COT
ttir» né «près la bataille de Marignan qui diminua le renom des Suisses; il est plus probable que cette locution signifie seulement s'en moquer comme d'un vain bruit de tambour).
t COI-IOl'lBATEUR (ko-liki-da-teur), s. m. Celai qoi est liquidateur d'une faillite avec d'antres. G..., romme n'ayant été mis en cause qu'en qualité de coliquidateur, demande iétre mis borsde cause, Gat. dn Trib. a? cet. (875, p. <03«, «• col.
t COI.IS.\ (ko-li-ïa) ou COLISE (ko-li-i'), t. m. Mom savant du poisson dit vulgairement are- ©n-ciol { Toy. ce mot au Supplément). Quand la température s'est un peu élevée, le cotise mile étale ses belles nageoires avec plus de coquetterie encore, h. db pxkvillb, Joum. des Débats, n mai <«7«, FevMeton, «• col. Ces derniers [poissons] viennent de llnde, de cet extrême Orient, le pays par excellence de la couleur.... les Anglais les appellent rainbow-fish, ce qui signifie exactement poissons arc-en-cicl ; les naturalistes do profession leur ont donné le nom de colisas.... oct. saciiot, Rev. Britann. janv. 1878, p. 2«o.
I COLLAGE \K (kol-la-jè-n'), (K*j. Qui produit de la colle, de la gélatine. Recherches sur la constitution des substances collagènes, Acad. 4«t $e. Comptes rend. t. lxxxi, p. 2«ï.
— ÊTTM. KéXXa , colle , et gêné (Toy. o« miffixe dans le Dictionnaire).
COLLANT. Ajouttx : {{ S. m. Dn collant, un pantalon collant. Les hommes portent l'habit bleu barbeau ou feuille morte, tes collants de couleur claire, la cravate de mousseline blanche, a. Daudet, Joum. ofic. 21 déc. (874, p. 8466, (•• col.
COLLATÉRAL. Ajoute! : \\ 4* S. m. Nef collatérale, dans une église. En parcourant la grande nef et le collatéral de droite, puis encore la nef et le collatéral de gauche, le visiteur distrait songeait à la grande résolution qu'il allait prendre, Rev. Britannique, juin. t87«, p. (38.
t COLLATÉRALITÉ. Ajoutez : \] f Qualité de ce qui est collatéral, parallèle. La filiation ou la collatéralité de deux manuscrits.
t COLLATlONNEMENT(ko-la-sio-ne-man), s. m. Action de collationner. Les dispositions de l'art. 6 de la loi du 3 juillet (8«(, relatives au coUationnement des dépêches, sont abrogées. Loi du (3 juin * Mi sur la correspond, télégraph. privée, iri. i".
(. COLLATIONNER. Ajoutez : — HIST. XIV s. Jeter les comptes de ladite ville [Abbcville] en pappier et giosser par deux fois en parquemin et ycheus collater et verefier, Rec. des monum. inédits de l'hist. du tiers-état, t. iv, p. (69.
t COLLECTANfiES (kol-lèk-ta-née), ». m. pi. Latinisme. Recueil de différentes pièces.
— ETTM. Lat. coiiectanea, orum, de cum, avec, et légère, choisir.
COLLECTEUR. Ajoutex :\\k' Nom des engins, fascines, tuiles, etc. qui servent à recueillir et à nourrir le naissain des huîtres, Joum. offic. 28 janv. (877, p. 580, 2" col. || 5" Nom, dans les Indes anglaises, d'un haut fonctionnaire des finances.
— HI8T. Ajoutez : XIV* s. Lesdis trois esleuz députeront collecteurs ou receveurs et sergens par villes, ou par parties.... lesquels receveurs ou collecteurs porteront ou envoleront au gênerai receveur ce qu'il auront receu et levé ((348), varin, Archives admin. de la ville de Rernvs, t. ii, v part. p. ((72.
t COLLECTIONNEMENT (ko-lè-ksione-man) , ». m. Action de collectionner, de mettre en collection. Il [le format du Journal Officiel] est extrêmement commode, facile pour la lecture, facile pour le transport et le collectionnement, P. mosin, Joum. offle., 30 juin (874, p. 448(, (" col.
t COLLECTIVIS.ME (kol-lè-kti-vi-sm') , ». m. Théorie sociale qui, supprimant la propriété individuelle, la remet tout entière entre les mains de l'Ëtat, de la société. Quand chacun connaîtra la part qui lui appartient dans le patrimoine commun, il se rencontrera bientôt quelque individualité peu satisfaite du collectivisme, Joum. offic.
t COLLECTIVISTE (kol-lè-kti-vi-sf), ». m. Celui qui est partisan de la possession collective de la propriété. Nous savons ce que pensent les mutuellistes et les collectivistes de la propriété ; nous ne pouvons pas ignorer que la liquidation sociale serait à l'ordre du jour.... Joum. des Débats, 27 octobre (869. On peut très-bien être un communiste, ou, permettez-moi l'expression à la mode aujourd'hui, un collectiviste, par rapport à la terre, et ne pas l'être dn tout pour le reste, lauolois, Journ. o/Hc. 8 mars (872 p. (846, (" col
t C(H.LBCTIVIT£ (kol-lè-kti-Vi-té), ». f. |) t' Néo-
COL
loglsme. Qualité , caractère de ce qui est collectif. Individus, ils (les pétitionnaires) ne peuvent s'approprier les privilège» de la collectivité nationale , Journ. olJlc. (4 oct. (87«, p. 8970, V col. (La commune de Montmorency objectait] que la collectivité des habitants n'avait tiré aucun proHt de la perte subie par le demandeur.... Gaz. des Trib. 24 juin («74, p. «00, (■• col. Il r Formation collective, union collective. Beaucoup de bons esprits pensèrent que l'heure était venue d'emprunter aux pays voisins le régime des collectivité», destinées à protéger les ouvrier» désormais trop isolés, trop faibles pour défendre eux-mêmes leur* intérêts, Joum. offic. (8 nov. (B75 , p. »4»8, c* col. Il S* Dans le langage socialiste, possession en commun. La collectivité, car il semble qu'il y ait d.'ins ce mot de communisme quelque chose qui effraye si naturellement nos populations, que ceux-là qui sont communistes cherchent à se déguiser sous un autre nom ; ils se disent collectivistes.... Joum. o/pc. (872, p. (6(8, .1* col. Il y a des sociétés qui vivent sans être en communauté et dans lesquelles vous avez , pevmettez-moi de vous le dire, la collectivité de la terre, Joum. ofllc. « mars (87», p. (846, ('• col.
— REM. Ce mot, qui, à son origine, a été critiqué, est devenu d'un usage fort commun ; il est, du reste, formé régulièrement de collectif.
t COLLECTORAT (ko-lè-kto-ra), ». m. Fonction de collecteur dans les Indes anglaises. || District sur lequel ces fonction» s'étendent.
COLLÉGIAL. Ajoutez : t| 8* Tribunaux collégiaux, tiibunaux composés de plusieurs membres. Dans tous les pays allemands et Scandinaves, il existe des tribunaux à juge unique , immédiatement inférieurs aux cours d'appel ; ces tribunaux unitaires fonctionnent, dans la plupart des contrées, à côté des tribunaux collégiaux, Joum. offic. 20 août (876, p. 6S(2, ('• col.
COLLER. i;outej ; || 5' Fig. Se coller, être tenu par un fort sentiment. Les femmes, les enfants, les lieux de notre naissance, et autres objets auxquels notre esprit se colle et s'attache avec tant de passion, MALH. Lexique, éd. L. Lalanne.
COLLET. Ajoutez : \\ U* Fig. La taain au collet, de force , impérieusement. Quand l'intention de faire plaisir est pure et nette..., elle nous fait oublier nos intérêts, et, la main au collet, notis traîne au dommage tout évident, maLh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— HiST. Il xt* s. Ajoutez : Quand je regarde vos colletz [des dames 1, Qui touchent jusque à la chalnture, SI grans par derrière et si letz [larges]. Le mirouer oui dames, dans Jahrb. fur roman, liter. t. IX, p. 289.
COLLET (ko-lè) DB BUFFLB, ». tn. Sorte de pourpoint fait de peau de buffle, qui était à grandes basques et sans manches. Je vois bien que, si les Muses vous ont fait passer pour un rêveur. Mars ne vous donnera pas un meilleur bruit; vous n'en êtes encore qu'au collet de buffle, et déjà vous no vous souvenez plus de vos amis, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— HIST. XIV" s. CuUet, ponni vel pellis species, DU CANOB, cuJIicoIum. Une panne de cullet, id. ib. Il XV' s. Un culot, nommé bourse boutonnée de fraisetesdorées, id. ib. Deux bourses à usaige d'homme ou de femme, nommées culoz, id. ib.
— ÉTYM. Au mot collet, n* 6, est eoUet de buffle, avec la définition. Mais M. le docteur Roulln dit que collet de buffle avec sa signification ne peut être rattaché de près ou de loin au collet, venant du lat. coUum ; il y voit un dérivé du lat. cul«u», sac ; avec toute raison, comme le montre l'historique emprunté à Du Gange.
COLLETÉ. Ajoutez : \\ V Terme de vétérinaire. Dents colletées, dents incisives qui, chez le cheval de deux ans à deux ans et demi , prennent un collet , deviennent branlantes et se déchaussent.
t COLLETTE (ko-lè-f), ». f. \\ !• Espèce de colle employée dans les brasseries. Fabricant de gélalatine et collette, colle forte, huile do pieds de bœuf et de mouton, Alm. Didot-Botlin , (874, p. (0(4, ('• col. Il»' Espèce de petit seau, dont le fond est plus large que la partie supérieure, et qui, dans les brasseries, contient la colle employée pour coller la bière.
— f. 7 s M. Colle.
t COLLIBERTS (kol-li-bêr), ». m. pi. || 1* Au moyen âge, espèce de serfs. || t' Actuellement, misérables habitants d'une partie de l'Aunis et du Poitou.
