‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 375 sur 754 · CLO · texte numérisé non relu

CLO

tdour do cloches qui a manqué de métail, ouniN de PBÉFONTAINK , Les maistres d'hoslels aux haltes, It cavalier erolesque et l'apolhicain empoisonné , nouvelles comiques, Paris, (670, p. a)« (cité par H. Ucrrémery, dans Rev. crilique, 20 mars (876, p. <8a).

— HIST. y xiT* s. Ajoulex : ponr pourfîller la cloche [la chape d'une robe], Kandements de Charkt Y, )37«, Paris, (874, p. «80.

— Etym. Ajoutez : Bas-lat. gloggx, dans Vita tancti Slurmi, an 779.

CLOPORTE. ^;ou(ei ; Il J* Populairement, un portier (par un jeu de mots : clôt-porto).

— ÊTYM. Ajoutez : M. Bugge {Homania, juill.oct. (875, p. 3B3), ayant remarqué dans le prov. moderne porquet-4e-crola (Honnorat) , cloporte, a été conduit à une nouvelle interprétation de cloporte {porte restant toujours l'équivalent de porque ou porc). Suivant lui, clo représente le prov. crola, ou i'anc. franc, crote, cru(e, grotte, cave souterraine; le cloporte serait le porc de la cave. Le porquet-decrota provençal appuie beaucoup cette interprétation. Dans certaines parties de la Bourgogne, le cloporte est nommé cochon de cave.

CLOODE. Il 1" Ajoutez : 11 me parait bien difficile d'hésiter à voir dans le taphrina deformans la cause véritable de la cloque [du pécherj, pbil- LIEUX, Bullet. Soc. centr. d'Agric. (872, p. 6)1. Il 3* Ordure dont on débarrasse le blé par le nettoyage, Hém. Soc. centr. d'Agric. (874, p. 477.

t CLOQUÉ, ËE. Ajoutes : Il faut, dit M. Tulasne, laisser sur les arbres les feuilles cloquées, elles tombent d'elles-mêmes, prillieux, BuUet. Soc. tenir. d'Agric. (872, p. 6((.

t CLOQUET (klo-kè), s. m. Dans l'Aunis, morceau de jonc qu'on place entre deux douvelles, pour rendre une futaille étanche, Gloss. aunisien,

CLORE. — HIST. XVI* S. Ajoutez : Vray est que la rigueur de l'inquisition les fait tenir [les Espagnols] clos et couverts [peu communicatifs], 8UY COQUILLE , Dialogue sur les causes des misères de la France, Œuvres, éd. de (6S6 t. i, p. 259 (voy. à CLOS (, n* 2, un emploi semblable de clos et couvert en des auteurs plus récents).

f CLOSaGE (klô-za-j'), I. m. En Normandie, petit verger entouré de haies, avec ou sans habitalion, H. MOisY, Noms de famille Twrmaruis, p. too. Un bœuf piqué du taon, qui, brisant nos closages, Hier, sur le chaud du jour, s'enfuit des pâturages, CORN. Lexique, éd. Marty-Laveaux. L'emmenèrent à bord de leur barque , nus pieds et nues jambes, k travers closages, haies et buissons, s. de cabte- HET, Chr. de Jersey, xviu, p. 82.

— Etym. Closant, part, présent du verbe clore, par le participe passé clos.

t CLOTHO. ijou(ei;||2* La 97* planète téle- •copiijue, découverte en (868 par M. Tempel.

CLOTURE II 8" Terme de lapidaire. Clôtures, facettes triangulaires qui forment le dernier rang et se trouvent reliées aux plats ou losanges, chri- TEN, Art du lapidaire, p. 28. || Doubles clôtures, celtes qui sont coupées en deux.

t CLÔTURER. Ajoutez : || 2» Fermer d'une clôture. La prévenue, qui prétend n'être pas propriétaire d'une impasse qu'un arrêté municipal l'oblige de clôturer comme en étant propriétaire.... Gaz. des Trib. (7 juillet (870.

