉnéide et de n'être pas achevé , si Mareuil , osant suivre ce nouveau Virgile, n'avait pas sur-leebamp terminé cette importante affaire comme il suit : Pleurons tous en ce jour Du bois de calambour.... Crioit d'une voix emphatique Un abbé qui n'est pas éthique ; Aussitôt en chœur on lui dit : 11 a mal à l'esprit. Et, après avoir reproduit ces vers de fermier général, Fuzelier ajoute : ■ Ce mot de calambour fut tant répété ce jour-là et depuis par la société de Montgent, pour signifier comiquement et allégoriquement fadaise, baliverne, pauvreté, qu'il a fait fortune et est devenu proverbe. • Mareuil d'ailleurs fit incontinent la chanson suivante : Sur l'adr : Tout cela m'est indifférent : Pour ne jamais demeurer court, Prenez gaule de calambour ; Touchez avec cette baguette Le stupide ou l'homme d'esprit, Vous verrez que d'une sornette Ainsi que d'un bon mot il rit. M. Sardou conclut de là que, franchissant les limites de Montgent, et propagée au dehors par les gens de tout rang auxquels Fuzelier fait allusion, la locution nouvelle s'est insensiblement transformée sur la route ; et que, s'écartant de plus en plus de sa signification première, elle en est venue tout doucement à ne plus désigner seulement une soUise, mais aussi, et par la ressemblance des deux mots, une eaXembredairu, puis le coq-à-VAne, Véquivoque, et enfin le jeu de mots tout spécial qu'elle caractérise aujourdhui, et qui, depuis longtemps, attendait une expression qui lui fût propre. — De telle sorte qu'ayant enfin vers 1760 son droit de bourgeoisie, le ealemhowr n'attendait plus que M. de Bièvre pour obtenir de lui ses titres de noblesse (le Temps, i fév. (87S). D'un autre côté, M. Darmesteter, Formation des mois composés en français, p. 1*4, pense que calembourdatn;, autre forme de calembredaine, donne l'élymologie de calembour, qui se trouve être ainsi la forme masculine de calembredaine {calembour, aux environs de Cbàteaudun, se dit au sens de coJembrcdoine). Cette conjecture a l'avantage de rattacher calembour à un mot déjà connu. Toutefois nous inclinons à croira que c'est M. Cbasles (^ui a raison, et que Ca-

CAL

lemberg est bien l'origine de ce mot. On a objecté qae, pour l'autoriser, il faudrait que ce personnage de contes allemands eût été connu en France; ce dont on n'a pas de trace. Or des traces de ce genre existent. En effet on trouve, dans un auteur dn xvi* siècle, mention de Caltmberg k côté d'ffulenspiegel : Un fliz qui n'ctitoit si habille que on Ulyspiegel ou un curé de Kallenberg, bOnitart, de Nobleste, p. 2tl. Ce document est important dans les discussions que calembour soulève.

CALBMBRBDAINB. — ETYH. ÀjoutêJ : M. Darmesteter, Formation des mots composés en français, p. 4 4 6, trouvant en picard bredairie, bourde, voit dans calembredatn« un composé de ealtm et berdaine. Herdaine équivaut à bnu'daine, et est un dérivé de bourde, «t calem est la particule péjorative eali, avec la nasalisation devant la labiale, fait qui n'est pas rare dans la phanéti(|He français*.

f CALENCK (ka-lan-s'), s. f. Terme des ouvriers de Paris. Manque d'ouvrage. Etre en calente.

— ÊTYM. Il est possible que calenee soit une corruption de carence, manque; carence, qui est ancien dans la langue, et qui n'est plus usité qu'en termes de pratique, serait resté sous une forme altérée dans le langage populaire.

CALEPIN. ÂjouUi : Il a* Morceau de peau ou d'étoffe qu'on met sous la balle de la carabine.

4. CALER, ^jouleî : Il 4" Populairement, reculer, lâcher pied (ce sens était fort usité au xvi* siècle, voy. l'historique).

CALKAT. Ajouta . — lllST. xiv* s. Asselln Grille, maistre des ouvres de nostre navire [flotte] et clerc de nostre armée de la mer, lequel nous avons commis et ordonné pour nous faire venir certain nombre de calefas et de remolas, pour les reparacions de nostre ditnavire, Uaruiements de Charles V,

t CALlBORGNE(ka-li-bor-gn')ou CAI.1BOR6X0N (Ita-li-bor-gnon), adj. Qui y voit mal. Il [le fils du régent].... brèche-dent, caliborgnon, punais, decouRCHAMP, Soutien, de la marquise de Créquy, t. m, ch. 6.

— ÊTYM. Berry, caliborgne; Haut-Maine, calorgjte; picard, coJiborgnon ; norm. caliborgnettes , des lunettes; de la préposition péjorative caou cal, ou coi», et borgne. Pour cette préposition (voy. le Dictionnaire à cà...., et cal..., cau..., au Supplément).

CALIBRE. Il 3* Ajoutez : |l Au xvi* siècle, sous Henri II, les six calibres de France, nom donné aux six bouches à feu qui suivent : !• le canon, dont le projectile pesait do 33 livres 4 onces à 3* livres ; 2° la grande coulevrine, dont le projectile ordinaire de t s livres î onces ne dépassait pas (6 livres 4 onces; 3* la coulevrine bâtarde, avec un projectile, en moyenne, de 7 livres 2 ou 3 onces ; 4* la coulevrine moyenne, avec un projectile de ï livres; 5* le faucon, avec un projectile de 4 livre 4 once; 6* le fauconneau, avec un projectile de 14 onces.

CALIBRE. .à;oulex : {| Un tube est dit bien calibré quand le diamètre intérieur en est partout le même.

i. CALICE. Ajoutez : || i" Terme de zoologie. Nom donné à la capsule qui contient l'ovule dans l'ovaire de la poule.

t CALICHE. Ajoutez : || i' Nom d'une espèce de terre à salpêtre. L'analyse de la terre à salpêtre ou caliche [découverte à Arica, Pérou] a donné des résultats favorables, Joum. ofjic. 2» oct. 4872, p. 6712, 3' col.

t CALIFORNIE (kalifor-nie) , ». f. Contrée de l'Amérique du Nord où l'on a trouvé de riches mines d'or. || Fig. C'est une Californie, se dit pour exprimer la richesse d'un lieu, d'une maison, d'une entreprise.

CALIFOURCHON. — 6TYM. M. Fr. Dame, de Bucarest, suggère, pour expliquer la première partie du mol, de prendre en considération le roumain caJ, cheval, caltil, le cheval, coiare, monter à cheval. H est certain que ce cal, qui vient sans doute de cabailuj, offre une interprétation do califourchon. Mais est-il permis d'introduire cette forme néo-latine orientale dans nos langues néolatines occidentales, qui ne la connaissent pas? Le mieux est de considérer califourchon comme composé de fourckon et de la particule péjorative caU ou co (on a dit cafourchon, voy. l'historique).

t CALir^INKUX. Ajoutez : \\ f Envahi par le brouillard. Le fondement à l'existence de toutes les choses ne vous apparaît plus que dans une noire impasse ou un caligincux abîme, tant que vous ne faites pas intervenir.... l'idée de Dieu,

CAL

OILARDIK, IHsc. IMT le surnaturel, cité dans Cai. des Trib. du 4 nor. l»76, p. kiss, »• col.

t CALI.N. Ajoutez :\\f Dans l'Aonls, v«se ordinairement de tôle, muni d'un coovercle sur lequel on met de la braise, tandis qn'U est placé sur le feu ; sert k la cuisine, (Jlnts. aunitien, p. M

— tTYM. Portng, ealaim ; de l'arsbe cala't , qui à son tour vient du malais kelan;, éltio, ou bien de Cala'a, nom d'une ville dans l'Inde d'ob l'on tirait l'étain (oozï).

t CALINASe (kali-na-j'), ». m. Botte de callnage, petite boite de hêtre fermant à erocbct. P... fabricant de boites en hêtre dites de calinage, Alm. Uidot-Bottin, 1*70. Calinage en ipros, lo. A.

t CALINO (ka-li no), ». m. Nom moderne de l'ancien jocrisse, j) Ce nom est emprunté t une pièce de MM. Barrière et Pauchery, qui euxmêmes avaient pris ce personnage k une Vmiure de masques, de MM. Edmond et Jules de Concourt. Ceux-ci ont écrit Calinol ; mais toute la prease actuelle écrit Calino.

fCALIODN (ka-ll-oun'], ». m. Pipe à ean; c'est le nom persan du narguilé. Quelques coussins peutêtre, un ealioun incrusté de rubis et de turquoises pour fumer le blond tabac de Cacban, r. cbaoi-

NES, Joum. OfUc. 10 oct. I87S, p. «21M, f COl.

Il On trouve aussi calian.

— Ktym. Persan, falioftn ou qualitn, dkvic, Dict. éttjm.

t CALLAlDE (kal-la-i-d') ou CAI.LaTS (kal-lais), s. f. Sorte de pierre précieuse, d'un vert pile ou d'un bleu pile. On a trouvé [dans une crypte des plaines d'Arles] une certaine quantité de grains percés de turquoise qui rappellent les perles en eallals des dolmens du Morbihan, et dont le gisement est inconnu en Europe, Joum. of^.

11 oct. 1876, p. 7428, 3* COl.