— ETYM. Bas-lat. collibertut, signifiant franc on
COL
tITranehl ensemble. Mais, comme les tlTraneblsM-
ments ne donnaient pa* tonjeurs la plel'
les collibtTU firent de bonne heure dc"
seH* d'une condition mitigée, et ii' '■
U Coutume d'Anjou , par être lii:
des serf». C'eit de coUibertut que <i
cuivert, terme d'injure si souvent asilé dans let
poèmes, dn moyen ipfc.
œLMKR. Ajoute» ; |1 II* Collier n- i
grand collier argenté, sorte 4» papi: euphrozyne, plus exactement arg^nmi eujjfir^iTytie, le petit collier argenté, aryynni» ttUne.
COLLI08R. Ajoutez :— RF.M. Richelieu a dit coUiger dans le sens de conclure, induire. Ce q«e je vous dis, je le collige de la conférence que j'eui' le soir à mon arrivée, iXm», etc. («i«, t. vu, p. 315. On le trouve aussi auparavant dans le XVI* siècle : Laquelle estimation de la raonnoye par sols et livres est Imaginaire et tnccrtaiin', comme on peut colligci des escripts de ces deux doctes personnages, Budéc et Senalls, n. oa»- BAUI.T, Discours des principaitx adms surtteompti par escuz, Paris, (578, feuille Bjj (Il n'y a put de pagination).
t COLLIMATKDB (kol-li-ma-teur), ». m. Insliument employé dans les observatoires et servant k la collimation. || Disposition dont on se ttt\ en optique pour obtenir un mince filet lumineux.
— ETYM. Voyez COLUMATION ct U remarque dont ce mot est l'objet.
t COLLOCUTEUB (kol-Io-ku-teur), ». m. Celui qui prend part à un colloque.
— HIST. xvi* s. Les articles accordez entre les collocuteurs [an colloque de Ratisbone, I54(], SLEiDAN, Hist. de l'estat de la religion et rtpublique tous Charles V, p. 2(4, verso.
1 1. COLLOQUES (kollo-ké), v. n. Causer ensemble, s'enli-etenir. Des douzaines de Valaisans et autres colloquent bruyamment dans le vestibule, R. TôpppRR, Voyages en zigzag, Pari», («»o.
— ETTM. Lat. rolioiTui (voy. collouub).
t COLLCCTANT, ANTB (kol-lu-ktan, klan-t'), ttdj. Latinisme. Qui lutte avec, qui est en conflit. Partout Jésus-Christ y apparaît comme le médiateur des penséesdésunieset colluctanies, alex. vi- NET, dans E. RAMBBtiT, A. Tinet, Histoire de sa vit et de ses ouvrages.
— ETYM. Lat. eolluctûri, de eum, atee, et (uetari (voy. luttes).
t COLMELLE (kol-mè-n, t. f. Nom, dans la Haute-Marne, de l'agaric élevé. L'agaric élevé ou colmelle, avec sa bague et son parasol, a. thrubiet, Rev. des Deux-Mntxdes, p. b80.
t COLOCATAIRE (ko-lo^ka-tê-r'), ». m. Celui qui est locataire conjointement avec un autre. Attendu que, de son côté, B.... soutient qu'à l'ég-ard de L.... U n'est pas uu colocataire, mais un véritable locataire, L.... joiiant vis-à-vis de lui le rôle de propriétaire.... Cai. dei Trib. (» nov. i«7S, p. I4I3, 4* col. Il 11 se dit également des divers locataires d'un immeuble, bien qu'ils soient engagés par de» actes di.stincts.
f COLl).MBARD (ko-lon-bar), ». m. Nom, dans la Charente-Inférieure, d'un cépage blanc, let Primes d'honneur, Paris, (873, p. ï«».
t COL()MBAT(ko-lon-ba), ». m. Nom donné k de petits almanachs ainsi désignés d'après le nom du libraire qui les vendait, obimu, CorTe»p. t. v, p. 396. Son Excellence vous prie, madame, de vouloir bien lui envoyer.... une demi-douzaine de colombats proprement reliés, ». i. rouss. Uii. il Mme de Kontaigu, 23 nov. (743.
I COLOMBADD (ko-lon bô), ». m. Nom d'un cépage de Provence, Rev. des Deux-Mondet, (8 janv.
COLOMBE. Ajoute» : \\ i' Dans l'Aunis, outil de tonnelier, sorte de grand rabot dont une cxtréinitérepose sur deux pieds et l'autre sur le «ol, de manière à représenter grossièrement la forme d'uo oiseau, CJo»». ounuien, (870, p. 90.
— HIST. Ajoutez : Il xu* s. AIns que les os (les armées] se fuscent de l'estanc remuées, Lor vient mnlt grans compagne |compagnie de coulunibes bendées [rayées), li flomon» d'Alexandre, p. «94.
t (. COLOMBELLK. — HIST. Ajoutez : XlV 8. Quant Debonnairetez labclo, La douce simple coulombele, Ot dit » moi tout son plaisir, Dits de Wa- Iriquetde Couvin, p. (3.
I ». COLOMBIER (ko-lon-blé), ». m. Nom, dans l'Angoumois, d'un cépage blanc, les Primes d'hojtneur, Paris, (869, p. 3(9,
t COLOMBOPHILE (ko-lon-bo-fi-l), adj. Qui aime, élève des pigeons, surtout des pigeon» voya-
COL
geurs. La Revue colombophile, moniteur des sociétés pigeonnières du nord de la France, Rev. Britann. mars )87«, n« 3, p. 263. Le nombre des sociétés colombophiles est considérable [en Belgique].... les journaux colombophiles belges, Journ. oflic. 8 sept. 4 874, p. «427, (~ col.
— ÊTVM. Colombe, et çiXo;, qui aime.
1. COLON. Ajoutez :\]i° Laine de colon, sorte de laine. Dans la subdivision d'Oran, on trouve une laine connue dans le commerce sous le nom de colon, qui rivalise avec celle des Harrar; ce résultat est dû à des essais d'amélioration tentés, il y a quelques années, par des colons de la province et quelques indigènes, Journ. ojjlc. 8 septembre 4 872, p. 6908, 2* Col.
t COLONAGE. Ajoutez : Le bail à colonage partiaire ou métayage.... c'est le louage d'un héritage rural que le preneur s'engage à cultiver à condition d'en partager les produits avec le propriétaire, BAYLE-MouiLLARD, Projet du Code rural, Session «868 du Corps législatif, p. 65.
t COLONGK (ko-lon-j'), s. f. Terme de droit féoùal. Exploitation agricole reposant sur un contrat d'après lequel le propriétaire du sol répartissait entre plusieurs personnes un corps de biens plus ou moins considérable, à la condition d'une redevance annuelle.
— ÊTYM. Bas-lat. coiont'ca, pour colonia (voy. C(a.0N).
t COLONGER, ÈRE (ko-lon-jé, jè-r'), adj. Qui est relatif à une colonge. Cour colongère. Institutions colongères. || S. m. Celui qui tenait une colonge.
COLONISÉ. Ajoutez : || 2» Établi comme colon. Les frères moraves colonisés à Sarepta, Journ. olfic. 16 mai (872, p. 3287, 2- col.
COLONNE. Ajoutez : || 8' Instrument de distillerie. Il s'en tiendra à la première partie de la distillerie, c'est-à-dire qu'il n'aura que des cuves de fermentation, pour produire ce qu'on appelle des flegmes donnant des alcools de S6 à 40 degrés, et non pas des colonnes pour obtenir par une seconde opération, à savoir la rectification, des alcools marchands de 90 à 95 degrés.... Moniteur universel, 22 juillet 4868, p. 4098, 6' col. || 9° Machine à colonne d'eau, machine dans laquelle une chute d'eau d'une grande hauteur est employée pour communiquer un mouvement alternatif à un piston ; elle est dite à simple effet, lorsque l'eau n'agit que sur une des faces du piston; à double effet, lorsqu'elle agit successivement sur les deux faces. {{ 80° Au barreau de Paris, assemblées formées suivant les colonnes du tableau des avocats. Le zèle et la «onscience qu'on apportera à remplir les devoirs du stage, on les mettra naturellement à assister aux assemblées de colonnes où s'apprennent les règles de la profession, lacan, bâtonnier des avocats. Gaz. des Trib. 49juill. 1874, p. 688, 3" col. Il 11° Porter le chapeau à cornes en colonne, le porter une pointe en avant, l'autre en arrière, par opposition à : porter le chapeau en bataille (voy. BATAILLE au Supplément). Cette expression vient de l'assimilation à une troupe en colonne. || 12° Contrat de colonne, arrangement par lequel un capitaine de navire , voulant négocier sur les marchandises qu'il portera de port en port, demande à des négociants soit de l'argent, soit des effets évalués en argent, à condition de leur donner telle quotité sur le produit qui sera obtenu, le surplus appartenant à l'armateur, au capitaine et à l'équipage dans ^es proportions déterminées. Lo contrat de colonne est surtout usité sur la côte d'Italie. Le professeur [Cresp] s'étendait avec complaisance sur toutes les formes d'association usitées dans les divers pays maritimes, depuis le contrat de colonne, les armements pour la pêche de la morue ou de la baleine, jusqu'aux grandes compagnies....
Gaz. des Trib. 23-24 OCt. 4876 , p. I037, 2° col.
t COLORABLE (ko-lo-ra-bl'), adj. Qui peut être coloré. L'oxychlorure de zinc [pour l'obturation des caries dentaires] est absolument blanc, ou colorable légèrement en gris ou en jaune.
t COLORATKUR, TRICE (ko-lo-ra-teur, tri-s'), adj. Oui produit la coloration. Les expériences de M. Bert sur le caméléon prouvent que les nerfs colorateurs ont beaucoup d'analogie avec les nerfs vaso-moteur», h. de pabville, Journ. ofllc. 36 nov.
1875, p. 9664, 2° COl.
tCOLORIKCR (ko-lo-rl-enr), adj. m. Dans la fabrication des étoffes, rouleau distributeur ou coloricur, celui qui est charge de la couleur empruntée au rouleau fournisseur, qui baigne dans la cuve contenant la couleur à l'état liquide.