CLOU. Ajoutez : Il 7° Exemplaire avant les clous, se dit des exemplaires d'une certaine Bible (la Bible de Mortier, Amsterdam, (700, 2 vol. inf') antérieurs à l'accident qui brisa une des planches (les planches sont très-nombreuses dans cet ouvrage); la planche fut reclouée avec soin ; mais la trace des clous se voit dans les tirages postérieurs à l'accident. || 8" Ne tenir ni à clou, ni à cheville, ne pouvoir se maintenir, ni résister. || Cette locution ne s'expliquerait-elle pas par le texte suivant, en un sens qui ne se présente pas tout d'abord : 11 [le pin maritime] la doit [sa ténacité] peut-être à la lutte constante qu'il a dû soiitenir contre le vent violent de la mer, et, comme cela arrive pour l'homme, l'adversité l'a rendu fort; le clou ou la cheville ne résiste pas aux vibrations dans le pin du Nord [il ne tient donc ni à clou ni à cheville]; le pin maritime a la fibre solide > t retient le clou et la cheville, Enquête »ur les inK,endies des Landes, p. 404, (873. Il 9' Sorte de taille du diamant. Après que la pointe supérieure et la pointe inférieure d'un diamant ont été plus ou moins abattues à la meule, on a le diamant à la table; si les

f ointes n'ont été que légèrement abattues, on appelle table profonde, ou clou, suivant l'expres- DICT. OB LA LANGUE FRANÇAISE.

coc

sion française plus exacte, Revue Britannique,

juin. (H76, p. (16.

— HIST. Il XIV S. Ajoutez : Furunculus, gallice

clou, H. DB MONDEVILLE, ms. latin, 7(39, {' (H4.

CLOUfi. Ajoutez :l\f s. m. Le cloué, genre do chaussure clouée au lieud'itre cousue. L'industrie parisienne de la cordonnerie, si supérieure pour la chaussure d'enfants, pour la chaussure de luxe et pour un certain genre qu'on appelle 1« cloué, Joum. ofUc. (7 mai (876, p. 3347.

CLOUER, lia* Fig. Ajoutez : Je me porte trèsbien; je ne sais que souhaiter de mieux, sinon do clouer ce bienheureux état, sév. Leit. 4. sept. («77.

t CLOUURE (kiou-u-r'), s. (. Endroit où un clou est enfoncé. Dos clouurcs qui se touchent. || Emploi de clous. Appareil à clouures.

t CLOVISSE (kio-vi-s'), 1. {. Sorte de coquillage alimentaire, la Vénus verruqueuse (voy. 00- BEUN). Le coquillage dit clovisse est très-apprécié pour la finesse et la saveur de sa chair; mais il ne peut malheureusement, croyons-nous, subir le retard du transport sans être altéré. Phare du littoral, dans Joum. oljic. 4 juin (873, p. 35B(, 3' col.

t CLYMÈNE (kli-mè-u'), s. f. La (04» planète télescopique, découverte en 1868 par M. Watson.

— ETYM. KXuiiévTi, une des Néréides.

t CLYTIE (kli-tie), ». f. U 73' planète télescopique, découverte en (862 par M. Tuttle.

— ÊTYM. KXutCot, une Océanide.

t COACUER (ko-a-ché), s. m. Outil du batteur d'or. Les premiers outils nommés coachers, qui étaient autrefois en parchemin, sont faits aujourd'hui avec du papier inventé par Montgolfier, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglel. t. u, p. 29(.

t COAGULABILITÉ (ko-a-gu-la-bi-li-té) , ». f. Qualité d'un liquide coagulable. M. Bernard communique, au nom de M. Glénard, de Lyon, une expérience extrêmement intéressante sur la coagulabilité du sang, H. db pàbvillb, Jouth. offic.