— f.TYM. K«>>,»î; 00 xâ),al;.

t CALLIGRAPIIIOlE.MEyr (kal-li - gra-fi-keman), orfi). D'une manière calligraphique. Ce n'est pas seulement l'invention de Gutenberg qui entraîna la décadence de l'art d'écrire calligrapbiquement, A. mauby, Ilist. de l'écriture, Rev. du Deux-Mondes, l" sept. 1876, p. 168.

t CALLUNB (kal-ln-n'), ». f. Sous genre déUché du genre erica, et dont la bruyère vulgaire (en'ca lulgans. etc. callvma vulgaris, Salisb.) est la principale espèce.

— ÊTY.M. K7>)'Jvti», embellir, nettoyer, parce qu'on fait des balais avec cette plante.

t CALMEâlE.'Tr (kal-me-man), adv. D'une manière calme. Personne, en considérant les choses calmement et sans passion, ne dira qu'il a le droit.... le Temps, 7 mai 187», p. a, 2* col.

t CALOGE (ka-lo-j'), t. ^. |1 !• Nom, k Étretat, d'anciens bateaux côtirrs que la mer a mis hors d'usage et que les pécheurs, les installant sur la plage, ont recouverts d'un toit de chaume, après avoir percé, dans l'épaisseur de leurs b«rds, des portes, des fenêtres. Le» calogcs servent de magasins pour les engins de pêche , le Temps, 18 août 1876, 2' page, 3* col. || S* En Normandie, cabane de berger, niche à chiens, à lapins, dbl- BOULLE, 6I0SS. de Ut vallée d'Téret, p. «0.

— RTYM. Co, préfixe péjoratif, et Joje. CALOMNIE. — HiST. XVI' S. Ajoutez : ....Que,

au préalable.... tu ne sois deuemcnt et canonlqnement purgé de calomnie et conseil [purgé de l'imputation d'avoir calomnié et d'avoir besoin d'un conseil judiciaire], Œuvres facétieuses de Noël du Fail, Paris, 1874, t. n, p. 214.

CALOMNIEU^I. Ajoutes :— KK*. Malherbe a employé ce mot au sens de répréhensible:t'n nombre infini de calomnieuses subtilités. Lexique, éd. L. Lalanne. On le trouve dans Charron, xrf siècle, en un sens analogue : L'homme, la plus calomnieuse et misérable chose du monde, .S'ajests, 1, »,

t CALORIFIANT, ANTE (ka-lo ri-fl-an , an t'), adj. Qui échauffe. L'action calorifiante du soleil, HUHBOLDT. If<fm. de la Soc. d'Arcueil, t. m, p. 473.

t .■». CAIOT (ka-Io), ». m. Bille de grosse dimension qui sert à certains jeux d'enfants.

CAI.01TE. Ajoutez : \\ lO* Espèce de pâtisserie à confiture. Vous vous imaginez peut-être qu'il est question de quelques petites friandises dont on nous donnait de nombreuses indigestions dorant notre jeunesse, et qui portaient ce nom si joli, si gracieux, si adorable de petites calottes, il y avait là dedans des confitures, 6az. des Trib. 13-14 avr. 1874, p. 360, l" col. Il 11* Pot de confiture, ayant la forme d'une grande calotte, sans anses ni oreilles. Les calottes dont nous nous entretenons sont des pots de oonfltures, (ras. des Trib. •*•<«

CAM

avr. 1874, p. 3S0, I" col. Confitures de toute espèce logées en calottes ou on boites, Alm. Didolllouin, iH-o, p. 880, «"col.

f CALOU. Ajoutez :\\i° ^Jm du vin de palme tait avec la sève du cocotier (voy. palme t, n' 2).

CAI-Ol'E- Ajoutez : — REM. Chateaubriand l'a fait féminin, à tort : Peut-être aujourd'hui met on trop de prix à la ressemblance et, pour ainsi dire, à la calque de la physionomie de chaque époque, Préface des Études historiques.

CALVAIRE, il jou Jez : — REM. Calvaire, (j^,, il désigne le lieu oii Jésus fut crucifié, prend un grand C, mais un petit c quand il est employé ligurément comme un lieu de douleur.

t CALVANIER (kal-va-nié), s. m. Terme d'agriculture. Homme do journée qui engrange les gerbes, charge les voitures pendant la moisson, etc. Il En Normandie on dit calvènicr.

t CALYPSO (ka-li-pso), s. f. La 63' planète télescopique, découverte par Luther.

— ÊTYM. KaXu<)/i), nymphe, fille d'Atlas.

t CAMAGE (ka-ma-j'), s. m. Ensemble des cames. Arbre de carnage.

CAMAÏEU. Ajoutes :\\i° Vêtement qui, comme la peinture en camaïeu, a deux tons. Dans ce costume, qui est ce qu'on appelle proprement un costume camaïeu, l'un des deux tons se dislingue de l'autre, et chacun a son écho dans la toilette, CH.

BLANC, Joum. Offie. 28 OCt. 4872, p. 67)0, 3' COl.

La dignité du vêtement, le luxe voilé, la sévérité de l'uni ou des camaïeux sont quelquefois des raffinements, ID. tb. p. 67H, 2» col.

CAMARADE. Ajoutez : — REM. Malherbe disait c.imerado : Lundi furent amenés sept des camerades de Montchresticn, Lexique, éd. Lalanne. Celte forme est plus voisine de l'étymologie.

t 2. CAMARADE (ka-ma-ra-d'), s. m. Nom d'un fromage. Le fromage de camarade [do chèvre] est assez recherché ; on le fabrique dans les montagnes du département de l'Ariége, heuzé, la France agricole, carte n° 44.

t CAMBIAL, ALE (kan-bi-al, a-I'), adj. Qui a rapport au change. La première section s'occupe du droit privé.... la seconde du droit commercial, cambial et maritime.... Joum. ojfic. 7 sept. 4872, p. 689S, i" col.

— KTVM. Voy. CAMBISTE.

t CAMBIAT13RE (kan-bi-a-tu-r'), s. f. Terme italien. Voilure dans laquelle on voyage en changeant de chevaux à chaque poste. Il lui offre une place dans sa cambiature, volt. Dict. phil. Évéque.

— ÉTYM. Cambiatura, de cambiare (voy. changer).

t CAMBRELAGE (kan-bre-la-j'), s. m. Le même que le chambellage, denisart, Collection des dédiions nouvelles, (775, hoc verbo.

— ÊTYM. Cambrelage se trouve dans la Coutume du Cambrésis, titre i, art. 46 ; c'est une autre forme de chambellage.

t CAMBRIOLEUR (kan-bri-o-leur), s. m. Terme d'argot. Voleur par effraction dans les chambres, dites en argot cambrioles.

t 3. CAME (ka-m'), s. f. Nom donné, dans le département de la Manche, à des pots de cuivre jaune, mais étamés intérieurement, dans lesquels on transporte le lait de l'herbage à la ferme, les Primes d'honneur, Paris, <873, p. 2(.

t CAMÉLIDÉS (ka-mé-li-d'), s. m. pi. Nom donné au groupe des animaux appartenant au genre chameau.

— ÊTYM. Lat. camelus, chameau.

CAMKLIN, INE (ka-me-lin, li-n'), adj. Oui appartient au chameau. Les produits de la population caprine et cameline de l'Algérie.... la population cameline de l'Algérie est d'environ i 80 ooo tètes, Joum. ofjic. 4 2 mai <874, p. 3220, t" et 2* col.

— ËTYM. Lat. camelus, chameau.

CAMELOT. — EtYM. Ajoutez : Il n'est pas sûr,

malgré l'apparence, que camelot vienne de camelus, chameau. En effet, d'un côté, Olivier de Serres (voy. l'historique) dit que le camelot est fait de poil de chèvre ; et, d'un autre côté, le Journal offieiel (12 mai (874, p. 3220, 4- col.), énumérant « différentes sortes de duvets de qualité supérieure, dont on fait des tapis ou des tissus brillants appelés camelots. » dit que ce nom dérive de seil el kernel, nom de la chèvre d'Angora, d'après M. Texier. Il est de fait que le camelot ou, comme on di.sail plus anciennement, le camelin était une belle étoffe (voy. l'historique).

t 2. CAMELOT (ka-mc-lo), t. m. Terme populaire. Vendeur de cameloUe. ils transportaient Iflt marchandises envoyées dans des domiciles dif-

CAM

férents, ou les écoulaient immédiatement à bas prix, en les vendant aux camelots de la rue, à des colporteurs des environs de Paris, el même en province. Gaz. des Irib. 45 fév. 4874, p. 464, 2° col. Après l'insurrection, il disparut; il s'était fait camelot et vendait de la lingerie dans les marchés, tb. 34 janv. 4875, p. 402, 4* col.

t CAMELOTIER. Ajoutez : \\ l' Celui qui vend de la camelote, de mauvaise marchandise, de la marchandise de peu de valeur.

t CAMftRAL, ALE (ka-mé-ral, ra-l'), adj. Qui a rapport aux finances publiques (mol usité en Allemagne). L'économie politique y a été rangée [en Allemagne] parmi les sciences camérales, c'està-dire qui ont l'Étal pour objet, E. de lavbleïe, Rev. des Deux-Mondes, 4 6 juilï. 4 875, p. 454. Les étudiants se répartissaient comme suit d'après les diverses facultés : théologie, sciences camérales..../oum. Oflîc. 8 sept. 4872, p. 6944, 2* col.

— Ë rYM. Bas-ial. cameralis, de caméra, chambre, au sens d'institution financière.

t CiVMIN (ka-min), s. m. Nom, au Havre, du canot de pêche.

f CAMIONNAGE. Ajoutez : — REM. Sous la dénomination de CEmaionnages on entend tous les transports dans les villes, y compris leurs faubourgs, Circulaire des contributions indirectes, 4 6déc. 4 820, n-ss.

t CAMIONNER. Ajoutez : Le contrat par lequel une compagnie de chemin de fer s'engage à camionner, au domicile du destinataire, des marchandises adressées en gare. Gaz. des Trib. 20 avril

4873, p. 379, 4" Col.