COM
1 COLORIGËNE (ko-lo-ri-jè-n'), adj. Oui produit les couleurs. Vibrations colorigènes.
— ÊTYM. Lat. color, coloris, couleur, et le suffixe gêne (voy. ce mot).
t COLORIMÉTRIQUE (ko-lo-ri-mé-tri-k'), adj. Qui a rapport à la mesure de l'intensité des couleurs. Le précipité étant trop faible pour être pesé, sa teneur en cuivre a été déterminée à l'aide d'une méthode colorimétrique, H. de parville. Journal offic. 28 janv. 4 875, p. 752, 2" col.
COLOSSAL. Ajoutez : — REM. L'Académie dit qu'au pluriel colossal n'est usité qu'au féminin. Cet arrêt n'est pas valable, et il n'y a aucune raison pour interdire colossaux.
COLPOKTEDR. Ajoutez : — REM. Malherbe, Lexique, éd. L. Lalanne, a écrit colleporteur.
t COLTAR, s. m. Voy. coaltar.
t COLTARISATION (kol-ta-ri-za-sion), s. f. Action de coltariser.
t COLTARISER (kol-ta-ri-zé), v. a. Enduire de coltar (autre forme de coaltarcr).
t COLTINEOR (kol-ti-neur), ». m. X Paris, ouvrier qui, la nuque garantie par un capuchon de forte toile ou de sparterie, porte sur la tête ou plutôt sur le cou les fardeaux d'un navire qu'on charge ou qu'on décharge, Rev. des Deux- mondes,
4" nov. 4867, p. 483.
— ÊTYM. Mot singulier; la véritable orthographe serait-elle colletineur : qui porte sur le collet?
COMBIEN. Il 1° Ajoutez : Combien avec ellipse du verbe. Attendre à la mort, combien dangereux I Boss. Panég. de saint Sulpiee.
t COMBINABLE. Ajoutez : L'expérience de plus d'un siècle.... a convaincu spécialement l'Autriche que rien n'était plus combinable avec la sûreté complète et durable de ses propres États épars et entourés d'ennemis puissants, qu'un relâchement et une complication des ressorts internes de cette formidable monarchie |la France], qui détourneraient à l'avenir son énergie des entreprises étrangères. Dépêche autrichienne de 4 794, dans Revue critique, n° 28, 40 juillet 4875, p. 27.
t COMBINATION (kon-bi-na-sion), ». f. Action de combiner. La diverse combination de ces deux manières d'agir forme quatre sortes de tragédies, à qui notre philosophe attribue divers degrés de perfection, corn. Disc, sur la tragédie.
— ÉTYM. Combiner. Combination, aujourd'hui inusité, se trouve en d'autres auteurs ( voy. combinaison à l'historique).
4. COMBLE. — HiST. A;'outejr .-xn' s. En laquelle conissance [des bienheureux] croist li combles del reguerredon, li Dialoge Grégoire lo pape,
COMBUSTIBLE. 4;outeX : || Fig. ...Un bâtiment de bois et de paille ; je parle avec l'apôtre, qui nous représente par là les péchés, matière vraiment combustible et propre à exciter et entretenir le feu de la vengeance divine, boss. Panég. de ste Catherine, 4.
COMÉDIE.^;outeï:— REM. 4. Au xvii* siècle, comédie s'est dit au sens de pièce, tragédie ou autre. Voilà Bajazet; si je pouvais vous envoyer la Champmeslé, vous trouveriez cette comédie belle, sÉv. 9 mars 4 672. J'ai vu Ariane pour elle seule [la Champmeslé] : cette comédie est fade, id. 4" avr. 4 672. Ses premières comédies [de Corneille] sont sèches, languissantes, et ne laissaient pas espérer qu'il dût ensuite aller si loin, comme ses dernières font qu'on s'étonne qu'il ait pu tomber de si haut, LA BHuy. 1. 1| 2. Le Théâtre Français, le seul oii l'on joue régulièrement la tragédie, s'appelle absolument la Comédie Française.
— ÊTYM. Ajoutez : D'après l'étymologie par xû)io(, la comédie aurait été proprement le chant, dans les fêtes de Bacchus; d'autres y voient xwjiin, village : chant des villageois durant la vendange.
COMÉDIEN II 4° Auteur comique. Poquelin (Jean-Baptiste), comédien fameux, connu sous le nom de Molière, bayle. Commencement de l'article Poquelin. || B* Fig. X la comédienne, en décevant comme par une sorte de comédie. C'est ainsi qu'il [le cardinal de Richelieu] jouait une continuelle comédie avec MM. du Conseil et le clergé, comme en toutes ses autres actions ; car il avait l'esprit à la comédienne ; aussi a-t-il autorisé la comédie, l'introduisant dans son palais Cardinal par un esprit bien contraire à celui de tous les anciens Pères de l'Église montchal, Mémoiret, t. ii, p. 69.
t COMESSATION (ko-mè-sa-sion), j. (. Latinisme. Repas, festin. On a donné des thés, genre de comcssation tout à fait extraordinaire, brillat-sa- VARiN, Phytiol. du goût, Méd. xxvu.
COM
— 8TYM. Lat. comessationem, eomissationem, d* comissari, se livrer au plaisir de la table, de xûno;, repas de fête.
COMIQUE. Il 8° Ajoutez : || Le haut comique, voy. haut, n° 4 3, à la fin.
COHMA. Ajoutez : || 4°, Papillon de jour, appelé aussi la bande noire, papilio comma; le comma blanc, papillon de nuit, noctua comma.
COMMANDE. Ajoutez : || 6° Ancien synonyme de cheptel de fer. Le cheptel connu, dans les anciens usages de la Bresse, sous la dénomination de commande, et d'après lequel, l'estimation étant faite à l'exègue, soit à prix réduit, l'excédant du bétail se partageait par moitié entre le bailleur et le preneur, Gaz. des Trib. 4 8oct. 4874, p. 999, 4" col. Et, subsidiairemcnt, que la convention intervenue est celle que d'anciens usages ont établie en Bresse, sous la dénomination de commande, t'b. 2« col.
COMME. Il 1* Comme il faut. Ajoutez : Comme il convient. En de si calmes provinces Saurait-on excuser le crime De ne régner pas comme il fautî MALH. Lexique, éd.h. Lalanne. Énée.... ne le porta pas seulement [son pèrej,mais... l'emporta comme U faut, et le mit au nombre de ceux que Rome a depuis adorés, id. tb. Donner comme il faut [donner à quelqu'un qui le mérite], id. ib.
— REM. Ajoutez : Il 7. Avec comme »» Régnier a mis l'imparfait du subjonctif : Comme si leurs désirs dépendissent de nous, Sat. vi ; Comme si notre jeu fût au roi dépouillé. Sol. ii. 1| 8. Comme, signifiant de même que, peut être remplacé par que au second membre de phrase. Comme nous avons déjà dit, et que nous le verrons plus clairement ailleurs, boss. Connaiss. i, 47.
COMMENCER. Ajoutez : || 8° Se commencer, avoir un commencement. Quand le mot qui suit sn commence par une consonne, corn. Lexique, ed Marty-Laveaux.
COMMENDATAIRK. Ajoutez : — HIST. XVI' S. Et si, elle ne vaut pas trois mille livres de revenu, dont il en faut donner beaucoup plus de la moitié pour l'entretien de l'abbé commendataire, brant. François I".
t COMMENSALISMK (ko-mman-sa-li-sm'), s. m. Terme de zoologie. Condition d'êtres vivants qui habitent et se nourrissent ensemble. Y avait-il là simple cohabitation, simple commensalisme, pour employer le mot appliqué à certaines associations d'animaux, celle par exemple de l'huître et des petits crustacés déjà connus d'Aristote sous la nom de pinnothères? planchon, Rev. des Deux- Mondes, 4 5 juillet 4874, p. 459.
— ÉTYM. Commensal.
COMMENTAIRE. — HIST. XVI* s. Ajoutez : Et en iceulx [souspirs] peult on obtenir plus de grâce, d'intelligence et de congnoissance de Dieu et de ses sainctes escriplures, que en lisant les commentaires et escriptures des hommes sur icelles, Epistre exhortatoire aux Epistres, Nouv. Testam. éd. Lefebre d'Étaples, Paris, 4 525.
COMMENTATEUR. Ajoutez : || 2° Celui qui explique, qui donne une instruction sur un objet Nous remarquons au banc des savants étranger» M. Hilgard, commentateur des poids et mesures, undesgéodésistes les plus éminentsdes États-Unis,
H. de PARVILLE, Joum. 0^. 26 mai 4 872, p. 3522,
2° col. Il 8° Adj. Titre commentateur, titre d'une pièce qui la commente, en indique le sujet. Pour revenir aux titres commentateurs, que dites-vous de celui-ci de notre ami Cerisantes...? Balzac, Lett. inédites, ix, éd. Tamizey-Larroque.
COMMEBÇABLE. Ajoutez : \\ Valeur commerçable, valeur marchande. Les bois trop jeunes pour avoir une valeur actuellement commerçable, seront estimés d'après leur produit présumé à l'âge où ili commenceront à remplir cette condition. Décret du 4 9 mai 4 857, art. 4 3.
COMMERCE. Ajoutez: \\ Commerce général, spécial, voy. ces mots.
î' COMMERCIALISER (ko-mèr-si-a-li-ré), e. a. Néologisme. Rendre commercial. Le progrès de la richesse et le développement des institutions de crédit ont tendu à commercialiser l'intérêt, même dans le gros des transactions civiles, coubnot, CoTWi'd. sur la marche des idées, t. u, p. 330.
t COMMERCIALITÉ (ko-mèr-si-a-li-té), ». f. Il !• Caractère commerciai de valeurs, d'effets Que la commercialité des titres [chèques] falsifiés ne pouvait résulter de la fausse signature d'un commerçant ; qu'il fallait encore la preuve que l'acte falsifié se rapportait à un acte de commerce. Gaz. des Trib. 4 oct. 4873, p. 964, 4' col. Il 2° Situation de commerçant. Sur le moyen tiré de U non-com-
COM
merciallU da défendeur , qui prétendait n'avoir pas agi en qualité de commerçant, Cai. des Trib. i avrii (874, p. SI 7, s* col. Dans aucune de ces causes de gain [d'un clief de claque] on ne surprend la spéculation, c'est-à-dire la commercialité elle-même, ib. ta avril (874, p. 865, 3" col.
