‹ Dictionnaire de la langue française (volume 2)Chapitre 377 sur 754 · COI · texte numérisé non relu

COI

— BIST. XVI' S. Nature, pour cohercer la petu- | lance de la langue, nous a donné les dents et les gencives comme pour rempars. Amant ressuscité,

— ÊTVM. Lat. coercere (voy. coERaBLE).

t COÉTENDU, CE {ko-é-Un-du, due), adj. Terme de philosophie. Qui a une égale extension. Tous les docteurs qui ne sont pas cartésiens.... supposent que l'âme est localement présente dans les organes du corps humain, et qu'elle y est coétendue à la matière qu'elle anime, bayle. Note L de son article sur Marguerite de Navarre, sous François I" (voy. au mot navaree).

COEUR. AjojUez : Il 23' Une personne objet de tendresse. Je craignais encore Mme de Caylus, sa nièce [de Mme de Maintenon], son goût et son cœur, qui la connaissait parfaitement, st-sim. t. VIII, p. 225, édit. Chéruel. || 24° Terme de turf. On dit qu'un cheval manque de cœur, quand il ne fait pas son possible pour triompher. || 25" Cœur vert, espèce d'arbre. Le mora (mora excelsa) et le cœur vert {hectandra Rodeii) de la Guyane anglaise, Rev. Britann. fév. 1878, p. 283.

t COFERMIER ( ko-fèr-mié ), s. m. Celui qui a pris à bail une ferme conjointement avec un ou plusieurs autres.

t COFFRAGE. Ajoutez : U 2° Pose, dans les fouilles, de coflres de bois. Pour creuser un puits les moyens de coffrage sont des plus sûrs, Journ.

offic. 22 nov. 1876, p. 8528, 2' col.

COFFRE, ajoute* : || 6' Coffre d'une batterie, masse de terre qui lui sert d'épaulement. || 7" Fig. Être sur les coffres de Malte, être sans argent, ancienne locution aujourd'hui inusitée tirée de ce que les chevaliers de Malte faisaient vœu de pauvreté. Monsieur le chevalier (le frère de M. de Grignan] voulait que vous allassiez sans officiers à Marseille, déclarant que vous êtes sur les coffres de Malte, sÉv. à Mme de Grignan, 26 fév. (689, dans Lett. inédites, éd. Capmas, t. ii, p. 239.

COFFRETIEB. Ajoutez : — HIST. xiV s. Pierre le Fou, nostre coffrier, pour neuf coffres. Mandements de Charles Y, 1376, Paris (874, p. 672.

t COFICUE (ko-fi-ch') ou COTFiCHE ( kot'-fich'), t. f. Nom, i Granville, de l'haliotide ou oreille de mer.

— ÉTYM. Angl. eod/ish, morue.

t COFON DATEUR (ko-fon-da-teur), s. m. Celui qui est fondateur avec d'autres. P.... forma, avec le concours de plusieurs cofondateurs, une société d'assurances à primes fixes contre l'incendie. Gaz. des Trib. lo-n avril t876, p. 364, 2« col.

f COGITATION. Ajoutez ; Je vous renonce, pensées vaines et cogitations inutiles, st François de SALES, Introd. à la vie dévote, i, lo. Tout ce que je vous désire, c'est que vous soyez.... délivré de toutes les cogitations vagues et fluctuantes, malh. Lexique, éd. L. Lalanne.

COGNASSE. Ajoutez : — HIST. XTi' 8. Coignasse, MANTELLiER, Glossaire, Paris, 1869, p. 20.

COGNER. — HIST. Ajoutez : || XIV' s. Bois congné [fendu avec un coin], uantellier. Glossaire, Paris, 1869, p. 20.

t COUER (ko-èr), s. m. Nom, à Belle-Ile, Morbihan, d'un goéland roux, GOugzEL, les Oiseaux de mer, Nantes, (875, p. 12.

COHÉRITIER. Ajoutez : — HIST. xvi' S. Et se nous sommes filz , nous sommes aussi héritiers : héritiers certes de Dieu et cohéritiers de Christ, iloin. vm, 17, Nouv. Testam.éà.. Lefebre d'Étaples, Paris, 1526.

f COHIRANT. Ajoutez : || Substantivement. Il [le comte de Rumford] arriva à ce résultat général que le principal cohibant de la chaleur est l'air retenu entre les fibres des substances, cuvieh, Éloges de Parmentier et de Rumford, u.

COUOBER. — ETYM. Arabe, eohbet ou cohbé, couleur brune ou noirâtre (H. le chanoine Bertrand).

COI. Ajoutez : Il 8* De pied coi, sans bouger, en silence. Attends U de pied coi que je t'en avertisse, corn. t«xt(jiue,éd.Marty-Laveaux. || Corneille, dans les éditions suivantes, a supprimé de pied coi, et a mis : Attends, sans faire bruit, que je t'en avertisse.

COIFFER. Ajoutez : || 16* Prendre pour coiffure, mettre sur sa tête. Â peine Prolerius avait-il reçu l'imposition des mains et coiffé cette tiare adoptée depuis Cyrille.... ah. Thierry, Rev. des Deua- Mondes, 4"-avr. 187», p. 622.