CAMIONNEUR. Ajoutez : || 2° Cheval de camion, La première [race] est composée des chevaux de gros trait.... le charretier, le camionneur y dominent, bûcher, flapp. à l'Assemb. nat. n° 4940, p. 65.

t CAMISOLEK (ka-mi-zo lé), v. a. Maintenir par une camisole un fou, un furieux, le Progrès médical, 4 7 avr. 4 875, p. 208, 4" COl.

t CAMOCAN (ka-mo-kan), s. m. Sorte d'étoffe précieuse usitée dans le moyen âge.

— ÉTYM. Espagn. camocan, camucan; M. Dozy tire camocan d'un mol arabe, venu lui-même d'un mot chinois, kincha ou kimcha, signifiant brocart.

CAMOMILLE. Ajoutez : — REM. On a dit camamille. Navettes, camamilles, olivettes et lins, oi- RAUDEAU, la Banque rendue facile, 4769, p. 4I8.

CAMOUFLET. Ajoutez : — SYN. camouflet, fougasse Le camouflet diffère de la fougasse, en ce sens que le camouflet est un fourneau souschargé.

CAMP. Il 1" .4 joufez : Il Camp retranché, camp destiné à protéger une place forte, ou à être occupé par une armée chargée de la défense d'une position importante. || 9° Néologisme. Un campvolant, un homme qui est comme en camp volant, sans demeure fixe, un coureur, un vagabond. Je vous assure qu'on a heurté à la porte , reprit le jeune homme, qui s'était levé. — Sans doute quelque camp-volant qui prend ma maison pour une auberge.... sois tranquille, je vais l'expédier, a. THEURlET, Rev. dcs Deux-Mond. 4 5 mai 4 876, p. 259.

— REM. Le titre de maréchal de camp n'est plus usité. Il est d'après le texte des lois et règlements remplacé par celui de général de brigade. Le maréchal de camp (de même que le général de brigade qui lui a succédé) ne commandait pas toujours une brigade ou un département, par exemple dans les armes spéciales (étal-major, artillerie, génie). C'était, comme est le général de brigade, un officier général dont le grade est supérieur à celui de colonel et inférieur à celui de général de division.

t CAMPANAIRE (kan-pa-nê-r'), adj. Qui a rapport aux cloches. Échelle campanaire.

— ETYM. Lat. compano , cloche (voy. campane au Dictionnaire, à l'étymologie).

t CAMPANNE (kan-pa-n'), «./".Sorte de dentelle. La bisette, la gueuse, la mignonnette, la campanue, formaient primitivement des dentelles en fil de lin pur ou plus ou moins fin, Extr. de l'^Économiste français, dans Joum. offic. 7 janv. 4876,

p. 472, 2' col.'

t CAMPAS (kan-pâ), s. m. Nom, dans lo Sud- Ouest, de terrains non cultivés. Les campas ne sont que ce qu'on appelle en français des landes, ou de petites portions de terrain qui ne .sont pas cultivées, CAPPEAU, De la compagnie des Alpines, etc. 4817, p. 34«.

— ÊTYM. Dérivé du lat. compuj, champ.

CAMPEMENT. Ajoutez : || 4* Hache de campement, hache qui Tait partie de l'équipement des

CAN

troupes à cheval, pour certains travaux de campement.

t CAMPÈNK (kan-pè-n'), j. f. Nom, dans la Suisse romande, de la clochette qu'on mel au cou du bétail. Deux armaillis [bergers] précédaient la troupe [des contrebandiers], porteurs l'un d'unf campène ou clochette de bétail.... toubin, les Cortr trebandiers du ffoirmont, scène de la vie jurassienne.

— ÉTYM. Lat. campana, cloche (voy. campane au Dictionnaire, à l'étymologie).

CAMPINE. Ajoutez : Prix moyen de la volaille et du gibier vendus au détail, pendant le carême de 4 774 et 4 772 : Espèces : Poulet gras, 2 1. 4 5 s. en 4771, 3 I. 5 s. en 4772; Pluvier doré, 4 I. 40 s. en 4 774, 4 1. 45 s. en 4 772; Campines, 6 I. en 4 774, 2 I. en 4772; Dindonneau, 7 I. en 4774, 7 I. en 4 772, A. nussoN, les Consommations dii Paris, p. 250 (le texte porte fautivement compine).

t CANAC (ka-nak), s. m. Nom, à Belle-Ile, Morbihan, du fou, oiseau de mer, dit aussi sergent goulu, oouÊZEL, les Oiseaux de mer, Nantes, 487B p. 42.

t CANAILLERIE (ka-nâ-lle-rie , {{ mouillée:), s. f. Terme populaire. Acte de canaille, acte grossièrement malhonnête. C'est une canaillerie.

t CANAILLOCRATIE (ka-na-llo-kra-cie. Il mouillées), s. f. Domination de la canaille. Du temps de la canaillocralie, je pouvais, à mes risques et périls, dire leurs vérités à ces inconcevables souverains, JOSEPH DE MAISTHE, dans SAINTE BEUVE,

Portraits littéraires , t. u , article Joseph de itaistre.

— ÉTYM. Mot hybride, de canaille, et x^anîv, commander.

CANAL. AjoiUea: || 13" Terme de géométrie. Canal, surface canal , enveloppe de toutes les positions d'une sphère de rayon constant dont le centre se meut sur une courbe donnée.

t CANALET (ka-na-lè), s. m. Branche du cana. du Midi. Le passage de l'Orb aura lieu sur un pontaqueduc se raccordant avec l'écluse de Fouseranncs et le canalet dit du Pont-Rouge, à Sauclières, e. changez. Voies navigables de la France, p. 408, Paris, 4885. La navigation [de l'Hérault].... se trouve interceptée.... par d'autres moulins qui ne permettent de communication entre la partie supérieure et la partie inférieure qu'au moyen de deux branches du canal du Midi, dites canalet bas et canalet haut, id. l'b. p. 270.

— ÉTYM. Diminutif de canal.

t CANALISATEUll (ka-na-li-za-teur), t. m. Celui qui canalise, qui fait des canaux. M. Ferdinand de Lesseps, le hardi canalisateur de l'isthme de Suez, Rev. Britann. févr. 4 875, p. 6O6.

t 4. CANARI (ka-na-ri), s. m. Nom d'un caractère dont les Indiens se servent. Inscriptions en canari, Joum. OffjiC. 29 févr. 4876, p. 4460, 3« col.

t 2. CANARI (ka-na-ri),- s. m. Arbre de l'Archipel indien. Le canari oléifère produit une huile résineuse, Bosc. Dict. d'hist. nat. t. 1 p. 4 86.

— ÉTYM. Malais, konôrt, devic, Dict. étym.

t CANASTELLE (ka-na-slè-l'), S. f. Grande corbeille plate, faite en lames de gaulis entrelacées comme les bourriches d'huîtres, servant au même usage que les pantènes.

— ÉTYM. Dérivé du lat. canisirum, corbeille (voy. CANASSE au Dictionnaire).

1 2. CANCAN (kan-kan), s. m. Nom que les enfants et les gens du peuple donnent aux fruits du sycomore formés de deux samares soudées par la base, qui tournoient longtemps en l'air avant de tomber.

CANCEL. Ajoutez : || 3° Dans les anciennes basiliques chrétiennes, barrière à jour qui était placée au devant du sanctuaire. Les cancels étaient impénétrables aux laïques.

t CANCELL.\TION. Ajoutez : M'ayant ledit sieur président.... déclaré qu'il était prêt de faire faire ladite cancellation, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

CANCER. — HIST. Ajoutez : xu" s. [Elle] fut férue en la mammele del malen del cancre, U Dialoge Grégoire lo pape, 4876, p. 24 4.

t CANCHE. Ajoutez : || Canche gazonnante, canche qui forme gazon {aira cespitosa, L., graminées). ... l'ajonc, la brande et la bruyère; au milieu d'elles se trouve une herbe vivace connue sous le nom de canche gazonnante, dont la feuille f;e dessèche l'hiver, paré, Enquête sur les incendies des Landes, p. 4 4 6.

t CANCOUËLE (kan-kou-è-l'), s. f. Nom du hanneton, dans la Haute-Marne. J'attrape des papillons, des bétesàbon Dieu, des cancouèles et '.cats sorte de bétes que j'enferme dans une boite, a.

CAN

TRKUiUBT, Hec. dei Deux-Uondet, t" noT. <R76, p. et.