(8 nov. (876, p. 9440, 2« COl.

t COALTAREMENT (kôl-U-re-man), t. m. Action de répandre du coaltar. Plusieurs délégués de l'Académie des sciences ont reconnu et affirmé les bons efiets obtenus du coaltarcment de grands vignobles, comte de là vergni, BuUet. de la Soc. centr. d'Agric. (875, p. (20.

t COALTARER (kôl-ta-ré), V. a. Enduire de coaltar. En mars et avril, la vigne étant taillée et profondément déchaussée, on coaltare au gros pinceau la tige dépouilléede ses vieilles écorces,.. h. de PARviLLE, Joum. ofic. 7 avril (876, p. 2B(0, 2* col. Le sable fin pur, le sable coaltare, le coaltar seul ou en mélange avec le plâtre, n. lloubes, dans Trav. de la Comp. départ, contre le phylloxéra, Perpignan, (874, p. ((8.

fCOASSURANCE (ko-a-su-ran-s'), ». f. Assurance dans laquelle les assurés s'assurent mutuellement. U résolut de fonder une nouvelle société qu'on appelle le Héron, compagnie d'assurances et de coassurances dont il arrêta, après un premier essai, les statuts définitifs an mois de mai (875, Joum. des Débats, 30 août (876, 4- page, ('• col.

COATI. Ajoutez : — ETYM. Mot galibl, qui est donné dans l'ouvrage posthume de Margrav, publié par Laet, en (648 (rouun).

COBALT. — ÊTYM. Ajoutez ; Kobolt, nom, dans le Nord, d'un génie des mines, d'une sorte de gnome. Les mineurs suédois, ayant pris ce minerai pour un minerai précieux et le voyant se comporter mal à la fusion, lui donnèrent ce nom pour exprimer la sorte de tromperie qu'ils avaient subie.

f COBIER (ko-bié), (. m. Premier réservoir de la série des chauffoirs, faisant suite à la vasière et partagé en compartiments, Enquête sur les sels,

t COBOURG (ko-bour), ». m. Nom d'un tissu. Si les manufactures saxonnes ne produisaient un tissu dit cobourg, qui, quoique fort inférieur, pourrait, à cause de la modicité de son prix, remplacer les mérinos dans la consommation, Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. vu, p. xxxviu. La fabrique deBradford produit des quantités considérables du tissu dit cobourg ou cachemire d'Ecosse, chaîne coton, à des prix extrêmement bas, depuis 75 centimes le mètre tout teint, ayant »» centimètres de large, ib. t. m, p. 420.

t COCA (ko-ka), ». f. Nom indigène (Pérou) de Verythroxylum coca, Lamarck, dont les feuilles, mâchées par les courriers, les voyageurs, les mineurs, leur permettent de rester un jour ou deux sans prendre d'aliments solides ou liquides.

COCAGNE. — HIST. Ajoutez : || ziv* •. Tuit li

COC.

baron de «a compaignc [compagnie] En $onl dolent et csperdn ; Lor bommo sont U descendu, Où il n'ont pa5 tronveit coquaigna, la Guerri dt UeU en (324, p. (sa.

t ». COCASSE (ko-ka-i'), ». f. Nom, dan* U Soin* française, d'une sorte de bouilloire. La cocasM pan. sue chante «ur les braises; le roqucmar, Ir ''•-peau sur l'oreille, l'accompagne d'un sccoi. sua plein de crlnerie, «— oi oaspahin, V,.^ ^ Bande du Jura, i, <m Primesui dt la bande' dû Jura, Paris, (i«t.