< . COMMIS, part, passé. Ajoutez : || 6' Qui a subi l'opération du commettage. Un cordage est dit commis au tiers, au quart, scion qu'il est plus court de i/3, de </4, que les torons qui le composent.
COMMISSION. Ajoutez : || Commission départementale, commission qui est chargée de statuer sur les cas de réforme des militaires, pour infirmités contractées hors des armées ou blessures retues hors du service.
t CO-MMISSURANT, ANTE(co-mi-su-ran, ran-f), adj. Terme d'anatomie. Qui procure l'union par commissures. Les fibres commissurantes du cerveau.
COMMUN. Ajoutez : — REM. Deniers communs, s'est dit de l'argent appartenant à une commune. Il semble qu'on a pu aussi peu ordonner sur les deniers communs d'une ville que sur les deniers appartenant à un particulier, boislislb, Coiresp. contrôl. gêner. 1689, p. )7i.
t CO.VIMUNARn, ARDE(ko-mu-nar, nar-d'), s. m. et f. Celui, celle qui a les opinions de la commune de Paris en (87t. (Nom donné par les adversaires.)
t COMMCNAUTAIRE (ko-mu-nô-té-r'), adj. Qui est relatif au communisme. Il s'est fait plus tard.... un travail -de réaction contre la tendance communautaire, CORBON, Journ. offic. s mars 1872, p. (642, 3' col. Le socialisme communautaire, ». ib. p. (643, (" col.
t COMMUNEUX (ko-mu-neû), s. m. Partisan de la commune de Paris pendant l'insurrection de iSH, et, par extension, partisan d'un régime où l'État est une association de communes se gouvernant elles-mêmes. (Nom donné par les adversaires.) t COMMUNICABILITÉ. -4;ou(eî : La quantité des marchandises sujettes à communicabilité [de la peste] est si grande, que la seule dénomination.... Traita des causes, des accidents et de la cure de la peste, 2* part. p. 227, Paris, (744.
t COMMUNICATEUR. Ajoutez : U voilà déjà [Mme Guyon], dans son opinion, communicatrice des grâces, Boss. Relat. sur le quiétisme, ii, 8.
COMMCNICATIF. || 3° Qui communique, qui est joint par des communications. Les cabaretiers ayant des caves chez les bourgeois, les bourgeois chez les cabaretiers, communicatives les unes aux autres, Règlement du 9 avril ( 650.
COMMUNICATION. || 6» Ajoutez : Dans les sièges, communications, boyaux de tranchée en zigzag, qui réunissent les parallèles les unes aux autres, et qui avancent sur les capitales des ouvrages attaqués en étant défilés des assaillants.
( . CO.MMUNIER. Il l'Y. a. Ajoutez: || Fig. Ton zèle autant de fois saura mystiquement D'une invisible main communier ton âme, corn. Imit. iv, (296. Il 4* Se communier, ». réfl. Administrer à soi-même le sacrement de l'eucharistie. Qu'il n'est pas permis au prêtre qui célèbre de se communier soi-même, Uist. du concile de Trente, Iraduct. de le Courayer, Amst. (736, t. i, p. 626.
2. COMMUNIER. Ajoutez : (| 2* Propriétaire en commun. L'eau ne peut exister sans le vase qui la contient; de là cette conclusion que le propriétaire de l'eau est copropriétaire du vase; l'arrêt l'exprime, et, comme conséquence du principe qu'il pose, concède l'action en partage à chacun des communiers, Gaz. des Trib. 2( juin (876, n. 608, 2' col.
t COMMUTATEUR (ko-mmu-ta-teur), t. m. Terme de physique. Appareil qui sert à changer le sens d'un courant électrique.
COMPAGNE. — HIST. Ajoutez : XII' s. La femme cui tu moi donas à compangne, m'en donat [du fruit de l'arbre du paradis], si en manjai, li Dialoge Grégoire lo pape, (876, p. 3(7.
t COMPARABIMTÉ. Ajoutez : La discussion des observations météorologiques, qui, depuis ces dernières années, prennent un caractère de précision et de comparabilité qu'elles ne présentaient pas autrefois, sainte-clairb deville, Acad. des se. Comptes rend. t. Lxxx, p. 7(5.
t COMPARENCE (kon-pa-ran-s'), ». f. Action de comparaître, de se montrer. La cour est à Saiiitoermain.... je m'en irai faire huit ou dix jours de comparence, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
t COMPASSAGE. Ajoutez : \\ a»Terme d'artillerie. A£liou de compasser un canon d'arme à feu.
COM
COMPASSER. AjmiUt : || B* Terme d'artillerie. Compasser un canon d'arme à feu portative, en vérifier l'épaisseur au moyen d'une espèce de compas à grandes branches.
CO.MPASSION. Ajoutez : || 1* Étet de celui qui est à plaindre. Quand vous verrez tous l^es cajoleurs qui vous diront qu'il y a bien do la compassion en votre fait, pensez plutôt à ce qno vous sentez qu'à ce que vous voyez, malh. lexique, édit. L. Lalanne.
t COMPATISSANCE (kon-pa-ti-san-s'), ». f. Néologisme. Caractère, qualité de celui qui est compatissant. La première femme qui m'aperçut, sortit de sa boutique, me donna le bras avec un air de compatissance, et m'aida à me traîner, ciiateaub. Mém. d'outre-tombe (édit. de Bruxelles), t. i, Fourgons du pn'nce de Ligne, femmes de Namur, etc. Ce que nous aimons dans le livre de Mme d'Haussonville [les Dernières Années de lord Byron], c'est cette sympathie chaleureuse, cette compatissance, cette vraie charité dont l'auteur enveloppe, pour ainsi dire, la nature maladive et endolorie de son poète, JOHN LEMOiNNE, Joum. des Débats, (3 févr. (876. Une vive atîection unissait les deux jeunes filles ; la gratitude d'une part, de l'autre la compatissance et l'estime formaient entre elles un lien qui se resserrait chaque jour. Revue Britann. oct. (875, p. 4(3.
+ COMPATRIOTIQUE (kon-pa-trio-ti-k'), adj. Qui appartient à un compatriote, aux compatriotes. Le portrait de P.-J. Proudhon, par G. Courbet, restera comme un témoignage compatriotique d'un maître peintre à un maître philosophe, bOboer, Salons de (86( à (868, t. ii, p. 270.
t C0.MPÊNÉTRAT10N (kon-pé-né-tra-sion), ». f. Pénétration mutuelle. La compénétration de deux substances. La compénétration de l'âme et du corps.
t COMPENSATIF, IVE (kon-pan-sa-tif, ti-v'), adj. Qui compense, qui a le caractère de la compensation. En faut-il conclure que les ver» renfermant des e muets à la fin des mots, par suite de la suppression de l'e muet, deviennent faux? non, parce que la prononciation répare la perte d'une syllabe par des allongements ou des silences compensatifs, darmesteter, Rev. critique, 3 juin (878, p. 374.
t COMPENSATIONNISTE (kon-pan-sa-sio-ni-sf), ». m. Celui qui est partisan des compensations en matière de droits de douane. Dans ces débats [sur les traités de commerce], les uns s'appellent protectionnistes, les autres libre-échangistes; on a même parlé de compensationnistes, Compte rendu analytique de la séance du 22 janvier (870 au Corps législatif, Discours de M. Thiers.
t C0.MPENSAT1VEMENT (kon-pansa-ti-ve-man), adv. D'une manière qui compense. M. le ministre des finances dit dans cette même note à laquelle j'ai déjà fait allusion,... que c'était la maxime favorite de Napoléon I*' : Que, toutes les fois qu'il était nécessaire de créer une dépense nouvelle, il fallait compensativement réduire une dépense ancienne, BUFFET, au Corps législatif, Honit. univ.
7 juillet 1868, p. 889, 4* COl.
COMPÉRAGE. Ajoutez : \\ 3* Dans l'Aunis, fête à l'occasion d'un baptême, GJoss. aunisien, (870, p. 90.
COMPÉTEMMENT. — ÊTYM. Ajoutez : Rabelais a dit compelentement : S'ils [chapons, poulets] ne sont compelentement cuits, Garg. i, 39.
COMPÉTENT. Ajoutez : || 4* Substantivement. Les compétents, le troisième ordre des catéchumènes, le plus avancé.
COMPILER. — HIST. XIV' S. il;ou(«Jt : Jou Nicholes.... ai compiletche livret, Ùist. littér. de la France, t. xxv, p. 62.
COMPLÉTIF. Ajoutez : \\ 1' Qui complète (dans le langage général). Rien de plus périlleux qu'une loi de niveau indexible qui renverserait cet édifice d'activités complétives les unes des autres et harmonisées entre elles, E. caro, Rev. des Deux- Mondes, ("nov. (878, p. 2(.
COMPLICE. Ajoutez : || 3* Fig. et en bonne part. Le sentiment de la justice est le complice ordinaire et nécessaire du sentiment de la charité, V. LKFRANC, Joum. oflvc. 25 mai (872, p. 3488, c col.
COMPLIMENT. Ajoutez .- 1| «° Compliment de roi, compliment qui, comme les jeux de prince, ne plaît qu'à celui qui le fait (locution aujourd'hui hors d'usage). Ne m'obligez pas à faire à ses appas Un compliment de roi qui no lui plairait pas, corn. Lexi(iue, édit. Marty-Laveaux.