— REM. Au zvi* siècle, Rabelais nomme le hanneton caquprolle.

t CANDACK (kandas') ou CANDAOCR (kan-dao-s'), s. f. Terme d'anliquité. Titre de la royauté Knjinine d'Ethiopie. Le voyageur était un puissant personnage; c'était un eunuque de la candare d'Ethiopie, son ministre des finances et le gardien de ses trésors, benan, Us ifwilrei, ch. ix.

t CANELO (ka-ne-lo), ». m. Arbre de la Colorahic, qui fournit du bois de construction. Dans lo nombre des bois de construction, on distingue le canclo, dont on fabrique des embarcations; ce bois peut rester dans l'eau plus do trente ans sans se pourrir, oct. sachot, Rev. Brilann. sept. (874, p. 266.

t 4. CANETre (ka-nè-f), t. f. Pièce de bois supportant la ventrière d'un navire qu'on veut lancer à l'eau, et glissant dans un coulisseau parallèle au grand axe du navire.

t 6. CANKTTE (ka-né-f), s. f. Coiffure de femme, dans la Nièvre. Pas un cheveu ne dépassait la canette qui s'élargissait en auréole au-dessus de sa tête, TH. BENTZON, Rev. des Deux-Mondes, 4" juin

CANEVAS. — IIIST. Ajoutez : xii* S. Et si l'aparelle et atourne De kanevas grosse cemise , Perceval le Gallois, V. 1692.

t CANEVETTE. Ajoutez : Il vient de Venise des canevettes de plusieurs bouteilles de verre peintes, DE PEYssoNNEL, rrottéi SUT le comm. de la mer Noire,

CANIF. Ajoutez : — REM. La locution : donner un coup de canif dans le contrat, est très-bien expliquée par cet exemple -.Il [le garde des sceaux Châteauneuf) y passa le canif [dans le privilège surpris par les maîtres peintres], et en arracha le sceau en présence de la compagnie [l'Académie], l'assurant que jamais elle n'entendrait plus parler de cette affaire, de montaiglon, Hist. de l'Acad. de peinture {Mém. attribués à H. Testelin), t. I, p. 82.

t CANILI.ON (ka-ni-llon, Il mouillées), s. m. Clef d'un robinet. Le gaz qui s'était échappé du branchement de l'hôtel du Louvre, à la suite de l'enlèvement du canillon, s'était répandu dans la cave, Gaz. des Trib. te juin 4876, p. 683, 3* col.

t CANIVET (ka-ni-vè), s. m. Ancien synonyme de canif. La pointe d'un canivet vous fera l'ouverture d'une liberté perpétuelle [par la mort), malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

t CANNABINÉES (ka-nna-bi-née), ». f. pi. Famille de plantes, dont le chanvre est le type.

— ETYM. Lat. cannabis, chanvre.

CANNAGE. Ajoutez : \\ 2" Action de tresser des

cannes , des roseaux. Les rotins servant au cannage des sièges, Joum. offic. 2 juill. <872, p. 4494, «" col. Fabricants et marchands en gros de joncs et cannages, Joum. offic. i" mars, p. U35, a* col. t CANNAMÉLISTE (ka-na-mè-li-sf), ». m. Ancien terme d'office. Celui qui s'occupe des fruits confits, des ouvrages de sucre, des liqueurs rafraîchissantes, des pastilles , etc. Le Cannaméliste français, par Gillers, chef d'office et distillateur de S. M. le roi de Pologne, Nancy, «761.

— ÊTYM. Voy. CANNAMELLE OU CANAMELLE.

CANNE. Ajoutez : || 5' Canne armée, canne dans

laquelle est cachée une arme Le bambou

carré, dont chacun de nous a pu voir l'emploi dans les cannes à pêche, cannes armées, manches de parapluies, etc. ED. renard, Joum. offic. 8 fév. 4876, p. 4077, 4" col. || 6* Nom, en Algérie , d'une férule, plante ombellifère , dont les bergers se servent pour frapper leurs troupeaux à grand bruit, comme avec une batte d'Arlequin, sans leur faire le moindre mal, Joum. offic. 7 oct. 4873, p. 6224, 2' col.

t CANNÉ, ÊE (ka-né, née), adj. Qui est fait avec la canne. Châssis cannés pour chaises, Alm.Didot- Poltin, 4874-72, p. 750, 2» col. || Chaise cannée, chaise dont le siège est formé de petites languettes de cannes découpées et tressées en carré ou en losange, etc.

CANNELÉ. Ajoutez : \\ i° Dans la philosophie de Descaries, matière cannelée (voy. aussi strié, au Dictionnaire), forme en cannelures que la matière était supposée prendre par le mouvement des tourbillons. Nous avions la matière cannelée et la matière rameuse de Descartes, volt. IJjct.phiJ. Newton et Descaries.

t CANNKLET (ka-ne-lè), t. m. Petit tuyau servant i la filature. Fabricants de cannelets [pour

CAN

Olaturo, Nomenel. génér. det profettioni iujellei

à patentes.

t CANNECR (ka-neur), ». m. Ouvrier qui tresse les cannes pour chaises. Canncur de chaises.

CANNIBALE.— RTYM. Ajoutez : D'après M. Roulin, cnnnibn/ecst une altération du mut callinago, pour les hommes, catli'pona, pour les femmes, par lequel les Caraïbes se désignaient.

4. CANON. Il !• ^;ou<M : Il Canon lisse, celui dont la surface intérieure de l'ame est unie; Il lance des boulets sphériques et des boites à mitraille ; il se désigne par le poids do son boulet exprimé en livres , canon de 34, de 42, de 8.... dont le boulet pèse 24 livres, 42, 8.... || Canon rayé, celui dont l'ime porte des rayures inclinées qui donnent au projectile un mouvement de rotation autour de son axe, de manière à régulariser l'action de la résistance de l'air ; pour engager le boulet dans les rayures il y a différentes dispositions : enveloppe d'un métal mou qui pénètre dans les rayures par compression ; boulet, entièrement en fonte, coulé avec des surfaces gauches qui s'appliquent directement sur l'âme, laquelle présente la forme d'un prisme qui aurait été tordu; double rang d'ailettes tn zinc qui garnissent le projectile et qui s'introduisent dans les rayures, etc. Le canon rayé est rarement employé à lancer des boulets ; il lance le plus souvent des obus oblongs cylindroogivanx; il lance aussi des obus oblongs à balles et des boites à mitraille. Les canons rayés se désignent par le poids de leur obus oblong exprimé en nombre rond de kilogrammes : canons de 34, de 4 2, de 7, de 4, rayés, dont l'obus pèse environ : 24 k. 4 2 k. 7 k. 4 k. Ils se désignent aussi par le calibre de l'âme mesuré en millimètres : canons de 95, de oc, ceux dont l'âme a 95, 90 millimètres de diamètre. || Canon-obusier, bouche à feu pouvant tirer des boulets et des obus; elle se désigne par le poids de son boulet en livres. {| Canon de France, canon supprimé en 4732; le projectile en pesait 33 livres ; demi-canon de France, boulet de 4 6 livres; quart de canon de France, boulet de 8 livres ; demi-canon d'Espagne, boulet de 24 livres. Il Double canon, nom donné anciennement à de gros canons. || En termes de marine, vaisseau de cent canons, vaisseau qui est armé de cent pièces d'artillerie. || Pendule à canon, canon-pendule (voy. PENDULE 4, n* 2). || 7" Nom du brassard de l'avant-bras (le brassard était une pièce cylindrique des armures à plate).

3. CANON. Il 6* Supprimée l'exemple de Chateaubriand qui contient une erreur, et substituez : Les canons étaient autrefois fort à la mode dans la société.... tout le monde connaît celui qui commence par ces mots : Frère Jacques, dormez-vous? ils étaient tous faits sur ce modèle, fétis. Musique mise à la portée de tout le monde. || Ajoutez : Il 11" Terme d'anliquité. Le canon, une statue de Polyclète qui était reconnue comme règle des belles proportions du corps humain, pune, Hist. nat. xxxiv, 8, 4 9. Il 12° Nom donné à un ensemble de dates chronologiques qui fixaient lo rapport des temps. Il [M. de Saulcy] a montré tout le profit qu'on pouvait tirer des découvertes modernes, des dates fournies par les inscriptions cunéiformes, du canon de Ptolémée, etc. perd, delaunaï, Joum.

offic. 20 oct. 4874, p. 7449, 3* COl.

tCANONNERIE.il;outei: — HlST.XTfs. Les septentrionaux, comme les Allemands.... s'appliquent plus aux choses sensibles et aux arts mechaniques.... jusques à avoir inventé la canonnerie et l'imprimerie, PARÉ, l, 40.

CANONNIER. Ajoutez : \\ %• Nom donné, dans les mines, à l'ouvrier qui se glissait avec précaution en rampant vers le fond des souterrains et, muni d'une perche de 40 à 42 mètres terminée par une torche, déterminait l'inflammation du peu de grisou qui pouvait se trouver dans la galerie, Joum. officie (àf. 4876, p. 4408, ("col. ||4* Au plur. Terme de vétérinaire. Les cauonniers, les deux muscles lombricaux supérieurs, chez le cheval.

t CANOPE (ka-no-p'), s. f. Sorte de vase usité chez les anciens Égyptiens et servant surtout à recevoir les entrailles des momies. Un magnifique vase d'albâtre oriental.... ce vase a conservé les viscères inlesUnaux du Ramsès de la 20' dynastie.... or, une canope n'a pas dû être affectée dans l'origine à un service de mesurage.... on est donc conduit à penser que la canope en question a été retirée de la tombe royale à la suite d'une de ces spoliations.... fehd. delaunay, Joum. offic.

43 sept. 4876, p. 6943, 3' Col.

CANOT. Ajoutez : || Le canot major porte une pe-

CAP

tite pièce d« trente et est monte par loixute-dii hommes. Les petites embaivations du bord sont U b«lcinière et U jrole.

t CANOTE» (k»- no-té), c. n. Wre une pattiotU canot, se promener en canot.

t CANQDK (Un-k'), t. f. Toile de coton de U Chine.

t CANTALÈS(kui-Ulès), ». w. Berger chef, dans la monugne d'Aubrae, CantAl. Le buron, qui représente le cbelet des Alpes, se compose d'un rczdeH:hïussée ob loge le canules, et d'un grenier ob les employée cojcbent dans le foin.... b. moutom, Joum. offic. U mut 4«7«, p. »«7u, 4~ col.

— r.TYM. CanUMi parait être no dérivé de Cantal, nom du département.

t ï. GANTER (kaa-tèr), ». «.Terme de lurf. Galop d'e.ssai qui précède la course. On dit d'un cheval qu'il prend son canter.