— ÊTYM. M.Bertboud, qui nous transmet ce mol suis.se, dit : • La eocasie a une forme quasi tirotesque, de sorte que, si le mot cocat 'e sens de plaisant, ridicule, éuit né an tymologiede ce mot paraîtrait pen eni:

et l'on dirait que la vue de l'un a évei l'autre. » On pensera au lat. coquere, i . ,

dans l'historique de eocaite, adjectif, on voit que ce mot a signifié coquille; il est probable que cncnttt, ustensile de cuisine, vient de U, par nne assimilation de forme, et doit être rapporté à eofm.

t COCCÉIENS (kokséiin), ». m. pi. SecUteura de Jean Coi on Cocceias (né à Brème en («03, professeur de théologie i Leyde), qui prétendit que toute l'histoire de l'Ancien Testament est la figure et comme le tableau de celle de Jésus-Christ. Souvent, pour abîmer l'auteur, on emploie plus d'intrigues que les whigs n'en ont tramé contre les torys, les Guelfes contre les Gibelins, les molinistes contre les jansénistes, le» coccéiens contre les voétiens, volt. LeU.àAlbergati CapeUi, 23 déc. (780. Il Au féminin. Il m'ajouta qu'il y avait encore quatre coccéiennes en Hollande, et que c'était dommage que l'espèce périt, ID. Dicl. phil. Sottises des deux parts.

— ÊTYM. Cocceius, théologien cartésien hollandais du xvi;* siècle.

t COCCOLITHB (ko^kko lit"), ». {. Calcosphérites rondes ou elliptiques du fond de la mer prises pour des êtres organisés (voy. CAUXtspBÉaiTi an Supplément).

— ETYM. Koxxoc, grain, et )ii*o«, pierre.

4. COCHE. Il 8* Ajoutez : || La voile est en coche, quand une vergue qui porte une voile a atteint U plus grande hauteur i laquelle elle puisse s'élever.

t «. COCHE (ko-cb'), ». m. Cour, dite aussi voirie, placée dans les abattoirs et spécialement destinée à recevoir les déjections provenant de la vidange des estomacs et des intestins des animaux. Le concessionnaire sera tenu de faire enlever des cours de travail les panses de bestiaux dont la préparation lui sera confiée, an fur et à mesure de l'abatage, de les porter et de les vider dans les coches; le matériel employé au transport des panses devra être en bon état et ne pas laisser répandre lesvidangcs dans le trajet des cours de travail aux coches, MATui, Rap. au Conseil municipal de Parie, séance du 9 mars (876.

COCHENILLE. Ajoutez : ... Et ensuite cochenilles avec la petite cochenille, Instruction générale pour la teinture, (8 mars («7(, art. 2(3.

t COCIIERELLE (ko-che-rè-l'), ». f. Espèce de champignon comestible. La cochcrelle et la morille sont très-distinctes et trèssaines, mais elle» sont rares, M" adanson, la Maison de campagne, t. I, p. 303, Paris, (853.

COCHEVIS. — ETYM. Ajoutez : M. Seqaelin, de Nîmes, voit dans cochevis une onomatopée, le cri clair et perçant de cet oiseau étant représenté par coklivi, qui en est le nom en wallon: le cochevit se nomme à Nîmes cmiuiUade (fém.).

t COCBINCHINOIS, OISK(koK:hin-chi-not,nol-z'), adj. Qui est de la Cocbincbine. || Poule cochiuchinoise, poule de grande taille. Regardons ces coqs et ces poules de la race dite cochincbinoise; bêtes ilisfrracieuses, recherchées parce qu'elles sent de forte taille; elles ne peuvent plus du t«at voler, les pattes sont affreusement massives et les ailes raccourcies, blakchabd, Hev. des Deux-Mondes,

(6 juin (874, p. 858.

COCHON. Ajoutez : — REM. Tout le monde connaît la locution : camarades, amis comme cochons. Est-ce bien le cochon dont il s'agit iciT M. Ch. Nisard, Parisianismes, p. 55, ne le pense pas. U y avait dans l'ancien français un mol sofon, sochon, qui signifiait compagnon, associé, et qui vient du latin »ociu». De là il a été naturel de dire : amis, camarades comme soçons ou sochons. Puis, comme soçon ou lochon no se comprenait plus, le lang:ige populaire le transforma en un mot connu, cochon. Remarquez que chouchonner, faire ensemble,

■UPPL. — Il .

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