COM
COMPLOT. — HIST. xu« S. Ajoutez : Ambedol H glouton eitoient d'un comploit, En U fin tuent Daire pour çou qu'il nianeçoit; L'un) le ficrt d'un coutici, Il autresd'un ei>poU, U Rom»n d'Alexandre,
t COMPLOTEDR. >4;ou(ez: Ce n'est {^ajlecompU des comploteurs, qui, ayant une réputation d'bonnéte homme à détruire.... ». j. ioum. Lelt.i Buwu,
(0 juillet (76a.
t COMI'OIDS. Ajoutez : Le* anciennei désignations et dénombrements faits par les propriétaire* desdites terres, en roulleaux, ou enregistrée* dan* les vieux cadastre* et compoids de* hôtel* de ville, dans lesquels lesdits droits seigneuriaux le trouvent spécifiés, Édit. février («57.
t COMPORTE (konpor-i),«.f. Kspiee de enveaii, quelquefois de la contenance d'une demi-barriqne, servant, dans le Midi, an transport de U vendange qui se fait ailleurs dans des hottes; le* poignée* sont formées ordinairement des branches mêmes du bois employé ; les comportes sont cerclées de fer. Le Gers charriait des arbres, des bois de lit, des comportes, des barriques et divers meubles, Joum. ofjie. 27 juin (875, p. 4«7«, »• col. Apre* quoi, je recouvris complètement de terre le corps [d'un homme assassiné], et je mis une comporte d'eau sur cette terre, Cas. det Trib. s» juill. ie7«, p. 740, 3' col.
— ÊTYM. Voy. COMPORTEK à llùstoriquo et i l'étymologie.
COMI*OSANT. Il f Terme de mécanique. On aura une meilleure définition en mettant ceci : Forces composantes, se dit de plusieurs forces qui agissent simultanément sur un même point, et qui peuvent être remplacées par une force unique nommée résultante. ;| S. ^. Une composante, chacune des forces, des accélérations, dans les(|uclles une force, une accélération résultantes peuvent être décomposées. || Mouvements composants, se dit du mouvement relatif d'un corps par rapport à de* axes mobiles et du mouvement de ces axes par rapport à des points de repère fixes ou mobile*. Il Vitesses composantes, vitesses des mouvements composants. ||3* Dans le langage général, une action, une influence qui entre dans la composition d'un résultat. À côté de ces composantes [latitude, altitude, direction générale de* vent*] immui;ble* du climat, il exiiite plusieurs composantes secondaires qui peuvent modifier très-sensiblement la résultante, Joum. o/Jlc. (6 août I87t, p. tM4,
2' col.
( . COMPOSE. AjouUz : || 4' S'est dit , en aneienf
termes d'impôts, des individus qui avaient une composition, un abonnement pour certains droits. Ils [les fermiers des aides] donnaient à chaque marchand composé la permission de sortir une mine de sel sans payer aucun droit d'issue, BOis- LisLE. Corresp. det contrôl. ginér. («sa, p. sq.
COMPOSITEUR. — HIST. Ajoutez : xiv s. X l« [la] fin que il soit dit et sentencié par vous, seigneur arbitre et amiavie compositeur..., Bi6t. des chartes, (875, 3' et 4' livraison, p. »»o, lïio.
CO.MPRENDRK. Ajoutez :\\V Comprendre quelqu'un, entrer dans ses pensées et dans ses sentiments. Au nom de Dieu, monsieur, aidez-moi de vos lumières, vous l'avez connu [M. de Lamoignon qui venait de mourir] et vous l'avez compris, BussY RABUTiN, Lettre au P. Rapin, (2 déc. («77, citée par M. Régnier, sÉv. t. v, p. «05.118* Se comprendre, avoir l'intelligence de soi-même. Vaincue, elle [notre Ame] ne peut se rendre, Et d« saurait ni se comprendre. Ni consentir à s'ignorer, LAMOTTE, Odes, l'Homme. || •' Se comprendre, comprendre exactement ce que l'on veut dire et c« que l'on dit.
— Hisr. lu* s. Ajoutez: [comprendre au sens de saisir par la pensée, tnteUigere] La pense [pensée] ki.... soi travailhet, anz ke [avant que] ele alcune chose en [de Dieu] puist compenre, Job, p. 473.
COMPRESSION. Ajoutez : \\ 4' Terme de mineur. Globe de compression, synonyme de fourneau sur chargé.
COMPROMETTRE. Ajoutez : — REM. Compromettre de, neutralement, s'est dit au même sens que nous disons compromettre activement. U me serait honteux qu'il [mon nom] y passât [à la postérité] avec cette tache, et qu'on pût à jamais me reprocher d'avoir compromis de ma réputation, CORN. Lexique, édit. Marty-Laveaux.
t COMPROTECTEUR (kon-pro-tè-kteur), I. m. Celui qui exerce la comprotection. Si on ne pouvait gagner ce point que le pape proposât tous les
CON
bénéSces de Franco, l'on se pourrait relicher à ce que M. le cardinal Bichi les proposât comme comprotecteur, quand il serait à Rome, le pape les proposant cependant, Richelieu, Lettres, etc. t. vi,
t COMPROTECTION(kon-pro-tè-ksion),ï. f. Protection exercée de concert par plusieurs. Le principal point est celui de la protection dont on ne permet pas à M. le cardinal Antoine de faire la fonction; sur quoi, tout le procédé que l'on a tenu, depuis que la comprotection lui fut donnée, ne peut être que très-sensible à Sa Majesté, bichelieu, Lettres, etc. t. vi, p. 53 (1638).
t COMPROVINCIAL. Ajoute! : Nous avons des vies de saint Basien et de saint Gaudoncc, comprorinciaux et contemporains de saint Ambroise, Boss. Déf. tradit. comm. ii, 29.
t COMPTAGE. Ajoutez : \\ 2* En général, action de compter. Le sens de la tonalité n'est pour le physicien, comme le flair et la dégustation pour le chimiste, qu'uu réactif susceptible, à la rigueur, d'être remplacé par des appareils ingénieux de mesure et de comptage, coubnot. Matérialisme, vitalisme, rationalisme, Paris, <876, p. 49. ||3' En termes d'imprimerie, l'opération par laquelle l'imprimerie s'assure du nombre imprimé de chaque feuille d'un ouvrage avant la remise de celte feuille à l'assembleur.
COMPTANT. Ajoutez : || 4* X l'octroi de Paris, le petit comptant, recette qui, ne dépassant pas un franc, n'exige pas l'emploi du timbre d'acquit; grand comptant, recette qui dépasse un franc. Tout article, faut-il le dire? est muni d'un numéro d'ordre, qu'il soit au petit comptant ou au grand comptant, maxime du camp , Rev. des Deu^Mondes,
t" fév. <874, p. 633.
— REM. Ajoutez : Il 2. Avoir de l'esprit argent comptant ; Marivaux paraît être le premier qui ait introduit cette forme dans le français. Il [Panard] n'avait de l'esprit que quand il écrivait, il ne l'avait point en argent comptant, comme disait M. de Marivaux, collé, Journ. t. ni, p. «97. Avoir de l'esprit argent comptant, est une forme imitée du latin : ingenium euin »ji numerato habere, a dit Quintilien d'un avocat qui parlait facilement sans préparation, Inst. orat. vi, 3, n° m.
COMPTE. Ajoutez ;— REM. J. J. Rousseau a dit: Tourner à compte, pour : être avantageux. Ils aimeront mieux me faire une rente viagère, ce qui, vu mon âge et l'état de ma santé, leur doit probablement tourner plus à compte. Lettre à du Peyrou, (3 déc. <764.
COMPTÉ. Ajoutez : — REM. On pourrait croire que à pas comptés veut dire simplement à pas dont on fait compte un à un. Ce n'est pas la vraie interprétation ; il y a quelque chose de plus, et à pas comptés veut dire à pas que l'on paye, dont on tient compte. Cela se voit par cet exemple : S'il faut instruire quarante procès l'année, aller chercher les témoins dans des lieux éloignés, prendre les coupables, les mener aux juges de la compétence, les ramener pour les juger déflniti- Tement, et que tout cela se passe à pas comptés [en payant pour les allées et venues], le chapitre de dépense sera gros (7 mars <684), boislisle, Corresp. cnntrM. gén. des finances, p. <6.
tCOMPTK-GOUITES (kon-te-gou-f), s. m. Nom, en pharmacie, d'un instrument destiné à doser les gouttes médicamenteuses, de manière qu'elles pèsent toutes un poids uniforme de cinq centigrammes
t COMPTEREAU (kon-te-r6), s. m. Nom d'une pièce de comptabilité fournie par quelques agents des administrations financières. Si le ciel on mon choix eût mis ma destinée, Je n'irais point courir de bureaux en bureaux, Vérifiant journaux, bordereaux, comptereaux, l. bac. Lettre àJ. B. Rousteau, 29 nov. (73(, Œuvr. édit. <8U8. Il est également nécessaire qu'ils [les inspecteurs] rédigent deux comptereaux pour le timbre, l'un 'd'après les restants en nature portés au comptoreau du précédent trimestre, l'autre.... Circulaire du 28 prairial an vu. Comptereau des ivacettes et dépenses opérées pendant l'exercice 18, tant sur les consignations que sur les avances provisoires pour frai» judiciaires et autres. Cire, des contr. indir. )8 déc. I8i9, n'44. Les comptereaux des amendes, des consignations, des avances à régulariser..., qui font partie intégrante du compte, seront, comme par le passé, produits en double expédition, C'tre. de la compt. pu6(. du H jnill. (871, n* 971.
f CONAQ (ko-nak'). I. m. Sorte d'embarcation du
CON
Bosphore. Les femmes, les agas, les efTendis et
les pachas retournent dans les conaqs.... Journ. offic. 8 janv. <876, p. 208, 2* col.
t CONASSIÈRE. Ajoutez : — REM. C'est un synonyme grossier de femelots ; un matelot n'oserait pas prononcer ce mot devant un officier.
t CONCASSAGE (kon-ka-sa-j'), s. m. Action de concasser. Séparation des fourrages, ensilage, concassage, coupage, École forestière. Programme, <876, p. 404.
CONCÉDER. — HIST. Ajoutez : xv s. X Dieu doncquos duquel tout bien procède, Humble à genoux de bon cœur je suplie. Qu'à moy pécheur de sa grâce il concède Que mon œuvre soit par lui accomplie, jean jobei, le Jardrin salutaire, p. uo.