— ÊTYM. Angl. eanler, petit galop, <iat eet pour canlerbury, allure des chevaux sur lesquels on faisait le pèlerinage de Cantorbéry.

CANTIIARIUE. Ajoutez .—HIST. xnfs. Par le conseil dudit Pierre [de la Brocc , chirurgien de saintL,ouis', ele mist sous son menton candorilles ; car il entendoit que ces choses atrcsissent [attirassent] les humeurs, Miracle» taint loyt, p. «4<.

CANTINE. Ajoutez : || »• Tabac de canOne. 11 sera fabriqué une espèce de tabac dit de cantine, dont le prix ne pourra excéder 4 francs le kilo, Loi du 38 avril 4846, art. 478. || 4* Petite caisse employée par les officiers pourtratisporter en campagne leurs bagages personnels.

CANTON. AjouUz : || «• X Guernesey, division territoriale de la paroisse de Saint-Pierre-Port, capitalede l'Ile. -Constitution des États de Guernesey, confirmée par ordre de Sa Majesté en conseil, en date du 4 3 décembre 4 844, art. 7 : La paroisse de Sainl-Pierre-Port sera divisée, au dire de ses propres autorités, en quatre cantons égaux, autant que possible, par rapport au nombre des contribuables et au montant de leurs contributions ; chaque canton aura une douzaine. Second report of the commissioners appointed to inquire into the State of the criminal Imv) in the Channel islanil- Lnndon, 4848, gr. in-4', p. 447. || X Jersey, division territoriale de certaines vingtaines. || 7* Nom donné à une certaine étendue de route ou de chemin, qu'un journalier dit cantonnier est chargé d'entretenir, Dict. de l'adm. franc, p. 397.

t CANTONALISMK (kan-to-na-li'sm'), ». m. Esprit de canton, en Suisse. Le cantonali.sme vainqueury trouvera-t-il [dans le refus de reviser la constitution] un nouvel affermissement de son droit do souveraineté ?Prociama<ion (lu Conseil delà Suisse, dans leyoum. offic. 23 juil. 4873, p. î«9», »• col.

CANTONNIER. Ajoutez : On lui doit l'éUblissement des cantonniers sur les grandes routes, qu'il fit voter par les états de Languedoc, dont il était l'un des barons. Petite biographie unirer(«l<(>(4833), art. NisAS (marquis de), né vers 4a«o, morten<7&4. Il 2' Cantonnier, cantonnière, qui est relatif aux cantonniers. Un malfaiteur qui connaissait les cantonniers et leurs habitudes, a pris, sons des pierres oii ils la déposaient lorsqu'ils sortaient, la clef de la maison cantonnière, Cai. det Trib. <• mars

4876 , p. 276, 3* Col.

CAOCTCHOl'C. Ajoutez : || Fig. Clown qui semble en caoutchouc, tant il est souple. Travail extraordinaire de H. Schian, l'homme serpent, premier caoutchouc et gymnaste du monde, l Indépendance belge, 4 4 sept. 4868.

t CAOUTCHOUTER. .Ajoutez : — REM. On trouve aussi caoutchor.quer. Les tiges étaient en baleine et les membranes qui les réuni.ssaient en soie caoutcbouqnée, Joum. offic. 43 juil. 4874, p. 48«3, s* col. La forme la plus usitée est la forme par J; la voici dans le Joum. offic. l" mars 4873, p. 4436, 3« col. : Tuyaux caoutchoutés, bitumés.

CAP. Ajoutez : Il 6* Cap de More ou cap de Maure, se dit d'un cheval dont la tête est noire et le reste du corps d'une autre couleur; cette particularité se rencontre ordinairement chez les chevaux gris ardoisé, souris, rouan, lonvet, Isabelle.

t CAPACE (ka-pa-s"), od;'. Terme technique. Qui peut contenir. Le crftne masculin est, en général, plus volumineux, plus espace, plus lourd que le crâne féminin, broca, Mém. de la Soe. d'anthrop. 2« série, t. it, p. 437.

— ÉTYM. Lat. capctcem, qui vient de capere, prendre, contenir.

t CAPACITAIRE (ka-pa-si-tè-r'), ». m. Néologisme. Celui à qui appartient une certaine cap» cité légale, le Temps, le «4 jauv. 4873, 4- page.

CAP

CAP

CAR

t CAPARAÇONNIER (ka-pa-ra-so-nlé), t. m. t'abricant de caparaçons, Tarif des palenCes, (868.

CAPE. Ajoutez :\H° Dans les manufactures de tabac, synonyme de robe, n* <3.

— HiST. Ajoutez .•XIII' s. Voians tous, non mie ■08 cape, Fisl decoper Gerbiers li pappe Treslous ses membres un et un, phiuppes mouskks, Chronique, V. (5572.

t CAPEI-ER. Ajoutez ; Il n'est pas un marin qui igiiore la peine qu'éprouve un homme dans l'eau, soil à tajiuler la bouée circulaire, soit à se laisser supporter par les autres bouées à traîne, Journ.

OiJiC. n duc. 1H74, p. 8105, »'• COl.

t CAPELLAUE (ka-pè-la-d'), s. f. Coup de chapeau. Grands saluls, révérences, capellades, air de cour, R. TÔPFFER, Vo^ages en zigzag.

— ETYM. Ital. cappellala, de cappello, chapeau. Ce mot serait utile pour remplacer celui de bonnelade, si souvent employé par Montaigne, et qui n'est plus de mise, puisqu'on ne sort plus on bonnet. Tôpffer, s'il voulait franciser le mot italien, aurait mieux fait de dire chapela(i«, trèsusité dans la Suisse romande et surtout à Neuchâlel ; s'il voulait simplement transporter en français le mot italien, il aurait dû écrire eappellade, et non capeilade (berthoud). Chapelade, qui a pour lui l'usage actuel do tout un pays, serait à prendre et à introduire dans la langue.

t CAPUARNAUM. — ÉTYM. Ajoutez : Il n'est pas besoin de conjecture pour expliquer l'emploi de caphamauM. £n effet on lit dans les Évangiles : Jésus entra à Capharnaum, et il se fit dans la maison oîi il était un rassemblement si nombreux qu'il n'y avait plus de place dans la chambre, SI Marc, ii, 2. C'est là que l'usage vulgaire a pris capharnaum pour désigner un entassement confus.

t CAPIËR (capi-é), V. a. Faire descendre l'écheveau de soie le long des lames de guindres pour faire place k de nouveaux écheveaux.

t CAPIGl (ka-pi-ji), s. m. Portier du sérail.

— REM. De là vient le personnage nommé Calpigi par Beaumarchais dans son opéra de Tarare.

— ETYM. Turc, qapoudji ou qapïdji, portier, venant de qapoû, porto, devic, Dict. éttjm.

CAPILLAIRE. Ajoutez :\\3' Qui est relatif aux cheveux. Disons, à la gloire de nos artistes capillaires, qu'ils ont le privilège de la fourniture du monde entier, Monit. um'v. I6 sept. (868, p. ((89,

CAPITAL. Il 9° S. f. Ajoutez : Cette zone [la zone de 250 mètres des servitudes militaires] doit être mesurée sur les capitales des bastions et à partir de la crête de leurs glacis, gaudry. Traité du domaine, t. n, p. (3.

t CAPITALEMENT. — HIST. Ajoutez : \\ xv« s. Condamnés et exécutés pour leurs démérites capitalement et par justice ((422), ttev. des docum. hist. a* année, n" 24, p. (85.

CAPITOLE. — msr. Ajoutez : xiii' S. Al capitoire, ce sachiez sans cuidier, S'en ala Charles li bons rois au vis fier ; Car là endroit se vorra [voudra] herbergier, les Enfances Ogier, publiées par Sche- 1er, Bruxelles, (874, v. 7425.

CAPITON. Ajoutez : || 2" La partie d'un siège qui est rembourrée de capiton. On a conduit, hier, devant le commissaire de police de la gare Saint- Lazare, un individu qui avait été surpris, lacérant à coups de canif les capitons d'une voiture de première classe, le Rappel, (7 oct. (874. Enfin, il arrivait dans son boudoir discret comme un tombeau, tiède comme une alcôve, où l'on se heurtait aoix capitons des meubles parmi toute sorte d'objets çà et là, 0. FLAUBERT, l'Educ. sentim. t. u, p. 2(7.

t CAPlTOtfNAGE (ka-pi-to-na-j*), t. m. Action de capitonner, de garnir de capitons. L'algue maino apposée contre les parois des baraquements comme un mince capitonnage, th. de langeac, l'Univers illustré, (4 oct. (87(. Les profanes ont peine à comprendre le lien qui existe entre les dilférentes phases do cette fabrication [de wagons], du point do départ à la peinture du véhicule et au capitonnaiie de ses coussins, Rev. Brit. juil. 1875, p. <(5.

t CAPITONNER. Ajoutez : — HIST. xvi- s. Se capitonner, s'envelopper, s'cmmaillotlcr la tête. Œuvres de Rabelais, éd. Janet, (823, Glossaire, »• capitonner.

t CAPITULÉ. Ajoutez : j| %' Se dit présentement, des militaires compris dans les diverses capitulations advenues pendant la guerre de (87o et I87(. Le gouvernement eut la pensée d'employer eu Afrique les offioien capitules.... la position de ca-

pitulé du général F.... soulève ici l'opinion contre lui, Jnum. ofjxc. (4 avr. (875, p. 2676, (™ col.

t CAPOC. Ajoutez : Le capoc est une espèce de colf.ii soyoux des Indes orientales, qu'on ne file pas, mais qu'on emploie à la manière de la ouate.