COIFFEUR. Ajoutez : — HIST. xiV s. Dame Tifaigne la coiflere [celle qui coiffe, qui fait des coiffes], Dits d* Watriquet, p. sa».

eoL

t COIGNE (koi-gn'), ». f Dans l'Aunis, cépage rouge à feuilles découpées, à grains gros et séparés, Gloss. aunisien, 1870, p. 9U.

COIN. Ajoutez : || 7' Coin de feu, sorte de vêtement. 1500 vestons dits coins de feu, molleton couleur, bordures de toutes nuances, à 6 fr. 50, Prospeaus, 23 déc. 1875. || 8* Coin du feu, petit siège pour s'asseoir auprès du feu.

t COINCER. Ajoutez : \\ 2» V. réfl. Se coincer, se dit de deux parties d'un mécanisme qui s'arc-boutent et se forcent l'une contre l'autre, de manière k empêcher le mouvement.

t COÏNCULPÉ, ÉE (ko-in-kul-pé, pée), ». t». et f. Celui, celle qui est inculpée avec d'autres. Dès les premiers interrogatoires , C... se mit en contradiction avec ses coïnculpés et notamment avecD...,Goï. deïTrifr. 48-l9maii874,p. 476,2«col. t COIKEAU (koi-r4}, s. m. Nom, dans l'Aunis, d'une espèce de gâteau, Gloss. aunitien, 4870, p. 90.

t COISTRESSK (koi-strè-s') ou COSTRKSSE (kostrè-s'), s. f. Terme d'exploitation houillère. Galerie de direction dans les mines, servant i conduire le charbon des tailles à la descenderie.

t COJURATEUR (ko-ju-ra-teur), s. m. Celui qui jure avec le défendeur, d'après les lois barbares. La plupart des législations barbares règlent avec un soin minutieux le nombre des cojurateurs.

COL. Ajoutez ; || 5' Col de cygne, pièce recourbée qui sert à conduire un liquide, la fumée, etc. Coli de cygne pour bains, et fourneaux de grands établissements, Alm. Didot-BoUin, 487f-7ï, p. 1272, 3' col.

— REM. Le col d'une montagne est insuffisamment défini. C'est le point d'une chaîne de montagne où le faite, faisant une inflexion, offre un passage d'un versant i l'autre, entre les points d'attache de deux contre-forts.

t COLA (ko-la), ». m. Cola, ou noix de cola, ou noix du Soudan ou de Gourou, graines du sterculier, qui, mâchées, font paraître bonnes les eaux saumâtres (voy. sterculier). Les produits fournis par la rivière de Sierra-Leone et ses affluents sont : les arachides, les amandes de palme, le sésame, les noix de colas, le gingembre, l'huile de palme et le café, Journ. offic. 26 fév. 1876, p. 1402. 3' col. [En Afrique] Les noix de colas symbolisent, suivant leur couleur, la paix ou la guerre ; les blanches sont le gage de l'amitié, les rouges équivalent à une déclaration de guerre, ib. 9 mai 1876, p. 3164, 3' col.

t COLATEUR (ko-la-teur),i. m. En termes d'irrigation, fossé d'assainissement.

COLBACK. — ETYM. Voy. kalpaCs, qui est le même mot.

COLCOTAR. — ÉTYM. Ajoutez : C'est l'arabe golgotàr, qui est probablement une altération de X<x)xav6o;, x«)ix«^9l) '*'" une autre espèce de cette substance porte en arabe le nom de caXcant (dozy , p. 257, qui, de la sorte, met à néant la supposition que colcotar soit un mot forgé par Paracelse).

t COLÉRER. Ajoutez : — REM. Corneille avait employé se colérer ; Ne te colère point contre mon insolence, Méliu, iv, 6. Mais, le mot lui ayant été signalé comme suranné, il mit dans les éditions suivantes : N'entre point en courroux contre mon insolence. Pourtant il l'a laissé dans Clitandre, 1,4: Modère ces bouillons d'une âme colérée. 'f COLETTE. — REM. On écrit aussi collette (voy. SŒUR, n' 5).

t COLICHEMABDE (ko-li-che-mar-d'), ». f. Sort« de rapière, dont la partie antérieure de la lame est effilée et taillée en carrelet, tandis que le talon est très-large; c'est une arme de duel (corruption de Kœnigsmark, nom de l'inventeur).

COLIFICHET. .A;'ou(e2 : Il 8° Ustensile qui t«ttdans la poterie.

COLIN-TAMPON. Ajoutez ; — RKM. Il faut effacer la marque t, Colin-Tampon étant à tampon dans le Dictionnaire de l'Académie ; l'Académie écrit Colin-Tampon avec un T majuscule.

— HIST. ivi* s. Ajoutez : Sur le midy ils [le» Rocheloisj firent sortie par la porte de Coigne, et combattirent plus de deux heures, où y en eut force de blessez de costé et d'autre ; estanz retirez crioyent par dessus la muraille, que l'on fist aller les Colintumpon [les Suisses do l'armée assiégeante] à l'assaut, et qu'ils avaient bon coutelas et espées pour découper leurs grandes piques, £«lat de France sous Charles 11, 2« éd. t. u, f' 28», recto (cité dan» Coumer de Vaugelas, 16 juil. 1876, p. 42, qui pense que la locution : S'en moquer comme de colintampon, vient d'un dicton uuil-

Page 1