CONCEPT. Ajoutez : — REM. Il s'est dit en parlant d'œuvrcs d'art; aujourd'hui on dirait conception. Il [Le Brun] en avait disposé les parties auxiliaires et accessoires avec tant d'art.... que chacune semblait ajouter à l'unité et à l'harmonie du tout ensemble do ce merveilleux concept, de montaiglon, Hist. de l'Accui. de peinture (Mém. attribués à H. Testelin), t. ii, p. 33
■[ CONCEPTIONNEL, ELLE (kon-sè-psio-nèl, nè- 1'), adj. Qui a rapport aux conceptions, aux idées, aux créations de l'esprit. On a dit que les hérésies n'étaient que des nuances conceptionnelles d'un même fait ou d'une même idée.
t 2. CONCERTANT, ANTE (kon-sèr-tan, tan-t'), adj. Qui concerte, combine. Une tête théologique coordonnante et concertante, ste-beuve, Port- Royal, t. IV, p. 435, 3« éd.
■[ CONCESSIBLE (kon-sè-ssi-bl') , adj. Qui peut être concédé, accordé. La contenance des terrains miniers exploitables par galeries et concessibles est plus grande qu'on ne l'avait cru d'abord, tandis que, au contraire, les terrains rainiers exploitables à ciel ouvert et non concessibles sont d'une étendue moindre, Extr. du Monit. belge, dans
Journ. offic. 3) OCt. (873, p. 6638, ("col.
t CONCEVABILITÉ (kon-se-va-bi-li-té), s. f. Néologisme. Qualité de ce qui est concevable. Pour les anciennes philosophies, l'univers est un tout infini où l'intelligence humaine se promène sans trouble et sans terreur, donnant aux principes qu'elle suppose une égale infinité, n'y laissant au cune place oii elle n'introduise sa raison, le droit de concevabilité et celui d'inconcevabilité.... É. UTTRÉ, Auguste Comte et Stuart Mill, p. (8,
CONCEVOIR. Ajoutez : || S' Se concevoir, avoir la conception, l'intelligence de soi-même. Sans cesse il [l'esprit] s'efforce, il s'anime, Pour sonder ce profond abîme, 11 épuise tout son pouvoir ; C'est vainement qu'il s'inquiète ; Il sent qu'une force secrète Lui défend de se concevoir, lamotte, Odes, l'Homme.
— ÉTVM. Ajoutez . La forme fictive conceputus se trouve réalisée dans le roumain conceput au masculin, conceputa au féminin, de concepere.
t CONCILIABILITÉ (con-si-li-a-bi-li-té), t. f. Qualité de celui qui est apte à concilier. Un contemporain et un ami de Turgot a écrit avec justesse que ce ministre était tombé par défaut de conciliabilité, Journ. offic. 20 janv. (877, p. 432, ("col.
t CONCILIAIRE. Ajoutez : L'aversion que saint Grégoire de Nazianze avait conçue contre toute assemblée conciliaire, Mém. de Trévoux, (726, 1. 1, p. 423.
t CONCION (kon-si-on), t. f. Terme vieilli. Discours en public. Il [Pasquier] voudrait bien que les sermons s'appelassent le prêche ; car ce mot lui revient mieux que celui de sermon ou de concion, OARASSE, Recli. des recherch. p. 722, dans la- CURNE, au mot prêche.
— HIST. XVI' s. La concion que flt Gargantua es vaincus, rab. Garg. 6U.
— ErvM. Lat. concionem, proprement assemblée convoquée, puis discours dans cette assemblée, de cum, avec, et ctere, appeler.
CONCITOYENNETÉ. Ajoutez ; || 2' Qualité de concitoyen. La concitoyenneté [entre les provinces de ce qui est aujourd'hui les États-Unis) s'arrêtait pratiquement aux limites des provinces; chacune d'elles, pour faire cause commune avec ses voisines, u'en conservait pas moins la disposition exclusive de ses ressources financières et de ses contingents, massebas, Journ. offic. 27 juin
tCO.NCOMITAMMENT(kon-ko-mi-U-man), od».
D'une manière concomitante. L'article a été publié récemment et pour ainsi dire concomitam-
ment avee an numéro de journal , Journ. o/Jlc.
7 mars (874, p. (778, c col.
CONCOMITANT. Ajoute! : — «F.si. On dit concomitant de. Les circonstances concomitantes de l'accomplissement d'un phénomène.
t CO.NCORDATAIRE. Ajoutez lia- Qui a rapport au concordat de (8u(. Il y a un corps de doctrines qui s'appelle les lois concor«lalaires, Journ. ofjic. 28 nov. (876, p. 870(, 3* col. X part les dimanches et les quatre fêtes concordataires et quelques autres fêtes qui ont été ajoutées, mais sur lesquelles on obtient facilement un induit du saint-père, toutes les autres messes sont rétribuées, th. 28 nov. (876, p. 8762, (" COl.
CONCORDER. Ajoutez : || 3° Dans les faillites, entrer en concordat. F..., qni était lui-même un ancien contre-maître de la maison L.... et qui, après avoir été réduit à concorder avec ses créanciers , n'avait pas hésité à prendre sa part des dépouilles de la veuve de son patron.... Gaz. des Trib. <" mars (878, p. 206, 2" col.
t CONCORDIA (kon-kor-<Jia), s. f. La 68* planète télescopique, découverte en (860 par M. Luther.
t CONCRAIRE (kon-krê-r'), ti. a. Terme de grammaire et de logique. Donner le caractère concret, par opposition à abstraire. L'opération de concraire nous sert à nous former l'idée des êtres qui existent, et celle d'abstraire à composer des groupes d'idées dont le modèle n'existe pas dans la nature et qui néanmoins nous sont très-commodes pour faire de nouvelles comparaisons et apercevoir de nouveaux rapports entre les résultats de rapports que nous connaissons déjà, destutt os ibacv. Idéologie, p. 86, éd. de (8(7. Remarquez que ces deux opérations opposées, concraire et cibstraire, se trouvent toujours réunies, et sont nécessaires toutes les deux dans la formation de toute idée composée quelconque, id. ib. p. 89.
— REM. Mot très-mal fait, pour lequel il vaut beaucoup mieux dire concréter (voy. ci-dessou» C0NCRÉTEB, et la remarque sur concréter au Dictionnaire). Concraire n'a de bon que sa finale qui rappelle abstraire.
t CONCRÉER (SE) (kon-kré-é), v. réfl. Se former, être formé. En Inde il se trouve du miel, soit qu'il vienne de la rosée, soit qu'il se concréa d'une humeur douce, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.
— ÉTYM. Lat. concreare, former, produire, de cum, avec, et creare, créer.
t 2. CONCRET (kon-krè), ». m. Terme anglais. Espèce de béton. Les murs.... ont deux pieds d'épaisseur et sont formés de concret dont les éléments sont : une partie de ciment de Louisville et trois parties de sable, de cendre et des meilleurs résidus extraits des débris de l'incendie, traduit du Tribun de Chicago, da.ns Journ. offic. 23 juin (872, p. 424(, 2' col. D'immenses blocs du concret [de la jetée du port de Jersey] du poids de plusieurs tonnes ont été déplacés et jetés épars çà el là sur le quai, Ëxtr. du Pall Mail Gazette, dans
Journ. offic. (2 déc. (874, p. 8229, (" col.
— ÉTYM. Angl. concrète, béton, concrétion, con cret; c'est notre mot concret, adj.
t CONCRÉTER. Ajoutez : \] Y. a. En termes de philosophie, donner un sens concret, un caractère concret. Qu'ils soient simples ou cultivés, les hommes sont plus ou moins réalistes; ils ont un besoin continuel de tout concréter, clavel, la Philosophie positive, janvier-février (872, p. 93.
t CONCUBIN. Ajoutez : — REM. Concubin, an masculin, est dit appartenir à l'ancien langage de jurisprudence. En voici un exemple dans la jurisprudence contemporaine : Elle est chiflonnière ; elle avait vécu jusqu'à ces derniers temps avec un concubin qui l'a abandonnée. Gaz. des Irib. 6 décembre (874, p. ((70, (" col.
CONCUBINAIRE. Ajoute! : \\ l' Adj. Qui a rapport au concubinage. Tous les jurisconsultes opinent pour la nullité des billets dits concubinaires, Gai. des Trib. (4 juillet (870.
— ËTYM. Ajoute! : Du Gange à concubtnartus. CONCURRENCE. Ajoute! : \\ 6' Il s'est dit pour
rencontre d'idées, d'expressions. Que si l'on remarque des concurrences dans mes vers, qu'on ne les prenne pas pour des larcins, cohn. ClU. Préface.
t CONCURRENCER (kon-ku-rran-sé), «. a. Le prend une cédille devant a et o .-je concurrençais, nous concurrençons. Néologisme. Combattre par la concurrence. Alors.... votre navigation augmentera, et vous pourrei eoucurreucer les marine.^
CON
étrangères, akiian, au Corps Ugislat. Monit. univ. 4 3 mai 11168, p. «»9, &• col. La chemin do fer du Nord, qui est le plus concurrencé pur les canaux, Disc, au Cnrpt Ugislatifpar M. de Mackau, Compte rendu annlyliqufi de la séance du i février i87u.
t CONOUKRENTIKL, KLLK (kon-ku-rrau-si-el, è-l'), ad). Qui fait concurrence. Il existe réellement dos compagnies concurrontiollos pour les lignes à concéder, Joum. oflic. 4 0 juin 4 872, p. 4U36, 3' col.
t CONCURRER (kon-kur-ré), v. n. Concourir. Cette maxime est nouvelle et as.sez sévère, et je ne l'ai pas toujours gardée; mais j'estime qu'elle sert beaucoup à fonder une véritable unité d'action, par la liaison de toutes celles qui concurrent dans le poëme , corn. Disc, du poëme dram. Je souhaiterais qu'on l'observât invariablement [la règle qui veut que le premier acte contienne le fondement de toutes les actions], quand on fait concurrer deux actions différentes, ID. ib.
— Etym. Lat. concurrere. C'est le même que concourir, qui est seul usité aujourd'hui.
CONDAMNABLE. Ajoutei : — REM. Malherbe a écrit condemnable : Il est des choses répréhensibles qui ne sont pas condemnables , Lexique, éd. L. Lalanne.
t CONDAMNATECR (kon-da-na-tcur), s. m. Celui qui condamne. Ces innocentes et respectables créatures [les époux Montbailli, condamnés au bûcher par le tribunal d'Arras] avaient été accusées de parricide, et jugées sur des allégations qui auraient paru ridicules aux condamnateurs mêmes des Calas, volt. Comm. hisl. sur les (Euv. de Vaut, de la Henr.