— ÉTYM. Malais, kSpoq, nom de cette espèce de ouate, DEVIC, Dict. étym.

CAPONMEKE. Rédiger ainsi l'article : || l"Terme de fortification. Passage à ciel ouvert, servant à traverser les fossés des fronts bastionnés. Les caponnières sont simples ou doubles suivant qu'el les sont abritées par un seul épauloment, ou qu'elles en ont un de chaque côté.

CAPORAL. Ajoutez : || i' Nom du tabac à fumer ordinaire, ainsi dit, d'après M. Larchey, par oppotition à un tabac haché plus gros, dit de soldat, et vendu à un prix moindre.

— ÊTYM. Ajoutez : Le mot italien est ancien. Il résulte d'un acte officiel du gouvcrnomont de Florence, daté du 28 nov. (503, que Machiavel fut chargé à cette époque de choisir et do reviser les caporaux des troupes de la République, arth.

MANGIN, Jour». Offic. 20 fév. 4873, p. (242, (™Col.

t CAPORALISER (ka-po-ra-li-zé), v. a. Néologisme. Faire caporal. Il y avait des caporaux qui disaient qu'on les avait caporalisés malgré eux, et qui demandaient à ^c:^igner leurs galons, Taocuu, Journ. offie. 6 juin (872, p. 38((, a* col. ||2° Fig. Établir un régime de caporalisme.

■t CAPORALISME (ka-po-ra-lis-m'), i. n». Néologisme. Régime de caporal, dans lequel la vie civile est asservie aux idées et aux habitudes militaires. Ils [les habitants du sud de l'Allemagne] n'ignorent point la différence qu'il y a entre une armée citoyenne et ime nation de soldats; rien de plus contraire que le caporalisme à leurs habitudes et à leurs goûts, cuerbuliez, Rev. des Veux- Mondes, ("' mars (870, p. 62.

f 2. CAPOTAGE (ka-po-la-j'), s. m. Disposition de la capote d'une voiture. Deux coureurs destinés à lui venir en aide [au cocher], postés debout sur le marchepied de derrière de la voiture, dont le capotage relové forme une espèce de lucarne, l'œil constamment fixé sur les chevaux, se jettent à leur tête au moindre incident.... Journ. offic. 3( août

(876, p. 74U5, 2' col.

CAPRICE. Ajoutez :\\h' Pièce littéraire oîi l'on n'a pas observé les règles do l'art. Je dirai peu de chose de cette pièce ; c'est une galanterie extravagante qui a tant d'irrégularités qu'elle ne vaut pas la peine de la considérer, bien que la nouveauté de ce caprice en ait rendu le succès assez favorable pour ne me repentir pas d'y avoir perdu quelque temps, corn. Êx. de i'/Jiusiow. || Saint- Amand a, dans ses Œuvres, plusieurs pièces intitulées caprices.

t CAPRIOLE (ka-pri-o-l'), s. f. Forme ancienne de cabriole (voy. ce mot).

t CAPSAGE (ka-psa-j'), s. m. Préparation qu'on fait subir aux feuilles de tabac. Une fois mouillés, les tabacs sont mis en masse jusqu'au moment oii ils sont livrés au capsage; on appelle ainsi l'opération qui, pour le scaferlati ordinaire, a été substituée à l'ancien écotage conservé seulement pour le scaferlati supérieur; au capsage, les feuilles alignées à la main de façon que toutes les côtes soient bien parallèles, et réunies en ballotins, sont, en, cet état, portées au hachage, Journ. offlc. 29

t CAPSCLATION (ka-psu-la-sion), s. f. Terme de pharmacie. Action de mettre en des capsules ou petits tubes faits de gélatine certains médicaments de goût désagréable. Capsulation du valérianate d'ammoniaque.

t CAPSCLERIE (ka-psu-le-rie), s. f. Usina où l'on fabrique des capsules explosives.

t CAPTALAT (ka-pta-la), s. m. Juridiction d'un captai. UTerritoire régi par un captai. Les forets, montagnes, brandes et bernedes du captalat de Buch, Enquête sur les incend. des Landes, p. 207 ,

CAPTER. Ajoutez : Il 3' Capter quelque chose à quelqu'un, le lui faire obtenir. Vous m'avouerez, monsieur, que c'était là une étrange façon de me capter la bienveillance de M. Pennech, i. i. rouss. Lettre à Hume, (o juillet (76«. L'effet des faveurs du princen'est guère, en Angleterre, de captera ceux qui les reçoivent celles du public, id. Lettre à Duttens, 26 mars (767. Ces formes de langage ne sont pas bonnes.

t CAPTIVANT, ANTE (ka-pti-van, van-t'),-<adj. Qui captive. Loi tyrannique et captivanlCj ' fém. La question du travail des femmes est l'uné^des

plus captivantes et des plus attristantes qui se puissent rencontrer, paul leroy-beaulieo, Jnum. des Débats, (6 oct. (876, ('• page, 6' col.

CAPTURE. Ajoutez :||2- Dans le langage technique, action de se rendre maître d'une vapeur, d'un gaz, etc. La capture initiale de la vapeur [pour le chauffage des wagons, système Levé] est opérée sur la chaudière même de la locomotive, oii elle est réglée par un robinet, Journ. o/yic. (( mai (873, p. 3048, 2' col.

t CAPTCRECK (ka-ptu-reur), s. m. Celui qui capture. Et le sieur Dagout, ancien captureur du petit conseillor, et Foucaut le braillard , Lett. du P. Duchéne, 5C lettre, p. 4.

t CAPCCHONNEMENT (ka-pu-cho-ne-man), ». m. Action de capuchonner une locomotive.

t CAPUCHON.NER (ka-pu-cho-né), v. a. Disposer une locomotive de telle façon que la production de la vapeur y cesse, et que la pression de la machine aille s'affaibli.ssaut à mesure que le train avance ; cela se fait dans les souterrains, afin d'y éviter la fumée.

CAQUE. Ajoutez : Caque de Champagne, synonyme de tierçon de Champagne.

+ CAQUETOIRE. Ajoutez : — REM. Scarron, Virg. IV, a dit caquetai; [Didon] Qui jamais en bonne foi Ne fit du temple un caquetoi.

fCAQÛRE {ka-ku-r'), s. f. Débris de harengs. Dans la zone maritime [du Nord-Ouest], on utilise avec succès les caqûres ou débris de harengs, iiEuzÉ, la France agricole, carte n* 7.

— ETYM. Caquer.

t 2. CAR (kar), s. m. Compartiment d'une voiture de tramway. Le mari, qui, parait il, était légèrement échaufl'é , sauta dans un car des tramways, laissant sa femme seule sur la route. Gaz. des Trib. 7 oct. (875, p. 967, 3' col.

— ETYM. Angl. car, cariole, qui est le français char, anciennement car, dans certains dialectes.

t CABAHAS. Ajoutez .-H 4° Anciennement, voiture publique allant de Paris à Versailles. Le carabas était une voiture publique ayant la forme d'une longue cage et pouvant contenir vingt personnes.... les carabas mettaient quatre heures et demie pour aller à Versailles; les places coûtaient vingtcinq sous,/our7i. offic. 29 avril (875, p. 308(, 3'col. (le journal écrit carrabat). Ils [les tableaux de Lancret, Watteau, etc.] vous promènent partout, à la cour comme à la ville.... dans les carrosses du roi et dans les misérables carabas qui font le service de Paris à Versailles, Rev. illustrée des Deux-Mondes, 26 déc. (874.

— REM. Carabas, au sens de vieille voiture, s'écrit sans majuscule.

2. CARABIN. — ÉTYM. Ajoutez : Bien que carabin paraisse se rattacher au carabin, soldat de cavalerie légère, cependant il faut noter «carrabi. « X l'époque des pestes qui ont sévi à Montélimarl en (543 et en (583, dans les délibérations du conseil municipal et dans les actes de notaires de (543 et (583, on rencontre souvent escarrabi, escarrabine dans le sens d'infirmier, in firmière ; certains documents disent aussi que les escarrabis étaient chargés d'ensevelir les morts (note de M. de Coston, de Montélimarl). Escarrabi aurait-il influé sur l'application de caraiiin aux étudiants en chirurgie?

CARABINE. Ajoutez ; || Nom donné autrefois aux petites armes à feu à rouet employées jadis par la cavalerie. || Carabine rayée, carabine ayant à peu près les mêmes dimensions que la carabine de la cavalerie ; elle présentait, à la surface intérieure de l'âme du canon, des rayures parallèles à l'axe, dont l'objet était de faciliter l'introduction de la balle, que l'on forçait en la chassant avec une baguette à coups de maillet ; les rayures ont été ensuite tordues en hélice, de manière à forcer la balle à prendre, dans l'air, un mouvement de rotation. || Nom donné en dernier lieu i des armes plus longues que la carabine de cavalerie, rayées, de précision et destinées à l'armement de corps spéciaux ; elles sont à percussion. Ces armes ont été successivement les suivantes : (• carabine à chambre : le canon présente, à la culasse, un rétrécissement ou chambre dans lequel se place la poudre ; la balle entre librement dans le canon, prend appui sur l'entrée de la chambre, et on la force en l'aplatissant à coups de baguette; la balle est sphériquo; a* carabine à lige : la clfambre est remplacée par un espace annulaire ménagé entre le canon et une tige fixée à la culasse; c'est sur l'extrémité de cette tige que la balle prend appui quand on la força; la bail» est

CAR

CTllndro-conique; 3* carabine é, balle évldés : Il n y a ni chambre^ ni lifc'c ; la balle, cylindro-ogivalc, est conduilo librement avec la baguette jusque sur la poudre ; elle n'est pas forcée pendant le chargement, mais elle présente un'évidesient intérieur d'une forme quelconque, qui s'élargit sous l'expansion des gaz de la poudre, et force la surface extérieure de la balle dans les rayures. Il Grosse carabine, nom donné quelquefois au fusil de rempart rayé.