— ÉTYM. Lat. condemnatorem , de condemnare, condamner.
CONDAMNATION. Ajoutex : — REM. Malherbe a écrit condemnation : La condamnation de la malice universelle du monde. Lexique, éd. L. Lalanne.
— HIST. XVI" s. Ajoutex : En vérité, en vérité, je vous dis que qui oit ma parolle et croit à celluy qui ma envoyé, il a vie éternelle et ne vient point en condemnation, Èvang. selon saint Jean, v, 24, Nouv. Testant, éd. Lefebre d'Ëtaples, Paris, 4625. 11 [l'evesque] ne soit point novice, affin que par élévation d'orgueil ne cheie en 'a condemnation du diable, 1 Tim. m, e.
CONDENSATION. Ajoutex .-IlOn a étendu la signification de ce mot aux modifications physiques qui ne comportent, proprement, ni idée de densité, ni idée de masse. Condensation de la chaleur, do l'électricité, etc.
t CONDENSEUSE (kon-dan-seû-z'), s. f. Machine il condenser, Joum. offic. 24 fév. 4876, p. 4374, 3* col.
CONDESCENDANCE. — HIST. Ajoutez : xii' s. Quant il soi, por lo condescendement des plusiors, az deforienes [extérieures choses] espart [disperse], li Dialoge de Grégoire lo pape, 4 876, p. 6. AIsi com par condescendement, ib. p. 4 44.
CONDITION. Ajoutez : \\ Terme de turf. Un cheval est en condition lorsque, au moment de l'épreuve, il réunit toutes les qualités de forme et de vigueur qu'on est en droit d'exiger de lui.
CONDITIONNÉ. Ajoutex : || 5" Terme de commerce. Se dit de la qualité, de l'état d'un objet. Ces rapports diffèrent, suivant que la soie est plus ou moins conditionnée, P. giraudeau, la. Banque rendue facile, iu-4°, Paris, 4 769, p. 468.
CONDODLOIR. Ajoutex : — REM. Se condouloir est dit ne s'employer qu'à l'infinitif. Pourtant M. Louis Ratisbonne, dans sa traduction de Dante, l'a employé au futur : Bien plus, en regardant, ttl tecondouleras.Purj. xxxi.Ila eu raison. Il faut autant que possible rendre à ces verbes mutilés l'usage de leurs membres. Mais comment conjuguer c« verbe? L'imparfait est assuré; c'est je me con- «Joulots. Le futur l'est moins; si l'on remonte à l'ancienne conjugaison, on voit qu'il est : je me doulroii ou me dourrai. Par conséquent la forme moderne pourra être : je me douterai, je me condoulerai-
t CONDUCIBU.ITÉ (kon-du-si-bi-lité), *. f. Terme de physique. Synonyme de conductibilité, dans FOURiER. Théorie de la chaleur.
CONI CITE. Ajoutex : || 9° Manière dont se comportent des instruments, des machines. Sur la conduite des chronomètres, rouyaux, Acad. des se. Comptes rendus, t. Lxxxn, p. 679. || 10° Conduite de, avec un verbe à l'infinitif, pour conduite qui consiste à. Cette conduite va bien plus à..., que celle de suivre ... véti. Lett. tpirit, cxxxvi. || 11* Con-
CON
dulte de Grenoble, ancienne locution qui signifiait mauv.iis acruoil, mauvais trailcmcnt. Si vous aviez été l'autre jour au Murché des Innocents, vous auriez pu jouer votre petit rôle dans U conduite de Grenoble qu'on a faite i H. l'ibbé [Torray], fl«t'. Brilan. sept. 4872, p. 4sa.
t CONDURANGO (kon-du-ran-go), f. m. PUnle de la famille des asclépiadées. Le condurango croit dans la province de Lova [la patrie du quinquina], entre l'Equateur et le Pérou ; depuii des annotas l'écorce en est employée, sous forme de décortion ou de pilules, contre le rhumatisme et d'antrm maladies ; mais c'est seulement dans ces derniers temps qu'on l'a appliquée comme remède contre le cancer, Joum. oljic. 27 nov. 4874 , p. 4««o, 4" col.
— RTVM. Condurango, remède du condor, dans la langue du Pérou.
CONFECTION. || 3° ^;ou(«î en exemples : Ce sont toujours des confections de la première utilité, de petits bonnets, des jupons tricotés, des chemises, des camisoles, Uonit. univ. 4 avril 4 868, p. 479, 5* col. Elle [l'industrie des châles] a à lutter contre l'introduction toujours en progrès des confections dans le costume des femmes. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. 73». || B* Arrangement pour lu vente (voy. confectionner cidessous). Le blanchiment, l'apprêt et la confection [du tulle] revenaient à.... Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. m, p. S63.
CONFECTIONNER. Ajoutex : ]\ 2* Arranger, parer pour la vente. Nous employons des femmes et des enfants pour raccommoder et confectionner le tulle, c'est-à-dire pour l'apprêter, le plier, de façon qu'il soit prêt à être mis en vente. Enquête, Traité de comm. avec l'Anglet. t. iv, p. «54.
CONFÉRENCE. — SYN. conférence, congrès. Le congrès est une réunion de souverains ou de leurs plénipotentiaires, dans un lieu choisi, qui est d'ordinaire un terrain neutre. On peut citer : les congrès de Troppau et de Laybach, en 4820 et 4824; le congrès de Vérone, en 4822; le congrès de Paris, qui termina la guerre de Crimée par le traité du 30 avril 4866. X la différence du congrès, la conférence a lieu entre les ministres et les ambassadeurs accrédités, sans qu'il soit besoin pour eux de nouvelles lettres de créance. La présence du souverain ou de son plénipotentiaire n'y est pas nécessaire ; l'ambassadeur ordinaire suffit. Les plus remarquables de ces conférences ont été celles de Londres de 4 834-39 sur les affaires belges, et celles qui ont été tenuesà Vienne en 4853 et 4 884 pourprévenir la guerre entre la Russie et la Turquie.
t CONFÉRENCIER. |1 i' Néologisme. Celui qui fait des conférences sur quelque objet de littérature ou de science. Ne mettez pas un bâillon sur les lèvres de vos conférenciers , de pressensk , Joum. OffiC. du 9 juin 4 875, p. 44 22, 2" col.
t CONFÈRENT (kon-fé-ran), j. m. Nom donné dans l'ancienne république de Venise à un dignitaire choisi par le sénat pour conférer en certains cas avec les ambassadeurs, i. J. Rouss. Lett. à U. Dupont, 25 juin. 4 743.
CONFESSION, ^joule* : || 5« Terme d'architecture. Petite construction destinée dans une église à supporter les châsses. Au moyen âge, on plaçait fréquemment la confession derrière le maître-autel, ifonit. univ. (2 oct. 4 868, p. 4 376, 3' col.
t CONFESSIONALISME (kon-fè-sio-na-li-sm'), s. m. Attachement à une confession religieuse. Un étroit confessionalisme.
CONFIANCE. Ajoutex : || *• Au plur. Pourvu que nous n'ayons que Mme do Guitaut pour témoin de nos confiances, sÉv. Lett. à Guitaut, 2 nov. 4674.11 est impossible de rien ajouter aux honnêtetés, aux confiances et aux extrêmes considérations de M. de Lavardin pour moi, iD. 24 sept. 4 670. ]| 6* Avoir confiance que, compter que. J'ai confiance que cela n'arrivera pas, J. i. ROuss. Lett. d d'Ivernois, 26 avril 4768. Il 6» Avoir confiance de soi-même, se fier en soi-même. II n'y a qu'un petit nombre de courtisans qui, par grandeur ou par une confiance qu'ils ont d'eux-mêmes.... la bruï. vm. Il ?• Terme de droit. Faire confiance, se fier en. Le commerçant qui, sur la demande d'un domcalique, consent à livrer à crédit sans s'assurer auparavant si c'est le maître lui-mémo qui sollicite ce crédit, fait confiance au domestique et non à son maître. Gaz. des Trib. 9 août i»74, p. 769, ("col. 11 est constant que L.... n'a reçu d'ordre que de la Société des Dépôts et Comptes courants ; qu'il n'a fait confiancequ'à cette société, il). 4anov. 1874, p. 4090,
CON
4"col. Il Iknt reconnaître d'après ! ■ [re-
cède qu'en faisant c.riti.iuce à la | . .aéa
et en délivrant les manhandi^c» .,ti v iir M. ., la compagnie n'a commis aurutje faute lourde..., il», a janv. 4875, p. 7t, »• col. Il y » lieu i priori de présumer odo B.... • fait confiance à B.... jde sei Talenn] et traita ions la garantie de U charge [de cet agent de change].... (Jugement du Trib. civ. de la Seine dn 4» jan». 4«72l, Oax. des
Trib. 4" orl. 4873, p. M4, ï* col.
t CONPIDKNTKR (kon-fi-<lan-té), «. «. Jttre en confidence (inusité), le cardinal (de Rein*] coufld>ntait de très-près avec lui , marol'is di mir*reau, dans l. db LOMihni, La eomieite de Roche fort et set amis (la lettre du marquis de MIrabean eet de 4 768).
CONFIER. Il «• Ajoutex : || Se congcr de. Je n'ai rien de plu.i nécessaire que la lecture premlèremeat pour ne me confier trop de ma suffisance, secondement.... MALH. Lexique, éd. L. Lalanoe. Voyez combien j'espère de vons, ou plutôt combien je m'en confie, id. ib. Son» l'appui du Très-Haut quiconque se retire. Et de tout se confie en lui, co»!«. Lexique, éd. Uarty-Laveanx. Je me fie enfin et m# confie en vous de ma destinée tir. il avril 4 684.
CONFIRE. — ÊTYM. Ajoutez: Bas-lat. confeettu m oleo, dans un texte du vr siècle, voy. &ev. cril.