— Etym. Ajrmtei : M. Sayous rappelle les tentatives faites pour expliquer carabine et signale l'opinion deHammcr qui le rapproche do] karavina$, nom d'un peuple mongol, Hev. crit. it mars 1874, p. <»i.

CARABINÉ. Il !• Ajoutex : Les fusils de Crimée sont extrêmement recherchés.... les canons sont simples ou carabinés, de peysonnil, Commerce de la mer Noire, i, U7.

CARACO. Àjoulex : HIST. XVI* «. Caracon, cot-

GRAVB.

— ETYM. Caraeo vient de caraque, prononciation parisienne de casaque au ivi' siècle, uvEr, Gram. franc, p. 368.

CARACOLE. — REM Ajoutex : || i. Richelieu, qui dit aussi earacol comme Corneille, s'en sert an sens figuré de courses, voyages : Comme je demeurerais cent ans en un lieu s'il était besoin, aussi avoué-je que des caracols inutiles ne sont plus bons pour un homme de mon âge, qui va droit à ses fins. Lettres, etc. t. vi, p. 730(i«40).

CARACOLER. || 1" Ajoutex : 11 [Louis XIV] leur montre [à ses soldats] à doubler leurs files et leurs rangs, X changer tôt de face aux ordres différents, Tourner à droite, à gauche, attaquer et défendre , Enfoncer, soutenir, caracoler, surprendre, CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux.

t CARACORE. Ajoutex : — ETYM. Malais , korakôra, grande embarcation en usage parmi les habitants de l'archipel Indien, devic , Dict. étym.

CARACTÈRE. Ajoutex : || 8* 11 s'est dit pour portrait, description, au ivu' siècle. Qu'il me soit permis de copier ici tout au long ce que dit Homère du pouvoir et de l'efficacité des prières sur l'esprit des dieux et de l'admirable caractère qu'il en fait, rolun. Traité des Et. u. De la lecture d'Homère, u, lu, 4. Ulysse parla le premier; on sait le caractère qu'en fait Homère ailleurs, ID. ib. I, n, i.

CARAFE. — ÉTYM. Ajoutex : Carafe, d'après H. Mohl, vient du persan karSbet, bouteille en verre à gros ventre, destinée à laisser reposer le vin pendant quarante jours. Au contraire, d'après M. Dozy, il vient de l'arabe garafa, puiser.

t CARAGl'ECSE (ka-ra-gheu-z'), s. m. Personnage des marionnettes en Turquie. Le héros de la pièce est un infâme nommé Caragueuse qui parait sur la scène avec tout l'équipage du fameux dieu de Lampsaque, pouqueville, Yoy. en Grèce, dans la collection Smilh, t. xii, p. 345 (voy. kabaoouz au Supplément).

t CARAMBOLECR (ka-ran-bo-leur), t. m. Celui qui fait des carambolages au billard, qui est babile à caramboler.

t CARAMÉLÉ, ÉE {ka-ra-mé-lé, léc), adj. Qui a le goût ou l'apparence du caramel. Sauce d'un goût caramélé.

t CARAMÉLIQUB (ka-ra-mé-li-k'), adj. Qui a rapport au caramel. Un produit caramélique insoluble, BERTHELOT, Acad. des se. Comptes rendus, t. lxxxu,

t CARAMP.LISATION. Ajoutex : Le vesou.... était envoyé dans de grandes chaudières en fonte, chauffées à feu nu.... à une température.... qui produisait toujours une caramélisation plus ou moins grande, morin, Mém. d'agrieuU. etc. ) 870-7), p. 208.

t CARAPA. Ajoutex : Les graines de carapa, si abondantes dans la Guyane qu'elles pourraient seules alimenter les savonneries de Marseille,

Joum. Offlc. 2 juin 4 874, p. 3683, 3' COl.

< CARAQDE. — ETYM. Espagn. et portug. earraca; liai, carocco; on trouve aussi bas-lat. earacora; portug. coracora, sorte de grand vaisseau. M. Dozy et M. Defrémery voient dans ces deux formes l'arabe corcor, au pluriel eardquir, sorte de grand vaisseau marchand. M. ï)evic,I)ict. étym., ajoute que ce mot arabe corcor est le malais korakôra (voy. caracore au Dictionnaire et au Supplément).

CARAT. Ajoutex .-—REM. 1. Carat s'est dit figurémcnlpourexprimerun certain degré de qualité, de pureté. La vérité jette, lorsqu'elle est à un certain carat, une manière d'éclat auquel l'on ne peut ré-

CAR

slster, RETZ, Œuvrti, t. m, p. 4«, éd. FellletetGour daull. Il 2. Sot à trente-six caraU, n'a pat en effet de sens, puisque un carat est un vingt-quatrième; mais par cela même, cette locution est une exagération plaisante et, à ce titre, disant ce qu'elle veut dire.

t CARATIIRE. ^;ou(«i : voy. kabatur».

CARAVANE. — HIST. iiu* 1. Ajoulex : U roi» Ricars apriès sul, Ki le karavane consul De Sarrasins.... Fil. H0U8KES, Chronique, t. (»&48 (il faut probablement lire karvant, comme dam Du Cacge; car consui doit être lu contuî, de trois *yllabe«).

t CARBO-AZOTINE (kar-bo-a-zo-ti-n'), ». f. Terme de chimie. Substance explosive. Des produits à base de nitro-glycérine et une espèce de poudre de mine lente, désignée sous le nom de carbo-azotine, sont colportés en fraude.... Lttt. commune des contrib. indir. >o août )874.

t CARBOGÈ.VE (kar-bo-jè-n'), i. m. Poudre propre à préparer l'eau de seitz. Les poudres employées pendant longtemps ont été l'acide tartrique et le bicarbonate de soude; on vend depuis quelques années une poudre unique appelée carbogène, qui est d'un prix moins élevé et produit une eau de seItz aussi bonne, p. roihi, Notions de chimie, p. (35, Paris, <88».

— ETYM. Carbo pour carbonise (acide), et gine, qui engendre.

t CARBON (kar-bon), ». m. Nom donné par les Anglais aux diamants noirs du Brésil, Joum. of^c.

7 déC. (875, p. (0093, 4" Col.

t CARBONATATION (kar-bo-na-ta-sion) , ». f. Terme de chimie. Action de soumettre à l'action des carbonates. Fabrique de sucre de betteraves : chaudières à défécation oh bacs de première carbonatation, Joum. offic. 8 janv. ( 874, p. 209, t '• col.

CARCAN. — ETYM. Ajoutex : M. Bugge, Romania, n*(0,p. < 4», complète l'étymologie donnée par Diez, en expliquant la finale an, ant : qverk, cou, gosier, et band, lien; Iri-ertbond, jugulaire, mentonnière, se trouve dans la littérature ancienne de l'Islande ; carquebant ou earcbant a passé à carcant,

t 2. CARCAN (kar-kan), s. m. Terme d'écurie. Mauvais cheval. Cette rosse-là a été, comme une demi-douzaine d'autres carcans de son espèce, envoyée au roi l'an passé par je ne sais pas quel mamamouchi d'un pays du côté des Turcs, e. sue, GodolphinrArabian, ch. 2*.

CARCASSE. Il 6* Ajoutex : Fabricant de carcasses ou montures de parapluies. Fabricant de carcasses pour modes, celui qui couvre en soie, en fil ou en papier les branches de fil de fer ou de laiton qui servent aux modi.<:tc3 et aux fabricants de fleur* artificielles. Tarif des patentes, (868.

CARDE. — lllST. XV' s. Ajoutex : Leô maistres et ouvriers dudit mestier seront tonus ouvrer de tons outils à usage de aumusserie, c'est à sçavoir de charbon, de chisaille, sans mousle, sans guerde et sans forces i tondre drap, excepté que de ladite guerde l'on pourra brosser tout l'ouvrage après ce qu'il sera teint, pour le demesler tant seulement, Ordonnance, mars 1450.

CARDER. — HIST. XV* s. Àjoutex : Guerder, Ordonnance, mars 4450.

t CARDEUSE (kar-deû-z'), ». f. Machine à carder, Joum. offic. 24 févr. 4876, p. 4374, 3» col.

4. CARDINAL. Ajoutex : || 5' Terme d'optique. On appelle points cardinaux d'un système dioptrique formé d'un nombre quelconque de milieux réfringents séparés les uns des autres par des surfaces sphériques centrées, six points dont la détermination suffit pour calculer ou construire très-aisément toutes les circonstances relatives k la marche de la lumière à travers le système, telles que la grandeur et la position des images, etc. Les six points cardinaux sont ; deux points principaux ; deux points nodaux ; deux points focaux ou foyers principaux.

2. CARDINAL. Ajoutex : || Cardinal-prèlre, celui dont le titre cardinalice est une des églises de Rome qui était autrefois administrée par un prêtre; cardinal-diacre, celui dont le titre est un de» diaconats de Rome, ou une des églises autrefois administrées par des diacres; cardinal-évêque, celui dont le litre est un des sept évôchés suburblcaires. Ces titres peuvent être portes par des évéques , on par des prêtres, ou par des diacres; ils ont même été quelquefois conférés à de simples laïques.

t CARÉSIS (ka-ré-zi), ». m. En Normandie, poires communes qui servent & faire le poiré, dei.- BOULLK, Gloss. de la vallée d'Yêres, le Havre, 487», p. t4. Il Dicton : Ce sont des poires de caré-

CAR

lii, SI ellet MDt i)oiu>e«, nordec-y. || On dit «uw! carlsia.