28 mai 4868, p. 347.
t CONFISCATEOR (kon-fi-ska-teur), ». m. Celai qui confisque. Franchement, puisqu'elle a des attentions pour le confiscaleur [Napoléon lUJ, M' LÉON DUVAL, Gax. des Trib. 9 déc. 487«,p. «4»»,
2* col.
t CONFISERIE. Ajoutez : || f Usine oit l'on prépare les sardines pour les confire et conserver.
CONFITURE. Ajoutex : || Fig. Nous mangeons du sucre et des confitures quand nous nous ramentevons nos amis qui se portent bien , malu. Lexique, éd. L. Lalanne. || Homme à confitures, homme qui a besoin de reprendre des forces, de se réconforter. Nous avons le co'ur bon, et, dans nos aventures. Nous ne fûmes jamais hommes à confitures, corn. Lexique, éd. Marty-Lavcaux.
CONFLIT. Ajoutez : |1 4' Le conflit d'une maladie, l'attaque d'une maladie. Veux-tu savoir que fit mon père au conflit de cette maladie T malu. Lexique, éd. L. Lalanne.
CONFLl'ER. Ajoutex : La Paglia ne tarde pas i confluer avec le Tibre, qui porte à Rome ses eaux jaunies, simonin, l'Étrurie et les Étrusques, p. 4 9.
t CONFONDANT, ANTB (kon-foo-dan, dan-»"), adj. Oui confond, trouble profondément. Humiliation confondante, ste-beuvk, Port-Royal, t. u, p. 236, 3' éd.
CONFORMER. Ajoute» : || 6* Se conformer, être conforme. Les jugements des hommes, qui en tant d'autres choses sont contraires l'un à l'autre, se conforment en celle-ci, iulu. lexique , éd. L. Lalanne.
t CONFORTABILITÊ (kon-for-U-blli-ti: , s. f. Qualité de ce qui est confortable. Dca Uti^^es inaccoutumées de trois jours de route, dans un équipage dont la confortabilité n'était pas le principal mérite.... louis émadlt, Feuilleton du Jour*.
0/^-. du 30 sept. 4 869.
1 CONFORTABLEMENT. Ajoutex : Nous faisons le tour de la galerie [au Capitole, à Washington] où régnent six ou sept rangées de banquettes à dossiers garnies d'étoffe grise et confortablement espacées, de kolinahi, Joum. des Débats, 4 u août 4876, 3« page, 6* col.
CONFORTATIF. AjouUî : || »• Terme de bâtiment. Qui consolide une construction. Lorsqu'une construction n'empiète pas sur la voie publique, il n'y a pas lieu d'en ordonner la dcmoliliou, à raison de ce qu'elle a été l'objet de travaux confortatifs, exécutés sans autorisation, Cas. des Trib.
2» août 4874, p. 828, 3* COl.
CONFRONTATION. — H18T. ^ou^i ; xiï* s. Sur la confrontation de une certaine place vuide, laquelle estoit partie maçonnée et partie k maçonner, Bib. des eh. 487», p. Î5«.
t CONFUCIANISME (kon-fu-si-a-ni-sm*), t. m. Doctrine de Confucius, philosophe chinois du VI* siècle avant notre ère ; elle a un caractère religieux. Le confucianisme ne sort pas des écoles ; en réalité, la religion dominante au Japon est sans contesiMiion le bouddhisme, o. bolisouet, Rev. des Deux-Hondu, 4 5 mars 4 876, p. 33«.
t CONG (kongh'), s. m. Nom, en Chine, de grand» vases de porcelaine grossière. L'alose qui est forte et excellente en gotit, est produite presque exclusivement par des moyens artificiels et transportée
CON
CON
CON
dans toutes les parties do l'empire dans des congs, Journ.olJxe. <8nov. (874, p. 7687, <" col.
t CONCÉDIEMBNT. ||I1 se dit, en général, de toute personne que l'on congédie. Dans le cas de eoiigédiement d'un employé de commerce. Gai. des Trib. 6 janv. <876, p. te, 2" col.
t CONGÉNIALITÉ (kon-jé-ni-a-li-té), ». f. Néologisme. Caractère de ce qui est congénial. En gagnant par rapport à l'exécution, elles [les images pour les écoles japonaises] ont perdu ce qui les rendait charmantes, la naïveté, l'originalité, la vie, la congénialité, Journ. ofllc. n juill. (876, p. bo29, 3* col., d'après une lettre du docteur Saffrey, au ^fanuel gén. de l'Instr. prim.
t CONGKSTIONNEL, ELLE (kon-jè-stio-nèl, nè-1'), aij. Terme de médecine. Qui a le caractère de la congestion. Symptômes congestionnels.
t CONGO (kon-go), s. m. Nom d'une danse, dans la Dordogne. D. Peu de jours après, vous avez dansé le. congp ; je ne sais si c'est encore l'usage aux Missials de danser le congo après la mort d'un mari ? — R. Je n'ai pas dansé le congo, Gax. des Trib. 7 mars <87«, p. 230, 1" col.
t CONGRÉGATIONALISME (kon-gré-ga-sio-nali-sm'), s. m. Système d'organisation ecclésiastique, dans lequel l'autorité appartient à la congrégation ou réunion des fidèles.
t CONGRESSIONNEL, ELLE (kon-grè-ssio-nèl', nè-l'), adj. Se dit, aux États-Unis, de ce qui se rapporte au congrès. L'association italienne de New- York a chargé un comité de remettre au congrès une copie des résolutions requérant l'aide congressionnelle pour la suppression du trafic des enfants italiens, Extr. du Courrier des Étais-Unis, dans Journ. of^c. 2S oct. (873, p. 65)0, (" col.
CONIQDE. Ajoutez : || L'usage a prévalu de donner le nom de pendule conique à un pendule quelconque qui, n'oscillant pas dans un plan vertical, décrit une courbe fermée. En effet, la tige du pendule décrit un cône circulaire ou elliptique.
CONJECTURE. — HiST. Ajoutez : XIV s. Conjetura, conjeture, escaluer, Yocab. lat.-franç. 43».
COÏfJONCTURE. Ajoutez : || 2' Accord, concours. Quand il se rencontre qu'une mutuelle volonté rend aussi mutuels les désirs, dans la conjoncture des choses honnêtes, hàlb. Lexique, éd. L. Lalinne.
CONJUGUÉ. Ajoutez : || 8* Uni avec, joint avec (peu usité en ce sens). Que.... <40,ooo métiers sont disséminés dans tous les villages des six départements qui entourent Lyon, et qu'ils apportent là le travail industriel conjugué avec le travail agricole, Journ. ofjic. 26 juin (874.
CONJURATEUR. — HIST. Ajoutez : iiV s. Thierris de Maisieres se présenta lui septième.... Lidis lieutenans proposa que laditte presentacion ne valoit... car il convenoit, tant de droit comme de la coustume, que li six conjurateurs [faisant serment ensemble] fussent bourgois [4 344], vamn, .irchives administr. de la viUe de Reims, t. n, 2' part. p. «05.
CONJURATION. — HIST. Ajoutez : Il xui* s. Lorsque Cateline fist à Rome la grant conjuroison,
BRUN. LATINI, TréSOT, p. B05.
CONJURER. Ajoutez : || 7» Conjurer de , s'entendre par conjuration pour. Quand tout ce qu'il y a d'hommes au monde auraient conjuré de vous servir, il n'y en aura jamais un qui le fasse avec plus d'affection , malh. Lexique, éd. L. L^lanne. Il 8* Conjurer à, former une conjuration contre (peu usité). Assassiner sa patrie et conjurer à sa ruine sont les marques de grandeur et d'autorité, ID. tb.
t CONNAISSABLK. Ajoutez : || »' Qu'on peut recounaltre. Son visage n'était plus connaissable, sÉv. 8 déc. 4673. Sa personne est changée à n'être pas connaissable, u" de la fayette, Letl. à Mme de Sévigné, du 30 déc. 4 672.
CONNAITRE. — REM. Ajoutez : || 8. Au xvi* s. cognoistre se prononçait conoislre, le g ne se faisant pas sentir (voy. uvet, la Gramm. franc.
CONNÉTABLE. Ajoutez : Il 6' Dans les lies Normandes , nom de certains officiers paroissiaux électifs, chefs de l'administration et de la police dans leur paroisse ; il y en a un pour chaque paroisse de Jersey, deux pour chaque paroisse de Gucrncsey, deux pour l'Ile d'Aurigny et un pour l'ile de Serk.
CONOÏDE. Il »• Ajoutez : || Ce mot est réservé aujourd'hui aux surfaces engendrées par une di-oite qui semeut parallèlement à an plan, en s'appuyant •ur une autre droite et sur une directric« quel-
conque. On dit dans le même sens adjectivement surface conoïde.
CONQUE. .Ajouter .-lis- Sorte de vase de verre. Le dépècement du Magenta a eu lieu à l'aide de torpilles chargées de 20 à 50 kilos de poudre enfermés dans des conques ou dame-jcaiines en verre, Extr. de la Sentinelle du Midi, dans Journ. offic. 25 mars 4 876, p. 2099, 4" col.
t CONROY (kon-roi), s. m. Nom donné en limousin aux terrains imperméables.
— f.TVM. Voy. COHROI.
CONSACRANT. Ajoutez :\\Au féminin. Les paroles consacrantes, boss. Déf. trad. comm. 1, 4.
CONSCRIT. Ajoutez : \\i' S. m. Dans le Dijonnais, nom des grappes de la vigne sorties des bourgeons adventices qui poussent après la gelée. Ceux lies raisins] qui ont échappé aux atteintes des gelées du printemps, sont gros comme des pois, tandis que les conscrits, ou grappes sorties des bourgeons adventices après la gelée, sont presque microscopiques, Extr. du Bien public de Dijon, dans Journ. of^c. 2 août 4873, p. 52O8, 2" col.
CONSÉCRATEUR. Ajoutez : Au lieu que les évêques ont accoutumé de se tenir honorés par le ministère d'un consécrateur [celui qui fait leur sacre], BOSS. Rem. Rép. quiélisme, avant-propos. Il Par extension. Jean [saint Jean Baptiste] s'humilie ; et un Dieu l'exalte en le faisant, pour ainsi dire , son consécrateur pour se dévouer sous sa main à la pénitence , boss. Élevât, ««r myst.