CABES8Ë. IJ Fig. ÀjouUx : Le tour m [d'oavrage» de icalptDreJ est heureux et le trsTaii u» vant, fin caressé, DX cayujs, dans Mém. i»éd. rar l'Acad. de peinture publiés pvr Dustietue, «U. t. l, p. 468.

4. CARET. Ajoutex : — ÊTYM. M. Devic, Dia. étym., remarque que U tortue earet se dit en m*lais kdrah ; c'est sans doute l'origine de notre moL

t CAR&riLLE (karé-Uir, « mouillée»), ». f. Graine d'une plante légunioeuse des campagne* de Bueoos-Ayres. Les magnifique» prairie* [d< BucnoA-AjrreiJ prodniient en grtnde quantité un* espèce de légumineose excellente pour la nourriture du bétail , mais dont la graine, plate, héris- »ée de petits eroebels, nommée dans le pay» carfr tille, se cramponne, pour ainsi dire, à U toison, d'où il est trèsdifflcilo de l'arracher, Mém. d'»gricull. etc. 4870-74, p. 487 et 4»s.

CARIBOU. Ajoul«x : || >• Nom d'une espèce da mousse dan» le nord de l'Aïuérique. Li ob la régétation n'est pas complètement brûlée [dans le Labrador], on ne rencontre qu'une espèce <le mousse dite mousse caribou, qui couvre les tih chers.... Joum. offic. 20 cet. 4 874, p. 7444, »• col.

t CARICATURAL. ALK (karika-tu rai, i« 1), adj. Néologisme. Oui a le caractère de la caricature. Toutes ces figures [peintes daus une maison de Pompéi] ont des jambes grêles ; le col est m'iuco. la tête grosse, le nez fort, en sorte que l'inlcnlioii caricaturale est évidente, Joum. «//le. 4tjaiiV. 4»7«, p. 430, 2* col.

CARICATURE. || !• Ajoutex . 1| À l'école une fois la semaine, les élèves s'assemblent; un d'eux sert de modèle; son camarade le pose et l'enveloppe ensuite d'une pièce d'étoffe blanche, le drapant le mieux qu'il peut; et c'est là ce qu'on appelle faire la caricature, dider. Œuvres compl. 4 824, t. ix, p. 4 s.

t CARICATURIER (ka-ri ka-tu-rié), s. m. Écrt vain qui fait des caricatures, des charges, à la difi'ércnce du caricaturiste, qui est un artiste s'adonnant au genre de la caricature. Lui [Tallemand des RéauxJ, le caricaturier du xvu* siècle COUSIN, Joum. des sav. déc. 4 857.

4. CARLIN. — ETYM. Ajoutex : L'itaJ. carlino vient de Charles I" d'Anjou : Fa Cirlo I eonlare [frapper] in Napoli, in luogo degli anticbi agostali [sorte do monnaie], carlini e mezzi carlini d'oro, con vocabolo preso dal suo nome, ahàu, la Guerra del Vespro siciliano, in-4 2, p. 60.

CARLINGUE. Ajoutex : — ETYM. Angl. carling.

f CARLOCK. Ajoutex : Le carlock, qui e»l, en réalité, de la colle de vessie d'esturgeon, se récolte abondamment à Arcbangel.

— ETYM. Russe, karlouAt.

CARMAGNOLE. — ETYM. Àjoulex : Dans an« communication, H. le capitaine d'artillerie Meininger dit que carmagnole était originairement le nom des petits Savoyards qui venaient à Paris comme ramoneurs et décrotteurs. Nalbenreusement, il ne donne pas ses autorités.

t (URMAMNE (kar-ma-li-n'), ». f. Terme de chimie. Principe que contient le chanvre indien e* auquel il doit son infiuenoe, /o«m. offic. s janv 4873, p. 6», 4™ col.

t CAR.MANTINE (kar-man-tl-n'], »■ f- Genre de plantes de l'Asie tropicale.

— ETYM. Malais, earamnunting, devic, THci. étym. CARMIN. Ajoutex : Il J* Carmin de safranum,

voy. SAFRANUM au Dictionnaire et au Su|>pl.

t CARNABOT (kar-na-bo), ». m. Nom, dan» les Ardennrs, d'un éteignoir de grande taille, muni d'un long manche, pour le service des églises.

1 2. CARNR. Ajoutex : \\ !• Terme grossier d'Injure. Charogne. Alors, près du lit où était couché votre mari mourant, vous avez dit : Tu es bien là, carne, tiens-t'y [Cour d'assises de l'Aube], Gaz. des Trib. 47 sept. 487S, p. 8»3, 3' col.

{ 3. CARNE (kar-n'), ». m. Celui des quatre côtés de l'osselet qui est un peu concave et qui forme une figure comme une S.

— ETYM. Arabe, eam, corne, d'après la ressemblance de figure, DOZT.

t CAROLIN. Ajoulex : || f S. m. Nom donné dans Tarn-et-Garonno, au peuplier de la Carolinf les Primes d'honneur, Paris, 4872, p. 479.

t 3. CARON (ka-ron), ». m. Vieux papiers sales Les fabricants de carton et de papier achètent [au^ chiffonniers] pour leur usage les carons, vieux papiers sales, l'Illustr. 9 mars 1872, p. I68, S' col.

CARONADE. — ETYM. Ajoutez : Carron, propriétaire de forges considérables en £coase. < L«<

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premlèrei fonderies établies en Ecosse furent celles de Carron.... c'est de Carron que dérive le nom de carrmade donne à une pièce d'artillerie autrefois en usage et fabriquée en ce lieu, Journ. olJic. 8 mars, 1873, p. <«2(, 2* col.

t CARONCULEUX. Ajoutez : || 8' Terme d'histoire naturelle. Qui présente des caroncules. Peau nue et caronculcuse.

CAROTTE. Ajoutez : — RE.M. On a dit que la locution populaire tirer une carotte vient de ceci : à Carmagnole, le gouverneur savoyard avait frappé chaque botte de carottes, mise en vente au marché, d'un impôt équivalent à un demi-liard de notre ancienne monnaie; mais il admettait qu'on le payât en nature, c'est-à-dire que les cstafiers tiraient à son profit deux carottes par botte, Extrait de la Chronique du Derby, dans la Patrie, M avr. 1868. On ne donne aucun texte à l'appui de ce dire.

t CAROUBLEUR (ka-rou-bleur), s. m. Terme d'argot. Voleur à l'aide de fausses clefs.

4 . CXRVE. Ajoutez : |{ Familièrement. Ignorant comme une carpe, trés-ignorant.

t CARRAIRE(ka-ré-r'), s. f. Nom, dans les Alpes, des chemins de troupeaux. Les troupeaux suivent généralement les routes, et font d'énormes dégâts sur leur passage; ils se rendent sur les pâturages en suivant les chemins de troupeaux appelés drayes ou carraires, fleboisemenf des forêts, Compte rendu,

< 869-4 874, 2" fasc. p. (31.

— ÉTYM. Le même que carrière ou charriêre.

<. CARRÉ. Ajoutez :[\13° Fer carré, celui dont la largeur est égale à l'épaisseur et qui porte au moins 0",022, pehnot.

2. CARRIÎ. Il 18° Carré de montre, le tuyau que porte la clef et qui, recevant la petite tige carrée que présente la montre, sert à la monter. Fabricant de carrés de montre, Tarif des patentes, («58. Il Simplement, un carré, une clef d'acier qui sert il remonter les pendules. || 19" Carré, terme en usage dans toutes les écoles de peinture, pour signifier le trait des parties plates ou qui ne sont pas absolument arrondies dans les contours du corps humain, pehnety, (757. || ÎO' Dans la filature, un quart de pouce carré. Il était nécessaire de désigner le nombre de fils au carré. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. 404.

I. CARREAU. Ajoutez: \\ 18° Carreau ou coussin, nom, suivant les pays, du mélier de la dentelle i fuseaux, lequel est une boite carrée, garnie et rembourrée extérieurement, CH. blanc, l'Art dans la parure, p. 200. |H9° Sorte de tapis. Les carreaux dits de Hollande sans envers. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 697. || 20° Pierre de taille, granit. 11 y a une petite cave, dans laquelle cave il y a une auge en carreau, .i»rajic/iin, )*'déc. (872, aux annonces. Il 21* Populairement. Monocle qu'on fait tenir en contractant le sourcil, par comparaison avec un carreau de vitre.

t CARREAUDAGE (ka-rô-da-j'), s. m. Sorte de treillis à mailles serrées employé dans les métiers à tisser les étofl'es de soie.

— F.TYM. Carreau t.

CARREFOUR. Ajoutez : —REM. Corneille écrit carfour. Comment? — De ce carfour j'ai vu venir Philinte, lexique, éd. Marty-Laveaux. Théaute approche-t-il? — Il est en ce carfour, ib.

— ÊTYM. Ajoutez : L'orthographe par re se trouve aussi dans les textes français; le Dict. de la conversation de Wahlen, édité en Belgique, cite, dans un glossaire latin-français du xiii' siècle, theatrum traduit par carrefourc ; au xv* s. : lllcc dessus a un quarre fcurc, dans Laneelol du Lac; au xvi' s. : Â l'entour des villages, bourgs et carrefourcs, dans une traduction de Polydore Virgile, imprimée en (52).

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